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 « Hello again. » Calypso & Edward

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Edward Dawkins

MessageSujet: « Hello again. » Calypso & Edward   Mar 13 Sep - 12:33

Hello again. Δ Calypso & Edward

Cette chaise en bois est trop dure. J’aurais dû embarquer mon oreiller tiens, mais ça fait trop louche. C’est bien connu, les oreillers c’est fait pour étouffer les gens. Pour les tuer lentement dans leur sommeil. Mais ils se réveillent, ces gens-là. Sinon c’est pas drôle. Ils se réveillent et se rendent compte qu’ils n’ont plus accès à l’air frais qu’ils respiraient juste avant. Ils se débattent, manquent encore plus d’air, rendent les choses plus compliquées encore. Ils attrapent les poignets de leur agresseur, ils plantent leurs ongles dans sa chair, mais il tient bon. Puis ils arrêtent de se débattre. Leurs mouvements deviennent plus lents, leur emprise sur les poignets du meurtrier diminue, ils s’endorment les yeux ouverts.

Mes pensées sont interrompues lorsqu’une jeune femme s’engage dans le couloir en hurlant et en s’arrachant les cheveux. De si beaux cheveux, c’est dommage. Si elle n’avait pas été malade, on lui aurait dit qu’elle avait des cheveux de princesse. Mais là, elle n’est plus qu’une folle, quelqu’un qui n’a pas sa place dans la société. Je ne suis pas fou à ce point, moi. Je sais ce que je fais, je prends soin de moi, je fais attention à l’image que je reflète. Jamais je n’irais m’arracher les cheveux au beau milieu d’un couloir. Elle passe devant moi, pose un regard vide sur moi. Je ne bouge pas d’un poil, puis elle poursuit son chemin. Elle me ferait presque pitié.

Calypso Maddox. C’est le nom de ma psy. C’est marqué sur la pancarte à côté de la porte. Calypso Maddox, psychologue. Je sais pas pourquoi c’est elle qui s’occupe de moi et non pas un autre. Peut-être qu’elle a vu ma tête dans mon dossier et qu’elle a pensé que j’avais une bonne bouille. J’ai l’air d’un enfant sur la photo dans mon dossier. Imberbe, les yeux défiants, un sourire léger en coin malgré l’interdiction de sourire sur une photo d’identité. Mais j’ai changé entretemps. J’ai de la barbe. Une barbe de quelques jours, parce qu’on a pas toujours accès aux rasoirs. Pour ceux qui aiment s’ouvrir les veines, j’imagine. Du coup, j’ai l’air d’avoir pris dix ans d’un coup. Ce n’est pas pour me déplaire, au final, parce que j’ai l’air un peu plus crédible dans mon rôle de meurtrier. Edward Dawkins, meurtrier. On mettrait ça sur la pancarte à côté de ma porte.

« Debout, c’est à toi. » Je lève les yeux vers le garde à côté de moi, indifférent. « Et le mot magique ? » Il me lance un regard noir et me prend par le bras pour m’inciter à me lever. Je m’écarte avec force et lui rends un regard provocateur, avant de m’avancer vers la porte qui s’était entrouverte. Première rencontre avec ma psychologue attitrée. « Calypso Maddox », dis-je dans un sourire malicieux, lui offrant une petite révérence. Je m’engouffre ensuite dans la pièce pour la balayer rapidement du regard. « Un canapé ! Je m’attendais à quelque chose de plus sobre. Mais c’est cool. » Je ris brièvement et m’affale dans le canapé, couché, un bras derrière ma tête. « Alors, pour vous éviter de devoir lire tout mon dossier… Moi c’est Edward Dawkins, mais vous pouvez m’appeler Ed. Juste parce que c’est vous. J’ai vingt-sept ans, je suis un meurtrier, un agresseur physique, mais rassurez-vous, les docteurs en connaissent la cause. » Je me redresse rapidement dans le canapé, un air mystérieux sur le visage. « Tenez-vous bien : j’ai un trouble de stress post-traumatique. Enfin, c’est ce qu’ils ont dit. Mais peut-être qu’il y a autre chose… je compte sur vous pour trouver quoi. » Je viens de trouver un nouveau but dans la vie. Faire tourner en rond Calypso Maddox, psychologue.
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Dernière édition par Edward Dawkins le Sam 31 Déc - 8:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Hello again. » Calypso & Edward   Ven 16 Sep - 0:14





hello again,
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C’était le grand jour. Mais pas le grand jour heureux et rempli de joie, non. Il ne s’agissait là ni d’un mariage, ni d’une naissance ou quelconque autre cérémonie. Aujourd’hui, j’allais le revoir. Lui, maitre de toute mes peines, responsable du néant dans mon coeur, autrement dit : l’assassin de mon fiancé. Quand j’avais appris qu’il était sortit de prison, le monde s’était comme écroulé pour moi. C’était surement cruel, mais j’avais espéré qu’il se fasse maltraiter par les autres là bas, qu’il croupisse derrière les barreaux jusqu’à la fin de sa vie. Le transférer dans un hôpital psychiatrique était bien doux pour lui. Sincèrement ? Logé, nourrit, et soigné en plus de ça? Ce type ne méritait pas qu’un psychiatre perde du temps pour lui. Il était malade, irrécupérable. Un être ignoble dont je souhaitais la mort à tout instant. Une morte lente, sadique et cruelle. Que j'aimerais moi même lui infliger.

J’étais dans un état second. Un mélange de peur, de colère et… D’excitation. Pourquoi ? Là était la question, je n’en avais strictement aucune idée. J’avais tout fait pour me faire embaucher à Ostrov et pour devenir la psychologue attitrée de ce cher Edward Dawkins. Ce que je lui réservais? Je ne le savais pas moi même. Mais il était hors de question que je me montre professionnelle avec une telle ordure. Il allait payer, même si je ne savais pas encore comment.

L’heure était venue. D’une minute à l’autre, il allait débarquer dans mon bureau. J’avais évidemment mené mon enquête, lu et relu son dossier, histoire de me préparer un minimum. Le plus difficile serait de garder mon sang froid. Je ne devais rien lui dire pour le moment, rien laisser paraître. Comme si je ne l’avais jamais vu auparavant. Comme si il n'était qu'un patient comme un autre...  Il était maintenant temps de laisser entrer le diable une nouvelle fois dans ma vie…

Il n’avait absolument pas changé, et avait toujours cette vague de folie présente dans ses yeux. Je sentais la rage monter en moi et j’aurais pu l’assommer avec le premier objet trouvé. Je tentais de garder mon calme tandis que le meurtrier profitait déjà du canapé. Debout, les bras croisés, je posais mon regard dans le sien, un regard froid, presque sévère. « On est pas là pour s’amuser. » Répliquais-je sèchement. A peine entré qu’il m’agaçait déjà. Alors qu’il m’énonçait ses troubles, je levais les yeux au ciel. Je les connaissais déjà, par coeur même. Cet air si sur de lui, cette façon qu’il avait d’être si à l’aise, était définitivement exaspérante.  « Tu n’as pas à compter sur moi. Pour rien du tout. Tu vas aller t’asseoir sur la chaise immédiatement, parce que je ne compte pas venir sur le canapé avec toi et t’offrir un café. » Mister Dawkins, vous allez rapidement comprendre qui dicte les lois ici.
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MessageSujet: Re: « Hello again. » Calypso & Edward   Dim 18 Sep - 12:34

Hello again. Δ Calypso & Edward

Elle n’a pas l’air commode, Calypso Maddox. Alors que je ne fais que profiter du canapé douillet qui sert à détendre les patients, elle me parle sur un ton froid, les bras croisés. Génial, je suis tombé sur une coincée. Ou alors elle a eu une mauvaise journée, mais dans ce cas-là ce n’est pas de ma faute. Je ne vais pas pleurer pour elle, ni même devenir doux comme un agneau simplement parce que madame est de mauvaise humeur. On est pas là pour s’amuser. Je souris et plonge mon regard dans celui de ma psychologue.

« Vous non, moi si », je lui réponds simplement, d’un air arrogant. « Vous savez ce que ça fait d’être privé de ce qu’on aime faire ? C’est terriblement chiant, alors dès que l’occasion se présente, j’aime m’amuser. » Un sourire en coin m’étire les lèvres. Ce que j’aime faire, c’est tuer. Torturer. Lire la peur dans les yeux des gens. Mais on m’en empêche. Et ça, ça m’agace.

Calypso Maddox n’a pas l’air impressionnée alors que je lui énonce mes soucis. Elle a déjà dû lire mon dossier. Tant mieux, au moins elle sait exactement à quoi s’attendre. Elle reprend la parole à son tour, et je hausse un sourcil, amusé. C’est qu’elle ne se laisserait pas faire, la petite dame. Elle a un sacré caractère. J’aime ça. Pourtant, elle n’a pas intérêt à me chercher trop longtemps. Je me lève et au lieu d’aller m’asseoir sur la chaise face à elle comme elle me l’a demandé, je me poste à la fenêtre, une épaule appuyée contre le mur.

« Vous ne trouvez pas la pluie fascinante ? » je lui demande, posant brièvement mon regard sur elle. « Une source inépuisable d’eau que certains affectionnent et que d’autres haïssent. » Je suis silencieusement du regard une goutte qui descend lentement le long de la fenêtre. Puis j’en suis une autre, retraçant son chemin de mon doigt. Puis je m’en lasse et tourne à nouveau mon visage vers celui de ma psychologue. « Dites-moi, mademoiselle Maddox… Ou madame Maddox, peut-être ? Ca fait longtemps que vous êtes là ? Que pensez-vous de cet endroit ? » J’affiche un air réellement intéressé, mais dans le fond il n’en est rien. Au bout de cinquante minutes les gardes reviendront me chercher, mon but est donc de détourner un maximum la conversation pour éviter qu’on parle de moi. Elle n’en saura pas plus sur moi, Calypso. Pas aujourd’hui.

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MessageSujet: Re: « Hello again. » Calypso & Edward   Lun 26 Sep - 21:27





hello again,
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Il l’avait bien compris, je n’allais absolument pas m’attendrir devant ses beaux yeux ou son sourire. On pouvait trouver ça difficile au vu de la situation, mais j’avais le courage nécessaire pour affronter cet homme. Je me doutais bien que ces séances ne mèneraient surement à rien vu sa non coopération. Le voir là me torturait l’esprit, et pour que j'aille mieux, il suffirait simplement qu'il parte. Mais je ne pouvais me résigner à lui assigner un autre psychologue. Il ne méritait pas d’être soigné. Il aurait dû croupir en prison, c’est tout.

Il avait réponse à tout. Il était vrai qu’à sa place, je chercherai moi aussi à m’amuser, quelque soit le moyen. Seulement, je n’aurais jamais commis d’actes aussi ignobles que les siens. Je poussais un long soupir, agacée, levant les yeux au ciel. Puis je m’approchais un peu plus de lui, plongeant finalement mon regard dans le sien : « Tu penses que tu mérites de t’amuser? Après les actes atroces que tu as pu commettre? Tu mérites de croupir en cellule, c’est une chance pour toi d’être ici. » J’affichais une mine dégoutée. Dégoutée de lui, dégoutée de tout.

Je lui avais demandé d’aller s’assoir, ce qu’il ne fit évidemment pas, je devais m'y attendre. Mais il avait au moins quitté le canapé, c’était déjà ça. Je n’aurais pas supporté de le voir assis tel un macho encore longtemps. Je me rendais compte que je prenais surement des risques en lui parlant de la sorte. Il avait assassiné des gens de sang froid… Il était très certainement plus fort que moi. Le temps que les gardes arrivent en cas de problème, je n’avais aucune chance et j’en avais conscience. Mais cela m’était égal, j’aimais prendre des risques. « N’essaye pas de perdre du temps, Edward… » Il se tourna ensuite vers moi, commençant à me poser des questions. Je sentais à nouveau la rage me gagner lorsqu’il prononça le mot « Madame ». Madame, oui, ça aurait pu si il n’avait pas tué mon fiancé quelques années auparavant. J’aurais pu exploser à cet instant, mais je ne devais pas tout gâcher. Je devais d’abord apprendre à mieux le connaître personnellement, autrement qu’en lisant des articles de journaux qui retraçaient ses crimes. Je devais trouver ses faiblesses et lui faire payer à ma façon. « Mademoiselle. » Répondis-je sèchement. Je poursuivais : « Ca ne fait que deux mois. Je ne pense rien de particulier sur cet endroit. C’est mon lieu de travail, rien de plus… » Pourquoi ces questions? J’étais quasiment sure qu’il n’en avait rien à faire au fond. « Je peux te retourner la question? » Après tout, j’avais répondu. Il pouvait en faire de même. Si il ne voulait pas coopérer pour que l’on ait une vraie séance, autant trouver un sujet de conversation. On allait pas se regarder dans le blanc des yeux pendant cinquante minutes non plus.
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MessageSujet: Re: « Hello again. » Calypso & Edward   Jeu 29 Sep - 15:54

Hello again. Δ Calypso & Edward

Elle est étrange, Calypso Maddox. Elle a pas la même attitude que les autres psychiatres. Oui parce que j’en ai vu, des psys. On m’y a emmené de force en prison. Pas de psy, pas de bouffe. Alors j’ai coopéré, parce que passer des mois sans manger c’est pas la plus belle des perspectives. Généralement ils posent des questions, trop de questions. Des questions qui n’ont aucun rapport avec le vrai problème. Qu’est-ce qu’on s’en tape de savoir si ma mère me lisait des histoires le soir avant d’aller dormir. Mais Calypso, elle est différente. Elle a l’air énervée alors que j’ai rien fait. Pas encore. Elle a l’air de m’en vouloir, mais c’est probablement qu’une impression. Elle me parle mal et même si ça aura tendance à m’agacer plus tard, j’aime plutôt bien pour le moment. Elle me tient tête, elle n’a pas l’air d’avoir peur. C’est cool.

Je hausse un sourcil. Je mérite de croupir en prison, j’ai de la chance d’être là… Non, décidément, elle n’est pas comme les autres. « Oh, la prison, j’ai essayé. Ca… n’a pas vraiment marché. » J’affiche un sourire sadique en repensant à toutes les conneries que j’ai faites là-bas. J’ai foutu le bordel, carrément. Edward le fouteur de merde. « Pour ce qui en est des ‘actes atroces que j’ai pu commettre », j’ajoute en imitant la voix de Calypso, « …je les assume totalement. Aucun regret. » Je suis détestable. Je m’en rends bien compte, mais j’aime tellement ça. Pousser les gens à bout, les faire craquer. C’est devenu mon seul but dans la vie.

Pour perdre du temps et faire passer plus vite les cinquante minutes ennuyantes qui vont suivre, je me mets à parler de la météo. Je ne suis moi-même pas vraiment intéressé par ce que je raconte, mais ça, Calypso Maddox n’a pas à le savoir. Visiblement, ma question quant à madame ou mademoiselle ne lui plaît pas le moins du monde. Je lis de la haine mal cachée dans son regard et sa façon de me répondre me montre à quel point ça la fait chier d’être mademoiselle.

« Je m’en doutais. Vous n’auriez pas atterri dans un endroit aussi pourri sinon », je lui réponds en haussant les épaules. Contrairement à ce que je pensais, la psychologue répond sans broncher à la question que je lui pose. Tiens, elle aussi ça fait deux mois qu’elle est là. A croire qu’elle a fait exprès. Elle ajoute qu’elle ne pense rien de particulier de cet endroit, mais j’ai du mal à la croire. Tout le monde a un avis sur Ostrov Island. Elle me retourne la question et, dans un sourire faussement agréable, je lui réponds docilement : « Moi aussi ça fait deux mois. Ca nous fait un point en commun ! On va finir par devenir potes, vous et moi. » Vu comment elle a l’air de me détester, cette remarque devrait la faire tiquer, et ça me plaît terriblement. « Sinon, ce que je pense de cet endroit… Le paradis sur terre », je réponds ironiquement. « Les gens sont tellement adorables, je me suis fait une tonne de copains et on joue au Scrabble du matin au soir. Le bonheur à l’état pur. »

Je souris et me dirige vers le canapé, pour m’y asseoir en tailleur. Rester assis sur une chaise pendant près d’une heure est tout sauf tentant, et puis le canapé est là pour qu’on pose nos fesses dedans, n’est-ce pas ? Dans ma tête se préparent tout un tas de questions pour ma psychologue, dont les réponses ne m’intéressent pas le moins du monde mais qui m’éviteront de parler de moi pendant un bon bout de temps.

« Au fait, qu’est-ce qui vous amène ici ? Vous avez un accent américain. Pourquoi avoir traversé l’Atlantique pour atterrir en enfer ? »  

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MessageSujet: Re: « Hello again. » Calypso & Edward   Lun 3 Oct - 21:08





hello again,
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J’avais conscience que je n’agissais pas comme il le fallait. Mon attitude n’avait rien de professionnel. Je ne posais pas les bonnes questions, je ne restais pas neutre, et Edward avait surement dû le remarquer. Pour la première fois de ma vie, j’avais du mal à rester calme pendant mon travail. Quelle idée aussi, de s’imposer l’assassin de son fiancé comme patient. Parfois je me demandais si je n’avais pas moi même un problème. Il avouait avoir déjà essayé la prison. Ce que je savais déjà. Il serait bien étonné de découvrir tout ce que je savais déjà sur lui… Son dossier, ses troubles, sa prison, le nom de ses victimes… Je connaissais déjà tout ça par coeur, mais j’étais la seule à le savoir. Je n’avais confié à personne ici ce que ce monstre représentait pour moi.

« Oh, ça n’a pas vraiment marché… A qui la faute à ton avis? »
Je répondais, dégoutée. Comment pouvait-on n’avoir aucun remord ? Il avait détruit des familles, arraché des vies innocentes, sans raison. Et il ne ressentait rien, le néant. Pire encore, il avait aimé ça, il en rirait presque. « Met toi à la place des familles de tes victimes. Tu aurais aimé perdre ta mère ? Ta soeur si tu en as une ? Tu devrais réfléchir avant de parler, Edward. » Il avait bien des faiblesses, quelque chose qui le déstabiliserait… Je trouverais, au fur et à mesure des séances, c’était certain.

« J’ai peut-être atterri ici de mon plein gré. » C’était la vérité. Mais je n’allais pas me trahir en avouant que je n’étais là que pour lui. Une fois que cette histoire serait réglée, je repartirais comme si de rien n’était. Du moins, j’espérais pouvoir repartir sans problème. Mes patients trouveraient bien un autre psy, je n’étais pas seule à travailler ici. Une vie meilleure m’attendait dehors. Une vie ou je pourrai me reconstruire, une fois la parenthèse Edward Dawkins refermée. Alors qu’il émettait l’idée que l’on devienne « potes », je répondais, lassée « Non, je ne pense pas. » Je fis un sourire forcé. Son ironie trahissait à quel point il n’aimait pas cet endroit. Personne n’aimait être ici, mais il était certain que les patients s’y plaisaient encore moins que les médecins. Et puis, un tueur en série comme lui ici… Sans armes, sans terrain de jeu… Il devait se sentir démuni. « Je suis ravie que tu te plaises ici. Parce que vu ton dossier, tu vas rester encore très longtemps. » Nouveau sourire forcé. Il allait vraiment finir par comprendre que j’avais un problème avec lui. Mais rien ne lui disait que je n’étais pas comme ça avec les autres…

Et le voilà qui repartait s’assoir sur le canapé. Bon, puisqu’il profitait des privilèges qu’offrait mon bureau, je n’allais pas m’en priver non plus, et j’allais m’assoir à ses côtés. L’idée d’être si proche de lui me rendait quasiment malade, mais si il voulait jouer, on allait jouer. Il n’avait pas mis longtemps avant de repérer mon accent américain. Pas difficile, on avait le même. Néanmoins sa question était indiscrète. C’était à moi de poser les questions ici. « J’avais des choses à régler. » répondis-je simplement. Et même si il insistait, il n’en saurait pas plus.
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MessageSujet: Re: « Hello again. » Calypso & Edward   Ven 14 Oct - 17:25

Hello again. Δ Calypso & Edward

A qui la faute que ça n’ait pas marché en prison ? C’est entièrement ma faute, et je n’en suis que trop fier. J’ai tout fait pour sortir de cet endroit pourri et ils m’ont accordé ce plaisir sans hésiter une seule seconde. Oh, ils ont essayé de me supporter. Mais j’étais – je suis – insupportable, et ils n’avaient pas d’autre choix que de me foutre à la porte. J’ai eu ce que je voulais. J’ai gagné, comme toujours. Edward Dawkins ne perd jamais.

Alors que je m’apprête à répondre, Calypso évoque le sujet à ne pas évoquer. Ma famille. Elle n’a pas dû lire mon dossier en entier. Ou alors elle le fait exprès, et dans ce cas je ne vois pas pourquoi elle fait partie du personnel et non pas des patients. Si elle a lu mon dossier, elle sait que ma famille a été abattue comme des moutons dans un abattoir. Si elle a lu mon dossier, Calypso Maddox sait que c’est un sujet qui me met hors de moi. Et si ça ne l’empêche pas de m’en parler, c’est qu’elle est aussi folle que tous les patients d’Ostrov Island réunis.  

La colère monte en moi, mais je ne laisse rien paraître. Si je réagis au quart de tour, la psychologue gagnera et je refuse de m’avouer vaincu. Elle vient de trouver ma seule faiblesse, mais elle ne doit surtout pas le savoir. Je pose un regard froid sur Calypso, un demi-sourire aux lèvres, et prends le temps avant de répondre. Je m’avance vers elle et pose mes mains sur le bureau, toujours debout, puis je me penche vers elle.

« Si vous aviez lu mon dossier, Calypso Maddox… » Je penche la tête, le regard rivé sur son visage. « Vous sauriez que ma famille est morte et enterrée depuis longtemps. » Je hausse les épaules, d’un air faussement détaché. « Chacun ses soucis, pas vrai ? »

Souci, le mot est léger pour désigner l’assassinat de ma famille. Mais c’est le but. Jouer le rôle de celui qu’on ne peut pas atteindre, c’est tellement bon. Ce n’est plus seulement un rôle d’ailleurs, personne ne m’atteint facilement. Sauf en parlant de mes parents et de mes sœurs, mais hors de question que ma psychologue s'en rende compte.

Calypso a atterri ici de son plein gré. « Oh. Dans ce cas, vous êtes encore plus folle que je ne le pensais », je lui réponds d’un air sérieux cette fois. Lorsqu’elle me répond qu’on ne deviendra jamais potes tous les deux, un faux air de chien battu apparaît sur mon visage. « Un râteau amical. C’est douloureux. » Je m’en fiche bien, en réalité. Être ami avec qui que ce soit du personnel, c’est pas dans mes objectifs personnels. Je préfère les voir terrorisés à l’idée de me soigner, chose que Calypso Maddox semble ne pas être… et ça me fait clairement chier. Je vais devoir y remédier rapidement… mais pour le moment, je n’en fais pas des tonnes.

La psychologue répond à mon ironie par une provocation bien placée quant à mon dossier. Je vais rester ici longtemps… Peut-être. Peut-être pas. « Madame… mademoiselle Maddox, » je commence, insistant avec plaisir sur le fait qu’elle ne soit pas mariée, « c’est votre boulot de faire en sorte que je me casse d’ici le plus rapidement possible. Si vous ne vous en sentez pas capable, vous pouvez tout à fait demander l’aide d’un autre psychologue. Après tout, je suis ce qu’on appelle… un cas particulier. » Je souris en coin. L’arrogance, c’est mon domaine. L’arrogance exagérée, encore plus.

Alors que je pars m’asseoir sur le canapé, mes bras reposant sur le dossier de celui-ci, Calypso me rejoint et s’assoit près de moi, ce qui m’arrache un sourire amusé. Elle prend des initiatives, j’aime ça. J’aurais presque envie de m’approcher plus d’elle pour voir sa réaction, mais je ne bouge pourtant pas d’un poil. Ce sera pour plus tard. Lorsque je lui demande pourquoi elle a traversé l’Atlantique pour atterrir ici – parce qu’elle a un accent à couper au couteau, le même que moi – elle me répond qu’elle avait des choses à régler. Je lève un sourcil et souris mystérieusement. « Oh… vous êtes donc une femme pleine de secrets. J’aime ça. » Je plonge mon regard dans le sien et ne cherche pas à savoir ce qu’elle avait à régler, ça ne m’intéresse pas le moins du monde. « Vous êtes New-Yorkaise », je constate. Cet accent est reconnaissable entre mille et je l’ai connu toute ma vie, alors forcément. « Vous venez de quel quartier ? Décidément pas le Bronx. Brooklyn, peut-être… ? » Tant qu’elle ne me pose pas de questions, je me permets d’en poser à sa place. Un quart d’heure de passé déjà… remplir ces trente-cinq dernières minutes ne me paraît pas infaisable. Au contraire.
 

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MessageSujet: Re: « Hello again. » Calypso & Edward   Lun 28 Nov - 19:02





hello again,
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Savoir sa famille morte et enterrée me faisait bizarrement du bien. Lui aussi avait perdu des êtres chers. Mais ça n’était pas suffisant à mon goût, il en semblait trop peu affecté.
« Oh mince… Maintenant que tu es ici, qui va fleurir leurs tombes? » Demandais-je d’un ton presque moqueur. J’avais conscience que j’agissais dangereusement, qu’il pouvait s’énerver d’une seconde à l’autre. A vrai dire, ça m’était égal. Il m’avait déjà pris mon fiancé, ma vie n’avait plus aucun sens désormais. J’étais seulement motivée par la vengeance. « Chacun ses soucis, oui. » Concluais-je.

Plus folle qu’il ne le pensait ? Si il savait à quel point son avis me passait par dessus la tête. Qui était-il pour juger ? Me juger ? Contrairement à lui, je n’étais pas une meurtrière. Je lui fis un nouveau sourire ironique. « Je suis peut-être folle mais je ne suis pas une patiente pour autant. » J’avais l’impression qu’Edward se fichait pas mal de la hiérarchie instaurée ici. Et pourtant, il allait devoir redescendre de son piédestal. Pendant qu’il se ferait shooter aux médicaments, moi, j’aurais le droit à mon verre de vin à la cafétéria du personnel. Un râteau amical ? Voilà qu’il inventait de nouvelles expressions. Au moins, il avait rapidement compris que je ne deviendrais pas sa pote. C’était douloureux, qu’il disait. « Pas assez, apparemment. » Parce que moi sa douleur, je voulais qu’elle soit bien réelle. Je voulais qu’il crève de souffrance, quelle que soit la cause.

Je commençais à comprendre pourquoi il m’agaçait autant. En plus d’avoir tué la personne qui m’était la plus chère au monde, ce monsieur Dawkins semblait souffrir d’un sérieux complexe de supériorité. L’entendre m’appeller Madame me donnait sévèrement envie de l’attraper par le col pour le claquer contre le mur. Mais vu ma force physique, c’était inutile. Je me contenterais de répéter cette scène dans ma tête, c’était moins satisfaisant, mais c’était déjà ça. Pourquoi il semblait jubiler à l’idée que je ne sois pas mariée ? Ca ne voulait rien dire. Et voilà qu’il osait me donner des leçons, m’informant de ce que je devais faire. Quelle audace. Quelle arrogance. « Ne me sous estime pas. » Je lui fis un clin d’oeil, sans trop savoir pourquoi. « Et puis un cas particulier… Bof… J’ai vu bien pire que toi. » En fait, c’était un mensonge, mais je voudrais qu’il redescende de son nuage. Qu’il ne se sente plus aussi puissant ici.

J’étais donc allée m’assoir à ses côtés. La conversation avait dérivée sur New York. J’avais un peu de mal à croire que j’étais en train de tenir une discussion presque normale avec un monstre pareil. « Je me fiche de ce que tu aimes… » C’était vraiment difficile pour moi de me contenir, de faire comme si il était un parfait inconnu. Mais je tiendrais. Il le fallait. « Loupé. Manhattan. » J'eus un rire narquois « On voit que cela fait longtemps que tu n'as pas mis un pied à New York. » J’espérais que mes petites piques finiraient par l’irriter. Je me rendis alors compte que nous n’avions absolument pas commencé le vrai travail, celui d’une véritable séance. Mais avec un patient pareil, cela me semblait être peine perdue. Me tournant vers lui, je demandais alors : « Qu’est ce que tu attends de moi ? »  
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MessageSujet: Re: « Hello again. » Calypso & Edward   Lun 12 Déc - 20:21

Hello again. Δ Calypso & Edward

Calypso cache quelque chose. Les autres psychologues ne prononcent que deux phrases : comment allez vous aujourd’hui ? Tiens, et si vous me racontiez votre pire cauchemar ? Calypso, elle a la haine. Contre moi. Ca se voit comme le nez au milieu de la figure. Mais pourquoi ? Peut-être qu’on se connaissait quand on était gamins. Peut-être que je lui ai volé un bonbon. Peut-être que je lui ai tiré les cheveux pour qu’elle me donne son pain au chocolat. Mais tout de même, une telle haine… quelque chose ne va pas. Et je compte bien découvrir ce que c’est.

Elle va me faire craquer. S’il y a bien un sujet qui me rend fou, c’est celui-là. L’envie de vengeance remonte à la surface. Puis je me rends compte que je suis enfermé entre quatre murs et que je ne l’aurai probablement jamais, ma vengeance. Et ça m’insupporte. Mais montrer mes faiblesses à Calypso, c’est dangereux. Elle va en abuser, c’est sûr. Alors une nouvelle fois, je prends sur moi, arborant ce faux sourire du gars qu’on ne peut pas toucher.

« Ma mère était allergique aux fleurs. Affaire réglée », je lui réponds en haussant les épaules.

Ca me fait mal de parler de ma mère. Encore plus de cette façon-là. Alors je détourne mon regard vers la fenêtre, me concentrant sur la pluie. On change de sujet, rapidement. Je réagis au soi-disant râteau amical qu’elle me met, et sa réaction me fait sourire. Je lève un sourcil, intrigué. Elle veut me voir souffrir, c’est étrange. Je me dis que j’ai aussi envie de la voir souffrir, puis je me rends compte qu’elle souffre déjà. De quoi, je ne sais pas. Elle le cache bien, très bien.

« Oh, mais c’est qu’elle montre les crocs, Calypso Maddox ! » je lui réponds en riant. Un rire moqueur, insupportable. Le grand gamin en moi reprend le dessus, mais je ne tente pas de le repousser. Je sais que ça va la faire chier, et c’est exactement ce que j’attends. « Si je ne souffre pas assez pour vous, faites-moi souffrir. Ca me permettra de sortir de cette routine insupportable », j’ajoute, l’air arrogant.

Je n’ai pas peur d’elle. Je suis plus fort, probablement plus intelligent et je suis capable de tellement plus de choses qu’elle, j’en suis certain. Elle n’a probablement tué personne dans sa vie. Ca me paraît évident. Elle a la haine, mais elle n’est pas dangereuse.
Alors comme ça, je ne dois pas la sous-estimer. J’attends de voir. Elle semble confiante, c’est déjà ça. Les gens qui partent en courant dès que je sors une blague de mauvais goût, c’est tout sauf amusant. Le clin d’œil qui suit m’arrache un sourire amusé. Elle veut jouer. On va jouer. Elle a vu des cas pires que moi ?

« Hm… si vous êtes toujours là, ça veut dire que vous savez comment éviter de vous faire tordre le cou. Ca risque d’être bien pratique dans le futur », je lui réponds, toujours ce sourire malveillant aux lèvres. J’ai envie de voir de la peur dans son regard. Ou de l’hésitation, tout du moins. Quelque chose qui me montrerait que cette force qu’elle montre n’est qu’un masque. Je vais le lui arracher, ce masque. Et je vais y prendre un plaisir extrême.

Manhattan. Je me souviens bien de son centre commercial, Calypso doit s’en souvenir aussi. J’ai fait la une dans les journaux, on affichait ma tête sur tous les écrans. Un sacré moment de gloire. J’aurais aimé qu’il dure plus longtemps, mais on n’a pas toujours ce qu’on veut, n’est-ce pas ? Elle tente une pique. C’est plus mignon qu’autre chose, en fin de compte.

« C’est vrai, je n’ai pas mis les pieds à New York depuis longtemps. Heureusement, d’ailleurs. On dit que la ville devient de plus en plus dangereuse… Y’a des fous à tous les coins de rue, à ce qui paraît. »

Je me demande si elle se souvient de moi. J’ai pas trop changé depuis mon arrestation. Des cernes plus prononcés, un peu de barbe, l’air plus violent peut-être. Ca me plairait qu’elle s’en souvienne. Après tout, il s’agit là d’une réussite personnelle, malgré mon emprisonnement immédiat. Je ne lui pose cependant pas la question, parce que c’est elle qui lance un nouveau sujet de conversation. Ce que j’attends d’elle ? Je souris en coin, posant mon bras sur le dossier du canapé de façon à entourer Calypso.

« Moi, je n’ai jamais demandé à être ici. J’en déduis que c’est vous qui attendez quelque chose de moi. Je me trompe ? » Parler de tout sauf de moi, voilà où je veux en venir. Elle n’en saura pas plus sur Edward Dawkins aujourd’hui, par contre je meurs d’envie d’en savoir plus sur elle. Elle m’intrigue. Je ne l’aime pas, mais elle m’intrigue. « Vous avez de la famille à New York ? » Hop, quelques minutes supplémentaires de perdues. Il est fort, Edward, il est fort.  
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MessageSujet: Re: « Hello again. » Calypso & Edward   Mar 31 Jan - 21:24





hello again,
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Son air d’homme intouchable m’était insupportable. Mais mon intuition me faisait dire qu’aborder le sujet de sa famille avait eu son effet. C’était étrange, c’était bien le premier sujet auquel il avait coupé court, sans même ajouter une touche d’ironie. Je retenais cette précieuse information. J’avais trouvé la première faiblesse d’Edward Dawkins… En espérant qu’il y en ait d’autres. J’avais bien envie d’en rajouter une couche. Après tout, il l’avait mérité, non? Je décidais finalement de ne rien dire de plus à ce sujet, afin de ne pas éveiller les soupçons. Si il me trouvait trop étrange, il finirait par demander à changer de psy. Il était hors de question que l’on fasse le lien entre lui et moi. Personne ne devait découvrir pourquoi j’étais là, du moins, pour le moment.

Son rire moqueur me désespérait. « Il faut bien sortir les crocs de temps en temps, surtout devant un patient peu coopératif. » Parce que oui, j’avais bien compris son petit manège. Notre séance n’avait rien de professionnelle. Je ne savais même pas à quoi on jouait. On faisait quoi au juste ? Connaissance ? Ou on se contentait de se lancer des piques ? Il me demandait de le faire souffrir et sur l’instant, je me demandais si il n’était pas un peu masochiste sur les bords. Cet endroit, n’était-il pas suffisant ? « T’as de sacrés soucis, Edward Dawkins. »

Ses paroles me donnaient presque l’impression qu’il me menaçait. Tout en restant calme, imperturbable. Qu’est ce qu’il voulait ? Que j’avoue avoir peur de lui ? Il pouvait toujours courir. Il ne me faisait pas peur. Ici, il n’était personne. Seulement un patient de plus, qu’une bonne piqure pouvait calmer en cas de dérapage. On était plus à New York. Il n’y avait pas d’armes ici, ou en tout cas, elles étaient hors de sa portée. « Et pourquoi? Tu comptes faire quelque chose contre moi? Mes méthodes de travail ne te plaisent pas? » A ces mots, je posais mon doigt sur son bras, le faisant très lentement descendre jusqu’à sa main. Je ne le lâchais pas des yeux, guettant sa réaction.

Il critiquait New York. Ah New York… Mon but ultime était d’y retourner, dès que mon travail serait terminé ici. « Il y a moins de fous à New York qu’ici, rassure toi. » Mon sourire mesquin ne quittait pas mon visage. Impossible de ne pas être sur la défensive face à lui. Il voulait sans doute que je parle de lui, faisant la une des journaux, papiers comme télévisés, mais c’était hors de question. Je ferais comme si je n’étais au courant de rien. Ca serait trop flatteur pour lui, si je mentionnais les actes atroces qu’il avait commis là bas. Et puis, il pourrait faire rapidement le lien entre moi et ses victimes. Dès que je mentionnais ce tragique après midi au centre commercial, les larmes me montaient instantanément aux yeux. J’aurais pu mourir ce jour là. Mais le destin en avait décidé autrement, et c’est James qui avait fait les frais de ce malade mental.

« Je n’attends rien de toi, mis à part que tu sois coopératif. » Lançais-je, lassée de cette discussion. Il était malin, Edward, à vouloir nous faire perdre du temps. Mais je n’allais pas entrer dans son jeu. On était pas ici pour parler de moi. « Oui, mes parents y vivent encore. » Je ne m’attardais pas sur le sujet, ça ne lui apporterait rien d’en savoir plus sur ma famille. « Pourquoi tu aimes tuer, Edward? » demandais-je soudainement, sérieusement.
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MessageSujet: Re: « Hello again. » Calypso & Edward   Ven 10 Fév - 23:39

Hello again. Δ Calypso & Edward

T’as de sacrés soucis, Edward Dawkins. Je souris et hoche la tête. « Je sais, Calypso Maddox », je lui réponds dans un chuchotement. Si je n’avais pas de sacrés soucis, je ne me retrouverais pas dans ce canapé avec elle, ni même dans cet hôpital. Je serais en train de… boire un café en attendant que mon gosse arrête de pleurer. Peut-être, pourquoi pas. Ou alors je serais affalé dans le canapé à regarder un match de foot pourri en buvant des bières. Mouais… je préfère être fou, c’est plus drôle.

Visiblement, elle a pris ma remarque pour une menace, et la façon dont elle y réagit m’arrache un sourire amusé. J’agrippe sa main qui longe mon bras et lui réponds d’un air malicieux : « Oh, non… Loin de moi l’idée de vous faire du mal. Mais méfiez-vous, certains seraient capables de venir vous trancher la gorge dans votre sommeil. » Des paroles crues, comme je les aime. Calypso n’a pas l’air d’être effrayée par mon attitude, alors j’ai envie de voir jusqu’où il faut aller pour la déstabiliser. « Et en ce qui concerne vos méthodes… elles sont pour le moins particulières, mais pas déplaisantes. » On ne peut même pas ça appeler des méthodes, en fait. Soit elle n’est pas psy, soit c’est elle qui a de sacrés soucis. Ou les deux.

New York. Le meilleur sujet de conversation du monde. New York, c’est la liberté, la célébrité, les rumeurs qui courent. J’ai eu un sacré moment de gloire, là-bas. Ma tête en première page du New York Times. Les noms de mes victimes dans tous les statuts Facebook. La peur dans le regard des flics quand ils avaient affaire à moi. Quels souvenirs. Calypso me fait remarquer qu’il y a moins de fous à New York qu’ici, et je lève les yeux au ciel d’un air ennuyé. « Réfléchissez. Il y a moins de fous à New York parce qu’ils ont tous déménagé ici, tiens. »

Je me lève et me dirige vers le bureau de Calypso, avant d’agripper un stylo pour le faire tournoyer entre mes doigts. Être coopératif… ça risque d’être compliqué. Je fais la moue. Elle risque d’être déçue, mademoiselle Maddox. Je n’ai pas la moindre envie de me montrer coopératif, et encore moins avec un psy. C’est tellement plus amusant de les faire tourner en bourrique, ces gens-là. Je ne réponds rien, me concentrant sur le stylo entre mes doigts. Alors comme ça, ses parents vivent encore à New York. « C’est bon à savoir », je réponds mystérieusement, sans développer. Souvent, les gens ne se laissent pas impressionner quand il s’agit d’eux-mêmes. Mais touchez à leurs proches et ils se transforment en bêtes féroces…

Puis, Calypso Maddox me pose enfin une question digne d’une vraie psychologue. Pourquoi j’aime tuer ? Je réfléchis un instant, appuyant sur le stylo pour l’ouvrir et le fermer plusieurs fois d’affilée. « C’est simple. Certains aiment le jogging, d’autres le kungfu. Moi j’aime tuer. Chacun son truc, non ? » Ce n’est probablement pas la réponse qu’elle attendait, mais je suis là pour ça. La faire galérer. Après tout, elle est payée pour ça. « Vous aimez le kungfu ? »    

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