AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Nous avons besoin de psychologues et de médecins.
D'ailleurs, pensez à nos scénarios, ils sont très attendus ! ♥
Merci de jeter un coup d'œil aux pathologies du forum.

Partagez | 
 

 This used to be a funhouse but now it's full of evil clowns

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
PILULES AVALÉES : 400
MIROIR : Jessica Alba
IDENTITÉ : Nymphette à Mines
CRÉDITS : BIBI
A DÉBARQUÉ LE : 06/04/2016
FORCE : 1394
In your hate, I've found god. In your sin I've found love. In your faith, I've found forgiveness.
SITUATION : Mariée
EST ÂGÉ DE : 20 ans
avatar
Kathérina Barrow

MessageSujet: This used to be a funhouse but now it's full of evil clowns   Lun 22 Aoû - 20:45


We'll try to exorcise this place
Kasper & Kathérina


Un silence insupportable martyrisait les oreilles de Kathérina, le silence bien connu de la désagréable attente. Elle ne l'avait connu que trop bien, tapis dans l'ombre il siégeait toujours, à la recherche de personnes aux bouche cousues qu'il aurait pu tourmenter et narguer. La jeune aliénée (bien trop jeune pour l'être) ne savait néanmoins pas ce qu'elle préférait entre le calme et le vacarme , comme si ces deux choses étaient indissociables. On ne pouvait définir un de ces deux éléments sans en justifier son contraire selon elle et si on ne parvenait pas à le faire, alors on ne pouvait jamais distinguer l'intensité de l'un d'entre eux. C'était comme cette différence très contrastée entre la joie et la tristesse, lorsqu'on s'adressait à un enfant en sanglot en lui expliquant à quel point le fait de sourire et de rire était mille fois plus agréable. Jamais la neutralité n'apparaissait comme exemple, jamais. Alors, dans la salle commune c'était la même chose. Un silence de mort, comme à un enterrement moribond. La plupart des fous étaient dehors à gambader joyeusement (ou pas) sous le soleil d'été, dans l'herbe du jardin que Bonnie avait foulé quelques jours plus tôt avec le Gentleman anglais Taylor et où ils avaient tant ris et tant pleuré. Seulement aujourd'hui, Bonnie préferait dormir tandis que Kate n'avait aucune envie de rire, mais encore moins de pleurer. Oui, il lui fallait un peu de.. Neutralité.

C'était routinier, mais depuis son arrivée ici lorsqu'elle se devait de prendre place dans la salle commune, ce qui arrivait rarement, elle siégeait systématiquement à la même place, dans un petit fauteuil qui se trouvait rejeté dans un petit coin de la pièce. Evidemment, les coins étant délaissés des résidents qui voulaient la plupart du temps s'amuser et jouer dans cette même salle, la jolie blonde trouvait cette place pratique et était persuadée que même les extralucides n'auraient jamais pu la voir, alors que cette exclusion volontaire attirait davantage l'oeil sur elle que ce qu'elle aurait bien voulu. Elle avait l'air d'un chaton recroquevillé sur lui même un soir glacial d'hiver au coin d'une cheminée, sa position animale contre le rembourrage confortable du fauteuil pouvant laisser clairement penser qu'elle était littéralement en train de mourir de froid. Réellement, elle se protégeait des démons qui tournaient autour d'elle et qui... non. Justement, elle se protégeait de l'absence étrange de ses démons qui, de manière normale, n'étaient jamais bien loin. Sauf aujourd'hui.

Ils devaient être tout au plus une dizaine dans la pièce, sans compter les gardes qui déprimaient de rester cloîtrés ici, le regard se baladant trop furtivement sur les fenêtres qui donnaient sur le superbe jardin de l'asile. Ils pensaient certainement à leurs prochaines vacances où ils retrouveraient famille et amis, où ils se délecteraient d'un cocktail parfumé à vous faire tourner la tête ou simplement du retour à la civilisation, celle où les gens ne sont pas dingues. Enfin du moins, pas autant qu'ici ! Ce qui était fort étonnant était que, présentement, Kathérina ne pensait à rien, vraiment. Elle aurait pu songer à ses longues discussions avec les divers patients de l'hopital, de quelques compositions musicales ou théâtrales qu'elle aurait pu réaliser, de ses trois amies ou encore de son adoré mais.. Rien. Cela devait être la faute de ces étranges médicaments que les infirmiers s'amusaient à lui donner ou de la notion du temps qu'elle avait perdu depuis au moins une année déjà mais le vide siégeait dans sa cervelle, elle ne semblait plus avoir de réels réflexes. Finalement, elle se décida à bouger très légèrement de son fauteuil lorsque son regard clair se figea sur la petite table basse devant elle. C'était très raffiné comme meuble pour un asile, le directeur avait peut-être récupéré cela de chez une vieille tante à lui où une grand-mère sénile, qui sait. Quoi qu'il pouvait bien en être, cette dernière n'était pas parfaitement alignée avec les carreaux de carrelage et Kathérina décida d'y remédier, afin de pouvoir retourner sur son fauteuil le plus sereinement possible par la suite. A l'aide de son pied droit elle poussa la table non sans quelques efforts pour qu'elle soit bien droite. De loin, cela devait être assez drôle, on aurait dit une gamine qui désirait atteindre un élément sans toucher le sol, pensant fermement que celui-ci n'était autre que de la lave bouillante.
AVENGEDINCHAINS


Dernière édition par Kathérina Barrow le Mer 5 Oct - 19:12, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
https://nymphettalamine.tumblr.com/
PILULES AVALÉES : 31
MIROIR : Matt Mcgorry
IDENTITÉ : Harrie
CRÉDITS : Bazzart, Tumblr, We heart it
A DÉBARQUÉ LE : 16/08/2016
FORCE : 155

SITUATION : Marié
EST ÂGÉ DE : 30 ans
avatar
Kasper Lloyd

MessageSujet: Re: This used to be a funhouse but now it's full of evil clowns   Lun 22 Aoû - 22:04

Ne comptez pas les jours, faîtes que les jours comptent
Vous n’êtes pas exceptionnels, vous n’êtes pas un flocon de neige merveilleux et unique, vous êtes fait de la même substance organique pourrissante que tout le reste, nous sommes la merde de ce monde prête à servir à tout, nous appartenons tous au même tas d’humus en décomposition.
T'es malade. C'est ce que t'as dis le docteur et c'était aussi ce qu'avait souligné ta femme, juste avant de t'amener, pieds et mains liés... Non, peut-être pas pieds et mains liés, mais vous avez l’image. Abigeal a toujours raison, ça te fout en rogne ça, comme si tu ne pouvais pas avoir ton propre libre arbitre. Parait que c'est par amour qu'elle t'a fait interner ici, que quand t'iras mieux, tu rentreras à la maison, et vous ferez un enfant, mouais. Passons. Don en fit, là t'es prisonnier (oui, t'aimes bien dramatiser) d'un asile d'aliénés où tu n'as pas vraiment ta place. Bon t'es pas stupide, tu sais bien qu'effectivement « tu es malade », comme dirait l'autre, mais de là à te jeter dans un trou comme Ostrov, y'a des limites ! Ta chambre sent le renfermé et t'as même pas le droit d'afficher un poster, la bouffe est atroce, toi qui aime tant cuisiner, les lits sont inconfortables, attends c'est le bagne ! Pire qu'un internat, le lycée où t'enseignais était moins strict, la poisse ! En plus évidemment t'as pas d'amis, tu viens d'arriver et tu crains un peu la manière dont les « petits nouveaux » sont traités ici, t'as pas encore été bizuté, et tu espères ne pas vivre de baptême traumatisant dans les douches communes...

Là t'es dans la salle commune, tu tournes en rond, comme un animal en cage, t'es arrivé depuis deux jours seulement, mais l'idée de passer des années ici ne t'enchantes pas, tu sais même pas si tu vas survivre une semaine. Ici tu peux pas courir après les lapins dans l'herbe, tu peux pas transmettre ta passion à des yeux attentifs, tu peux pas faire le petit chef et écrire des mots en rouge dans des carnets de liaison, tu peux pas t'affaler dans un canapé pour jouer à la console, tu peux pas faire l'amour à ta femme, et tu peux encore moins t'inventer une réunion pour filer retrouver Madison, là t'es coincé, genre littéralement. Tu vas peut-être finir vraiment dingue, va falloir te trouver une activité à faire, comme le type du film « The Shawshank redemption » ! Franchement, qu'est-ce qu'un mec plein de vie comme toi fiche dans un tel endroit, c'est incohérent ! Bon ça va c'est pas parce que tu t'es fait viré parce que t'effrayais les élèves qu'ils avaient raison, ce sont des gamins après tout ! Allez, tu vas bien prendre tes psychotropes et tu rentreras sagement à la maison, avec ta femme, ton chien et tes fourneaux. Entre temps, t'auras un peu réfléchi ici, tu seras sans doute plus mature et davantage prêt pour devenir père, tout va bien dans le meilleur des mondes ! Par contre, si tu ne veux pas passer ton temps à laisser le côté sombre de ta maladie envahir ton quotidien, t'as plutôt intérêt à te trouver des potes dare-dare mon gars !

Tu jettes un œil aux gens qui t'entourent, mouais... Ils ont l'air franchement atteints, y'en a un qui bave avec sa tête penchée sur le côté, l'autre qui te fixe de manière un peu trop intense l'air de dire « j'te tuerai bien dans ton sommeil », entre les deux, ton cœur balance ! Puis y'a ce tout petit bout de femme, recroquevillé dans son fauteuil deux fois plus gros qu'elle. Un petite blonde chétive qui s'enlace comme si elle allait geler sur place, un petit moineau grelottant. Visiblement, elle n'a pas l'air trop dangereuse, déprimée peut-être, mais pas délirante genre « Shining » ! Enfin bon, c'est vrai qu'elle essaye de redresser une table sans toucher le sol, ça te donne un indice sur son équilibre mental, mais après tout, peut-être qu'elle est maniaque, eh ta femme à la maison, elle n'est pas mieux ! Alors bon, tu croises les bras derrière ton dos, pis ben tu t'élances vers elle, la démarche sautillante, et tu affiches ta moue juvénile.

« Hum... Salut ! J'suis tout seul, je viens d'arriver, et j'me disais que comme t'avais l'air toute seule aussi on pouvait discuter un peu, tu vois... Okaaay bon, je vais ajouter cette proposition à ma liste des pires approches de tous les temps, mais sérieux je suis nouveau et je m'ennuie, eh les gens sont graves ici. Oh, moi c'est Kasper au fait! »
, tu tends la main bien droit, c'est comme ça qu'on 'a appris à saluer tout le monde.
© 2981 12289 0


Dernière édition par Kasper Lloyd le Dim 4 Sep - 15:59, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
PILULES AVALÉES : 400
MIROIR : Jessica Alba
IDENTITÉ : Nymphette à Mines
CRÉDITS : BIBI
A DÉBARQUÉ LE : 06/04/2016
FORCE : 1394
In your hate, I've found god. In your sin I've found love. In your faith, I've found forgiveness.
SITUATION : Mariée
EST ÂGÉ DE : 20 ans
avatar
Kathérina Barrow

MessageSujet: Re: This used to be a funhouse but now it's full of evil clowns   Jeu 25 Aoû - 22:39


We'll try to exorcise this place
Kasper & Kathérina


Kathérina avait jugé fort utile de replacer d'un pied la lourde table basse, ce qui lui avait couté un foulement de cheville mémorable. Fragile comme elle était, on aurait pu croire qu'un simple coup de vent aurait suffit à la briser en deux, et nous n'en étions pas très loin finalement. Un médecin qui la suivait beaucoup à Ostrov avait jugé bon de lui parler d'une aide presque permanente comme une sorte de fauteuil roulant mais l'idée même de rester assise en permanence la révulsait. Pour une danseuse, c'était même impensable que de ne plus se servir de ses plus grands alliés ; ses jambes. Cela aurait été l'humiliation de trop, et la jeune fille ne pouvait pas se permettre un tel relachement, un abandon définitif ce que qui l'avait fait vivre des années durant ; la danse, le show, les applaudissements. Désormais ce n'était plus la même chose, elle ne se faisait plus prendre en photo par son époux admiratif de sa beauté ou part les photographes qui suivaient les journalistes qui adoraient discuter avec elle et lui poser des questions sur son prochain rôle dans le tout nouveau ballet en vogue. Non, les derniers flashs qu'elle avait reçu en pleins les yeux étaient ceux des paparazzis qui criaient pour obtenir quelques aveux de la célèbre meurtrière surmédiatisé qu'elle était devenue. On avait mit la main sur l'Invité Perdurable, l'Amante Religieuse et elle allait finir le reste de sa vie à l'asile, voilà ce qui l'attendait, voilà ce que balançait la presse lorsqu'elle ne disait pas que son mari fortuné allait la sortir de là. Kate appréciait alors le calme de sa cellule, les regards vagues des aliénés d'Ostrov Island, plus particulièrement ceux qui n'allaient pas lui faire la conversation ! A vrai dire, ce n'était pas que Kathérina n'aimait pas discuter, au contraire, mais seulement, elle avait la sensation de ne plus savoir faire et surtout de ne plus en avoir le droit. Heureusement aujourd'hui, cette désagréable impression ne lui planait pas au dessus de la tête et un inconnu se lança.


« Hum... Salut ! J'suis tout seul, je viens d'arriver, et j'me disais que comme t'avais l'air toute seule aussi on pouvait discuter un peu, tu vois... Okaaay bon, je vais ajouter cette proposition à ma liste des pires approches de tous les temps, mais sérieux je suis nouveau et je m'ennuie, eh les gens sont graves ici. Oh, moi c'est Kasper au fait! » 

C'était en effet une approche très nulle, bien que divertissante. Il fallait dire que ce garçon avait du culot, mais lui au moins il ne la regardait pas comme une bête de foire, ou avec des yeux qui disaient « j'ai déjà vu cette nana à la télé dans le cadre d'une affaire policière. Oh mais ouais, c'est la duchesse ballerine qui a déraillé ! ». Il n'avait pas l'air là pour son esprit tordu, et de loin, ne l'avait certainement pas reconnue, et cette idée la soulageait, la mettait à l'aise. Ce grand brun n'avait pas l'air dingue lui. On aurait dit un gamin qui arrivait dans une colo et qui avait entreprit de tenir la grappe à la personne rejetée du groupe. Puis, il tendit sa grande main à Kathérina qui resta la fixer un petit moment, se demandant bien ce qu'elle allait bien pouvoir faire de cette main désespérément tendue vers elle. Jamais, jaaamais elle n'avait serré de main. On l'avait enlacé, on lui avait fait des baises mains, des courbettes mais des poignées de main.. jamais ! Elle inspira profondément et saisit donc de sa main maigrelette et faible celle du dénommé Kasper qui était tout son contraire ; forte, robuste, certainement vive même !
« Bonjour.. Kasper ? » osa-t-elle articuler de sa voix fluette et mélodieuse tout en relevant ses grand yeux vers lui. Etrange, il semblait réagir à ses mots, à son hésitation marquante et à sa poignée de main timide et peu vigoureuse. Savait-il qu'il parlait avec une fille à moitié morte ?
« Je.. je comprends il est vrai que... ce genre d'endroit n'est pas propice aux rencontres. Ce n'est pas un lieu vraiment faire pour ça enfin... je crois pas. Moi mes amies elles... elles sont restés dans ma cellule je crois. Elles ont pas voulu venir avec moi alors je dois vous avouer que je m’ennuie aussi un peu. Ici y'a rien pour se distraire, même pas un petit violon ou une radio ni.. un peu de musique pour se dégourdir les jambes. C'est triste, moribond. » la blondinette reporta son attention sur sa main qui n'avait pas quitté celle de Kasper et semblait intriguée par la chaleur qu'elle dégageait, ce qui contrastait nettement avec l'aspect glaçon de la sienne. « Je m'appelle Kathérina. Tu t'appelles Kasper comme.. Casper le fantome ? » La question était naïve mais obligatoire, dès l'instant où il avait dit son prénom, cette question enfantine trottait dans sa tête. « Vous.. tu as raison, ton approche est.. bizarre, mais au moins tu n'as pas peur de moi... Attention je.. je sous entend pas que je suis dangereuse, je suis rien de tout ça moi je... je suis pas une allumée du bocal comme les autres, mon cerveau fonctionne tu vois, je veux juste rentrer chez moi. Pourquoi.. pourquoi tu es là ? » ajouta-t-elle en relevant la tête vers lui, déjà parce qu'il était très grand et qu'elle se sentait immensément petite assise sur son fauteuil, et parce que si elle ne remontait pas le menton elle pouvait être certaine de passer la journée face à face avec sa chemise d'hopital.
AVENGEDINCHAINS
Revenir en haut Aller en bas
https://nymphettalamine.tumblr.com/
PILULES AVALÉES : 31
MIROIR : Matt Mcgorry
IDENTITÉ : Harrie
CRÉDITS : Bazzart, Tumblr, We heart it
A DÉBARQUÉ LE : 16/08/2016
FORCE : 155

SITUATION : Marié
EST ÂGÉ DE : 30 ans
avatar
Kasper Lloyd

MessageSujet: Re: This used to be a funhouse but now it's full of evil clowns   Ven 26 Aoû - 21:46

Grandir? Quelle drôle d'idée!
Kathérina & Kasper
Vous n’êtes pas exceptionnels, vous n’êtes pas un flocon de neige merveilleux et unique, vous êtes fait de la même substance organique pourrissante que tout le reste, nous sommes la merde de ce monde prête à servir à tout, nous appartenons tous au même tas d’humus en décomposition.

   
Tu n'as jamais eu de mal à te faire des amis, enfin des amis... A nouer le contact, plutôt. C'est vrai t'es typiquement le genre de gars posé (en théorie), avec une bonne bouille, le type qu'à l'air de confiance. Les gens viennent souvent vers toi spontanément. Tu promènes ton chien, tu sors les poubelles, tu dis « bonjour » aux voisins, tu ramènes leur courrier si le facteur se trompe de boîte, bref un petit Monsieur Tout-le-monde ! Aujourd'hui, tu débarques à Ostrov Island, et il te demande de retirer tes fringues, ta jolie chemise, ton pantalon pinces et tes chaussures noires bien cirées. Ils te somment d'enfiler un uniforme comme un vulgaire prisonnier, ils t'appellent par un numéro, et ils te dépossèdent de tes biens matériels, spécialement si c'est dangereux. Par « dangereux », ils entendent colliers bien évidemment, lacets, montres, ceintures, tout. Parfois ils autorisent certaines bagues vraiment sentimentales comme une alliance par exemple. Ah tiens, parlons en de ton alliance à toi ! Ces espèces d'enfoirés ont osé te la prendre, paraît que dans tes moments de faiblesses, tu pourrais t'en servir pour te faire du mal. Quoi, nan mais sérieux, ils pensent vraiment que tu vas avaler ton alliance ? Phh nan mais après ? Comme si ça allait te tuer ! C'est... C'est comme un gros doliprane quoi, tout rond, ça glisse dans le gosier tout net, pis... Fatalement, c'est entré donc ça ressortira ! Ouais, t'es romantique aujourd'hui dis donc! Quoi qu'il en soit, t'es devenu personne en un rien de temps, et ce nouveau « Monsieur Personne » a bien envie de se faire deux trois potes, deux, trois autres « Personne » pour causer. Tu croises donc cette fille, enfin quand tu dis « fille », tu veux plutôt dire « squelette chancelant », c'est vrai qu'elle n'a que la peau sur les os, mais elle a l'air seule, et lucide. Oui alors ici, tout type qui n' hurle pas contre un mur ou qui... Ne te lèche pas le visage (si si...), te semble « lucide » ! Tu te diriges donc vers elle, la démarche assurée, pleine d'entrain, tu t'annonces comme un gamin de cinquième qui essaye de gratter l'amitié avec le type d'à côté, et tu tends ta main pour sceller la rencontre. L'oisillon blessé a l'air hésitant, elle te regarde avec des grands yeux, puis fixe ta main toujours en suspension dans le vide, qui commence largement à s'impatienter. Bon c'est vrai t'as pas trop l'habitude de serrer la pogne des femmes, mais vu que tu connais pas, la décence l'oblige, puis ne perdons pas de vue que t'es dans un hôpital psychiatrique, pas dans un concert de Chantal Goya ! Enfin elle se lance, sa main dans la tienne a l'air de celle d'un enfant souffrant de malnutrition mais t'essayes de ne pas la ménager, t'as pas envie qu'elle pense que t'as déjà remarqué les failles qu'elle présente. Puis... Elle parle ! Une petite voix claire en plutôt enjouée, une douce mélodie dans tes oreilles, un petit cardinal chantant qui t'amène bien loin des hurlements assourdissants des types en camisole (qui lèchent le visage... Bon d'accord, ils ne font peut-être pas TOUS ça!).

« Bonjour.. Kasper ?  Je.. je comprends il est vrai que... ce genre d'endroit n'est pas propice aux rencontres. Ce n'est pas un lieu vraiment faire pour ça enfin... je crois pas. Moi mes amies elles... elles sont restés dans ma cellule je crois. Elles ont pas voulu venir avec moi alors je dois vous avouer que je m’ennuie aussi un peu. Ici y'a rien pour se distraire, même pas un petit violon ou une radio ni.. un peu de musique pour se dégourdir les jambes. C'est triste, moribond. »

Ce que tu remarques aussitôt, c'est qu'elle a l'air cultivé, elle joue du violon, elle aime la musique, et elle utilise des mots comme « moribond »... « MORIBOND » ! T'aimes bine, ça te change des élèves de lycée avec un QI qui avoisine les 8 pour certains.

« Sérieux, mais t'as droit à combien de potes dans ta chambre ? Apparemment t'as l'air d'en avoir plusieurs, moi à l'entrée ils m'ont dit que j'avais droit qu'à un seul coloc', alors j'me suis dis que valait mieux être seul que mal accompagné, alors ben j'suis doublement solo ! T'as du bol. Elles sont cools au moins tes copines ? Rien de pire qu'une nana qui surveille ton sommeil pour trouver le meilleur moment pour t'étrangler. ! », puis après tes paroles sans importances, elle se présenta à son tour.


« Je m'appelle Kathérina. Tu t'appelles Kasper comme.. Casper le fantome ? »
. Oh merde, ça faisait un moment qu'on lui avait pas faite celle-ci ! Évidemment, il avait eu droit au bizutage de ses collègues et ne parlons même pas de ses élèves, mais depuis qu'il enseignait depuis plus d'un an dans le même établissement, les moqueries s'étaient plus ou moins essoufflées.

« Ouais mais tu vois, Casper si je ne m'abuse c'est le GENTIL fantôme ! C'est pas comme les trois autres là, ses oncles j'crois. Quoi qu'il en soit le film est sorti bien après ma naissance, genre presque dix ans après, tu sais celui avec la superbe Christina Riccie ! Bref tout ça pour dire que j'suis un gentil, mais c'est vrai que mes parents n'ont pas trop réfléchi, ou alors ils étaient stone, z'avaient du trop fumer les herbes du potager, sans doute, mais on s'habitue ! Kathérina c'est un très joli prénom en revanche ! ».

En plus de porter un bien joli nom, la blondinette avait l'air d'être quelqu'un de franc !

« Vous.. tu as raison, ton approche est.. bizarre, mais au moins tu n'as pas peur de moi... Attention je.. je sous entend pas que je suis dangereuse, je suis rien de tout ça moi je... je suis pas une allumée du bocal comme les autres, mon cerveau fonctionne tu vois, je veux juste rentrer chez moi. Pourquoi.. pourquoi tu es là ? »

Pour ne pas avoir l'air trop con à faire le pied de grue devant elle, tu t'assois à ses côtés à même le sol pour qu'elle puisse rester dans ce fauteuil, visiblement, elle n'a pas trop l'air de pouvoir tenir debout bien longtemps.


« T'es pas une allumée du bocal... ? », tu répètes son expression et un petit rire espiègle t'échappe, elle est mimie cette nana !

« Alors ben... Techniquement, si tu veux connaître le terme exact que le toubib a employé, je suis- d'après lui- bipolaire. Moi j'aime bien ce mot, ça me fais penser à un ours, tu sais ceux qui sont tous blancs, ben les polaires ! J'trouve ça cool. » oui, quand tu rencontres quelqu'un, t'as un peu tendance à dire tout ce qui te passe par la tête, ce qui te donne la sensation d'avoir contracté le syndrome de Peter Pan en plus, mais ça va c'est gérable.

« Troubles maniaco-dépressifs, troubles émotionnels, blablabla, que des mots savants pour te dire en fait que dans ta tête ça tourne pas trop rond. Enfin bon, toujours plus que lui... », tu te penches vers Kathérina, et désigne discrètement un type qui se frappe le haut de crâne machinalement en fixant le vide depuis dix bonnes minutes.

« Mais sinon ça va je gère, j'devrais bientôt sortir et reprendre mon boulot... ça me manque. », TU M’ÉTONNES ! Tu ne peux t'empêcher de lever les yeux au ciel, exaspéré par ton propre comportement. T'es enfermé dans un HP, et tu penses à ta classe, les lycéens t'auraient dit « Nan mais Allo quoi ! ».

« Et toi alors ? », t'as envie de lui demander si elle est anorexique, mais personne en demande ça. T'as encore un minimum de self-control... (toujours en théorie!).
Made by Neon Demon


Dernière édition par Kasper Lloyd le Dim 16 Oct - 18:47, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
PILULES AVALÉES : 400
MIROIR : Jessica Alba
IDENTITÉ : Nymphette à Mines
CRÉDITS : BIBI
A DÉBARQUÉ LE : 06/04/2016
FORCE : 1394
In your hate, I've found god. In your sin I've found love. In your faith, I've found forgiveness.
SITUATION : Mariée
EST ÂGÉ DE : 20 ans
avatar
Kathérina Barrow

MessageSujet: Re: This used to be a funhouse but now it's full of evil clowns   Sam 27 Aoû - 15:20


We'll try to exorcise this place
Kasper & Kathérina


« Sérieux, mais t'as droit à combien de potes dans ta chambre ? Apparemment t'as l'air d'en avoir plusieurs, moi à l'entrée ils m'ont dit que j'avais droit qu'à un seul coloc', alors j'me suis dis que valait mieux être seul que mal accompagné, alors ben j'suis doublement solo ! T'as du bol. Elles sont cools au moins tes copines ? Rien de pire qu'une nana qui surveille ton sommeil pour trouver le meilleur moment pour t'étrangler. ! »
Oui, Kate avait bien parlé de ses adorables amies, celles qui l'avaient condamnées à moisir dans ce trou à rat pour le reste de ses jours. Elle réfléchit quelques instants tout en lâchant la main de Kasper qui venait de lui broyer la sienne. Pour la soulager, elle la massa légèrement et apparemment, elle connaissait tous les gestes pour apaiser des blessures, obligation de danseuse (ou de femme battue) il faut croire. Finalement, elle n'avait pas perdu tant que ça en habitude; elle avait beau porter l'uniforme infame de l'asile qui ne ressemblait en rien à ses habits haute couture, être appelée par son nom de famille comme une lycéenne méprisée des enseignants, elle avait gardé un semblant de bonnes manières (et avait donc décidé de ne pas relever le fait que Kasper venait de lui briser les os de sa main gauche), de prestance mais par dessus tout, elle avait eu le droit de garder son alliance, elle. C'était une des seules choses qu'on lui avait bien accordé et ce pour une raison bien précise; ce bijou pouvait faire prendre conscience en un clin d'oeil aux autres personnalités présentes au sein de son corps qu'elle était bien Kathérina Barrow, épouse du Duc tyrannique et photographe qui l'avait poussé dans le précipice des enfers. Mais actuellement, Kathérina n'était pas prête de réaliser tout cela.


"Nous sommes quatre dans une cellule à un lit. J'avoue qu'au commencement c'était un peu compliqué, surtout pour choisir comment nous allions bien pouvoir dormir. Lyzbeth a sauté sur le lit en criant "je prends celui du dessus !" mais... c'est un lit simple, pas un super posé alors... y'a aucun lit du dessus, c'était une façon subtile de nous faire comprendre qu'on devait dormir sous le lit. Finalement Bonnie l'a rejoint dans sous les draps, moi je dors en dessous par terre et Alicia.. elle ne dort pas. Elle tourne en rond tout le temps." elle fut interrompue par une toux sèche qui lui arracha les poumons mais qui lui permit une réflexion plus longue. Si c'est copines étaient... agréables ? Drôle de question. "Eum.. je crois, du moins elles sont gentilles. On se connait depuis quelques années, et... bon elles sont différentes des autres filles mais elles m'ont beaucoup aidé et.. nous nous sommes faites enfermées en même temps. Lyzbeth a un petit soucis avec les hommes et elle a.. un penchant prononcé pour le cannibalisme. Sa plus chère amie, Bonnie est nymphomane, c'est un véritable coeur d'artichaut pleins de vie, une pile électrique. Puis il y a Alicia qui a quelques TOC et souffre d'hystérie. Mais lorsque tout va bien, elles sont très... gentilles." elle esquissa un léger sourire en baissant les yeux vers Kasper qui avait finit par s'installer au sol.


Justement, Kasper, Kasper. Kathérina n'avait jamais entendu un prénom aussi original, un de ceux qui vous font sourire rien qu'à les entendre. Elle avait l'habitude des prénoms typiquement anglais ou très espagnols de part ses racines mais.. Kasper.. !
« Ouais mais tu vois, Casper si je ne m'abuse c'est le GENTIL fantôme ! C'est pas comme les trois autres là, ses oncles j'crois. Quoi qu'il en soit le film est sorti bien après ma naissance, genre presque dix ans après, tu sais celui avec la superbe Christina Riccie ! Bref tout ça pour dire que j'suis un gentil, mais c'est vrai que mes parents n'ont pas trop réfléchi, ou alors ils étaient stone, z'avaient du trop fumer les herbes du potager, sans doute, mais on s'habitue ! Kathérina c'est un très joli prénom en revanche ! »
La petite blonde ne put s'empêcher de pencher la tête sur le côté, bercée par l'incompréhension lorsqu'il se mit à parler de "Christina Riccie". C'était vraiment bête, Kate était jeune pourtant, elle aurait bien du connaître comme toutes les filles de son âge le nom d'acteurs hollywoodiens tels que George Clooney, Brad Pitt ou.. Christina Riccie tient ! Seulement ces célébrités ne faisaient pas partie intégrante de son monde. Elle connaissait peintres, philosophes, musiciens, producteurs, écrivain, créateurs de mode et photographes mais alors les acteurs.. c'était autre chose.
"Excuse moi j'ai un peu de mal avec les... acteurs je... cela fait un petit moment que je n'ai pas pu visionner de film. Eum donc oui... Casper... je pense que je vais m'en souvenir, bien que tu ne ressembles pas à ce petit fantôme tout blanc qui... ne ressemble qu'à un esprit totalement caricatural ne représentant en rien la réalité." finit-elle en un léger rire un brin moqueur comme Bonnie en avait le secret. "Je te remercie, Kathérina c'est.. Espagnol. Ma mère était gitane."


Elle avait voulu changer de sujet pour ne pas paraître étrange à ne pas connaître par coeur la vie des people en vogue de cet été. Les gens se passionnaient pour les ragots, un fait qui échappait totalement à la blondinette ; c'était vrai que beaucoup de ses collègues danseuses avaient des discussions qui tournaient autour de ces sujets fortement inintéressant, et Kate était bien trop occupée avec SA vie (ou ses vies) pour se soucier de la vie conjugale de Brangelina. Mais ici, à Ostrov Island, ce n'était pas tant ça qui vous faisait passer pour quelqu'un d'étrange, au contraire.
« T'es pas une allumée du bocal... ? » avait répété Kasper en rigolant, rire qui fut vite contagieux avant de s'estomper pour laisser la parole au garçon qui allait exposer son trouble psychiatrique :

« Alors ben... Techniquement, si tu veux connaître le terme exact que le toubib a employé, je suis- d'après lui- bipolaire. Moi j'aime bien ce mot, ça me fais penser à un ours, tu sais ceux qui sont tous blancs, ben les polaires ! J'trouve ça cool. » Kathérina n'avait jamais mis les pieds dans un zoo, mais elle aurait aimé caressé un ours, un jour. Elle était certaine que si elle demandait à Andrew d'en adopter un et de lui construire un enclos, il le ferait bien volontiers.

"J'aime bien les ours. Ca a l'air doux, c'est brutal mais c'est doux. Je crois que j'aime bien ça, cette frontière maigre entre tendresse et brutalité. C'est très beau aussi, un ours, surtout les polaires, tu as raison. Bipolaire. On dirait bien que tu as dans ton cerveau deux pôles, un pôle Nord et un pôle Sud. Peut-être même que sur chaque pôle tu as un ours dans ta tête qui est assis et qui fait des bêtises pour attirer ton attention. Moi j'ai un insecte dans la tête, enfin personne ne me l'a dit mais je le sais parce que je le sens gratter dans mon crâne, il veut sortir par mes tempes alors parfois je creuse, je l'aide un peu parce qu'il me fatigue à gigoter comme ça". Elle posa sa tête sur l'accoudoir du fauteuil à moitié allongée dessus, bel et bien fatiguée mais les mirettes toujours rivées sur le grand brun.
« Troubles maniaco-dépressifs, troubles émotionnels, blablabla, que des mots savants pour te dire en fait que dans ta tête ça tourne pas trop rond. Enfin bon, toujours plus que lui... » dit-il en désignant un pauvre type qui avait l'air totalement dérangé, c'était sur. Kate fit une petite grimace en écoutant ces termes, pour elle à l'asile, c'était certainement ça le plus fou.

"Tu penses qu'au final ça veut dire quelque chose ? Je veux dire... ils nous disent des tonnes de trucs qui nous embrouille la tête.. ça ressemble à de la manipulation ou de l'hypnose, on veut nous faire croire trop d'éléments..." lui demanda la jeune meurtrière tout en étirant machinalement ses jambes engourdies par la position du lotus qu'elle avait gardé toute la matinée sur ce fauteuil.


« Mais sinon ça va je gère, j'devrais bientôt sortir et reprendre mon boulot... ça me manque. »
Kasper et Kathérina avaient au moins un point commun; ils avaient très envie de retrouver leur profession chérie. La blonde rêvait de rechausser les chaussons de danse qu'elle avait l'habitude de porter pour ses représentations, fouler le plancher dans des chorégraphies infernales, entendre le souffle et les mouvements agiles de son partenaire d'entendre les applaudissements lui chatouiller les oreilles.
"Qu'est ce que tu fais dans la vraie vie ? Enfin tu sais, l'extérieur, là où y'a le soleil, les nuages. Tu vis dans une... une ville ? Tu as une voiture et tu peux aller où tu veux ? Tu fais quoi comme métier ?" tout cela ressemblait à l'interrogatoire d'une petite fille qui ne connait rien à la vie à son papa adoré, son super héro de tous les jours. A vrai dire, Kate ne savait plus vraiment ce que cela faisait de.. vivre une vie autonome.

Puis, la question fâcheuse qu'elle n'avait même pas envisagée arriva.
« Et toi alors ? »
Kathérina se redressa un peu dans son fauteuil et tenta de s'attacher la longue crinière blonde qui l'encombrait, en vain.
"Mes amies ont tué des gens. Enfin, à la chaîne, un peu comme des serial killer, Thelma et Louise en moderne. Un jour Alicia, Bonnie et Lyzbeth sont venues chez mon mari, m'ont fait les suivre et m'ont embarqué dans leur.. aventure. Bonnie tombait amoureuse d'un garçon, d'une fille ou d'une.. personne tous les soirs, Lyzbeth les éliminait et... ça a duré quelques semaines. Alors, lorsque les autorités les ont retrouvé, nous avons toute été jugé coupables de ces meurtres et on nous a envoyé ici. Pourtant.. pourtant je ne comprends pas trop à quel jeu on joué les enquêteurs et ceux qui m'ont interrogé. Cela devait être stratégique, mais ils ont nié l'existence de mes amies et le psychiatre m'a dit très sérieusement que j'avais... eum..." elle leva les yeux au ciel comme pour se souvenir de tous les termes employé par le thérapeute avant de reprendre "un Trouble Dissociatif de l'Identité, un syndrome de Fregoli, un syndrome de Côtard et que les.. autres moi étaient atteintes d'hystérie, de Trouble Obsessionnel Compulsif, de mysophobie, de nymphomanie, de cannibalisme et par extension d'autophagie et... j'ai rien compris. Enfin je vois pas le... rapport entre le crime de mes amies et tout ça, mais le psychiatre d'ici m'a certifié que c'était pour cela que je me trouvais ici" conclut-elle en haussant les épaules.

AVENGEDINCHAINS
Revenir en haut Aller en bas
https://nymphettalamine.tumblr.com/
PILULES AVALÉES : 31
MIROIR : Matt Mcgorry
IDENTITÉ : Harrie
CRÉDITS : Bazzart, Tumblr, We heart it
A DÉBARQUÉ LE : 16/08/2016
FORCE : 155

SITUATION : Marié
EST ÂGÉ DE : 30 ans
avatar
Kasper Lloyd

MessageSujet: Re: This used to be a funhouse but now it's full of evil clowns   Lun 29 Aoû - 0:12

Grandir? Quelle drôle d'idée!
Kathérina & Kasper
Vous n’êtes pas exceptionnels, vous n’êtes pas un flocon de neige merveilleux et unique, vous êtes fait de la même substance organique pourrissante que tout le reste, nous sommes la merde de ce monde prête à servir à tout, nous appartenons tous au même tas d’humus en décomposition.

 
« Nous sommes quatre dans une cellule à un lit. J'avoue qu'au commencement c'était un peu compliqué, surtout pour choisir comment nous allions bien pouvoir dormir. Lyzbeth a sauté sur le lit en criant "je prends celui du dessus !" mais... c'est un lit simple, pas un super posé alors... y'a aucun lit du dessus, c'était une façon subtile de nous faire comprendre qu'on devait dormir sous le lit. Finalement Bonnie l'a rejoint dans sous les draps, moi je dors en dessous par terre et Alicia.. elle ne dort pas. Elle tourne en rond tout le temps. », t'explique l'oisillon fragile alors qu'une quinte de toux s'empare d'elle. Tu hausses les sourcils et elle reprend :

« Eum.. je crois, du moins elles sont gentilles. On se connait depuis quelques années, et... bon elles sont différentes des autres filles mais elles m'ont beaucoup aidé et.. nous nous sommes faites enfermées en même temps. Lyzbeth a un petit soucis avec les hommes et elle a.. un penchant prononcé pour le cannibalisme. Sa plus chère amie, Bonnie est nymphomane, c'est un véritable coeur d'artichaut pleins de vie, une pile électrique. Puis il y a Alicia qui a quelques TOC et souffre d'hystérie. Mais lorsque tout va bien, elles sont très... gentilles. »

Ah oui, quand même... ! Pour une fille qui n'était pas « allumée du bocal », elle traînait quand même avec de sacrés phénomènes ! Bon une nymphomane et une hystérique à vrai dire ça te surprend moyennement, t'en a croisé dans ta vie mais des cannibales ! Toi c'était plus ou moins pour rire que tu avais suggéré l'idée de la copine qui t'étrangle dans ton sommeil, mais là la nana, elle t'étrangle pas, elle te BOUFFE ! Genre... Littéralement. C'est hardcore ! Tu peux pas t'empêcher d'afficher une grimace d'étonnement, t'es comme ça un vrai livre ouvert.

« Ah mais... C'est cocasse ! J'veux dire... T'as pas la trouille ? Tu l'as connu d'où cette... Lyzbeth, c'est ça ? Faudra que tu me la montre, j'aimerais pas croiser son chemin sans vouloir te vexer. Et puis c'est quoi son soucis avec les hommes ? On va dire que ça ne me rassure pas tellement vu que... », tu esquisses un petit rire parce que t'es un peu gêné. Tu te désignes d'un geste maladroit de la main, l'air de dire « ben j'suis un mec bon bon... ! ».

Un mec qui porte un nom de petit fantôme, d'ailleurs quand tu évoques Christina Riccie, la jeune femme prend une tête de petite fille qui n'arrive pas à résoudre un problème de maths.

« Excuse moi j'ai un peu de mal avec les... acteurs je... cela fait un petit moment que je n'ai pas pu visionner de film. Eum donc oui... Casper... je pense que je vais m'en souvenir, bien que tu ne ressembles pas à ce petit fantôme tout blanc qui... ne ressemble qu'à un esprit totalement caricatural ne représentant en rien la réalité. »

Hein ? Comment pouvait-on passer ne serait-ce qu'une semaine sans se faire une bonne toile ? D'ailleurs tu te demandes comment tu vas bien pouvoir occuper tes journées au sein d' Ostrov Island.

« Sérieux ? Mais le cinéma c'est génial ! C'est de l'art ! Bon, c'est pas aussi distrayant que les jeux vidéos je te l'accorde, mais un bon film peut vraiment faire du bien ! Tu joues à la console, toi, Kathérina ? », d'ailleurs c'est un joli nom, tu l'aimes bien !


« [...] Kathérina c'est.. Espagnol. Ma mère était gitane. »
. Tu hausses les sourcils.

«  Ah ouais ? Tu vois j'aurais plus tendance à penser que c'était genre je sais pas russe ou un truc du genre, un pays de l'Est en tout cas, un truc avec des jolis « r » qui roulent, genre Kathérrrina ! Tu as vécu en Espagne un peu? », ton accent russe est simplement atroce, mais c'est ce que ça t'inspire en tout cas.

Puis évidemment, elle te pose la question qu'est-ce que tu fais ici. Tu te connais tu es du genre « blablablablabla » et de fil en aiguilles, tu compares ta bipolarité à un ours polaire. Tu pensais que c'était à ce moment la que tu allais la perdre mais visiblement pas , elle suit ton délire comme si elle était dans ta tête.


« J'aime bien les ours. Ca a l'air doux, c'est brutal mais c'est doux. Je crois que j'aime bien ça, cette frontière maigre entre tendresse et brutalité. C'est très beau aussi, un ours, surtout les polaires, tu as raison. Bipolaire. On dirait bien que tu as dans ton cerveau deux pôles, un pôle Nord et un pôle Sud. Peut-être même que sur chaque pôle tu as un ours dans ta tête qui est assis et qui fait des bêtises pour attirer ton attention. Moi j'ai un insecte dans la tête, enfin personne ne me l'a dit mais je le sais parce que je le sens gratter dans mon crâne, il veut sortir par mes tempes alors parfois je creuse, je l'aide un peu parce qu'il me fatigue à gigoter comme ça »

Tu hoches la tête en essayant d'être convainquant mais alors tu te trouve de plus en plus « allumée du bocal ». Nan mais franchement, un insecte dans sa tête, ça aurait pu être poétique et beau, mais quand tu remarques les griffures et les cicatrices profondes sur ses tempes, là t'es bien con.

« Hum.. Oui ! On a tous un animal alors, un peu comme un Patronus dans Harry Potter ! Ah ! », tu te cognes doucement le front avec ta main. « Mince, c'est vrai, t'es pas cinéma ! Enfin bref, ce que je veux dire c'est que... On s'assimile tous à un animal en particulier ». T'es pas certain d'être un ours, c'est vrai que t'as une carrure particulièrement développée et quand tu dis « ours », tu pense gros surtout. Le gros bear à moustache qui se trémousse sur un char de Gay Pride, et tu n'as rien contre les homos ni la gay pride, mais alors c'est à des années lumières de ce que tu veux rendre comme image ! BREF !

« Tu penses qu'au final ça veut dire quelque chose ? Je veux dire... ils nous disent des tonnes de trucs qui nous embrouille la tête.. ça ressemble à de la manipulation ou de l'hypnose, on veut nous faire croire trop d'éléments... »

« J'sais pas. Tu sais franchement je suis pas trop parano. Genre je sais pourquoi je suis ici, là par exemple je vais bien, mais c'est vrai que parfois je pète une durite et ça va pas, et... Abigaël s'inquiète. Abby c'est ma femme au fait. Alors j'aimerais qu'ils me soignent vite fait que je rentre au plus vite. J'ai pas l'impression de me faire manipuler, même si j'aurais quelques objections à faire vis à vis des installations sanitaires par exemple, ou de la « bouffe » qu'ils servent à la cafet', si on peut aller ça ainsi ! », tu grimaces.

Puis vous continuez d'apprendre à vous connaître, des gens presque normaux et civilisés qui discutent, tu aurais presque pu croire à une discussion de voisins de paliers un matin en peignoir.

« Qu'est ce que tu fais dans la vraie vie ? Enfin tu sais, l'extérieur, là où y'a le soleil, les nuages. Tu vis dans une... une ville ? Tu as une voiture et tu peux aller où tu veux ? Tu fais quoi comme métier ? »


Tu te marres.

« J'ai l'impression de remplir un formulaire ! Alors euh... Je vis dans un endroit magnifique. Tu connais le Vermont ? Un petit État au Nord- Est des États-Unis. J'habite dans une ville qui s'appelle Burlington. C'est joli, bon parfois tu croises de vrais camés dans les rues, c'est un peu flippant mais j'aime l'architecture et la vie que je mène là-bas. C'est ici que j'ai rencontré ma femme lors de mes premières vacances en solo après l'obtention de mon diplôme. Sinon je suis originaire de San Francisco, tiens, la ville des gay pride justement ! Tu vois... Pas très loin de la ville, Abby et moi on a un petit chalet en pleine campagne, isolé du reste du monde. Il est... », tu imagines l'endroit et souris bêtement. « Il est planté juste au milieu des arbres, et en automne tout est orange, vert et jaune, c'est si beau, une vraie toile. Je sens que cette quiétude va me manquer quand même ! Après hum... Ouais j'ai une voiture. Pas très grande mais Abby en a une aussi. On s'est toujours dis qu'on achèterai une voiture familiale quand on aura des enfants. ».

Ton petit chausson de toile cire le plancher et reflète ta trogne nostalgique.

« Ah, et je suis prof, prof de mathématiques dans un lycée. Les gosses sont coriaces, d'ailleurs je leur dois en grande partie mon internement ici, mais... En même temps, ils ont raison, fallait que je prenne du recul un peu. Ça me manque quand même tous ces branleurs qui préfèrent Twitter sur leur iphone pendant que je m'époumone à essayer de les intéresser aux maths ! », tu laisses échapper un petit rire. Et puis y'a Madison là-bas... Tu la revois se frotter le front avec la gomme de son crayon de papier, concentrée. T'as beau expliquer en long en large et en travers comment développer et factoriser, c'est comme si tu parlais chinois, ça lui passe au dessus, elle pige pas, mais... Elle est craquante ! Elle, elle t’enrubanne proprement de sa culture qu'elle étale comme de la confiture pour t'impressionner, elle est mignonne à gesticuler de partout et à jaser comme un moulin à paroles pour cacher sa nervosité. Tu ne sais même pas si elle est au courant de ton internement, tu espères que la rumeur remontera, pas qu'elle croit que tu l'as oubliée...

Pourquoi Kathérina était là, elle au fait ? C'était pas qu'une histoire d'insecte, si ?


« Mes amies ont tué des gens. Enfin, à la chaîne, un peu comme des serial killer, Thelma et Louise en moderne. Un jour Alicia, Bonnie et Lyzbeth sont venues chez mon mari, m'ont fait les suivre et m'ont embarqué dans leur.. aventure. Bonnie tombait amoureuse d'un garçon, d'une fille ou d'une.. personne tous les soirs, Lyzbeth les éliminait et... ça a duré quelques semaines. Alors, lorsque les autorités les ont retrouvé, nous avons toute été jugé coupables de ces meurtres et on nous a envoyé ici. Pourtant.. pourtant je ne comprends pas trop à quel jeu on joué les enquêteurs et ceux qui m'ont interrogé. Cela devait être stratégique, mais ils ont nié l'existence de mes amies et le psychiatre m'a dit très sérieusement que j'avais... eum... »

Oh oh...

«  Un Trouble Dissociatif de l'Identité, un syndrome de Fregoli, un syndrome de Côtard et que les.. autres moi étaient atteintes d'hystérie, de Trouble Obsessionnel Compulsif, de mysophobie, de nymphomanie, de cannibalisme et par extension d'autophagie et... j'ai rien compris. Enfin je vois pas le... rapport entre le crime de mes amies et tout ça, mais le psychiatre d'ici m'a certifié que c'était pour cela que je me trouvais ici ».

Bordel de me*de ! Wow, la pire allumée du bocal d' Ostrov ! Est-ce que... Est-ce qu'elle était en train de lui cacher qu'elle était toutes ces personnes en même temps, que c'était elle la nymphomane, elle l'hystérique, elle la...Cannibale ? Tu avales difficilement ta salive.

« La... La liste est longue dis donc ! T'as gagné on dirait. Ah ouais c'est... C'est chaud ! »
, ben tu sais pas trop quoi dire, tu peux pas lui dire qu'elle est timbrée parce que d'UN, t'es pas le dernier des esprits clairs du périmètre, et de DEUX, t'as pas nécessairement envie que ton foie soit placé sur la liste de ses repas, même « accompagné de fèves au beurre et d'un excellent Chianti ! ».
Made by Neon Demon


Dernière édition par Kasper Lloyd le Dim 4 Sep - 15:58, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
PILULES AVALÉES : 400
MIROIR : Jessica Alba
IDENTITÉ : Nymphette à Mines
CRÉDITS : BIBI
A DÉBARQUÉ LE : 06/04/2016
FORCE : 1394
In your hate, I've found god. In your sin I've found love. In your faith, I've found forgiveness.
SITUATION : Mariée
EST ÂGÉ DE : 20 ans
avatar
Kathérina Barrow

MessageSujet: Re: This used to be a funhouse but now it's full of evil clowns   Lun 29 Aoû - 21:25


Take my hand through the flames
Kasper & Kathérina


« Ah mais... C'est cocasse ! J'veux dire... T'as pas la trouille ? Tu l'as connu d'où cette... Lyzbeth, c'est ça ? Faudra que tu me la montre, j'aimerais pas croiser son chemin sans vouloir te vexer. Et puis c'est quoi son soucis avec les hommes ? On va dire que ça ne me rassure pas tellement vu que... »
Craindre ses amies ? Il était vrai que parfois elle s'était surprise à frisonner devant leurs grands gestes trop déployés, elle avait été témoin de leurs atrocités et les choses qu'elle avait vu étaient encrée dans son être, parfois alimentant ses cauchemars. Mais les trois filles l'avaient sauvé, elles l'avaient attrapé par la manche en courant vers la grande porte infranchissable du manoir, l'avaient poussé du pied, grimpé dans la voiture au prix affriolant de Barrow et avaient quitté les lieux, lui brisant ses chaînes.
« Non je.. il m'est arrivé de les craindre, de me méfier mais... elles m'ont sauvé la vie en me faisant quitter le manoir de mon époux et... je crois que je leurs en suis reconnaissante. » Elle posa un instant son regard sur Kasper en réfléchissant à sa question sur Lyzbeth. Quand l'avait-elle vue pour la première fois, c'était sans doute au bras de Bonnie lorsque cette dernière était venue lui rendre visite bien après son mariage. « Lyzbeth est la... compagne si je puis dire, de Bonnie. Je l'avais déjà vu plusieurs fois sans lui parler auparavant, mais la première fois que je lui ai vraiment adressé la parole, c'était en rentrant chez moi après une de mes représentations au Royal Opera House. Je ne sais plus... pourquoi, mais elle était là avec Bonnie, il me semble que j'étais dans un lamentable état et elle m'a... redonné du courage.. » sa toux inquiétante la repris la coupant dans ses dires « et... eum son soucis avec les hommes... Disons qu'un d'entre eux ne lui a pas fait de cadeaux... vraiment pas. Alors depuis, elle ne les supporte pas. Mais il y a quelques jours elle a sympathisé avec un garçon alors, c'est surement en bonne voie pour qu'elle baisse un peu sa garde. Si tu... ne lui parles pas mal, si tu ne fais pas de blagues douteuses ni déplacées elle ne te fera rien. » ajouta-t-elle en le gratifiant d'un sourire qui se voulait rassurant, sans doute. Il était vrai que ses acolytes ressemblaient assez à des personnes fictives, peu communes. On croise pas tous les jours un girls band de dingues dans les rues, ça s'est sur ! En parlant de fiction, Kate avait un expert en cinématographie sous les yeux il fallait croire !
« Sérieux ? Mais le cinéma c'est génial ! C'est de l'art ! Bon, c'est pas aussi distrayant que les jeux vidéos je te l'accorde, mais un bon film peut vraiment faire du bien ! Tu joues à la console, toi, Kathérina ? » 
Elle laissa échapper un petit rire d'entre ses lèvres en le voyant si vivant dans ses propos. Il y mettait du cœur, c'était frappant ! Mais Kathérina ne pouvait pas le contredire, elle connaissait l'art, elle en aimait toute les formes, chaque façon de l'exprimer lui faisait ouvrir grand les yeux, pétiller ses mirettes. Le dernier film qu'elle avait vu au cinéma était Mister Babadook, histoire d'horreur racontant la relation compliquée d'une mère et son jeune fils découvrant un livre faisant froid dans le dent, dont le protagoniste « Mister Babadook » devenait... réel dans l'esprit du fils... puis de la mère, visiblement bien atteinte elle aussi. Finalement elle ne s'en souvenait plus, le caractère angoissant de la pellicule l'avait fait se nicher dans les bras d'Andrew à qui le film évoquait quelques souvenirs désagréables.
« Je suis d'accord, le cinéma est un art agréable, qui plus est ludique. Les réalisateurs et les scénaristes s'amusent beaucoup à mettre quelques indices révelant le dénouement dans les scènes du début des films, il faut observer, faire attention, je trouve cela très divertissant. Et puis... on s'échappe du monde réel, des soucis quotidiens... C'est pour cela que je n'ai plus le droit de regarder des films, ni de lire de livres. » La maigrelette fille pencha la tête sur le côté lorsqu'il parla de « jeux vidéos ». « Eum.... et bien je n'ai jamais... joué à la console. » avoua-t-elle timidement. « On m'a apprit l'équitation, la danse, la musique, le maintien et... tout ce qui concerne l'éducation alors... je me suis toujours divertie ainsi voyez vous. Puis je me suis mariée, je devais enchaîner entre mes entraînements à la danse, la composition de morceaux, mon époux... je ne me suis jamais pris un moment pour me tester à la technologie. Jamais. » C'était étrange d'ailleurs comme questionnement, jamais personne dans son entourage ne lui avait parlé de jeux vidéos.. ce n'était pas vraiment le centre de discussion des repas mondain, étrangement. En revanche, des discussions autour de son prénoms, des interrogations, ça il y en avait eu !
«  Ah ouais ? Tu vois j'aurais plus tendance à penser que c'était genre je sais pas russe ou un truc du genre, un pays de l'Est en tout cas, un truc avec des jolis « r » qui roulent, genre Kathérrrina ! Tu as vécu en Espagne un peu? » 
Elle se mit vraiment à rire cette fois « Quel accent pathétique, je suis désolée mais pitié, épargne mes oreilles ! Oh j'espère que tu ne parles pas aussi ..bizarrement l'espagnol ! » supplia-t-elle avant d'ajouter « je n'avais jamais entendu mon prénom prononcé de la sorte mais je te remercie, c'était très amusant ! ». Ha, l'Espagne, le pays qu'elle trouvait le plus beau du monde, celui qui la faisait sourire rien que d'entendre ce nom. Espagne. « Bien que je parle espagnol aussi bien que l'anglais, je n'ai pas vécu en espagne, j'allais en vacance aux campements Gitans de la famille de ma mère avec mes parents tous les été, ce sont des souvenirs géniaux que j'ai conservé, si tu savais ! On faisait des spectacles de rue, on se faisait chasser des marchés de l'après-midi, c'était hilarant ! Cela doit faire.. un an et demi que je ne m'y suis pas rendue malheureusement, mais quand j'ai épousé Andrew, mon mari, il a acheté une résidence là bas, sur la côte en bord de mer pour faire en sorte qu'on puisse y aller ensemble, à chaque fois que j'en avais envie. Dès que je partageais à Andrew mon envie d'y retourner, il me disait « cela tombe bien, j'ai deux billets ! » et on partait, comme ça, sans prévenir personne. Andrew avait toujours deux billets. » et ils se rendaient à la maison qui donnait sur la plage, qui était belle, et sa modestie comparée au grand manoir Barrow faisait du bien à Kathérina autant qu'à Andrew.


« Hum.. Oui ! On a tous un animal alors, un peu comme un Patronus dans Harry Potter ! Ah ! Mince, c'est vrai, t'es pas cinéma ! Enfin bref, ce que je veux dire c'est que... On s'assimile tous à un animal en particulier  » 
Un ours Polaire et un Insecte dans la tête, l'un pour l'autre c'était bizarre. Kathérina connaissait les Patronus, c'était comme un animal totem pour elle et elle avait tellement désiré en avoir un, elle aussi. « Je connais Harry Potter, c'est un livre à la base, je les ai lu quand j'étais plus petite ! » La blonde aurait rêvé d'être un chat, libre comme l'air, qui décide où quand comment. Mais elle était plutôt la petite chenille vulnérable qui attendait patiemment de devenir un grand et superbe papillon.
« Moi j'ai une Mante Religieuse tatouée dans le dos. Elle est super grande, mais je sais pas comment elle est arrivée là. Pourtant je suis pas un insecte qui arrache la tête de mon mari. Je suis plutôt... une petite chenille qui demande rien à personne et qu'on prend plaisir à écraser joyeusement du talon. Toi, c'est quoi ton animal ? » Rien que dans ses phrases on pouvait ressentir cette peu d'estime d'elle même insupportable, surtout quand on avait conscience de ce qu'elle pouvait bien accomplir, c'était révoltant. Mais c'était en partie pour cela qu'elle se trouvait entre ces quatre grand murs élevés jusqu'aux cieux qui la conditionnait derrière le grillage, Andrew l'avait démolie, piétiné sa fierté, rendue dingue, paranoïaque.

« J'sais pas. Tu sais franchement je suis pas trop parano. Genre je sais pourquoi je suis ici, là par exemple je vais bien, mais c'est vrai que parfois je pète une durite et ça va pas, et... Abigaël s'inquiète. Abby c'est ma femme au fait. Alors j'aimerais qu'ils me soignent vite fait que je rentre au plus vite. J'ai pas l'impression de me faire manipuler, même si j'aurais quelques objections à faire vis à vis des installations sanitaires par exemple, ou de la « bouffe » qu'ils servent à la cafet', si on peut aller ça ainsi ! »
Rentrer vite, en voilà une envie commune, et pas des moindres. Lui aussi voulait retrouver la chaleur réconfortante de l'amour de sa vie, lui aussi voulait guérir pour rassurer son aimée. Elle soupira, enfin quelqu'un qui lui ressemblait un tout petit peu de ce côté là
«Ta femme te manque.... c'est elle qui a insisté pour que tu sois placé ici ? Et d'ailleurs..Pourquoi n'as-tu pas d'alliance ? » elle semblait perdue dans les dires de Kasper et la logique suivie « Mais tout le monde craque parfois, c'est normal non ? Enfin, ça t'arrive souvent toi, d'exploser ? » demanda-t-elle, curieuse.
Finalement, discuter ça lui plait, elle prend plaisir à découvrir cette personne inconnue en face d'elle autrement qu'en exposant ses drames comme elle avait du le faire avec le psychiatre ou avec d'autres patients. C'était plaisant d'avoir l'air normale, d'avoir des discussions normales.
« J'ai l'impression de remplir un formulaire ! Alors euh... Je vis dans un endroit magnifique. Tu connais le Vermont ? Un petit État au Nord- Est des États-Unis. J'habite dans une ville qui s'appelle Burlington. C'est joli, bon parfois tu croises de vrais camés dans les rues, c'est un peu flippant mais j'aime l'architecture et la vie que je mène là-bas. C'est ici que j'ai rencontré ma femme lors de mes premières vacances en solo après l'obtention de mon diplôme. Sinon je suis originaire de San Francisco, tiens, la ville des gay pride justement ! Tu vois... Pas très loin de la ville, Abby et moi on a un petit chalet en pleine campagne, isolé du reste du monde. Il est... « Il est planté juste au milieu des arbres, et en automne tout est orange, vert et jaune, c'est si beau, une vraie toile. Je sens que cette quiétude va me manquer quand même ! Après hum... Ouais j'ai une voiture. Pas très grande mais Abby en a une aussi. On s'est toujours dis qu'on achèterai une voiture familiale quand on aura des enfants. ».  
Kathérina se mit à sourire bêtement en l'entendant raconter tout cela, « Ca a l'air somptueux. » il aimait les détails, il les exposait au fur et à mesure, maladroitement comme un apprenti peintre qui tentait de reproduire une œuvre de son adoré maître.
« Tu veux des enfants ? Est ce que.. tous les hommes veulent des enfants ? Enfin, tu crois qu'on peut pas être heureux sans, qu'on ressent comme un... vide quand c'est trop tard pour en faire? » Oui, Kasper était un homme normal, alors autant lui poser toute les questions qu'elle n'avait jamais osé poser à personne, et encore moins à son mari ! 
« Ah, et je suis prof, prof de mathématiques dans un lycée. Les gosses sont coriaces, d'ailleurs je leur dois en grande partie mon internement ici, mais... En même temps, ils ont raison, fallait que je prenne du recul un peu. Ça me manque quand même tous ces branleurs qui préfèrent Twitter sur leur iphone pendant que je m'époumone à essayer de les intéresser aux maths ! » jugea-t-il utile d'ajouter tandis que Kathérina n'écoutait déjà plus. Elle se plaisait à se perdre dans ses précédentes phrases, à l'imaginer dans cette jolie maison au milieu des arbres qui lui faisait penser à la petite bâtisse des Ours dans Boucles d'Or. Pauvre tarée, elle avait tellement envie de sortir de sa vie morose qu'elle avait comme nouvelle passion de prendre les histoires des gens, de les imaginer, de les prolonger. Il était sûr que ses histoires à elle faisaient nettement moins rêver ! Elle avait parlé des meurtres de ses amies, de leurs folie et de ses soit-disant troubles et c'était beaucoup moins joyeux et normal que la précédente conversation !
« La... La liste est longue dis donc ! T'as gagné on dirait. Ah ouais c'est... C'est chaud ! » 
Kathérina se gratta machinalement une des tempes. L'insecte courait, courait et se cognait, elle pouvait le sentir taper dans sa tête, c'était extrêmement désagréable !
« J'ai.. j'ai gagné quoi ? Je sais pas trop, mais le psychiatre m'a vraiment expliqué tout ça et c'était absurde. C'est impossible d'être fou à ce point. Et puis si mes amies n'étaient pas réelles, je le saurais, c'est comme... si je te disais que ta femme, ton chien et tout faisaient partis de ton imagination ! L'homme qui m'a fait un examen psychologique avant le procès m'a dit que mes amies étaient moi et franchement, j'ai cru à une blague. Absurde et grotesque n'est-ce pas ? » Ce dernier questionnement sonnait comme un « t'y crois pas, hein ? Dis moi que c'est pas vrai, t'es normal, tu sais ce qui est juste pas vrai ? » et elle le suppliait du regard pour entendre un petit « oui », rien q'un. Mais l'insecte continuait de tambouriner et remplissait sa tête de rires sournois.

AVENGEDINCHAINS
Revenir en haut Aller en bas
https://nymphettalamine.tumblr.com/
PILULES AVALÉES : 31
MIROIR : Matt Mcgorry
IDENTITÉ : Harrie
CRÉDITS : Bazzart, Tumblr, We heart it
A DÉBARQUÉ LE : 16/08/2016
FORCE : 155

SITUATION : Marié
EST ÂGÉ DE : 30 ans
avatar
Kasper Lloyd

MessageSujet: Re: This used to be a funhouse but now it's full of evil clowns   Dim 4 Sep - 14:22

Grandir? Quelle drôle d'idée!
Kathérina & Kasper
Vous n’êtes pas exceptionnels, vous n’êtes pas un flocon de neige merveilleux et unique, vous êtes fait de la même substance organique pourrissante que tout le reste, nous sommes la merde de ce monde prête à servir à tout, nous appartenons tous au même tas d’humus en décomposition.

 
« Non je.. il m'est arrivé de les craindre, de me méfier mais... elles m'ont sauvé la vie en me faisant quitter le manoir de mon époux et... je crois que je leurs en suis reconnaissante. »

Oh.. Oh... OH ! Tu as senti le petit « hic », la pièce qui tombe malencontreusement du rouage si parfait et qui le fait dérailler. Son époux, son manoir, sa vie épargnée, déjà l'image qui se forme dans ta tête n'est pas bien glorieuse. Tu comprends doucement. T'es pas un génie, mais pas besoin d'en être un pour lire la peur dans ses yeux aussitôt qu'elle évoque le souvenir de cette vie en dehors des murs d'Ostrov. Bon... Tu sais pas trop si tu dois lui en parler, ça craint nan de poser ce genre de question ? Oh, depuis quand tu te préoccupes de ce qui craint ou pas toi ?

« Ton mari n'est pas un mec bien ? Malheureusement notre espèce de maris exemplaires tend à disparaître mesdames... », c'est plus fort que toi, t'as l'image d'une cannibale nymphomane qui arrache une petite prude des griffes de son bonhomme. Cette Lyzbeth te glace franchement le sang, t'as pas honte de le penser !

« Lyzbeth est la... compagne si je puis dire, de Bonnie. Je l'avais déjà vu plusieurs fois sans lui parler auparavant, mais la première fois que je lui ai vraiment adressé la parole, c'était en rentrant chez moi après une de mes représentations au Royal Opera House. Je ne sais plus... pourquoi, mais elle était là avec Bonnie, il me semble que j'étais dans un lamentable état et elle m'a... redonné du courage.. »

OMG
, cannibale mais lesbienne, là... Elle devient un peu plus intéressante d'un coup ! Ton esprit de mâle infidèle s'égare un peu et tu décides de refroidir tes fantasmes d'ado pour ne pas laisser la partie sombre de toi contrôler ton cerveau plus ou moins stable pour l'instant. Tu discutes avec une jeune femme qui visiblement, danse au Royal Opera House, peut-être que lui dire que tu imagines sa pote s'encanailler avec son AUTRE pote, c'est pas le truc à dire. Tu écoutes sa toux infernale en fronçant les sourcils, t'es pas médecin, mais cette fille est bien malade.

« et... eum son soucis avec les hommes... Disons qu'un d'entre eux ne lui a pas fait de cadeaux... vraiment pas. Alors depuis, elle ne les supporte pas. Mais il y a quelques jours elle a sympathisé avec un garçon alors, c'est surement en bonne voie pour qu'elle baisse un peu sa garde. Si tu... ne lui parles pas mal, si tu ne fais pas de blagues douteuses ni déplacées elle ne te fera rien. »

Tu n'as pas le moindre tact, tes impulsions te guident et te font plaquer du même coup la paume de ta main sur ton front.

« Eh, c'est pas parce qu'un seul type l'a déçu qu'on est tous par-... », une pause. Est-ce que FRANCHEMENT, t'es le type le mieux placé pour débiter ce genre de conneries ? Pas vraiment, mais fierté masculine ma gueule ! « J'veux dire, y'a des mecs bien quand même, la preuve : elle sympathise avec l'un d'eux ! Bon... Elle va découvrir que c'est un connard lui aussi mais on peu être connard et avoir un bon fond ! », en fait ouais, on est tous plus ou moins pareils, malgré nos différences de caractère. Boh eh, les filles sont toutes pareilles aussi, faut pas te la faire à l'envers ! Enfin, non, pas toutes... Ferme là Kasper, va. « Ah, et si je fais une bonne grosse blague machiste, elle va me manger ? Mais... » tu peux pas t'empêcher de rire, « si elle déteste autant les gars, elle va faire une indigestion avec moi c'est sûr, trop de testostérone ! », tu contractes ton biceps d'un air viril. T'es pas encore Schwarzenegger, mais clairement, cet uniforme ne rend pas hommage à ton corps d'Apollon, le David peut aller se rhabiller. En parlant de « Schwary », t'es tombé sur une nana qui joue du violon et qui n'a sûrement jamais regardé « Tom & Jerry » de sa vie, quelle triste vie ! Enfin bon... Triste mais visiblement, elle sait encore rire. Elle est jolie et toute lumineuse, c'est agréable, un peu de soleil dans la pièce. Tu souris avec elle.

« Je suis d'accord, le cinéma est un art agréable, qui plus est ludique. Les réalisateurs et les scénaristes s'amusent beaucoup à mettre quelques indices révelant le dénouement dans les scènes du début des films, il faut observer, faire attention, je trouve cela très divertissant. Et puis... on s'échappe du monde réel, des soucis quotidiens... C'est pour cela que je n'ai plus le droit de regarder des films, ni de lire de livres. »

Hein ?
Comment ça plus le droit de regarder des films et de lire des livres ? Tu supposes que même dans les Choristes, genre « fond de l'étang» peuvent lire ! Avant qu'elle ne puisse reprendre la parole, tu la lui coupe, tu es scandalisé, et quand tu es scandalisé, tu interviens.

« Attends, quoi ? Comment ça t'as plus le droit de voir des films ou de lire ? Mais tu te diverties comment ? Parce que je suppose que jouer à « un, deux, trois, soleil ! » c'est cool un temps mais voilà quoi ! », puis elle parle de jeux vidéos, ahhh les jeux vidéos et toi, une grande histoire d'amour ! Tu vas être malheureux ici sans pouvoir taquiner ta précieuse console !

« Eum.... et bien je n'ai jamais... joué à la console. »


Duuuuuuuuuur ! Tu grimaces.

« On m'a apprit l'équitation, la danse, la musique, le maintien et... tout ce qui concerne l'éducation alors... je me suis toujours divertie ainsi voyez vous. Puis je me suis mariée, je devais enchaîner entre mes entraînements à la danse, la composition de morceaux, mon époux... je ne me suis jamais pris un moment pour me tester à la technologie. Jamais. »

T'as le droit de le dire... ? Bordel quelle vie chiante !! Tu hoches la tête sans conviction.

« Ah ouais l'équitation et le maintiens ouais... Intéressant ! Une danseuse mélomane, un compositeur, clairement on est pas du même monde ! Moi je cuisine en slip et en tablier ridicule que m'a offert ma femme, et je joue à Tomb Raider. J'écoute du jazz un peu, mais c'est surtout pour me la péter, ça fait assez intellectuel dans ma tête je sais pas pourquoi, pis ça plaît aux femmes, nan ? Sinon je zouk pas mal, j'aime ces musiques qui amènent le soleil, ouhhh chaleuuuuur ! ».

Tu te lèves et entames une petite danse ridiculement sensuelle, tu y mets du cœur, la musique est dans ta tête, t'as légèrement l'air un con, mais tu t'en fous, au fond, le mec derrière toi se tape toujours la tête, alors bon...

Les présentations se font ensuite, étape chronologique obligatoire, elle s'appelle Kathérina, dans ta tête ça sonne russe, mais en même temps, dans ta tête t'aimes le zouk, donc t'es pas fiable ! Elle éclate de rire quand tu tentes l'accent russe, mais t'es pas très doué en accents, t'es américain, pur jus, et ça s'entend !

« Quel accent pathétique, je suis désolée mais pitié, épargne mes oreilles ! Oh j'espère que tu ne parles pas aussi ..bizarrement l'espagnol ! »
Phh, c'est ELLE qui est pathétique ! Bon, tu ris aussi, heureusement que t'as un poil d'auto dérision.

« Je n'avais jamais entendu mon prénom prononcé de la sorte mais je te remercie, c'était très amusant ! ».

Y'a pas de quoi ! C'est gratuit.

« Bien que je parle espagnol aussi bien que l'anglais, je n'ai pas vécu en espagne, j'allais en vacance aux campements Gitans de la famille de ma mère avec mes parents tous les été, ce sont des souvenirs géniaux que j'ai conservé, si tu savais ! On faisait des spectacles de rue, on se faisait chasser des marchés de l'après-midi, c'était hilarant ! Cela doit faire.. un an et demi que je ne m'y suis pas rendue malheureusement, mais quand j'ai épousé Andrew, mon mari, il a acheté une résidence là bas, sur la côte en bord de mer pour faire en sorte qu'on puisse y aller ensemble, à chaque fois que j'en avais envie. Dès que je partageais à Andrew mon envie d'y retourner, il me disait « cela tombe bien, j'ai deux billets ! » et on partait, comme ça, sans prévenir personne. Andrew avait toujours deux billets. »

Tu clignes des yeux, plusieurs fois. Cette fille joue du violon, fait de la danse classique, a épousé un artiste, et prends des cours de maintien dans son manoir, et... Jadis elle faisait des spectacles de rue avec des gitans ? WHAT ?! Une petite Esméralda qui devait croquer la vie à pleines dents, visiblement cet Andrew en avait fait une gentille petite poupée de porcelaine, c'était navrant. Franchement toi, t'aimes les filles avec un petit grain de folie. T'es évidemment amoureux de Scarlett Johansson comme tous les hommes du monde, mais dans les faits, c'est pas le genre de femmes qui t'attire dans la vie de tous les jours. T'aime le naturel au final, la simplicité, la maladresse, la petite pudeur de façade qui dissimule un érotisme à couper au couteau... Nan t'as personne en tête en particulier, NON ! Ta femme ? Oh bah non, pas ta femme. Abigaël est superbe hein, mais... Mais Abby est un glaçon ! L'iceberg du Titanic est plus « caliente » qu'elle quoi...

« Eh ben dis donc... Ta vie devait être sensiblement différente de celle que t'avais avant d'entrer ici ! Tu regrettes pas quand même, genre... Pas même un petit peu ? Parce qu'Andrew il est bien gentil bichette, mais il t'a pas un peu volé ta vie quand même ? » tu marques une pause, et lèves les mains au plafond. « Comment peut-on ne jamais avoir joué aux jeux vidéos ? », tu ris.

La conversation, qui devenait de plus en plus fantasque, tourna autour du monde des animaux et d' Harry Potter, comme si on avait tous un animal qui pouvait nous caractériser.

« Je connais Harry Potter, c'est un livre à la base, je les ai lu quand j'étais plus petite !  Moi j'ai une Mante Religieuse tatouée dans le dos. Elle est super grande, mais je sais pas comment elle est arrivée là. Pourtant je suis pas un insecte qui arrache la tête de mon mari. Je suis plutôt... une petite chenille qui demande rien à personne et qu'on prend plaisir à écraser joyeusement du talon. Toi, c'est quoi ton animal ? »

Pouah
, alors elle, elle se prenait vraiment pour une sous merde, t'aime pas voir une femme souffrir comme ça. T'as un petit côté féministe même si tu montres que tu veux être un macho. Aucune femme ne mérite d'être une chenille !

« Mais les chenilles se transforment en papillon, nan ? », ta encore quelques petites notions de bio, mais c'est pas vraiment ton domaine. « Harry Potter j'aime bien, mais j'évite de le dire parce que bon j'ai trente ans tout ça, donc ça restera notre secret ! », tu jettes un coup d’œil furtif autour de toi voir si personne n'a entendu ta confidence « Ah je t'aurais jamais imaginé tatouée ! Dément ! Tu me le montre ?? », réflexion faite, elle risquait de mal le prendre... Oh ça vaaa ! Maddie est tatouée aussi, pas quelque chose d'aussi considérable que l'énorme insecte dans le dos de Kathérina (qui visiblement l'avait fait bourrée car elle n'en garde aucun souvenir), mais tu trouves ça mignon.

« Un animal... ? Voyons, j'en sais rien, personne ne m'a encore posé cette question ! Ceci dit c'est vrai qu'en général c'est pas la chose qu'on demande en premier à une personne qu'on rencontre quel animal le caractérise le mieux ! Attends... », tu prends la pose, style Penseur de Rodin, et tu réfléchis. Tu résistes à l'envie presque irrépressible de dire « Un Anaconda », avec ton légendaire petit sourire, et tu te concentres. « Un Blobfish ? Nan je déconnes, physiquement c'est incohérent ! Une mouche car je cherche toujours la merde ? Ok, pas beaucoup plus fin... Nan attends je vais trouver, je vais trouver ! Je dirai plutôt que je ferais un caméléon assez crédible... Ils ont des yeux dotés de mouvements indépendants qui peuvent furtivement guetter de tous les côtés, ils se fondent dans chaque décor, ils se cachent bien... Je suis un petit « Pascal » espiègle à la Raiponce », oui, tu connais bien les dessins animés, et t'as pas d'excuses parce que t'as pas encore d'enfants...

Puis le sujet est moins drôle tout à coup. La maladie, l'internement, Ostrov Island, la réalité. Adieu les fantasmes et les rêves de gosses. Tu expliques que t'es ici parce que t'es bipolaire, c'est assez lourd, et t'es coupé de ta famille, c'est dur.

«Ta femme te manque.... c'est elle qui a insisté pour que tu sois placé ici ? Et d'ailleurs..Pourquoi n'as-tu pas d'alliance ? »


Ah, parlons-en ! Tu regardes ta main gauche d'un air dépité, tu grimaces. Ton annulaire reste tristement nu, t'es pas habitué, normalement tu portes ta bague en or comme une toute petite laisse qui te ramène à la réalité quand tu somnoles, épuisé dans les draps mauves de Madison.

« Ben... Ils me l'ont retiré quand je suis entré ici, ces vautours ! Ils disent que c'est pour ma sécurité soit disant, ils veulent la revendre sur e-bay ouais ! Bon... Là okay c'est un peu de la parano ! Nan mais... Parfois tu vois je craque. J'veux dire... ça va pas, tu vois ?  Genre vraiment pas, c'est pas beau à voir, et ils craignaient qu'il ne m'arrive je ne sais quoi, t'as compris quoi ! Ridicule, mais c'est comme ça. ». T'as pas envie d'y repenser trop fort, tu sens que ça vient...

« Mais tout le monde craque parfois, c'est normal non ? Enfin, ça t'arrive souvent toi, d'exploser ? »


« Franchement, depuis que je suis ici, ça n'aide pas... Je suis censé guérir, mais les coups durs s’enchaînent, puis quand je ne suis pas au fond du gouffre, j'explose et plus personne ne peut me faire taire, et tout le monde a peur, et tout le monde me déteste... Ah je te préviens, tu viens de te faire un pote super relou comme disent les jeunes ! », ce que tu dis pas c'est que t'as une perte totale d'inhibitions, pire qu'un demi litre de vodka. T'es sale, t'es mégalomane, et ça n'arrange rien à ton petit côté mythomane que tu développes un peu plus chaque jour depuis que tu dois rentrer à la maison les vêtements parfumés au pamplemousse rose...  « Enfin, voilà parfois ça arrive, et je te prie de croire que je suis plus funky comme ça ! Je te souhaite pas que cette merde se manifeste devant toi ! ». Autant parler de choses plus légères, d'architecture, de paysages... Tu parles de chez toi, et le sourire se creuse sur ta bouche.

« Ca a l'air somptueux. »

« Ouais ça l'est... Je ne sais pas si c'est aussi beau que l'Espagne, mais j'adore ça. Je suis allé en Andalousie avec Abby une fois, après notre mariage, avant que je pète vraiment les plombs et que je me fasse virer. Il faisait une chaleur à crever, mais j'en garde un très bon souvenir ! ». Tu te souviens l'odeur de la fleur d'oranger qui éclot, des traces de bronzage sur ton corps, du soleil contre ta nuque, des fiestas, de la vie nocturne, tu aimais ça.
Puis une question étrange... Le genre de question que se posent les femmes préoccupées par l'affreuse horloge biologique. On se se pose pas ces interrogations quand on a l'âge de Kathérina, quel âge elle avait au fait ?

« Tu veux des enfants ? Est ce que.. tous les hommes veulent des enfants ? Enfin, tu crois qu'on peut pas être heureux sans, qu'on ressent comme un... vide quand c'est trop tard pour en faire? »


Tu affiches une moue, un truc qui ressemble un peu à un « duck face », et tu réponds maladroitement :

« Euuuh... J'en sais rien. Non, j'imagine que tous les hommes ne désirent pas d'enfants, ni les femmes d'ailleurs. Y'a des mecs fait pour ça, et d'autres pas du tout. Moi par exemple j'en veux, mais est-ce que je serai capable de les assumer ? Bonne question... Enfin les assumer ! C'est pas ça, c'est les élever surtout ! J'imagine que ça doit être super hard d'éduquer un môme, c'est pas comme un petit robot sur lequel t'enlèves les piles si ça te gonfle quoi », magnifique comparaison Kasper, comme toujours ! 

« T'façon, s'ils sont comme moi, c'est pas la peine ! J'veux pas gâcher leur vie avant même qu'ils naissent ! Mes gênes sont pas olympiques, enfin s'ils ont ma beauté affolante, c'est déjà ça ! », tu donnes un petit coup de coude léger à Kathérina, tu plaisantes bien sûr, encore que... T'es pas mal quand même oh ! … Pour un prof de maths ! Enfin tes petits soucis passent pour des broutilles après l'exposition des troubles multiples et lourds que semblaient porter une si jeune femme qui avait l'air tellement insignifiante. La nana elle était hard quoi !


« J'ai.. j'ai gagné quoi ? Je sais pas trop, mais le psychiatre m'a vraiment expliqué tout ça et c'était absurde. C'est impossible d'être fou à ce point. Et puis si mes amies n'étaient pas réelles, je le saurais, c'est comme... si je te disais que ta femme, ton chien et tout faisaient partis de ton imagination ! L'homme qui m'a fait un examen psychologique avant le procès m'a dit que mes amies étaient moi et franchement, j'ai cru à une blague. Absurde et grotesque n'est-ce pas ? »


Tu sais pas quoi répondre, tout simplement parce qu'elle a l'air trop affolée pour ne rien avoir à se reprocher. Là t'as une petite envie qui vient de naître, un petit désir malsain qui gratte avec son ongle à l'intérieur de toi, t'as envie de réveiller une de ses personnalités, t'as envie de voir le phénomène en action, que la preuve de sa « démence » (?) se révèle à toi. Mais tu crains que ça n'éveille la tienne. Douleur contre douleur, trouble contre trouble, le cocktail risque d'être détonnant., mieux valait s'abstenir, sans doute...

« Bon sang, si j'avais du imaginer ma femme, j'aurais inventé Monica Bellucci t'sais ! Hum, trêve de plaisanterie, hum.... J'sais pas mais... T'as aucune photo avec elles, histoire de leur clouer le bec ? ».

Made by Neon Demon
Revenir en haut Aller en bas
PILULES AVALÉES : 400
MIROIR : Jessica Alba
IDENTITÉ : Nymphette à Mines
CRÉDITS : BIBI
A DÉBARQUÉ LE : 06/04/2016
FORCE : 1394
In your hate, I've found god. In your sin I've found love. In your faith, I've found forgiveness.
SITUATION : Mariée
EST ÂGÉ DE : 20 ans
avatar
Kathérina Barrow

MessageSujet: Re: This used to be a funhouse but now it's full of evil clowns   Dim 4 Sep - 17:56


Take my hand through  the flames
Kasper & Kathérina


« Ton mari n'est pas un mec bien ? Malheureusement notre espèce de maris exemplaires tend à disparaître mesdames... »
Kate fit tourner son alliance sur son doigt en essayant de trouver une réponse à cette question inattendue. Le soucis étant bien dessiné sous ses yeux, Andrew avait toujours été irréprochable, il y avait juste cette passion, cette obsession rythmée par la violence qui gâchait leur jolie histoire.
« Non c'est... c'est pas si simple. Tu sais, il y a des femmes qui ont des soucis avec leurs hommes parce qu'ils sont infidèles, ou indifférents face à elles, ça les fait souffrir alors elles divorcent.. elles se battent pour la garde des enfants et... Pour lui et moi c'est tout l'inverse. Quand on s'est rencontré j'avais seize ans et lui vingt six, son côté parfait m'a attiré, vraiment il a toujours été parfait, je te jure. Mais il s'est introduit dans ma tête subtilement, il m'a écarté de tout, de tout le monde et de la vie à l'extérieur. Je ne dois pas exister sans lui, c'est ça qu'il veut, il est trop amoureux, tu vois ? C'est... un besoin obsessionnel qu'il a de m'étouffer, de me séquestrer littéralement, de me prouver que sans lui, je ne peux pas vivre alors, il me fait du mal. Je ne dois pas sortir, je ne dois pas lui désobéir, je dois faire ce qu'il veut quand il veut. Il m'intimide, me frappe, m'humilie. Et pourtant je pense pas... enfin personne ne réagit, pourtant tout le monde sait ce qu'il se passe donc... enfin tu sais j'ai de la chance d'avoir un mari qui m'aime de tout son être, qui est fidèle et qui m'offre Monts et Merveilles alors ...ça ne doit pas être si grave de vivre comme ça, ça ne choque personne autour de nous visiblement. »
C'était bien la première fois qu'elle s'entendait dire ça, sortir de sa bouche de tels choses sans craindre le coup de fouet dans son dos ou les dures réprimandes de son tendre époux. Kathérina avait débranché ses sentiments, parfois elle se sentait tellement légère qu'elle en oubliait les atrocités, le poids brutal de ces faits cruels et violents sur sa petite structure osseuse. Elle avait dit ça comme elle le voyait, sans s'embarrasser de sentiments comme lorsqu'elle en avait parlé avec le gentil Taylor qui lui avait fait ouvrir davantage les mirettes lorsque le soleil d'été les frappait alors qu'ils pleuraient, riaient et se voyaient petit à petit vivre normalement, le temps de quelques heures.


Son histoire s’emboîtait parfaitement avec l'amour catastrophique de Lyzbeth, cette histoire destructrice et violente qu'elle avait connu, l'intensité et le besoin de prouver des choses à l'autre en permanence, dans la haine et la colère.
« Eh, c'est pas parce qu'un seul type l'a déçu qu'on est tous par-...  J'veux dire, y'a des mecs bien quand même, la preuve : elle sympathise avec l'un d'eux ! Bon... Elle va découvrir que c'est un connard lui aussi mais on peu être connard et avoir un bon fond ! »
Kate ne pu s'empêcher de sourire franchement face à l'avocat du diable qu'il était devenu, soudainement sous ses yeux.
« C'est vrai. Mais Lyzbeth est têtue, et les hommes que nous avons fréquenté ont confirmé ses idées ; les hommes sont soit violents, soit infidèles, soit les deux ! C'est ridicule, mais c'est ainsi, elle les déteste. Elle trouve davantage de réconfort dans les bras de sa jolie Bonnie, la situation lui convient presque alors elle ne s'en plaint pas » ajouta la blonde qui tapotait sur sa petite cage thoracique pour que sa toux se dissipe.
« Ah, et si je fais une bonne grosse blague machiste, elle va me manger ? Mais... si elle déteste autant les gars, elle va faire une indigestion avec moi c'est sûr, trop de testostérone ! » s'exclame le grand brun en gonflant fiérement ses biceps.
Kate rit face à ce spectacle farfelu qui s'offre à elle et se met à genoux sur le grand fauteuil qui lui servait de nid, rien que pour toucher les muscles contracté de l'athlète « Quelle carrure ! » ajouta-t-elle en jouant la groupie volontairement « aussi puissant que Gaston dans la Belle et la Bête, n'est ce pas ? ». Puis, elle ne peut s'empêcher de songer à Lyzbeth qui prendrait un air dégoûté face à cet étalage de virilité. « Si.. si tu oses une blague machiste elle va... t'envoyer dans les roses, clairement... Tu sais ce n'est pas parce qu'elle est cannibale qu'elle mange sans arrêt de l'humain. Elle en mange lorsque le mode opératoire est respecté, où si elle meurt de faim, mais autrement... non. Elle n'est pas très mangeuse, tout comme moi. Si tu l'agaces elle risque davantage de soupirer et de tourner les talons plutôt que de te sauter à la gorge.»


Malgré la bonne humeur qu'ils dégageaient finalement tous les deux, de fâcheux tabous firent leur apparition.
« Attends, quoi ? Comment ça t'as plus le droit de voir des films ou de lire ? Mais tu te divertie comment ? Parce que je suppose que jouer à « un, deux, trois, soleil ! » c'est cool un temps mais voilà quoi ! »
Kathérina fit une petite moue en tentant de rattraper ses souvenirs fuyants d'il y a quelques années. Qu'est ce qui la faisait rire, qu'est ce qu'elle aimait vraiment faire, pour ELLE ? Elle ne savait plus trop, malheureusement. « Avant d'arriver à Ostrov je n'avais pas été dehors, à l'extérieur, au moins une année. Je n'avais plus le droit de lire, de regarder la télévision, ou des films parce qu'Andrew ne voulait plus que je m'échappe de la réalité. De SA réalité, tu vois. C'était... si tu veux je devais me consacrer à lui, autant qu'il se consacrait à moi. Fini le monde imaginaire, la composition, terminé l'art et le divertissement. Il m'a brisé suffisamment d'os pour que je ne puisse plus danser, même écrire est devenu presque impossible tant mes blessures me font du mal. Parfois il me confinait dans un endroit dans les catacombes du Manoir Barrow pendant... je ne sais pas, des heures, des jours, des mois ? Je n'avais pas l'heure, pas beaucoup de repas et il aimait m'y mettre et faire comme des... snuff movies mais photographiques.. Autrement je devais rester cloitrée chez nous c'est.. comme un Conte de Fées qui tourne mal. Au début c'était fantastique, on faisait tellement de choses, on allait aux soirées mondaines organisées, à l'Opéra, au théâtre, à des défilés de Haute Couture puis.. il a vu que les gens me regardaient, ma carrière était en flèche et ma surexposition l'a effrayé, il a eut peur de me voir indépendante, que je m'en aille. » Elle se rappelait de ses longues discussions avec des créateurs qui lui proposaient une place dans un défilé, des somptueuses tenues, de grandes séances photos pour l'annonce de leurs collection, elle se souvenait des longues heures de répétitions pour les ballet où elle était protagoniste, des regards admiratifs, et applaudissements et des éloges... et des reproches entêtants d'Andrew qui lui reprochait de trop se faire voir, de le délaisser au profit de sa carrière fleurie. Alors il avait pris plaisir à la détruire, à salir son image, à l'humilier.
« Et c'est pas parce que je ressemble à une petite fille que je joue à un-deux-trois-soleil, Monsieur l'athlète ! J'ai vingt-ans, je suis presque majeure à l'internationale. » ajouta-t-elle comme si ses aveux précédents n'étaient pas lourds et grave, comme une gamine qui apprenait qu'elle allait aller à l'université sur un grand campus parce qu'elle devenait une adulte. Seulement, à vingt ans, elle était déjà brisée par une vie malsaine dans une prison dorée, ligotée avec du satin.


Kasper avait brusquement grimacé lorsqu'elle avait dit ne jamais avoir touché à une console, c'était assez comique, ce type était très.. expressif et visuel, comme un acteur de théâtre ou un danseur qui devait exagérer ses gestes, ses expressions faciales pour se faire voir et comprendre.
« Ah ouais l'équitation et le maintiens ouais... Intéressant ! Une danseuse mélomane, un compositeur, clairement on est pas du même monde ! Moi je cuisine en slip et en tablier ridicule que m'a offert ma femme, et je joue à Tomb Raider. J'écoute du jazz un peu, mais c'est surtout pour me la péter un peu, ça fait assez intellectuel dans ma tête je sais pas pourquoi, pis ça plaît aux femmes, nan ? Sinon je zouk pas mal, j'aime ces musiques qui amènent le soleil, ouhhh chaleuuuuur ! »
Elle fut prise d'un fou rire face à une terrible vision qui se glissait sous ses paupières. Faire la cuisine était un art, il fallait de la concentration et de la rigueur. Parfois un peu d'amusement ne faisait pas de mal, lorsqu'elle faisait des gâteaux avec Andrew, cela pouvait vite partir en bataille de farine à travers le manoir et les domestiques se trouvaient bien chanceux de devoir tout nettoyer par la suite ! Mais faire la « cuisine en slip et tablier ridicule ».. c'était comme si Alicia avouait qu'elle mettait du Nirvana volume maximum pendant qu'elle faisait le ménage en dessous attrayant tout en se servant du balais comme barre de Pool Dance. C'était hilarant !
« Parce que tu crois que je ne sais pas m'amuser, moi aussi ? » demanda-t-elle, le sourire aux lèvres. « Tu penses que j'aime pas le « zouk », que je ne trouve pas canon Tomb Raider et que moi même je ne possède pas de tenues ridicules ? Voyons ! L'aristocratie est remplie de gens comme ça, qui aiment en cachette ce genre de choses et moi je ne m'en suis pas caché. Ma mère est une danseuse de rue, alors tu peux me croire que ton petit déhanché me rappelle d'agréables souvenirs. Tu adorerais l'Espagne, c'est sûr ! » termina la danseuse en applaudissant Kasper qui se donnait littéralement en spectacle « Si j'avais assez de force pour tenir debout, je t'aurais rejoins volontiers, mais tu es tellement impressionnant » sortit-elle ironiquement.


Kate savait rire, elle savait faire n'importe quoi alors que ses parents lui avaient enseigné rigueur, mais qu'est-ce qu'elle avait bien pu s'amuser avec eux dans son agréable enfance. Même si son rythme de vie était dur, musique toute la matinée pour savoir jouer de tout, autant de la voix que de l'instrument, danse l'après-midi où elle variait entre classique et danses latines, elle avait de brefs moments de repos qui lui permettait de respirer l'air extérieur et même des vacances géniales que lui offraient Edward et Maria à l'extérieur de Londres ; dans le pays chaud de sa mère, chez les Ruiz, enfin plutôt là où le vent le portait.
« Eh ben dis donc... Ta vie devait être sensiblement différente de celle que t'avais avant d'entrer ici ! Tu regrettes pas quand même, genre... Pas même un petit peu ? Parce qu'Andrew il est bien gentil bichette, mais il t'a pas un peu volé ta vie quand même ? »
Ses pieds nus avait couru dans les allées poussiéreuses, dans la campagne trop chaude, ses jambes maigres avaient été fouetté par les hautes herbes et elle s'était foulée cent fois les chevilles sur les pavés qui soutenaient les grands marchés. Elle avait dansé sur des grandes tables inoccupées de ces derniers avec ses cousins, ramassé de l'argent, volé même parfois pour eux et regagné les roulottes fatiguées de ces longues journées palpitantes.
« Je ne regrette rien, parce que la vie que m'a offert mon époux était tout aussi palpitante et intense. Alors certes je ne pouvais plus faire n'importe quoi n'importe quand, mais on pouvait faire ensemble ce qu'on voulait, on pouvait même être les maîtres du monde. J'ai montré à Andrew comment monter sur les toits et il m'a montré captiver les gens d'en dessous. Je lui ai appris à se salir et il m'a apprit à briller. Je n'ai jamais autant ris que lorsque j'étais avec lui, il était imprévisible. Parfois il me kidnappe, on part en voiture jenesaisoù et il m'emmène dans des endroits magnifiques et on y passe des nuits, sans maison, sans lit, juste avec une couverture et la beauté de l'univers à notre merci. Il me traîne dans de grandes boutiques de couturier, il m'achète tout et n'importe quoi, puis on s'en va faire usage de tout ça pour son art, ses peintures, ses clichés. Quand il n'est pas le monstre qu'il peut être, c'est un homme formidable, spontané, intéressant... C'est une bonne personne, il ne m'a rien prit, au contraire. Alors... oui, oui parfois.. souvent il est terrible, violent, jaloux, il tape, il crie, m'arrache ma vie, il me fait d'horribles choses mais... il a le droit, comme n'importe qui, de mal aller parfois.. » Et elle se serait laissée mourir, elle aurait abandonné depuis bien longtemps si pendant l'horreur et la torture, elle ne s'était pas raccrochée à tout ces jolis souvenirs, cette tendresse qui était toujours très présente entre eux et cet amour plus fort à chaque seconde, inépuisable.
« Comment peut-on ne jamais avoir joué aux jeux vidéos ? » Kate s'allongea sur le fauteuil, la tête et les jambes sur les accoudoirs « oui bon écoute, personne joue aux jeux vidéos chez les aristo'. Je suis une duchesse, j'ai pas le dernier jeu à la mode, je vais pas aller en enfer pour autant ! » et elle se remit à rire, légèrement, visiblement elle se fichait pas mal de souffrir aujourd'hui, demain cela serait peut-être une autre affaires, certainement.

Malgré tout, Andrew avait bien réussi son coup. Loin de lui, elle se sentait inutile, sans lui, jamais elle ne pourrait être quelqu'un et sa situation en était la preuve.
« Mais les chenilles se transforment en papillon, nan ? »
Elle avait abandonné l'idée de devenir un joli et impressionnant papillon, ceux avec les grandes ailes et les belles couleurs. C'était comme cette transition de la fille à la femme, la sensualité, les courbes, les belles formes, la possibilité de la procréation. Elle était restée au stade de l'enfant, celle au visage creux et aux cernes marquées qui fait presque pitié, celle qui ne pourra jamais donner de progéniture et qui a beau être belle, avoir de long cheveux et un regard vif souligné par un sourire éclatant... ce n'est jamais suffisant. Kate était une chenille, toute petite, qui ne grandirait pas, que la nature avait oublié.
« Pas moi. Parfois j'offre l'illusion d'être un papillon, mais ça s'en va. Je suis une chenille qui attend d'être un peu plus grande, qui veut être un peu plus solide, peut-être même d'être un escargot pour avoir la sensation de se sentir protégée par une coquille. » Considérer qu'elle pouvait être forte semblait impossible à ses yeux, même le simple fait qu'on l'admire lui faisait bizarre, elle se souvenait des premiers cris de la foule, des acclamations après sa première représentation, elle en avait fait une crise d'angoisse tant cela lui paraissait irréaliste « Ecoute la foule ! Elle t'aime, elle a vu ton talent, tu es brillante ! » lui avait dit son père ce soir là, il le lui avait répété à chaque fois, comme sa mère, comme son mari. « Elle est la perfection. » affirmait-il à chaque fois dans des élans de fierté alors qu'elle rougissait de cette idée inconcevable.
« Harry Potter j'aime bien, mais bon j'évite de le dire parce que bon j'ai trente ans tout ça, donc ça restera notre secret ! »
« Harry Potter c'est pour tout le monde voyons ! C'est comme le Seigneur des Anneaux, c'est pour tout le monde. » dit-elle en souriant, comme si elle connaissait par cœur ces univers, comme si elle était Galadriel et qu'elle tentait de convaincre Gandalf que traîner avec un Hobbit n'était pas une honte ! (Ou Legolas, lui faisant comprendre qu'être ami avec un nain n'était pas si fâcheux que cela!)

« Ah je t'aurais jamais imaginé tatouée ! Dément ! Tu me le montre ?? »
Elle l'avait évoqué, mais jamais elle n'avait pu voir à quoi il ressemblait, Lyzbeth lui avait juste dit qu'elle avait le même au dos, comme Bonnie et que, surprise, Alicia, la si parfaite et pure avait sur son corps ce même terrible insecte ! Elle n'était même plus certaine de savoir à quoi cet animal ressemblait mais qu'importe, dénuée de toute notion de pudeur, elle se mit dos à lui et retira sa chemise délavée, dévoilant ce corps enfantin squelettique, mutilé de grandes plaies, couverts de bleus immenses et.. la voilà, l'immense Mante Religieuse stylisée et adaptée de façon originale en monochrome, qui volait finalement presque la vedette à toutes ses blessures et ce corps qui semblait sortir d'un camp de concentration. Elle remit finalement sa chemise, parcourue d'un frisson insupportable. « Je ne me serais jamais imaginée tatouée non plus pour te dire. Si Andrew voyait cela, il se sentirait obligé de me défaire de ma peau, bizarrement. Pourtant beaucoup de gens on des tatouages, même si ça fait très mal, c'est devenu habituel il faut croire. C'est pas le seul que j'ai, mais l'autre est plus discret.» Elle releva sa longue tignasse de cheveux blonds qui couvrait sa frêle nuque et dévoila un A en lettre capitale, A c'était pour Andrew, indéniablement. « Andrew en a un aussi, c'est un K, mais pas pour Kasper hein ! » ajouta-t-elle en riant.

« Un animal... ? Voyons, j'en sais rien, personne ne m'a encore posé cette question ! Ceci dit c'est vrai qu'en général c'est pas la chose qu'en demande en premier à une personne qu'on rencontre quel animal le caractérise le mieux ! Attends...  Un Blobfish ? Nan je déconnes, physiquement c'est incohérent ! Une mouche car je cherche toujours la merde ? Ok, as beaucoup plus fin... Nan attends je vais trouver, je vais trouver ! Je dirai plutôt que je ferais un caméléon assez crédible... Ils ont des yeux dotés de mouvements indépendants qui peuvent furtivement guetter de tous les côtés, ils se fondent dans chaque décor, ils se cachent bien... Je suis un petit « Pascal » espiègle à la Raiponce »
Décidément, ce type est un sacré numéro ! Il s'agite, il ne tient pas en place et est incapable de se montrer sérieux plus de deux minutes. Kathérina en vient même à se demander si il est vraiment capable d'enseigner correctement à ses étudiants !
« Ca serait bien d'être un caméléon. On pourrait passer inaperçu, se cacher à chaque menace. » Kathérina avait beau se sentir bien aujourd'hui, elle évoquait beaucoup la méfiance, elle sentait la peur à des kilomètres et on pouvait certainement la repérer avec ça. Elle pensait souvent à « se protéger », « se cacher », « faire profil bas » et cela en disait long sur la terreur permanente qui flottait en elle. « Puis tu prends la couleur que tu veux et puis Pascal.. j'adore Pascal, il est drôle. Et il tient compagnie et Raiponce qui doit rester toute seule dans sa tour, à s'occuper comme elle peut parce qu'elle ne doit pas descendre. » De toute les héroïnes, ce personnage lui collait le mieux à la peau, c'était certain ! Mais pourtant, son grand amour, Flynn Rider, n'était pas celui qui l'avait séquestré dans cette tour dans cette histoire..


En parlant de grand amour, Kasper disait être marié, avoir une femme qui lui offrait de ridicules choses. Mais le symbole de cet union n'était pas à son doigt, étrangement.
« Ben... Ils me l'ont retiré quand je suis entré ici, ces vautours ! Ils disent que c'est pour ma sécurité soit disant, ils veulent la revendre sur e-bay ouais ! Bon... Là okay c'est un peu de la parano ! Nan mais... Parfois tu vois je craque. J'veux dire... ça va pas, tu vois ?  Genre vraiment pas, c'est pas beau à voir, et ils craignaient qu'il ne m'arrive je ne sais quoi, t'as compris quoi ! Ridicule, mais c'est comme ça. »
Kathérina hocha la tête, elle comprenait, du moins elle pensait comprendre. Autant parfois elle était comme maintenant à ne se soucier de rien, à rester cette fille spontanée et vivante qu'elle était avant.. mais d'autres jours elle restait couchée sous son lit à prier, à sangloter et à se sentir se décomposer. La sensation était insupportable.
« Tu t'es déjà fait mal ? » le questionna-t-elle très naïvement.

« Franchement, depuis que je suis ici, ça n'aide pas... Je suis censé guérir, mais les coups durs s’enchaînent, puis quand je ne suis pas au fond du gouffre, j'explose et plus personne ne peut me faire taire, et tout le monde a peur, et tout le monde me déteste... Ah je te préviens, tu viens de te faire un pote super relou comme disent les jeunes !Enfin, voilà parfois ça arrive, et je te prie de croire que je suis plus funky comme ça ! Je te souhaite pas que cette merde se manifeste devant toi ! »
« Un.. pote ? » Kathérina se remet plus confortablement dans le fauteuil grinçant « J'ai jamais eu d'amis garçons. Enfin il y avait mon partenaire de danse mais j'avais pas le droit de le voir hors cours, tout comme les autres partenaires. Je me suis fait un ami l'autre jour aussi, il est pas du tout comme toi, il est timide, il est .. un peu comme moi. Je sais pas si il joue aux jeux vidéos par contre, je sais pas. »
Et il avait parlé de ce bel endroit et c'était remémoré de jolis moments avec son épouse, évoquant brièvement le commencement de sa maladie ;« Ouais ça l'est... Je ne sais pas si c'est aussi beau que l'Espagne, mais j'adore ça. Je suis allé en Andalousie avec Abby une fois, après notre mariage, avant que je pète vraiment les plombs et que je me fasse virer. Il faisait une chaleur à crever, mais j'en garde un très bon souvenir ! »
L'Andalousie, ça c'était un endroit mémorable ! C'était beau, frais et chaud à la fois, l'ambiance, les gens, tout était fantastique.. c'était un autre monde.


Le sujet changea brusquement. Adieu voyages et animal totem, bonjour questionnements fondamentaux sur la vie humaine, les envies générales des gens normaux, les vrais, ceux de l'extérieur.

« Euuuh... J'en sais rien. Non, j'imagine que tous les hommes ne désirent pas d'enfants, ni les femmes d'ailleurs. Y'a des mecs fait pour ça, et d'autres pas du tout. Moi par exemple j'en veux, mais est-ce que je serai capable de les assumer ? Bonne question... Enfin les assumer ! C'est pas ça, c'est les élever surtout ! J'imagine que ça doit être super hard d'éduquer un môme, c'est pas comme un petit robot sur lequel t'enlèves les piles si ça te gonfle quoi »
Kathérina avait peur de ces envies typiquement humaines. « Il nous faut un bébé, pas parce qu'on s'aime, mais pour la descendance, pour la succession », c'était ça dans l'aristocratie, mais pas pour Andrew, surtout pas pour lui. Il savait très bien que ce serait difficile, voire impossible d'avoir un enfant avec Kathérina mais il s'en fichait, il le lui avait déjà dit cent fois et même si il aurait rêvé d'avoir un enfant aux traits de l'amour de sa vie, il fallait se rendre à l'évidence, si cela se produisait cela relevait du miracle ! « T'façon, s'ils sont comme moi, c'est pas la peine ! J'veux ps gâcher leur vie avant même qu'ils naissent ! Mes gênes sont pas olympiques, enfin s'ils ont ma beauté affolante, c'est déjà ça ! » Kate devait avouer qu'elle s'était dit la même chose. Pas sur la beauté affolante, elle n'était pas prétentieuse, mais elle n'avait pas envie de transmettre ses démons et ses angoisses à un potentiel petit bébé inoffensif. Elle ne voulait pas qu'il connaisse la violence du foyer Barrow, elle ne voulait pas qu'en grandissant il la voit avoir mal, folle et dévasté des mains d'un époux amoureux désespéré et dangereux. « Moi j'aimerais bien en avoir mais... c'est assez compliqué, et... bon ça n'a rien à voir avec mon âge, je suis jeune mais beaucoup de femmes tombent enceinte tôt c'est seulement que... je crois que Dieu m'en veut enfin.. ça ne marche pas, au début ça fonctionne un peu puis après non, les bonnes nouvelles en entrainent de mauvaises, tout le temps. Andrew dit que ce n'est pas grave, que ce n'est pas essentiel mais il sait tout comme moi que même si nous n'en n'avions pas voulu, nous aurions du en faire. C'est.. le soucis, le rang. C'est un Duc, je suis sa Duchesse alors on doit faire suivre le nom. Bien heureusement il a un frère au cas ou, mais c'est vraiment humiliant de ne pas pouvoir en avoir, ne serait-ce qu'un, alors que tout le monde peut. C'est.. voilà on en revient là, les papillons peuvent faire des petits, les chenilles non, elles sont trop jeunes, pas développées comme un papillons, alors pas de bébé. Mais tu as raison, c'est bizarre... d'imaginer un potentiel futur enfant. Comment sera-t-il ? Il sera facile ? Insupportable ? Gentil ou mauvais ? Aussi dingue que nous ? C'est angoissant je trouve. » Décidément, la maladie était en train de la dévorer. Cela faisait presque deux mois et demi qu'elle était malade, que ce virus infestait son corps, la faisait mourir lentement. Elle sentait son corps crever, cette fois c'était bien justifié, elle toussait tellement que sa gorge irritait, comme à vive lui envoyait des signaux d'alerte, elle crachotait du sang comme une malade en phase terminale et s'essuya la bouche d'un revers de manche tout en écoutant Kasper parler, il tentait de trouver des solutions.
« Bon sang, si j'avais du imaginer ma femme, j'aurais inventé Monica Bellucci t'sais ! Hum, trêve de plaisanterie, hum.... J'sais pas mais... T'as aucune photo avec elles, histoire de leur clouer le bec ? ».
Kathérina n'avait pas souvenir d'avoir prit quelque photos, à vrai dire, la dernière chose à faire lors d'une cavale est de prendre des selfies parmi les cadavres avec en légende « oklm posées parmi les macchabées, soirées entre filles, road trip J-12 ! ». Puis vraisemblablement, personne n'était au courant qu'elle fréquentait ces filles, même Andrew.. il n'en savait rien.
« Non, il n'y a aucune preuve de leur existence, peut-être Alicia mais... Bonnie est du genre hippie à ne pas s'encombrer de choses inutiles à ses yeux, elle bouge au gré du vent, et elle ne sait même pas à quoi elle ressemble. Lyzbeth elle trouve cela.. idiot de figer les moments comme cela, alors niveau photographies je te laisse imaginer que ce n'est pas trop cela. Pourtant elles sont reconnaissable, mais personne ne les a vu, jamais. Même ici à l'hopital, les gens nous confondent, c'est bête. Pourtant c'est idiot je.. je pourrais jamais faire ce qu'elles ont fait, je pourrais pas être comme Bonnie à me donner à n'importe qui n'importe quand, ni comme Lyzbeth à manger des gens, boire de l'alcool, coucher avec des filles ! Et je ne suis pas aussi frigide qu'Alicia... »

AVENGEDINCHAINS
Revenir en haut Aller en bas
https://nymphettalamine.tumblr.com/
PILULES AVALÉES : 31
MIROIR : Matt Mcgorry
IDENTITÉ : Harrie
CRÉDITS : Bazzart, Tumblr, We heart it
A DÉBARQUÉ LE : 16/08/2016
FORCE : 155

SITUATION : Marié
EST ÂGÉ DE : 30 ans
avatar
Kasper Lloyd

MessageSujet: Re: This used to be a funhouse but now it's full of evil clowns   Lun 5 Sep - 0:14

Grandir? Quelle drôle d'idée!
Kathérina & Kasper
Vous n’êtes pas exceptionnels, vous n’êtes pas un flocon de neige merveilleux et unique, vous êtes fait de la même substance organique pourrissante que tout le reste, nous sommes la merde de ce monde prête à servir à tout, nous appartenons tous au même tas d’humus en décomposition.

« Non c'est... c'est pas si simple. Tu sais, il y a des femmes qui ont des soucis avec leurs hommes parce qu'ils sont infidèles, ou indifférents face à elles, ça les fait souffrir alors elles divorcent.. elles se battent pour la garde des enfants et... Pour lui et moi c'est tout l'inverse. Quand on s'est rencontré j'avais seize ans et lui vingt six, son côté parfait m'a attiré, vraiment il a toujours été parfait, je te jure. Mais il s'est introduit dans ma tête subtilement, il m'a écarté de tout, de tout le monde et de la vie à l'extérieur. Je ne dois pas exister sans lui, c'est ça qu'il veut, il est trop amoureux, tu vois ? C'est... un besoin obsessionnel qu'il a de m'étouffer, de me séquestrer littéralement, de me prouver que sans lui, je ne peux pas vivre alors, il me fait du mal. Je ne dois pas sortir, je ne dois pas lui désobéir, je dois faire ce qu'il veut quand il veut. Il m'intimide, me frappe, m'humilie. Et pourtant je pense pas... enfin personne ne réagit, pourtant tout le monde sait ce qu'il se passe donc... enfin tu sais j'ai de la chance d'avoir un mari qui m'aime de tout son être, qui est fidèle et qui m'offre Monts et Merveilles alors ...ça ne doit pas être si grave de vivre comme ça, ça ne choque personne autour de nous visiblement. »

Voyons... Tu réfléchis un peu. Est-ce que tu peux être amoureux au point de voler la vie de la personne que t'aimes ? Non, toi tu ferais jamais ça... Encore que... Bordel de c*l mais attends un peu... Si tu l'as fait ! Bon, t'as pas séquestré Madison dans une tour d'ivoire, mais tu lui a pris sa jeunesse, tu l'as privé de rencontrer des hommes de son âge, tu l'as possédée alors que tu as déjà fait ta vie. T'es ce genre de mec qui mène tranquillement sa vie d'homme marié d'un côté, vie bien enrubannée de mensonges, et puis quand t'as deux minutes, tu fonces étouffer cette jeune femme qui es bien trop jeune pour toi. Lors t'es peut-être pas un Andrew, mais tu sais que la jalousie ça fait péter les plombs. Visiblement, la différence d'âge, Kathérina connaissait ça, vos histoires auraient presque pu se croiser si tu avais été un bobo qui jouait du violon.... - pause- Nan, réflexion faite, jamais tu ne jouerais du VIOLON ! Soudain, tu songes à ce que tu as fait à Maddie, est-ce que t'as le droit de lui faire subir ces compromis atroce ? De lui infliger ta femme, ta maison de campagne, tes nuits fugaces au motel du coin, tes promesses jamais tenues, ta maladie... ? Et si elle n'était pas heureuse finalement.. L'idée t'es juste insupportable.

« Mais... Cette vie là, tu l'acceptes, toi ? J'veux dire... T'es heureuse d'avoir été privée de tout ça au profit de ton mari ? », eh on dirait que la conversation devenait constructive et mature... T'es pas en train de couver un truc moche toi ? Bref, n'y pense pas, ça va passer, ça passe toujours. Concentre toi plutôt sur la jolie petite lesbienne qui déteste les mâles (oui, dans ta tête elle est jolie) !

« C'est vrai. Mais Lyzbeth est têtue, et les hommes que nous avons fréquenté ont confirmé ses idées ; les hommes sont soit violents, soit infidèles, soit les deux ! C'est ridicule, mais c'est ainsi, elle les déteste. Elle trouve davantage de réconfort dans les bras de sa jolie Bonnie, la situation lui convient presque alors elle ne s'en plaint pas »


Tu souris comme un gosse à qui on vient de promettre un très gros cadeau. Tu frottes tes mains.

« Vraiment ? C'est vrai qu'on ramasse pas mal avec nos défauts à la cons, mais euh... Si je peux me permettre, vous en avez aussi qui agacent hein ! Les filles ça boude, les filles ça râle, gniagniagnia », tu fais une imitation assez pathétique d'une pimbêche qui grimace, et tu reprends. « Bon okay, tu peux m'accuser de faire des généralités, mais franchement, vous en faîtes aussi, y'a des salauds et des bitches partout ! Un partout, la balle au centre ? ».

Et puis au final sa Lyzbeth elle va flancher en voyant ce corps de rêve que tu sculptes tous les jours, plus pour canaliser ton hyperactivité que pour te la jouer athlète sans cervelle. Oh, l'un n'empêche pas l'autre ! Kathérina se marre quand tu contractes tes muscles, ça l'amuse, tu aimes faire rire les filles, tu sens qu'elle ne se moque pas vraiment, elle taquine, elle renvois la balle, tu joues un peu. La vie de mec, quoi !

« Quelle carrure ! Aussi puissant que Gaston dans la Belle et la Bête, n'est ce pas ? ».
Tu éclates de rire.

« Mais Gaston c'est un PD ! J'te parle d'un vrai mec ! », tu te frappes le torse tel un gorille, mais t'as envie de rire tellement t'es pas crédible. Tu ris d'ailleurs, t'as pas fini, c'est on un peu d'humour.

« Si.. si tu oses une blague machiste elle va... t'envoyer dans les roses, clairement... Tu sais ce n'est pas parce qu'elle est cannibale qu'elle mange sans arrêt de l'humain. Elle en mange lorsque le mode opératoire est respecté, où si elle meurt de faim, mais autrement... non. Elle n'est pas très mangeuse, tout comme moi. Si tu l'agaces elle risque davantage de soupirer et de tourner les talons plutôt que de te sauter à la gorge.»

Tu affiches une moue contrariée.

« Franchement ? J'suis grave déçu ! J'm'étais imaginé un espèce de scénario bien gore, tu viens de briser mon cœur ! », tu fais semblant de pleurer dans un faux mouchoir, mais la plaisanterie fut de courte durée, Kath reprends le sujet de son mec, enfin, son mari, pardon !

« Avant d'arriver à Ostrov je n'avais pas été dehors, à l'extérieur, au moins une année. Je n'avais plus le droit de lire, de regarder la télévision, ou des films parce qu'Andrew ne voulait plus que je m'échappe de la réalité. De SA réalité, tu vois. C'était... si tu veux je devais me consacrer à lui, autant qu'il se consacrait à moi. Fini le monde imaginaire, la composition, terminé l'art et le divertissement. Il m'a brisé suffisamment d'os pour que je ne puisse plus danser, même écrire est devenu presque impossible tant mes blessures me font du mal. Parfois il me confinait dans un endroit dans les catacombes du Manoir Barrow pendant... je ne sais pas, des heures, des jours, des mois ? Je n'avais pas l'heure, pas beaucoup de repas et il aimait m'y mettre et faire comme des... snuff movies mais photographiques.. Autrement je devais rester cloitrée chez nous c'est.. comme un Conte de Fées qui tourne mal. Au début c'était fantastique, on faisait tellement de choses, on allait aux soirées mondaines organisées, à l'Opéra, au théâtre, à des défilés de Haute Couture puis.. il a vu que les gens me regardaient, ma carrière était en flèche et ma surexposition l'a effrayé, il a eut peur de me voir indépendante, que je m'en aille. »

L'expression sur ton visage change du tout au tout. Tes yeux se chargent de flammes, les flammes de la fascination, celles de l'admiration. Tu sens tes mains fourmiller et ton sourire se fond dans un rictus obscène, malsain. Tu t'en rends même pas compte, mais tu dévores tes doigts, rongé par l'excitation. Dis adieu au petit trentenaire attardé, l'ado espiègle et gentil comme tout. Oh tiens, BONJOUR abjecte démon à l’œil qui pétille !

« Beau geste le mec... », tu éclates de rire entre tes mains grandes ouvertes. « Sacré petit salaud. Il est bon... Comment a-t-il fait pour te prendre dans le piège ? Pour t'enfermer, te faire aduler cette captivité, te faire ramper à ses pieds. Cette dépendance, cette dévotion, cette laideur, hum... », tu continues de lécher, de mordre tes doigts comme une glace, puis d'un coup, tu te lèves, brusquement, tu peux plus rester assis. Faut que tu marches, que tu sautes, que tu voles. T'es un électron, t'es une tornade de volts dans un conduit électrique, ton corps se recroqueville sur lui-même et d'un seul coup s'ouvre, bras vers l'extérieur comme si tu explosais littéralement.

« Réponds-moi, petite catin soumise, ça te plaît de manger dans sa main comme une gueuse, une p'tite bourge dépossédée qui crève la dalle, et qui se vend pour un grain de riz, c'est ça que t'es quand il est là, pas vrai ? ». Le changement d'expression sur la visage de Kathérina t'indique que t'es en train de dérailler, tu le sens dans ton corps, ça pique et ça brûle partout comme quand tu essayes de battre le recors mondial de course de relais. Putain si t'avais pu avoir juste assez de cran pour imiter ce type, pour faire de Madison Hardenbrook ta chose bien docile. Elle l'est déjà au fond, elle se pâme devant toi, elle te regarde comme un condamné à mort qui marche vers son exécution et qui entrevoit le ciel pour la dernière fois, mais pour toi c'est pas assez. Elle ne cesse de t'échapper même quand tu prends son visage, quand tu refermes les doigts, elle file. Et puis elle te manque aussi, bordel ! Elle te manque même quand t'es avec elle, ça te ronge ! Une part de toi, la très malsaine part de toi où siège toutes tes pulsions animales a longtemps soupiré son désir de la voler, de la séquestrer comme Andrew, mais toi, toi Kasper Lloyd t'es trop faible pour ça. Toi t'es porté par ta maladie, ça te donne la force nécessaire pour imaginer de telles atrocités, mais dans les faits t'es un bon gros gentil qui a trop peur de quitter le confort de son foyer pour une histoire qui ne rime à rien. Quelque chose sans lendemains, quelque chose de fragile malgré la force de tes émotions. Tu n'aimes pas les mauvaises surprises...  

Un infirmier te guette du coin de l’œil, tu as compris qu'il t'avait repéré : « Lloyd, tes manières ! Ne m'oblige pas à venir te faire une piqûre ! ». Le message est clair. La part obscure de toi, celle que tu ne contrôle pas se refroidie, tu ne veux pas te piqûre oh, t'aimes pas ça, brrr ! Tu redeviens un mec posé, à côté de ses pompes, tu jettes un regard désolé à la jeune femme, t'es mal à l'aise, et ça t'arrive pas souvent d'être mal à l'aise !

« Hum... Navré. J'sais pas ce qu'il m'a pris... Enfin, si je sais. C'est pas très drôle, mais... J'suis comme ça, c'est un genre de... Package entier, et je suis là pour laisser ce que tu as vu ici, et repartir avec... ça ! », tu te désigne d'un geste de main imprécis. « Bon, je t'accorde que niveau mrketing j'aurais pu soigner le truc, j'aurais pu avoir la gueule de Hugh Jackman par exemple mais ça c'est pas ma faute, c'est mes parents, mais bon ça va, j'suis pas Rowan Atkinson non plus, faut pas pousser ! ». T'essayes de détendre un peu l'atmosphère en espérant qu'elle se déride et que ça passe.

Visiblement, et à ton grand soulagement, Kath (oui c'est comme ça que tu l'appelles, Kathérina c'est joli, mais c'est long!), a décidé de suivre ton enchaînement.

« Et c'est pas parce que je ressemble à une petite fille que je joue à un-deux-trois-soleil, Monsieur l'athlète ! J'ai vingt-ans, je suis presque majeure à l'internationale. »

Tu souries sans la regarder.

« Vingt ans, madame, excuse ! On a pile poil dix ans d'écart... », comme Madison, tu sens un petit froid te parcourir, c'est pas le moment de basculer de l'autre côté... Non, tu veux pas parler de devenir homo, NON ! Plutôt l'autre côté de ta bipolarité, le côté « j'veux crever, j'sers à rien, la vie « n'est qu'un égout sans fond » ». Allez, tu te redonnes un peu d'entrain.

« ça va, t'es pas trop impressionné par ma maturité » (LOOOOL) « - ma prestance, et ma carrure ? Tu le dis sinon hein, y'a pas de honte à être intimidée hein ! ».

D'ailleurs en parlant de carrure, tu fais profiter toute la pièce de ta superbe musculature en te déhanchant comme un gogo dancer au milieu des tarés notoires, mais t'es dans ton délire, et t'aime bien, ça te vide un peu la tête, poooouh ça te manque une bonne petite fiesta ! Tu devrais plus sympathiser avec demoiselle « presque majeure à l’international » et te la coller un peu, ça te ferait du bien. Elle éclate de rire, la mécanique de cet éclat de joie te fait du bien, enfin un peu de folie. Ça te rappelle ces heures volées après les cours dans un petit café autour du lycée. Maddie le nez planté dans son mug de chocolat chaud, à rire nerveusement à chacune de tes blagues pourries, le genre de bonheur brut et rare de ta vie.

« Parce que tu crois que je ne sais pas m'amuser, moi aussi ? Tu penses que j'aime pas le « zouk », que je ne trouve pas canon Tomb Raider et que moi même je ne possède pas de tenues ridicules ? Voyons ! L'aristocratie est remplie de gens comme ça, qui aiment en cachette ce genre de choses et moi je ne m'en suis pas caché. Ma mère est une danseuse de rue, alors tu peux me croire que ton petit déhanché me rappelle d'agréables souvenirs. Tu adorerais l'Espagne, c'est sûr ! », s'exclama-t-elle en t'applaudissant chaleureusement. Oh, tu n'en attendais pas tant !

Mais wait wait wait ! Ce qu'elle vient de dire nécessite un LÉGER réajustement.

« Mais t'es sérieuse ?! Tu zouk, tu trouves canon Lara Croft, et t'as des tenues ridicules ? Et pire que tout, tu m'as caché ça ?! Mais fallait commencer par là voyons ! Franchement l'aristocratie j'ai toujours trouvé ça d'un chiant, sans vouloir t'offenser bien sûr ! Manifestement tu relèves le niveau, mais si tu as hérité des talents de ta mère, je regrettes que tu ne sois pas en forme pur me montrer ça, je suis très bon public ! »

« Si j'avais assez de force pour tenir debout, je t'aurais rejoins volontiers, mais tu es tellement impressionnant »


« Tsss ! J'comprends ! », tu marques bien clairement ton auto dérision. « Tu peux pas test' !... Ne me demande pas ce que ça veut dire, mais je pense que ça s'applique au contexte.. ».

Bon sang, ce que t'aurais aimé voir Kath se lâcher un peu comme ça ! Bon, elle n'était pas non plus complètement renfermée dans sa coquille malgré les horreurs qu'elle t'a déjà confiée, mais tu la sens pas non plus « pump it up » quoi. Tu te demandes si à vingt ans, elle n'a pas d'autres choses à faire que de rester enchaînée aux griffes d'un seul et même type. T'sais pas mais à cet âge, elle devrait être dans la vie de tous les types ou de personne ! Elle devrait être libre comme l'air, utiliser le monde comme un terrain de jeu géant, elle a tout le temps pour porter une alliance et pour jouer les grandes dames, c'est triste...  Et pourtant, quand tu fais une toute petite transposition et que tu imagines la femme que... La femme que tu chéries dans les bras d'un autre type, ça te donne des envies de meurtres, mais passons.

« Je ne regrette rien, parce que la vie que m'a offert mon époux était tout aussi palpitante et intense. Alors certes je ne pouvais plus faire n'importe quoi n'importe quand, mais on pouvait faire ensemble ce qu'on voulait, on pouvait même être les maîtres du monde. J'ai montré à Andrew comment monter sur les toits et il m'a montré captiver les gens d'en dessous. Je lui ai appris à se salir et il m'a apprit à briller. Je n'ai jamais autant ris que lorsque j'étais avec lui, il était imprévisible. Parfois il me kidnappe, on part en voiture jenesaisoù et il m'emmène dans des endroits magnifiques et on y passe des nuits, sans maison, sans lit, juste avec une couverture et la beauté de l'univers à notre merci. Il me traîne dans de grandes boutiques de couturier, il m'achète tout et n'importe quoi, puis on s'en va faire usage de tout ça pour son art, ses peintures, ses clichés. Quand il n'est pas le monstre qu'il peut être, c'est un homme formidable, spontané, intéressant... C'est une bonne personne, il ne m'a rien prit, au contraire. Alors... oui, oui parfois.. souvent il est terrible, violent, jaloux, il tape, il crie, m'arrache ma vie, il me fait d'horribles choses mais... il a le droit, comme n'importe qui, de mal aller parfois.. »

Le mec, alias le porte feuille ambulant, le Edward Lewis en puissance ! Il délivre la princesse, la comble, bon, accessoirement la tabasse, mais lui paye des beaux habits ensuite ! Ouf !

« Je suppose que ça te convient, non ? Parce que... Si ça te convenait pas, tu ne resterais pas marié à ce mec. », oui oh « Duc », t'en à quelque chose à faire des titres princiers de tes deux ? Franchement t'es au dessus de ça, un mec est un mec. Kath ne joue pas aux jeux vidéos c'est une chose que tu peux PEUT-ÊTRE excuser, mais quand tu entends la piètre estime d'elle-même qu'elle a, tu te sens bien con.

« Pas moi. Parfois j'offre l'illusion d'être un papillon, mais ça s'en va. Je suis une chenille qui attend d'être un peu plus grande, qui veut être un peu plus solide, peut-être même d'être un escargot pour avoir la sensation de se sentir protégée par une coquille. »

« Mais bah ! Arrête t'es pas un escargot enfin ! Les escargots ça bave et c'est tout gluant, c'est genre dégueulasse ! Les chenilles encore c'est plutôt mignon... Bon j'dis pas que j'aimerais me retrouver dans un bassin rempli de chenilles, mais une seule ça va c'est gérable ! », tu ne comptes plus le nombre de conneries que tu débites par minute. « Regarde, t'as une bonne estime de toi, t'es tatouée ! Les tatoués ont confiance en eux, assez pour encrer à vie un truc sur leur corps, et vu la taille du tiens, t'as confiance ! » oui, cette théorie fondée sur rien du tut, tu viens de l'inventer. D'ailleurs, elle te le montre ce tattoo quand elle retire son chemisier. Son dos est une véritable pyrogravure, l'insecte est stupéfiant, imposant et même terrifiant sur ce petit corps si squelettique, si vulnérable et abîmé.

« Bordeeeeeel ! Ah mais toi ma grande quand tu décides de te faire tatouer, tu fais pas les choses à moitié, poh la vache ! Moi j’en ai pas tu vois... Comme dirait un humoriste français je crois : on ne met pas d'autocollants sur une Ferrari ! ». Oui enfin le petit tattoo dans le creux des reins de Maddie, t'es pas contre non plus hein... BREF !

« Je ne me serais jamais imaginée tatouée non plus pour te dire. Si Andrew voyait cela, il se sentirait obligé de me défaire de ma peau, bizarrement. Pourtant beaucoup de gens on des tatouages, même si ça fait très mal, c'est devenu habituel il faut croire. C'est pas le seul que j'ai, mais l'autre est plus discret.»

Ah bah en même temps c'est juste des tas d'aiguilles qui te perforent la peau toutes en même temps et qui injectent de l'encre dedans, donc bon, par définition c'est pas le Nirvana quoi... ! Puis elle soulève sa crinière blonde, et là, niché dans un petit pli de sa nuque, un joli « A », brillamment calligraphié, tu tombes des nues. Plus discret?? La bestiole est moins tape à l’œil pour toi en fait...

« Andrew en a un aussi, c'est un K, mais pas pour Kasper hein ! »

Tu clignes des yeux.

« Ouais, c'est chaud ça.... Tu vois, moi clairement je pourrais pas ! Il ne me viendrait pas à l'esprit e me faire tatouer le prénom de ma femme ou... Ou autre, même la première lettre ! C'est... Je sais pas. Je comprends que tu puisses aimer un type même très fort ouais okay okay, mais... Je sais pas, c'est TON corps. T'as pas l'impression de te... Déshumaniser quand tu graves cette lettre dans ta chair ? Excuse-moi mais... Je vais te paraître un peu cash, mais t'as l'air d'être une nana avec un bon potentiel de folie, assez loufoque et cool, alors pourquoi ça t'avance à quoi te laisser une partie de ta nuque éternellement à ton mari ? Mince il t'a déjà piqué ton annulaire, ça te suffit pas comme marque d'appartenance ? Il te faut quelque chose d'indélébile que tu ne peux pas retirer, jamais, c'est ça ? Je pige pas, navré ! », tu ris, tu ris jaune plutôt parce que tu sais que quand t'es dans l'une ou l'autre des phases de ta maladie, tu comprends parfaitement Kathérina...  

Bref, tu pars sur un sujet plus léger que l'amour inconditionnel et les délires que cette merde inflige, et vous parlez d'animaux. Elle est plutôt insecte visiblement, et toi caméléon.

« Ca serait bien d'être un caméléon. On pourrait passer inaperçu, se cacher à chaque menace.  Puis tu prends la couleur que tu veux et puis Pascal.. j'adore Pascal, il est drôle. Et il tient compagnie et Raiponce qui doit rester toute seule dans sa tour, à s'occuper comme elle peut parce qu'elle ne doit pas descendre. »

Étrange comme sa manière de raconter un dessin animé rappelle sa propre vie.

« Eh, je sais ce à quoi tu penses et t'identifies hein ! Mais alors laisse tomber bichette ! Raiponce est certes enfermée dans sa tour, mais elle est loin de se complaire dans sa solitude. Elle s'occupe certes, mais elle ne rêve que de se tailler, elle rencontre un bon gros voleur passablement canon, oui ça va, je sais reconnaître la valeur de mes concurrents-, et elle se l'envoie, puis elle sort de sa bulle de confort tout tranquille, elle devient passablement BADASS et récupère le royaume, enfin... J'veux dire, excuse-moi de te vexer, mais t'en es loin. Par contre, je suis curieux de voir si tu deviens brune si je te coupe les cheveux ! ». T'es comme ça, tu as tendance à laisser sortir à haute voix ce que tu penses tout bas, c'est pas une qualité en général... Puis ça n'allait pas aller en s'arrangeant car voilà qu'elle te pose la question de ton alliance, de tes accès de sérieuse dépression...

« Tu t'es déjà fait mal ? »

Quelle drôle de question, décidément, elle est barrée cette gonzesse ! Elle n'a pas trop de filtre comme toi, nan tu l'aimes bien en fait ! T'as pas vraiment tranché encor en fait !

« Tu veux dire mutilation ? Non rien de ce genre. Beaucoup beaucoup d'alcool, coma éthylique, j'me souviens même pas du séjour à l'hôpital alors je dis que je n'y ai jamais mis les pieds de ma vie. Cachetons, alcool, cachetons, lalala c'est la fête quoi ! »
, clairement être pote avec toi c'est le bagne, d’ailleurs t'as des collègues mais pas d’amis.

« Un.. pote ?  J'ai jamais eu d'amis garçons. Enfin il y avait mon partenaire de danse mais j'avais pas le droit de le voir hors cours, tout comme les autres partenaires. Je me suis fait un ami l'autre jour aussi, il est pas du tout comme toi, il est timide, il est .. un peu comme moi. Je sais pas si il joue aux jeux vidéos par contre, je sais pas. »

« Ben... Pote j'sais pas, mais on devient pote là,. C'est vrai j'ai pas une grande expérience de la vie sociale, mais j't'apprécie alors tant qu'on se tape pas dessus et que t'es pas mon boss, on va dire « pote » ! Ah oui, un ami ici, à Ostrov tu veux dire ? Nan mais c'est quoi cette génération de mecs qui jouent pas à la console ? Ça me désole, tiens tellement que j'en fais des rimes ! ».
Des potes parlent des lieux qu'ils aimeraient ou on déjà visités, de leur vie privée, de leur boulot, tout ça c'était fait, puis... Les adultes parlaient d'enfants, parfois. Toi, surtout. T'en n'as pas à toi, mais t'as des classes de trente élèves, t'es rodé.

« Moi j'aimerais bien en avoir mais... c'est assez compliqué, et... bon ça n'a rien à voir avec mon âge, je suis jeune mais beaucoup de femmes tombent enceinte tôt c'est seulement que... je crois que Dieu m'en veut enfin.. ça ne marche pas, au début ça fonctionne un peu puis après non, les bonnes nouvelles en entrainent de mauvaises, tout le temps. Andrew dit que ce n'est pas grave, que ce n'est pas essentiel mais il sait tout comme moi que même si nous n'en n'avions pas voulu, nous aurions du en faire. C'est.. le soucis, le rang. C'est un Duc, je suis sa Duchesse alors on doit faire suivre le nom. Bien heureusement il a un frère au cas ou, mais c'est vraiment humiliant de ne pas pouvoir en avoir, ne serait-ce qu'un, alors que tout le monde peut. C'est.. voilà on en revient là, les papillons peuvent faire des petits, les chenilles non, elles sont trop jeunes, pas développées comme un papillons, alors pas de bébé. Mais tu as raison, c'est bizarre... d'imaginer un potentiel futur enfant. Comment sera-t-il ? Il sera facile ? Insupportable ? Gentil ou mauvais ? Aussi dingue que nous ? C'est angoissant je trouve. »

Tu grimaces, tu sens qu'elle se perd dans son raisonnement, mais une idée en ressort, un truc assez triste.

« Est-ce que t'essayes de me dire que tu es stérile ? J'suis navré pour toi, ça doit être dur... Boh, raison de plus pour faire tous les trucs que les femmes enceintes n'ont pas le droit de faire, eh t'sais mine de rien y'a un paquet de trucs ! »
.

Mais cette toux infernale prend à nouveau possession d'elle sans qu'elle ne puisse la refréner, elle crache du sang, t'as l'impression d'être dans un très mauvais remake d'un film d'horreur à petit budget.

« Euh... Par contre tu vomis de l'hémoglobine là, j'vais p'têtre t'amener à l'infirmerie. C'est quoi c'te toux de l'espace ? Tu vas te faire un décollent de la plèvre à force.. Tu fumes ? », la cigarette, c'est MAL ! T'as jamais touché à ça... Dixit le mec déprimé qui s'enfile des litres d'alcool.. Ton foie fait un peu la gueule quand même !

Le décollement de la plèvre, aussi dangereux que cela pouvait paraître, c'était rien à côté de ce que se traîne véritablement Kath, la pauvre ! Elle a genre... Elle est quatre nanas en même temps, alors ça peut plus ou moins être fun quand t'as quinze ans et que t'essayes de t'affirmer, mais quand tu deviens des psychopathes meurtrières, c'est légèrement plus problématique...

« […] Il n'y a aucune preuve de leur existence, peut-être Alicia mais... Bonnie est du genre hippie à ne pas s'encombrer de choses inutiles à ses yeux, elle bouge au gré du vent, et elle ne sait même pas à quoi elle ressemble. Lyzbeth elle trouve cela.. idiot de figer les moments comme cela, alors niveau photographies je te laisse imaginer que ce n'est pas trop cela. Pourtant elles sont reconnaissable, mais personne ne les a vu, jamais. Même ici à l’hôpital, les gens nous confondent, c'est bête. Pourtant c'est idiot je.. je pourrais jamais faire ce qu'elles ont fait, je pourrais pas être comme Bonnie à me donner à n'importe qui n'importe quand, ni comme Lyzbeth à manger des gens, boire de l'alcool, coucher avec des filles ! Et je ne suis pas aussi frigide qu'Alicia... »

Tu m'étonnes... !
En même temps la pauvre petite chatte ne se rend même pas compte que son histoire sent le roussi ! Elle n'a aucune preuve de l'existence de ses amies, tout le monde l'accule et elle arrive encore à croire à ses illusions, eh c'est fort quand même... !

« Ah ouais... Ben... T'es bonne pour avaler un paquet de cachets toi aussi ! Honnêtement, les bleus sont mes préférés ! », tu plaisantes un peu parce que le drame et les situations délicates ça te réussi mal...

« Alors comme ça, tu n'es pas aussi frigide que cette Alicia...?» , air bien intéressé tout à coup.
«En même temps, c'est pas ma faute, j'peux pas être partout quoi!» , Quel petit con tu fais!

Made by Neon Demon


Dernière édition par Kasper Lloyd le Mar 6 Sep - 10:53, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
PILULES AVALÉES : 400
MIROIR : Jessica Alba
IDENTITÉ : Nymphette à Mines
CRÉDITS : BIBI
A DÉBARQUÉ LE : 06/04/2016
FORCE : 1394
In your hate, I've found god. In your sin I've found love. In your faith, I've found forgiveness.
SITUATION : Mariée
EST ÂGÉ DE : 20 ans
avatar
Kathérina Barrow

MessageSujet: Re: This used to be a funhouse but now it's full of evil clowns   Lun 5 Sep - 21:13


Take my hand through  the flames
Kasper & Kathérina


« Mais... Cette vie là, tu l'acceptes, toi ? J'veux dire... T'es heureuse d'avoir été privée de tout ça au profit de ton mari ? »
Etait-elle heureuse ? Elle ne pas savait, est-ce vraiment important ? Parmi la terreur et l'angoisse qu'elle pouvait bien ressentir lorsqu'elle se trouvait aux creux de ses bras, à se demander ce qu'il allait bien encore pouvoir lui faire, est-ce qu'elle était heureuse ? Les instants passés avec lui qui se devaient être agréables elle... elle redoutait, elle se méfiait alors qu'elle aurait du totalement lâcher prise « la dispute est finie, passons à autre chose ».. non, ce n'était plus possible comme ça, elle le savait. Pourtant certains jours elle se disait que cela devait être normal de vivre l'amour comme ça, à 200%, et que parfois, la colère et la jalousie peuvent aller loin, elle pouvait concevoir cela. Mais est-ce qu'elle avait finalement accepté cette vie ? Peut-être que dans son esprit elle se battait toujours un peu avec cela, mais désormais elle était à Andrew depuis quelques années déjà alors... peut-être qu'elle s'était résignée à cette vie là. « La.. situation me convient parce que je suis amoureuse de lui. C'est la seule chose qui me retient.. enfin ça et quelques chaînes mais... Je... j'ai l'impression de n'avoir rien connu avant qui pourrait me faire voir que la situation est anormale je.. je suis conditionnée dans ce mode de fonctionnement douteux, dans la spirale du « aime moi, montre le moi si tu ne veux pas que je te fasse très mal ». Alors... c'est vrai, ses paroles sont dures, ses coups violents et le reste... nous n'allons pas en parler mais je l'aime. Et je ne suis peut-être plus heureuse du tout à ça mais je ne peux pas l'expliquer. Peut-être qu'au fond il a réussit à me rendre dépendante de lui autant qu'il l'est de moi. J'ai été heureuse, lorsqu'après la violence il me demandait pardon des plus belles façons qu'il soit, on passait à autre chose mais... maintenant, même si il continue à s'excuser j'ai peur que ça recommence, je compte les jours et les heures avant la prochaine fois. Et la vraie vie, je sais même plus ce que c'est. » La question était vraiment complexe, mais s'en dévoilait une idée très simple ; on pouvait clairement aimer, connaître le grand amour sans être heureux, en ayant peur de perde l'autre au point où on l'étouffe, où on l'asservit, on en devient esclave et certains diront que l'amour ne doit pas être fait de ça.

Les hommes au fond n'étaient pas bien différents des femmes, la seule divergence était la fonction face à la nature, et encore. On ne pouvait pas parler selon Kathérina de... traits de caractères communs à un de ces genres.
« Vraiment ? C'est vrai qu'on ramasse pas mal avec nos défauts à la cons, mais euh... Si je peux me permettre, vous en avez aussi qui agacent hein ! Les filles ça boude, les filles ça râle, gniagniagnia Bon okay, tu peux m'accuser de faire des généralités, mais franchement, vous en faîtes aussi, y'a des salauds et des bitches partout ! Un partout, la balle au centre ? »
Kate garda un sourire au coin de son visage, c'était si drole de le voir défendre le clan des « mâles » ainsi, comme si il se sentait visé par les propos assassins féministes. Elle n'osait pas imaginer une discussion entre lui et Lyzbeth, oh ça non ! «  Je n'ai jamais prétendu que tous les hommes étaient les mêmes, cette théorie est fondée par des femmes qui ont été déçue par un homme et qui placent cet homme comme échelle, comme référence, ça les rassure, ça leur permet de se défaire de toute faute. Dans un couple il y a deux personnes, ou trois, enfin passons, je te parle d'un couple normal, lambda. Il n'y a jamais qu'une seule personne à faire des erreurs, c'est impossible, sinon on ne parle pas de couple. Souvent une des deux personnes face à un problème va s'en décharger « c'est pas de ma faute, c'est à cause de lui/d'elle que... » Alors on peut se trouver face à de telles généralités. Les hommes sont égoïstes et menteurs, les femmes sont perfides et traitresses. Je n'aime pas parler de genre, tant qu'à généraliser, je préfère l'échelle humaine. Le monde est fait de personnes qui ne sont pas manichéennes. Chacun a son mode de fonctionnement, il faut s 'y pencher, tenter de comprendre, sinon rien ne sert de s'intéresser à personne de façon.. superficielle, tu vois ? Enfin je pense, mon avis n'en n'est qu'un parmi tant d'autres, mais c'est pour cela que.. personne n'est jamais tout bon ou tout mauvais. Comme.. tu disais, je crois » C'était la théorie même du Ying et du Yang, un peu de mauvais dans le bon et du bon dans le mauvais, l'un sans l'autre ne pouvait exister et fatalement, même si l'amour pouvait se faire entre deux hommes et deux femmes, l'homme sans la femme ne pouvait exister, c'était scientifique. Alors autant tenter de s'entendre un peu, non ?

Kasper semble ravit en tout cas d'être un homme, il montre fièrement ses muscles comme s'il était un sportif de haut niveau (ou un de ces types écervelé à la salle de muscu..), il gesticule, il montre qu'il est là, qu'il existe. Kathérina le compare à Gaston qui est pas mal crétin dans son genre d'ailleurs, un vrai imbécile qui a le monde entier à ses pieds uniquement grace à sa carrure, ce qu'elle trouve insensé mais passons, c'est la logique humaine qui est saugrenue.
« Mais Gaston c'est un PD ! J'te parle d'un vrai mec ! »
Kathérina avait senti que si elle riait encore son cœur allait s'arrêter, et franchement la sensation n'était pas particulièrement agréable, déjà qu'elle devait maintenir ses côtes pour ne pas souffrir en s'exaltant de la sorte. Elle n'avait pas vraiment eu l'occasion de rire, de se vider les poumons avant un moment, même si la douleur était là, elle se sentait libérée d'un poids.
« Oh pardon monsieur le Mâle Viril, alors apprends moi ce qu'est un véritable homme ? » Bon, le terme « apprends moi » était assez spécial, sans pour autant d'arrière pensée, mais elle avait bien envie de connaître SA définition à lui, Ô professeur de Mathématiques aux mœurs légères !
Une chose est certaine, Lyzbeth l'aurait détesté d'être à ce point.. un homme. Le sien n'était pas si prétencieux -ni drole, il fallait se l'avouer, du moins pas avec elle-, mais pour autant, Lyzbeth ne lui aurait pas sauté à la gorge.
« Franchement ? J'suis grave déçu ! J'm'étais imaginé un espèce de scénario bien gore, tu viens de briser mon cœur ! »
Kathérina esquissa un sourire qui voulait bien dire « ton imagination doit être bien soft comparé à ce que j'ai vu », mais elle ne dit rien, ne voulant pas rentrer dans les détails.
« Si tu veux vraiment qu'elle te mange, il faudra avant que Bonnie tombe amoureuse de toi, te passe dessus et t'arrache gentiment la tête, mais je pense que comme tu préfères la garder un petit peu encore... » la blonde lui avait sourit et fait un clin d'oeil, comme pour lui signifier que sa blague... n'en était pas vraiment une.

Puis, un changement, un grand changement. C'était comme si, après l'explication que Kathérina avait fournis par rapport à sa relation malsaine avec son époux, Kasper avait changé, il avait réagit et pas comme Howard l'avait fait en s'indignant de la situation. Non, si Kasper en avait eu l'envie, il aurait applaudit, c'était certain.
« Beau geste le mec... »
Un rire fendit son visage en deux, son sourire n'était plus aussi drole qu'il y a cinq minutes, il n'était plus communicatif.
« Sacré petit salaud. Il est bon... Comment a-t-il fait pour te prendre dans le piège ? Pour t'enfermer, te faire aduler cette captivité, te faire ramper à ses pieds. Cette dépendance, cette dévotion, cette laideur, hum... »
Il était angoissant, ses questions étaient déplacées, ses mots crus... et pourtant il avait fichtrement raison, il employait les bons termes. Kate rampait, elle était tombée dans un puits sans fin et Andrew avait réussi, touché au but. Kathérina ne voulait pas répondre, elle avait l'habitude de ce comportement, elle voyait ce même sourire sur le visage d'Andrew quand il lui faisait du mal et bien que la vision lui était insupportable, il ne fallait pas montrer de signe de faiblesse.
« Réponds-moi, petite catin soumise, ça te plaît de manger dans sa main comme une gueuse, une p'tite bourge dépossédée qui crève la dalle, et qui se vend pour un grain de riz, c'est ça que t'es quand il est là, pas vrai ? »
Kathérina restait de marbre face à ce changement imprévisible d'attitude. Elle aurait pu se replier et lui demander ou plutôt supplier dans la crainte la plus totale de cesser de parler, de partir mais.. elle n'en fit rien. Les injures, l'impatience dans la voix et les gestes brutaux.. c'était son quotidien, cela lui faisait juste très bizarre de se retrouver face à une telle personne de front qui pouvait adopter un comportement semblable à celui d'Andrew. « Réagis bon sang ! Tu te rends compte de ce que tu me fais, hm ? Pourquoi tu ne dis rien, pourquoi tu restes là sans soutenir mon regard ? Arrête, arrête, mais réagit putain ! » elle se souvenait de ces scènes qu'elle avait vécu des milliers de fois en cette année de possession totale, elle se rappelait des coups et de son silence qui rendait fou le duc, qui le faisait flancher, il prenait son visage aux creux de ses mains et il suppliait, il l'implorait pour ne serait-ce que voir une lueur dans son regard vidé. Mais il fallait juste, une totale indifférence, faire abstraction du moment. Un moment ça passe, comme les mots, comme la colère, après ça va mieux. L'insensibilité avait été son arme pour lutter contre le Duc, elle pouvait se controler, elle en était persuadée. Kathérina ne désirait montrer aucun signe de faiblesse, elle restait le regard planté dans le sien, attendant qu'il ait fini son cinéma pour parler, digérant difficilement malgré tout ses mots.
« Tu souhaites savoir ce que je suis quand il est là. Tu n'as pas besoin de réponse, tu l'as dis toi même. Je ne reprendrais pas tes formules impolies, ta grossière façon d'exprimer ça mais tu as vu juste. Mais sache que rien n'est agréable dans de tels moments, la douleur est commune, même si il est dominant et que je suis dominée. » elle avait un calme à tout épreuve, rien dans sa voix ne pouvait laisser penser qu'elle tremblait intérieurement de peur, que son cœur battait à mille à l'heure sous le stress que lui occasionnait la situation. « Sache qu'un jour les situations se retournent, un tyran devient esclave et l'esclave devient tyran, crois moi ou non. »

« Hum... Navré. J'sais pas ce qu'il m'a pris... Enfin, si je sais. C'est pas très drôle, mais... J'suis comme ça, c'est un genre de... Package entier, et je suis là pour laisser ce que tu as vu ici, et repartir avec... ça ! »
Il s'excuse, mais Kathérina en tremble encore, elle se masse les tempes pour se calmer, et aussi pour empêcher finalement l'insecte de sortir de sa tête tout de suite, séquestrant Lyzbeth qui aurait hurlé au scandale et Bonnie qui aurait rit et dit que OUI, elle aimait qu'Andrew lui fasse du mal, l'humilie.
« Ce n'est rien, j'ai l'habitude. La prochaine fois en revanche, si tu pouvais t'abstenir de me traiter de Putain avec des insinuations douteuses, ton discours passera mieux. » un sourire crispé voile son visage, elle veut oublier ce moment pour l'instant, la confrontation a été douloureuse. « Bon, je t'accorde que niveau mrketing j'aurais pu soigner le truc, j'aurais pu avoir la gueule de Hugh Jackman par exemple mais ça c'est pas ma faute, c'est mes parents, mais bon ça va, j'suis pas Rowan Atkinson non plus, faut pas pousser ! »
Elle esquissa un fin sourire à sa tentative d'humour, il fallait qu'elle se lave le cerveau au plus vite, alors elle tapota plusieurs fois sa tempes droite pour que l'insecte face du rangement. Kathérina avait beau être jeune, elle voyait des choses peu communes pour son petit âge, à croire que ça allait être ça sa vie, l'horreur et la folie sept jour sur sept, dans un asile ou chez Barrow.
« Vingt ans, madame, excuse ! On a pile poil dix ans d'écart... » Kathérina lui fait un bref sourire frustré, si il pouvait cesser d'avoir des points communs avec Andrew, elle l'apprécierait volontiers, mais heureusement, ce type est maître pour détendre l'atmosphère.
« ça va, t'es pas trop impressionné par ma maturité ma prestance, et ma carrure ? Tu le dis sinon hein, y'a pas de honte à être intimidée hein ! »
La petite duchesse se détendit, sa bonne humeur redevint communicative et fort heureusement ! « Je crois.. que je vais survivre. Mais si je me mets à pleurer car tu es trop impressionnant, ne t'étonne pas, ça s'appelle le syndrome Groupie, c'est commun apparemment ! »
Bien qu'aujourd'hui elle se sentait relativement détendue, Kasper n'aurait peut-être jamais imaginé d'elle une drôle de fêtarde. Alors certes elle ne se montrait pas ridicule en public comme le faisait Kasper, mais elle avait beaucoup d'autodérision.
« Mais t'es sérieuse ?! Tu zouk, tu trouves canon Lara Croft, et t'as des tenues ridicules ? Et pire que tout, tu m'as caché ça ?! Mais fallait commencer par là voyons ! Franchement l'aristocratie j'ai toujours trouvé ça d'un chiant, sans vouloir t'offenser bien sûr ! Manifestement tu relèves le niveau, mais si tu as hérité des talents de ta mère, je regrettes que tu ne sois pas en forme pur me montrer ça, je suis très bon public ! »
Bon, nous n'allons pas aller jusqu'à dire que Kathérina zoukait, Kate pouvait danser beaucoup de choses, mais elle se plaisait davantage à créer des composition pseudo contemporaines et à les présenter au grand public qui trouvait cela formidable, qui y voyait une démarche alors que ce n'était qu'une grande improvisation, justifiées convenablement par les explications précises mais tout aussi improvisée des époux. Lors de soirées mondaines un peu plus privées, il arrivait à tout ce beau monde de rire sincèrement de tout leurs centres d'intérêts, des choses les plus professionnelles aux plus lugubres.
« Tu as déjà assisté ou vu à la télé les défilés de la fashion week ou ce genre de choses ? Tu as vu leurs fringues ? C'est grotesque parfois, mais convenablement justifié pour que cela paraisse normal, intelligent et donc beau. Parfois des créateurs offrent aux aristocrates qui ont la prétention d'être influent pour faire connaître leurs compositions, et parfois moi et Flora, la mère de mon mari, nous en avons en cadeaux, et je te jure que certaines pièces qui valent une fortune sont tout bonnement... immondes, le genre de chose que tu portes juste pour des soirées déguisées arrosées. Le côté ennuyant de l'aristocratie c'est ce qu'on veut renvoyer pour qu'on nous fiche la paix, on ne vit pas comme vous, c'est un peu comme au dix neuvième siècle mais... nous avons beaucoup plus de second degré et on s'amuse bien. Bien, c'est grace à l'argent en partie, mais si tu venais passer une soirée avec nous tu changerais totalement d'avis. Ah oui, je t'avoue que je regrette un peu de ne pas pouvoir réellement me lever pour te monter mes talents ~ ! Si je peux me remettre à tenir debout et quand mes os seront à nouveau .. en place je te promets une danse, tu m'apprendras.. le zouk !» Et c'est qu'il avait sûr de lui en plus, le Kasper !
« Tsss ! J'comprends ! Tu peux pas test' !... Ne me demande pas ce que ça veut dire, mais je pense que ça s'applique au contexte.. »

Dès que la conversation prenait des airs plus joyeux, les idées de la tristesse et de la folie revenaient sur la tapis, mais c'était peut-être une bonne chose d'en parler avec une personne qui vraisemblablement avait les pieds sur terre.. enfin du moins, un !
« Je suppose que ça te convient, non ? Parce que... Si ça te convenait pas, tu ne resterais pas marié à ce mec. »
Kathérina tapotait de ses doigts son front, nerveusement. Elle n'en savait rien, aujourd'hui elle avait vraiment du mal à savoir ce qu'elle ressentait, du mal à se rappeler de tout même si ses discours précédents se montraient précis.
« Je ne sais pas. Convenir est un bien grand mot, disons plutôt que je fais avec. Je n'ai pas envie de divorcer parce que je suis trop amoureuse de lui, et je sais aussi que si je m'en vais il me harcèlera pour que je revienne, il continuera de détruire ma vie. Alors autant rester avec l'homme que j'aime, souffrir parfois, beaucoup même mais profiter des bons instants lorsqu'il y en a. » Kasper lui posait des questions auxquelles elle évitait de songer, réfléchir sur cette relation avec son âme sœur n'était pas si utile que ça à ses yeux, c'était plutôt une longue torture pour elle que de remettre cela en question. Mais seulement, pouvait-elle continuer de vivre avec un homme qui la faisait se sentir si particulière et parfaite mais qui en contrepartie la tenait en laisse comme une vulgaire chienne.
« Mais bah ! Arrête t'es pas un escargot enfin ! Les escargots ça bave et c'est tout gluant, c'est genre dégueulasse ! Les chenilles encore c'est plutôt mignon... Bon j'dis pas que j'aimerais me retrouver dans un bassin rempli de chenilles, mais une seule ça va c'est gérable !Regarde, t'as une bonne estime de toi, t'es tatouée ! Les tatoués ont confiance en eux, assez pour encrer à vie un truc sur leur corps, et vu la taille du tiens, t'as confiance !  » Le rire l'attrapa à nouveau, la spontanéité de Kasper était surprenante, il était d'un naturel qui le rendait radieux et impressionnant, vraiment ! « D'accord, je t'avoue que je ne bave pas, bien heureusement. Mais... d'où sors-tu cette théorie sur les tatoués j'ai... je t'ai dis que je savais pas d'où sortais ce tatouage, y'a.. y'a rien qui parle de confiance ici, c'est juste un tatouage d'un insecte pour lequel je n'ai.. aucun intérêt.» Elle ne s'en souvenait pas, mais le soir où Lyzbeth s'était fait faire ça, elle avait prié pour l'homme qui la tatouait ait un minimum de talent, d'autant plus que c'était la deuxième fois de sa vie qu'elle faisait confiance à l'un d'entre eux. De toute façon, elle lui aurait fait manger son encre et ses aiguilles si il l'avait râté. « Bordeeeeeel ! Ah mais toi ma grande quand tu décides de te faire tatouer, tu fais pas les choses à moitié, poh la vache ! Moi j’en ai pas tu vois... Comme dirait un humoriste français je crois : on ne met pas d'autocollants sur une Ferrari ! » la danseuse arqua un sourcil « et moi je suis quoi alors, une bicyclette ? » plaisanta-t-elle en le poussant gentiment (et surtout pas bien fort). En tout cas, la Ferrari semblait choquée de voir le cou de Kathérina marqué de la première initiale du prénom de son tendre époux, comme un numéro de série sur un objet ;« Ouais, c'est chaud ça.... Tu vois, moi clairement je pourrais pas ! Il ne me viendrait pas à l'esprit e me faire tatouer le prénom de ma femme ou... Ou autre, même la première lettre ! C'est... Je sais pas. Je comprends que tu puisses aimer un type même très fort ouais okay okay, mais... Je sais pas, c'est TON corps. T'as pas l'impression de te... Déshumaniser quand tu graves cette lettre dans ta chair ? Excuse-moi mais... Je vais te paraître un peu cash, mais t'as l'air d'être une nana avec un bon potentiel de folie, assez loufoque et cool, alors pourquoi ça t'avance à quoi te laisser une partie de ta nuque éternellement à ton mari ? Mince il t'a déjà piqué ton annulaire, ça te suffit pas comme marque d'appartenance ? Il te faut quelque chose d'indélébile que tu ne peux pas retirer, jamais, c'est ça ? Je pige pas, navré ! » Kate soupira en se massant les tempes, décidément, ce type interprétait beaucoup trop les faits. « Mais encore une fois, qui t'as dit que j'avais choisi de me faire tatouer ça ? On est pas tous les deux allés gentiment chez le tatoueur avec cette idée là en tête si tu veux savoir. Il ne m'a pas laissé le choix. » et c'était peut-être plus révoltant vu comme ça, en effet. « Et puis ça fait bien longtemps que ce corps ne m'appartient plus » conclua-t-elle.

Vraiment, c'était assez drôle de voir comment Kasper interprétait tout et n'importe quoi, ou alors de travers, on aurait dit un enfant lucide qui parlait sans filtre de parole, cette idée là faisait sourire Kate qui écoutait, le sourire aux lèvres.
« Eh, je sais ce à quoi tu penses et t'identifies hein ! Mais alors laisse tomber bichette ! Raiponce est certes enfermée dans sa tour, mais elle est loin de se complaire dans sa solitude. Elle s'occupe certes, mais elle ne rêve que de se tailler, elle rencontre un bon gros voleur passablement canon, oui ça va, je sais reconnaître la valeur de mes concurrents-, et elle se l'envoie, puis elle sort de sa bulle de confort tout tranquille, elle devient passablement BADASS et récupère le royaume, enfin... J'veux dire, excuse-moi de te vexer, mais t'en es loin. Par contre, je suis curieux de voir si tu deviens brune si je te coupe les cheveux ! » « Il ne me semble pas l'avoir vu s'envoyer en l'air avec le voleur, mais si tu le dis. Enfin, elle elle a pu partir au bout de dix huit ans, moi j'en ai pour toute la vie à être coincée dans ma tour, ou plutôt dans les sous sols de la tour. Alors, pour ce qui touche ma tignasse, je peux difficilement te répondre, j'ai du couper... quatre ou cinq fois mes cheveux.. enfin les pointes en vingt ans alors... Bien que je ne puisse pas encore faire de la balançoire dessus, comme Raiponce. D'ailleurs je n'ai jamais eu de caméléon, mais j'avais un chien ! » la simple évocation joyeuse de l'animal la faisait sourire, comme si le prendre sous son aile était la meilleure chose qui lui soit arrivée dans la vie. Une gamine, c'était une vraie petite fille.

Encore une fois, la conversation devint macabre et triste, le sujet de la maladie revint les frapper, les ramener à la réalité. Ils avaient beau parler, il ne fallait pas qu'ils oublient une chose capitale, ils étaient dans un asile psychiatrique pour un.. moment indéterminé.
« Tu veux dire mutilation ? Non rien de ce genre. Beaucoup beaucoup d'alcool, coma éthylique, j'me souviens même pas du séjour à l'hôpital alors je dis que je n'y ai jamais mis les pieds de ma vie. Cachetons, alcool, cachetons, lalala c'est la fête quoi ! » Kate grimaça, elle avait déjà vu Lyzbeth boire jusqu'à s'en retourner la cervelle, elle avait eu mal pour elle et ce n'était pas très drôle à voir, enfin selon elle et Alicia puisque Bonnie avait l'air de trouver cela distrayant, peut-être que c'était fait pour ça les amis finalement, dédramatiser de la sorte.
« Ben... Pote j'sais pas, mais on devient pote là,. C'est vrai j'ai pas une grande expérience de la vie sociale, mais j't'apprécie alors tant qu'on se tape pas dessus et que t'es pas mon boss, on va dire « pote » ! Ah oui, un ami ici, à Ostrov tu veux dire ? Nan mais c'est quoi cette génération de mecs qui jouent pas à la console ? Ça me désole, tiens tellement que j'en fais des rimes ! » Kathérina esquissa un petit sourire, c'était un record, deux amis en deux mois, à ce rythme là elle aller sympathiser avec tout Ostrov et prendre des cafés avec le directeur ! « Tu penses vraiment que je suis capable de te taper dessus, sérieusement ? » et elle se remit à rire. Oui, c'était ça la sensation oubliée de se sentir bien et détendue, chose que Bonnie se tuait à lui décrire pour que ses souvenirs remontent dans sa cervelle. Il est vrai que des amis, elle n'en avait presque aucun, mais cela lui aurait été d'un grand soutient lorsqu'elle avait du affronter les difficultés de la vie, celles qui vous détruisent et se répètent sans arrêt.
« Est-ce que t'essayes de me dire que tu es stérile ? J'suis navré pour toi, ça doit être dur... Boh, raison de plus pour faire tous les trucs que les femmes enceintes n'ont pas le droit de faire, eh t'sais mine de rien y'a un paquet de trucs ! ».Kate ouvrit grand les yeux et fit un vif « non » de la tête. Être stérile signifiait qu'elle était une cause perdue une personne inutile à la vie puisqu'elle ne pouvait pas la donner. Non, elle ne devait pas être stérile. « Je suis pas stérile je.. j'ai déjà réussi à tomber enceinte mais.. mais à chaque fois ça s'arrête, et c'est même plus étonnant c'est.. douloureusement habituel, c'est évident pourquoi ça fonctionne pas il suffit de me regarder, même si j'avoue que je parviens même plus à croiser un miroir depuis un petit moment. Et si par miracle j'arrive un jour à mener à terme une grossesse, je risque de mourir alors.. je crois que je suis encore bloquée, c'est bien là mon drame. » Pourtant elle avait bien envie d'y croire, elle avait bien envie de fonder une famille, d'avoir des enfants, au moins un, un tout petit qui tiendrait bien la route, qui aurait les yeux de son père et les cheveux de sa mère mais.. trop de facteurs indiquaient sa santé déplorable, Kathérina était mourante tout comme son espoir. Elle avait du mal à arrêter de tousser, cela lui prenait souvent, on avait l'impression qu'elle allait cracher ses poumons et tout ce qui pouvait bien se trouver à l'intérieur d'elle.
« Euh... Par contre tu vomis de l'hémoglobine là, j'vais p'têtre t'amener à l'infirmerie. C'est quoi c'te toux de l'espace ? Tu vas te faire un décollent de la plèvre à force.. Tu fumes ? » Kathérina lui fit signe de rester à sa place et s'essuya à nouveau d'un revers de manche la bouche, respirant de sorte à reprendre ses esprits. « Non, non je fume pas. Je suis malade. Enfin pour faire court, je suis en train de mourir. » ça sonnait grave, mais dans son regard rien ne se passait. Pas de crainte, pas d'impression d'injustice, juste un fait. « J'ai fais des analyses récemment. Les médecins ont dit que j'avais le SIDA. Apparemment je suis au stade clinique 1 ou 2, je comprends pas trop comment j'ai pu chopper ça, j'ai jamais eu de relation sexuelle avec un autre homme que mon mari qui est totalement sain de corps et je ne connais aucun séropositif... Ne t'en fait pas, je sais que ça fait peur, mais tu peux pas l'attraper, on risque pas de coucher ensemble ou de faire un pacte de sang alors aucun risque. » Elle savait bien que les gens étaient freiné par cette idée d'attraper l'incurable maladie qu'était le SIDA, mais pourtant c'était peu probable qu'une simple poignée de main suffise à cette transmission !
« Ah ouais... Ben... T'es bonne pour avaler un paquet de cachets toi aussi ! Honnêtement, les bleus sont mes préférés ! » Kathérina esquissa un petit sourire compatissant « j'en ai tellement que je ne fais même plus attention à leur couleur, si tu veux savoir. » Et dieu savait à quel point Alicia se méfia de ces médicaments « C'est louche, disait-elle, pourquoi en donner autant ? Ils t'embrument la tête, ils t'étourdissent, qu'est ce que tu en tires ? », évidemment, vu comme ça, cela ne semblait pas bénéfique, mais il fallait bien obéir pour ne pas s'attirer de soucis, c'était bien la dernière chose qu'il fallait faire. En parlant d'Alicia..
« Alors comme ça, tu n'es pas aussi frigide que cette Alicia...? En même temps, c'est pas ma faute, j'peux pas être partout quoi! » La petite danseuse esquissa un triste sourire « j'espère que tu ne rencontreras jamais mes amies.. »




AVENGEDINCHAINS
Revenir en haut Aller en bas
https://nymphettalamine.tumblr.com/
PILULES AVALÉES : 31
MIROIR : Matt Mcgorry
IDENTITÉ : Harrie
CRÉDITS : Bazzart, Tumblr, We heart it
A DÉBARQUÉ LE : 16/08/2016
FORCE : 155

SITUATION : Marié
EST ÂGÉ DE : 30 ans
avatar
Kasper Lloyd

MessageSujet: Re: This used to be a funhouse but now it's full of evil clowns   Mar 6 Sep - 22:02

Grandir? Quelle drôle d'idée!
Kathérina & Kasper
Vous n’êtes pas exceptionnels, vous n’êtes pas un flocon de neige merveilleux et unique, vous êtes fait de la même substance organique pourrissante que tout le reste, nous sommes la merde de ce monde prête à servir à tout, nous appartenons tous au même tas d’humus en décomposition.

« La.. situation me convient parce que je suis amoureuse de lui. C'est la seule chose qui me retient.. enfin ça et quelques chaînes mais... Je... j'ai l'impression de n'avoir rien connu avant qui pourrait me faire voir que la situation est anormale je.. je suis conditionnée dans ce mode de fonctionnement douteux, dans la spirale du « aime moi, montre le moi si tu ne veux pas que je te fasse très mal ». Alors... c'est vrai, ses paroles sont dures, ses coups violents et le reste... nous n'allons pas en parler mais je l'aime. Et je ne suis peut-être plus heureuse du tout à ça mais je ne peux pas l'expliquer. Peut-être qu'au fond il a réussit à me rendre dépendante de lui autant qu'il l'est de moi. J'ai été heureuse, lorsqu'après la violence il me demandait pardon des plus belles façons qu'il soit, on passait à autre chose mais... maintenant, même si il continue à s'excuser j'ai peur que ça recommence, je compte les jours et les heures avant la prochaine fois. Et la vraie vie, je sais même plus ce que c'est. »

C'est drôle (enfin « drôle»... Tout est relatif!), parce que Kathérina est incapable de te dire si oui elle est heureuse, ou non elle ne l'est pas. Donc, en d'autres termes, pour toi, elle ne l'est clairement pas ! CQFD. Eh y'a pas de honte à ne pas être heureux, c'est juste qu'elle a répondu toute seule sans le vouloir.

« Alala, et dire que 90% de la communication est non-verbale ! Tu savais ça ? Franchement je ne suis pas complètement crétin, j'essaye de comprendre, mais franchement... Le mec il doit se taper des délires mégalomanes de dingue et prendre son pied qu'il souffre ou pas, ça aide, mais toi t'y gagne pas grand chose, après... ça m'regarde pas, tu fais ce que tu veux, c'est pas moi qui vais te donner des leçons de comment marche les couples ou les sentiment, mais bon, t'as compris ! ».

Après tout, c'était un mec, il lui fallait un temps de réflexion avant d'arriver à se mettre à sa place, le temps d'adaptation n'était pas le même pour tout le monde. Étrangement il n'était pas touché plus que ça par l'horreur que dépeignait Kathérina, sans doute sa maladie qui avait du mal à lui faire ressentir un certain degré d'émotion., et son petit côté macho n'avait rien à voir là dedans !

«  Je n'ai jamais prétendu que tous les hommes étaient les mêmes, cette théorie est fondée par des femmes qui ont été déçue par un homme et qui placent cet homme comme échelle, comme référence, ça les rassure, ça leur permet de se défaire de toute faute. Dans un couple il y a deux personnes, ou trois, enfin passons, je te parle d'un couple normal, lambda. Il n'y a jamais qu'une seule personne à faire des erreurs, c'est impossible, sinon on ne parle pas de couple. Souvent une des deux personnes face à un problème va s'en décharger « c'est pas de ma faute, c'est à cause de lui/d'elle que... » Alors on peut se trouver face à de telles généralités. Les hommes sont égoïstes et menteurs, les femmes sont perfides et traitresses. »

T'es presque sûr d'avoir entendu ça quelque part... Mais passons.

« Je n'aime pas parler de genre, tant qu'à généraliser, je préfère l'échelle humaine. Le monde est fait de personnes qui ne sont pas manichéennes. Chacun a son mode de fonctionnement, il faut s 'y pencher, tenter de comprendre, sinon rien ne sert de s'intéresser à personne de façon.. superficielle, tu vois ? Enfin je pense, mon avis n'en n'est qu'un parmi tant d'autres, mais c'est pour cela que.. personne n'est jamais tout bon ou tout mauvais. Comme.. tu disais, je crois »

Mouais voilà c'est plus ou moins ce que tu pensais, t'aime pas qu'on te prenne pour un cliché, mais en même temps...

« Ouais ! Faut de tout pour faire un monde, et tu me diras, pour que les clichés demeurent, il faut que les exceptions persistent, mais.. » ça fait longtemps que t'as pas sorti une phrase aussi complexe, *APPLAUSE !* « Mais... Quand, même, les hommes viennent de Mars et les femmes de Venus, c'est bien connus, on est pas fait du même mode d'emploi tout de même ! », aaaah ! Voilà, ça t'avait manqué !

Pourtant toi t'as pas vraiment grandi dans un milieu où l'homme doit « agir comme un homme » et inversement, t'as été élevé dans un genre de ferme, et t'as pas été conditionné. Si tu voulais une poupée pour Noël, t'en avais une, point barre. Tu ne sais pas d'où te sortent de telles idées préconçues. Non t'as rien à cacher, t'as pas de complexe d’infériorité, c'est pas pour ça que t'as un corps d'athlète, t'as pas de sexualité refoulée ou quoi, mais c'est un truc que tu supportes pas trop de voir un homme se comporter comme des Princesses de Disney, bon et après ?

«  Tu vois ça... ? », ton biceps se dessine. « ça c'est la vraie virilité ! », ou de la gonflette, au choix !

« Oh pardon monsieur le Mâle Viril, alors apprends moi ce qu'est un véritable homme ? », s'exclame-t-elle en riant.

Qu'elle utilise la formule « apprends-moi » est assez sale, tu l'as relevé tout de suite. Franchement dire ça à un professeur qui avait le béguin pour l'une de ses élèves (et t’utilises le mot « béguin » parce que sinon c'est vraiment dérangeant...). Et puis... « Apprendre la virilité », n'est-ce pas ce que tu as fait à Madison ? Elle était si hésitante, si prude quand ses grandes mains effleuraient ton torse développé, elle n'osait même plus te regarder dans les yeux. Avant toi elle n'avait connu que tes petits branleurs avec leurs écouteurs sur les oreilles, futal en bas du cul, éjaculateurs précoces, incapables de lui donner le moindre plaisir ! Oui ça sonne mégalo, mais tu t'en fous, tu es le seul que Madison aime, parce qu'elle t'aime elle te l'a dit de ses yeux mouillés... Bordel qu'est-ce que t'aimerais sortir de ce trou et lui apprendre deux trois autres petits trucs auxquels tu as eu le temps de penser pendant cette première nuit glaciale à Ostrov... !

« Ma petite, un homme viril c'est ça... Si tu m'oblige à te remontrer... », tu te lèves, et tu danses à nouveau, sauf que là, t'y mets tout ton cœur, à tel point que tous les cinglés des environs te matent comme si t'étais le Messie. Ouais... Mais là t'as trop de regards sur toi, brrr t'es pas fan non plus. O t'es habitué à ce qu'on te vois, ce qu'on t'écoute (bon pas toujours...), mais là, tu te rassois, un peu refroidi.

« Autre chose mademoiselle ? », tu frottes ton visage dans tes mains, et tu songes que tu commences déjà à saturer ici, ça te manque ta vie, mieux vaut peut-être se faire dévorer par sa collègue de cellule !


« Si tu veux vraiment qu'elle te mange, il faudra avant que Bonnie tombe amoureuse de toi, te passe dessus et t'arrache gentiment la tête, mais je pense que comme tu préfères la garder un petit peu encore... » [/color]

Glups, c'est pire que Saw III son plan !

« Tomber amoureuse de moi ? Ouais c'est vrai que je suis bien fait, mais franchement je doute qu'une nymphomane puisse tomber amoureuse de moi, à vrai dire j'peux pas m'empêcher de blesser les filles qui craquent sur moi »
, moooow chaton, on dirait un vieux Roméo bas de gamme, avec zéro crédibilité !

Puis... Ta maladie te ravage le cerveau. Tu as entendu les propos d'Andrew à travers la souffrance de sa femme, et lui avait soufflé un tas de choses, des mauvaises choses... Ton cerveau a juste déraillé, le court circuit, le black out. Le siège de ses émotions les plus grasses, les plus ordurières. Ça t'a stimulé et même presque excité, et tu n'as pas pu contrôler tes pulsions, tes mots, cette saleté qui a dépassé ta pensé. Si le gardien ne t'avais pas stoppé dans ton élan en te menaçant, tu aurais continué à la traiter de catin inconséquente et soumise, tu aurais sans doute été de plus en plus dégueulasse, et peut-être que tu te serais masturbé sans aucune pudeur, jusqu'à ce que plus rien ne puisse t'arrêter. Pas même les gardes, la piqûre, les menaces. Là t'as été refroidi tout de suite, Kathérina a eu chaud, et toi aussi, mais t'es pas à l'abri de recommencer, surtout si elle continue de parler de ça... Mais vu le visage tiré qu'elle affiche tu vas t'en garder.
Bon elle n'a pas paru scandalisée, comme si elle avait malheureusement été habituée à ça. Ses yeux te percent, ils ne te lâchet pas, ne fuient pas, elle a l'air grande et ça te cloue le bec, clairement.


« Tu souhaites savoir ce que je suis quand il est là. Tu n'as pas besoin de réponse, tu l'as dis toi même. Je ne reprendrais pas tes formules impolies, ta grossière façon d'exprimer ça mais tu as vu juste. Mais sache que rien n'est agréable dans de tels moments, la douleur est commune, même si il est dominant et que je suis dominée. »

Son calme est alarmant et te fait peur, elle a l'air abjecte et en même temps si pure.

« Sache qu'un jour les situations se retournent, un tyran devient esclave et l'esclave devient tyran, crois moi ou non. »


Allez Kasper, mange !

« Est-ce que tu me fais la morale ? » mais non, roh... « Tu comptes te retourner contre le tyran et en devenir un ? ».

Là t'arrêtes deux minutes d'être une tête de con parce que tu sens qu'elle rigole pas la petite maigrelette. Tu t'excuses, et en plus tu le penses sincèrement cette fois parce que tu sais que c'est à cause de ça que tes élèves sont eu peur, et que tes proches souffrent, et que, accessoirement, t'es ici.

« Ce n'est rien, j'ai l'habitude. La prochaine fois en revanche, si tu pouvais t'abstenir de me traiter de Putain avec des insinuations douteuses, ton discours passera mieux. »

T'as honte, tu baisses la tête, et tu penses même que t'es légèrement en train de rougir ! Ta déchéance te revient en pleine gueule et ça picote...

« J'suis con, je sais pas pourquoi je sors ça.. C'est un genre de syndrome de la Tourette tu vois.. Je te laisse imaginer la tête de ma femme après qu'elle m'ait épousé... », quel carnage, la petite Abigaël la femme aussi froide qu'un glaçon, mais au cœur brûlant comme la braise, blessée dans son honneur.
Tu fais tout ton possible pour refoutre un bon coup de pied dans le climat glacial que tu viens d'instaurer. Tu sors les rames tu pagaies de toutes tes forces à contre courant, mais t'as pas mal d'expérience en rattrapages de situations extrêmes, alors tu retombes plutôt bien sur tes pieds. Tu t'étonnes d'une telle folie dans un si petit corps, dans de telles manières, et un tel vocabulaire.

« Tu as déjà assisté ou vu à la télé les défilés de la fashion week ou ce genre de choses ? Tu as vu leurs fringues ? C'est grotesque parfois, mais convenablement justifié pour que cela paraisse normal, intelligent et donc beau. Parfois des créateurs offrent aux aristocrates qui ont la prétention d'être influent pour faire connaître leurs compositions, et parfois moi et Flora, la mère de mon mari, nous en avons en cadeaux, et je te jure que certaines pièces qui valent une fortune sont tout bonnement... immondes, le genre de chose que tu portes juste pour des soirées déguisées arrosées. Le côté ennuyant de l'aristocratie c'est ce qu'on veut renvoyer pour qu'on nous fiche la paix, on ne vit pas comme vous, c'est un peu comme au dix neuvième siècle mais... nous avons beaucoup plus de second degré et on s'amuse bien. Bien, c'est grace à l'argent en partie, mais si tu venais passer une soirée avec nous tu changerais totalement d'avis. Ah oui, je t'avoue que je regrette un peu de ne pas pouvoir réellement me lever pour te monter mes talents ~ ! Si je peux me remettre à tenir debout et quand mes os seront à nouveau .. en place je te promets une danse, tu m'apprendras.. le zouk !»

Voilà un beau paragraphe sur l'art de renverser les clichés ! Tu te mes à rire, tu les imagine tous les deux ouvrir ces cartons de vieilles loques inestimables que tu ne mettrais même pas pour une soirée Halloween !

« Alors je t'avoue que non, j'ai jamais assisté à ces... -Passe moi l'expression-, « conneries », mais ma femme adore ça ! Elle a même ruiné notre compte en banque pour s'acheter des godasses à talons, bon moi j'aime bien hein, c'est sexy, mais franchement, tout ça parce que la semelle est rouge, moi je prends un pinceaux et je file un coup de peinture dessus pour ce prix là attends... c'est un peu exagéré quand même ! »

Tu imagines leurs petites fêtes bourgeoises et les fantaisies que Kathérina et son mari peuvent déployer pour s'amuser, mais c'est vrai que t'es à mille lieux de comparer ça avec ton genre d'amusement à toi. Politique « picole & bouge ton boule », les deux sont souvent assez indissociables d'ailleurs !

« Bien sûr que je t’apprendrai, je vais suggéré à ce type là, un petit atelier danses modernes au sein de l'hôpital, tu sais genre le lundi soir entre 18 et 20h, tu t'inscrirais ? », tu désignes le gardien sans aucune discrétion possible (c'est mieux).

Mais malgré tes efforts (bon peut-être que tu l'as UN PEU provoqué), la conversation tourne à nouveau autour d'Andrew, LE Andrew, ce mec qui a l'air d'avoir un pouvoir tel qu'il peut tabasser sa femme en toute impunité. T'espère au moins qu'il a une belle petite gueule parce que sinon ça ne vaut pas le coup... C'est très très con ce que tu viens de penser, oui ! Tu hoches la tête dans le vide en songeant à tes réflexions pourries.

«[...] Je n'ai pas envie de divorcer parce que je suis trop amoureuse de lui, et je sais aussi que si je m'en vais il me harcèlera pour que je revienne, il continuera de détruire ma vie. Alors autant rester avec l'homme que j'aime, souffrir parfois, beaucoup même mais profiter des bons instants lorsqu'il y en a. »

Ouais, en même temps, tu peux pas trop en vouloir à Kate (ou « Kathérina » c'est long aussi!) de refuser de divorcer ! Toi même tu préfères éviter ça, c'est des drames, des meubles à déménager, du fric à laisser, de la vaisselle brisée, et encore ! T'as pas de pension alimentaire à verser, toi ! Mais... Non puis même t'as pas envie de ça, tu l'aimes ta femme ! … Tu l'aimes bien quoi !

« Oui pigé. Le divorce c'est la pire invention de l'humanité, oh quoi que... J'parle trop vite moi ! Les BAGGY sont la pire invention de l'humanité ! Et.. Le mariage. En fait on ne devrait pas divorcer, parce qu'on ne devrait pas se MARIER ! Franchement rien ne tue plus l'amour que le mariage... Sauf peut-être le pyjama grenouillère, mais bon... Là t'arrives à un point de non retour ! ».

Puis enfin une conversation plus légère ! Les portraits chinois, les Patronus et toutes ces fantaisies. Toi tu te voies bien en camélion, mais elle c'est un truc dégueu genre une chenille ou un escargot. Et toi, les escargots, ça te fait gerber, même à manger ! Tu exprimes donc, fort subtilement, le fond de ta pensée.

« D'accord, je t'avoue que je ne bave pas, bien heureusement. Mais... d'où sors-tu cette théorie sur les tatoués j'ai... je t'ai dis que je savais pas d'où sortais ce tatouage, y'a.. y'a rien qui parle de confiance ici, c'est juste un tatouage d'un insecte pour lequel je n'ai.. aucun intérêt.»


Ah oui, c'est vrai que t'as sorti cette connerie -aussi!-

« Ben tu vois... Dans ma tête, et je t'accorde que c'est pas nécessairement une référence, les filles tatouées ont vachement d'assurance. Enfin surtout les gros tatouages ! » parce que tu penses évidemment à Maggie, et elle, elle bousille toutes tes théories, le coup de pied dans la pyramide de Lego.

« Tu vois t'as un minimum de confiance en toi pour te faire tatouer une grosse pièce sur le corps, un tatouage c'est pour le montrer non ? Enfin... Sauf quand tu le fais ivre, n'est-ce pas ? » gros gros regard gras dont tu aurais pu te passer. « On m'a dit que si tu y allais défoncé ou ivre, l'encre en pénétrant ta chair faisait encore plus mal, c'est vrai ? Ah bah p'têtre que tu te rappelles vraiment de que dalle ! ».

Mais apparemment Kasper c'est plus compliqué que ça hein...

« Mais encore une fois, qui t'as dit que j'avais choisi de me faire tatouer ça ? On est pas tous les deux allés gentiment chez le tatoueur avec cette idée là en tête si tu veux savoir. Il ne m'a pas laissé le choix. »

Okaaaay madame, mille excuses !

« Eh mais en fait... Le mec t'a forcé à te faire tatouer la première lettre de son prénom... ? Eh mais le THUUUG ! », tu essayes de retenir un rire, et te racle la gorge. « Pardon. Non mais... Tu vois, il aurais pu te faire tatouer une bite ou tu vois, j'sais pas... », là tu ries vraiment comme un con.. Tu sais que ton cas est désespéré, tu sais...

«  Et puis ça fait bien longtemps que ce corps ne m'appartient plus »

Petit froid qui passe mine de rien à l'évocation de ce fait. Tu essayes de faire abstraction, mais tu grimaces un peu quand même, faut dire que c'est assez hardcore hein comme délire. Genre « 50 nuances de Grey », mais plus en mode « Si tu me désobéit, je te prive de bouffe et te tue », mouiiiis, faut aimer !

Après Harry Potter, vous partez sur les Pixar. OHHH ! T'as dis Pixar? Tu voulais dire DISNEY ! Tu as fait l’amalgame, c'est péché !! Tu maintiens que la princesse s'est envoyée Flynn Ryder, mais visiblement, tu as des oreilles chastes à côté.  

« Il ne me semble pas l'avoir vu s'envoyer en l'air avec le voleur, mais si tu le dis. »

Oh eh pitié... ! Qu'on vienne pas te raconter qu'ils ont fais des tartes, de la peinture et envoyés des lanternes dans le ciel toute leur vie quand même !

« Enfin, elle elle a pu partir au bout de dix huit ans, moi j'en ai pour toute la vie à être coincée dans ma tour, ou plutôt dans les sous sols de la tour. Alors, pour ce qui touche ma tignasse, je peux difficilement te répondre, j'ai du couper... quatre ou cinq fois mes cheveux.. enfin les pointes en vingt ans alors... Bien que je ne puisse pas encore faire de la balançoire dessus, comme Raiponce. D'ailleurs je n'ai jamais eu de caméléon, mais j'avais un chien ! »

Le fait de l'imaginer brune aux cheveux courts n'était pas une priorité Kasper, mais enfin...

« Ah oui ? Moi aussi ! En fait j'en avais plusieurs, puis des cochons d'indes, et des lapins, et même une tortue ! J'ai un chien à la maison, il me manque cet idiot. C'est un golden retriver qui s'appelle Dug ! … Mais j'ai pas d'chats, j'aime pas les chats ! », tu frissonnes d’écœurement !

Puis bon, comme toutes les bonnes choses ont une fin, elle se met à te questionner sur ta présence ici, question tout à fait légitime que tu t'es d'ailleurs empressé de retourner. Alors vous discutez de maladie, de truc qui tourne pas rond là-haut dans le ciboulot, les lumières qui manquent à certains étages, tout ça tout ça. Vous évoquez soudain la question de la paternité, de la grossesse, décidément les sujets bien coriaces, les trucs que t'as pas besoin de t’imaginer tout de suite tu vois ?  

« Je suis pas stérile je.. j'ai déjà réussi à tomber enceinte mais.. mais à chaque fois ça s'arrête, et c'est même plus étonnant c'est.. douloureusement habituel, c'est évident pourquoi ça fonctionne pas il suffit de me regarder, même si j'avoue que je parviens même plus à croiser un miroir depuis un petit moment. Et si par miracle j'arrive un jour à mener à terme une grossesse, je risque de mourir alors.. je crois que je suis encore bloquée, c'est bien là mon drame. »

Ben... C'est vrai qu'elle n'est pas bien grosse et que t'as du mal à imaginer un morveux passer entre ses hanches à peu près épaisses comme des cure-dents, mais des femmes très maigre ont déjà donné naissance, non ? Faudra que tu re consulte Google, c'est vrai que la tienne n'est pas très épaisse non plus. Au pire césarienne ! C'est vraiment le sort qui s'acharne ces maudites fausse couches !

« Dur... Si tu avais eu un enfant, comment tu les aurai appelés ? », nan mais alors, on frise le paroxysme du manque de tact, je pense que tu peux t'inscrire aux JO !


Elle se met à cracher de sang bien copieusement, et là bon tu t'inquiètes un peu quand même. Tu t'imagines déjà la soulever tel un héros gentleman et la coucher sur le lit de l'infirmerie, mais... Comment expliquer sa réponse te givre particulièrement et condamne absolument tous tes scenarii.

« Non, non je fume pas. Je suis malade. Enfin pour faire court, je suis en train de mourir. »


NARMOL. Ah ça va, tu pensais que c'était quelque chose de grave t'sais! La vache... P'têtre qu'elle est juste un peu hypocondriaque...

« J'ai fais des analyses récemment. Les médecins ont dit que j'avais le SIDA. Apparemment je suis au stade clinique 1 ou 2, je comprends pas trop comment j'ai pu chopper ça, j'ai jamais eu de relation sexuelle avec un autre homme que mon mari qui est totalement sain de corps et je ne connais aucun séropositif... Ne t'en fait pas, je sais que ça fait peur, mais tu peux pas l'attraper, on risque pas de coucher ensemble ou de faire un pacte de sang alors aucun risque. »


Ah peut-être pas, en fait. Chauuud... Là t'es franchement déboussolé, tu sais pas quoi dire et franchement t'es mal pour elle. T'as les main moites, elles ne cessent de se frotter l'une contre l'autre, mal à l'aise, encore une fois, décidément !

« Tu... Merde.. Le SIDA ? Je sais pas, t'as peut-être été dans un bar et y'avait du sang sur une poignée de porte, t'étais coupée, je sais pas ça va vite ! » … Kasper, ta carrière de médecin s'arrête ici. « Putain là j'suis vraiment navré... Mais du coup... Enfin désolée de remuer le couteau dans la plaie », magnifique expression pleine de tact, encore une fois, « mais... Si tu sais que tu vas y passer j'veux dire, tu... T'as pas envie de te retrouver seule avec toi même et de te libérer un peu de ces chaînes, au sens propre et figuré ? ». Bon ta question manque de délicatesse, mais au fond, n'importe qui aurait pu se la poser, non ? Tu as peur de la mort, clairement... Tu fuis la Faucheuse au maximum et évite d'y penser, et mais curieusement, quand t'es un état pas terrible, quand t'es sous l'emprise de tes troubles, parfois tu ferais n'importe quoi pour te suicider... Un jour t'as essayé d'avaler du shampooing sous la douche... C'est pas drôle hein, quand t'es à bout c'est dur, et tu fais pas le gros malin dans ces moments.

Eh n'empêche, après un sujet comme ça, va re chauffer la salle mon gars... Tu parles des couleurs de tes pilules comme si c'étaient des Skittles, et un faible sourire se redessine sur les lèvres de la jolie jeune femme.. (QUOI ?! C'pas ta faute si EFFECTIVEMENT, elle est jolie!). Puis tu relèves une petite allusion sexuelle dans son discours, forcément t'en loupes pas une, t'as la répartie facile d'un seul coup, plus que quand elle parlait de SIDA c'est clair, mais elle n'a pas l'air dans le même mouv' que toi...

« J'espère que tu ne rencontreras jamais mes amies.. »

Tu te fends la poire, ben pourquoi pas après tout ? T'as envie de l'énerver qu'elle te la montre sa/ses faces cachées !

« Mais moi je serai enchanté de les rencontrer, toutes ! Ça va j'suis pas Jack l' Éventreur quoi ! »
, grand sourire charmeur qui n'a pas trop l'air de prendre.




Made by Neon Demon
Revenir en haut Aller en bas
PILULES AVALÉES : 400
MIROIR : Jessica Alba
IDENTITÉ : Nymphette à Mines
CRÉDITS : BIBI
A DÉBARQUÉ LE : 06/04/2016
FORCE : 1394
In your hate, I've found god. In your sin I've found love. In your faith, I've found forgiveness.
SITUATION : Mariée
EST ÂGÉ DE : 20 ans
avatar
Kathérina Barrow

MessageSujet: Re: This used to be a funhouse but now it's full of evil clowns   Mer 7 Sep - 20:26


Take my hand through  the flames
Kasper & Kathérina


« Alala, et dire que 90% de la communication est non-verbale ! Tu savais ça ? Franchement je ne suis pas complètement crétin, j'essaye de comprendre, mais franchement... Le mec il doit se taper des délires mégalomanes de dingue et prendre son pied qu'il souffre ou pas, ça aide, mais toi t'y gagne pas grand chose, après... ça m'regarde pas, tu fais ce que tu veux, c'est pas moi qui vais te donner des leçons de comment marche les couples ou les sentiment, mais bon, t'as compris ! ».
Est-ce que la situation plaisait à Andrew ? Certainement, lorsqu'il se mettait si haut au dessus d'elle, lorsqu'il la torturait, l'abusait et en faisait de sordides photographies, il y prenait du plaisir. Mais dans les coups régnaient la colère, l'angoisse et la tristesse. Il n'avait plus ce sourire en coin qui illustrait son sadisme, il n'avait plus ce regard provocateur où dansaient de grandes flammes brulantes. Parfois des larmes s'en écoulaient et il se précipitait à la suite de son épouse terrassée au sol pour l'embrasser et l'implorer; son attitude changeait en un claquement de doigts. Elle repensa à la douleur et resta de marbre. Désormais c'était habituel et lorsque ses os se dégrafaient contre le sol de marbre, elle ne se sentait même plus souffrir. C'était son cœur qui se serrait et elle n'était pas, vraisemblablement pas, comme l'avait sous entendu Kasper; heureuse. Plus maintenant.
« C'est.. difficile à comprendre lorsqu'on y assiste pas. » Enfin, c'était si simple de dire cela mais les gens avaient bien vu l'horreur sur les clichés du Duc, même ce bref extrait de snuff film qu'un de ses amis féru de caméra avait tourné. Rien, des applaudissement pour les émotions générées, rien d'autre, seulement des questions pour le réalisme de la souffrance, l'air cadavérique minutieusement bien interprété par la jeune femme.. pas si interprété que cela, finalement. « Pourquoi tu ne te permets donc pas ? Ton ménage ne fonctionne pas bien ? » Oui, cela l'intriguait, c'était surement… étrange et parfois même dérangeant de vivre avec un homme bipolaire, tantôt joyeux et gais comme un oiseau, tantôt déprimé par la vie, la fatalité lui tombant dessus.
D'ailleurs, est ce que son discours sur les femmes avec leurs grands défauts avait-il un rapport avec sa situation conjugale ? Avait-il eu beaucoup de connaissances féminines pour en jugeait ? Elle remarquait que naïvement elle en avait dit beaucoup sur elle et qu'elle ne connaissait que quelques détails, ou plutôt qu'elle avait apprit à connaître la personnalité de ce type et non pas... ce qui avait causé ce caractère de feu.
« Ouais ! Faut de tout pour faire un monde, et tu me diras, pour que les clichés demeurent, il faut que les exceptions persistent, mais Mais... Quand, même, les hommes viennent de Mars et les femmes de Venus, c'est bien connus, on est pas fait du même mode d'emploi tout de même ! » Le même mode d'emploi.. cela faisait bien rire Kathérina présentement.
« Figure toi qu'il s'agit avant tout d'éducation. Si tu éduques ta fille comme une fille, alors elle aurait les traits dit « féminins » dans l'âme. C'est la même chose pour les garçons. Quand tu vas dans un endroit comme.. chez le dentiste, tu verras les parents dire à leur fils « tu vas être courageux et fort ! » et à leur fille « tu vas être sage et gentille ! ». C'est le conditionnement, on formate inconsciemment, c'est la force des mots, ça commence dès lors que l'enfant est bébé. Statistiquement parlant, nous savons que les parents ont tendance à laisser leur bébé pleurer si c'est une fille ; « elle peut attendre, c'est une petite chouineuse » et aller directement consoler le bébé si 'est un garçon « si il pleure autant, ce n'est pas normal, c'est étrange » uniquement car nous avons des stéréotypes en tête. Sachant que le pleurs d'un bébé développe les cellules qui provoquent l'angoisse, une majorité de filles sont angoissées, donc le stéréotype s'avère vrai. C'est tout bête, mais il faut faire attention. C'est comme.. si on disait que les chiens n'étaient pas pareils que les chiennes, qu'on les classait comme cela. On ne le fait pas, alors ils sont presque semblables. » Visiblement, elle avait l'air bien renseignée sur les questions d'éducation et pour cause, elle avait remarqué les quelques erreurs maladroites que ses parents avaient fait. Ce n'était rien comparé à l'enfance merveilleuse vécue grace à eux, mais cela avait son importance, malheureusement. L'éducation fille/garçon visiblement avait bien profité à Kasper qui s'amusait à exhiber ses muscles, son corps et.. oui admettons le, il était bien fait de sa personne cet homme. « Ma petite, un homme viril c'est ça... Si tu m'oblige à te remontrer... » il entama une danse folle, très sérieusement cette fois-ci, et elle semblait captivée. Ce n'était pas un danseur professionnel, mais elle aimait voir les corps bouger de façons qu'elle n'avait jamais aperçu et resta quelques instant, les yeux rivées sur lui ayant perdu son sourire moqueur. « Autre chose mademoiselle ? » La danseuse frotta ses yeux cernés avant de reporter son regard plus fatigué qu'il y a cinq minutes. Visiblement, le voir se déhancher de cette façon l'avait épuisé « Tu bouges bien. Vraiment, quand tu n'es pas dans la caricature s'est... assez agréable. Bon, ne va pas prendre la grosse tête tout de même ! » c'est vrai que recevoir un tel compliment d'une professionnelle du corps (non, je ne parle pas de l'activité favorite de Bonnie) pouvait faire monter le sang au cerveau, surtout à celui d'un garçon comme Kasper !

En parlant de Bonnie...« Tomber amoureuse de moi ? Ouais c'est vrai que je suis bien fait, mais franchement je doute qu'une nymphomane puisse tomber amoureuse de moi, à vrai dire j'peux pas m'empêcher de blesser les filles qui craquent sur moi » Homme visiblement narcissique repéré.
« Bonnie est une passionnée, elle tombe amoureuse en un claquement de doigt... et oublie tout aussi vite ses amants. » elle esquisse un petit sourire « ne t'en fais pas, je pense que personne n'a jamais eu le temps de la blesser, ils ont perdu la tête, littéralement. » Même si elle en riait, ce que disait Kasper semblait sincère, comme si c'était un automatisme chez lui de faire du mal, de briser les cœurs et de les conserver dans son réfrigérateur à la cave. « Trève de rigolade, c'est vrai cette histoire ? Le coup du « je brise les cœurs malgré moi » ? » le questionna-t-elle, curieuse d'en apprendre davantage sur le garçon qui fondait des théories et interprétait ses dires. 
Mais il était allé trop loin, ses derniers propos obscènes sillonaient ses tympans, faisaient remonter ceux du Duc pendant qu'il la ruait de coups plus violents les uns des autres, haineux. Cependant, la bien faiblarde blonde avait beau n'avoir que très peu de force, elle n'était pas en reste sur la situation et n'était pas totalement la seule victime dans cette idylle cauchemardesque.
« Est-ce que tu me fais la morale ? Tu comptes te retourner contre le tyran et en devenir un ? » Oui, non, ce n'était pas exactement ça, mais la seule défense qu'elle avait contre l'amour de sa vie n'était pas de gentils « s'il te plait mon tendre, pouvez-vous cesser de me cogner avec une telle force, dans quelques instants je dois aller cuisiner le dîner. Non ? Pouvez-vous alors réduire le rythme des coups et les espacer davantage ? ». Non, ce n'était clairement pas l'idée, ce n'était pas un accord mais la violence par la violence.
« Ce n'est pas une morale. Je te dis simplement que la situation n'est favorable à personne, ce n'est pas un jeu de sadomasochistes dont je te parle et qui a réveillé ce côté... excuse moi du terme mais.. Monstrueux, de toi. Je ne vais pas me retourner contre Andrew mais quand j'ai compris qu'il était malade, que j'ai pris conscience qu'il m'avait tué, vraiment, j'ai cessé de lui parler ou de lui exprimer une quelconque chose. Rien, pas un regard, pas un bruit, ça le rend dingue, mais ça le fait réfléchir. » C'était horrible, le pauvre Duc -car c'était désormais lui, la victime- était confronté à ce qu'il avait toujours voulu voir chez Kate ; le vide, le néant, l'absence d'humanité. Il n'aimait pas ça, il ne la voulait pas si.. morte. Il voulait qu'elle vive, pour LUI. Là, il avait l'impression qu'elle était partie, qu'elle l'avait abandonné.
« J'suis con, je sais pas pourquoi je sors ça.. C'est un genre de syndrome de la Tourette tu vois.. Je te laisse imaginer la tête de ma femme après qu'elle m'ait épousé... » Kathérina tapote la tête de Kasper. Elle ne sait pas comment apporter du réconfort, elle ne sait plus toucher, dégager de la chaleur mais elle y travaille, elle avait vu un homme faire ça sur son gentil chien qui pignait une fois, alors chez les autres vivants, c'était certainement une bonne façon pour redonner le sourire. « Oui, ça surprend toujours quand le masque tombe. Elle n'était pas au courant de cela ? Votre mariage n'a-t-il pas … contribué à ta maladie ? » elle ne prenait pas son cas pour une généralité, loin d'elle cette idée, mais il y avait peut-être un lien, qui sait.

Ils s'étaient mis à parler de loisirs, de choses qu'ils aimaient et c'était divertissant dans la mesure où l'un comme l'autre ne connaissaient pas leurs univers respectif.
« Alors je t'avoue que non, j'ai jamais assisté à ces... -Passe moi l'expression-, « conneries », mais ma femme adore ça ! Elle a même ruiné notre compte en banque pour s'acheter des godasses à talons, bon moi j'aime bien hein, c'est sexy, mais franchement, tout ça parce que la semelle est rouge, moi je prends un pinceaux et je file un coup de peinture dessus pour ce prix là attends... c'est un peu exagéré quand même ! » Kathérina se retint d'aller elle aussi se taper la tête contre un mur, comme le faisait le type passablement déglingué qui depuis trois quart d'heure reproduisait inlassablement cette douloureuse action. « Cest... c'est la démarche artistique derrière qui compte, quand tu cherches à comprendre POURQUOI le rouge, pourquoi à cet endroit, dans quel but, là ça prend un sens. Bon, je t'accorde que ce que tu dis n'est pas faux si elle a acheté ces Louboutins pour leur esthétisme s'en s’intéresser vraiment à la paire. » Andrew avait beaucoup apprit à Kathérina sur l'art pictural et en ce qui concernait l'objet et les espaces architecturaux. Avec ses contacts hautement placés au sein de l'Image avec un grand I, il avait montré à Kathérina comment quelque chose venait à devenir réel, la démarche suivie et c'était pour cela qu'elle n'avait plus jamais regardé son environnement de la même façon. Certes, elle en avait reçu des robes... particulières ou ridicules, mais un certain respectait ne pouvait pas s'empêcher de persister au fond de son âme d'artiste. C'était comme... la danse contemporaine, personne ne comprenait, sauf ceux qui venaient parler aux danseurs à la fin de la représentation. En parlant de danse, Kasper semblait partant pour devenir professeur !
« Bien sûr que je t’apprendrai, je vais suggéré à ce type là, un petit atelier danses modernes au sein de l'hôpital, tu sais genre le lundi soir entre 18 et 20h, tu t'inscrirais ? » Kathérina fit mine de réfléchir et s'étira en baillant « Hm... je ne sais pas. Je suis un peu rouillée mais.. allez je me lance, je sais que tu deviendras bientôt une grande star de zouk, comme ça je pourrais dire que tu as été mon professeur ! » dit-elle en riant joyeusement.

« Oui pigé. Le divorce c'est la pire invention de l'humanité, oh quoi que... J'parle trop vite moi ! Les BAGGY sont la pire invention de l'humanité ! Et.. Le mariage. En fait on ne devrait pas divorcer, parce qu'on ne devrait pas se MARIER ! Franchement rien ne tue plus l'amour que le mariage... Sauf peut-être le pyjama grenouillère, mais bon... Là t'arrives à un point de non retour ! » Niveau conversation, c'était vrai, ils passaient du coq à l'âne. Là, ça partait carrément sur une grenouillère, et Kate devait avouer qu'elle n'imaginait cela que... sur des bébés. « Je ne suis pas d'accord, le mariage si.. si tu aimes VRAIMENT ton époux ou ton épouse, ça ne devient jamais quelque chose qui tue l'amour, au contraire ! Enfin.. je te dis ça mais je ne sais rien de tes rapports avec ton épouse. Pourquoi.. pourquoi est-ce que tu dis ça ? » C'était intriguant, il avait l'air d'être un garçon pleins de vie, la croquant à pleine dent, sans gros soucis (enfin, si on occultait sa maladie qui n'était pas des moindres), l'imaginer malheureux en ménage était difficile, mais après tout, il cultivait les clichés de l'homme macho et fier, il fallait avouer. D'ailleurs si on suivait sa théorie des tatouages, il aurait bien du en avoir, lui qui était pleins d'assurance, à tel point que ça débordait, il en mettait partout !
« Ben tu vois... Dans ma tête, et je t'accorde que c'est pas nécessairement une référence, les filles tatouées ont vachement d'assurance. Enfin surtout les gros tatouages ! Tu vois t'as un minimum de confiance en toi pour te faire tatouer une grosse pièce sur le corps, un tatouage c'est pour le montrer non ? Enfin... Sauf quand tu le fais ivre, n'est-ce pas ? On m'a dit que si tu y allais défoncé ou ivre, l'encre en pénétrant ta chair faisait encore plus mal, c'est vrai ? Ah bah p'têtre que tu te rappelles vraiment de que dalle ! 
Elle commençait à être sérieusement exaspérée par cette interprétation permanente qui l'amusait tout de même.. un tout petit peu. « Tu crois sérieusement que je me balade souvent nue, parce qu'un tatouage dans le dos c'est difficilement montrable sauf avec certaines tenues ne crois-tu pas ? » elle esquissa un petit sourire qui devint rapidement une moue.. digne d'une gamine de cinq ans qui en avait assez de chercher son doudou qui avait disparu. « Mais.. mais comment veux-tu que je le fasse ivre, je ne bois pas, jamais. Bon, je veux pas d'un discours comme « olala, mais comment est-ce que tu t'amuses? », comme si c'était le seul moyen, bref, c'est impossible que je l'ai fait faire ivre, j'étais séquestrée chez mon époux et pendant ma cavale avec mes amies, je n'ai jamais pu fermer l'oeil, je n'observais que de loin avec Alicia leurs.. exploits. » PRIONS DIEU POUR QU'ENFIN IL COMPRENNE, AMEN ! Et prions aussi pour que cet humour douteux sur de désagréables sujet se manifeste comme.. maintenant. « Eh mais en fait... Le mec t'a forcé à te faire tatouer la première lettre de son prénom... ? Eh mais le THUUUG !  Pardon. Non mais... Tu vois, il aurais pu te faire tatouer une bite ou tu vois, j'sais pas... » Kathérina arque un sourcil, elle ne le méprisait pas, mais le côté jugeur d'Alicia venait l'accompagner dans ses attitudes. Oui, là la conversation devenait sérieusement désagréable et sale. « Je.. ne ferais aucun commentaire parce que là.. on touche le fond » dit-elle en accompagnant ses derniers mots par un léger sourire pour ne pas le vexer ou qu'il.. craque comme il y a quelques instants. 

Kathérina avait toujours aimé follement les animaux, elle leur trouvait une innocence déconcertante et une honnêteté ainsi qu'une fidélité à toute épreuve. Elle avait eu un chien, un très grand que ses parents lui avaient offert, un somptueux lévrier, adorable comme tout. Mais après son mariage avec Andrew, elle avait du s'en séparer, l'animal n'aimant pas être délaissé au profit d'Andrew et vice versa, alors il avait prit la décision qu'il fallait s'en séparer et, sans demander son avis à son épouse, l'avait fait euthanasier.. cela n'avait évidemment pas plus à Kate. « Discuterais-tu mes décisions, ma douce ? », son ton avait été si sec et.. imprévu qu'il avait gelé le sang de la blondinette, alors elle n'avait rien osé ajouté, bien sûr..
« Ah oui ? Moi aussi ! En fait j'en avais plusieurs, puis des cochons d'indes, et des lapins, et même une tortue ! J'ai un chien à la maison, il me manque cet idiot. C'est un golden retriver qui s'appelle Dug ! … Mais j'ai pas d'chats, j'aime pas les chats ! », et la vision délicieuse de Kasper, écroulé au sol avec des cochons d'indes lui grimpant dessus en compagnie d'une tortue qui lui jetait de la salade, des lapins qui courraient joyeusement autour d'eux et d'un chien lui léchant le visage... décrocha un large sourire à Kathérina « On m'a dit qu'un cochon d'Inde ça mourrait facilement... par exemple quand tu claques les portes, ils peuvent mourir d'une crise cardiaque, c'est bête non ? Moi j'ai toujours aimé materner les animaux, ils sont.. parfaits». Materner, c'était son rêve, mais pas avec un chaton ou un truc tout rond à poils, non, un vrai bébé, avec deux yeux, un nez, une bouche et des bras, accessoirement des jambes mais principalement, un bébé d'Andrew. C'était difficile, voire irréaliste mais comme avait dit Howard, son nouvel ami, « Cela paraît irréaliste parce que vous en rêvez. »
« Dur... Si tu avais eu un enfant, comment tu les aurai appelés ? » la questionna alors Kasper. Comment ? C'était une bonne question. Là il ne s'agissait pas d'Andrew, pas des Barrow ou de lignée. D'Elle. Uniquement. « Je.. je t'avoue que j'ai jamais été ce genre de fille qui fait des listes de « comment je vais appeler mon bébé » alors... j'en sais rien, j'aurais peut-être fait un hommage à mère en appelant une fille Mary, ou mon admiration pour la fleur Nymphea.. mais autrement.. pour un petit, je ne sais pas. J'aime bien Anibal, c'est espagnol et.. ça sonne bien je trouve. Et toi ? Tu as des idées ? » Il était vrai que la question qu'il lui avait été inappropriée dans la mesure où elle venait de lui dire que sa santé ne lui permettait peut-être pas d'avoir des enfants, mais elle devait avouer que ça faisait du bien de rêver, d'oublier la maladie, la souffrance et sa faible constitution en rêvant d'être une femme normale capable d'avoir une armée de petits !

En parlant de santé, c'était bien sa veine de partager son corps avec une nymphomane aux mœurs légères qui ne voyait aucun soucis à souffrir par plaisir, et lui avait valut de se trainer jusqu'à la fin de sa courte vie une maladie qui l'affaiblissait davantage. « Tu... Merde.. Le SIDA ? Je sais pas, t'as peut-être été dans un bar et y'avait du sang sur une poignée de porte, t'étais coupée, je sais pas ça va vite ! Putain là j'suis vraiment navré... Mais du coup... Enfin désolée de remuer le couteau dans la plaie. mais... Si tu sais que tu vas y passer j'veux dire, tu... T'as pas envie de te retrouver seule avec toi même et de te libérer un peu de ces chaînes, au sens propre et figuré ?  » C'était si grave que ça ? Personne ne lui en avait vraiment parlé, elle savait juste que son corps allait s'auto détruire, comme une bombe à retardement mais au fond, c'était déjà le cas, non ? Sauf que la menace venait de l'extérieur dans son cas. « Tu sais, il faut bien mourir un jour. Moi ce sera plus tôt... c'est comme ça. » Alors aujourd'hui, elle était en vie, ce qui était très inhabituel de sa part. Non, elle ne sentait pas son corps en décomposition, mais la fatigue pesait lourd sur elle et cela se voyait.. légèrement. « Tu sais, me retrouver seule avec moi même... c'est ce que je suis actuellement. Enfin aujourd'hui je veux dire, bon ça c'était avant que tu viennes me tenir compagnie mais la seule chose que j'avais ressenti c'était.. un grand vide. Je me sens démesurément... déshumanisée, je crois que c'est le mot. Alors je préfère largement être avec de la compagnie de.. seule à réfléchir sur moi, sur la vie, ça m'agace, c'est lassant.» Et il était vrai que cinq minutes à se concentrer sur le bonheur, le sens de la vie pouvait être distrayant mais pas pendant toute une journée, ça non !
Finalement, elle ne pouvait jamais être seule bien longtemps, il fallait dire que ses seules amies étaient quelque peu envahissantes.. Mais quelqu'un d'autre désirait en apprendre davantage sur ses gentilles copines ; « Mais moi je serai enchanté de les rencontrer, toutes ! Ça va j'suis pas Jack l' Éventreur quoi ! » Kathérina se mit à rire, elle imaginait bien Lyzbeth éventrer Jack l'Eventreur et dévorer ses reins. Oui, ces deux là étaient fait pour s'entendre, c'était sur !  « La seule à égorger dans ce cas, c'est Bonnie qui sera certainement bien contente de discuter avec toi ! Enfin c'est la seule prostituée qui ne réclame pas d'argent, ne vole pas votre portefeuille et préfère t'enlever la vie, mais c'est un programme intéressant, ma foi ! »







AVENGEDINCHAINS
Revenir en haut Aller en bas
https://nymphettalamine.tumblr.com/
PILULES AVALÉES : 31
MIROIR : Matt Mcgorry
IDENTITÉ : Harrie
CRÉDITS : Bazzart, Tumblr, We heart it
A DÉBARQUÉ LE : 16/08/2016
FORCE : 155

SITUATION : Marié
EST ÂGÉ DE : 30 ans
avatar
Kasper Lloyd

MessageSujet: Re: This used to be a funhouse but now it's full of evil clowns   Mar 27 Sep - 16:45

Grandir? Quelle drôle d'idée!
Kathérina & Kasper
Vous n’êtes pas exceptionnels, vous n’êtes pas un flocon de neige merveilleux et unique, vous êtes fait de la même substance organique pourrissante que tout le reste, nous sommes la merde de ce monde prête à servir à tout, nous appartenons tous au même tas d’humus en décomposition.

Apparemment c'était plus facile de juger et de donner son avis plutôt que de vivre la situation maritale de Kathérina. Ouais bon ça, pas besoin d'être un génie pour l'affirmer. Ton couple n'est peut-être pas un modèle de vertu mais t'as pas envie de troquer ta place avec la sienne ça c'est certain ! D'ailleurs, la petite effrontée, elle te questionne sur ton mariage. Elle a du sentir la faille.

« Pourquoi tu ne te permets donc pas ? Ton ménage ne fonctionne pas bien ? »

Points de suspension. Malaise. La part de toi la plus glaciale, celle qui te fait chialer comme une adolescente elle commence à chasser ta bonne humeur, et elle s'installe comme chez elle, elle pose ses godasses crades sur la table basse, et tu sais pas comment la virer de chez toi. Ta lèvre inférieure tremble doucement alors il te reste juste assez de conscience pour serrer fort ton poing et mordre doucement dedans pour la chasser, pour être un grand devant autant de jeunesse et d'innocence. Montre lui ce que c'est d'avoir un trou dans la poitrine mais de rester brave, Kasper. C'est plus fort que toi putain, tu te fous à chouiner comme un enfant qui a cassé son robot électronique, et tu contrôles rien, c'est carrément flippant ! Y'a quoi, environ trois secondes t'es gai comme un pinson, t'avais envie de sauter partout, et là, tu sais même pas si t’arriveras à sourire à nouveau un jour. Oh, tu connais bien ce sentiment, c'est pas la première fois que ça t'arrive, tu le sais au fond que ça va passer, mais cette charmante demoiselle ben c'est pas ta femme ! C'est pas celle que tu as épousé et qui sait pertinemment que tu fais des crises régulièrement, et qui sait mieux les appréhender. Là c'est sûr, la blonde va te prendre pour un con, mais c'est pas pour ça que t'arrive à te maîtriser.

« C'est d'ma faute ! », tu brailles. « J'suis vraiment un p'tit con inconséquent, j'sais pas pourquoi je fais ça tu sais ? Abby elle est super, elle supporte mes caprices et elle reste, et moi comme un con, ben j'fais n'importe quoi ! Non mais franchement t'y crois, ça ?! J'mérite la mort, au moins ! Ou pire ! Qu'es-c qui est pire que la mort ? Tu le sais ? », c'est clair que c'était pas fin du tout de poser ce genre de question à une femme qui avait été abusée et battue depuis son mariage, mais franchement là, t'as rien dans le crâne dans de tels instants. T'as juste envie de te foutre en l'air en cherchant des yeux ce qui pourrai te donner la libération que tu attends, que tu mérites. Tu as fait quelque chose de mal, il faut que tu sois puni, et là, t'as pas juste renversé le bocal de farine ou oublié de rabaisser la lunette des toilettes, cette fois, t'as vraiment merdé. La petite Madison tu l'as dans la peau, elle te rend dingue et ça te ronge de l'intérieur. Bon, au début tu trouvais ça cool de t'évader un peu, de te prouver que t'avais encore un certain potentiel de séduction, tu pensais que tu allais t'amuser un peu puis revenir sagement auprès de ta femme, en oubliant cette petite entorse au règlement. Puis le temps passe, les jours et les semaines, et vlan les mois... La gamine est toujours là, suspendu à un pan de ton cerveau, et elle continue de faire de toi un homme mauvais, celui dont tes chers parents auraient honte. T'as pas été élevé pour être un mauvais garçon toi, mais t'y peux rien t'es obsédé par sa chair toute rose qui a le goût acide de l'interdit quand tu mords dedans, t'aimes son rire de pintade qui laboure ton corps, ça pique comme une pincée de sel dans ta plaie qui s'ouvre chaque fois qu'elle te montre ses quenottes. Bordel t'adore ça quand elle te regarde avec de gros yeux ronds quand tu l'insultes, quand ses joues flamboient quand tu la couvres d’obscénités, tu sais qu'elle adore ça même si elle n'osera jamais te l'avouer. Quand elle est près de toi bon sang, tu peux pas t'empêcher de l'attraper, tu peux pas rester sage deux minutes, elle grille ton cerveau, tu t'emmêles les pinceaux, t'arrive plus à dire « bonjour », à parler de la pluie et du beau temps, t'as qu'une chose en tête, et c'est pas joli joli. Parfois quand t'y penses comme maintenant, tu te trouves vraiment minable, t'as besoin de ne plus exister, que personne ne puisse te voir. Tu te fiches du Dieu que ta femme prie de temps en temps, toi tu crains le regard des autres, la honte et la saleté qui te colle à la peau sans qu'elle ne puisse disparaître. Le genre de sale trace que Vanish n'efface pas dans les superbes pubs qui dégueulassent ta téloche.

« Sérieux regarde moi ! », tu pleures et secouant cette petite brindille de femme. « Pourquoi j'arrive pas à être courageux une fois dans ma vie, hum ? J'suis qu'un lâche qui pense être un patron. J'vaux pas mieux que ton mec au final. J'suis qu'un petit branleur de merde ! ». Oh, accuser le duc Barrow, toi ça te fait pas froid dans le dos, tu t'en bat les... Honnêtement (pour rester dans le thème). T'es vraiment le pire être humain de la Terre, et Kate, elle au lieu de te consoler un peu, elle te parle d'éducation, comme si c'était ton éducation qui était responsable de ton état.

« Figure toi qu'il s'agit avant tout d'éducation. Si tu éduques ta fille comme une fille, alors elle aurait les traits dit « féminins » dans l'âme. C'est la même chose pour les garçons. Quand tu vas dans un endroit comme.. chez le dentiste, tu verras les parents dire à leur fils « tu vas être courageux et fort ! » et à leur fille « tu vas être sage et gentille ! ». C'est le conditionnement, on formate inconsciemment, c'est la force des mots, ça commence dès lors que l'enfant est bébé. Statistiquement parlant, nous savons que les parents ont tendance à laisser leur bébé pleurer si c'est une fille ; « elle peut attendre, c'est une petite chouineuse » et aller directement consoler le bébé si 'est un garçon « si il pleure autant, ce n'est pas normal, c'est étrange » uniquement car nous avons des stéréotypes en tête. Sachant que le pleurs d'un bébé développe les cellules qui provoquent l'angoisse, une majorité de filles sont angoissées, donc le stéréotype s'avère vrai. C'est tout bête, mais il faut faire attention. C'est comme.. si on disait que les chiens n'étaient pas pareils que les chiennes, qu'on les classait comme cela. On ne le fait pas, alors ils sont presque semblables. »


Tu sais pas bien si elle voulait parler des enfants, de sa vie, des chats ou des chiens, mais tu hoches la tête. La conversation devient un peu trop fatiguant pour toi, trop de blabla, trop de philosophie. T'es sûr que c'est le genre de gratin que pourrai avaler un type comme... Ouais comme celui là là-bas qui marche tout seul, le petit brun qu'a l'air chétif, avec un balai dans le cul. Un type intelligent. Toi tu sais compter mieux que personne, pour ça ton cerveau fonctionne vite, tu comprends les tableaux noirs remplis de symboles mathématiques à la craie, mais faut pas te demander de prendre position sur des questions telles que l'éducation, oula non. Ça dépasse largement tes capacités. T'as pas envie de parler de ça, t'es pas bien putain ! Là il faudrait que... Il faudrait que tu danses ! Ouais, y'a que ça qui te fait vraiment du bien, enfin ça et... Quelque chose que tu ne peux pas avoir ici de suite. Alors pendant que Kate te charrie et te complimente, tu l'écoutes d'une oreille attentive, ce qu'elle dit ça a au moins le mérite de refaire basculer ta personnalité du bon côté, enfin, du côté que tu préfères en tout cas.


« Tu bouges bien. Vraiment, quand tu n'es pas dans la caricature s'est... assez agréable. Bon, ne va pas prendre la grosse tête tout de même ! »

Eh ehhh !


Abigaël n'aime pas quand tu « fais l'idiot » comme ça, mais Maddie ça lui plaît beaucoup, et visiblement, ça amuse aussi Kate


«  Ben oui qu'est-ce que tu crois ?! », oups, grosse tête ! « Quoi, il ne bouge pas son boule comme moi ton Andrew ? Honte à lui ! ». T'es à peu près certain que tu bats Andy haut la main en danse, évidemment tu parles surtout du tortillage de fesse, pas de la valse de tapette ! Tas trop de mal à imaginer un duc zouker, c'est juste hilarant ! Et là où tu sais que t'es pas trop mal non plus c'est le sexe, t'as jamais enregistré de plaintes on va dire... Par contre si tu rencontrais sa Bonnie, là ça pourrait devenir intéressant de faire tomber une file comme ça. Cependant, t'es ps vraiment chaud quand Kate se laisse aller à la décrire. Challenge assez difficile :


« Bonnie est une passionnée, elle tombe amoureuse en un claquement de doigt... et oublie tout aussi vite ses amants. Ne t'en fais pas, je pense que personne n'a jamais eu le temps de la blesser, ils ont perdu la tête, littéralement. »


Tu déglutis mais difficilement, ça fait du bruit comme dans les dessins animés. Tu renifles un coup, l'avantage avec ce genre de réplique c'est que ça te fait relativiser, ça peut même te sauver la vie de constater que t'es peut-être pas la raclure de la pire espèce de ce monde. Le pire c'est que Kathérina, ben ça a presque l'air de l'amuser. Elle sourit NARMOL, et tu hausses un sourcil.

« Ah mis c'est vraiment hardcore ! Franchement elle... Nan mais elle fait comment ? Un couteau ? Elle tranche la gorge ou carrément elle... ? », ah mais c'est quoi cette curiosité qui te pique d'un coup là ? Arrête ça Kasper Lloyd, tu t’en fous sérieux !

« Moi elle n' a pas intérêt à me toucher en tout cas ! Elle peut tomber amoureuse autant qu'elle veut, c'est MOI qui aurait le dernier mot. Je mettrai un bon gros col roulé avec dessous une minerve en fer comme ça, elle sera bien stupide quand elle voudra me porter le coup fatal, et c'est moi qui lui briserai le cœur, à lui passer le goût de la séduction ! », eh mais... T'es grave mec ! Tu t'entends parler des fois ? D'ailleurs, ton assurance et ta révélation du « Monsieur briseur de cœurs » intrigue  la nymphette en face de toi.

« Trève de rigolade, c'est vrai cette histoire ? Le coup du « je brise les cœurs malgré moi » ? »

Allez, tu passes pour un con, as usual ! Quoi c'est quoi le soucis au juste ? Tu essuies ton nez avec un pan de manche et tu reprends un peu de prestance.

« Ben ouais c'est vrai. J'ai pas connu beaucoup d'histoires d'amour, je me lasse assez vite. Alors forcément la nana ben elle pense que je suis le bon, moi je comprends pas les femmes qui pensent ça, qui pensent vite, qui pensent pas ! Alors ben... Je me retrouve toujours dans la mauvaise position, je sors es griffes et je déchire, j'passe encore pour le méchant ! », et t'aimes ça arrête un peu ! Peut-être que ça te manque un peu, la vie maritale ça t'use un peu, mais Madison, t'arrive pas à briser son cœur, même quand tu deviens infernal, elle revient. Elle te fout la trouille quand elle tourne ses petites bottines, les yeux plein de larmes, tu penses qu'elle est partie pour de bon, puis tu téléphone vibre à nouveau et tu respires à nouveau. T'aimes pas ça hein, perdre le contrôle, quand tu domines pas la situation, ça t'ennuie. Tu sens que la demoiselle te charrie mais oh dis donc, elle eut parler, elle qui se laisser démolir par les ardeurs d'un type sans broncher. Toi tu ne te gêne pas pour lui dire ce que tu penses, mais oups, elle le prend mal dis donc ! Ta perversité incurable s'exprime, sort de toi comme un démon, et lui flanque une gifle. On dirait qu'elle se rebelle doucement, elle est choqué quand tes propres ardeurs viennent te chatouiller. Tu sais pas trop si c'est pire d'être un sale porc ou une fiotte qui pleure, mais visiblement, le côté macho dégueulasse, ça lui plaît pas trop. Mais bon sang, y'a un truc qui t'échappe quand même ! T'as beau te creuser les méninges, tu comprends pas pourquoi elle reste là, bloquée, t'as envie de la secouer, lui dire qu'elle va finir par crever dans les bras de ce type, mais elle a l'air de bien kiffer ça, soit. T'as l'impression qu'elle te fait la morale et ça t'as un peu du mal à le supporter vu qu'elle est plutôt mal placée pour te donner des leçons !

« Ce n'est pas une morale. Je te dis simplement que la situation n'est favorable à personne, ce n'est pas un jeu de sadomasochistes dont je te parle et qui a réveillé ce côté... excuse moi du terme mais.. Monstrueux, de toi. Je ne vais pas me retourner contre Andrew mais quand j'ai compris qu'il était malade, que j'ai pris conscience qu'il m'avait tué, vraiment, j'ai cessé de lui parler ou de lui exprimer une quelconque chose. Rien, pas un regard, pas un bruit, ça le rend dingue, mais ça le fait réfléchir. »

Tu hausses les épaules et te calmes. C'est vrai que c'est sans doute différent de ce que toi tu aimes avec Maddie. L'asservir ça te plaît et t'aimerais aller de plus en plus loin, mais tu as encore peur de la choquer et de la voir partir définitivement. Ce type n'a aucune limite, ç te glace et en même temps tu l'admires un peu, la mauvaise part de toi l'admire.

« Okay okay c'est bon, navré. Eh, dis pas de bêtises, il ne t'a pas tué car s'il l'avait fait, sois logique chaton, tu ne serais pas là pour en témoigner, j'ai pas raison ? », bon c'est vrai que c'était logique hein, mais pour le tact, on repassera ! Tu t'excuses au passage pour ton comportement de tout à l'heure... Tu peux pas t'empêcher de penser à la première fois que ta femme a découvert cette part d'ombre en toi, elle avait failli demander le divorce avant de se douter que tu étais malade. Eh... Par contre, tu trouves que tu manques de délicatesse, mais la petite Kathérina elle s'y met aussi hein ! Elle ne se gêne pas dis donc pour poser des questions celle-ci !

« Oui, ça surprend toujours quand le masque tombe. Elle n'était pas au courant de cela ? Votre mariage n'a-t-il pas … contribué à ta maladie ? »

T'as presque envie de rire tellement tu trouves ça déplacé et en même temps, merde ! T'es dans un asile mon gars, tu viens de danser le zouk en uniforme, t'as pas de limites !

« Ben si tu veux elle me trouvait assez lunatique normal, et ça la gavait copieusement d'ailleurs. J'ai bien failli me retrouver à nouveau célibataire avec ces conneries, mais très vite elle a compris ce que même mes parents n'avaient jamais pu déceler. Alors ben... Quand j'me suis fait virer de bahut, elle m'a épaulé, enfin... A sa façon hein ! Abby n'est as très chaleureuse encore une fois, mais je ne peux pas lui reprocher d'avoir essayé ! Mon mariage, contribué à ma maladie ? Pourquoi dire cela petit être ? C'est ce qui te semble le plus logique ? », peut-être qu'elle n'avait pas tort, ou peut-être qu'elle se plantait sur toute la ligne. A vrai dire t'as jamais fait le rapprochement, t'étais malade c'est tout. C'est tombé sur toi ce coup ci.

Pour alimenter la conversation qui devenait un peu trop sérieuse, vous vous mettez à parler de loisirs et de Louboutin. Franchement le sujet te passe au dessus, tu lui dis ce que tu en penses et Kate te parle de démarche artistique... Comme si l'art t'avait déjà fait quelque chose, enfin... A part le cinéma bien sûr ! Vous délirez un instant sur le fait de fonder un club de danse auquel la petite nymphe pourrait adhérer, mais tout ça c'est histoire de passer le temps. Le vrai hic de votre conversation c'était ce lien de mariage, cette chose que vous avez tous deux expérimentés et qui foire petit à petit. Pourtant tu fais tout bien, enfin non, ELLE fait tout bien mais son mec lui cogne dessus. Tu piges pas trop qu'au début tout soit tout rose et que l'amour qui t'a poussé à t'aliéner à jamais à quelqu'un bah... Se fane. Elle n'a pas l'air sur la même longueur d'onde que toi oh non, tu le vois à sa bouille.


« Je ne suis pas d'accord, le mariage si.. si tu aimes VRAIMENT ton époux ou ton épouse, ça ne devient jamais quelque chose qui tue l'amour, au contraire ! Enfin.. je te dis ça mais je ne sais rien de tes rapports avec ton épouse. Pourquoi.. pourquoi est-ce que tu dis ça ? »

Oh pitié, comme si elle ne voyait pas ce que tu veux dire ! Franchement tu fais des efforts pour contrôler ua mieux ton côté macho, mais là tout de même !

« Oh bah tu sais bien... Au début on fait tout pour se plaire, et plus le temps passe, plus l'autre devient un peu comme un pote. Les femmes ne s'épilent plus, les mecs se grattent les parties en slip dans la cuisine, et c'est la vie ! Mais y'a un moment où bah, la magie se fait la belle. T'es pas d'accord ? Non, évidemment, parce qu'Andrewnet est parfait n'est-ce pas ! Oh c'est un du attend, il ne pète pas au lit, lui ! », tu te fends la tronche, tu ne veux pas y croire à cette idylle parfaite, les êtres humains s'aiment mais sont tous pareils.

Franchement ne pas voir la vérité en face sur le couple qui devient plaplan c'est aussi stupide que de se faire tatouer un truc sur un coup de tête, un truc qu'on va regretter. Oh en parlant de tatouage, Kate elle, elle a une géante menthe religieuse dans le dos, et un « A » dans la nuque. Pis elle ne se souvient pas l'avoir fait cette bestiole qui lui bouffe tout l'arrière ! Ah, les ravages de l'alcool sur la jeunesse, trop triste, snif.

« Mais.. mais comment veux-tu que je le fasse ivre, je ne bois pas, jamais. Bon, je veux pas d'un discours comme « olala, mais comment est-ce que tu t'amuses? », comme si c'était le seul moyen, bref, c'est impossible que je l'ai fait faire ivre, j'étais séquestrée chez mon époux et pendant ma cavale avec mes amies, je n'ai jamais pu fermer l'oeil, je n'observais que de loin avec Alicia leurs.. exploits. »

Bon, t'avoue, c'est la première question qui t'a traversé l'esprit quand elle a parlé de son abstinence d'alcool « comment elle s'amuse ? ». Toi c'est clair qu'avec un peu d'alcool tu deviens vite rigolo, et aussi vite très très lourd. Par contre, elle est sobre mais regarde quand même les horreurs de ses potes sanguinaires, normal.

« Honnêtement, picoler un coup j't'assure que c'est pas pire que de voir une nympho et une gouine tuer et bouffer des gens... J'imagine ! ».

Franchement toi ça te paraissait logique, mais tu sais pas... Chez elle y'avait un truc qui clochait grave, il te fallait un peu de temps mais tu vas le découvrir ! T'es un génie ! Alors bon en attendant que le génie opère, vous parler d'animaux par exemple, de cochons d'inde peureux qui meurent de crise cardiaque et elle reparle d'enfants ou c'est toi, tu sais plus bien.  

« Je.. je t'avoue que j'ai jamais été ce genre de fille qui fait des listes de « comment je vais appeler mon bébé » alors... j'en sais rien, j'aurais peut-être fait un hommage à mère en appelant une fille Mary, ou mon admiration pour la fleur Nymphea.. mais autrement.. pour un petit, je ne sais pas. J'aime bien Anibal, c'est espagnol et.. ça sonne bien je trouve. Et toi ? Tu as des idées ? »

Et toi alors ! T'as un petit neveu tout mignon, il s'appelle Billy, t'aimes bien Billy c'est espiègle, mais tes propres mômes t'as pas d'idée. Y'a tellement de prénoms ! Un truc un peu courant, pas un truc qui vient de nulle part genre... Kasper !

« Anibal ?? Mais ça fait Hannibal ! », vu la tête que tu tires, c'est sûr qu'elle va savoir que tu penses à Hannibal Lecteur, t'es navré mais ça te fait penser à ça !

« Marie, Nymphéa ce sont de jolis prénoms néanmoins. Peut-être que Nymphéa est un eu trop prout prout pour moi, je reste plus sur des valeurs sûres tu vois, mais ma femme adorerait ça ! Franchement j'ai pas trop d'idées... Lisa et Tom, je sais pas, c'est ce qui me vient spontanément à l'esprit mais ça peut changer demain ! », c'est pas encore l'heure où un gosse peut t'appeler « papa », tu vas pas non plus te faire des cheveux blancs de suite. Kate elle, elle a tellement envie d'avoir des enfants ça se sent ! Elle a ce petit côté maternel et tu pige pas bien pourquoi elle n'en fait pas. Bon, si elle est stérile, elle peut entamer des procédures d'adoption, non ? C'est pas comme ça que ça marche ? Encore que c'est vrai qu'avec le psychopathe de mari qu'elle a ça doit pas aider ! Mais... Là, comme ça, d'un coup t'apprend que y'a autre chose. Elle est malade en fait. Pas malade genre bronchite, elle a le SIDA, outch... Ah ouais, là ça craint. C'est pas pour être égoïste ou quoi, mais c'est pas avec elle que tu coucheras à Ostrov alors ! … T'es vraiment dégueulasse putain !

« Tu sais, il faut bien mourir un jour. Moi ce sera plus tôt... c'est comme ça. »

C'est effrayant ce calme hein, sérieusement !

« Tu sais, me retrouver seule avec moi même... c'est ce que je suis actuellement. Enfin aujourd'hui je veux dire, bon ça c'était avant que tu viennes me tenir compagnie mais la seule chose que j'avais ressenti c'était.. un grand vide. Je me sens démesurément... déshumanisée, je crois que c'est le mot. Alors je préfère largement être avec de la compagnie de.. seule à réfléchir sur moi, sur la vie, ça m'agace, c'est lassant.»

Tu déglutis, pouah t'es pas bien là tu sas pas quoi dire, attend ! Franchement, une femme qui te dit ça, tu sais pas comment réagir tu sais ! Alors ben toi ton arme c'est l'humour, mais c'est pas toujours drôle en fait...

« Eh ben voilà, tu m'as trouvé ! Tu dois être rassurée ! », tu t'esclaffes en lui donnant un petit coup de coude. T'as vraiment envie qu'elle sorte de sa morosité, bon pour une malade elle a quand même encore la pêche et elle se marre pas mal c'est plaisant. T'as presque envie de de voir d'autres facettes d'elle. T'as compris que son histoire d'amitié était louche, t'as cramé que c'était dans sa tête tout ça, quand t'es au seuil de la mort t'inventes sans doute un tas de conneries, alors tu parles encore de Bonnie, elle t'intrigue celle-ci, bon autant que les autres ceci dit !

« La seule à égorger dans ce cas, c'est Bonnie qui sera certainement bien contente de discuter avec toi ! Enfin c'est la seule prostituée qui ne réclame pas d'argent, ne vole pas votre portefeuille et préfère t'enlever la vie, mais c'est un programme intéressant, ma foi ! »

« Ah bien ! Écoute je t'avoue que l'image d'elle que je me faisais de la sexy Pretty Woman s'effondre un peu, mais j'aimerais bien discuter avec elle, voir si elle en veux à ma gorge autant qu'aux autres, eh ouais, j'suis un dangereux moi ma p'tite ! », tu laces un clin d’œil.




Made by Neon Demon
Revenir en haut Aller en bas
PILULES AVALÉES : 400
MIROIR : Jessica Alba
IDENTITÉ : Nymphette à Mines
CRÉDITS : BIBI
A DÉBARQUÉ LE : 06/04/2016
FORCE : 1394
In your hate, I've found god. In your sin I've found love. In your faith, I've found forgiveness.
SITUATION : Mariée
EST ÂGÉ DE : 20 ans
avatar
Kathérina Barrow

MessageSujet: Re: This used to be a funhouse but now it's full of evil clowns   Ven 14 Oct - 17:57



Wrist icicle, ride dick bicycle
Kasper - Kathérina
Ce grand type si fier et si fort venait de changer radicalement. Plus de phrases exclamatives, plus de grands gestes et de voix qui porte. Au fond, il faisait bien son malin à parler d'amour comme on parle de voiture, à crier haut et fort qu'il ne fallait pas sombrer dans la passion mais bordel, lui aussi il avait mal, lui aussi il avait le don de tout gâcher. « C'est d'ma faute ! 'suis vraiment un p'tit con inconséquent, j'sais pas pourquoi je fais ça tu sais ? Abby elle est super, elle supporte mes caprices et elle reste, et moi comme un con, ben j'fais n'importe quoi ! Non mais franchement t'y crois, ça ?! J'mérite la mort, au moins ! Ou pire ! Qu'es-c qui est pire que la mort ? Tu le sais ? »
et il chouinait, il tremblait et semblait chercher quelque chose, chercher des réponses accablantes, des « oui t'as raison, fout toi en l'air ça sera toujours plus simple que d'être honnête avec ta femme au moins une fois dans ta vie », mais ça Kate ne pouvait pas le dire, Lyzbeth l'aurait fait bien volontiers, elle aurait sauté sur l'occasion pour l'enfoncer et lui écrabouiller la tête contre le sol pas franchement très propre sur lequel ils reposaient. Ce qui était pire que la mort ? La mort en elle même n'était pas horrible, elle n'était pas terrible. « Ce qui est pire que la mort c'est de s'ennuyer vraiment beaucoup dans sa vie. A vrai dire, une vie c'est quoi ? Elle dépend de ce que tu veux en faire. Si tu décides d'être entier, de t'écouter toi tout en ouvrant ton esprit à ce que pensent les autres... donc ta femme et.... enfin tu peux simplement te montrer honnête. C'est dur, d'accord, mais pourquoi c'est dur ? T'as peur de tout perdre ? Ta maison, ton chien et ta situation ? Mais t'es ici maintenant, t'as déjà plus ça, si tu sors c'est pas pour retourner entre les bras d'une femme que tu apprécies et que tu penses aimer parce que vous êtes mariés, non ? » un sourire compatissant avait apporté la lumière sur son visage qui quelques instants plus tôt semblait sans vie. Qu'est ce qu'elle aurait aimé lui épargner la souffrance d'avancer dans une vie tissée de mensonges.

« Sérieux regarde moi ! » avait-il dit presque en criant de désespoir en empoignant la danseuse qui, si elle avait été possédée par Alicia aurait certainement fait une grosse crise d'hystérie. « Pourquoi j'arrive pas à être courageux une fois dans ma vie, hum ? J'suis qu'un lâche qui pense être un patron. J'vaux pas mieux que ton mec au final. J'suis qu'un petit branleur de merde ! » Bonnie se put s'empêcher d'étouffer un petit rire insolent qui ne se voulait pas moqueur. Elle était attendrie par la situation et le contraste épais qu'il y avait entre la carrure de ce type et la façon dont il chouinait dès à présent en s'accablant de tous les malheurs du monde. C'était certain qu'elle avait été moins surprise lorsque l'adorable petit Taylor avait fait de même et c'était confié, lui avait ouvert son cœur pour qu'elle l'observe battant, non pas qu'il paraissait plus faible mais il était certain qu'il donnait l'impression d'être plus sensible que la grande armoire à glace qui s'agitait sous ses yeux et.. qui la secouait sans une once de douceur. « déjà.. déjà tu vas arrêter de me secouer comme un poirier sinon je vais vomir sur tes chaussures et ça risque pas d'être super agréable » ajouta la petite blonde pour détendre l'atmosphère (et parce qu'elle savait très bien qu'avec les petits soucis qu'elle avait, il n'était pas recommandé qu'on l'agite comme cela), « bien tu.. tu fais des observations, tu prends du recul sur ta vie et tu pleures. Et maintenant ? Et après ? Tu vas faire quoi ? Oublier tout ce que tu viens de dire avec tes yeux larmoyants pleins de regrets, sortir d'ici et reprendre cette vie qui te fait mal ? Tu ferais mieux de changer quelque chose, je sais pas moi, t'es pas satisfait de ta situation ? RIEN ne te bloque, c'est pas un anneau à ton doigt, c'est pas ta femme ni... l'objet de vos conflits ou je ne sais pas quoi. Mince moi je sais pas, tu me dis que tu fais des bétises, que tu fais du mal mais tu n'oses pas me dire ce que c'est, je vais pas te dire ce qui est bien ou pas, alors qu'est-ce qui t'empêche d'assumer au moins ça par la parole? »

Bonnie ne comprenait pas la pudeur, elle ne concevait pas cette idée de demi expression, les aveux incomplets agaçants, « j'ai fais quelque chose de mal », c'était une phrase d'auto-jugement qui visait à préparer le terrain, à annoncer le pire. Lorsqu'on avait fait subir un interrogatoire à la nymphette, elle avait simplement décrit avec précision ce qu'elle avait fait. Elle avait ses amants dans la tête, dans le corps, sous les ongles et il n'y avait aucune raison de le cacher, de nier, dans la mesure où elle n'avait jamais considérer cela comme un acte grave. Elle avait reconnu être coupable, coupable d'avoir aimé dans la démesure, d'avoir apaisé de tristes existence, d'avoir apporté de la chaleur à quelques individus et avoir comblé sa solitude à elle par ces bonnes actions. Elle avait lu les pages des journaux, elle avait lu des bouquins sur des crimes, des criminels qui parlaient de leurs actes et franchement, elle ne voyait pas le mal à cela. « Nous sommes des animaux. Lorsque nous tuons, par pulsion, par envie, lorsque par soucis du détail nous dévorons ce que vous appelez « victimes », nous agissons comme les bêtes que nous sommes. J'ai eu des sentiments pour ces personnes, je les ai aimé, et n'allez pas me dire que violence ne s'accorde pas avec amour, demandez au Duc Barrow qui s'y connait bien plus que moi. Maintenant, parce que j'ai couché avec des hommes et des femmes, que j'ai bu avec eux, qu'on s'est aimé l'espace d'une nuit, que je les ai fixé au ciel, que j'ai fait l'amour avec leurs cadavres, dévoré leur chaire glacée, vous voulez m'enfermer. Les loups donnent-ils des condamnations à leurs confrères lorsque l'un d'entre eux en abat un autre ? Non, et pourtant ils sont tout aussi animaux que vous et moi. Sauf de vous, vous êtes trop prétentieux pour concevoir cela. Vous, vous vous nourrissez des restes d'autres animaux, est-il plus glorieux alors d'être un simple charognard qui abat des espèces entières ? Mon but contrairement u votre n'était pas de faire un génocide progressif. J'ai rendu service à ces personnes et je les ai mangé, pour leur rendre hommage, pour les garder avec moi. » ce discours n'avait pas plus, bien entendu, mais elle avait été honnête, et elle en attendait de même avec Kasper. « Si tu veux on peut faire un échange de choses que nous avons fait qui sont considérées comme étant... « mauvaises », et je crois que sur cette échelle, je te bas à plate couture ! »

Et, d'un coup, comme ça il s'était levé et avait dansé comme si le diable avait pris son corps en otage, il avait à nouveau l'air joyeux comme un pinson, gai comme Bonnie aimait les gens. Elle ne releva pas la remarque de Kasper concernant Andrew, il était vrai que le Duc ne zoukait pas, en revanche il dansait remarquablement bien et avec une passion remarquable pour une personne qui n'était pas de ce milieu. « Il triche, il fait ça avec Kate, c'est facile pour lui » avait dit Lyzbeth en les regardant de loin. Bonnie l'observait du coin de l'oeil, toujours, comme elle le faisait avec Kasper qui avait plutôt l'air fier de lui. « T'as le rythme dans la peau, c'est bon à savoir ça ! » déclara Bonnie de sa voix mélodieuse. Elle avait une cruelle envie de le rejoindre mais elle se sentait bizarrement bien mal en point, malheureusement. Cela lui manquait cruellement, courir, danser de façon totalement imprécise et se laisser aller comme elle pouvait le faire avant alors qu'elle tournoyait sur elle même... à présent elle peinait même à enlacer des gens où à se déplacer aussi rapidement qu'avant, pour preuve, les infirmiers voulaient systématiquement la coller sur un fauteuil roulant à chaque fois qu'elle devait se déplacer... fauteuil roulant que, de rage, lyzbeth avait renversé et laissé abandonné non loin de là où elle et Kasper se tenaient, pour venir se réfugier sur le grand fauteuil dans lequel elle était installée. Puis Kasper et Kathérina s'étaient mis à parler de Bonnie, sous ses yeux, quel culot tout de même ! 

« Ah mis c'est vraiment hardcore ! Franchement elle... Nan mais elle fait comment ? Un couteau ? Elle tranche la gorge ou carrément elle... ? Moi elle n' a pas intérêt à me toucher en tout cas ! Elle peut tomber amoureuse autant qu'elle veut, c'est MOI qui aurait le dernier mot. Je mettrai un bon gros col roulé avec dessous une minerve en fer comme ça, elle sera bien stupide quand elle voudra me porter le coup fatal, et c'est moi qui lui briserai le cœur, à lui passer le goût de la séduction ! » Alors, elle fut forcée de prendre part à la conversation. « Si tu veux tout savoir ce n'est pas « hardcore », je ne saute pas sur les gens, je ne les prends pas au hasard. Je regarde, j'écoute, je vois les pauvres âmes malheureuses en questionnement perpétuel, les personnes insatisfaites de leur vie qui rêvent d'un retournement de situation qui les rendra heureux et qui ne vient jamais, les individus infidèles qui doutent sur leur avenir avec la personne qui les a enchainé à eux pour l'éternité, les gens qui se posent des questions sur leur sexualité et sur leur entourage, ceux qui en ont assez de s'ennuyer, ceux qui voudraient pouvoir mourir. » Comme si un miracle c'était produit, elle avait pu se lever vivement, tremblante sur ses jambes mais au moins sur ces dernières et elle attrapa Kasper pour qu'il prenne sa place sur son fauteuil. Elle s'était vite installée sur ses genoux les mains autour de son cou en riant « Je crois que si j'avais vraiment voulu te tuer j'en aurais clairement eu les moyens ! Tu as beau dire ce que tu veux, je n'ai pas besoin d'arme, personne en me voyant ne peut s'attendre à ce que je fasse ce que je fais. Là, tu n'as pas de bon gros col roulé avec dessous une minerve en fer ! » elle continua de rire en constatant l'absurdité de la situation, si la nymphette avait été mauvaise, elle aurait poussé le vice jusqu'à le tuer mais... il n'y avait aucune raison à cela, et qui plus est, si elle l'avait voulu... « HEY PETIT RAT D'OPERA, LAISSE CE GARCON TRANQUILLE », les gardes, encore ces fichus rabats joie ! Bonnie lui tira joyeusement la langue, accompagné d'un joli bras d'honneur qui faillit faire sortir de ses gongs le garde qui prit plutot la décision de REEEESSSPIIIREEEER profondément. Bonnie s'installa alors sur l'accoudoir du fauteuil et baissa les yeux sur Kasper « Ils sont pas drôles ici de toute façon. Ces gardes, ils pensent avoir les yeux partout mais ils sont jamais là quand on commet de vraies infractions. Des gens ont réussi à avoir de la drogue, une fille m'a donné des cigarettes, j'ai couché avec un garçon sur une falaise, dragué des infirmiers, même ces derniers font des conneries d'ailleurs mais bon, au final, c'est pas bien difficile d'échapper à ces types. Jte jure, ils imposent en masse mais à la distribution des cerveaux, ils étaient certainement parti pissé parce qu'il leur en manque, ça s'est sur ! »

Mais il fallait croise que Bonnie n'était pas seule experte dans le domaine de l'amour et du langage du corps, Kasper aussi brisait les cœurs ! (enfin pas littéralement comme Bonnie qui avait plaisir à les disséquer mais.. c'était presque la même chose, non?)« Ben ouais c'est vrai. J'ai pas connu beaucoup d'histoires d'amour, je me lasse assez vite. Alors forcément la nana ben elle pense que je suis le bon, moi je comprends pas les femmes qui pensent ça, qui pensent vite, qui pensent pas ! Alors ben... Je me retrouve toujours dans la mauvaise position, je sors es griffes et je déchire, j'passe encore pour le méchant ! » Bonnie mit sa main devant sa bouche de peur d'exploser de rire, quel pauvre petit garçon, il passait pour le méchant, eh bien, elle allait s'en faire un ami, que voulez vous ! « Tu sais y'a pas que les femmes. Les hommes se donnent toujours à 200% aussi, c'est affligeant de les voir avec tant d'entrain ! « Marions nous, faisons des enfants, achetons un chien ! » moi je suis pas faite pour ça, moi je suis faite pour vivre sur la route, dans des voitures, des bus, des tentes ! T'es pas le méchant, faut juste être réaliste parfois, et honnête. Briser les cœurs en disant « c'est fini », c'est être sincère, justement. » En revanche, si il y en avait bien un qui avait brisé le cœur à quelqu'un, c'était le grand Duc Barrow, celui qui avait ouvert Kate en deux, déchiré sa beau, dégrafé ses côtes, prit son cœur et dévoré sous ses yeux ébahit.

« Okay okay c'est bon, navré. Eh, dis pas de bêtises, il ne t'a pas tué car s'il l'avait fait, sois logique chaton, tu ne serais pas là pour en témoigner, j'ai pas raison ?  
Bonnie regarda de travers Kasper. Littéralement. Elle se frotta la tête « C'est pas parce qu'elle est là qu'elle est en vie. Qu'est-ce qui te dit qu'elle n'est pas morte ? Parce que tu la vois avec tes yeux ? Parce que tu vois ses yeux bouger, que tu peux toucher sa peau ? Ca ne veut rien dire, c'est une petite marionnette, un fantôme comme Casper le fantôme ! » et elle le bouscula gentiment avec son pied « et je suis pas un chaton ! Je suis pas aussi petite ! »souligna-t-elle en riant.

D'ailleurs quand on parlait d'amour et de cœur brisé, bizarrement on parlait de sa femme, à croire que cette relation ne se passait définitivement pas très bien.

« Ben si tu veux elle me trouvait assez lunatique normal, et ça la gavait copieusement d'ailleurs. J'ai bien failli me retrouver à nouveau célibataire avec ces conneries, mais très vite elle a compris ce que même mes parents n'avaient jamais pu déceler. Alors ben... Quand j'me suis fait virer de bahut, elle m'a épaulé, enfin... A sa façon hein ! Abby n'est as très chaleureuse encore une fois, mais je ne peux pas lui reprocher d'avoir essayé ! Mon mariage, contribué à ma maladie ? Pourquoi dire cela petit être ? C'est ce qui te semble le plus logique ?  »

Bonnie haussa les épaules « Je sais pas, je ne vois que des gens mariés malheureux. Kate est malheureuse, Alicia est malheureuse. Mes amantes mariées étaient malheureuse, mes amants mariés étaient malheureux. Pourquoi on peut pas juste s'aimer sans se prendre la tête ? Pourquoi on a pas le droit d'aimer plusieurs personnes à la fois ? Pourquoi on a pas le droit de coucher le premier soir, pourquoi on a pas le droit de partir à 6 heures du matin, pourquoi on est mal vu d'avoir plusieurs partenaires à la foi ? Moi je trouve ça convivial ! » c'est vrai que c'était bêtement simple vu comme cela, mais Bonnie n'avait encore jamais connu la jalousie, ni même Kate dans la mesure où elle n'enviait personne, où Andrew lui prouvait tellement son amour et était tellement fidèle qu'elle n'avait aucune raison de douter, de se poser des questions. Bonnie avait déjà vu quelqu'un de jaloux, elle avait trouvé cela ridicule. Andrew était entré sans prévenir alors qu'elle était en compagnie de son frère et bizarrement il avait très mal réagit et en plus il les avait interrompu ! La scène avait été grotesque et Archange l'avait rendu quelque peu comique, il fallait se l'avouer et elle avait bien rit en cette journée. Pourtant ce n'était pas elle qui avait la bague au doigt, c'était Kate mais il fallait croire qu'elles deux étaient étroitement liées, n'est ce pas ? En parlant d'alliance d'ailleurs.. « Oh bah tu sais bien... Au début on fait tout pour se plaire, et plus le temps passe, plus l'autre devient un peu comme un pote. Les femmes ne s'épilent plus, les mecs se grattent les parties en slip dans la cuisine, et c'est la vie ! Mais y'a un moment où bah, la magie se fait la belle. T'es pas d'accord ? Non, évidemment, parce qu'Andrewnet est parfait n'est-ce pas ! Oh c'est un du attend, il ne pète pas au lit, lui ! » Bonnie pouffa de rire tant ses affirmations étaient drôle. Bonnie ne laissa pas la magie s'estomper, elle ne se laissa pas quitter, elle forçait les esprits à partir, les corps à rester. « Ma copine Alicia est tellement maniaque qu'elle a désinfecté ma peau, elle l'a raclé, elle a tout retiré. Sur nous toutes, il reste rien, je suis sure que toute les bactéries se sont fait la malle après ça ! Elle a retiré tout notre pelage d'animal, si elle avait pu nous raser la tête, arracher nos cils elle l'aurait fait, ça c'est sur ! » Elle retroussa ses manches et outre le fait que sa peau était couverte de bleu, de bandages et de cicatrices et multiples plaies, elle avait bien raison, Alicia avait été rigoureuse, rien n'allait de travers. « Je crois que je suis un grand bout de peau, juste de la peau ou du cuir, c'est bizarre quand j'y pense, moi je le vois pas comme ça. En tout cas, elle est pas du genre à arrêter de prendre soin d'elle et de nous, juste pour.. plaire. C'est bête non ? Une fois elle a failli me faire mal aux doigts à me limer les ongles trop fort ! Et Andrew... bah je sais pas ce qu'il fait au lit, enfin je veux dire... je reste jamais au lit à rien faire avec lui, quand je commence à m'ennuyer je m'en vais, après ça, il fait ce qu'il veut avec ses orifices hein ! Faudrait que je demande à Kate tient, « est ce qu'Andrew a des gaz ? » c'est une bonne question ça ! Mais du coup, toi, tu te balade en slip dans ta cuisine ? » cette question lui avait frolé l'esprit dès qu'il avait prononcé ces mots « tu serais capable de te balader en slip dans le réfectoire ? » demanda-t-elle très très sérieusement, les yeux dans les yeux avant de se remettre à rire.

« Honnêtement, picoler un coup j't'assure que c'est pas pire que de voir une nympho et une gouine tuer et bouffer des gens... J'imagine ! » ha oui, la conversation venait légèrement de changer en effet, c'était un retournement assez intéressant et Bonnie ne pu s'empêcher de sourire. « C'est plus drole de regarder les gens se bourrer la tronche, crois moi ! Et pauvre malheureux, on ne dit pas « gouine », c'est pas poli Bordel de Merde ! On dit Lesbienne. Par contre tu as bien raison, je ne suis pas « sexuellement dépendante » comme disent ces idiots de docteurs, je m'appelle Bonnie et je suis nymphomane.... » dit-elle en affichant un charmant sourire, puis completa « ...et cannibale. Et Nécrophile. En fait, on pourrait limite dire que je suis très ouverte de corps et d'esprit et que je ne fais aucune discrimination,j'accepte tout, même les morts ! Et non ce n'est pas dégueulasse, jvais pas retourner les cimetières non plus hein ! ». Visiblement, les discussions sans aucun rapport s’enchaînaient on passait du sujet de la nymphomanie à... « quel nom allons nous donner à nos enfants ». Finalement... il y avait peut-être un lien. « Anibal ?? Mais ça fait Hannibal !  Marie, Nymphéa ce sont de jolis prénoms néanmoins. Peut-être que Nymphéa est un eu trop prout prout pour moi, je reste plus sur des valeurs sûres tu vois, mais ma femme adorerait ça ! Franchement j'ai pas trop d'idées... Lisa et Tom, je sais pas, c'est ce qui me vient spontanément à l'esprit mais ça peut changer demain !  » Bonnie se mit à tripatouiller les cheveux de Kasper tout en réfléchissant « Quand t'y pense c'est juste le son... Hannibal c'est Allemand je crois, et Anibal c'est espagnol. Au final Hannibal le Cannibale c'est un super bouquin! Moi je veux pas d'enfant, j'ai pas envie de mettre des parties de moi en jeu dans une société pourrie qui te censure, te dresse pour être un petit soldat consommateur manipulable. Et je veux pas de famille, je veux pas d'un mari ni d'une femme qui rentre à la maison, je veux pas non plus de maison. Si je pars avec quelqu'un que j'aime et que j'arrive à le garder en vie, je veux pas qu'on se prenne la tête avec un bébé qui pleure, qui aura besoin de tout et n'importe quoi. A la rigueur je veux bien un chien, c'est bien les chiens. Ou un mouton, c'est doux, c'est pratique pour l'hiver. Si j'ai un mouton je l'appellerais Bulle. Parce que bulle c'est pour les poissons et s'est prévisible et que nuage c'est pour les moutons et que c'est cliché. Alors si j'ai un poisson je l'appellerais nuage et si j'ai un mouton je l’appellerais Bulle, et on vivra tout les trois sur la route. » Bonnie avait toujours ce sourire plaqué sur le visage, ses yeux clairs rayonnants et ce corps qui perdait l'équilibre toute les cinq minutes sur le rebord du fauteuil, elle agrippait Kasper et le lachait pour à nouveau se mettre à gesticuler encore et encore. Ouais, elle le voulait son mouton ! « Ta femme elle a l'air aussi coincée que ma Alicia, si je peux me permettre ! Elle sait zouker comme tu le fais ? »

Puis Kate confie finalement qu'elle est malade, Bonnie l'est surement bien d'ailleurs, en tout cas les trois filles savent pertinemment qu'elles vont mourir avant quarante ans, et Bonnie sait qu'elle a encore un peu de temps « D'ailleurs je viens tout juste d'avoir vingt ans, je suis jeune j'ai pas envie de faire des bébés là maintenant tout de suite ! Puis ils seront malades aussi si j'en fais, ça sert vraiment à rien de faire ça égoïstement.  Puis bon je suis là pour un petit bout de temps alors, à moins de faire un bébé à mon psychiatre, je vois pas ! Mais bon, tant que je trouve des gens avec qui parler !».. et d'ailleurs.. « Eh ben voilà, tu m'as trouvé ! Tu dois être rassurée ! » s’esclaffe-t-il en lui donnant un coup de coude, manquant de la faire tomber du fauteuil tandis qu'elle se rattrape à lui brutalement en lui renvoyant sa masse de cheveux dans la tronche. (bien fait!) En tout cas, ce grand gaillard avait l'air de l'avoir bien entendu, Bonnie était un peu comme Bloody Mary, plus de trois fois son nom dans une conversation et elle apparaît, n'est ce pas fantastique ?« Ah bien ! Écoute je t'avoue que l'image d'elle que je me faisais de la sexy Pretty Woman s'effondre un peu, mais j'aimerais bien discuter avec elle, voir si elle en veux à ma gorge autant qu'aux autres, eh ouais, j'suis un dangereux moi ma p'tite ! » Bonnie prend un air exagéré faussement outré, les yeux grands ouverts. C'est dingue comme son attitude modifie ses traits, lui donne son éclat. « Oh alors l'aspect nympho/cannibale ne colle pas avec la « sexy pretty woman » ? C'était une pute Pretty Woman, sexe pour argent. Moi je veux bien faire du sexe et je demande même pas de tune attend, je suis quelqu'un de cool. Je rends service ! Bon après je suis pas une catin assoiffée de sang, ça m'arrive..difficilement de me passer de corps morts, mais bon, je suis pas méchante » dit-elle en lui ébouriffant les cheveux.



Revenir en haut Aller en bas
https://nymphettalamine.tumblr.com/
PILULES AVALÉES : 31
MIROIR : Matt Mcgorry
IDENTITÉ : Harrie
CRÉDITS : Bazzart, Tumblr, We heart it
A DÉBARQUÉ LE : 16/08/2016
FORCE : 155

SITUATION : Marié
EST ÂGÉ DE : 30 ans
avatar
Kasper Lloyd

MessageSujet: Re: This used to be a funhouse but now it's full of evil clowns   Dim 23 Oct - 19:05

Grandir? Quelle drôle d'idée!
Kathérina & Kasper
Vous n’êtes pas exceptionnels, vous n’êtes pas un flocon de neige merveilleux et unique, vous êtes fait de la même substance organique pourrissante que tout le reste, nous sommes la merde de ce monde prête à servir à tout, nous appartenons tous au même tas d’humus en décomposition.

Allez voilà manquait plus que ça ! Ton humeur joue au yoyo (pas le yoyo tout moche en bois, le en plastoc' qui fait de la lumière). Tu passes du rire aux larmes, des effusions de joie de vivre aux sanglots, le type pas du tout space déjà... Le genre qu'on n'a pas nécessairement envie de fréquenter, même pour une soirée foot et bières (… D'ailleurs ce genre de truc tu l'as déjà fait, mais surtout pour échapper à une soirée avec ta femme. En vrai tu connais à peine les règles du foot, mais t'aime bien gueuler avec tes potes devant un poste de télé, et t'aimes bien la bière aussi!). Bref, tu t'égares dans tes propres pensées, elles dérangent l'ordre de ta logique bien à toi réglée comme du papier à musique ( haha + ouiiiin = Kasper Lloyd, limpide). BREF. Oui donc tu disais que tu chialais comme une gamin e, comme la peste du dernier rang dans ta classe qui se fait les ongles pendant tes cours et qui après vient chouiner au bureau pour avoir la moyenne « gnagnagnaaa, je comprends pas, soyez sympa... », tu l'imites mentalement, mais assez mal, tu t'en rends compte. Re bref ! Dans ton malheur, tu espères susciter une once d'empathie autour de toi, mais au lieu de ça, la douce et délicate jeune femme (qui d'après ton scénario parfait était censée se jeter dans tes bras, charmée par les larmes d'un homme vulnérable qui laisse aller sa souffrance) se fout ouvertement de ta gueule ! Enfin pas du genre « HA-HA» en te pointant du doigt à la Nelson des Simpsons, mais à sa façon (humiliation égale).


« Ce qui est pire que la mort c'est de s'ennuyer vraiment beaucoup dans sa vie. A vrai dire, une vie c'est quoi ? Elle dépend de ce que tu veux en faire. Si tu décides d'être entier, de t'écouter toi tout en ouvrant ton esprit à ce que pensent les autres... donc ta femme et.... enfin tu peux simplement te montrer honnête. C'est dur, d'accord, mais pourquoi c'est dur ? T'as peur de tout perdre ? Ta maison, ton chien et ta situation ? Mais t'es ici maintenant, t'as déjà plus ça, si tu sors c'est pas pour retourner entre les bras d'une femme que tu apprécies et que tu penses aimer parce que vous êtes mariés, non ? »

Ah bah oui, pour toi c'est un foutage de gu*ule ! Elle connaît rien de la vie, elle a quoi, vingt piges et elle parle de ta femme, de ton mariage ! Personne n'a le droit de dire de la merde de ton mariage... Personne à part toi bien sûr. Tu sors la tête de tes bras croisés tel une marmotte qui sort du terrier pour tâter la température de l'air, tu renifles bruyamment (inutile de préciser ton degré de sex appeal en cet instant précis), et tu la regardes d'un air... Perplexe.

« Quoi ? Tu penses que je reste avec Abigaël parce que c'est ma bonne résolution du Nouvel An ou quoi ? J't'arrête de suite jeune fille, déjà de UN, mes résolutions du Nouvel An je les oublie à la première gorgée de champagne, et DEUX... Deux, pourquoi tu me dis ça ? Prends pas ton cas pour une généralité, tout le monde n'a pas épousé un duc qui a un pet de travers... En y réfléchissant, si j'avais fait ça, je pense que je me serais calmé sur le Moet l'année prochaine... », tu prends la pose, celle qui te donne un air intelligent car t'as légèrement (très légèrement alors) l'air du Penseur de Rodin (mais avec les yeux bouffis, bof). Alors tu la secoue pour que ça rentre un peu, ou que ses neurones s'alignent bien là haut (chose pas nécessairement utile ou intelligente, mais... Non, t'as aucune excuse valable), et elle fait la tronche, ça n'a pas l'air de trop lui plaire.

 
« Déjà.. déjà tu vas arrêter de me secouer comme un poirier sinon je vais vomir sur tes chaussures et ça risque pas d'être super agréable »


L'argument te paraît tout à fait recevable.


« Bien tu.. tu fais des observations, tu prends du recul sur ta vie et tu pleures. Et maintenant ? Et après ? Tu vas faire quoi ? Oublier tout ce que tu viens de dire avec tes yeux larmoyants pleins de regrets, sortir d'ici et reprendre cette vie qui te fait mal ? Tu ferais mieux de changer quelque chose, je sais pas moi, t'es pas satisfait de ta situation ? RIEN ne te bloque, c'est pas un anneau à ton doigt, c'est pas ta femme ni... l'objet de vos conflits ou je ne sais pas quoi. Mince moi je sais pas, tu me dis que tu fais des bétises, que tu fais du mal mais tu n'oses pas me dire ce que c'est, je vais pas te dire ce qui est bien ou pas, alors qu'est-ce qui t'empêche d'assumer au moins ça par la parole? »


Là ça va pas le faire, elle a qu'à te donner un coup de cravache aussi tant qu'elle y est ! T'es pas Alain Chabat toi, t'aimes pas quand on te fouette les fesses avec du céleri... (Oui, t'as vu ça dans un film français). Peut-être qu'elle c'est son quotidien d'en recevoir mais... Aïe, t'as une espèce d'image en tête qui, malheureusement, te fais rire au milieu de tes larmes. Ben oui, tu sais pas à quoi ressemble son mec, mais tu peux pas t'empêcher là, de suite, d'imaginer un grand bourgeois coincé (car dans ta tête, les DUCS sont coincés), vêtu avec une... FRAISE en dentelle et une combinaison de latex ! RRRRRRh ! Tu secoues la tête et reviens dans le monde (presque) réel, t'es censé t'agiter un peu là.

« Nan mais j'ai dis que MOI j'étais une merde, pas elle ! D'ailleurs j'ai JAMAIS dis que j'étais une merde ! » TOI, t'as dis ça ?! Oh, fierté ma gueule ! Tu te martèles mentalement le torse comme un gorille. « Juste... D'ailleurs tu dis des cafouillages, j'ai même pas d'anneau au doigt présentement... », au début tu dis ça pour esquiver ses questions gênantes et aussi pour faire le malin et jouer sur les mots, et tu te rends compte que merde, t'es vraiment plus d'alliance, elle est sûrement « rangée » en vrac dans dans une armoire avec toutes les breloques des autres prisonniers, euh, détenus, euh... PATIENTS ! Cette image normalement devrait t'inspirer le plus grand désespoir, ton cœur devrait se fissurer de déception, puis la, le premier truc qui sort de ta bouche sur ton visage qui s'illumine c'est :

« Eeeeeeh ! J'ai pas d'alliance ici ! Je suis célibataire aïe aïe Aïe !! KASPER EST DANS LA PLACE LES FILLES ! » tu te frottes les mains, avant de réaliser que tu viens de gueuler dans la salle et que t'es très largement passé pour un con. Donc, en sourdine, tu reprends :

« Tu sais, Abigaël c'est une fille chouette, y'a rien qui cloche, j'assume tu sais. J'me suis marié avec elle, j'en avais envie tu vois. Elle... Elle me colle des petits mots sur le frigo pour pas que j'oublie mes rendez-vous chez le médecin, elle ramasse mes caleçons à côté de la panière à linge... Oui parce que je m'amuse souvent à essayer de marquer des paniers, mais j'suis pas Tony Parker non plus ! Même qu'un jour, elle a m'a promis de me masser les pieds ! Elle est un peu réticente tout ça parce qu'un jour je suis rentré du boulot en puant très légèrement des semelles ! J'insiste sur « semelles » car c'est pas MES PIEDS (parfaits- sauf le gros orteil) qui puent !»


Bref, donc elle Kate elle voudrait que tu te pardonnes ou tu sais pas quoi. Tu piges pas trop le langage libéré qu'elle commence à prendre, un petit virage étrange qui voudrait que tu te vois comme un type normal qui n'a rien à se reprocher, bizarre. Elle te connaît pas elle ça se voit ! Elle change d'expression, tu sens qu'elle va te fournir une explication, c'est parti pour la théorie (le prof qui écoute, on aura tout vu!).


« Nous sommes des animaux. Lorsque nous tuons, par pulsion, par envie, lorsque par soucis du détail nous dévorons ce que vous appelez « victimes », nous agissons comme les bêtes que nous sommes. J'ai eu des sentiments pour ces personnes, je les ai aimé, et n'allez pas me dire que violence ne s'accorde pas avec amour, demandez au Duc Barrow qui s'y connait bien plus que moi. Maintenant, parce que j'ai couché avec des hommes et des femmes, que j'ai bu avec eux, qu'on s'est aimé l'espace d'une nuit, que je les ai fixé au ciel, que j'ai fait l'amour avec leurs cadavres, dévoré leur chaire glacée, vous voulez m'enfermer. Les loups donnent-ils des condamnations à leurs confrères lorsque l'un d'entre eux en abat un autre ? Non, et pourtant ils sont tout aussi animaux que vous et moi. Sauf de vous, vous êtes trop prétentieux pour concevoir cela. Vous, vous vous nourrissez des restes d'autres animaux, est-il plus glorieux alors d'être un simple charognard qui abat des espèces entières ? Mon but contrairement u votre n'était pas de faire un génocide progressif. J'ai rendu service à ces personnes et je les ai mangé, pour leur rendre hommage, pour les garder avec moi.... Si tu veux on peut faire un échange de choses que nous avons fait qui sont considérées comme étant... « mauvaises », et je crois que sur cette échelle, je te bas à plate couture ! »
 
Ah ouiiiiiii... Gros gros virage en fait. La bonne grosse bretelle d'autoroute. Nan mais... Elle est barge elle ! T'as des yeux à peu près gros comme ta.... (rooooh!) valise quand tu pars au soleil, What Else ? (Georges Clooney aussi tu l'imites mal).

« Mais.... », tu cherches une réponse dans ta gorge après le petit blanc quand même qu'elle vient d'instaurer. Il te faut deux minutes quand même hein, c'est assez particulier comme conversation pour se rencontrer !

« Nan mais euh... Les loups c'est... C'est la chaîne alimentaire quoi ! Les humains ça se mange pas par les autres humains ! Mince, le magret de canard ça te suffit pas ? », visiblement c'est lus à Kate que tu t'adresses là, celle qui à un balai dans le... et qui est mariée avec le duc (celui qui a une fraise en dentelle et du latex). Tu prends conscience que la jolie blonde que tu viens de rencontré (plutôt ta came vu son âge présumé), à véritablement un gros pète au casque.

« Eh mais attends... C'est toi la mangeuse d'Hommes ? Ah ou la mangeuse d'hommes petit « h » plutôt ! Bonnie, c'est ça ? ». T'as envie de lui jouer la scène « comme on se rencontre ! » en mode mafieux avec des lunettes teintées, mais là tu te dis juste que cette meuf quand  même, JUSTE elle mange des gens, tu fouettes un peu quoi.

« Bon... Alors euh... J'ai un truc à te demander. Je sais qu'on se connaît mal et tout et tout, mais si tu tuais ou mangeais ces gens pour leur rendre service, fais moi penser à ne jamais genre... T'emprunter du beurre un jour ! Bon après si tu veux me faire l'amour jusqu'à l'épuisement pour me rendre service, je me dévoue, mais ma tête tant qu'à faire je vais la garder un peu, elle est pas trop dégueulasse ! ». T'as besoin de ressentir un peu de fierté, de faire de plein à ton égo qui en a pris un sacré coup tout à l'heure quand tu chouinais tes faiblesses de petit garçon sur l'épaule e Kate. Tu te lèves, tu te mets à danser comme un gogo, le truc que tu sais faire le mieux après la cuisine (oh parfois tu fais les deux en même temps en tablier d'ailleurs!). Quand tu danses, mais le monde autour il n'existe même plus. Pas besoin de grand chose, pas d'années au conservatoire, pas de «  5... 6... 7 et 8 ! », juste bouger tes fesses, remuer ta tête comme une poule, contracter un peu tes biceps, faire le coq quoi.
 
« T'as le rythme dans la peau, c'est bon à savoir ça ! »,  (évidemment!) s'exclame-t-elle avant de parler des activités conduisant à son internement.

« Si tu veux tout savoir ce n'est pas « hardcore », je ne saute pas sur les gens, je ne les prends pas au hasard. Je regarde, j'écoute, je vois les pauvres âmes malheureuses en questionnement perpétuel, les personnes insatisfaites de leur vie qui rêvent d'un retournement de situation qui les rendra heureux et qui ne vient jamais, les individus infidèles qui doutent sur leur avenir avec la personne qui les a enchainé à eux pour l'éternité, les gens qui se posent des questions sur leur sexualité et sur leur entourage, ceux qui en ont assez de s'ennuyer, ceux qui voudraient pouvoir mourir. »

Tu écarquilles les yeux, bien grand.

« OULA ! Ben moi j'suis 100% hétéro ma grande ! J'ai rien contre les homos hein, d'aileurs mon boss est gay j'pense enfin, mon ex boss ! Il m'a invité à boire un verre la derrière fois, enfin avant d'me virer of course ! Il peut toujours courir pour que j'me mette à genoux lui maintenant ! », tu blagues ça t'amuse, roh allez c'est encore de ton âge, non ?

« Quant aux éplorés et leur vie de merde, ben... Franchement j'ai pas trop à me plaindre de la mienne... Merde, on va pas coucher ensemble alors... Trop triste , hashtag trop triste ! ».

Puis t'as à PEINE le temps d'imiter « les jeunes », que la gamine utilise sa force de cochon d'inde pour switcher de place avec toi, enfin switcher... Non en fait c'est plus juste de dire qu'elle te fout de force (tu répètes ce mot : FORCE!) dans son fauteuil, et s'installe sur tes genoux. Ça te rappelle un brin Madison, quand elle se met à califourchon sur tes cuisses et que ça te plaît, bizarrement.

« Euh.. », des fois t'as des opinions et de l'éloquence...

« Je crois que si j'avais vraiment voulu te tuer j'en aurais clairement eu les moyens ! Tu as beau dire ce que tu veux, je n'ai pas besoin d'arme, personne en me voyant ne peut s'attendre à ce que je fasse ce que je fais. Là, tu n'as pas de bon gros col roulé avec dessous une minerve en fer ! »

…. Gros blanc. Là t'es un peu mal à l'aise parce que bon, t'es quand même dans un asile avec une folle dingue (charmante hein, mais folle dingue), et là actuellement elle est sur toi prête à te découper la tronche en tranches de douze. Bon alors elle pèse pas lourd c'est pas le problème, t'aurais vite fait de la balancer comme un ballon de volley sur la plage, mais tu connais pas encore sa rapidité, la meuf elle a quand même fait une BOUCHERIE, elle a buté genre des tas de gens en un temps record, mouais, t'es moyen.

« Bien bien bien... Mais tu vas pas me tuer hein ? J'suis un gentil garçon. Ajouté à cet argument indiscutable, je suis aussi trop jeune et trop beau pour mourir ! », tu tentes l'humour, mais t'es sauvé par le même débile profond qui t'a rembarré tout à l'heure, le maton là, celui qui est frigide ! (On dit « frigide »pour un homme ? La question te traverse l'esprit et puis au final tu t'en fous).


« HEY PETIT RAT D'OPERA, LAISSE CE GARCON TRANQUILLE »


L'autre t'appelle aussi « garçon », mais dans sa bouche ça fait pas coquin et espiègle, c'est juste humiliant ! Il va voir si t'es un petit garçon, lui ! Il va pas comprendre ! Bon, tu te ravises car t'as pas nécessairement envie de faire des jaloux aujourd’hui. Kate, enfin Bonnie se déplace alors sur l'accoudoir et toi, tu respires un peu plus.


« Ils sont pas drôles ici de toute façon. Ces gardes, ils pensent avoir les yeux partout mais ils sont jamais là quand on commet de vraies infractions. Des gens ont réussi à avoir de la drogue, une fille m'a donné des cigarettes, j'ai couché avec un garçon sur une falaise, dragué des infirmiers, même ces derniers font des conneries d'ailleurs mais bon, au final, c'est pas bien difficile d'échapper à ces types. Jte jure, ils imposent en masse mais à la distribution des cerveaux, ils étaient certainement parti pissé parce qu'il leur en manque, ça s'est sur ! »
 
Tu clignes trois fois des yeux, genre t'es choqué.

« Eh mais j'veux des ragots moi ! C'est quoi ces conneries avec les infirmiers ? C'est quoi le pire truc que t'as vu ? Eh puis franchement merde, la FALAISE ?! Mais t'es une folle toi, t'sais les lits c'est bien aussi ! Bref ! Moi j'me lance un pari, j'me demande combien de temps je vais tenir avant de...  », tu fermes ta grande bouche parce que t'as peur de repartir dans un côté sombre de toi qui n'a pas beaucoup plu au garde, mais tu lances un regard significatif à Bonnie, et ce petit jeu te réchauffe un peu le ventre, t'essaye de lui faire comprendre en un regard la force de tes besoins et envies. En général t'évites un peu de jouer à ça parce que tu l'as fait plus jeune et chaque fois t'as brisé des cœurs (deuxième hashtag so sad), tu pensais être crédible, mais la blonde se met la main devant la bouche et éclate d'un rire vrombissant.

« Ben quoi ? »


« Tu sais y'a pas que les femmes. Les hommes se donnent toujours à 200% aussi, c'est affligeant de les voir avec tant d'entrain ! « Marions nous, faisons des enfants, achetons un chien ! » moi je suis pas faite pour ça, moi je suis faite pour vivre sur la route, dans des voitures, des bus, des tentes ! T'es pas le méchant, faut juste être réaliste parfois, et honnête. Briser les cœurs en disant « c'est fini », c'est être sincère, justement. »

Tu plaques ta main sur ta poitrine et ouvre grand la bouche comme font les filles quand elles sont faussement choquées. Fierté masculine ma gueule !

« Excuse-me ?! NOUS, on est comme ça ? Nan mais t'as trop vu de films genre « n'oublie jamais » toi ! On pense qu'à baiser nous hein, baiser et manger quand même c'est presque aussi bien, enfin, non. » , bon...  T'es pas franchement certain que ça soit totalement vrai, mais attends, tu vas quand même pas avouer que tu as rêvé de conventions, surtout quand t'as fait une demande en mariage et que la pauvre, elle a accepté. (T'es pas un cadeau...).  Puis bon, tous les mecs ne sont pas « planpans », y'en a qui sauvent la mise, tiens genre ce type : Andrew Barrow ! (toujours celui avec la fraise et le latex!). Soit disant que c'est le bon gros tyran parfait, le Monsieur tiré à quatre épingles qui obtient tout ce qu'il veut de sa femme en un froncement de sourcil et qui nettoie la poussière avec après ! (sauf que non, Andrew Barrow ne nettoie sûrement jamais la poussière, LUI ! A la maison, c'est toi qui doit te taper le ménage quand Madame fait du yoga, le yoga sérieux...!). Kathérina elle se dit qu'elle est morte à cause de lui, ouais c'est un peu hyperbolique (t'es choqué de connaître ce mot) comme théorie !


« C'est pas parce qu'elle est là qu'elle est en vie. Qu'est-ce qui te dit qu'elle n'est pas morte ? »


POH POH POOOH ! Comme dans Harry Potter t'sais ! «Of course it is happening inside your head, Harry, but why on earth should that mean that it is not real? » (Ce Dumbledore c'est un vrai guignol fumeur de weed, pire que le prof de philo là où tu bossais, de l'exclusif le mec!). Bref merde Kasper, concentre toi un peu et écoute la madame !


« Parce que tu la vois avec tes yeux ? Parce que tu vois ses yeux bouger, que tu peux toucher sa peau ? Ca ne veut rien dire, c'est une petite marionnette, un fantôme comme Casper le fantôme ! »

HA-HA ! On dirait tes élèves quand ils ont découvert ton prénom que tu t’efforçais à cacher, même Maddie t'a fait la vanne ! Elle te file un petit coup de pied amical en riant.

« et je suis pas un chaton ! Je suis pas aussi petite ! ».

« Mouais tu fais un mètre vingt les bras levés et toute mouillée, je serais toi je ne la ramènerais pas trop, chaton. »
.

Puis là, elle reparle de mariage. Apparemment y'a un lien pour elle avec ce truc et le malheur. N'importe quoi, des fois ça se passe bien. Tes parents par exemple, puis TOI ! Non, pas vraiment toi, mais comme Abby et toi évitez soigneusement d'en parler, ça passe.

« Je sais pas, je ne vois que des gens mariés malheureux. Kate est malheureuse, Alicia est malheureuse. Mes amantes mariées étaient malheureuse, mes amants mariés étaient malheureux. Pourquoi on peut pas juste s'aimer sans se prendre la tête ? Pourquoi on a pas le droit d'aimer plusieurs personnes à la fois ? Pourquoi on a pas le droit de coucher le premier soir, pourquoi on a pas le droit de partir à 6 heures du matin, pourquoi on est mal vu d'avoir plusieurs partenaires à la foi ? Moi je trouve ça convivial ! »


Tu fais semblant de réfléchir.

« Eh bieeeen... Je suppose que c'est la société qui veut ça ! », qu'est-ce-ce que t'y connaît à la société toi ? Bon si c'est vrai, t'es quand même bien dans le moule, enfin surtout avant de te ferme enfermer ici pour dix ou quinze ans hein !

« J’en sais rien... J'suis pas certain que la polygamie soit une solution.  En même temps... ça empêcherait les crises de larmes, les « t'étais où ? », les « qui t'écrit à cette heure là ? », ou les « est-ce que tu la trouve plus jolie que moi ? », en fait ça évite le mensonge, tout simplement ! Supprimer deux vices en un, pas mal finalement si ! », tu changes d'avis comme de chemise et démonte tes arguments tout seul comme un grand en une seule phrase. T'es assez influençable, par toit même. Tu vas pas t'en sortir !

Au final le mariage c'est pas la mort. C'est beaucoup de routine et d'habitudes, y'a des couples plus ou moins doués pour rompre ça, mais c'est pas ton cas. VOTRE cas. Toi t'aime bien ton canapé, tes fourneaux, ta play, tes dvds, ton petit village, ton chien et ta voiture. T'as pas vraiment honte de le dire en plus, c'est la vie quoi ! … Comme si tu pouvais décemment occulter la partie de ta vie que tu passes totalement nu dans un petit duplex,  allongé à l'envers dans un canapé moitié prix, et surtout avec qui. Parce que c'est pas le délire de ta femme de s'affaler dans un canapé moitié prix...



« Ma copine Alicia est tellement maniaque qu'elle a désinfecté ma peau, elle l'a raclé, elle a tout retiré. Sur nous toutes, il reste rien, je suis sure que toute les bactéries se sont fait la malle après ça ! Elle a retiré tout notre pelage d'animal, si elle avait pu nous raser la tête, arracher nos cils elle l'aurait fait, ça c'est sur ! »


« La Bree Van de Kamp de la bande on dirait ! Abigaël a quelques tendances comme ça, oh bien sûr elle n'est pas aussi, pardonne moi l'expression, tarée que ta collègue, mais elle est maniaque. Mais maniaque genre, arracher le fil qui dépasse de mon t-shirt ou repasser l'aspirateur sur le tapis parce que SOIT DISANT, je cite mes "pompes dégueulasses ont laissées de la terre dessus !" »
, par contre ta femme, tu l'imites pas trop mal ! (des années d'expérience!). Puis Bonnie retrousse ses manches trop larges et tu constates que ses petits bras maigrichons sont teintés de cicatrices et d'hématomes, c'est assez triste, t'as le cœur un peu serré, parce que malgré ta grande gueule, t'es un homme. Juste un homme. Peut-être que c'est aussi ça finalement... Voir une jeune femme souffrir en silence et prendre un coup au cœur. Tu essayes de te contenir et de ne rien relever.

« Je crois que je suis un grand bout de peau, juste de la peau ou du cuir, c'est bizarre quand j'y pense, moi je le vois pas comme ça. En tout cas, elle est pas du genre à arrêter de prendre soin d'elle et de nous, juste pour.. plaire. C'est bête non ? Une fois elle a failli me faire mal aux doigts à me limer les ongles trop fort ! »


Quelle horreur ! Toi t'es un bout de chair tout rose, un type qui a couru dans les champs de fleurs toute sa vie, tu connais pas vraiment ça, tu sais pas ce que c'est d'être marqué par les bleues et les coups, par contre tu sais ce que c'est d'avoir une tache indélébile dans le cerveau, une zone sombre qui dessoude les parties correctement assemblées.


« Et Andrew... bah je sais pas ce qu'il fait au lit, enfin je veux dire... je reste jamais au lit à rien faire avec lui, quand je commence à m'ennuyer je m'en vais, après ça, il fait ce qu'il veut avec ses orifices hein ! Faudrait que je demande à Kate tient, « est ce qu'Andrew a des gaz ? » c'est une bonne question ça ! Mais du coup, toi, tu te balade en slip dans ta cuisine ? »

Parler de gaz c'était pas pire qu'autre chose, franchement tu t'en fous, t'es un mec naturel toi !

« Bon, Bonnie... Laisse moi te dire un truc sur les hommes. On se balade TOUS en slip dans notre cuisine. Quand on se lève on a envie de se sentir à l'aise tu vois, sans compter que nous le matin... On est toujours un peu... Tu vois ! Enfin non tu vois pas, t'as pas laissé les mecs dans ton lit jusqu'au réveil, mais... On est tous un peu excités en tout cas biologiquement, lors t'as pas envie d'aller te foutre dans un jean, c'est sans doute ça je sais pas, nan question d'aisance ! ».

« Tu serais capable de te balader en slip dans le réfectoire ? »

ça chez toi, ça s’appelait un défi ! Tu fronce un seul sourcil (oui, tu sais faire ça!), tu retrousses ton sourire espiègle et tu la regarde un moment dans les yeux avant de répondre. Tu te lèves et toujours dans un petit rictus fier, tu déboutonne  ton uniforme tout doucement.

« Pourquoi dans le réfectoire ? Pourquoi pas ici ? ».

Tu peux pas t'empêcher de faire quelques pas de danse, d'onduler un peu en te désapant lentement pour ne pas alerter de suite le gardien (celui qui t'appelle « garçon », ah bah TIENS ! Il va avoir l'occasion de voir!). T'es sexy dans tes mouvements, les autres peuvent trouver ça ridicule, mais c'est indéniable, empiriquement t'es sexy ! L'uniforme c'est plus facile et plus rapide que la cravate et la chemise, tu te retrouves en caleçon en deux coups de cuillère à pot, tu bombes le torse, et TOUT LE MONDE te regarde. Cette fille blonde qui te jette des clin d’œil, cette brune sulfureuse qui te dévisage avec un air sévère, ce petit mec coincé du cul avec sa démarche de petit bourgeois anglais, le gardien (dans les dents!) et bien sûr Bonnie ! T'as pas trop le temps de faire le gogo bien longtemps car le gardien arrive en retroussant ses manches.

« NAN MAIS TU TE FOUS DE MOI LLOYD ?! », il a pas l'air content de constater ton impressionnante musculature, lui. Il s'approche de toi et de balance tes fringues à la gueule, ses traits sont tirés.

« J'TE JURE, RHABILLE TOI ILLICO OU JE T'AMENE DIRECTEMENT REFLECHIR EN ISOLEMENT ! »
, blablabla. C'est quelqu'un qui te fait la leçon, c'est vraiment le monde à l'envers. Ouais ouais chéri, je vais me rhabiller, pleure pas !  

Tu fais une grimace et obéit, y'a un petit blanc quand tu te rassois près de Bonnie.

Spoiler:
 

« Alors ? C'est qui le patron ? », t'as envie qu'elle se lève et gueule « c'est toi le patron!!!! », mais tu te dis que c'est mieux de ne pas attirer l’attention sur toi encore une fois.


Maintenant ça cause alcool. Aïe. On va dire que t'as un peu tété au goulot dans ta vie quand même toi...

« C'est plus drole de regarder les gens se bourrer la tronche, crois moi ! Et pauvre malheureux, on ne dit pas « gouine », c'est pas poli Bordel de Merde ! On dit Lesbienne. »

Oups, ta langue a fourché ! Oui, et on ne dit pas « femme de ménage », mais « technicienne de surface » ! ça va tu connais la chanson !

« Par contre tu as bien raison, je ne suis pas « sexuellement dépendante » comme disent ces idiots de docteurs, je m'appelle Bonnie et je suis nymphomane....  ...et cannibale. Et Nécrophile. En fait, on pourrait limite dire que je suis très ouverte de corps et d'esprit et que je ne fais aucune discrimination,j'accepte tout, même les morts ! Et non ce n'est pas dégueulasse, jvais pas retourner les cimetières non plus hein ! ».

Ben disons que retourner les cimetière demande un effort particulier, mais au final c'est pareil, nan ?

« Franchement, désolé mais je comprends pas ça. J'ai vraiment un problème avec ça je comprends pas le délire. A la limite je peux m'ouvrir un peu et comprendre l'euphorie et l'excitation du meurtre, mais la nécrophilie, honnêtement, quel intérêt ? C'est... » tu grimaces, « ben c'est sale quoi ! Enfin c'est vrai que je suis un peu mal placé pour parler de saleté dans le sexe, mais quand même ! C'est un cadavre quoi... Brrr », tu frissonnes, c'est un des pires trucs que t'as entendu ! Mais nan en fait le pire truc que t'aies entendu c'est une conversation comme ça suivie d'une sur les prénoms des hypothétiques enfants que vous aurez. Elle aime bien « Anibal », franchement, elle est fêlée jusqu'au bout !


« Quand t'y pense c'est juste le son... Hannibal c'est Allemand je crois, et Anibal c'est espagnol. Au final Hannibal le Cannibale c'est un super bouquin! Moi je veux pas d'enfant, j'ai pas envie de mettre des parties de moi en jeu dans une société pourrie qui te censure, te dresse pour être un petit soldat consommateur manipulable. Et je veux pas de famille, je veux pas d'un mari ni d'une femme qui rentre à la maison, je veux pas non plus de maison. Si je pars avec quelqu'un que j'aime et que j'arrive à le garder en vie, je veux pas qu'on se prenne la tête avec un bébé qui pleure, qui aura besoin de tout et n'importe quoi. A la rigueur je veux bien un chien, c'est bien les chiens. Ou un mouton, c'est doux, c'est pratique pour l'hiver. Si j'ai un mouton je l'appellerais Bulle. Parce que bulle c'est pour les poissons et s'est prévisible et que nuage c'est pour les moutons et que c'est cliché. Alors si j'ai un poisson je l'appellerais nuage et si j'ai un mouton je l’appellerais Bulle, et on vivra tout les trois sur la route. »


« Le son ? Hum... Annie- Balle. Bof, nan pas convaincu désolé ! Par contre les animaux tu peux l'appeler Tagada ou Brocoli c'est pas dramatique ! C'est pas la même responsabilité, il va pas te coller un procès pour un nom ! Honnêtement un poisson ça rend fou... Je comprends pas le délire on plus c'est pas un truc que j'aime regarder tourner en rond, mais un mouton, carrément ! Moi je l’appellerais... » Tu réfléchis. « Ouais bah j'ai pas de mouton aussi ! ».

Tu parles d' Abigaël, elle c'est sur, elle n'aurait JAMAIS ( au grand jamais) voulu te laisser apprivoiser un mouton chez vous.


« Ta femme elle a l'air aussi coincée que ma Alicia, si je peux me permettre ! Elle sait zouker comme tu le fais ? »
 

Nan mais... ! Si c'est vrai qu'elle n'est pas trop funky quand même !

« ABIGAEL ? ZOUKER ? Ces deux mots ne vont pas ensemble dans la même phrase. En fait disons que... Je sais pas pourquoi mais elle a honte quand j fais ça ! Pourtant crois moi, elle apprécie ce qu'elle voit ! », tu fais un signe de la griffe « graouuu ».



« D'ailleurs je viens tout juste d'avoir vingt ans, je suis jeune j'ai pas envie de faire des bébés là maintenant tout de suite ! Puis ils seront malades aussi si j'en fais, ça sert vraiment à rien de faire ça égoïstement.  Puis bon je suis là pour un petit bout de temps alors, à moins de faire un bébé à mon psychiatre, je vois pas ! Mais bon, tant que je trouve des gens avec qui parler !».

« Oula non t'as bien raison... Vingt ans, le bel âge ! Qu'est-ce que je donnerais pas pour les retrouver... Bordel j'ai l'air d'un Aznavour dépressif qui a perdu sa jeunesse, nan ? Mais bon, faut se dire que trente ans, c'est l'âge de la maturité toussa toussa... »
, si on veut... Tellement mature que tu compares Bonnie à la prostituée de « Pretty Woman », soit dit en passant est un compliment.


« Oh alors l'aspect nympho/cannibale ne colle pas avec la « sexy pretty woman » ? C'était une pute Pretty Woman, sexe pour argent. Moi je veux bien faire du sexe et je demande même pas de tune attend, je suis quelqu'un de cool. Je rends service ! Bon après je suis pas une catin assoiffée de sang, ça m'arrive..difficilement de me passer de corps morts, mais bon, je suis pas méchante »


Prononcer cette dernière phrase tout en t'ébouriffant les cheveux, c'est antinomique, mais tu fais abstraction.


« Ouais bon... Blancs bonnets, bonnets blancs... », tu lui fais un clin d’œil et t'affales dans le fauteuil.



Made by Neon Demon
Revenir en haut Aller en bas
PILULES AVALÉES : 400
MIROIR : Jessica Alba
IDENTITÉ : Nymphette à Mines
CRÉDITS : BIBI
A DÉBARQUÉ LE : 06/04/2016
FORCE : 1394
In your hate, I've found god. In your sin I've found love. In your faith, I've found forgiveness.
SITUATION : Mariée
EST ÂGÉ DE : 20 ans
avatar
Kathérina Barrow

MessageSujet: Re: This used to be a funhouse but now it's full of evil clowns   Lun 24 Oct - 18:49



Wrist icicle, ride dick bicycle
Kasper - Kathérina
Makes me wanna do things that I shouldn't
« Quoi ? Tu penses que je reste avec Abigaël parce que c'est ma bonne résolution du Nouvel An ou quoi ? J't'arrête de suite jeune fille, déjà de UN, mes résolutions du Nouvel An je les oublie à la première gorgée de champagne, et DEUX... Deux, pourquoi tu me dis ça ? Prends pas ton cas pour une généralité, tout le monde n'a pas épousé un duc qui a un pet de travers... En y réfléchissant, si j'avais fait ça, je pense que je me serais calmé sur le Moet l'année prochaine... »
La nymphette ne s'empêcha pas de sourire à ses paroles. Il se voulait sérieux, cela se sentait et s'en était presque touchant, mais il ne pouvait pas s'empêcher d'y ajouter du second degré qui aurait permis en tant normal de détourner son interlocuteur de la question principale. Bonnie n'était pas dupe, elle avait beau être totalement.. dépourvue de morale sensée, elle n'en était pas moins stupide. Néanmoins un aspect la fit légèrement tiquer. « Je suis pas mariée à un Duc moi. Enfin je veux dire, j'ai une tête à être mariée ? Qui plus est à un Duc ! », rien que l'idée de se faire passer la bague au doigt lui donnait la nausée, pas autant que Lyzbeth mais l'idée la révulsait quelque peu. Bonnie n'appartenait jamais à personne plus longtemps qu'une nuit. C'était tout. « Alors tu aimes ta femme je suppose. », si on se basait sur ses dires, c'était compliqué à déterminer. Il avait dit à Kathérina que le mariage était un tue l'amour, il avait dit à quel point il admirait Abby, certes, mais jamais il n'avait évoqué la passion, l'amour. Soudainement, les larmes du grand gaillard se transforment en rires mal dissimulés, c'est qu'il aurait presque pu exploser tant il se retenait ! « Attends, quoi, j'ai loupé un épisode ? », Bonnie n'aimait pas les situations imprévisibles, du moins lorsqu'elle n'avait pas connaissance de ce qui les rendait imprévisibles. Elle avait vu des individus passant du rire aux larmes mais il y avait toujours un connecteur logique ou non, un indice, une indication mais là.. rien. Pourtant, rien d'inquiétant, il riait juste. Il s'interrompit finalement pour reprendre son plaidoyer ;« Nan mais j'ai dis que MOI j'étais une merde, pas elle ! D'ailleurs j'ai JAMAIS dis que j'étais une merde ! Juste... D'ailleurs tu dis des cafouillages, j'ai même pas d'anneau au doigt présentement...  » C'était très intéressant pour la jeune fille d'observer ces chavirements, elle venait à peine de rencontrer Kasper et ce personnage haut en couleurs et en contradictions se présentait sous ses yeux comme une nouvelle marionnette potentielle, un individu sans lueur particulière dans les yeux qui aurait pu fait battre son cœur mais qui avait le corps pleins d'une âme agitée. « Eeeeeeh ! J'ai pas d'alliance ici ! Je suis célibataire aïe aïe Aïe !! KASPER EST DANS LA PLACE LES FILLES ! » Bonnie l'observa attentivement en se mettant bien au fond du fauteuil et laissa s'échapper un petit rire d'entre ses lèvres « et donc monsieur le.. « célibataire », tu comptes faire quoi maintenant que tu as fait cette observation pertinente ? La plupart des filles ici sont soit hystériques, soit ont des phobies du contact alors.. bonne chance pour t'en faire une. Parce que je suppose que c'est ce que tu entends par « KASPER EST DANS LA PLACE », pas vrai ? » oui, elle se moquait, mais elle le trouvait tellement adorable à se montrer comme cela et à se tortiller dans tous les sens que lui remettre les pieds sur terre lui ferait un peu de bien « Mais malheureusement pour toi c'est pas parce qu'on t'a retiré ton alliance que t'es célibataire t'es.. t'es juste un type marié qui... a pas son alliance. Comme les trois quarts de mes hommes qui avaient malgré tout la vieille trace de bronzage à leur doigt » ajouta-t-elle en le gratifiant d'un sourire éclatant avant qu'il ne poursuive, se rappelant que, ah oui, sa femme, il avait une femme avant de devenir le bel âtre célibataire (ou pas) d'Ostrov !
« Tu sais, Abigaël c'est une fille chouette, y'a rien qui cloche, j'assume tu sais. J'me suis marié avec elle, j'en avais envie tu vois. Elle... Elle me colle des petits mots sur le frigo pour pas que j'oublie mes rendez-vous chez le médecin, elle ramasse mes caleçons à côté de la panière à linge... Oui parce que je m'amuse souvent à essayer de marquer des paniers, mais j'suis pas Tony Parker non plus ! Même qu'un jour, elle a m'a promis de me masser les pieds ! Elle est un peu réticente tout ça parce qu'un jour je suis rentré du boulot en puant très légèrement des semelles ! J'insiste sur « semelles » car c'est pas MES PIEDS (parfaits- sauf le gros orteil) qui puent !» Bonnie hocha la tête avec ses grands yeux perplexes. « Ok... c'est ça l'amour routinier... putain tu... tu t'emmerdes pas un peu parfois ? Parce que bon, ça doit être agréable toute ces petites attentions, elle ramasse tes caleçons et tout c'est une jolie preuve d'amour mais... t'as pas envie d'un truc de plus décoiffant de temps en temps ? Enfin je sais pas, un truc qui te fait vibrer, quelque chose d'unique, d'imprévisible ! ». Bonnie n'était pas comme la plupart des gens, Kate, Lyzbeth, Alicia.. toute les quatre n'avaient jamais connu d'amoureux « crash test », jamais elles n'avaient été confronté à la routine, jamais elles n'avaient ramassé de chaussettes ! Elles n'avaient pas été trompé, elles ne s'étaient pas lassées, elles n'avaient jamais rompu avec quelqu'un alors elles ne pouvaient tout bonnement pas comprendre le mode de fonctionnement des autres couples puisqu'elles vivaient dans la démesure, l'excès le plus total.

« Mais.... » , justement, Bonnie venait de donner un parfait exemple de sa vie de débauche. « Putain » « Garce » « Dépravée », elle en avait entendu des vertes et des pas mûres à son sujet et elle ne se lassait pas de ces appellations lorsqu'elles sortaient de la bouche d'un amant un peu brutal et frustré, ce petit jeu l'amusait même. Mais il en était de même lorsqu'elle croisait le regard des veuves et des veufs qu'elle avait fait, des orphelins, des parents et amis éplorés. « heyy ! Fais pas cette tête, ils voulaient tous crever tu sais. Je l'ai senti, ils n'étaient plus que des coquilles vides des... gens voués au travail, à ramasser et ramasser au coin de la tronche. Des existences de merde, voilà à quoi ils étaient réduit alors qu'ils.. ils auraient tous pu faire de grandes choses ! » cette constatation lui serrait toujours le cœur et arrêtait quelque instant ses paupières qui battait toujours trop vite, elle avait très peur d'être une de ces personnes là d'ailleurs. Par grande choses, elle n'entendait pas « avoir une entreprise » « fonder une famille », non non, elle entendait « réaliser ses rêves » et « être heureux », pour elle c'était bien assez... « Nan mais euh... Les loups c'est... C'est la chaîne alimentaire quoi ! Les humains ça se mange pas par les autres humains ! Mince, le magret de canard ça te suffit pas ? » bon... visiblement il était passé à côté du principal. « Ta gueule, ferme là s'il te plait on.. on s'en fout c'était.. c'était mon petit plaidoyer ! J'aurais peut-être plus de chance d'être acquittée si j'avais couché avec les jurés, le juge, je te l'accorde mais.. j'y ai pas pensé que veux-tu, y'avait le sexy Archange Barrow qui me déshabillait des yeux et je me suis retrouvée submergée par un million de pensées obscènes qui m'aurait certainement valus une gaule de six mètres de long si j'avais été un homme alors, je suis pas restée concentrée bien longtemps tu vois.. » Puis, le prof de mathématiques comprit ; « Eh mais attends... C'est toi la mangeuse d'Hommes ? Ah ou la mangeuse d'hommes petit « h » plutôt ! Bonnie, c'est ça ? » Jamais on ne lui avait fait ce jeu de mot qui, elle devait le reconnaître, était plaisant à entendre et correspondait pour le coup parfaitement à sa situation. En un mouvement vif et assuré, elle tendit sa main pitoyablement tremblante au grand brun avec son légendaire grand sourire « On va pouvoir ajouter ce surnom à la collection je crois ! » C'était un peu bête, mais aussi malheureux, depuis son arrivée ici, Kate s'était sérieusement demandée pourquoi elle était le plus célèbre. Elle en avait fait des ballets, des représentations, des apparitions à des défilés haute couture, des couvertures pour de prestigieuses grandes maisons de mode ! Elle était aussi « l'épouse de » Andrew Barrow, elle était connue, elle était reconnue ! Mais depuis cette sordide affaire, elle n'avait plus le droit à des regards admiratifs, plutôt à ceux remplit de haine, à ces mots d'une violence atroce et, au mieux, des étreintes compatissantes et des regards qui voulaient dire « la pauvre, si jeune et si folle ». Mais Bonnie, elle qui n'avait même pas conscience d'elle même se retrouvait presque aussi célèbre que sa grandiose amie ! « Bon... Alors euh... J'ai un truc à te demander. Je sais qu'on se connaît mal et tout et tout, mais si tu tuais ou mangeais ces gens pour leur rendre service, fais moi penser à ne jamais genre... T'emprunter du beurre un jour ! Bon après si tu veux me faire l'amour jusqu'à l'épuisement pour me rendre service, je me dévoue, mais ma tête tant qu'à faire je vais la garder un peu, elle est pas trop dégueulasse ! » La (beaucoup trop) jeune nymphomane toisa longuement Kasper et.. non, non elle le jaugea comme elle le faisait lorsqu'elle se retrouvait aux comptoirs des bars à murmurer quelques paroles vicieuses à l'oreille d'individus aux mains baladeuses. « Ne me tente pas Kasper », c'était tout ce qu'elle pouvait dire à ce moment. Elle aurait presque pu murmurer cela à son infirmier favori lorsqu'elle avait comprit que ses attentions envers elle n'étaient pas sans arrières pensées, elle aurait presque pu dire cela aux Ducs Barrow, à Lyzbeth, à Irwin, elle avait presque réussi à le dire franchement à Howard ce charmant petit anglais qui lui avait fait ce beau et brillant cadeau qu'elle conservait au fond de la poche de son pantalon mais... mais elle n'en n'avait pas eu envie. Pour une fois, elle avait envie de se faire un peu violence ou.. non, juste d'avoir la satisfaction de s'être entendue dire ça au moins une fois dans sa vie qui n'avait aucun début mais qui prendrait fin.. bien plus tôt qu'elle ne devait. Le grand garçon n'avait surement pas du entendre son avertissement, il s'était mis à danser, enfin plutôt à zouker et avait bien fait rire la blondinette qui était parvenue à lui trouver un petit talent pour le langage du corps, tout de même.
« OULA ! Ben moi j'suis 100% hétéro ma grande ! J'ai rien contre les homos hein, d'aileurs mon boss est gay j'pense enfin, mon ex boss ! Il m'a invité à boire un verre la derrière fois, enfin avant d'me virer of course ! Il peut toujours courir pour que j'me mette à genoux lui maintenant ! » elle rit, encore une fois. Cette déclaration ressemblait vraiment à un « jsuis pas homophobe mais […] en plus j'ai un très bon ami gay ! », si Lyzbeth avait entendu ça, elle aurait surement rejoint le type qui se tapait la tête contre le mur depuis presque trois quarts d'heure. « Quant aux éplorés et leur vie de merde, ben... Franchement j'ai pas trop à me plaindre de la mienne... Merde, on va pas coucher ensemble alors... Trop triste , hashtag trop triste ! ». Ne jamais dire jamais, elle l'avait pensé si fort que cela aurait presque pu s'entendre ! « C'est con, moi qui voulait partager un peu de mon corps... eum de mon savoir faire et de mon hypersexualité avec un homme grand beau viril et musclé visiblement en chaleur. Zut alors ! » ajouta-t-elle sur le ton de la rigolade en surjouant démesurément la déception. Bonnie était incapable de tenir en place plus de deux minutes, et elle décida de joyeusement prouver à son nouvel ami qu'elle n'était pas qu'une petite brindille innocente, une petite biche qui pouvait se faire arracher le cou en un rien de temps par un loup assoiffé. Elle fit en sorte de prendre l'avantage dans sa position physique avec Kasper. Il n'avait pas eu le temps de compter jusqu'à trois qu'elle s'était littéralement retrouvée assise à califourchon sur lui, lui prouvant que meurtre et force ne se conjuguaient pas toujours. Rares étaient les personnes qui avaient cru aux déclarations des autorités sur la série de meurtres qui avait lieu en angleterre, l'histoire paraissait absurde. Qui aurait pu croire que la Duchesse Barrow, la petite danseuse faible et inoffensive serait capable de cela ? Mais Andrew avait tout de suite su, c'était possible, il avait déjà vu la rage, senti l'adrénaline de sa douce, ses petits points serrés l'avaient déjà percuté, ou plutôt, ceux de Lyzbeth. Il avait vécu d'intenses nuits dans les bras de Bonnie, ressenti la force de ses doigts, la puissance de son attraction. Il savait, et il avait été le premier à croire à cette éventualité. « Bien bien bien... Mais tu vas pas me tuer hein ? J'suis un gentil garçon. Ajouté à cet argument indiscutable, je suis aussi trop jeune et trop beau pour mourir ! » bien sûr que non elle n'allait pas le tuer. Ce n'était ni le lieu, ni le moment ni... rien, rien n'allait et... de plus la présence des gardes n'arrangeait rien à la situation, c'était bien dommage d'ailleurs. Seulement un d'entre eux, celui qui avait haussé le ton, savait très bien de quoi la nymphomane était capable, il avait presque faillit se laisser tenter, le bougre. En parlant du personnel et de la structure qu'était Ostrov, le petit nouveau semblait vouloir quelques informations.
« Eh mais j'veux des ragots moi ! C'est quoi ces conneries avec les infirmiers ? C'est quoi le pire truc que t'as vu ? Eh puis franchement merde, la FALAISE ?! Mais t'es une folle toi, t'sais les lits c'est bien aussi ! Bonnie esquissa un petit sourire en s'installant sur l'accoudoir du fauteuil puisqu'aparemment il n'était pas convenable d'être assis SUR les autres patients alors qu'il y a encore quelques mois, les douches mixtes étaient tolérées voire même imposées ! « Disons que les infirmiers ne se privent pas pour flirter avec quelques patients, leur donner deux trois choses sympa ou carrément coucher avec. Au détour d'un couloir, il se peut même que tu surprennes un psychiatre et son patient.. pourtant, pourtant c'est formellement interdit mais.. l'interdit est tentant ici. Voilà pourquoi... la falaise ! Non en vérité pour la falaise.. c'était pas prévu, ça c'est fait comme ça... » puis, il ajouta quelques mots très intéressants ; 

Bref ! Moi j'me lance un pari, j'me demande combien de temps je vais tenir avant de...  » 




Oui alors bon, il aurait pu se mettre debout sur la table à chanter « voulez vous coucher avec moi », cela aurait été tout aussi subtile que le regard embrasé qu'il lui lança par la suite. Bonnie ne pu s'empêcher de le dévisager à nouveau. Son expression avait changé, il avait presque l'air d'un animal en rûte ou quelque chose du genre à réclamer une caresser ou... « Dis le tout de suite si tu veux que je te taille une pipe. » finalement, niveau « besoins », ils étaient peut-être à égalité. Remarquez, la chaire fraiche n'était pas franchement difficile à trouver à Ostrov et même la vue de son horrible dossier ne freinait pas les envies, au contraire, il lui arrivait parfois de se demander si cela ne les attisait pas. « Tu te fous de ma gueule, t'es pas sérieuse ? », Lyzbeth se tenait à son côté gauche, l'air totalement choqué ce qui fit doucement rire Bonnie qui tourna la tête vers elle. « Quoi, il y a un soucis ? Fais comme si c'était outrant s'il te plait ! » Lyzbeth n'avait pas du tout l'air de plaisanter, elle « Je te jure que si je te prends encore à genoux devant un gars je t'éclate la gueule. », et le rire moqueur de Bonnie reprit sous les yeux agacés de Lyzbeth, fort mécontente, « Oh et si j'ai envie de prier, tu sais.. à genoux... devant un prêtre » ajouta-t-elle le regard plaqué sur son amie exaspérée « t'es vraiment une salope ». Puis, à nouveau, le rire fendit en deux son visage de catin qui avait balayé la douce Duchesse qu'elle incarnait auparavant. « Ben quoi ? » demanda Kasper. Quoi ? Elle se rappelait soudainement des garçons comme lui, des garçons avec cet égo surdimensionné, ces fanfarons pas farouches mais néanmoins super doués sous la couverture et elle riait parce qu'elle se rendait compte à quel point ce besoin de sexe était pathétique tant il était devenu vital. Depuis qu'elle était à Ostrov, elle ne fonctionnait plus par passion, elle faisait ça sans réelle envie, elle devait imaginer, elle devait surjouer et ça ne lui plaisait pas de DEVOIR se plaire à jouer à ce petit divertissement en y ayant une dépendance si grande et si fort qu'elle se retrouvait parfois à fantasmer sur.. sur un rien ! « Tu rêves pas de t'en faire tailler une depuis que t'es ici ? Putain le nombre de fois où j'ai rêvé de me faire déglinguer depuis que je suis arrivée ici s'en est frustrant je te jure j'ai... putain j'ai essayé d'y mettre toute la volonté du monde avec certains types mais.. bordel y'en a qui sont pas doués. Tu vois là, le garde à l'air stupide là bas. Ouais il a l'air viril et tout mais jte jure, pas fichu de se servir de sa queue, on aurait dit un toutou incapable de savoir comment elle fonctionnait. » la nymphette avait un naturel charmant, des yeux aguicheurs dès qu'elle prononçait d'obscènes mots. C'était toujours plus beau dans sa délicate bouche rieuse. Oh elle n'avait pas peur de s'en prendre une, à croire qu'elle parlait fort exprès pour ça. « Je crois que je suis totalement accro. C'est con hm ? Comment on peut devenir accro au sexe ? C'est fatiguant, c'est usant, ça fait un mal de chien, on se sent con une fois que c'est fait, parfois tu tombes sur quelqu'un qui s'y prend comme une merde mais... j'en sais rien même dans les pires circonstances j'adore ça ! Tu vois genre.. ils ont instauré des châtiments corporels dernièrement.. je suis tellement en manque que.. jte jure jferais n'importe quoi pour un petit coup de fouet ou une délicieuse humiliation ». Ce qui sortait de sa bouche était terriblement triste, la propriétaire de ce petit corps ne se rendait même pas compte à quel point son conditionnement à la violence l'avait affecté et l'avait finalement rendue dépendante à cela et pourtant... et pourtant Bonnie souffrait de ne plus subir les abus sexuels quasi quotidiens, les coups, les mots durs. Et avec tout ça Kasper osait prétendre que toutes les femmes étaient des romantiques qui rêvaient de se marier et d'avoir des enfants. Non, présentement le seul rêve de Bonnie était de se faire tringler comme jamais. « Excuse-me ?! NOUS, on est comme ça ? Nan mais t'as trop vu de films genre « n'oublie jamais » toi ! On pense qu'à baiser nous hein, baiser et manger quand même c'est presque aussi bien, enfin, non. » c'était trop, Bonnie ne put retenir son rire « Sérieusement s'il te plait tu peux arrêter, je sais pas ça doit être une caméra cachée mais.. mon dieu comment de manière sensée dire ça ! Des mecs sentimentaux qui se voyaient passer leur vie en ma compagnie, et je dis bien en ma compagnie, pas seulement entre mes reins, j'en ai vu coco, et tu peux être sûr que c'est pas eux qui m'ont baisé comme tu dis si bien. Même ici Kasper, même ici j'en ai vu, des types gentils.. ou pas, mais des hommes qui me parlent d'amour, qui me témoignent de leur passion pour quelqu'un, qui en souffrent, ouais y'en a des gars sentimentaux. » Et elle riait, elle ne pouvait presque pas s'arrêter, puis la fatalité lui revint en pleine tête, comme un coup de martinet, justement. « Et crois moi des filles qui pensent qu'à se faire sauter autant que je veux me faire sauter, y'en a un paquet, et si t'en connait aucune franchement, je sais pas d'où tu sors mais jsuis bien triste pour toi Kasper » ajouta-t-elle du bout des lèvres en le poussant plusieurs fois de ses petits pieds aussi agités qu'elle.
« Mouais tu fais un mètre vingt les bras levés et toute mouillée, je serais toi je ne la ramènerais pas trop, chaton. » « Chaton », si c'était pas un des surnoms affectifs les plus ridicules au monde ? Bon, à choisir entre « chaton » et « sale chienne », même si elle avait tendance à hésiter, elle préferait toujours « chaton » qui était plus passe partout, mais quand même ! Bonnie aurait préféré être une belle lionne, pas un petit félin ridicule qui sait à peine miauler, mais bon, vu sa description d'elle, c'était pas flatteur. « Je sais ce que ça fait d'être toute mouillée, mais en revanche... c'est pas possible que je fasse un mètre vingt les bras levés... » même si la première partie de sa phrase semblait totalement déplacée, la suite était... vraiment un questionnement profond. Bonnie perdait toute notion d'échelle, de détail lorsqu'il s'agissait d'elle. Cependant elle avait réuni des informations au fur et à mesure, mais jamais des choses de bien pertinentes, cependant, la description qu'elle avait eu d'elle même qui l'avait le plus marqué était invraisemblablement celle d'Irwin Vakaresko, son grand amour... parmi tant d'autres. Elle se souviendrait toute sa misérable existence de sa longue nuit passée en sa compagnie, de sa voix délicieuse qu'elle savourait sans modération, de la façon magnifique qu'il avait d'agripper sa peau dorée, de prendre sa bouche couverte d’hémoglobine avec fureur et l'aspect fuguasse du moment présent...l'alerte mêlée à la tendresse faisait une recette merveilleuse qui avait ponctué leurs ébats. Il avait encadré le visage de la fille dont il connaissait bien sûr l'identité dans les moindres détails tout comme il connaissait les traits si angéliques de son joli minois et c'était même noyé dans la profondeur de ses yeux verts « Ton sourire est à réveiller les morts, tes yeux sont comme deux soleils et.. ton accent est le plus charmant du monde. », et il était tombé amoureux d'elle, en un rien de temps. Bonnie eut un pincement au cœur lorsqu'elle se demanda ce qu'il se serait passé si elle était restée ce matin là, si elle n'était pas partie aux aurores comme à son habitude. Irwin lui aurait sans doute préparé un café trop noir et infecte dont elle aurait pu déguster simplement l'odeur, Irwin l'aurait dévisagé trop longtemps, Irwin ne serait pas allé travaillé cette journée là et aurait comblé les envies incessantes de la jeune nymphomane qui frémissait d'impatience sous ses draps. Peut-être .. non surement, Irwin l'aurait couverte, il aurait été le dernier dans sa série de meurtres et d'amants, oui, peut-être qu'avec lui elle aurait pu être monogame et peut-être que... Bonnie se frotta machinalement le crâne, il fallait qu'elle cesse de rêver, il fallait redescendre sur terre. Irwin avait fini en chaire à pâté comme tout les autres et elle ne le reverrait jamais. Elle décida alors de reprendre la conversation « Comment ça « si j'étais toi je la ramènerais pas trop » ? Hey tu crois que j'ai peur de toi ? Tu vas me faire quoi ? Me casser en deux ? » comme une légère provocation elle le poussa à nouveau, semblant déterminée à reprendre sa place confortable sur le fauteuil. Cependant, dans la tête de Bonnie, derrière ses grands yeux lumineux, elle se posait mille questions sur les besoins de l'humain sur les relations humaines et trouvait bête cette idée d'appartenance à... quelqu'un. Bien qu'elle devait l'avouer, l'idée l'attirait de plus en plus.
« Eh bieeeen... Je suppose que c'est la société qui veut ça ! J’en sais rien... J'suis pas certain que la polygamie soit une solution.  En même temps... ça empêcherait les crises de larmes, les « t'étais où ? », les « qui t'écrit à cette heure là ? », ou les « est-ce que tu la trouve plus jolie que moi ? », en fait ça évite le mensonge, tout simplement ! Supprimer deux vices en un, pas mal finalement si ! » Ce n'était pas bête, Bonnie n'avait même pas pensé à cela. « Et puis la polygamie c'est le plaisir, enfin je veux dire, pourquoi satisfaire une seule personne à la fois quand les possibilités sont multiples ? Je parle pas forcément de sexe, bien que mes souvenirs et mon expérience se concentre beaucoup autour de ça mais, socialement parlant... si tu fréquentes des bars de nuits, des clubs ou.. bah tiens, meme les fêtes à la fac, c'est... tu vois du monde, tu embrasses qui tu veux sans y prêter attention, ça veut rien dire mais t'aime ça, juste... te faire sauter vite fait par quelqu'un et te retrouvé cinq minutes plus tard à sucer la queue d'un inconnu. Puis tu te casses, tu croises des filles et tu restes là à leur tenir la jambe. Tu peux être saoule, droguée, les gens s'en foutent, ils adorent. Moi c'est ça que j'aime. Je parle de mes... bon allez, de mes « victimes » en disant mes Hommes et mes Femmes, mais au final y'a forcément eu des personnes qui... enfin des personnes qui appartenaient à d'autres, coincées dans leurs vies de merde et qui se sont barrés juste le temps d'une soirée pour vivre un peu. Ca prouve bien que c'est ça la vraie vie, non ? Le divertissement, l'instinct ! ».
En tout cas, si il y en avait bien une qui ne fonctionnait pas par instinct, c'était Alicia et.. visiblement Abigail. « La Bree Van de Kamp de la bande on dirait ! Abigaël a quelques tendances comme ça, oh bien sûr elle n'est pas aussi, pardonne moi l'expression, tarée que ta collègue, mais elle est maniaque. Mais maniaque genre, arracher le fil qui dépasse de mon t-shirt ou repasser l'aspirateur sur le tapis parce que SOIT DISANT, je cite mes "pompes dégueulasses ont laissées de la terre dessus !" » Bonnie tira une tête de trois kilomètres de long. Elle devait avouer que les femmes dans ce genre ne la mettaient pas à l'aise, ce genre de petite manie avait don de lui faire peur. Elle avait cette terreur de la différence trop flagrante entre elle et une personne, et Alicia faisait parti d'entre elles. Cette dernière était ce qu'elle ne supportait pas, autant visuellement tous ses gestes répétitifs étaient esthétiques lorsqu'ils se faisaient calmement ou soigneusement, mais lorsqu'ils étaient exécuté dans l'angoisse, la peur et l'alerte, cela devenait une danse infernale, parfois même violente. Le raffinement, c'était son maître mot, du matin au soir, TOUT devait être parfait, même l'homme de sa vie faisait les frais de cet aspect maniaque et il ne pouvait pas se permettre de.. enfin... ;« Bon, Bonnie... Laisse moi te dire un truc sur les hommes. On se balade TOUS en slip dans notre cuisine. Quand on se lève on a envie de se sentir à l'aise tu vois, sans compter que nous le matin... On est toujours un peu... Tu vois ! Enfin non tu vois pas, t'as pas laissé les mecs dans ton lit jusqu'au réveil, mais... On est tous un peu excités en tout cas biologiquement, lors t'as pas envie d'aller te foutre dans un jean, c'est sans doute ça je sais pas, nan question d'aisance ! » La nymphette pencha la tête sur le côté et posa.. sans aucune pudeur sa main sur l'entrejambe de Kasper « Pourquoi ? Enfin ça s'arrête au bout d'un moment mais... enfin je pensais que ça fonctionnait uniquement sous l'excitation sexuelle. Enfin jdois te dire que même mort un type garde la gaule... jveux dire, comment j'aurais pu coucher avec mes morts, hm ? Puis y'en a qui sont plus vigoureux que d'autres, si tu vois ce que je veux dire ! » ajouta la blonde en secouant à son tour Kasper. 



Et elle, elle était bien curieuse de découvrir littéralement un peu plus Kasper, elle lui avait proposé de se déshabiller dans le réfectoire mais... il fallait croire que ce n'était pas le lieu, en revanche.. « Pourquoi dans le réfectoire ? Pourquoi pas ici ? », en plus de temps qu'il ne fallait pour le dire, Kasper se lança dans un strip-tease endiablé et sulfureux qui fit esquisser un sourire qui était bien loin d'être innocent accompagné d'un charmant sifflement. «Allez, fais pas ton timide Kasper ! » pouffa-t-elle sans se priver pour le regarder en se mordant légèrement la lèvre inférieure, patientant pour voir si il allait vraiment tout enle-... 
« NAN MAIS TU TE FOUS DE MOI LLOYD ?! » Bonnie camoufla son rire en gardant les yeux rivés sur Kasper « J'TE JURE, RHABILLE TOI ILLICO OU JE T'AMENE DIRECTEMENT REFLECHIR EN ISOLEMENT ! » elle soupira en voyant l'homme qui était presque nu il y a cinq secondes se rhabiller. « C'est vraiment dommage... ça m'aurait pas déplu d'en voir plus.. Bon je t'aurais bien rejoins dans ton strip-tease mais je crois pas avoir grand chose de sulfureux à montrer » avait-elle dit en riant en posant ses mains sur sa poitrine totalement inexistante, « je suis comme.. un ptit tronc d'arbre. », en tout cas lui, il avait une très bonne estime de lui : « Alors ? C'est qui le patron ? » elle prit un air perplexe, totalement détaché pour répondre et regarda autour d'elle « un patron, où ça ? Où ? J'en vois pas moi ! », oui c'était de la provocation, totalement, même si finalement cela faisait longtemps qu'on ne lui avait fait un tel show cela lui avait ravi les mirettes, pour une fois que c'était elle la spectatrice !
En tout cas, le patron avait du mal à la comprendre, le patron avait du mal à cerner les fantasmes de la nymphette (qui était plutôt à mourir de rire devant Fifty Shades of Grey qu'à être émoustillée par ces deux trois petites fessées infantiles.)
« Franchement, désolé mais je comprends pas ça. J'ai vraiment un problème avec ça je comprends pas le délire. A la limite je peux m'ouvrir un peu et comprendre l'euphorie et l'excitation du meurtre, mais la nécrophilie, honnêtement, quel intérêt ? C'est... »
Bonnie écoutait attentivement, alors c'était à son tour« Tu comprends pas ? J'vais t'expliquer. Je suis nymphomane, et on m'a mit en tête que c'était une maladie à guérir, que j'étais cliniquement dépendante au sexe comme.. à de l'alcool ou de la drogue. J'ai des crises de manque, des moments où je me sens tellement mal que s'en est insupportable. Et puis.. et puis y'a cette chose terrible qu'est... enfin.. quand tu ressens plus rien. T'as beau te faire prendre, te faire tringler comme une tarée tu ne ressens RIEN . Et là il faut autre chose, d'autres expériences, pas juste du sadomasochiste, pas juste une petite fessée ou l'expérimentation de pratiques dîtes répugnantes c'est.. faut autre chose. Et puis j'ai tué, la chaleur du sang qui roulait dans ma gorge, maculait mes doigts de rouge, la froideur d'un cadavre, le plaisir que j'avais a déchirer leur peau et la mangeait, la sensation parfaite de en avoir le goût dans ma bouche. Alors la première fois j'en ai pompé un, je l'ai sucé jusqu'à la moelle, j'aurais pu le dévorer tellement j'ai adoré ça et j'ai recommencé à éprouver du plaisir, alors j'ai recommencé, de plus en plus, à chaque fois. Un cadavre n'est pas « sale » directement, enfin je veux dire.. c'est pas comme si je l'avais laissé pourrir trois jours et puis... merde soyons honnêtes quoi ! Arrête, tu baiserais le cadavre de la fille que t'aime si elle t'avait chauffé deux minutes avant de crever jusqu'à en avoir une érection d'Enfer ! ».. mais quelque chose d'autre suscita l'intérêt de la nymphomane qui remarqua les dernières paroles de son interlocuteur  « Enfin c'est vrai que je suis un peu mal placé pour parler de saleté dans le sexe, mais quand même ! » elle écarquilla les yeux, l'interrompit en posant sa main sur son épaule. « Attends tu.. tu fais quoi ? Je veux savoir. Dis moi. »

Mais la discussion dériva, encore et toujours vers quelque chose de plus.. sain et normal ? C'était presque une conversation logique pour des jeunes gens de leurs âge, ça parlait avenir, prénoms de bébés et... non, non c'était carrément bizarre d'avoir une telle discussion ! « Le son ? Hum... Annie- Balle. Bof, nan pas convaincu désolé ! Par contre les animaux tu peux l'appeler Tagada ou Brocoli c'est pas dramatique ! C'est pas la même responsabilité, il va pas te coller un procès pour un nom ! Honnêtement un poisson ça rend fou... Je comprends pas le délire on plus c'est pas un truc que j'aime regarder tourner en rond, mais un mouton, carrément ! Moi je l’appellerais...  Ouais bah j'ai pas de mouton aussi ! » Bonnie laissa un léger sourire illuminer son visage et s'installa plus confortablement dans le fauteuil, l'air pensif. « Je sais pas moi je.. j'aimerais bien avoir un... un humain domestique. Bon tu me diras, un enfant c'est un peu ça mais.. ouais un humain que je balade en laisse, un humain qui se comporte comme un chien H24 ça m'amuserait bien. Il pourrait me servir à pleins de choses, on pourrait jouer, on pourrait aller se promener, on pourrait baiser, il pourrait me tenir chaud en hiver, ou même dès que j'ai froid. Je l'appellerais... Brandon, Brandon ça fait nom d'acteur porno, c'est parfait ! » Lyzbeth soupira à nouveau, ne pouvant s'empêcher de se dire que finalement, elle l'avait déjà son animal domestique humain, c'était elle. C'était triste mais Lyzbeth était véritablement asservie, elle qui pensait vivre le grand amour dans les bras de la jolie nymphe, c'était totalement différent d'une idylle bizarrement. En parlant d'idylle, selon les descriptions que faisait Kasper de son épouse, il n'avait pas l'air de bien s'amuser avec elle, elle donnait plutôt cette impression de froideur désagréable, de rigidité déconcertante « ABIGAEL ? ZOUKER ? Ces deux mots ne vont pas ensemble dans la même phrase. En fait disons que... Je sais pas pourquoi mais elle a honte quand j fais ça ! Pourtant crois moi, elle apprécie ce qu'elle voit ! » Bonnie réfléchit quelques instants et échangea un regard avec Lyzbeth. « J'ai l'impression qu'elle a honte de pas mal de trucs que tu fais. Enfin, excuse moi mais depuis tout à l'heure tu me parles d'elle comme.. wouhou trop bien ma femme est géniale, par contre elle est maniaque, chiante et elle zouk pas.. ça me fait pas trop rêver. Comment tu fais pour t'amuser ? Tu... joues au solitaire ? Tu te touches en ligne sur Chatroulette ? », ce n'était pas vraiment de vraies questions, ni des moqueries de toute façon, mais elle soulignait juste cette incohérence dans son propos général sur sa femme. D'ailleurs il avait l'air de regretter sa jeunesse et sa liberté, et si cette Abby les lui avait volé inconsciemment, finalement ? « Oula non t'as bien raison... Vingt ans, le bel âge ! Qu'est-ce que je donnerais pas pour les retrouver... Bordel j'ai l'air d'un Aznavour dépressif qui a perdu sa jeunesse, nan ? Mais bon, faut se dire que trente ans, c'est l'âge de la maturitétoussa toussa... » elle échangea un regard compatissant avec lui « tu sais, moi je sais même pas si j'arriverais jusque là, trente ans. Trente ans c'est rien dans une vie et pourtant... moi ma vie elle va peut-être s'arrêter là alors tu comprendras pourquoi j'ai bien envie de m'amuser présentement, et c'est pas ces murs à la con, les médocs, les psy qui vont m'empêcher de vivre ma vie, alors tu devrais t'amuser un peu ici aussi, tu sais pas pour combien de temps t'es là, autant t'éclater ! ». S'éclater, elle elle avait eu l'occasion de le faire pendant quelques semaines hors du manoir dans tout Londres et, contrairement à Pretty Woman, ce n'était pas en faisant du shopping ou en vendant son corps pour de l'argent, non non.. « Ouais bon... Blancs bonnets, bonnets blancs... » elle hocha légèrement la tête, « T'as peut-être raison, je vends mon corps, je me dévoue, puis en échange je prends une vie. C'est un mode de paiement peut-être finalement, je.. comme un pacte avec le diable. Je te baise et je prends ton âme, si on vulgarise. »





Revenir en haut Aller en bas
https://nymphettalamine.tumblr.com/
PILULES AVALÉES : 31
MIROIR : Matt Mcgorry
IDENTITÉ : Harrie
CRÉDITS : Bazzart, Tumblr, We heart it
A DÉBARQUÉ LE : 16/08/2016
FORCE : 155

SITUATION : Marié
EST ÂGÉ DE : 30 ans
avatar
Kasper Lloyd

MessageSujet: Re: This used to be a funhouse but now it's full of evil clowns   Mar 25 Oct - 19:25



Dernière édition par Kasper Lloyd le Mar 4 Avr - 12:26, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
PILULES AVALÉES : 400
MIROIR : Jessica Alba
IDENTITÉ : Nymphette à Mines
CRÉDITS : BIBI
A DÉBARQUÉ LE : 06/04/2016
FORCE : 1394
In your hate, I've found god. In your sin I've found love. In your faith, I've found forgiveness.
SITUATION : Mariée
EST ÂGÉ DE : 20 ans
avatar
Kathérina Barrow

MessageSujet: Re: This used to be a funhouse but now it's full of evil clowns   Ven 28 Oct - 1:08



Wrist icicle, ride dick bicycle
Kasper - Kathérina
Makes me wanna do things that I shouldn't
 « Bon, c'est vrai t'as pas tellement la gueule de l'emploi ! » Bonnie pencha la tête sur le côté, légèrement perplexe. Etait-ce à nouveau une information sur son aspect physique ou une simple blague ? Elle ne savait pas vraiment, c'était sans doute lié à cette façon qu'elle avait de ne pas prêter attention à la maigre différence entre sarcasme et réalité, entre premier et deuxième degré. « Ah bon ? Y'a un soucis avec ma tête ? » elle toucha son front, appuya du bout de son index sur son petit nez et tâta ses pommettes saillantes pour en faire un dessin mental mais bizarrement cela ne marchait pas, elle ne percevait jamais rien de toute façon. Incapable de se concentrer sur cet aspect inatteignable de sa vie, elle décida de se concentrer sur celle de Kasper qui lui avait parlé quelques instants plus tôt de son épouse et... qui avait exprimé.. non, plutôt fait ECLATER sa joie en hurlant qu'il était célibataire. Il n'en était rien et Bonnie ne s'était pas privée pour le lui faire remarquer, désignant son annulaire gauche certes « libéré » de l'anneau, soupirant d'avance en le comparant à ses hommes qui pensaient être discrets en retirant simplement la bague qui matérialisait leur union et qui étaient vite démasqués grâce à la trace de bronzage qui les trahissait sans vergogne.
« Ouais bah si tu crois qu'on bronze dans le Vermont, tu te goures ! » cela fit rire Bonnie qui, en l'observant convenablement acquiesça, accompagné d'un joli « c'est vrai que tu es très très blanc. » tout en lui donnant un petit coup de coude.








« T'inquièèèèèète ! C'est parce que je suis nouveau ici, mais dès qu'elles m'auront toutes vu, ça va jaser ici j'te dis ! » Elle se mit à rire, ou plutôt à se moquer de lui, ouvertement cette fois. C'était incroyable, ce type avait un égo surdimensionné ou alors un sens d'autodérision impressionnant ! Mais au moins il était divertissant, pas comme ces gardes inintéressants qui ne comprenaient rien à la légèreté et à l'amusement, ce qui était fort dommage ! « T'es pas croyable Kasper, t'es vraiment pas croyable », elle en venait même à se demander ce que pensait sa femme de tout ça. Après tout, Kasper était un fanfaron à aimer se montrer, à aimer séduire. Est-ce qu'au moins Abby était au courant ? Etait-elle du même genre ? Non, elle semblait distinguée et discrète, voire presque ennuyante... Et justement, la nymphette avait décidé de le questionner sur sa vie de couple dans la mesure où elle jugeait que Kate s'était suffisamment livrée pour la journée, c'était au tour de ce grand gaillard de parler un peu de sa petite (oh pardon) GRANDE personne. « Disons qu'on apprend à s'en contenter... Enfin... Je  t'avoue que...  Je triche un peu... » et le comble dans tout cela c'est qu'il n'avait pas l'air si fier que ça, évidemment. Elle se doutait de quelque chose, après tout elle connaissait les hommes et les femmes, elle savait que « tricher » était synonyme de « tromper », c'était évident, mais elle ne tenait pas à l'offenser, et même si elle savait qu'il était possible de rire de tout, elle se doutait bien que s'il n'était pas allé droit au but, il y avait bien une raison, non ? Qui était-elle pour juger après tout ? Elle avait souvent prit la place de Maîtresse et les insultes criées dans son dos lorsqu'elle parcourait les couloirs du tribunal accompagnée de ces deux grands policiers résumaient bien ce que les femmes et les hommes.. enfin la ribambelle de cocus qu'elle avait fait pensaient d'elle. Mais elle n'en avait que faire, elle ne pouvait pas s'empêcher de penser que c'était eux les coupables, c'était eux qui avaient enfermer leurs « amours » dans des vies moroses et ennuyeuses, c'était à cause d'eux qu'elle avait du intervenir, égayer le quotidiens de ses pauvres gens. Kasper avait critiqué son plaidoyer et son discours à ce propos, enfin très brièvement et la blonde l'avait gentiment envoyé dans les Roses ce qui lui avait visiblement un peu déplu. 

« Nan mais comment tu parles ! J'vais te mettre un mot dans ton carnet si tu continues ! Attention je plaisante pas avec la discipline, tu me dois le respect ! » Le sourcil arqué, l'air perplexe et un rictus plaqué au coin des lèvres, elle ne le prenait toujours pas au sérieux et recula dans son siège pour l'examiner de la tête au pied. « Quoi et tu vas me taper sur les doigts, me coller une fessée ? Tu serais étonné, des personnes à qui j'étais sensée devoir le respect ont bien aimé la domination et l'humiliation lors de l'acte. Certains hommes ont.. des délires étranges je dis dire.. » Elle frissonna quelques instant en repensant à cet homme, le premier homme avec qui elle avait couché lors de sa cavale qui, certes n'avait pas réclamé de violence, mais qui lui en avait infligé en lui demandant de l'appeler « Papa ». Il lui en était resté un très mauvais souvenir de ce type indélicat et incestueux, mais elle n'avait pas pu se dire que, si il avait une famille et même une fille, elle leur avait rendu service en l'éliminant. D'ailleurs en parlant de famille.. 








« Ouais bon j'ai pas vu la face de ton Archange, quel nom en plus ! - Mais sans vouloir te manquer de respect, je sais pas si c'est toi ou lui qui a commencé le premier car bon... Sans vouloir te vexer, t'as vraiment l'air d'une... Enfin, t'as l'air d'avoir des... Mœurs légères ! » 
Archange avait été le premier amant de Bonnie, la première personne qu'elle avait séduite, la première personne qui lui avait donné le goût de la luxure et des plaisirs charnels. Il n'était pas amoureux d'elle, mais l'idée d'agacer son frère en couchant avec son épouse lui plaisait et il fallait dire que cela ne lui avait pas déplu. Il se fichait bien du sort de cette dernière après l’adultère, il savait que son frère était dur avec elle et il n'en avait vraiment rien à faire, il avait juste pensé à prendre du bon temps, tout comme elle à cet instant. Il faut dire qu'elle était loin d'être innocente, elle l'avait aguiché, caressé du bout des doigts et il n'avait pas eu besoin de se répéter lorsqu'il lui avait demander de se mettre à genoux devant lui. « Archange... mince alors, il est aussi sexy que son frère. Bon j'avoue, j'ai un peu foutu la merde entre eux, mais ça a rendu les repas de famille très drôles entre les « passe moi le sel Andrew » « va te faire foutre Archange », c'est plutôt comique ! Je me rappellerais toujours la façon dont il m'a prise, il y avait cette violence et cette tension érotique délicieuse entre nous.. puis Andrew est arrivé. Il a un peu cassé l'ambiance. Moeurs légères ? Sérieusement toi tu utilises ce terme ! » cette constatation la fit rire subtilement, elle l'imaginait maintenant à une table d'aristocrates, droit comme un i, élégant comme un Marquis, buvant du thé le petit doigt levé tenir une discussion intelligente avec un accent snob. Mais il avait correctement cerné Bonnie, comme il l'avait dit, elle était une véritable croqueuses d'hommes (et pas que!), il fallait croire qu'il voulait s'essayer aux jeux de mots pour en faire oublier son prénom évoquant ce mignon petit fantome, comme l'avaient certainement souligné ses élèves d'ailleurs ;
« Kasper Lloyd, fournisseur de surnoms officiels ! Non merci, mes élèves s'en chargent déjà assez pour moi ! »

Bonnie voyait bien une flamme danser dans le regard de Kasper. En occultant ses petites blagues stupides et cette façon qu'il avait à se mettre en avant, c'était un homme, un homme avec des besoins d'animal, évidemment. Elle avait toujours trouvé cela hypocrite de dire cela comme ça, comme si une femme ne pouvait pas avoir des besoins de bêtes, elles aussi. Elle en était la preuve vivante, sa sexualité était une preuve. Il avait parlé de relations charnelles, et il ne savait certainement pas qu'il fallait lancer Bonnie sur le sujet. Elle était malade, dépendante, ça paraissait presque exagéré mais non, la nymphomanie était aussi puissante que la dépendance à la drogue, l'alcool ou encore la nourriture et abimait tout autant le corps et l'esprit. Elle avait baisé à s'en faire mal, à en gémir de douleur, à en boiter au saut du lit. Une fois, elle avait même pensé qu'un de ces amants lui avait cassé quelque chose tant elle souffrait, cette journée là elle avait du rester allongée auprès de son cadavre, commençant à faiblir et à prendre du retard dans sa cavale, avant de se faire attraper par les autorités après une partie à plusieurs qui l'avait vidé de son énergie et laissé bien fatiguée. Trop pour courir il fallait croire. Alors elle avait prévenu Kasper qui ne faisait visiblement pas attention à ses avertissements. « Hum, dommage... Surtout que j'suis une affaire ! », avait-il dit alors qu'elle lui avait dit de ne pas la provoquer de la sorte. La fille le toisa alors qu'il caressait son torse avec cet insupportable air langoureux plaqué au visage avec un sourire qui la pétrifiait, qui l’appelait. « Ca reste à prouver. », parfois elle pouvait être bonne actrice, feindre l'indifférence, le mépris de la sorte, ça lui avait bien servi pour attirer des hommes, les toucher dans leur égo, demander des preuves pour voir de quoi ils étaient capables. C'était sans aucun doute un de ces jeux favoris. Tester, provoquer des réactions.



« Franchement, si les filles sont aussi frigides que tu le prétends ici et que je suis enfermé pour plus... Allez d'un mois (OMG!) ici, je vais garder tes précieux témoignages, y'a moyen que j'en fasse bon usage ! » pauvre fou, il pensait ne rester qu'un mois ou deux au plus ? Naïf, Bonnie se mit à sourire. Même les personnes les moins dangereuses étaient susceptibles de rester des années sur l'île ou bien.. de disparaître, les docteurs prétendant leurs guérisons miraculeuses et le dossier étant classé, sans aucune suite, plus aucun suivi. Une de ces patientes frigide justement lui en avait parlé, de ces disparitions étranges et illogiques. Bonnie s'en fichait pas mal au final, elle savait qu'elle disparaîtrait, mais pas de cette façon, il fallait bien que cela arrive. Seulement elle ne souhaitait pas que les gens qu'elle avait rencontré se volatilisent, tout particulièrement le petit anglais qu'elle avait rencontré en arrivant ici et qu'elle aimait beaucoup, lui rappelant son amour perdu. La jeune fille fut fauchée par le regard aguicheur que Kasper lui lança gentiment, comme pour tester son pouvoir de séduction. Mais là, la question de la séduction ne se posait même pas, Bonnie aurait accepté les avances de n'importe qui, et ce regard là était clairement une invitation, alors elle invita le bel homme (car il était bel homme, il ne fallait pas se le cacher) à sa façon ce qui eut l'air de le surprendre. « Je... Euh... » oui, il est surpris, il ne s'y attendait pas et elle savourait l'expression de son visage à cet instant. Il riait, nerveusement et ça le rendait cruellement mignon, il ne faisait plus vraiment le malin avec ses répliques machistes sur la sexualité masculine qui se voulait virile, non là, il était pris au piège et lorsque Bonnie continue de tisser sa toiles de paroles vicieuses, Kasper perd patience. « Arrête ça, merde...  » , les yeux clos, la machoire serrée, il semblerait qu'elle ait touché la corde sensible, alors elle se permet de subtiles caresses sur l'avant bras du brun. « Arrêter quoi.. ? » elle lui jette un regard brulant accompagné de dires faussement naïfs, l'intonation de sa voix av même légèrement changée...elle était loin de la petite duchesse qu'il avait rencontré il y a quelques instants. Et Kasper tentait de s'échapper, de reprendre le contrôle de ses pensées, reprendre une conversation normale en reparlant de ces hommes incompétents avec leur verge « Normal... Y'a des types plu ou moins doués pour ça hein... », un sourire se balada sur le visage de Bonnie, qu'est ce qu'elle avait envie de le faire sortir de ses gongs ! « Et toi, dans quel camp tu te trouves Kasper ? », et c'est à coup d'insinuations douteuses qu'elle le fit craquer, pour son plus grand plaisir.







« Bordel de merde mais t'es une vraie salope toi... Tu ne mérite qu'on t'enfile des bites et des bites jusqu'à ce que... » elle rit, il se retient d'en dire plus, il a l'air d'une cocote minute prête à exploser, un homme à retardement pour ne pas dire une bombe. Et elle, elle continue de rire, pas le genre de fou rire qui donne envie de le rejoindre, non, le rire moqueur et effroyablement aguicheurs, un rire transpirant la séduction, un rire charmant et insupportable. « Et quoi ? Hm ? Pourquoi tu te tais ? Tu as peur ? Tu as peur de quoi Kasper ? » elle se leva pour être à sa hauteur, elle le défia littéralement de son regard embrasé. « Putain mais viens, moi j'te prends par terre, j'te déglingue dans toutes les positions, j'vais te donner une bonne raison d'utiliser un fauteuil petite cochonne ! » elle s'approcha davantage, gardant tout de même une très légère proximité avec lui. Elle était vraiment minuscule à ses côtés, à force de provocation il aurait pu ne plus en pouvoir et la tuer si simplement, la brisant comme une petite allumette. Mais ce n'était pas prévu au programme, et surtout, elle n'avait peur de rien et continuait à soutenir son regard en laissant se balader une ses mains la chemise de son uniforme tout en se hissant sur la pointe des pieds pour lui murmurer quelques mots pas moins sages « Tu dis que tu es capable de me briser hm ? Tu en es certain, tu es bien sûr de toi Kasper. En attendant, tu ne fais que parler mais... » visiblement sur ce dernier point elle allait avoir tord, il allait commencer à prendre les choses en main.. littéralement. Le grand type saisit son poignet de la taille d'un rond de serviette et la paralyse sous le choc. Les yeux grands ouverts, Bonnie attend, le souffle coupé et le cœur serré, battant la chamade. Il décida et s'installer très vite sur le fauteuil et la fit reprendre sa position initiale, lorsqu'elle avait voulu lui faire une petite démonstration de comment elle accueillait ses amants. Elle fut surprise de constater que l'homme semblait.. ravi de sa présence. 








« Dis moi, t'as réussi à piquer un revolver aux gardes et tu l'as mis dans ta poche ou tu es simplement content de me voir ? » rajouta-t-elle avant de river ses yeux enflammés vers lui, sans se priver quelques caresses dans la zone où se trouvait ce fameux.. revolver. Il se décide à la faire remuer un peu, c'est avec une facilité ahurissante qu'il parvient à lui faire sentir son érection déjà bien importante qui réchauffa brutalement le bas ventre de Bonnie qui serra les dents en baissant les yeux sur Kasper qui donnait la sensation de se battre avec lui même, gémissant et grognant dans les cheveux épais de Bonnie, menaçant de la dévorer et d'arracher sa peau en la mordant, lui tirant un subtil soupir de plaisir tandis qu'elle agrippa les cheveux du brun qui planta ses dents dans son épaule ce qui fit sursauter la jolie blonde au corps vite crispé, presque à la seconde ou cela se produisit. Ce fut avec une douceur contrastée qu'il entreprit de poser sa main gigantesque sur l'intimité de la Blondinette qui ne put retenir un gémissement presque inaudible (fort heureusement) tandis qu'il la touchait sans vergogne en aventurant au même moment sa bouche dans son cou tendu avant que son souffle ne vint lécher son oreille alors qu'il en titillait le lobe. La nymphette ondula légèrement son bassin à l'allure des caresses de Kasper, frissonnait sous ses paroles répugnantes. Mais elle veut vaincre son addiction la petite, elle repense aux paroles de son thérapeute qui lui fait parler de son enfance, qui la fait chier à lui demander d'éviter de penser au sexe, d'ailleurs elle est certaine que c'est ce petit merdeux qui a demandé aux infirmiers de l'enfermer dans cette camisole pourrie pour l'empêcher de se toucher alors qu'au fond, ce connard rêvait aussi de se la taper, elle le savait, c'était pas pour rien qu'il lui avait renversé la moitié de son café sur son uniforme à leur première rencontre !






« Je vais faire quoi ? J'pourrais te donner ce que tu veux. J'pourrais te faire ta fête, pour que t'es un truc de vraiment croustillant à raconter au prochain taré qui se pointe devant toi dans cet hôpital de merde. » Elle se rappelle des témoignages du « groupe de soutiens » auquel elle est forcée de participer, celui qui a un rapport avec la sexualité justement. Y'avait un tas de rabats joies super contents de pas avoir sauté quelqu'un depuis des semaines, mais elle, elle n'en pouvait plus de ne rien pouvoir faire, alors elle cherchait par tous les moyens de se satisfaire comme elle pouvait, mais dans un asile où la surveillance est extrême, c'était vraiment compliqué. Mais là... là il ne fallait pas laisser partir cette occasion. « Qu'est ce que tu attends ? », elle avait planté son regard dans ses yeux, l'envie y était, la tension sexuelle qui flottait dans l'air animait son entrejambe, son corps tout entier suppliait Kasper, il lui criait des « je veux ton corps, je rêve de ta bouche, je veux que tu me touches, pose tes mains sur ma peau sans attendre, malmène moi, prend moi, déglingue moi » inaudibles. Plus brutalement et de manière plus appuyée, il se mit à caresser ce qui se trouvait entre les cuisses maigrelette de la blonde ce qui lui valut un délicieux gémissement au creux des oreilles du garçon qui explorait par sa langue le cartilage de son oreille. Fallait-il céder à la tentation ? Elle avait encore le temps de reculer mais la volonté n'y était pas, vraiment pas. « Si tu es si malin que ça, si tu es si vigoureux, qu'est ce que tu attends pour m'embrocher sur ta queue ? Tu veux vraiment me rendre dingue d'impatience, espèce d'enfoiré.. » susurra-t-elle à ses tympans en promenant ses mains sur son torse bouillant.



« Trempe moi les doigts à travers ton uniforme, dépêche-toi » , ça avait beau ne pas être élégant du tout, ça avait le don de faire grimper l'excitation de la petite nymphomane. Habituée à l'autorité de ses amants, aux ordres vulgaires, elle leur répondait toujours d'un regard salace, le même qu'elle lança à Kasper qui visiblement sous estimé l'épaisseur du pantalon qui séparait ses doigts de Bonnie. Cette dernière entreprit d'intensifier le frottement de la main vigoureuse de Kasper entre ses jambes, main qui se faisait de plus en plus rude et qui ne la laissait pas insensible. Clairement pas. Elle profitait de cette vague de plaisir pour déguster le cou de Kasper en le ruant de baisers désireux et de légers coups de dents ciblés en concentrant ses mains sur le Priape dressé contre son atelier de vénus et décida de le libérer progressivement en déboutonnant doucement le pantalon de Kasper. "Ta peau est un véritable festin...", Puis, dans un geste à stopper sa respiration il plaque la danseuse contre lui, faisant claquer ses côtes non sans qu'elle lui plante les ongles dans les épaules sous le coup de la douleur. Il ne supporte plus son regard, la force à fixer le garde qui remarque les yeux de la blonde posés sur lui. Cette dernière se mordit la lèvre inférieure pour s'empêcher de gémir, mais les doigts de Kasper lui collent un frisson démentiel, tout comme ce mouvement qu'il fait avec son bassin pendant que la nymphette le gratifie de caresses bien calculées par dessus le pantalon et bientôt... dedans. Elle commençait à sentir la gêne du garde qui semblait s'interroger sur ce qui était en train de se produire, et Bonnie provoqua, se léchant les babines.

« Ferme ta gueule petite pute t'as compris ! Tu t'entends parler franchement ! J'irai m'cacher si j'étais toi, petite raclure de trottoir... » Bonnie détourne le regarde et abandonne le garde, elle le rive sur Kasper qui est de plus en plus délirant dans ses propos pendant que ses caresses commencent à payer et que la blondinette se rend compte qu'à son tour elle devient humide au contact de la chaleur des phalanges du type qui tient ces propos. « et toi ? Et toi tu t'entends causer ? A jurer, à me dire des obscénités parce que tu sais que j'adore ça, et tu trouves ça excitant toi aussi, sinon je pourrais pas sentir ce que je caresse actuellement, j'ai pas raison ? Là t'es bien content d'avoir trouvé la « petite raclure de trottoir » hm ? Celle qui va te laisser mal lui parler et déglinguer sans remords jusqu'à ce que t'en puisse plus. » et elle poursuit dans la provocation, elle l'embrasse au coin des lèvres, elle empoigne son membre dressé dans son caleçon et joue avec du bout des doigts pour susciter son envie alors qu'elle sent qu'il souhaite faire redescendre la pression pour ne pas se faire repérer.
« T'es écœurante putain... Scandaleusement et positivement indécente... Tu préfères pas te faire embrocher par une bonne grosse queue bien vivante, que tu sens bouger en toi ? », la bouche bien occupée à malmener la peau de Kasper, hésitant à la mordre vivement son cou, elle mit un certain temps avant de relever le visage vers lui, suffisamment proche pour sentir sa respiration brulante contre ses lèvres pulpeuses. « Pourquoi tu crois que je suis en train de t'allumer ? C'est toujours un plaisir pour moi de me faire défoncer, alors maintenant arrête de parler Kasper, parce que je sais ce dont tu as envie et inversement. Tu n'as qu'un geste à faire... », elle tira ses cheveux en arrière, donnant un coup de bassin contre lui en frottant son sexe contre le sien, l'encourage presque à établir une connexion « ..ou un ordre à donner.. tu l'as dis toi même, je suis une chienne, une raclure et une pute... sauf qu'aujourd'hui c'est les soldes, en prime t'as la carte fidélité, alors c'est open bar, c'est gratuit. »
Et Kasper se lève et commence à se déshabiller sous le regard enchanté de Bonnie qui tremble d'impatience en observant la bosse peut discrète qu'elle a fait naître de l'entre cuisse de Kasper quelques instants plus tôt. Le garde intervient, fichu salaud, Bonnie aurait aimé en voir plus et Kasper ne compte pas en rester là, bien au contraire.
« J'vais te montrer c'que c'est un tronc d'arbre ! » Il l'empoigne férocement, reprend sa place sur le grand fauteuil et la fait le chevaucher à nouveau en la limant plusieurs fois contre son érection de plus en plus affamée. Bonnie avait du mal à lutter, des couinements discrets s'échappèrent en plusieurs souffles de sa bouche entrouverte tandis qu'elle serrait son squelette contre Kasper tout en l'empêchant d'enfiler son pantalon « tu vas quand même pas me priver de ça... et puis cela doit être une torture pour toi d'être enfermé dans ce vulgaire uniforme... », un à un, elle fait sauter les boutons de la chemise qu'il avait tenté de remettre après son show, Bonnie griffe, elle ne se retient plus pour mordre et décide de passer sa main droite sous le dessous du brun qu'elle embrasse à pleine bouche dans un dangereux et fougueux baiser, qu'elle prend bien soin de dissimuler au garde qui les fixe sans rien dire, contrairement à Kasper qui n'en fini plus de cracher des choses immondes.







« Peut-être que Monsieur le Duc pourrait me filer des tuyaux pour te démonter. Peut-être qu'on pourrait s'y mettre à deux. » la simple idée d'imaginer le Duc la partager la faisait se crisper d'envie et elle fut parcourue par la frustration de ne pas avoir de deuxième partenaire qui aurait pu les rejoindre dans leur petit jeu.« Et qu'est ce que tu penses que tu me ferais, tu crois vraiment qu'il te laisserait me sauter sous ses yeux ? Et bien.. admettons qu'il soit prêteur... je me demande bien ou tu trouverais ta place. » son rire provoquant reprit le dessus, elle imaginait des choses impossibles et elle se rendait bien compte que le lieu était risqué pour une telle aventure mais après tout... elle n'avait rien à perdre et avec un peu de chance, on les prendrait la main dans le sac et elle aurait le droit à quelques coups de ceintures de son infirmier favori ! D'ailleurs à ce propos, Kasper n'a pas tellement l'air d'apprécier l'idée.. « Laisse tomber la salle de torture, on est pas dans cinquante nuances là, j'vais te déglinguer un bon coup et et te faire passer l'envie de faire la maline jeune fille... » Elle rit contre sa machoire, il était vrai que Cinquante Nuance n'était pas une référence, c'était bien pour ça qu'en évoquant la torture elle n'y avait même pas pensé. Kasper voulait lui faire passer l'envie de s'amuser avec lui de la sorte ? Il n'allait pas le regretter, il pouvait en être certain. « Je t'entends beaucoup parler Kasper... mais maintenant il faudrait peut-être que tu me montres ce que tu as dans le ventre.. à moins que tu veuilles changer de lieu.. ou que tu ais peur de ne pas être à la hauteur » mais elle n'hésita pas à accélérer les choses en extirpant doucement le sexe dur comme une épée de Kasper hors de sa prison avant de le caresser dans toute sa longueur, appuyant son bassin et son entrejambe lubrifiée contre sa hampe. Et il avoua finalement ce qu'il dissimulait bien depuis le début de leur conversation, son pêché mignon ; « Tu veux savoir... ? J'suis pas trop un gentil mari... Quand Madame fait du yoga, Monsieur déglingue son élève préférée... Elle a ton âge » Bonnie lui arrache un baiser dès qu'il termine et se meurt de rire contre lui sans cesser le mouvement délicieusement répétitif de sa main « je le savais.. je le savais, ça m'étonne à peine... t'es un vrai connard, encore un que je croise, mais je dois t'avouer que ça m'arrange... les infidèles sont très doués à tromper leur femme ils le font avec une telle... force... », elle ne tenait plus en place, c'était bien rare mais son corps à elle commençait à se réchauffer, elle devenait un vrai four, un feu ardent embrasait son intimité tandis qu'il se plaignait, le sexe droit comme une tour, d'être un enfoiré.
« T'as raison putain... J'ai pas d'excuses moi, mais qui a dit que je devais être un mec bien ? Harvey est un type bien, Harvey, mon grand frère. C'est un grand monsieur, il a un bébé et tout, la relève est assurée. J'peux me conduire comme un connard, comme toi. » Bonnie jeta un œil sur le garde qui le regardait du coin de l'oeil, c'était certain, il savait ce qu'il se passait, mais ce gros dégueulasse se rinçait l'oeil, gratuitement en plus ! « Oui, te prive surtout pas, ça fait un bien fou d'être une mauvaise personne, d'être égoïste, tu le sais hein, tu sais que c'est délicieux de faire ce qui est interdit ». Kasper avait parlé du diable, mais il ne s'était peut-être pas rendu compte qu'il conversait avec une de ses meilleures amie, elle aurait pu être la fille de Satan, Bonnie était la luxure incarnée. « Alors baise moi jusqu'à ce que je sois incapable de bouger, prends moi comme si ton unique souhait était de me paralyser... histoire que cette chaise roulante serve à quelque chose, comme tu dis si bien... »












bon allez, je compense les trucs horribles que j'ai tapé avec ce gif charmant 
Revenir en haut Aller en bas
https://nymphettalamine.tumblr.com/
PILULES AVALÉES : 31
MIROIR : Matt Mcgorry
IDENTITÉ : Harrie
CRÉDITS : Bazzart, Tumblr, We heart it
A DÉBARQUÉ LE : 16/08/2016
FORCE : 155

SITUATION : Marié
EST ÂGÉ DE : 30 ans
avatar
Kasper Lloyd

MessageSujet: Re: This used to be a funhouse but now it's full of evil clowns   Mer 8 Mar - 18:21



Dernière édition par Kasper Lloyd le Mar 4 Avr - 12:36, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
PILULES AVALÉES : 400
MIROIR : Jessica Alba
IDENTITÉ : Nymphette à Mines
CRÉDITS : BIBI
A DÉBARQUÉ LE : 06/04/2016
FORCE : 1394
In your hate, I've found god. In your sin I've found love. In your faith, I've found forgiveness.
SITUATION : Mariée
EST ÂGÉ DE : 20 ans
avatar
Kathérina Barrow

MessageSujet: Re: This used to be a funhouse but now it's full of evil clowns   Mer 8 Mar - 20:35



Wrist icicle, ride dick bicycle
Kasper - Kathérina
Makes me wanna do things that I shouldn't
 Bonnie avait toujours eu de l'imagination. Un peu trop, il fallait le reconnaître. Néanmoins, grâce à cette dernière, elle avait toujours réussi à tirer profit de toute les situations, même les plus désagréables comme les soirées mondaines à bon comportement auxquelles elle avait du assister (sans jamais vraiment savoir pourquoi), tout comme le début de sa dégoûtante cavale avec ses premières conquêtes... dégoutantes. Il fallait dire ce qui était, au commencement, Archange et Andrew lui manquaient beaucoup, ces deux là étaient bien plus doués que ses nouveaux amants (et c'était certainement aussi la rage de l'insatisfaction qui l'avait poussé à commettre l'irréparable) et elle avait presque failli rentrer au manoir simplement à cause de sa soif trop grande. Puis elle avait trouvé un remède. L'imagination.
Aujourd'hui, ou du moins de puis quelques jours, ces envies dîtes malsaines par le personnel revenaient à la charge. Son infirmier favori était parti, elle avait tué son seul et unique amour, elle était loin des deux Ducs, enfermée dans cet asile qui prenait des airs de couvent pour jeunes filles dévergondées. Elle avait mal de ne plus pouvoir se satisfaire toute seule, elle avait mal de ne plus autant désirer Lyzbeth, elle ne sentait plus vraiment le plaisir parce qu'il lui manquait quelque chose. Alors quand Kasper tenta d'élaborer un scénario grotesque mais atrocement tentant, la mettant sur le devant de la scène en tant qu'esclave sexuelle de deux hommes, son Duc et ce.... professeur de mathématiques, elle ne pu s'empêcher de sourire rien qu'à l'idée d'expérimenter cela.
« Oh ça va t'sais il va se calmer le pépère, dès qu'il me verra il me reconnaîtra comme son égal s'il a un minimum de jugeote, et il partagera ! T'es habitué à être partagé comme un twix de toute façon, hum ? Oh et puis mince franchement, tu me demandes où je trouveras ma place ? T'as pas un tout petit peu plus d'imagination que ça... ? »
La petite nymphomane ne savait pas vraiment ce qu'était un « twix » (elle avait en premier lieu songé à un animal mais elle ne connaissait aucune bête capable de se « partager »), mais elle se doutait que c'était quelque chose de quotidiens qu'il n'était pas choquant de diviser. Elle songea cependant à Andrew et se mit à rire subitement. Bonnie n'avait jamais vraiment été certaine de ce qu'elle pouvait ressentir pour cet homme. Alors certes il était beau, certes il était doué, violent et pathétique, tout ce qu'elle adorait chez les hommes justement mais... elle ne l'aimait pas. Pourquoi ? C'était assez simple, elle adorait lui faire du mal, elle adorait le torturer, le rendre jaloux, fou. C'était bien pour cela qu'elle avait décidé d'avoir cette aventure avec Archange, c'était bien pour cela qu'elle le faisait tourner en bourrique. Elle avait forcé Andrew à voir qui elle pouvait être, qui Kathérina pouvait devenir. Une femme libre, qui ne doit rien à personne, qui n'a ni dieu et encore moins de maître. Elle lui avait ouvert les yeux et depuis ce jour il les avait gardé écarquillé, il avait compris qu'il serait incapable d'ignorer ce fait : Kathérina ne lui appartenait plus, elle était désormais la propriété de trois folles toutes plus différentes les unes des autres.









« Pour être honnête, je pense... qu'il te ferait sauter la cervelle » rétorqua alors, avec la voix la plus neutre possible, la blondinette. En effet, c'était certainement ce qui se serait produit, elle en était sure. Elle se souviendrait toujours de cette après midi où elle était née, où elle avait soulevé ses paupières et avait posé ses pieds tremblants sur le sol marbré de la chambre conjugale. Une douleur au ventre, un vide puissant et paradoxalement trop envahissant qui lui donnait la nausée et des maux... peut-être même des os brisés et enfin, une note sur la table de nuit avec un joli bouquet stipulant « Je rentrerais très tard, reste sage, appelle moi si tu as un soucis, je t'aime. » Bonnie n'avait pas pu s'empêcher de tiquer au « je t'aime » qui venait de nul part et qui, n'avait pas de sens à ses yeux. La jeune femme ne connaissait rien de ce qu'elle avait pu voir dans cette chambre. Les draps trop propres, les seringues sur le fauteuil et.. son corps. Elle n'était plus perchée dans le ciel si beau des limbes, elle était sur terre, parmi les vivants et.. c'est en descendant les nombreuses marches du manoir Barrow qu'elle avait pu en rencontrer plusieurs. Il y avait ces vieilles femmes de chambres qu'elle trouvait très charismatiques, ces majordomes tous identiques dans leurs habits qui la forçaient à se demander à quoi ils pouvaient bien ressembler sans et puis... Archange Barrow. Peut-être le responsable des fleurs sur la table de chevet, peut-être pas. Ce qui était certain c'était que son regard lubrique l'avait attiré comme un aimant et..









La porte claque, Andrew rentre, trouve son épouse qu'il pensait encore souffrante quelques heures plus tôt dans les bras de son frère, cet enfoiré ingrat, ce salopard. Andrew sort impulsivement son Smith & Wesson.
« Tire. » lui avait ordonné Bonnie, le regard froid, malsain, alors qu'elle était encore là, en pleine fusion avec le cadet du Duc. Rien ne se produisit. Manque de courage ? Non, certainement pas. Andrew n'avait rien pu dire, n'avait rien pu faire et avait attendu dans le couloir, paralysé par la peur. « Ce n'est pas elle », et il avait tenté de se convaincre de ne pas être jaloux, parce que la créature remplie de vice et de luxure qu'il venait de voir avec son frère n'était pas Kathérina, elle n'était pas sa femme, sa si gentille épouse. Il avait tenu quelques heures avec cette volonté d’auto persuasion... et l'avait fait payer à la pauvre petite danseuse quelques heures plus tard. Et si cela se reproduisait ? Cette fois c'est certain, son arme serait utilisée, sa rage passée sur Kasper pour éviter de tuer sa tendre épouse.
« Ne me demande pas d'avoir de l'imagination Kasper, je crois que j'imagine... un peu trop. » Oups, désolée, mais les mains de Bonnie glissent de plus en plus sur Kasper, comme si elle voulait étudier le tissu de ses habits ou.. plutôt goûter du bout des doigts sa peau.


En parlant de peau, il semblerait que le gentil professeur de mathématiques ait déjà partagé la sienne avec une autre femme que son épouse. Étonnant ? Si l'on avait raconté cette légende à Lyzbeth, elle aurait ri en imaginant un vieil homme en couche, adepte des équations cartésiennes jouir le nombre Pi dans son intégralité dans les bras d'une étudiante. Mais en voyant Kasper, Bonnie salivait, alors elle pouvait bien imaginer d'autres femmes le déshabiller des yeux et.. faire autre choses que des équations à double inconnues avec lui, bien entendu. La surprise n'était donc pas au rendez-vous, mais Kasper tâcha de lui rappeler qu'elle n'avait pas de leçon à lui donner, concernant la fidélité.
« Tu es qui toi pour me parler d'infidélités, alors que ton Duc s'arrache la perruque à t'imaginer dans les corps de tous ces gens »,
Bonnie releva sa tête blonde vers lui, un sourire narquois plaqué sur ses lèvres. « Je dis juste que ça ne m'étonne pas. Nombre de minettes doivent fantasmer sur le sexy prof de maths tu vois, et comme t'as l'air de céder facilement à la tentation..... » et la réaction du corps de Kasper au contact des mains expertes de Bonnie pouvaient en témoigner, il était aussi dur qu'un parpaing (bien que Bonnie n'ait jamais eu de relations sexuelles avec une telle chose) ce qui avait , pour effet (c'était presque une formule chimique cette histoire!) de rendre encore plus Bonnie désireuse de lui. Le plus satisfaisant restait néanmoins de savoir qu'Andrew avait terriblement mal, et ça elle en avait eu la preuve. Elle avait vu son visage remplit de tristesse lorsqu'elle s'était rendue au tribunal, elle avait entendu sa voix au bout du fil, sa voix désespérée ; 
« -Tu n'as pas pu faire ça...
-Si. »
Sadique ? Elle l'était certainement, et il fallait l'être, avec un tel homme.









« Justement, c'est ce que je veux. Rien qu'à l'imaginer lire les articles de journaux, rien qu'à l'imaginer devant son poste de télévision lire et entendre « Et un mort de plus, un homme encore au tableau de chasse de l'Amante Religieuse », rien que de me dire qu'il m'en veut, qu'il pourrait me tuer tant il a cauchemardé, tant il a imaginé ces hommes avec moi, moi sans lui.. je pourrais en jouir si tu savais. Alors qu'il s'arrache les cheveux, qu'il se torture, qu'il en pleure et qu'il ait mal... si il me sort d'ici je sais que ma punition sera à la hauteur de mes attentes et ce sera.. délicieux. » elle marqua une pause et finit par suivre totalement le mouvement que Kasper voulait lui faire prendre et, passant ses mains sous ses habits, empoigna ce qu'elle avait sous les doigts et lui glissa à l'oreille « et toi... toi tu penses qu'elle s'arracherait pas les cheveux ta femme à savoir ce que tu fais avec ta Maddie... et tu crois pas que.. toute les deux, elles s'arracheraient pas la tignasse à savoir ce que t'es en train de me faire, hm ? Alors je crois que toi et moi.. on est un peu pareil au fond, hein ? »
 
« Parce que peut-être que je suis le premier à te l'apprendre en dehors des messieurs qui font joujou avec ton cerveau, mais t'es une sacrée schizo toi... Bon trouble de je sais pas quoi, mais la finalité est la même, t'es pas tout à fait toi, et j'ai eu quoi... ? Une demie heure pour comprendre que je me m'adresse pas à la même fille que tout à l'heure. Celle-là me branche vachement plus … Infidèle ! » Bonnie ne pu s'empêcher de rire une nouvelle fois, tant ce mot leur collait, à tout les deux, à la peau. Infidèles. « Arrête avec tes bétises.. tu vois bien qu'on est plusieurs ou alors t'as vraiment besoin de lunettes. » Elle jeta d'ailleurs un coup d'oeil en dehors de leur bulle ; pas d'Alicia à l'horizon, ni de Kate, mais une Lyzbeth qui avait un regard glacial posé sur eux et... un petit Howard Taylor dans un coin de cette grande salle. Cependant, elle s'interdit très fortement de repenser à leur dernière discussion qui aurait pu remettre ses actes actuels en cause.
« Oh, Lloyd, Barrow, vous êtes bouchés ? Qu'est-ce que j'ai dis, maintenant ça suffit ! »
Bonnie sursauta, ne s'attendant vraiment plus à une intervention de cet imbécile de garde. « Quoi ?! T'es jaloux parce que ton uniforme et ton poste t'empêche de te joindre à nous ? Oh non, j'oubliais, MONSIEUR se fiche des règles... malheureusement MONSIEUR baise très mal, alors désolée, tu m'en voudras pas si je t'invite pas à notre petite fête ! », malheureusement la trop fière Bonnie aurait peut-être mieux fait de se taire cette fois là.
« Toi... » Ni une ni deux, le garde attrapa la blonde pour la détacher de Kasper et.. Bonnie s'évapora, laissant place à une jeune femme en panique tenue trop fermement par un garde peu délicat. Son esprit perdit le contrôle de son corps qui se crispa comme si une alerte interne venait de sonner en elle. Son regard fier c'était envolé, laissant place à des yeux remplit de brume transpercés de panique. Plus elle tentait de résister, plus le Garde la maintenait et plus la crise d'hystérie de la duchesse se faisait grande. L'Homme la souleva facilement et la cloua sur son fauteuil roulant, non sans une once de satisfaction (et de brutalité), faisant claquer les os de la maniaque à laquelle il avait du faire très mal. « LA. Tu risques plus de faire grand chose en restant assise bien gentiment ici. Quant à toi Lloyd... » commença-t-il tout en attachant les poignets d'Alicia sur les accoudoirs du fauteuil roulant, « calme tes hormones, on est pas dans un bordel ici. » finit-il avant de pousser le fauteuil vers lui, lui laissant une Alicia pétrifiée par la peur, avant de regagner son poste en soufflant un dernier « Si on laissait tous les malades copuler, on serait dans de beaux draps !» .





Puis, un rire vient renforcer l'angoisse d'Alicia qui tente de reprendre ses esprits et de desserrer la machoire. Kasper, ou du moins l'inconnu qui faisait face à son fauteuil s'étala tout naturellement par terre (ce qui la répugna très légèrement au passage) avant de prononcer quelques horribles paroles.
« Bon... Va falloir tenir ta chatte au chaud jusqu'au moment propice alors ! »
« PARDON ?! » Les yeux écarquillés, le corps vite réparé de la crise d'hystérie oubliée, Lyzbeth tenta de défaire ses petits poignets des liens qui les entourent, révoltée par les propos de ce putain de macho qui siège devant elle et qui OSE rire de sa phrase graveleuse ! « Espèce de chien comment tu peux te permettre de me parler sur ce ton, espèce de petite enflure ! ». La rage montait en même temps que son sang à son cerveau. Sa voix avait à nouveau changée. Ce n'était pas la douce mélopée fragile de Kathérina, l'épouse meurtrie. Ce n'était pas la voix sensuelle et provocatrice de la scandaleuse, nymphomane, mais bien la voix ferme et enragée de la solide Lyzbeth, celle qui n'attendait pas de se faire frapper pour rendre les coups. En parlant de coup justement, elle avait ponctué sa phrase par un joli coup de pied lancé à Kasper.



Revenir en haut Aller en bas
https://nymphettalamine.tumblr.com/
PILULES AVALÉES : 31
MIROIR : Matt Mcgorry
IDENTITÉ : Harrie
CRÉDITS : Bazzart, Tumblr, We heart it
A DÉBARQUÉ LE : 16/08/2016
FORCE : 155

SITUATION : Marié
EST ÂGÉ DE : 30 ans
avatar
Kasper Lloyd

MessageSujet: Re: This used to be a funhouse but now it's full of evil clowns   Mar 21 Mar - 17:23

Revenir en haut Aller en bas
PILULES AVALÉES : 400
MIROIR : Jessica Alba
IDENTITÉ : Nymphette à Mines
CRÉDITS : BIBI
A DÉBARQUÉ LE : 06/04/2016
FORCE : 1394
In your hate, I've found god. In your sin I've found love. In your faith, I've found forgiveness.
SITUATION : Mariée
EST ÂGÉ DE : 20 ans
avatar
Kathérina Barrow

MessageSujet: Re: This used to be a funhouse but now it's full of evil clowns   Lun 1 Mai - 23:02

Revenir en haut Aller en bas
https://nymphettalamine.tumblr.com/
PILULES AVALÉES : 31
MIROIR : Matt Mcgorry
IDENTITÉ : Harrie
CRÉDITS : Bazzart, Tumblr, We heart it
A DÉBARQUÉ LE : 16/08/2016
FORCE : 155

SITUATION : Marié
EST ÂGÉ DE : 30 ans
avatar
Kasper Lloyd

MessageSujet: Re: This used to be a funhouse but now it's full of evil clowns   Ven 5 Mai - 19:31

Revenir en haut Aller en bas
PILULES AVALÉES : 400
MIROIR : Jessica Alba
IDENTITÉ : Nymphette à Mines
CRÉDITS : BIBI
A DÉBARQUÉ LE : 06/04/2016
FORCE : 1394
In your hate, I've found god. In your sin I've found love. In your faith, I've found forgiveness.
SITUATION : Mariée
EST ÂGÉ DE : 20 ans
avatar
Kathérina Barrow

MessageSujet: Re: This used to be a funhouse but now it's full of evil clowns   Mar 9 Mai - 17:04

Revenir en haut Aller en bas
https://nymphettalamine.tumblr.com/
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: This used to be a funhouse but now it's full of evil clowns   

Revenir en haut Aller en bas
 

This used to be a funhouse but now it's full of evil clowns

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» This used to be a funhouse but now it's full of evil clowns
» This used to be a funhouse.
» L'armée full boîte de conserve du métalkramé
» [1500] waaargh
» Dandelo [Clown & Magicien]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ostrov Island :: A walk in Ostrov Island :: The Murder House :: Common Room-