Il avait fait une pirouette magistrale pour se rattraper se qui lui tira un fin rire de la bouche. « Il y a pire comme pêché » oui, ça c'était sur, Dieu pouvait pardonner un moment d'égarement, Dieu pouvait pardonner une caresse trop « farouche » et intime, Dieu pouvait pardonner lorsqu'il vous voyait vous embraser par pure passion ou même par curiosité, comme un père pardonne son fils de ne pas avoir honoré son nom. Elle pensa à sa dernière phrase. Il n'était pas beaucoup plus âgé qu'elle, il n'était pas plus jeune non plus. Il avait l'âge d'être marié dans l'aristocratie, mais, pour des raisons multiples qu'elle ignorait, il lui disait implicitement que ce n'était pas le cas. Alors, elle lui fit retirer sa main gauche qu'il avait posé sur sa joue qu'il caressait jusque là  et la prit à deux main et, la regardant, lisant les lignes de sa main du bout de ses doigts, comme un aveugle qui lit le braille. Il n'avait pas d'alliance (mais il avait la chance d'avoir le peau douce, c'était déjà un bon début!), même pas de bague de fiançailles ou n'importe quoi d'autre sur ses mains à part sa chevalière. Elle ne la lâcha pas et leva les yeux vers lui :
« Parle t-on bien du même.. « pêché » ? Et.. tu veux dire que jamais tu n'as pu faire... enfin avoir de contact charnel et qu'il te faut attendre l'emprisonnement qu'est le mariage ? Tu as pourtant envie de découvrir tout cela alors je suppose que finalement, tu aimerais mettre de la volonté dans ton futur ménage ou dans.. une aventure ? C'est pour cela que tu veux que je te parle, que je.. t'apprenne en quelque sorte ? »