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 her hands tell the story of hardships that we'll never know (jenkova)

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MessageSujet: her hands tell the story of hardships that we'll never know (jenkova)   Jeu 12 Juil - 22:25

Her hands tell the story of hardships that we'll never know
lexie & anastasia

Her hands tell the story of hardships that we'll never know, Her face is a map of a lifetime on well traveled roads, But those eyes tell nothing of a soul that is spared, A heart that is longing for death
On m’avait demandé de garder le secret. Une patiente avait tenté de mettre fin à ses jours en isolement et j’étais celle qui l’avait découvert. J’étais celle qu’on avait chargé de rendre visite aux patients en isolement, j’étais donc celle qui avait découvert la jeune femme. J’étais celle qui avait prévenu les médecins. Puis j’étais celle à qui on a dit de ne rien dire sur cette histoire. Une autre infirmière était au courant. Deux médecins. Le directeur. C’était tout. Je n’avais pas compris pourquoi on devait la faire passer pour morte. Même sa psychologue pensait qu’elle avait passé l’arme à gauche. Mais j’avais obéi. Bêtement et simplement.

Le temps passait et elle se remettait. Je la voyais tous les jours et il fallait bien avouer que ça n’aidait pas du tout. Ça ne m’aidait pas à oublier, à arrêter de boire autant chaque jour, de ressentir ce besoin presque vital de l’alcool dans mon organisme. De la voir allonger là n’aidait pas. Alors que tout ce que je voulais c’était oublier, passer à autre chose, avancer. Pourquoi je ne quittais pas l’île ? Parce que ça n’aiderait pas. Enfin c’est ce que je pensais. Me retrouver sur le continent, encore plus seule qu’ici n’aiderait en rien. Devoir m’habituer à une nouvelle vie n’aiderait en rien.

Puis on l’avait laisser sortir (de l’infirmerie, j’entends). Elle était de retour chez les vivants et je faisais à nouveau tout pour l’éviter. Je n’arrivais pas à savoir si j’étais contente ou non qu’elle s’en soit sorti. Je me disais que si elle était morte, peut-être que mon esprit serait un peu plus tranquille. Mais d’un autre côté, j’étais soulagée qu’elle s’en soit sorti. Après tout, elle avait bien le droit de vivre. Mais loin de moi. Le plus loin possible de ma personne. Je ne voulais pas la voir, ni l’entendre ou pire, lui parler. Je ne voulais plus rien avoir à faire avec elle.

Lexie Jenkins.

Lexie Jenkins avait tenté de se suicider en isolement. Personne ne savait comment elle avait pu avoir ce bout de verre avec elle, mais elle l’avait. On m’avait simplement demandé d’aller voir s’ils étaient encore vivants. Et je l’avais trouvé.

Aujourd’hui encore, je n’étais pas certaine de mes sentiments à ce moment précis.

C’était un jour comme un autre. Un matin, on se rapprochait déjà de la mi-journée. « Volkova, une patiente t’attend. Il faut que tu lui fasses un check-up complet. » Je hochais la tête et allais dans cette dite-salle. Le dossier en main, je n’avais pas le temps de le lire, je n’avais donc aucune idée de qui elle était. Qui était la patiente dont j’allais m’occuper aujourd’hui. Quelle personne allait être ma routine du jour.

Je poussais la porte, entrais et levait la tête.

C’était elle.

Je me figeais quelques secondes. Tout mon corps s’était bloqué, mon cœur avait raté un battement alors que je la regardais. Elle était là. C’était elle la patiente. Pas de garde à l’horizon, personne. Il n’y avait qu’elle. Pour une fois que j’aurais aimé un garde avec moi. Non pas pour me protéger. Juste pour me tenir compagnie. Je finissais par me reprendre, serrant donc son dossier contre ma poitrine. « Bonjour Lexie. » J’avais l’air froide, alors que ce n’était pas forcément mon intention. Mais finalement, c’était peut-être le mieux. Paraître froide. Mettre une glace entre nous. Je devais rester de marbre, faire comme s’il n’y avait jamais rien eu et tout irait bien. Sauf que c’était plus facile à dire qu’à faire. Je fermais la porte derrière moi. Je posais son dossier, me lavais les mains et préparais tout ce dont j’aurais besoin. « Comment tu te sens aujourd’hui ? » Distante Ania. Reste distante.
(c) DΛNDELION

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EST ÂGÉ DE : 28 longues années à côtoyer l'enfer.
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MessageSujet: Re: her hands tell the story of hardships that we'll never know (jenkova)   Mar 17 Juil - 12:59



her hands tell the story of hardships that we'll never know
I promised, I promised myself not to slip back into old habit
'Cause heartbreak is savage and love is a bitch

 
anastasia ϟ  lexie .

Il suffisait de quelques minutes. Cinq, peut-être dix. Dans une vie, ce n’était rien. Surtout lorsqu’il s’agissait des dernières. Cinq minutes que tu ne comptais pas, mais que tu passais à sourire, à ne penser à rien. Sourire livide, mais heureux. La libération. Puis le retour à la réalité… Lorsque dans tes derniers instants, juste avant le voil noir, tu entendais un bruit sourd, puis une voix résonner dans la pièce froide et sombre. Tu savais alors que ce n’était pas ton heure, qu’on ne t’accorderait pas la libération tout de suite...

Le réveil fut brutal. Douloureux au sens littéral. Pire encore que ces brûlures qui me lançaient aux bras. Surtout lorsque j’ai réalisé où je me trouvais, et avec qui je me trouvais… Un silence de mort. Pas un seul mot échangé. Seulement un regard ou deux, que je n’arrivais pas à décrypter… Mais elle était là, presque tous les jours… Passer deux fois par semaine à l’infirmerie pour voir s’il n’y avait pas de nouvelles cicatrices. Fouille complète du corps à chaque passage de porte dans l’enceinte de l’hôpital pour vérifier qu’aucun objet potentiellement tranchant ne soit caché. S’ils avaient pu me laisser la camisole 24h sur 24, ils l’auraient fait. Mais non, j’étais libre de mes mouvements, ou presque… Voilà ce qu’était devenu mon quotidien à Ostrov. Plus qu’à l’habituel, j’avais appris à redouter l’infirmerie. Parce qu’elle était encore là, à chaque fois. Ce n’étaient plus les soins qui me dérangeaient. Ce n’étaient plus ces foutus médecins et leurs mains en latex qui me tripotaient les bras qui me rebutaient. Non, c’était sa présence. C’était son visage froid et fermé qui me faisait face à chacune de ses visites.

En entrant dans la pièce, je m’asseyais sagement sur la table d’examen, espérant secrètement qu’Ania soit occupée autre part. Mais c’est elle qui entra, dossier en main et regard fixé droit devant elle. Un simple bonjour. Glacial. Pas un regard. « Salut. » expédié en retour, comme ça, sans sentiment, avec une pointe de frustration dans la voix. Tête baissée, je faisais en sorte de ne pas regarder dans sa direction, les mains agrippées sur la table. Comment je me sentais ? « Vivante. » tout simplement. Vivante, et c’était bien ça, l’ennui. Je savais bien que c’était Ania qui m’avait trouvé en isolement, les bras en sang. Et rien que pour ça, j’aurai aimé être suffisamment consciente pour voir sa réaction. La peur ? La tristesse ? La satisfaction ? Le soulagement ? J’avais souhaité qu’elle me déteste, pour que tout soit plus simple. Mais au fond de moi, les choses étaient beaucoup plus compliquées qu’elle ne l’imaginait. Je n’aurai jamais dû dépasser les limites du jeu, avec elle. Cette seule fois avait littéralement tout foutu en l’air. Ça m’avait foutu en l’air. Mes principes, mes sentiments, tout. Je n’avais pas eu d’autre choix que de réagir avant qu’il ne soit trop tard, alors j’avais fait en sorte qu’Ania me voit comme les autres me voyaient. Comme un monstre… En relevant enfin la tête vers elle, je réalisais que j’avais plutôt bien réussi mon coup, et peut-être même un peu trop… Elle ne me regardait plus, n’avait plus ce sourire qui lui allait si bien, ni même cette voix douce qui m'apaisait. Et putain, c’était dur. « Pourquoi tu m’as pas laissé crever ? » Je ne sais pas si je voulais entendre sa réponse. Je ne sais même pas pourquoi j’avais posé cette question. Mais en observant le visage d’Ania, tout me revenait. Tout ce qui m’avait poussé à abandonner le combat dans cet hôpital. Et à cet instant, je lui en voulais. À cet instant, Ania était coupable de tout, de ma présence ici, de cette douleur que je n’arrivais pas à comprendre. Elle ne m’avait pas laissé partir, et pourtant elle me détestait. J'aurais pu la tuer, mais elle m'avait sauvé. « C’est ta vengeance, c’est ça ? » sa vengeance après avoir manqué de l’étrangler et la laisser pour morte derrière un arbre ? Sa vengeance pour lui avoir fait de la peine ? Etait-elle au moins sincère lorsqu’elle m’avait balancé qu’elle y avait cru… Difficile de penser qu’une femme comme Ania ait pu faire confiance à une malade comme moi.

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