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 Friend of the night, wake up and come play with me. [Roman ft. Alexander]

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MessageSujet: Friend of the night, wake up and come play with me. [Roman ft. Alexander]   Lun 9 Juil - 17:18

Friend of the night, wake up and come play with me.
( Roman ft. Alexander )


Des cauchemars. Encore des cauchemars. Décidément, le jeune Danois était tourmenté chaque nuit. Il était là dans ce salon, son père face à lui, le tenant par le cou. De l’air. Il suffoquait et gémissait, tentant désespérément de récupérer de la prestance. Rien à faire. Sa poigne était bien trop forte pour lui. Alors que son souffle se coupait dans sa poitrine, le tourbillon commença. Une fin différente pour chacun des cauchemars. La colère du jeune homme rendait son sang terriblement chaud. Il avait cette soif de vengeance et son pied ne tardait pas à partir dans les parties de son paternel. Le repousser. Instinct de survie. Comme si le destin désirait lui simplifier la tâche, ce soir, un tourbillon de coulour noire apparu, engloutissant le grand brun à l’air féroce. Roman esquissa un sourire tandis que la main lâchait prise. Oui ! Il allait gagner ! Parlait-il trop vite ? Oui. Le tourbillon changea d’avis aussi vite qu’il avait fait son apparition et se dirigea vers.. Roman. Il étouffait maintenant encore plus, comme si la fumée d’un incendie allait l’engloutir. « A l’aide », gémit-il. Mais rien à fit. Le sol s’ouvrit sous lui, engloutissant son corps le plus rapidement possible. En moins de quelques secondes, Roman avait disparu et le jeune homme venait de se redresser de son lit en sursaut, le front en sueur. Ses yeux regardèrent toute la pièce, une larme roula sur sa joue tandis que sa main se dirigea vers sa gorge. Sa respiration. Trop rapide. Son cœur. Encore plus. Son ventre : noué et à deux doigts de se retourner. Le jeune Danois ne se sentait pas bien et déjà, il voyait sa chambre devenir très floue. Respirer. Se calmer. Revenir à la réalité. Oui ! Il pouvait le faire !

Roman fit du mieux qu’il put pour se calmer lui-même un rythme et une main ne tarda pas à glisser sous ses couvertures tandis que ses doigts se frayaient un chemin dans sur sa cuisse avant de remonter vers son entrejambe. Se caresser. Guérir le mal par le bien. Se faire plaisir. Il ferma les yeux en se concentrant sur ses propres caresses. Les gémissements de plaisir ne tardèrent pas à se faire entendre dans la gorge du blondinet alors que ses doigts caressaient son sexe. Il avait trouvé cette petite astuce depuis quelques temps déjà, et il fallait avouer qu’elle était efficace. Elle avait le don de le distraire et de remédier à son mal-être. Une pure petite partie de plaisir. Quelques minutes après, il finit sa petite affaire en poussant un dernier gémissement de jouissance, un sourire aux lèvres. Roman bondit alors de son lit, enfila sa chemise et alla se laver les mains avant de regarder la porte de sa chambre. Maintenant, il n’avait plus envie de dormir.. Il avait ce terrible désir de vagabonder dans les couloirs et d’aller chercher quelqu’un en particulier. Il posa doucement sa main sur la poignée de la porte, la referma avec tout autant de lenteur et se colla contre le mur. Il allait bouger de quelques portes pour trouver celui dont il voulait.. Il n’irait pas à la chambre vingt-et-une ce soir, mais bel et bien quinze. Dix neuf.. dix-sept.. quinze.. compta-il alors. Il pénétra alors dans la chambre de son voisin et s’avança alors doucement près d’un jeune homme qui semblait endormi.. Roman se mit à sourire, il ne pouvait pas s’en empêcher et murmura de sa voix bien mielleuse :

- Alex… det er tid til at vågne op..

Il était alors penché vers le Alex en question, guettant la moindre de ses réactions.
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Dernière édition par Roman D. Hansen le Jeu 19 Juil - 1:01, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Friend of the night, wake up and come play with me. [Roman ft. Alexander]   Lun 9 Juil - 18:42

Friend of the night, wake up and come play with me /ft Roman



Je mourrais d’envie de dévorer, au sens propre, une tablette entière de chocolat noir.

Pourquoi avais-je soudainement envie de chocolat noir ? Alors que je me devais de dormir un peu, au moins pour terminer mes dernières heures de sommeil ? Allez savoir, je rêvais que je mangeais du chocolat noir, et mes rêves me réveillèrent aussi étrange que cela puisse vous paraître, alors, je restais éveillé, et je rêvassais encore et encore.

Rêver.

En avais-je le droit ? Avais-je le droit de rêver comme tous les autres, de rêver comme si je n’étais pas un malade mental ? Je me savais malade ; j’étais hypomaniaque selon le profil psychologique que l’on m’avait dressé, et je n’avais alors aucun problème à me le répéter. Mais je me demandais : avais-je le droit de rêver ? d’aimer ? de me sentir aimé ? de manger comme les autres ?

...

Je me sentais bien bête tout à coup. Pourquoi est-ce que mes pensées se mettaient à divaguer ? Je devais être de bonne humeur ce matin. D’ordinaire, je me réveillais irrité et irritable au plus haut point ; mais j’étais malade, c’était donc une chose tout à fait normale et j’avais appris à vivre ainsi. Pourtant, les moments de bonne humeur, je ne les comptais pas, mais je les savais peu nombreux, plus particulièrement le matin. Je n’avais pas un besoin immense de dormir, et le simple fait de savoir que je ne pouvais pas dormir encore un peu plus longtemps m’énervait d’ordinaire.

Alors pourquoi est-ce que j’avais envie de chocolat noir ?

Et bon sang, j’étais de bonne humeur. J’avais l’impression d’avoir en moi une énergie débordante et une envie dingue de faire quelque chose. En l’occurrence, de manger du chocolat noir. Je me répétais, je le savais, mais je mourrais d’envie de manger du chocolat noir. Sauf que je ne savais pas où je pourrais en trouver, du chocolat noir.

Et alors que mes pensées s’arrêtaient sur une douce image de chocolat noir, qui me mettait de bonne humeur et gonflait mon ego surdimensionné par moments, j’entendis un léger bruit d’ouverture ; quelqu’un ouvrait ma porte de chambre. Pourquoi ? Je n’avais pas fait de conneries particulières, si ?

Bon sang. J’étais de bonne humeur et ces stupides incapables tentaient de m’énerver ? Ils allaient voir de quel bois je me chauffais ! et pourtant. Pourtant, j’étais de plus ou moins bonne humeur, avec un sentiment pesant que je risquais de m’énerver d’ici quelques minutes (vous savez, l’hypomanie, c’est un trouble de l’humeur, alors... je m’énerve, je suis de bonne humeur, enfin bon, c’est mon quotidien).

Et au moment où je m’y attendais le moins, j’entendis mon prénom assorti d’une phrase dans une langue que je ne connaissais pas vraiment, ou du moins, que je ne parlais pas couramment (je ne parlais pas beaucoup de langues, donc c’était pas facile de deviner laquelle c’était). Alors que je sentais un corps se pencher vers moi, je me redressai aussitôt, le visage surpris par cette apparition, et me retrouvait confronté à...

« Roman, qu’est-ce que tu fous ici ? »

Manquais-je de faire une crise cardiaque en le voyant. Je supposais alors, en le voyant dans ma chambre, qu’il n’avait sans doute pas réussi à dormir plus longtemps, ou du moins, jusqu’à l’heure maximum pour dormir. Et cela était désolant que les patients ne puissent pas faire de grasses matinées ; je plaignais déjà les marmottes. Dans notre cas, à Roman et moi, nous avions de la chance de ne pas être de gros dormeurs. Ah, je me sentais chanceux, et j’étais de bonne humeur. Vraiment. Bon, je ne pensais plus autant à ce délicieux chocolat noir que j’avais envie de dévorer plus tôt, mais je restais heureux. En avais-je le droit ? Je m’en foutais bien et j’emmerdais sincèrement le monde ; qu’ils aillent voir ailleurs si j’y étais, parce que mes droits, pardi, si je n’en avais pas, je n’avais qu’à les écrire sur des pages vieillissantes que personne ne lirait de toute façon, et en voilà des droits, et tu en veux d’autres ? pas de problèmes, je t’écris ça maintenant !

« Sérieusement mon gars, t’es au courant que si tu te fais choper... bordel, t’es un putain de génie. »

Lui dis-je en manquant de rire. Je me redressai donc nettement mieux, et relevai quelque peu la couverture, plus par froid que par peur qu’on ne voit mon torse musclé. J’étais d’humeur à me vanter, aussi bien, je décidai de vous assurer que j’étais plutôt bien musclé dans mon genre. Enfin bon, cessons de parler de muscles ; il y avait plus musclés que moi ici, je pense. Mais pour un cinglé, c’était pas mal, je trouvais.

« Faut que tu m’expliques comment tu arrives à sortir en douce aussi facilement. Je dois être un bourrin pour me faire attraper la plupart du temps, ou bien tu bouffes toute ma chance. Ouais, c’est possible ça aussi. »

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MessageSujet: Re: Friend of the night, wake up and come play with me. [Roman ft. Alexander]   Lun 9 Juil - 23:29

Friend of the night, wake up and come play with me.
( Roman ft. Alexander )
Le Danois continuait d’observer avec impatience son ami qui n’allait pas tarder à se rendre compte de sa présence ici. Cela s’avéra vrai car lorsqu’il entendit le son de sa voix, Alexander fut tiré d’une de ses rêveries pour revenir à la réalité.  Roman se demandait à quoi il avait pensé vu l’esquisse d’un sourire qu’il avait aperçue sur ses lèvres quelques secondes avant. Si seulement lui aussi pouvait avoir des rêves aussi doux que son ami avait l’air d’avoir.. oui.. si seulement. Le poids qu’il aurait en moins serait vachement considérable ! Il savait bien qu’Alex n’avait probablement rien compris à ce qu’il avait dit, mais à force, ce dernier savait que cela amusait le blond et le faisait se sentir un peu plus dans son pays. S’il y avait bien une seule personne que Roman était prêt à confier que Copenhague lui manquait c’était bien à lui, or, le jeune homme ne rentrait jamais dans les confidences, ce n’était pas pour lui. Pourtant avec Alex, il sentait petit à petit que quelque chose se créait. Pourrait-on appeler ça de la vraie amitié ? Chose que Roman ne connaissait pas ? Peut-être, mais le garçon n’était sans doute pas prêt à se l’avouer et il s’auto persuadait qu’il était trop tôt pour se poser la question.   Rentrer sur ce terrain semblait trop dangereux, il était trop aisé d’être blessé en s’attachant à une personne, alors prendre de la distance, jeter les gens comme des vulgaires objets était la solution la plus appropriée, pourtant, il n’y avait pas encore pensé avec Alexander.

Mais oui, que foutait-il ici au juste ? Roman savait déjà la réponse et savait aussi celle qu’il allait donner. La vérité était qu’il avait besoin de se changer les idées après ses cauchemars, donc de prendre l’air. Sa réponse à Alexander, fut un peu modifiée par sa fierté :

- J’ai envie de m’amuser, pas toi Malrow ?


Roman lui donna alors une petite tape sur l’épaule, histoire de le réveiller un peu plus, lui qui semblait tout de même assez dans les vapes. Ses yeux bleus-verts l’observaient avec attention, comme s’il essayait de deviner quel rêve venait de défiler dans son esprit. Vu le peu de bruit dans les couloirs, il devait être au moins entre quatre et cinq heures du matin, mais pas plus. Cela signifiait que dans un peu plus de deux heures trente, tout le monde serait déjà debout. Pas moyen de dormir plus ici, ce qui était toujours affreux pour Roman qui ne parvenait qu’à s’endormir assez tard, ou plutôt tôt..

Il y avait cette lueur dans les yeux d’Alex que Roman appréciait particulièrement et ce qu’il lui demandait le fit d’autant plus sourire. Oui, il devait avoir un don pour s’échapper de sa chambre la nuit. Bien sûr, il s’était fait prendre de nombreuses fois, mais pas autant qu’un autre qui tenterait de comme lui sortir tous les soirs. Lui avait juste la technique, le.. talent !

- Je sais. Mais cela n’est pas arrivé
, affirma le jeune blond avec fierté.

Ses yeux étaient pendant quelques secondes descendus sur les couvertures du brun et il se disait qu’elles avaient l’air tellement plus douces que les siennes qui ne lui offraient que des mauvais rêves. Ici, l’ambiance qui régnait dans cette pièce l’apaisait. Etait-ce Alexander ? Il avait presque envie de se glisser dans ce lit, afin de s’y allonger et d’y fermer tout simplement les yeux afin d’être enfin libéré de tout poids ou tout obstacle qui viendrait lui pourrir sa nuit. Un jour peut-être aurait-il l’occasion de juste y dormir. Mais comment y arrivait-il alors ?

- La technique. Le talent. L’expérience, répondit Roman qui était là depuis maintenant sept longues années.

A force, il avait tout expérimenté et tout repéré. Il savait quels gardes passaient à tel moment et combien ils étaient sur tout le secteur et surtout par quels intersections ils naviguaient le plus souvent.

- Tu es d’humeur à bouger tes fesses afin d’aller t’amuser un peu Malrow ? Ou tu préfères paresser ici ?, demanda le Danois en tirant lentement sur ses couvertures pour le décider de mettre les pieds au sol et de se lever.

Roman s’écarta et se dirigea vers la chaise où le brun y avait mis ses vêtements. Il lui fila un short et un tee-shirt afin qu’ils puissent bouger assez rapidement bien que l’endroit lui était agréable. Sa chambre numéro vingt-trois était remplie de mauvaises ondes, comme si le mauvais esprit y avait fait son nid..  

- Juste curieux, tu rêvais de quoi ?, ajouta t-il machinalement en lui tendant ses vêtements avant d’aller s’assoir tout au bord du bout du lit.

Ce n’était même pas sur que le jeune homme rêvait, mais il le pressentait. Curieux Roman, toujours. Cette curiosité avait toujours été un vilain défaut que n’importe quel médecin ne parviendrait jamais à soigner, mais peu importait, cette curiosité était quelque chose qui lui donnait l’impression d’être tout simplement.. en vie.
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MessageSujet: Re: Friend of the night, wake up and come play with me. [Roman ft. Alexander]   Mar 10 Juil - 13:25

Friend of the night, wake up and come play with me /ft Roman



« J’ai envie de m’amuser, pas toi Malrow ? »

Me demanda-t-il avant de me donner une petite tape sur l’épaule, sans doute dans le but de me secouer afin que je me réveille le plus rapidement possible. S’il avait envie de s’amuser, alors allons nous amuser ; ce n’était, de toute façon, pas l’envie qui me manquait. Je ne parvenais plus à dormir, et la seule chose qui me retenait dans cette foutue chambre, c’était le froid. Sous mes couvertures, j’étais à l’abri du froid, et je m’en sortais très bien.

« Tu parles, bien sûr que j'ai envie de m'amuser, Hansen ! »

Lui dis-je avec entrain. J'en avais tout aussi envie que lui, et puisque j'étais éveillé, autant en profiter, non ? C'est alors que je sentis l’attention que Roman me portait. A quoi pensait-il pour me regarder aussi attentivement ? Que cherchait-il ? Je décidais de passer outre, me disant qu’il devait certainement réfléchir à beaucoup de choses et que je n’avais pas à me mêler de ce qui ne me regardait pas —je tenais bien trop à ce qui était en train de se créer entre lui et moi, et j’avais le pressentiment d’une possible amitié sincère. Or, les amitiés, je n’en avais pas connu des masses, mais je ne voulais rien gâcher.

Je vis en lui une certaine fierté lorsqu’il m’avouait que cela n’était pas arrivé. Et, peut-être était-ce le fait que j’étais de bonne humeur ce matin, mais je ne pu empêcher un sourire de naître sur mon visage. Tant mieux, je ne voulais pas vraiment qu’il se fasse choper par le personnel de cet asile de dégénérés ; leurs sanctions étaient bien affreuses et trop inhumaines pour que je souhaite à quelqu’un de se faire avoir par leurs filets. Oui, enfin... j’aimerai bien que Miss Pimp-folle se fasse avoir, elle.

Et alors que mes pensées dérivèrent vers cette cinglée que je haïssais de tout mon être, je sentis mes couvertures glisser doucement, tandis que Roman me demanda si j’étais d’humeur à bouger mes fesses pour m’amuser un peu, ou si je préférais paresser dans cette chambre. Le choix était vite fait, je préférais amplement aller m’amuser avec lui ! Alors, je souris de nouveau, je me décidai à arrêter de penser à cette idiote, et me levai en prenant les vêtements qu’il m’avait filé. Il me questionna ensuite, presque machinalement, de quoi je rêvais.

De quoi avais-je rêvé ? En y repensant, j’en souris. Je rêvais de manger du chocolat noir ; ce n’était pas une attitude digne d’un gars qui avait tué quelqu’un par pure maladie, mais j’en avais envie.

« Je rêvais de chocolat noir. »

Avouais-je d’un sourire amusé en lui révélant le fond de mes rêves. Bien entendu que cela me semblait étrange de penser à de la nourriture dont je n'avais l'accès, mais j'en avais soudainement eu l'envie, alors, j'en avais rêvé pour me faciliter la tâche, pour me dire à quel point ce chocolat noir était tel la liberté : il m'était inaccessible tant que j'étais enfermé ici.

« Alors ? Tu te décides, toi aussi, à bouger un peu ? Je croyais que tu voulais t’amuser, Hansen ! »

Me moquais-je avec amusement. Pour une fois, je ne pensais pas à Nolan, je ne pensais pas à trouver un stratagème pour ridiculiser cette saleté de Pimp-folle, et puis, je me sentais bien. C’était sûrement l’influence de Roman, je ne savais pas trop ; je me sentais toujours bien quand j’étais avec lui, si bien que parfois, je me demandais si cela n’était pas le signe du début d’une amitié réelle, qui existerait même au-delà de ce qu’on était et de ce qu’on aurait pu faire...

Nous nous dirigeâmes donc vers ma porte de chambre dans le but d’en sortir. Une question vint me perturber, si bien que je pivotais vers Roman, fronçant légèrement les sourcils, et le regardant avec curiosité. Pourquoi m’avait-il posé cette question ? Allait-il bien ? Je n’allais pas agir non plus comme le grand-frère de service, mais j’avais envie de savoir s’il allait bien, parce que je m’entendais bien avec lui, et que je restais malgré tout quelqu’un qui se souciait des personnes qu’il aimait.

« Eh, Roman. Si quelque chose ne va pas, dis-le moi. Et si quelqu’un t’embête, dis-le moi aussi. Je suis là, d’accord ? »

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MessageSujet: Re: Friend of the night, wake up and come play with me. [Roman ft. Alexander]   Mar 10 Juil - 14:40

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Le brun était visiblement d’entrain à se distraire pour le reste de la nuit qui leur restait. Tant mieux. Pour une fois, il n’avait pas envie de vagabonder tout seul et c’était d’ailleurs pour cette raison qu’il avait été le chercher. Ne pas se prendre la tête, ne pas réfléchir, ne rien calculer. Voilà ce dont il avait besoin là, là maintenant. Tout le monde avait à un moment donné besoin d’une pause histoire de passer un moment aisé. Personne ne s’en rendrait compte de toute manière vu que tous ces cinglés dormaient à point fermé. Il ne voulait pas non plus plonger dans l’ennuyant Roman dépressif. Celui-ci était trop lourd à porter alors il faisait toujours en sorte de garder le Roman bout-en-train rempli de conneries. Oui. C’était mieux comme ça, pour lui et pour son moral. Pour les autres ? Pas sûr. Ne pas l’entendre les soulagerait très probablement, mais lui avait besoin de se faire remarquer. Les nombreuses pairs d’yeux sur lui quand il faisait la fanfare un peu partout le faisait frémir et pouvait alors embrasser la liberté presque à pleines lèvres. Presque, car il était toujours emprisonné ici après tout. Il ignorait quand il pourrait sortir d’ici, mais vu comment il pétait toujours pas mal de câbles, les infirmières n’avaient pas souvent de bons rapports..

Il y avait aussi ce psy là, au nom qui sentait le Shakespeare à plein né et qui au final se mariait bien avec le sien si on le traduisait dans la douce langue de Molière. Oui, ce Roméo, il l’intriguait et l’agaçait en même temps. Il n’était plus un enfant après tout, alors les « dodos » et les « petits bobos » n’étaient guère sa tasse de thé. Pourtant, il était différent des autres médecins. Il ne s’en fichait pas de lui, ou alors il jouait encore mieux la comédie que lui, et pour faire mieux que lui, il fallait être divin.

- Bonne nouvelle !
, répondit le Danois avec enthousiaste, mais au fond rassuré de ne pas se prendre un refus en pleine face.

L’entrain dont Alex faisait face envoyait à son corps une autre chaleur qu’il avait du mal à reconnaître. Roman, roi de la chaleur savait faire la différence entre colère, désir sexuel et immense joie, mais là.. ce n’était aucun des trois. C’était même bien agréable et relaxant. Qu’était-ce ? Et pourquoi appréciait-il ? Qu’était-ce donc dans ce cas ? Cela faisait-il quelqu’un de lui un être faible ?! Il finit par détourner le regard du brun pour aller se concentrer sur un élément neutre comme le mur. Comme pour se reprendre, il avait fait ressortir cette onde de fierté de son corps qui l’aidait à effacer toutes ces pensées nouvelles qui l’effrayaient. Son ami en avait lui aussi, il pouvait le voir dans son regard qui avait un peu trop viré vers un côté. Des souvenirs. Assez récents sans doute, car il n’avait pas ce petit froncement de sourcil caractéristique aux choses dont on avait besoin de concentration pour qu’elles rejaillissent à la surface.

Alors il lui avait filé un petit coup de pouce en balayant cette couverture qui semblait être le seul obstacle qui le retenait. Il le comprenait. Il faisait un peu frais ici et puis son corps s’était refroidi vu qu’il avait eu l’air de dormir tout de même un minimum. Il le regarda enfiler ses vêtements tandis qu’il lui apprenait la nature de son rêve. En entendant les mots, le jeune homme ne put s’empêcher de laisser un rire amusé sortir de sa gorge. De chocolat noir ! En effet, les rêves d’Alex n’avaient franchement rien à voir avec son propre enfer et curieusement, la pensée habituelle du « C’est pas juste, tu mérites aussi des cauchemars sale fou » n’effleura même pas son esprit.

- Tu me donnes faim
, répondit-il alors tout simplement.

Il était lui-même étonné de s’entendre répondre une chose pareille. Aucun reproche. Manque de conviction ou manque de force ? Son cœur s’était mis à battre plus fort dans sa poitrine si bien qu’il s’en mordit la lèvre inférieure comme si cela avait le pouvoir de le faire ralentir. Balivernes. Il fallait se dépêcher de bouger, être immobile dans cette pièce trop saine le rendait pas familier alors Roman se leva presque d’un seul bond en guise de réponse à la question du brun.

- Évidemment, lui fit-il avec un petit clin d’œil malicieux.

Il était prêt et avait déjà posé sa main sur la grosse poignée de porte. Il allait de nouveau falloir être discret. Il prit alors le poignet de son ami, espérant y voir une montre qui lui indiquerait le temps, mais il se rappelait qu’il avait au final glissé la sienne dans la poche de son short. Les aiguilles indiquaient l’heure de quatre heure trentre-trois et Roman esquissa un petit sourire avant que ses pensées remplies de petits stratagèmes soient interrompues par Alexander. Les paroles étonnantes ne semblaient pas si surprenantes que ça dans sa bouche ce qui le troublait encore plus. La chose était sortie avec naturel et non insistance. « Va te mêler de tes affaires asshole » ou « J’ai besoin de personne », auraient sans doute été les premières choses qui seraient sorties de sa bouche. Pas cette fois, car il esquiva simplement la première partie avant de prendre un grand sourire amusé.

- Celui qui arrivera m’embêter n’est pas né. C’est ma spécialité, on va pas me la voler. Allons embêter quelques petites teignes au passage, proposa le blondinet.

Il laissa un petit silence durer avant de reprendre :

- Longer le mur. On va partir à droite. Pas à gauche, car dans cinq minutes un garde se trouvera à l’intersection. Celle de droite, il vient de la faire y a environ dix minutes. Prêt ?

Le Danois entrouvrit alors de nouveau la porte par laquelle il était brillamment entré et laissa le brun sortir avant de s’occuper personnellement de la refermer sans faire de bruit. Juste après cette petite réussite, il colla son dos au mur, regarda Alex et commença à avancer en petits pas chassés sans bien évidemment sautiller. Ses pieds prenaient le soin de caresser le sol et il adorait la sensation de pouvoir se balader au beau milieu des locaux sans lumières artificielles. La vraie petite aventure pouvait commencer et le goût d'adrénaline avait réussi à le tirer de son horreur. Comme quoi, se distraire était franchement la meilleure des solutions.
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MessageSujet: Re: Friend of the night, wake up and come play with me. [Roman ft. Alexander]   Mar 10 Juil - 15:24

Friend of the night, wake up and come play with me /ft Roman



Je retins un ricanement en l’entendant me dire que cela n’arrivera pas, et que celui qui parviendra à l’embêter n’était toujours pas né ; de toute façon, je me demandais bien qui pourrait tenter de lui chercher des ennuis alors qu’il n’y avait pas plus intelligent ici, à Ostrov. Enfin, je le pensais, et il valait mieux l’avoir en ami... enfin, en allié, non ?

Je me coupai dans mes pensées, pendant qu’il m’expliquait qu’il fallait longer le mur à droite, et non le mur à gauche puisqu’un garde allait arriver d’ici cinq minutes à l’intersection. Une étrange sensation envahissait tout mon être alors que je lui disais d’un sourire amusé :

« C’est à moi que tu demandes ça ? Je suis toujours prêt ! »

Il entrouvait la porte, et je me faufilais en dehors de ma chambre discrètement ; il la referma rapidement et avec la plus grande discrétion, pendant que nous collions nos dos contre le mur. Je le vis me regarder un instant, et nous commençâmes à avancer en petits pas chassés. Je devais avouer que se balader dans cet asile de dégénérés sans en obtenir la permission était tout bonnement un véritable plaisir. Je me savais adorateur de nouvelles sensations, et surtout de sensations fortes, et à chaque conneries que je faisais, j’en découvrais un goût plus merveilleux à ces expériences divines.

Mais alors, pourquoi ne comprenais-je pas la sensation qui se résultait de cette... amitié ? était-ce une véritable amitié ? je ne savais pas quoi en penser, et sûrement me suis-je répété à l’instant même, mais je ne comprenais pas. Je ne comprenais décidément pas ce qu’il se passait. Ce n’était pas une sensation désagréable ; je la ressentais comme agréable et... comme quelque chose que je n’avais jamais ressenti.

Ni pour mon petit frère, ni même pour les autres.

Alors qu’était-il en train de m’arriver ?

Je préférai passer outre mes pensées, cherchant un prétexte à les éviter. Il fallait que je me concentre, au risque que nous nous fassions prendre par les gardes d’Ostrov Island.

Au bout de plusieurs minutes, après avoir usé des stratégies de Roman, nous arrivions enfin dans le hall qui était réservé aux hommes. Enfin ! la délivrance ! Satisfait, je me tournai vers mon acolyte de conneries. J’espérais sincèrement qu’il allait bien, et même si je me disais que les patients d’un asile n’iraient jamais bien, j’avais espoir. Pourtant, ce n’était pas dans ma nature d’espérer, mais j’étais de bonne humeur.

Avec Roman, mon humeur irritable n’existait que peu, et cela me faisait plaisir de savoir que je pouvais délaisser cette mauvaise partie de ma maladie pour en découvrir une meilleure. Les bons jours, les mauvais jours ; ils étaient tous pareils, en fin de compte. Retenant un léger soupir rempli de réflexions, je souris au blondinet qui m’accompagnait et que j’avais suivi sans me poser de questions, avant de lui dire :

« C’est quoi ton plan maintenant ? Foutre le grabuge un peu partout ? »

J’étais prêt à me retrouver en isolement s’il le fallait, mais j’avais envie de stopper toutes mes pensées et de m’amuser comme il me l’avait proposé. En espérant que je parvienne à comprendre un peu quelle était cette sensation, et pourquoi je ne l’avais qu’avec Roman à mes côtés...

Enfin, je me devais de rester heureux tant que je l’étais encore. Mais pouvait-on parler de bonheur à cet instant ? Je ne devais pas être heureux, j’étais de bonne humeur, voilà la différence. Et avec Roman, nous avions pour intention de nous amuser ; sans doute lui aussi avait quelques pensées à mettre de côté, supposais-je alors.

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MessageSujet: Re: Friend of the night, wake up and come play with me. [Roman ft. Alexander]   Mer 11 Juil - 14:26

Friend of the night, wake up and come play with me.
( Roman ft. Alexander )
L’adrénaline. Voilà ce que le Danois arrivait à percevoir de son ami qui lui affirmait qu’il était toujours prêt. Évidemment, la question ne se posait pas, cela avait juste été un moyen de le motiver encore plus. Roman était un véritable ninja et il faisait toujours en sorte de guider le jeu afin qu’Alex apprenne de lui en même temps à savoir comment être discret. Le livre parfait qu’il aurait pu lui offrir dans le vrai monde aurait été un truc du genre «  Se faufiler en douce pour les nuls ».

Pas à pas, il avançait dans le couloir et sentait la présence d’Alex derrière lui qui avançait sans problème pour le moment. Les yeux du blond étaient partout et ses oreilles très attentives. Il avait toujours ce petit stress de se faire prendre qui lui faisait du bien et qui l’encourageait presque chaque soir à recommencer son petit manège. Toujours en regardant sa montre, Roman se stoppa net à un moment donné en tendant le bras par réflexe afin de stopper Alex pour qu’il ne fasse pas un pas de plus. Il s’était mis à compter de les pas du garde que l’on pouvait apercevoir tout au bout du couloir. L’avant-bras du Danois était toujours resté au niveau du torse de l’autre, tel un obstacle et le blond se mit à sourire quand le garde tourna dans la direction opposée. Il avait mis tellement des années à mémoriser les schémas des gardes, il en avait des carnets bien remplis, mais maintenant qu’il sortait presque toujours à la même heure, il n’en avait plus besoin. Ils restaient eux aussi sous cette dalle du plancher défaillante, à son plus grand bonheur. Au moins, personne ne pouvait lui voler quoi que ce soit et celui qui s’y risquerait le payerait bien cher. Roman avait déjà envoyé pas mal de personnes à l’infirmerie pour différentes raisons, chose qui prouvait qu’il ne fallait pas lui chercher des noises.

Il soupira de soulagement, et recommença alors à marcher jusqu’à ce qu’ils arrivent dans le hall sans encombres. Et maintenant ? Qu’allaient-ils faire ? Son partner in crime voulait en savoir plus sur son plan, ce qui était bien légitime vu que depuis le début, le brun s’était tout simplement laisser traîner sans poser la moindre question, chose que personne d’autre n’aurait fait. En entendant le mot grabuge, Roman sourit de toutes ses dents bien alignées et hocha la tête.

- Et comment ! Nous sommes la tempête invisible, mais bien frappante.., murmura t-il. Tu vois le bureau dans le coin ? On va y aller, y entrer et foutre le bazar pour commencer..

Mais il avait aussi bien deviné ce que son ami allait lui demander et il l’interrompit avant même que ce dernier n’ait commencé à parler.

- Avant que tu me demandes comment entrer, j’ai tout ce qu’il faut..

Il fit quelques autres pas chassés vers le distributeur de nourriture qui se trouvait aussi dans ce grand hall. Il fit signe à Alex de bien rester là où il était et toujours collé au mur, Roman atteignit la grande machine. Il tendit le bras afin de poser sa main sur le haut de la machine. Il tâtonna jusqu’à ce qu’il sente quelque chose. Oui, elle était belle et bien restée là où il avait pris le soin de la mettre. Il referma sa main dessus et revint vers Alex toujours de la même manière. Il ouvrit alors doucement la main afin de lui dévoiler une épingle de fer.

- MacGyver est de retour, chuchota t-il. La porte est en face, il va falloir traverser donc, s’exposer encore plus.. sauf si tu sais comment ça fonctionne. Tu vois la caméra, à ta gauche ? Ne tourne pas ta tête, regarde juste avec tes yeux. Le petit appareil bouge.. On va voir exactement vingt + vingt + vingt secondes pour traverser et se rendre à la porte d’en face et l’ouvrir.

Le petit appareil état pour le moment bien fixé sur la porte du bureau et Roman guettait avec attention l’instant où cela changerait d’angle. Quatre angles, vingt par secondes, donc trois avant que l’engin ne filme de nouveau la porte.

- Quand elle tourne, c’est ok, dès que je me lance, tu suis. OK ? Et ne me parles surtout pas. Je compte les secondes dans ma tête en même temps pendant que j’ouvre.

Roman chuchotait toujours tout en ne quittant pas la caméra des yeux. Il était clair qu’il avait sa petite stratégie et ses petites habitudes de faire ça tout seul, alors à deux, il ne voulait pas s’écarter de son protocole histoire d’arriver jusqu’au bout de la mission. Il attendit la confirmation du brun, et quelques secondes après, la caméra se tourna pour aller observer l’autre direction du couloir. Déjà, Roman attrapa le poignet du brun par réflexe pour le tirer vers l’avant en prenant le soin de marcher tout à droite avant d’arriver devant cette fameuse porte. "En.. to.. tre.. fire.. *", commençait le blond dans sa tête. Le compte à rebours pouvait commencer tout comme le crochetage de serrure.

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MessageSujet: Re: Friend of the night, wake up and come play with me. [Roman ft. Alexander]   Mer 11 Juil - 16:28

Friend of the night, wake up and come play with me /ft Roman



Roman me sourit de toutes ses dents bien alignées, hocha la tête et me murmura que nous allions être la tempête invisible, mais frappante. Comme il me le disait, nous allions foutre le bazar dans le bureau dans le coin, que j’aperçus également rapidement. Une petite aventure bien sympathique pour nous remonter le moral et nous faire penser à autre chose ; je sentais que cela allait être davantage plaisant, surtout alors que nous risquions de nous faire attraper. Mais prendre des risques, j’adorais ça, et visiblement, Roman aimait cela encore plus que moi.

Alors que j’avais l’intention de lui demander comment nous allions pouvoir entrer à l’intérieur du bureau pour accomplir nos méfaits, il sembla lire dans mes pensées et m’avoua qu’avant que je ne lui demande, il avait tout ce qu’il fallait.

Je vis mon accolyte faire quelques pas chassés vers un distributeur de nourriture, et le regarda d’un air moqueur, alors qu’il me faisait signe de bien rester à ma place. Bien sûr que je ne bougeais pas d’un poil, mais s’il avait faim à ce point, il n’avait qu’à me le dire avant ; je ne voyais toutefois pas l’utilité de la nourriture dans notre but d’ouvrir cette fichue porte.

Enfin, je ne voyais pas l’utilité du distributeur, jusqu’à ce qu’il ne revienne en me montrant une épingle de fer. Ce mec était un génie. Je lui souris avec amusement ; le voir aussi stratégique était plaisant, pour être honnête. Il était décidément talentueux, ce petit blond.

Ainsi, il m’expliqua la stratégie à adopter dorénavant : bien que j’entraperçus la caméra à ma gauche brièvement, sans pouvoir tourner la tête, je compris de ce qu’il m’expliquait que celle-ci bougeait et que, dans tous les cas, il nous faudrait être prudents pour ne pas se faire repérer de celle-ci.

Silencieux pour le moment, j’hochai simplement la tête pour lui montrer que je comprenais ce qu’il me disait, d’autant plus qu’il me pria de ne pas lui parler puisqu’il comptait les secondes dans sa tête en même temps qu’il ouvrait la porte à l’aide de l’épingle en fer. Aucun problème pour moi, je savais me taire quand je devais le faire, et puis, je n’avais clairement pas envie de me faire choper ici par un quelconque garde ou une caméra de surveillance, et me retrouver en isolement. Je détestais l’isolement...

J’observais ainsi mon accolyte faire, de façon attentive. Je le voyais alors fixant la caméra des yeux, et me dit qu’il devait certainement être un grand habitué de la surveillance d’Ostrov pour pouvoir élaborer tout type de stratégies pareilles, ce qui me fit discrètement sourire. Je ne cesserai de le redire, mais ce type était définitivement un génie de première. Peut-être qu’un jour il parviendrait à s’échapper d’Ostrov ? Si cela arrivait, qu’il me prenne avec lui, je ne comptais pas rester éternellement enfermé dans ce lieu pourri.

Montrant que j’étais prêt, nous nous lançions quelques secondes après, alors que la caméra se tournait pour observer, certainement, une autre issue qui n’était pas la porte en tout cas. Maintenant, je ne l’ouvrais pas ; surtout pas, je ne voulais pas tout faire foirer. Je le sentis tirer mon poignet pour atteindre la porte que nous convoitions depuis le début.

Je sus alors qu’il comptait les secondes, tandis qu’il tentait de crocheter la serrure. Un, deux, trois, quatre, cinq, six... je ne savais pas réellement combien de secondes passaient, mais une chose était sûre : nous n’avions que soixante secondes top chrono, soit une minute, pour pouvoir entrer à l’intérieur du bureau sans se faire prendre.

Que vous dire de plus ? Je ne stressais pas forcément, mais je m’imaginais déjà à me retrouver enfermé en chambre d’isolement, ou peut-être aussi à être privé de nourriture pendant quelques temps ? J’aimais prendre des risques et cela me provoquait toujours un certain plaisir, une certaine joie alors que je provoquais et faisais effet de terreur aux côtés de mon petit frère, Nolan. Néanmoins, ce que je préférais était d’affronter plus ou moins de face mes problèmes, ou de m’en créer tout naturellement. Les épreuves stratégiques comme celle que nous affrontions en ce moment n’étaient franchement pas mon domaine, et je me savais intelligent, mais pas suffisamment pour pouvoir berner l’entièreté du système à moi tout seul. Roman y arrivait très bien, et excellait en la matière. Enfin, il connaissait surtout très bien le système puisqu’il y était depuis plus longtemps. Combien de temps ? Je ne m’en souvenais plus, peut-être sept longues années pour lui si mes souvenirs étaient bons. En tout cas, il était déjà là quand j’étais arrivé, cinq ans plus tôt, à Ostrov.

Cinq ans. C’était long. En y repensant, je me sentais bien vieux. La seule femme qui avait réussi à m’aimer, c’était Christie et...

Ne pas y penser.

Je ne voulais penser à rien d’autre qu’à ces foutues secondes, et prier pour qu’il parvienne à ouvrir cette putain de porte à l’aide de son épingle en fer. Et surtout, je ne voulais pas finir en isolement ; c’était chiant, trop chiant.

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MessageSujet: Re: Friend of the night, wake up and come play with me. [Roman ft. Alexander]   Jeu 12 Juil - 12:32

Friend of the night, wake up and come play with me.
( Roman ft. Alexander )
Il était évident que n’importe qui se serait demandé ce qu’il allait faire près de ce distributeur. Manger probablement, ce qui n’était franchement pas l’idéal au beau milieu d’une mission importante comme celle-ci ! Il avait bien vu le petit sourire en coin de son partenaire et c’était donc pour cette raison qu’il avait été d’autant plus fier d’ouvrir sa main qui abritait la fameuse épingle. Alex semblait être agréablement surpris de son petit talent et de ses petites stratégies, chose très flatteuse, il devait avouer. Curieusement, il avait envie d’apprendre et de partager tout ça à Alex. D’ordinaire, il se serait contenté de tout garder pour lui et les autres pouvaient aller se faire foutre s’ils désiraient une balade nocturne. Ils n’avaient qu’à tenter eux-mêmes et se faire prendre, un point c’était tout ! Cela faisait plus de chance pour lui d’ailleurs vu que les gardes seraient rivés sur le malfaiteur pas discret. Il en avait entendu des gardes pester contre ces « petits débutants » pendant que Roman lui était déjà rendu bien loin dans le couloir. Chaque fois, ça l’amusait grandement, mais bien sûr si le blond était très fort, il n’était malheureusement pas non plus invincible. En sept ans, il avait eu le temps de se faire prendre plein de fois si bien qu’il en avait perdu le compte. Il avait subi de sévères punitions comme les fessées ou encore l’isoloir. Cette dernière chose était la pire, car la première, il y était habitué depuis son plus jeune âge.

Maintenant, l’heure était bel et bien au crochetage vu qu’Alex l’avait bien suivi au bon moment sans traîner, mais il n’avait pas vraiment eu le choix vu que Roman lui avait agrippé le poignet pour le faire suivre. Simple réflexe de sa part pour être sûr. Il testait aussi un peu la capacité de réaction du brun qu’il emmenait pour la première fois en mission aussi risquée. Roman avait donc commencé à compter, et plus les secondes passaient, plus il les chuchotaient audiblement. Il faisait ça pour canaliser son stress vu que les prononcer dans sa tête ne suffisaient pas.

- Femten, seksten, sytten, atten *, murmurait t-il avant de poser son oreille contre la serrure afin de guetter un clic.

Cette porte était assez compliquée, mais il l’avait déjà fait alors il pouvait le refaire non ? Roman n’était pas du genre à lâcher comme ça, il voulait aller jusqu’à ses fins. Si le tic-tac des secondes imaginaires pouvait probablement commencer à mettre Alex dans un état de stress palpable - ce qui était compréhensible - , Roman gardait son calme. Ses mains ne tremblaient pas, seul son cœur battait fort, ce qui le rendait vivant. Oh qu'il aimait cette adrénaline !

- Kom nu.. ! Femogtredive, seksoghalvfems, trediveoghalvtreds.. **

Le temps était un ennemi ici, dans les escapades. Toujours. Bien plus que les gardes au final. Le tout était toujours chronométré.. Alex ne le comprenait sans doute pas- ce qui était volontaire- , mais le rythme plus rapide était un indice. Le blondinet n’avait qu’une seule focalisation. Il était dans sa bulle et oubliait complètement qui était à côté de lui, et ce qui pouvait se passer. Si le brun allait sans doute commencer à lui dire de se grouiller, il en était silencieusement bien conscient, surtout quand il arrivait presque à la fin du décompte. Ne pas se laisser déconcentrer. Faire abstraction à tout, il en était le roi.

- Femoghalvfems, treoghalvfems, femoghalvfems.. femo…, continua t-il en s’interrompant au cinquante-cinq.

Le clic suprême de la porte venait de retentir et Roman retira de suite l’épingle pour ouvrir la porte.

- Kom ! ***, chuchota t-il en même temps à Alex qui ‘avait plus que trois secondes pour pénétrer dans la forteresse.

Un pas deux pas, boum. La porte se refermait sur eux. Ils avaient réussi. Roman se retourna alors pour la première fois vers Alex histoire de voir quelle était sa tête après tout ça.

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MessageSujet: Re: Friend of the night, wake up and come play with me. [Roman ft. Alexander]   Jeu 12 Juil - 16:32

Friend of the night, wake up and come play with me /ft Roman



Je patientais comme je le pouvais, et dans un silence stressant. Les secondes défilaient ; et plus elles défilaient, plus nous nous rapprochions de la minute décisive. La caméra de surveillance allait bientôt se tourner vers nous, et j’entendais maintenant mon acolyte nocturne murmurer ces dites secondes dans sa langue natale, augmentant davantage mon stresse. Non, que disais-je ? Il ne faisait pas qu’augmenter ; il s’amplifiait bien plus que cela, et mon cœur tambourinait férocement dans ma cage thoracique, tandis que je l’entendais également dans mes tempes.

La galère, la galère bon sang ! je ne craignais pas de me faire choper, mais si tel était le cas, je priais pour ne pas tomber en isolement. Je pensais encore plus aux prochaines sanctions que nous pourrions subir, et me disais avec vivacité à quel point j’allais le regretter. Là, actuellement, je ne regrettais pas de l’avoir suivi les yeux fermés ; je lui faisais confiance, mais je savais aussi que mon stresse grandissait au point d’en devenir une peur panique.

Qu’allions-nous faire si la caméra revenait vers nous ? Si les gardes débarquaient par pure coïncidence ? Croyez-vous au hasard ? Je n’y croyais pas toujours, mais là, j’en étais à la limite de la peur.

Je l’entendais, encore et toujours, murmurer les secondes qui défilaient également dans sa tête, et je le voyais crocheter la serrure. Pendant ce temps, que pouvais-je faire si ce n’était l’observer patiemment et dans le silence le plus total ? Je n’avais pas peur de me faire choper, me répétais-je à chaque instant, mais je craignais légèrement les sanctions. Oh, sans doute étais-je là en train de dire les mêmes choses, de penser les mêmes choses, mais n’était-ce pas ma conscience humaine qui me faisait me répéter, qui ne cessait de me montrer des images absurdes, de nous, en pleine sanction ?

Et si quelqu’un nous surprenait là, comme ça ? Et si le temps s’écoulait ? Et si...

Et avec des « et si », Paris serait déjà en bouteille voyons ! Oh, et avec des « et si », je serais surtout sorti de cet asile de dégénérés, je serais évidemment aux côtés de mon adorable petit frère, et puis, également, je saurais Pimp-folle bien loin de moi, toujours plus loin, et jamais trop près —je finirais par commettre un meurtre sinon !

Penser, penser, et penser encore. Pourquoi pensais-je ? Et à quoi ? J’essayais de me détendre, mais me détendre dans cette situation, n’était-ce pas ce qu’il y avait de plus dangereux ?

Faites qu’il y arrive !

J’en venais à supplier Dieu. Comme un crétin, je le concevais, mais je priais pour que Dieu nous offre sa bénédiction de faire nos petites conneries. Après cela, promis, j’irai me confesser ! Oh, je n’étais absolument pas croyant, mais j’irai me confesser. Si nous ne réussissions pas nos tentatives, j’irai me confesser. Mais si elles venaient à être de grandes réussites, alors j’oublierai mes prières et ce souhait absurde et ridicule d’aller voir un prêtre. Il me semblait bien qu’un prêtre était censé être à Ostrov, non ?

Je n’en savais rien, et de toute façon, je n’arrivais pas à me concentrer sur autre chose que les mots de Roman. Femo... femo quoi ? Qu’est-ce que ça voulait dire ? Il s’était en tout cas arrêté, et me chuchota « Kom ! ». Kom ? Comme le Dieu grec ? Comme les... les ?

Je n’eus pas vraiment le temps de bien réfléchir lorsque je compris qu’il avait réussi, et m’engouffrait avec lui à l’intérieur du bureau ; la porte se refermant derrière nous après que nous nous en soyons chargés.

Mon sourire était immense, et victorieux même. Mon cœur battait toujours la chamade, mais cela valait le coup. Quoi ? J’avais parlé de me confesser ? Pouah ! De la rigolade cette expérience : pourquoi irais-je me confesser ? Je ne faisais que m’amuser après tout.

« Toutes mes félicitations, le génie. »

Sifflais-je doucement pour ne pas avertir non plus les gardes ; je ne savais pas à quel point était insonorisé la pièce, et de toute façon, je n’avais clairement pas l’envie de me faire avoir après une pareille réussite, bien qu’elle fut longue à attendre, devais-je avouer.

« Et maintenant, on fout le bordel dans ce bureau ? »

Demandais-je d’un grand sourire amusé, le visage rieur.

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MessageSujet: Re: Friend of the night, wake up and come play with me. [Roman ft. Alexander]   Jeu 12 Juil - 20:50

Friend of the night, wake up and come play with me.
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S’il y avait eu le bruit d’une horloge géante à côté d’eux, il était sûr et certain que le bruit du tic-tac aurait pu se faire de plus en plus fort jusqu’en aller leur casser les oreilles. Cette tension émanante de son ami aurait presque été contagieuse si Roman n’avait pas pris la précaution de bien s’enfermer dans son monde. Heureusement pour lui d’ailleurs. Il n’y avait pas de place pour les petites pensées de « ça ne va pas marcher » ou encore « on va se faire prendre la main dans le sac ». Si Roman n’était pas non plus un optimiste de nature, il était différent pendant ce genre de petites missions. Il balayait d’un mouvement toute la poussière remplie de négativité, car tout le monde savait que quelques petits grains de poussière suffisaient à faire éternuer quelqu’un, donc à le déconcentrer de sa tâche première.

À son signal, Alexander s’était immédiatement engouffré dans le bureau et pile au moment où le blondinet referma enfin la porte, la caméra s’était retournée. Ils avaient échappé bel et du in-extremis était aussi tout à fait Roman. Le brun se tourna alors vers lui et le Danois l’observa avec grand amusement après s’être mordu machinalement la lèvre inférieure. Il était en train de le féliciter, mais aussi le complimenter de génie ! Il prenait le compliment avec grand plaisir !

- En vrai, j’aurais pu la crocheter à la moitié du temps, mais c’était pas marrant, avoua Roman qui adorait se faire des frayeurs.

Etait-il moitié suicidaire quand ça venait à avoir plus d’adrénaline ? Oui, probablement et c’était pour ça qu’il retournait chaque nuit se balader. Maintenant qu’il voyait le beau bureau bien trop rangé, il avait ce désir intense de foutre l’immense bordel. Il hocha la tête à la réponse de son partenaire.

- Oh que oui.. ! Ce bureau n’est pas surveillé. Donc.. go ! Et relax. Personne va venir à cette heure-ci dedans. Tu verrais ta tête, c’était tellement drôle Malrow !, ricana le blondinet en s’avançant déjà vers les étagères remplies de dossiers en tout genre. Ca, ce sont les dossiers du personnel, des gardes, datant des années 1800. Wow. Allez zouh que j’te dégage ça !, assura t-il en attrapant un énorme dossier avant de le renverser au sol.

Il avait des étoiles plein les yeux en voyant les feuilles bien jaunies s’éparpiller sur le vieux carrelage. Roman monta sur la table avec un deuxième dossier qu’il s’amusa alors à lancer en l’air.

- Youhouuuuuuu ça vooooooole !!! Oui !!!, s’exclama t-il d’une voix à un niveau raisonnable histoire de ne pas se faire prendre.

Il se tourna alors vers Alexander et regarda l’encre sur le bureau.

- Mhm… Aleeeeex ?, demanda t-il de sa voix terriblement mielleuse et malicieuse. Ne voudrais-tu pas un peu décorer ces murs qui sont bien trop sombres. Trop tristes.. trop mélancoliques.. O’.. mélancolie quand tu nous tiens ! O’, regard rivé vers le lac, la lune resplendissante éclaire l’horizon. L’homme assis au bord du lac n’est que silhouette inconnue. Pose tes mains sur l’eau fraîche, ferme les yeux et laisse ce tourbillon t'emporter. Au milieu du lac tu te retrouveras, parmi les êtres de l’eau merveilleux.., commençait Roman d’une voix rêveuse.

C’était encore tout lui. Il pouvait commencer par dire quelque chose, tout en se perdant dans des choses totalement étranges aux yeux des autres. Il incarnait encore un nouveau personnage ici, un romantique au bord de cette eau si sombre, mais éclairée par la lune qu’il apercevait en vérité par la toute petite fenêtre du bureau.. Un jour, oui, il serait aussi libre que cet inconnu au bord de l’eau.

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MessageSujet: Re: Friend of the night, wake up and come play with me. [Roman ft. Alexander]   Jeu 12 Juil - 22:14

Friend of the night, wake up and come play with me /ft Roman



Son aveu me fit sourire ; pas marrant ? Je devais bien avouer que cela m’aurait été grandement utile s’il s’était dépêché au lieu de nous faire entrer dans les dernières secondes, mais l’adrénaline étant présente comme jamais, envahissant mon corps et guidant mes pensées, je ne pouvais le lui en vouloir pour la lenteur volontaire qu’il avait visiblement pris.

Comment ça, ma tête était marrante ? Je lui souris avec moqueries, et lui dit :

« Tu verrais ta tête, Hansen, quand t’es concentré, tu en rirais bien ! »

Je le vis s’avancer vers des étagères remplies de dossiers divers et variés ; il me révéla que ceux-ci contenaient les dossiers du personnel et des gardes ; ceux-ci dataient du dix-neuvième siècle, ce qui m’impressionnait fortement de la part des hauts dirigeants de cet asile. Comment pouvaient-ils garder des dossiers aussi vieux ? Je les jetterais à leur place ; et Roman était très certainement de mon avis puisqu’il attrapa un énorme dossier et le renversa sur le sol. Le voir ainsi me faisait sourire.

Roman, à cet instant, paraissait heureux. Heureux de tout foutre en l’air comme on en avait eu l’idée ; il venait même à monter sur la table avec un deuxième dossier pour le lancer en l’air. Oui, il avait l’air de s’éclater complètement.

C’est alors qu’il se retourna vers moi et regarda ce qui semblait être de l’encre sur le bureau. Oh. Ils avaient osé laisser de l’encre ici... me dis-je malicieusement. Je le regardais avec amusement tandis qu’il me demandait si je n’avais pas l’envie de décorer ces murs bien trop sombres, tristes et mélancoliques.

Mon acolyte nocturne (et ami ? je ne saurais le définir, devais-je admettre) s’élança dans ce qui semblait être un monologue théâtral. Je n’étais que très peu doué en théâtre, si bien que je le laissais faire, et, alors que je sentais qu’il avait terminé, je m’approchais du bureau, pris une règle en bois et la trempais dans l’encre. Malicieusement, je m’approchais d’un des murs trop blancs à notre goût, et giclais l’encre présente sur la règle, la projetant aussitôt sur le mur.

« Un peu de couleur, ça va faire du bien, non ? »

Me moquais-je. Je revins prendre de l’encre sur la règle en bois, et répétais le même geste, jusqu’à, finalement, au bout de la troisième fois, me décider à décorer de façon plus magnifique, plus artistique, les lieux. Voyons, voyons, un peu de beauté en ce bureau répugnant ne ferait de mal à personne.

Je dessinais comme je le pouvais une tête de chat, et écrivis au-dessus “asile pour chats débiles”. En effet, mon dessin représentait, accidentellement pour le coup (et j’admettais ne pas savoir dessiner), un chat aux yeux qui louchaient. Cela m’amusais grandement de voir que j’avais fait là une chose bien abominable. Tiens, tiens, tiens, et si on s’amusait encore plus ?

« Tu trouves pas qu’il est beau mon chat ? Bon, d’accord, il ressemble à un dessin d’un gamin de trois ans, mais je le trouve vraiment bien fait pour quelqu’un qui ne sait absolument pas dessiner. En plus, t’as vu, il louche. »

J’étais fier de moi. Louchez pas trop, chers gardes, parce que nous, les patients, étions attentifs aux moindres de vos mouvements. Quelle ironie lorsqu’on se disait que nous étions dans ce bureau, après avoir semé la surveillance de l’asile psychiatrique.

Ah, ennui, quand tu nous prends, voilà que nous autres, êtres mortellement ennuyants pour nous-mêmes, venons à en faire des conneries désespérantes tel que dessiner sur des murs des chats étrangement moches !

...mon chat n’était pas moche. N’allez pas le penser. Il était même superbement bien fait ; plus je le regardais, et plus je le trouvais... sacrément repoussant. Enfin, excusez-moi, je voulais dire sacrément attirant. Ouais, c’était ça.

Non, il était définitivement moche.

« Même mon chat est moins répugnant qu’Ostrov et ses foutus secrets. »

Disais-je d’un ton haineux envers cet endroit qui nous retenait prisonniers depuis trop longtemps. Je les haïssais, voilà tout. Qu’ils aillent pourrir en Enfer!

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MessageSujet: Re: Friend of the night, wake up and come play with me. [Roman ft. Alexander]   Ven 13 Juil - 22:09

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A cet instant-là, Roman avait l’impression de sentir dans son corps toutes ces petites étincelles délicieuses qui le prenait à chaque fois qu’il se laissait emporter par le pouvoir des mots. Il était tellement bien, il se libérait de tout le poids qui était revenu cette nuit sur ses épaules. C’était sa manière à lui de tout balayer une bonne fois pour toute jusqu’à la prochaine nuit avec les prochains cauchemars. Il ne s’était en tous cas pas gêné pour se moquer du brun, sauf que contrairement aux autres, ce genre de comportement pouvait être nommé taquinerie. Oui, cela changeait tout et il n’avait pas l’habitude, sauf que c’était plaisant. Lui aussi attendait qu’on le charrie en retour.

Alors lui aussi avait eu une tête bizarre selon Alex. Une petite face de Roman concentré dans sa mission et il ne put s’empêcher de pouffer de rire.

- Et bien si les gardes voient cette vidéo un jour et bien ils auront le grand plaisir de nous admirer tous les deux alors ! , ne put-il s’empêcher de sortir en humour décalé.

Par la suite, le danois avait tout renversé pour se laisser envahir par sa petite folie qui semblait amuser le brun. Ce dernier avait très vite remarqué l’encre et vu l’esquisse qui venait de prendre place sur son visage, il allait bien en profiter. Roman, toujours debout sur la table approuva l’idée de tremper la règle de bois dans le pot.

- Le peintre sort son gros gros pinceau pour faire jaillir le liquide sur le mur ! Mhm j’aime ça !, fit remarquer Roman en riant. Fais une ouvre d’art avec ça !

Et c’est ce que son acolyte fit. Des mots. Les mots de la liberté d’expression. Des mots surprenants.

- Chats débiles ? Pourquoi chat ?
, interrogea le blondinet curieux.

Il se mit alors à faire le bruit du chat en se mettant à quatre pattes sur le bureau. Il regardait Alex faire vu que ce dernier venait maintenant de se lancer dans un dessin afin d’illustrer son chef d’oeuvre. Quelle excellente idée ! Le niveau était loin d’être brillant, mais aurait-il fait mieux ? L’artiste semblait maintenant admirer son travail d’un oeil à la fois amusé et faussement sévère.  Ce qu’il avançait était vrai. La dernière partie ne pouvait pas sortir de la tête de qui que ce soit. Trop de secrets oui.. Mais ici, il n’y n aurait pas vu que le bureau n’était même pas gardé ! C’était juste les dossiers des mecs en uniforme qui leur courait après toute la journée quand ils faisaient des bêtises.

Si Roman était merveilleux dans l’art du théâtre, les dessins dont il se rappelait avoir fait ressemblaient à ce qu’il avait devant les yeux. Donc non, il n’aurait pas fait mieux et puis il s’en fichait. Du moment que l’on comprenait que c’était un chat ! C’était tout ce qui importait ! Il sentait cette fierté émaner d’Alex et Roman descendit alors de la table histoire d’ouvrir les tiroirs pas fermés à clé. Il sortit très rapidement tous les carnets et les outils de bureau comme une vieille agrafeuse et la montra au brun.

- Oh qu’ils viennent ! Qu’ils viennent et on leur agrafe la face très cher !, lança t-il toujours en ne parlant pas si fort que ça.

Roman venait de sortir les tiroirs du bureau pour les foutre à côté.

- Quoi de plus agaçant que de remettre des tiroirs en place ! Facile de les enlever.. mais pour les remettre, c’est une tout autre histoire ! Bien fait ! Décrochons ces tableaux inutiles aussi ! Ramène ton gros pinceau Malrow et fais le gicler sur cette putain de toile !

Les mots du blond comportaient ce genre de métaphore que l’on avait pas vraiment envie d’imaginer autrement, mais qui pourtant venait à l’esprit.

- On va bien les niquer ces petits !, continua t-il toujours dans le même registre à humour malsain.

Le blond se jeta sur une toile qu’il tandit à Alex en le regardant avec malice.

- Eclabousse-le.

Ses yeux regardaient cette pièce qui volait petit à petit en éclats et son coeur s’emballait d‘excitation. Il le regardait avec défi, l’invitant à le faire. Ils étaient des petits garnements, pire que des gamins, mais Roman s’en fichait bien. Il n’y avait pas d’âge pour les conneries. Au contraire, il y avait même des bêtises qui ne pouvaient débuter qu’une fois adulte.

- Après on s’occupe de péter les trois
, proposa le blond en regardant les trois traînant sur le sol.

Parce que non, il n’y avait pas que dans un escape game où l’on pouvait se permettre de tout foutre sans dessus-dessus.. Ostrov était encore mieux.

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MessageSujet: Re: Friend of the night, wake up and come play with me. [Roman ft. Alexander]   Sam 14 Juil - 14:41

Friend of the night, wake up and come play with me /ft Roman



J’éclatais de rire alors qu’il me disait que, si un jour les gardes venaient à voir cette vidéo, ils auraient le grand plaisir de nous admirer tous les deux. En effet, nous devions avoir des têtes bien uniques à ce moment ; Roman avait été si concentré, et moi... eh bien ! je n’imaginais pas ma tête de stressé à cet instant, mais soit. Cela me faisait rire.

Mon acolyte nocturne approuvait mon idée de tremper la règle de bois dans le pot d’encre, et tant mieux, parce que je n’avais pas l’intention de m’arrêter maintenant ! Il fit une remarque qui le fit rire, et me fit rire également ; c’est qu’il avait le sens de l’humour, ce matin, trop tôt pour que nous soyons normalement levés et en pleine forme. Mais Roman était un grand insomniaque, et moi, j’étais hypomaniaque. Comme quoi, nous pouvions très bien trouver un accord pour ne pas dormir longtemps !

Le plus jeune me questionna alors sur pourquoi j’avais écrit « chats débiles », et plus particulièrement pourquoi « chat ». Je n’en savais trop rien. Peut-être aurais-je du dessiner des bonhommes en forme de bâton et ainsi graver « fous débiles » ? Oui, c’aurait été correct, mais je n’avais guère l’envie de parler folie à cet instant, et les chats étaient des animaux solitaires. Or, cet asile nous forçait à devenir des solitaires à notre tour, des rejetés, des maudits de la société. Personne ne nous appréciait réellement, et compter les uns sur les autres pouvait s’avérer trop dangereux suivant les maladies de nos chers camarades. Je savais que je n’avais rien à craindre avec Roman en faisant ce genre de conneries, mais je ne me risquerais pas avec certaines personnes aux diverses maladies ; qui sait ? l’un d’entre eux serait peut-être atteint d’un syndrome du « je balance tout le monde pour sauver ma peau » ? Après son questionnement, il se mis à quatre pattes sur le bureau et miaula.

« Les chats noirs sont connus pour être des incarnations du Diable, et ici, nous autres patients, sommes considérés comme des enfants de Satan en quelque sorte, à cause de qui nous sommes réellement. Que veux-tu, l’Homme confond le génie à la folie. »

Lui répondis-je donc d’un haussement d’épaules. Je n’étais franchement pas un superstitieux, mais Christie croyait fermement à ce qu’on racontait sur les chats noirs, et au final, ce chat que j’avais dessiné était obligatoirement noir à cause de l’encre ; il nous représentait bien, nous les cinglés de cet asile de dégénérés. Parce que nous étions des chats noirs, personne ne voulait réellement de nous. C’était simple, voilà tout.

Je vis alors mon cadet descendre de la table, et tenter d’ouvrir des tiroirs fermés à clé. Néanmoins, il n’abandonna pas, et sortis rapidement tous les carnets et outils de bureau présents comme une vieille agrafeuse, me les montrant. Oui, on allait leur agrafer la face s’ils venaient. Et, honnêtement, ce serait bien amusant. Finalement, je le vis sortir tous les tiroirs du bureau, les jetant sur le côté, s’exclamant qu’il n’y avait rien de plus agaçant que de remettre des tiroirs en place ; et il avait bien raison. Il était trop facile de les enlever, mais pour les remettre, c’était bien compliqué ; il fallait avoir le matériel, et toutes ces petites choses autres. Il se tourna vers moi et me demanda de ramener mon gros pinceau pour le faire gicler sur cette toile. Cela me fit sourire. Il y avait tellement de sous-entendus plus ou moins explicites dans ce qu’il disait ! mais je n’allais pas la sortir là. Non, j’allais plutôt prendre la règle en bois, et c’est ce que je fis, en la trempant de nouveau dans l’encre noir, me dirigeant vers la toile et l’aspergeant d’encre. Bien fait !

« On va pas que les niquer, Hansen. On va tellement les prendre profondément qu’ils ne pourront plus s’asseoir pendant des semaines et des semaines ! »

Me moquais-je. C’est alors qu’il se jeta sur une autre toile, me la tendit en me regardant avec des yeux malicieux, et me demandant de l’éclabousser. A moins que son ton ne paraissait plus par un ordre qu’autre chose ? Peu m’importait, j’esquissais un sourire grandement amusé, et trempais de nouveau la règle en bois dans le pot d’encre, pour encore m’amuser à gicler l’encre un peu partout. Je relevais donc le défi visible dans ses yeux, et m’amusais à mon tour à troquer un semblant de maturité pour m’amuser comme un sale gosse que je redevenais en cet instant précis. Ah ! les jeunes de nos jours, je vous jure.

Casser les trois autres toiles. Quel amusement. Foutre le bordel à Ostrov, c’était pimenter un peu nos vies tristement monotones. Un sourire amusé sur les lèvres, je pris alors le pot d’encre, en versa quelque peu sur chacune de ces toiles. Nous n’avions plus qu’à les casser, à tout mettre en vrac comme nous savions si bien le faire. J’eus alors une idée qui me semblait ingénieuse.

« Casse-les ; je m’occupe de refaire la peinture sur les murs et les meubles. T’en penses quoi ? »

Lui demandais-je avec malice.


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MessageSujet: Re: Friend of the night, wake up and come play with me. [Roman ft. Alexander]   Sam 14 Juil - 23:18

Friend of the night, wake up and come play with me.
( Roman ft. Alexander )
L’humour qu’avait eu le jeune Danois à ce moment-là était tellement fort dès ce petit matin même pas encore arrivé vu que le soleil n’était pas encore levé. En plus d’être amusé de ses blagues lourdes et grossières, Alex semblait être d’accord avec lui quand il avait avancé qu’ils feraient un merveilleux spectacle pour les gardes. Ceux-ci pouvaient sans doute passer des journées épuisantes tout comme ennuyantes quand il n’y avait personne qui s’amusait à foutre le bordel, chose tout de même très rare ! La plupart du temps, ces messieurs étaient tout simplement débordés à cause de leus conneries complètement abondantes !

Il avait quand même piqué sa curiosité avec ces fameux chats maintenant tout noirs sur le mur blanc. Cependant, les explications qui suivirent parurent tout à fait logique en fin de compte. Des incompris de la société oui.. Roman se demandait bien comment il serait vu si jamais il retournait au Danemark. Mais cela arriverait-il ? Il en doutait. Passerait-il toute sa vie ici ? Son cœur se serra alors à cette pensée, car il était en quelque sorte privé de liberté. Être ici craignait, mais retourner chez lui craignait encore plus en fin de compte, non ? Qui l’attendrait à la maison ? Personne. La seule chose qui lui manquait terriblement était la ville. Ce vent frais mais doux qui venait effleurer son visage et donner à sa chevelure un aspect un peu plus décoiffé.. les grandes maisons de belles couleurs face à l’eau et aux bateaux.. la sensation de l’eau fraîche sur ses pieds.. le goût de la bière danoise.. ces balades le long des rives.. monter dans les bateaux des inconnus et s’y prélasser tranquillement.. l’odeur du poisson devant chez lui lors des marchés matinaux.. oui.. Copenhague lui manquait. La ville. Pas son père. Pas les gens au final. Juste l’endroit qui pouvait lui offrir la liberté quand son père n’était pas dans les parages.. Roman se souvenait de toutes ces fois où il était de sortie avec ses "amis" et qu’ils s’amusaient à plonger les uns après les autres en rendant la chose encore plus compliquée et plus challenging. Il n’avait pas été rare de voir les jeunes qu’ils étaient se déshabiller, grimper à une fenêtre assez haute ou encore un toit avant de plonger en avant, ou alors directement de dos. Les plouf et les rires qui suivaient firent alors sourire Roman sur un visage maintenant rempli de mélancolie pour quelques secondes. Ses yeux regardèrent la fenêtre. Il avait besoin d’aller dehors, s’asseoir sur le petit ponton et tremper ses pieds dans l’eau, même si cette dernière était froide. Peut-être que là, les mots sortiraient et il pourrait raconter à Alexander toutes les conneries qu’il avait fait. Alors, oui ce n’était pas de la folie, mais plutôt du génie à l’état pur. Alex avait raison, il le savait et il venait de dire les exacts mots pour qu’il se reprenne.

- Nous sommes des génies. Et il n’y a rien de mal à avoir un grain de folie. Ceux qui disent le contraire son ennuyants à mourir, affirma alors Roman d’une voix traînante.

Par la suite, Alex avait souri à son sous-entendu encore une fois très salace et il le regarda tremper la règle dans l’encre avec des yeux émerveillés, comme si son partenaire allait faire des miracles ! Ce qu’il se mit à dire ensuite lui plaisait fortement et il fut tenté de faire frapper son poing sur la table histoire de soutenir le propos, mais à la place, il hocha la tête et esquissa un grand sourire. Oh que oui !

- Putain et on va les prendre bien fort ces petits enculés !

La toile dans les mains, Roman la tendait au brun tel un trésor qu’il fallait à présent détruire s’ils voulaient vivre un peu plus en paix ! Tout casser pour se soulager et atteindre une petite graine de liberté. L’œuvre en question - qui n’en était même pas une pour Roman qui avait vu beaucoup mieux dans sa vie - se mit à rire quand il vit l’encre se déverser dessus. La chose était franchement jouissive et il avait envie de l’applaudir. Alex semblait d’accord avec son idée et lui fit même l’honneur de lui demander de les casser tandis qu’il allait lui s’occuper de refaire les murs.

- Mais je t’en prie Picasso ! Refais nous ça tout à neuf ! J’ai hâte de voir la tête qu’ils tireront au p’tit déjeuner moi j’te dis !


Il lui prit alors la toile et se mordit la lèvre avant d’esquisser un sourire. Il leva alors son genou droit et abattit avec force la toile dessus. Le bois venait de se briser, mais pas la toile. Roman se pencha alors vers le tiroir verrouillé, reprit son épingle afin de l’ouvrir en moins de vingt secondes. Quand il vit alors ce qu’il y avait dedans, il écarquilla les yeux et prit la chose dans ses mains comme si c’était de l’or.

- Oh bah ça alors !, s’exclama t-il. Tiens tiens ! Une mini lame ! Mais c’est parfait comme petite trouvaille ça, je comprends pourquoi le tiroir était verrouillé ! À nous deux la toile ! Je vais t’anéantir !

Le blondinet se releva et approcha alors la lame qu’il ouvrit avec précaution et la fit glisser sur la toile posée sur le bureau. Le bout pointu était maintenant en train de découper la chose et le blondinet en adorait le bruit.

- Mhm… cette toile qui se découpe… admire Alex.. écoutes.., fit-il alors en la faisant de nouveau glisser.

Une lame dans les mains de Roman était quelque chose qui pouvait vite devenir dangereux. Il aurait envie de tout briser. Il s’occupa alors des deux autres avec la même extase maladive dans ses yeux. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas eu l’occasion d’en manier une et il la regarda avec enthousiaste avant que des images ne viennent dans sa tête.

* * *

Des médecins. Scientifiques vêtus de banc. Deux de chaque côté, un masque de tissu sur leurs bouches et un scalpel dans chacune de leurs mains. Lui, allongé sur une table de fer, les yeux rivés vers cette lumière qui ne voulait pas le quitter. « Laissez-moi sortir.. », faisait-il menaçant. La seconde d’après, quelque chose se refermait autour de ses poignets et de ses chevilles. « Putain ! Laissez-moi sortir ! » Les deux s’étaient alors approchés de lui, avec de grands sourires machiavéliques sur le visage tandis qu’un lui tenait fermement le bras pour lui injecter quelque chose. En voyant la taille de l’aiguille, le blond tenta de se débattre un peu plus fortement en s’exclamant de plus en plus rapidement de le laisser sortir. Quand l’extrémité de l’aiguille , atteignit sa peau, le danois serra les dents en fermant automatiquement les yeux. Le bruit des scalpels et des gants en plastiques augmentaient alors, ses sens s’affolaient complètement. Tout s’amplifiait. La lumière lui brûlait maintenant les yeux, le bruit des outils lui était insupportable tout comme leurs petits rires. « Nej nej nej ! » gémisssait-il alors avec des larmes au coin de ses yeux tandis qu’il voyait maintenant quelque chose s’approcher de son bras. Il tenta de donner des coups de pied, mais le tout était impossible. Au moment où le bout de la lame se mit à effleurer sa peau, Roman se mit à hurler. Son propre cri le rendait complètement fou. « Lad mig ud.. lad mig ud, lad mig ud », gémissait t-il par la suite. Mais il n’était pas libre. Au contraire, il était entre les mains de fous. La seconde d’après, le jeune homme venait de se réveiller dans son lit, complètement haletant, des larmes abondantes roulant le long de ses joues. Un cauchemar. Un terrible cauchemar aux sensations pourtant si réelles.

* * *

Le bruit du métal résonna alors sur le sol. La lame venait de s’échapper des mains de Roman qui l’avait alors laissé tomber sans s’en rendre compte. Il regardait le sol pendant de longues secondes tandis que les images se finissaient dans son esprit. Son teint était désormais plus pâle, son corps immobile, ses yeux bleus-verts fixant cette putain de lame. Son souffle s’était coupé, son cœur s’était arrêté pendant quelques secondes dans sa poitrine. Désorienté. Il n’y avait plus que ce vide.. et lui.

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MessageSujet: Re: Friend of the night, wake up and come play with me. [Roman ft. Alexander]   Dim 15 Juil - 22:19

Friend of the night, wake up and come play with me /ft Roman



L’Homme ne savait pas ce qu’il ratait à prétendre que nous autres, les patients des asiles psychiatriques, n’étaient que des cinglés qui ne méritaient même pas la liberté, que nous étions trop différents d’eux et pas suffisamment normaux pour vivre dans la même société, pour appartenir tout bonnement à la même communauté. Mais, voyez-vous, je pense qu’ils avaient tous raisons. Nous étions des génies, et eux des fous ; le génie étant fou, et la folie du génie, il n’y avait rien de plus satisfaisant que de se savoir uniques. Roman avait bien raison : ces ordures de bas étages devaient s’ennuyer à mourir, et je leur souhaitais presque la mort. Presque. Parce que je n’avais pas assez de sympathie pour les laisser s’en tirer aussi facilement.

Alors que je lui proposais mon idée, il acceptait et me priait de refaire ces murs à neuf, ce que je fis avec une joie non dissimulée. Pourquoi cacher une intense joie, un moment de pure folie, de pur bonheur, alors que nous respirions la liberté, que nous dévorions les pires hantises des gardes ? Nous n’étions que des espèces de sales garnements, comme dans ces foutues classes de maternelle et de collège même ! mais nous n’étions plus des gosses, nous n’étions plus des êtres vulnérables et influençables. Nous étions au-dessus ; nous étions fous. Et notre folie n’était qu’une manifestation d’un génie contesté par ces autres êtres inférieurs qui jalousaient notre supériorité et nous enfermaient dans ces endroits clos, nous privant de nos droits et nos libertés. Sales scélérats !

Je prenais ainsi le pot d’encre, me dirigeait vers un mur encore vide de toute couleur noirâtre, et récupérais ma règle en bois, la trempant de nouveau à l’intérieur du pot. J’aimais cette sensation de tout foutre en l’air ; j’aimais me sentir vivant, parce qu’en dehors de ces moments de folie, de conneries que je partageais maintenant avec Roman, nous n’étions rien d’autres que des patients shootés aux médicaments contre leur propre gré. Certains vous diraient donc que c’était tout à fait normal de nous faire prendre des tonnes de médocs, mais moi, je trouvais cela inutile, là où notre génie ne pourrait jamais s’éteindre. Jamais. Et je l’espérais de tout cœur.

J’entendais mon comparse s’exclamait ; il venait de trouver une petite lame dans un tiroir verrouillé, qu’il avait pu ouvrir à l’aide de la même épingle en fer qu’il avait utilisé pour nous permettre de pénétrer dans l’enceinte de ce bureau impersonnel. Il trouvait alors le son de cette lame découpant en deux la toile d’un agréable absolu. Et je pouvais le confirmer ; c’était beau, et c’était bon à entendre. Je souriais, et je continuais mon œuvre d’art, aussi abstraite et magnifique que celles de Picasso, ce grand Dieu de peintre !

Je dessinais maintenant sur les murs des têtes, des bonhommes-bâtons, j’écrivais des mots de folie, je représentais des signes mortels, et je décorais à ma guise, d’un air satisfait. J’étais un piètre dessinateur, mais je m’en fichais éperdument ; je m’amusais bien trop.

Malheureusement pour moi, mon amusement fut coupé court lorsque j’entendis le bruit du métal résonner sur le sol. D’instinct, par réflexe, je me retournais pour voir si tout allait bien, si Roman ne s’était pas accidentellement blessé avec cette mini lame qu’il avait dégoté dans le tiroir. Non, il ne s’était pas vraiment blessé, mais je le voyais pâlir à vue d’œil, et cela m’inquiétait bien plus que si nous nous étions fait choper par les gardes. Que lui arrivait-il donc ? Posant rapidement mes outils de peintre à même le sol, je me hâtais en sa direction, et posais une main sur son épaule, le visage marqué par mon inquiétude.

« Eh... Roman... »

Lui dis-je doucement. Je remarquais seulement maintenant qu’il était complètement immobile et que sa fixation ne revenait qu’à cette foutue lame au sol. Bon sang, que se passait-il ? Je lui fis une légère pression sur l’épaule droite, et tentais de capter son regard bleu-vert. Je voyais bien qu’il ne se sentait pas bien, ou du moins, je le voyais surtout, et le voir dans cet état n’était pas quelque chose d’habituel.

« Roman... eh, Roman... tout va bien ? »

Je me mis à observer rapidement la lame, et, d’une décision réfléchie, je venais placer mon pied dessus pour qu’il cesse de la voir. Sans doute était-ce là l’objet de son état actuel ? Je le supposais, et espérais en tout cas bien supposer. De toute façon, il n’allait pas bien, et je me devais de m’occuper de lui.

« Roman, regarde-moi et parle-moi. »

Lui ordonnais-je presque d’un ton autoritaire. Son état m’inquiétait. Et j’avais beau me répéter, mais je m’inquiétais pour lui. Oui, c’était ça. Je m’inquiétais pour lui, parce que je ne savais même pas ce qu’il avait, et je ne voulais pas paraître impuissant ; je voulais être là pour lui. Pourquoi ? Je n’en savais pas grand-chose ; la seule personne qui comptait à mes yeux étant mon petit frère, je me demandais bien pourquoi l’état de mon cadet actuel était source d’inquiétude au plus profond de mon âme.

« Que se passe t’il, Roman ? »


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MessageSujet: Re: Friend of the night, wake up and come play with me. [Roman ft. Alexander]   Dim 15 Juil - 23:26

Friend of the night, wake up and come play with me.
( Roman ft. Alexander )
Les yeux des deux scientifiques ne cessaient de se planter dans les prunelles bleues-vertes de Roman. Ce genre de sourire machiavélique que le cerveau humain ne parvenait plus à se défaire tellement l’horreur qui en ressortait était traumatisante. Ici, c’était le cas. Le jeune homme immobile sur cette table de fer continuait de se débattre en criant des « nej » à tout-va, suppliant encore et encore tandis que les larmes continuaient de rouler sur ses joues et lui brûler la peau. De la peur. De l’angoisse, mais aussi de la colère. Le liquide chaud coulait maintenant de son bras et sa vision ne pouvait pas s’en détacher. Il détestait son propre sang. Celui des autres ne lui faisait ni chaud ni froid, mais le sien lui donnait juste envie de s’évanouir. Sa respiration n’était plus normale, mais au contraire toute déréglée par ses cris qui se faisaient bien trop forts au fur et à mesure que la lame continuait sa descente sur son bras. Il avait beau user de tout l’air que ses poumons possédaient afin de crier à l'aide, mais personne n’était là. La salle blanche était isolée et il était seul au monde, en train de subir de telles horreurs. Roman avait bien deviné qu’il s’agissait que d’un cauchemar, mais pourtant les images lui avaient fait perdre toute sa concentration et sa connexion au monde extérieur.

La main qui se posa sur son épaule ne le fit même pas sursauter tellement il était ailleurs. La lumière qui éblouissait ses yeux devenait bien trop forte, comme si elle voulait le retenir prisonnier à tout jamais. La table sur laquelle il était allongé était bien trop glaciale. Son corps tout entier se refroidissait. Le « Roman » résonnant dans l’autre réalité était en vérité bien trop faible pour que son cerveau se mette à faire une connexion aussi rapidement, alors le jeune homme resta encore figé pour quelques instants. Sortir de cette transe. Oui. Il l’avait déjà fait et il le referait sans doute dans sa vie, c’était même bien probable..

- Fjern dette blad, fit-il dans sa langue maternelle sèchement et rapidement.  

La chose n’avait été qu’un murmure qui s’adressait au médecin. Son ton était rempli de haine et de crainte. Puis lorsque la lame fut réellement enlevée par un pied, Roman se mit à sursauter violemment. Son corps tremblait, comme si la température venait de passer de trente degrés à zéro en l’espace de quelques secondes. Parler.. oui.. la voix revenait à présent. Celle d’Alex. Pas celle du médecin fou. Il posa alors avec lenteur les paumes de ses mains sur le sol afin de les faire glisser. Ce n’était pas une table d’examen, mais bel et bien un sol. La mission. Les peintures et l’encre. Tout cela lui revenait en bribes et ses prunelles lançaient des signaux d’incompréhension au jeune brun. Pourquoi ce dernier semblait-il inquiet et pourquoi était-il accroupi près de lui au juste ?

- Alex ?, demanda t-il alors d’une petite voix troublée.

Le ton du brun s’était fait un peu plus autoritaire, le forçant vraiment à remettre les deux pieds dans la réalité. Des visions. Voilà qui était un mauvais signe ! Il avait toute l’attention de son ami, mais cette fois-ci, il n’appréciait pas les projecteurs. Pas pour ça. Pas à cet instant-là. Le moment dans lequel ils s’étaient embarqués était bien trop important. Ce fut avec une lenteur incroyable qu’il releva les yeux vers lui afin de plonger son regard dans le sien.

- Alex. La mission
, trouva tout simplement à dire Roman. La mission.

Ce mot-là. Il ne cessait de le répéter dans son esprit histoire de revenir à la réalité le plus rapidement possible. Le plus de temps il passait dans l’autre monde, le plus de temps il mettrait à remonter à la surface. Il fallait tout simplement saisir quelque chose et s’y accrocher comme il le fallait.

- Tout va bien, il faut continuer la mission Alex, la mission, répéta t-il encore.

Avec lenteur, le danois se leva alors, et se mit à sourire au brun. Il allait bien, les images étaient parties, il n'y avait pas de quoi s'inquiéter. Il ne parvenait pas du tout à se mettre à sa place et réaliser qu’il devait probablement être bien inquiétant pour son acolyte. Cet état de déni était quelque chose de malheureusement très courant avec le blond. C’était tout simplement son moyen de sortir plus rapidement de ses problèmes sauf que la solution ne fonctionnait pas sur le long-terme, chose qu’il ne comprenait pas ou qu’il ne voulait pas comprendre. Il ramassa sa toile, la tendit alors à Alex, toujours avec un grand sourire flippant vu la situation et la caressa avec lenteur.

- Elle n’existe plus maintenant, tu as vu ? Cassée. Brisée. Envolée. Y a plus.

Cependant, le blond ressentait une espèce de chaleur étrange à l’endroit où son ami avait posé sa main. Un signe de bienveillance.

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MessageSujet: Re: Friend of the night, wake up and come play with me. [Roman ft. Alexander]   Lun 16 Juil - 12:47

Friend of the night, wake up and come play with me /ft Roman



La mission. Roman m’avait répété ces deux mots de nombreuses fois, même si j’avais plus l’impression qu’il tentait de reprendre ses esprits plutôt que de me convaincre de l’importance de cette mission dans laquelle nous nous étions embarqués ; moi avec lui, le suivant aveuglément. Je fronçais toutefois les sourcils ; mon acolyte nocturne n’allait franchement pas bien et se trouvait là dans un sacré état. Il avait sans doute été victime d’une hallucination ou de quelque chose du style en apercevant la lame. Je remerciais alors les dieux, tous autant qu’ils étaient, d’avoir réussi à me souffler de mettre mon pied sur cette foutue lame de merde. Enfin, peut-être était-ce simplement moi ? Oui, c’était possible aussi, mais j’étais tellement soulagé de le revoir reprendre conscience dans cette réalité qu’était la nôtre que je ne pensais plus être capable de faire quoique ce soit.

Même si Roman me disait qu’il allait bien et qu’il fallait continuer la mission, ne cessant de me le répéter, je ne pouvais m’empêcher d’être inquiet. Comment allait-il ? Pourquoi s’était-il déconnecté de la réalité par la simple vue d’une lame ? Que lui était-il arrivé ? Je n’étais malheureusement pas un grand expert en psychologie, auquel cas, je vous assure que j’aurai bien été à la place de nos chers psys, mais là c’était différent. J’étais moi-même atteint d’hallucinations de temps à autres, et je savais bien que c’était compliqué à vivre, que c’était dur d’en sortir et de retrouver la réalité. Ouais, enfin, les hallucinations pouvaient être tellement réelles que l’illusion se transformait en réalité, et la réalité en illusion.

Au moment où il se levait enfin, et me sourit, je me relevais à mon tour. Roman ramassa alors sa toile, et me la tendit ; toile que je pris. Son sourire s’élargit, mais il me parut plus inquiétant que d’ordinaire. J’entendais alors ses mots. Cassée. Brisée. Envolée. Devais-je le prendre comme un sous-entendu ? Comme un message ? Je n’en savais rien, et honnêtement, pour le moment, j’étais plus inquiet qu’autre chose. Malgré tout, le voir sourire de nouveau, peu importe la façon dont il souriait, me soulageait grandement : au moins, il se sentait suffisamment bien pour penser à autre chose et pour me rappeler l’objet de notre venue ici-même. Je lui souris donc, et lui dis :

« En plus d’être complètement détruite, mate-moi un peu ces murs. Je pense sérieusement à devenir décorateur d’intérieur tellement c’est magnifique. Tu penses qu’on pourrait exposer mes œuvres au Louvres, comme bon nombres d’artistes ? »

Lui demandais-je avec amusement, sachant pertinemment que tout n’était que folie en cet instant, et puis, je devais avouer que j’essayais de détendre un peu cette atmosphère étrange depuis qu’il s’était envolé dans un autre monde. Oh, parlait-il de son âme ? elle était peut-être cassée, brisée, envolée ; elle n’existait plus... je ne savais qu’en penser, mais je préférais passer outre et tenter de lui occuper davantage l’esprit.

« Tiens, là-bas, j’ai fait un aigle royal même s’il ressemble plus à... bah va savoir. »

Enchaînais-je. Bon, je devais avouer que j’avais tenté de dessiner un aigle royal, mais la représentation n’y était clairement pas. L’encre avait bavé de tous les côtés, et le dessin ressemblait davantage à une bouillie noire plutôt qu’à un aigle royal. Peut-être qu’il s’était écrasé et qu’il s’agissait de ses restes ? C’était tout à fait possible. Non ?

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Friend of the night, wake up and come play with me. [Roman ft. Alexander]

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