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 tango des démons | nixie

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PILULES AVALÉES : 1846
MIROIR : carey gorgeous mulligan
IDENTITÉ : Verendrye
CRÉDITS : Verendrye (avatar ; icons) | Astra (signature)
A DÉBARQUÉ LE : 26/09/2016

SITUATION : Coeur de charbon, calciné et lacéré par des crocs de passion. Électron libre qui désintègre ceux qui s'approchent trop de sa masse.
EST ÂGÉ DE : 33 ans qui lui collent à sa peau desséchée. C'est une oeuvre d'art qui a passé son temps et qu'on préfère entreposer aux archives.
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MessageSujet: tango des démons | nixie   Sam 7 Juil - 22:41



tango des démons.
what makes you so special,
to think i would ever settle
for that devious dance between you and me devil, devil

 
lexie ϟ  nirina .

☾ ☾ ☾ y a la transpiration qui lui colle les habits à la peau, la lumière se réflète dessus et fait légèrement luire son corps. à l’extérieur, le soleil cogne fort et elle sent ses coups brûlants sur sa nuque. ça la chauffe comme une langue de feu qui lui lècherait la peau. sa chair couleur zinc, elle va virer cramoisie si elle ne bouge pas. mais nirina elle s’en fiche de se faire dévorer par le soleil, c’est qu’une lune creuse et éteinte. uddi et lexie se sont enfuis avec la lumière et elle n’a plus personne pour qui briller. assise sur le siège des patients, elle scrute son fauteuil de l’autre côté du bureau. elle imagine une personne assise dessus qui lui parlerait. elle voit une femme à la peau lactescente, sur ses cheveux il y a des vipères lunaires qui lui tombent sur les épaules et s’enroulent autour de son cou. elles sifflent et l’observent de leurs yeux émeraudes. ça lui percute le cerveau quand elle comprend qu’elle observe son reflet, c’est pas son double maléfique mais elle-même. nirina c’est un maléfice ambulant qui aime jeter des sorts aux patients. tout ça c’est de la faute de cette fucking jenkins qui lui a balancé sa malédiction. nirina n’est plus une humaine ou une sélénite, désormais c’est une gorgone qui pétrifie ses victimes avec sa voix minérale et empoisonnée. sa main s’approche du reflet pour tenter de toucher cette peau où les particules de poussière passent au travers, mais elle se referme sur du vide. et y a le reflet qui disparaît. quand elle se relève, y a la peau des bras qui s’arrachent du cuir du fauteuil, comme si son enveloppe corporelle tombait en loque. au fond, nirina elle se dit qu’elle n’est qu’un amas de peaux qu’elle porte au grès des rôles qu’elle endosse suivant son humeur. un jour elle est psychologue philanthrope, le lendemain elle est une succube tentatrice qui veut faire tomber le clergé. nirina elle est tellement de choses qu’aujourd’hui elle ne sait plus qui elle est, c’est une carcasse qui se camoufle derrière des costumes pour cacher son intérieur creux, faible et facilement terrassable. la porte toque et s’ouvre sans attendre d’ordre, avec un garde qui entre dans le bureau. “ votre prochain rendez-vous arrive avec de l’avance.” qu’il répond de sa voix de chien de garde obéissant, avant de repartir prestement. nirina elle cligne ses pupilles à moitié pétée, elle comprend pas. elle regarde dans son emploi du temps fourni par les secrétaires charognardes mais elles ont oublié de mettre le nom du patient. elle n’a pas envie de parler, de poser des questions, elle veut rester seule et dépoussiérer ses statuettes. quand la porte s’ouvre de nouveau et que son rendez-vous se poste au milieu de la pièce, nirina elle a la nausée. ses les jambes deviennent gelée et manquent de se dérober sous elle. la psychologue croit qu’elle devient folle et qu’on va lui passer la camisole parce qu’elle voit des fantômes désormais. ses poumons arrivent plus à fonctionner alors elle manque d’air et suffoque. les fantômes ils reviennent toujours à la vie pour hanter les vivants. “ Qu’est-ce que tu fous là Lexie ? T’étais pas censée être morte ?” elle entend encore la voix de son acolyte gardien lui dire que Lexie n’avait pas survécu aux falaises et qu’il fallait passer à autre chose, alors nirina comprend pas pourquoi Lexie a l’air vivante et pas cadavérique avec des blessures qui lui poissent la figure comme dans les films d’horreur.



Dernière édition par Nirina Vespucci le Mer 18 Juil - 4:35, édité 2 fois
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EST ÂGÉ DE : 28 longues années à côtoyer l'enfer.
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MessageSujet: Re: tango des démons | nixie   Dim 8 Juil - 18:23



tango des démons
Don’t want to let you down, But I am hell bound, Though this is all for you, Don’t want to hide the truth

 
nirina  ϟ  lexie .

Ses pieds la portent, lentement, vers une évidence qu’elle a longtemps repoussée. Au rythme des bruits de pas, des clefs qui se balancent sur la ceinture du garde. Les mains agrippées l’une à l’autre. Ongles enfoncés entre les doigts. Regard vide. Elle tente de ralentir la cadence, malgré la main ferme qui entoure son épaule pour l’emmener là où elle ne souhaitait pas se rendre. « Tu as rendez-vous avec ta psychologue, Jenkins. Pas d'excuse aujourd'hui. » Des jours entiers à repousser l’échéance. Des jours entiers à préférer se rendre à l’infirmerie plutôt que de l’affronter.
Il la pousse une énième fois dans le couloir. La patience n’est pas son fort. Il se sent puissant, le salaud. Une paire de menottes et ça se sent pousser des couilles de taureau. Lexie serre les dents, silencieuse. Ses ongles s’apprêtent à transpercer sa peau lorsqu’ils arrivent enfin devant la porte. Ça lui fait quelque chose, de se retrouver là. Ça lui hérisse les poils. Un sentiment d’on ne sait quoi qui lui met les tripes en l’air, alors que le garde lui ouvre la porte en lui laissant les menottes. Elle n’a pas envie d’être ici. Elle n’a pas envie d’entrer, mais elle n’a plus le choix maintenant. La main la pousse à l’intérieur de la pièce. Alors elle s’avance, le regard rivé sur la jeune femme debout derrière le bureau. Inspiration longue et bruyante, comme pour retenir une nausée qui vient agresser sa gorge. Lexie se masse les poignets, ne laissant transparaître que son habituel regard sombre, aucune expression sur le visage. Plus froide que jamais. Une partie de son âme a dû rester au bord de la falaise, l’autre doit certainement moisir au fond de la cellule, collée à cette mare de sang qu’elle a laissé derrière elle. Elle est là, sans être là. « Qu’est-ce que tu fous là Lexie ? T’étais pas censée être morte ? » Rictus nerveux, regard fuyant, elle soupire encore une fois en s’avançant sans conviction vers sa chaise. Ses yeux visitent le bureau. Ce bureau qui avait accueilli il y a des mois trois fous et une psy. On dirait le début d’une mauvaise blague… Et la chute ? Aujourd’hui elles ne sont plus que deux. Il aurait pu n’en rester qu’une, si l’autre n’avait pas passé une heure à cogiter sur le sens de la vie et de la mort, à trouver un meilleur moyen de mettre un terme à tout ça, les pieds pendus à soixante mètres au-dessus de la mer. Finalement elle est là, revenue au point de départ. Chienne de vie. Qu’est-ce qu’elle fout là ? Si seulement elle le savait ! Sagement plantée derrière son siège, le regard accroché au visage de Nirina qu’elle ne quitte plus. Elle n'a pas le souvenir d’être entrée dans ce bureau, dans l’intention de passer une séance normale, dans des conditions normales. Non, c’est pas son but, d’être normale. C’est pas dans ses cordes. « T’aurais préféré que je saute ? » elle se décide enfin à parler, la folle. « T’as pas l’air enchantée de me voir… pourtant la dernière fois qu’on s’est parlé, j’ai presque cru que t’allais me déclarer ta flamme. » Sarcasme habituel. En temps normal, elle aurait sourit. Mais pas cette fois. Cette fois, elle est sérieuse. Pas un rictus. Elle en redemande. Nirina l’avait laissé là, penchée au-dessus du vide comme une conne, avec des aveux qu’elle a bien du mal à croire encore aujourd'hui. Elle a besoin d'explications, ou d'autre chose, elle ne sait plus très bien.


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MessageSujet: Re: tango des démons | nixie   Mer 18 Juil - 4:33



tango des démons.
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lexie ϟ  nirina .

☾ ☾ ☾ Elle sent sa tête qui menace d’éclater, avec le sang qui tempête à chaud bouillon, les os qui vibrent comme du verre, compactes et féroces, prêts à exploser. Nirina n’est qu’une machine qui déraille face au bug visuel qui s’imprime dans le creux de ses rétines. Son esprit se disloque, crache des souvenirs comme pour expulser un poison, les ravale pour les recomposer. Elle ne sent plus l’odeur boisé de ses meubles, mais c’est l’iode frais qui remplit ses poumons, avec l’embrun cristallin qui se dépose sur ses joues comme des perles de glace. Elle n’est plus dans son bureau mais au bord d’une falaise, elle entend les eaux tourbillonner sous ses petits souliers de cuir. Ses yeux détaillent, scannent, analysent la silhouette décharnée qui lui fait face. Elle affronte du regard le molosse enchaîné, avec ses dents rutilantes et son regard sauvage et elle voit que Lexie n’a pas changé. Ses cheveux terre de Sienne qui lui accrochent son visage douceâtre, les iris de furie et l’allure ombrageuse. Recluse derrière sa forteresse camouflée sous la forme de son bureau, la psychologue est incapable de bouger, c’est devenue une statue d’albâtre aux pieds fichés dans le sol. Elle refuse d’affronter la réalité qui s’affiche sous ses yeux, elle nie la présence de la brune, elle crache mentalement sur le reflet de la vérité. Lexie est morte et celle qui se trouve devant elle n’est qu’une pâle usurpation. Des bribes de conversations se lient à son esprit, des mots échangés, des secrets inavoués étalés sur une table préalablement regorgantes de mensonges. Nirina suffoque devant une mémoire qui déploient ses tiges meurtrières pour étrangler son esprit. Les paroles qu’elle a prononcées devant Lexie se déversent en elle avec la violence d’un ouragan, lui frappe les flancs, lui cogne les tempes. Elle tente d’étouffer cette étincelle qui lui naît dans le ventre, qui croît devant la vision d’une Lexie vivante. Vulgaire braise qui a éclos dans l’obscurité de sa solitude. La psychologue a l’impression que sa carcasse creuse se remplit à nouveau, que son voile de désespoir glisse le long de sa peau satinée. Nirina avait fait naufrage, emportée dans un maelström d’abandon, de rage et de désolation et voilà qu’elle aperçoit les lueurs lointaines d’un phare salutaire. Un sémaphore qui signe la fin de son errance et probablement une nouvelle phase destructive. Mais Nirina s’en moque, elle préfère ressentir les affres d’une emprise démoniaque plutôt que de rester la coquille vide qu’elle eût été lors de la mort de Lexie. Les paroles de cette dernière coulent dans les tympans de Nirina comme du nectar coulerait dans le gosier des dieux célestes. Voix endiablée et fielleuse. Langue abrasive et incendiaire. “ T’as peut-être ressuscité, mais t’as pas changé pour autant.” La langue de Nirina claque le palais avec un plaisir à peine dissimulée, ses dents de velours se découvrent sans pudeur sur un sourire. Ses yeux dardent un regard acéré de vipère sur le garde pour lui faire comprendre qu’il est de trop. Toussotements gênés, oeillades appuyées en direction des menottes qui retiennent toujours le fauve captif. “ Donnez-moi la clé, si elle se montre vilaine je l’enchaine à nouveau.” qu’elle ordonne à la sentinelle qui lui glisse l’objet métallique dans la main avant de quitter le bureau. Mais au lieu de détacher la patiente, Nirina continue à serrer la clé dans sa paume. “ Je te détache mais uniquement à condition que tu ne fasses plus allusions à ce qu’il s’est passé sur la falaise.” La blonde n’assume pas d’avoir exposé ses peurs et ses faiblesses, en face du démon ses mécanismes de défenses reviennent et l’obligent à se refermer. “ Je suis contente que tu sois toujours en vie Lexie, mais ça s’arrête là. N’y voit là aucune sorte d’attachement. Je veux juste que tu m’expliques ce qu’il s’est passé après mon départ des falaises et où tu te cachais pendant tout ce temps.” Nirina se contient, c’est une grenade dégoupillée qui menace d’exploser et de souffler la brune dans une déflagration de colère. Elle s’en veut de s’être ouverte à Lexie, elle lui en veut de lui avoir infligée pareille souffrance, en refusant de venir la voir après ce que la blonde lui eut avouée, alors qu’elle la croyait morte.

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MessageSujet: Re: tango des démons | nixie   Jeu 19 Juil - 11:00



tango des démons
Don’t want to let you down, But I am hell bound, Though this is all for you, Don’t want to hide the truth

 
nirina  ϟ  lexie .

La présence de la blonde lui a rapidement fait oublier celle du nuisible, resté planté près de la porte, s’attendant à un éventuel dérapage. Lorsque Nirina lui demande les clefs de ses menottes, l’invitant par la même occasion à quitter le bureau, un sourire narquois se dessine sur les lèvres de la patiente à l’intention du garde, qui ne manque pas de lui répondre par un regard assassin avant de quitter la pièce. S’attendant enfin à sa libération, Lexie tend ses poignets, sourire en coin. Mais les mots de la blonde brisent ses espoirs. Son sourire se crispe et ses mains reviennent lentement le long de son corps. Elle n’est pas surprise, non. Elle commence à la connaître, Nirina. Elle et sa foutue fierté. “Ahh, je vois…” elle voit parfaitement bien. Des regrets, des mots prononcés sans réfléchir aux conséquences. Des aveux qui n’auraient jamais dû être avoués. Lexie, elle, est à la fois amusée et frustrée par la situation. Elle n’a pas l’intention de mentir, puisqu’il faut croire que leur relation a dépassé ce stade, pour la patiente du moins. La psychologue, quant à elle, cherche visiblement à garder son rôle au sérieux, comme un besoin de remettre des barrières utiles à un lien purement professionnel. Comme un besoin de faire quelques pas en arrière pour rattraper ses erreurs. Mais Lexie n’est pas cupide, elle a cessé de croire depuis longtemps que les deux jeunes femmes seraient capables d’avoir une relation basée sur une confiance et un échange mutuel, hormis pour cracher leur venin et s’entre-tuer dans une danse mêlant sexe et violence. La brune inspire longuement à la question de Nirina. Elle entend enfin le son de la cloche, celui qui annonce le début du match. “Je suis rentrée, Nirina, tout simplement. Ils m’ont vu revenir pieds nus, ils m’ont demandé où j’étais passé... Je leur ai dit que j’étais partie faire un tour sur la falaise, seule. Après ça ils m’ont foutu en isolement. À ce moment-là je me suis demandé pourquoi je l’ai pas fait. Pourquoi j’ai pas fait le grand saut ? Qu’est-ce qui m’en empêchait après tout ? Absolument rien... Je sais pas pourquoi j’ai fais demi-tour. Pourquoi c’est ta foutue voix que j’entendais sans arrêt dans ma tête, qui me disait que j’étais ton pilier, que j’étais la seule qui te restais..." Lexie secoue faiblement la tête, affichant un sourire nerveux. Prononcer ces mots à voix haute n’a pas le même effet que les entendre en boucle dans sa tête. “Tu te rends compte que j’ai hésité à cause de toi? Pendant quelques heures, j’ai hésité à partir… et quand j’ai enfin réalisé que c’était totalement stupide, j’ai ri, et je me suis ouvert les veines dans ma cellule, en espérant qu’on me laisse crever en paix… Ils m’ont vu avant qu’il soit trop tard et j’ai passé le reste du temps à l’infirmerie, sous surveillance.” Elle ne peut pas croire qu’après tout ce qu’elles aient vécu, Nirina finisse par se dire que son bourreau était son pilier. Comme un moyen pour elle ne pas flancher, alors qu’il est évident qu’elle fait partie, aujourd’hui encore, des causes de sa décadence flagrante. La Nirina d’autrefois n’est plus, et ce depuis bien longtemps maintenant.  Elle ne peut pas non plus croire que cette blonde, qu’elle voyait comme une ennemie, comme un simple jouet, soit devenue son seul repère dans cet endroit. Elle n’est pas capable de l’admettre, et pourtant c’est une évidence aussi. Son corps, lui, ne ment pas. Il frissonne. Il se contracte dès que leur regard se croise. Il réagit au son de sa voix. C’est comme un manque, les mêmes symptômes qu’un sevrage à la drogue. Elle avait passé des semaines entières allongée dans son lit à l’infirmerie, à penser à tout ça, à attendre ce jour où elle lui ferait face, pour comprendre. Mais elle ne s’est jamais senti prête à l’affronter. Aujourd’hui elle n’a plus le choix, et toutes ses questions qu’elle se pose sans arrêt depuis son isolement, commencent à lui retourner le cerveau. Elle a besoin de savoir la vérité. Peu importe si elle passe la séance entière avec ces foutues menottes. Tout ce qu’elle souhaite, c’est des explications. Et si Nirina refuse de parler, elle la forcera. Alors elle s’approche de la jeune femme, en contournant le bureau. “Tu crois vraiment que j’allais pas revenir sur ce sujet ? Que j’allais arriver comme une fleur dans ton bureau et faire comme si tu m’avais rien dis ? Comme si on s’était jamais tutoyé alors qu’on le fait maintenant ? Quelque part, c’est ta faute si je suis encore là... Alors joues pas à ce petit jeu avec moi.” elle continue d’avancer, rythme lent et regard fixé sur le visage de la psychologue. “Tu peux pas balancer ces mots comme ça et t’enfuir en me laissant perchée au-dessus du vide.” elle arrive quasiment à sa hauteur. Sa voix se fait plus grave, mais elle reste calme. “Si c’est pas de l’attachement, alors c’est quoi ?” elle ne lui laisse même pas le temps de répondre, s’approche de quelques pas encore. Une dizaine de centimètres séparent désormais leur visage. Elle n’a pas l’intention de lui faire quoi que soit, elle veut simplement qu’elle crache le morceau. “Dis-moi que t’en pensais pas un mot. Dis-moi que c’était purement par intérêt, parce que t’aurais été incapable d’expliquer pourquoi t’as regardé une patiente sauter de la falaise sans agir.” Si elle ment, la brune le verrait. D’ici, elle voit le moindre détails sur son visage, la moindre lueur dans ses yeux. Pupilles dilatées ou légère grimace, rien ne lui échappe. “T'es incapable de mentir.” elle insiste, l’empêche de réfléchir pour trouver un mensonge, une excuse. Et pendant ce silence, elle se demande encore pourquoi. Pourquoi elle a vraiment besoin de savoir et d'entendre ces mots auxquels elle ne croit plus depuis longtemps...

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