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 To communicate through silence is a link between the thoughts of man. [Nathaniel, Pietro & Camaël]

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MessageSujet: To communicate through silence is a link between the thoughts of man. [Nathaniel, Pietro & Camaël]    Jeu 31 Mai - 16:19



To communicate through silence is a link between the thoughts of man.

Nathaniel, Pietro & Camaël


Assis sur son lit, le jeune homme regardait par la fenêtre. Tout ce qu’il pouvait voir était un décor sombre dès ce jeudi matin. De la pluie qui flottait à torrent, un ciel gris et le bruit du tonnerre qui n’avait pas manqué de le réveiller. Encore cette nuit, il avait eu l’impression que son lit tanguait, le berçant de gauche à droite, puis de droite à gauche, chose absolument désagréable. Traumatisme du voyage en bateau sans doute. Ce ne fut donc pas très réveillé qu’il fila sous la douche afin de se préparer pour une autre journée. Il allait encore apprendre plein de choses et mettre en pratique ses connaissances. Pour le moment, il ne se débrouillait pas trop mal, mais il avait toujours ce manque du cabinet londonien. Ici, les couleurs étaient trop mornes, pas assez blanches, pas assez flashy.. S’habituer. Seul le temps ferait son travail et les larmes d’anxiété qui avaient coulé la veille sur ses joues pâles avaient été moins abondantes que celles de l’avant veille. Oui, il s’y ferait et le seul moment où Nathaniel ne pensait pas à son malheur était lorsqu’il était en face de patients. C’était toujours dans ce genre de moments que son esprit parvenait à se focaliser sur l’aspect technique et psychologique de la consultation. La barrière entre la vie privée et le travail n’était pas un problème pour lui, il arrivait à bien la mettre, sauf qu’elle ne fonctionnait que dans un seul sens pour le moment.

En effet, Nathaniel n’avait pas de mal à oublier ses soucis pour se mettre au travail, mais en ce qui concernait de mettre de côté le travail pour se retrouver de nouveau les pieds dans sa vie, la chose s’avérait moins aisée. Un tel irait-il mieux ? Ou pouvait-il trouver des solutions plus pertinentes ? En bref, tout un tas de questions qui n’avait pas spécialement de réponses. Après un petit-déjeuner habituel, cela allait être avec un médecin qu’il allait passer sa journée. Il aimait bien varier, car il avait la chance de découvrir plusieurs points de vue et de manières de procéder. Il s’inspirait de tout ça pour avoir la sienne, à son image, et comme il le sentait tout en éliminant les choses à ne pas faire.

Armé de son carnet et de sa plume, le jeune Nathaniel avait mis sa blouse blanche - où son badge ornait le tissu -  qui sentait encore le neuf afin de rejoindre le fameux médecin. Ses yeux s’étaient arrêtés sur sa feuille qui lui indiquait où et quand il pouvait trouver ce fameux monsieur. Le nom très italien qu’il lut sur le papier résonna dans sa tête.

- Pietro V. Paneblanco. Buongiorno. Io sono Nathaniel, fit-il tout seul dans le couloir avec un petit sourire aux lèvres.

Cela l’amusait, car ses connaissances en italien s’arrêtaient évidemment ici. Il avait beau être bilingue anglais-russe en plus d’avoir de bonnes connaissances en allemand, mais le jeune externe ne pouvait pas non plus  maîtriser toutes les langues du monde. Il expira un coup après avoir vérifié qu’il avait tout ce qu’il lui fallait sur lui, entre autre, sa ventoline et de quoi prendre des notes. Il allait voir dans quelques instants le dossier avec lequel il allait commencer. Il ferait la connaissance d’un nouveau ou d’une nouvelle patiente. Il avait aussi hâte de découvrir en quoi était spécialisé ce Pietro. Il avait aussi commencé à cerner qu’il était tombé dans la semaine où des examens bilans étaient en cours. Peut-être que ce serait aussi ça aujourd’hui ou peut-être pas.

Serait-ce un ou une patiente dangereuse ? Ou simplement difficile ? Encore tellement de réponses. Arrivé à destination, il toqua à la porte de la salle qui était indiquée sur sa feuille et attendit le fameux «entrez » qui n’arriva pas à ses oreilles. Il poussa alors lentement la porte, et avança à petits pas comme s’il était là pour cambrioler un bureau tout en ne se faisant pas prendre. Quelques secondes après, il eut l’opportunité de voir non pas une, mais deux personnes.

Deux hommes. Un grand brun distingué derrière le bureau qui était très probablement ce fameux italien, et l’autre, assis dans le fauteuil d’en face : le patient. Ce dernier semblait être juste arrivé, car rien ne semblait avoir commencé. Il jeta un coup d’œil à la pendule juste au-dessus du bureau. Il n’était pas en retard, mais pile à l’heure.


- Bonjour, annonça alors Nathaniel d’une voix polie et douce.Vous devez être Monsieur Panbianco. Je suis Nathaniel Williams. Enchanté.

Le médecin devait sans doute être au courant de son arrivée et Nathaniel s’approcha de lui afin de lui tendre la main en guise de salut. Dans quelques instants, il pourrait aussi découvrir l’identité de l’autre homme - qui devait à vu d'œil bien avoir dans les trente ou trente-cinq ans - grâce au dossier dont il était pressé de jeter un coup d’œil histoire de bien cerner la situation.

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MessageSujet: Re: To communicate through silence is a link between the thoughts of man. [Nathaniel, Pietro & Camaël]    Dim 3 Juin - 0:59

To communicate through silence is a link between the thoughts of man
Camaël & Nathaniel & Pietro
De toute manière les jours sont similaires. Si aujourd'hui c'est cette personne, demain ça en sera une autre. Lorsque Pan se lève il allume la radio pour qu'elle puisse couvrir le silence de la pièce, qu'elle vienne couvrir ses nombreuses pensées dans un esprit. Ses yeux se posent sur son reflet. Sa barbe est mal taillée mais au moins il semble reposé. C'est bien, certainement mieux que tout ce qu'il a fait au cours de la semaine. Un petit sourire accroche ses lèvres. Ce n'est pas l'enfer. C'est un purgatoire. La journée d'aujourd'hui sera similaire à celle d'hier, pareille à celle de demain. Ellison, le nom est écrit sur son emploi du temps. La journée d'aujourd'hui est celle d'Ellison. Aujourd'hui ils vivront dans le même univers, demain l'un retournera de son côté. pensées incohérentes qui se promènent dans l'esprit fatigué de na pas parler.
Pietro secoue doucement la tête avant d'attraper son rasoir, il allume l'eau doucement, siffle un petit air d'autrefois, sa voix est rauque, il ne l'entend pas souvent. La voix est rauque et douloureuse. Le sifflement s'arrête, la radio est préférable, elle laisse place à de la musique plus récente, quelque chose qui ne vient pas de chez lui et qui pourtant se laisse écouter. Au pire ça ne change rien, Pietro est concentré sur le travail qu'il fait. Ne pas couper trop court, Jay disait que c'était bien trop laid, Oscar disait que ça piquait. Ne pas couper trop court, mais taillé cette barbe qui le fait ressembler à un cactus.

Il ne se coupe pas. Ce qui est un petit quelque chose d'étonnant, Pietro est bien capable de faire une chirurgie à coeur ouvert, mais il est incapable de se raser sans se couper. Un petit sourire fier prend place sur ses lèvres et il se juge une nouvelle fois dans le miroir. Pour l'instant tout va bien. Pas de pensées triste. Pas de pensées tout court. L'italien se tourne pour attraper sa blouse et l'enfile avec un autre petit sourire. C'est quelque chose dont il peut être fier. Ce statut. Ça fait un certain nombre d'annees déjà qu'il fait ça et quelque part la fierté de s'occuper des autres ne disparait pas. même si ça consiste à s'occuper des autres dans un hôpital psychiatrique. non. repousse l'angoisse de l'endroit. La panique se lit sur son visage, aussi rapide que violente. Elle reste quelques instants où il se retrouve incapable de respirer, prêt à pleurer à tout instant. Mais la frayeur s'en va.

Pietro reste là, accroché au bidet pendant l'espace de quelques instants. Ses jointures sont blanches maintenant et lorsqu'il lâche la céramique les fourmis passent dans ses mains. Ses yeux remontent vers son reflet une nouvelle fois avant qu'il détourne le regard pour attraper une ardoise et un stylo avant de sortir de sa chambre, laissant une radio toujours allumée.


Le brun fait son chemin vers la chambre du patient. On l'attend déjà. S'il y a quelque chose sur laquelle Pan ne peut se plaindre dans cet hôpital c'est l'efficacité des gardes. Ou bien ceux qu'il a rencontré sont bons. Lorsque l'homme voit le médecin arrivé il hoche doucement la tête avant de prendre le chemin opposé, gardant un regard appuyé sur Camaël Ellison.

Pietro offre un petit sourire avant de se saisir du stylo dans sa main gauche. "Bonjour!" Le sourire qu'il offre de nouveau n'a rien de faux. Et lorsque l'homme lui répond, peut-être surpris, peut-être juste suspicieux, Pan efface à l'aide de sa manche le texte précédemment écrit, ce qui explique pourquoi ses manches sont toujours si sales. "Docteur Panebianco. Rendez-vous ensemble." Il attend bien que l'autre prenne le temps de lire, qu'il hoche la tête avant d'effacer. "Je suis muet" Il n'attend pas de pitié, simplement il se doute que l'autre désire une explication. "Vous connaissez le chemin de l'infirmerie?" Hochement de tête. "Passez devant!" L'autre commence à avancer mais Pan hoche rapidement la tête avant de taper sur l'épaule de l'autre et de lui montrer l'ardoise une nouvelle fois. "S'il vous plait/Merci :)"


Ils arrivent tout de à l'infirmerie indemne. L'autre homme ne parle pas, ne désire pas entendre le son d'une voix, c'est peut être plus simple pour les deux. Pan n'a pas à le regarder comme s'il n'avait pas envie de parler et l'autre n'attend pas une réponse qui n'arrivera jamais. Le médecin fait signe au patient de prendre place sur une des chaises tandis qu'il s'assoit derrière le bureau. Il y a un court moment où les deux se regardent avec que Pietro saisissent de nouveau l'ardoise. "3ème personne arrive, externe." Il ne tient pas non plus à laisser l'homme dans le flou.

"Savez ce qu'on fait aujourd'hui? " Le brun pose son menton sur l'ardoise en regardant l'autre homme, cette fois-ci il attend vraiment une réponse. Il préfère que les gens sachent dans quoi ils s'engagent. Certes ils ont rarement le choix mais ça reste bon qu'ils ne se mettent pas à attaquer sans raison. Personne n'a envie de voir des coups partir.


Ça toque à la porte. Pietro la regarde avec une petite moue. Il ne dit pas d'entrée. Se doute que finalement l'autre va rentrer sans soucis.  Un jeune homme rentre dans la salle et Pan lui offre un grand sourire. Il s'avance en lui tendant la main, le médecin se lève de son siège pour lui serrer la main, signe de politesse, qu'il connait. Roule des yeux en entendant le nom de famille complet. autrefois une telle fierté derrière un tel nom.

Pans secoue doucement la tête avant de prendre l'ardoise une nouvelle fois. "Doc. Pan, Pietro. Pas Panebianco, trop long." Il efface rapidement. "Enchanté Nathaniel. " Parce que les smileys sont aussi ce qui lui permet de faire passer les émotions. 

Le brun se repose sur le bureau en montrant Camaël de la main. Ce dernier souhaite certainement se présenter, non?

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MessageSujet: Re: To communicate through silence is a link between the thoughts of man. [Nathaniel, Pietro & Camaël]    Dim 3 Juin - 16:26




Nathaniel, Pietro & Camaël
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Les lumières dansaient devant les yeux de Camaël. Le monde semblait s’adonner à une sorte de danse rituelle, sans qu’il ne puisse rien y faire. Les ombres, les lumières, les silhouettes, tout se confondait. Etait-ce la fin du monde ? Avait-il commencé à agir trop tard ? Prit d’une angoisse, il n’arrivait plus à respirer. Il suffoquait. Une ombre au visage démoniaque s’approchait de lui. Impuissant, luttant pour ne pas sombrer, il attendait…

Les coups donnés sur la porte de la cellule le réveillèrent en sursaut. L’ancien policier s’efforça de reprendre son souffle. Portant une main à sa poitrine, il senti son coeur battre à un rythme effréné. Derrière la porte, des mots lui parvinrent. Il ne pouvait en saisir le sens. Tentant de se calmer, il analysa la situation. Un regard autour de lui suffit pour qu’il se rappelle l’endroit dans lequel il avait atterrit. Les murs grisâtres et la quasi absence de mobilier firent écho à des souvenirs de la veille, lorsqu’il été arrivé dans cet asile… seul… perdu… Lorsque sa vie s’était arrêtée. Pour la deuxième fois.

Son souffle revenait progressivement avec les souvenirs angoissants de la veille. Mais avant qu’il n’ait eut le temps de les interpréter, la lourde porte s’ouvrit et la silhouette d’un gardien massif se découpa dans la lumière. Ça lui faisait mal aux yeux. Le moindre bruit, la faible lumière, même le léger courant d’air qui passa sur ses bras nus… tout l’agressait. Il était angoissé presque en permanence depuis 8 ans maintenant mais tout avait prit des proportions inconsidérées depuis ce fameux soir. Depuis l’incident. Depuis ce moment fatidique qui lui avait valu d’en arriver là.

Tentant de chasser ces pensées sinistres de son esprit, Cam essaya vainement de comprendre ce que le gardien lui disait. Incapable de se concentrer, il se laissa simplement guider. Il ressentait quelque chose d’assez similaire à l’impression laissée par une soirée fortement alcoolisée… Trop alcoolisée. Mais sans le souvenir agréable de la soirée. Des images lui revenaient, progressivement. Quand on lui avait dit qu’il serait envoyé sur une île. Quand il avait comprit que tout le monde le croyait fou. Son médecin. Son chef. Son coéquipier… Sa femme. Quand on l’avait fait entrer dans l’asile dont il était persuadé pouvoir sortir un jour. Quand on lui avait montré les pièces les plus importantes. Et quand, finalement, on l’avait enfermé dans sa cellule pour la première nuit. Là où il était seul. Enfin. Pas complètement.

Secouant la tête, il s’efforça de chasser ces pensées de son esprit. Ce n’était pas le moment d’avoir l’air fou. Pas pour de vrai. Il se laissa alors emmener sans aucune protestation, et parcouru un long couloir, avant d’arriver à une grande pièce presque vide. Un ou deux autres patients s’y trouvaient déjà. Camaël comprit rapidement ce qu’il avait à faire. Les douches du commissariat de police où il travaillait quelques semaines auparavant étaient assez similaires à celles qu’il voyait. Enfin, celles de Reykjavik étaient tout de même en meilleur état. Et on y était pas surveillés. Le grand brun retira ses vêtements, dévoilant les bleus et cicatrices qu’il s’efforçait d’ignorer depuis quelques temps déjà. Enfin, il se plaça sous une douche et fit couler l’eau.

Mauvaise idée. Cela lui fit l’effet d’un électrochoc. L’eau était gelée. Comme tétanisé, il perdit le souffle pour la deuxième fois de la matinée. Comme s’il se noyait. Comme quand il était tombé de cet immeuble. Impuissant. Et puis, l’eau commença à se réchauffer. Un peu. Bien sûr, elle n’atteint pas les 38°C qui lui convenaient vraiment, mais après  le choc thermique qu’il venait de ressentir, c’était déjà bien. Il était parfaitement réveillé à présent. Le plus vite possible, Cam termina sa douche, se sécha et enfila ses vêtements. Le gardien s’approcha de lui et le ramena à sa cellule.

Sans un mot, sans un ordre, on le laissa s’installer dans la petite pièce qui lui servait de chambre. Le garde restait derrière la porte, semblant attendre quelque chose. L’islandais s’assit sur son lit, attendant à son tour. Ça ne l’arrangeait pas vraiment qu’on le laisse cogiter ainsi. Il n’avait aucune envie de se souvenir de ses rêves, ni des événements qui avait vraiment eu lieu. S’efforçant de penser à quelque chose de précis, il fixa son attention sur les mots qu’il avait entendu le matin même. Il n’en avait pas compris le sens à ce moment, mais des bribes lui revenaient petit à petit. Que lui avait-on dit ? Un médecin ? Une visite ? C’était son premier jour ici, c’était normal de lui faire passer un examen ou une visite de contrôle… quelque chose comme ça… du moins, c’est ce qu’il espérait.

En fait, il n’attendit pas longtemps. Peu de temps après être revenu des douches, il entendit des pas dans le couloir. Et puis, le garde laisse sa place à un grand brun en blouse blanche. Celui-ci entre et écrit quelque chose sur une ardoise. Quoi, il commence déjà à prendre des notes ? Avant même de se présenter ? Non. Le type le regarde avec un sourire et lui présente un « Bonjour » écrit. Légèrement surprit, Camaël lui répond « Bonjour » le plus simplement du monde. Curieuse façon de procéder… Et puis, rapidement le médecin écrit d’autres choses sur son ardoise et lui montre successivement. Il se présente. Panebianco. Un italien. Cam hoche la tête, ne sachant que répondre. Au bout de la troisième fois, l’explication tombe. Muet. C’est fort. Un médecin muet dans un endroit pareil ? Il n’a pas peur celui-là… Enfin, il a surement choisi d’atterrir ici. LUI. Et puis sans attendre, le docteur Panebianco lui pose une question. Il va l’emmener à l’infirmerie. En fait non, c’est lui qui passe devant. Il se lève, tente de se rappeler la visite de la veille. En se concentrant, il se souvient à peu près du chemin. Au pire, l’autre le corrigera. Et puis le grand brun sursaute. Quelqu’un vient de lui taper sur l’épaule. Esquissant un mouvement de recul, il se retourne et fait face au médecin, qui lui présente juste un « S’il vous plait/Merci »… avec un smiley. Il faut vraiment qu’il se détende. Ce n’était pas une « lumière ». Ni un gardien. Ou un patient. C’était juste lui, qui voulait être poli. La situation est trop étrange. Mais il va falloir s’habituer. Le reste du chemin se fait sans embuche. Un silence les entoure. Ce n’est pas un de ces silence pesant et gênant. C’est juste calme. En fait, quelque part, c’est mieux comme ça. Cam en a assez qu’on lui parle sans arrêt, qu’on le prenne pour un demeuré ou un criminel. Qu’on lui pose des questions. Tout le temps. Là, il y a quelque chose de plus simple dans cette rencontre. Le médecin doit être habitué aux cas particuliers alors c’est peut être plus facile pour lui.

Entrant dans l’infirmerie, le type le plus silencieux du monde lui indique de s’asseoir. S’exécutant, il s’installe sur une chaise et fixe l’homme en face de lui. Il n’avait pas vraiment fait attention jusque là, mais c’était quelqu’un qui portait un drôle d’air sur le visage. Il semblait doux, mais aussi triste. Malgré les sourires visiblement honnêtes qu’il lui avait déjà adressé, Camaël voyait qu’il y avait quelque chose de plus complexe derrière ses traits. Au fond de ses yeux. Les restes du métier sans doute. Bon, comment ça allait se passer ? Il allait lui poser des questions par écrit ? Attendre qu’il lui réponde ? L’ausculter ? D’ailleurs, le stylo s’agite et l’ardoise lui fait de nouveau face. Génial. Quelqu’un d’autre est attendu. Si la visite ne le mettait pas encore trop mal à l’aise, ça n’allait pas tarder à commencer. Mais avant même qu’il ait le temps de s’exprimer, nouvelle question. « Savez ce qu’on fait aujourd’hui ? » Levant les yeux vers le médecin, le grand brun fronce légèrement les sourcils. La personne qui lui fait face ressemble davantage à un pédiatre qui aurait voulu faire rire un enfant… Comment ça ce qu’ils allaient faire ? La question était étrange. Mais une nouvelle fois, il n’a pas le temps de s’exprimer et au moment où il ouvre la bouche, des coups sur la porte se font entendre. Surement l’externe. Levant les yeux au ciel, le patient s’enfonce dans le dossier de sa chaise. Comme s’il voulait se cacher. Il n’avait rien contre les externes, habituellement. Mais là, il avait l’impression de devenir une bête de foire.

Evidemment le médecin ne dit pas d’entrer. Il a même l’air gêné. L’espace d’un instant, Cam hésite à le dire à sa place. Mais l’autre est plus rapide et entre à pas de loup. Un blondinet. Un gamin. Celui-ci lui accorde à peine un regard avant de se tourner vers le médecin. Ils n’ont pas l’air de se connaitre, alors ils se présentent chacun leur tour. Williams. Un anglais. Alors, à quelle blague nulle cela peut-il faire référence. Un italien, un anglais et un islandais se retrouvent dans un cabinet médical. L’islandais pète un plomb et tue tout le monde ? Non, pas vraiment idéal pour détendre l’atmosphère. Il sourit dans son coin. Et les autres l’ignorent. Parfait. Avec de la chance, ils vont même oublier que le patient est là. Peut-être même qu’il pourra se carapater sans être vu. Raté. Après une poignée de main, quelques mots sur l’ardoise et des sourires, le brun d’en face le montre de la main. Poussant un soupir, Camaël hésite. Quel comportement adopter ? Autant avoir l’air le plus normal possible. S’efforçant d’avoir l’air détendu, ce qui est surement un peu raté vu l’état d’esprit dans lequel il se trouve, il se lève et fait face au blond. L’islandais est un peu plus grand que lui. Et surtout, plus âgé. Le gamin doit avoir quoi… 20 ans ? 22 ? Ses grands yeux gris clairs semblent encore tellement innocents. Comment ce gosse a-t-il pu se retrouver dans un endroit pareil ? C’était une sanction ? Un bizutage ? Chassant ses pensées de son crâne, le brun lui tend la main, un peu brusquement, et ne le quitte pas des yeux.

-Camaël Ellison. J’espère que vous connaissez le langage des signes. L’italien ne nous cassera pas les oreilles, il est muet.

Bon, c’était complètement nul. Ça allait probablement les mettre tous mal à l’aise… Mais comme d’habitude il avait fallu qu’il essaye de faire une de ses blagues. On lui avait toujours dit que son humour était particulièrement mauvais. Mais c’était plus fort que lui. Toujours. En plus, il avait tout dit en gardant une expression très sérieuse. On allait vraiment le croire fou. Pour maintenant…

BY .SOULMATES

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MessageSujet: Re: To communicate through silence is a link between the thoughts of man. [Nathaniel, Pietro & Camaël]    Mar 5 Juin - 17:09



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Nathaniel, Pietro & Camaël


Les yeux clairs du jeune homme fixaient ceux du médecin face à lui. Il venait de se présenter dans les bonnes formes et dans quelques instants, il pourrait aussi connaître son patient. Le grand sourire que lui avait adressé l’italien avait suffi à rassurer Nathaniel et à le mettre en confiance. Il n’était pas tombé sur quelqu’un d’aigri qui était embêté de se trimballer un externe toute la journée. Il avait eut peu de rencontres comme ça, mais ces dernières restaient toujours désagréables en lui donnant un goût amer des heures passées avec ce genre d’énergumène bien trop prétentieux pour calculer un débutant comme lui. Mais ici, c’était différent. Le grand brun s’était levé afin de lui tendre sa main que Nathaniel avait sans hésitation serrée. Faisait-il partie des potentiels médecins qui faisaient du mal aux autres ? Il devrait ouvrir l’œil, mais à première vue, l’homme avait l’air sympathique.

Ce qui était étrange était qu’il n’avait pas encore prononcé un seul mot. Les gestes et les expressions de son visage lui en apprenaient aussi beaucoup. Il avait bien noté les yeux partis un peu trop haut pour ensuite faire un demi-tour. Il allait savoir bientôt pourquoi, mais il avait noté la réaction à l’instant où il avait prononcé son nom. Et merde. Vu qu’il ne savait pas parler italien, il avait du très mal prononcer la chose..

Mais il eut totalement faux. Le médecin sortit alors une ardoise pour se présenter et rectifier un peu le truc. Pan et pas Panebianco. Trop long. Cela fit sourire, Nathaniel, car pourtant, il savait toujours à quel point les Italiens adoraient exposer leurs noms de famille rien que pour montrer leurs origines ensoleillées qui vendaient du rêve, mais aussi des pâtes à la tomate et des pizzas, soit dit en passant.

Il effaça et écrivit autre chose pour le saluer. Nathaniel ne put retenir un petit rire amusé lorsqu’il vit.. un smiley, chose principalement réservée aux jeunes adultes. La catégorie d’au-dessus voulait simplement imiter les jeunes ce qui était toujours amusant au final. Il l’avait aussi nommé par son prénom. Pouvait-il en faire de même avec lui ? L’Anglais allait rester prudent et s'en tenir aux formalités. Il décida de répondre à sa manière afin de savoir si le brun y serait réceptif. Il leva son pouce droit pour le passer près de son visage avant de faire rejoindre ses deux mains avec ses deux index et ses deux pouces. Il avait souri et mimé avec ses lèvres ce qu’il avait voulu dire :  « Nice to met you »

Par la suite, il s’assit à côté de lui : la consultation pouvait commencer. Il espérait que les présentations n’avaient pas mis mal à l’aise l’homme face à eux qui n’avait pas encore parlé. Le médecin avait alors donné la parole au patient. Ce dernier émit un petit soupir. Être là ne paraissait pas tellement lui plaire, ce qu’il pouvait comprendre. Était-il nouveau ici, ou au contraire un habitué qui connaissait par cœur la mélodie ? Nathaniel jeta alors un petit coup d’œil au dossier papier posé pile entre le docteur Pan et lui. Il regarda aussi ce qui était prévu pour lui et il vit les abréviations pour « examen médical général ». Il releva les yeux près de la date d’arrivée et se rendit compte qu’il était en effet nouveau. La logique de cet examen semblait d’autant plus pertinente pour le coup. Le brun s’était alors levé, chose à laquelle il ne s’attendait pas vraiment vu qu’ils n’étaient pas à l’armée ici, mais l’homme se nommait Camaël Ellison comme indiqué sur le dossier et lui tendait la main en guise de salutations de base. Nathaniel répondit chaleureusement à la poignée, ravi que le brun fasse partie de la catégorie des "gens polis". La phrase qui sortit ensuite de sa bouche eut pour réflexe de faire écarquiller les yeux du blond qui se rassit. Nath avait remarqué qu'il avait été précédemment bien détaillé par le regard du patient. Il avait dû essayer - comme tout le monde - de deviner son âge. Comment allait réagir l'italien face à cette énorme bourde ? Nathaniel se souvenait d'avoir commis une grosse gaffe avec un patient paralysé, mais au lieu d'être gêné, l'homme en face avait éclaté de rire en le prenant bien. Tout le monde le prenait avec des pincettes, si bien qu'une gaffe de ce genre était la bienvenue.

- Enchanté. Et oui comme vous avez pu vous en apercevoir, je le connais, mais simplement les bases alors l'ardoise sera très utile.


Et oui, il avait bien remarqué que le docteur Pan était muet, mais Nathaniel mettait la stupidité - et l’hilarité - de cette remarque sur le compte du stress. Il aurait bien voulu voir l’italien avant la consultation, car le tout ici ressemblait à une pièce mal montée où chacun essayait de cerner l’autre en improvisant. Il savait que certains préféraient parler et laisser les externes regarder, alors que d’autres faisaient l’inverse, laissant l’externe prendre les rênes afin de mettre en pratique la théorie. Alors ici, le blondinet semblait perdu et partagé entre poser la question par écrit à l’italien ou ne pas la poser pour ne pas passer pour un idiot. Il se mit à réfléchir à toute allure, et se disait que personne ne le mangerait s’il se lançait.

- Savez-vous ce qu’on va faire aujourd’hui ?, demanda de prime abord le blondinet de son accent londonien assez chantant et doux.

Il laissa un petit silence planer, se doutant que le patient n’aurait sans doute pas la réponse.

- Je pense que vous en avez déjà fait dans le passé
, continua le blond avec un sourire qui se voulait rassurant même si pour le moment, il avait toujours ce moment étrange d’être le plus jeune qui rassurait les plus grands. On va commencer par un simple bilan général pour s’assurer que tout va bien. Et s’il y a quelque chose qui ne va pas, dites le nous, et nous regarderons ça ensemble.

Il avait bien vu la petite case en plein milieu de la feuille : hallucinations, paranoïa et stress. Peut-être qu’il était atteint de Post traumatic stress.. Il avait envie de voir s’il avait déjà consulté un psy ici alors il tourna machinalement la page du dossier pour y voir des cases vides. C’était donc vraiment sa première consultation ici, mais les choses étaient claires. Bilan général et les spécialisations avec ce qu'ils auraient aujourd'hui approché suivraient avec probablement des psychologues qui pourraient se pencher sur le côté plus  « psychologique » de la chose justement. Eux étaient là pour vérifier sa santé physique et non mentale. Nathaniel se refaisait tout le schéma dans sa tête. Il le connaissait par cœur, mais avait cet immense besoin de se le répéter de peur d'oublier ! La chose commençait par un examen rapide neurologique où ils testaient les réflexes, pour ensuite passer à tout ce qui avait rapport avec le visage ce qui signifiait opthalmologique, ORL et dentaire. La cardiologie et l'examen respiratoire suivait pour ensuite passer à l'andrologie et finir par la podologie. S'ils faisaient tout ça, ils avaient un avantage : que le patient raconte sa vie, ce qui signifierait qu'ils pourraient commencer à cerner quelques problèmes du point de vue psychologique. Trouver une anomalie d'un élément physique qui serait une conséquence indirecte du stress ou encore des hallucinations pourraient d'autant plus éclairer les psychologues. Donner une longueur d'avance aux collègues était plutôt pas mal.

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