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 I'm perfectly fine | Callahan

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PILULES AVALÉES : 45
MIROIR : Troian Bellisario
IDENTITÉ : lothlorien
CRÉDITS : delancey
A DÉBARQUÉ LE : 01/05/2018

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EST ÂGÉ DE : 30 années que Maddison est sur cette terre, bientôt 31. courte vie déjà gâchée.
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MessageSujet: I'm perfectly fine | Callahan   Dim 6 Mai - 18:54




I'm perfectly fine



Elle n'avait pas d'appétit. A vrai dire, Maddison avait l'impression qu'elle n'avait pas eu d'appétit depuis des siècles. Avant même de se retrouver dans un asile psychiatrique, l'américaine avait perdu sa gourmandise, perdant de nombreux kilos. Sa dépression en était la cause, il ne fallait pas être Einstein pour le comprendre. Cependant, depuis qu'elle se trouvait sur Ostrov Island, Maddison avait cette impression que jamais plus on ne lui servirait de la nourriture qu'elle apprécierait. Elle s'y était attendue, bien sûr. Elle s'était attendue à ce qu'on ne les traite pas comme des humains mais plutôt comme du bétail.

Ainsi, elle ne prenait pas de plaisir à se rendre à la cafétéria à l'inverse des autres patients. La salle était agréable à regarder, certes, mais elle n'arrivait pas à s'en réjouir car, bien sûr, elle devait se retrouver parmi les autres. Mads aimait la solitude et l'hôpital ne lui donnait que rarement l'occasion de se retrouver seule. Ainsi, elle n'était jamais à l'abris de la stupidité des autres. Ce déjeuner-là n'en faisait pas exception.

- Tous des gosses... marmonna-t-elle alors qu'elle observait une nouvelle querelle commencer.

Untel avait décidé qu'untel était assis à sa place, alors même qu'on avait pu l'apercevoir à une autre chaise le repas précédent. Maddison, trop fatiguée pour supporter cette scène, se leva et pris son plateau contenant son repas à moitié touché. Pour rejoindre la poubelle, elle devait inévitablement passer près des patients qui commençaient sérieusement à s'énerver. Le regard ennuyé, Mads tâcha de ne pas exprimer son mécontentement pour partir le plus vite possible. Cependant, elle ne s'était pas attendue à se prendre un coup. Sans qu'elle ne l'ait vu venir, le poing d'un des hommes s'abbatit sur le côté droit de son visage, son adversaire ayant évité le coup juste à temps. La force du poing fut telle que l'américaine tomba et sa tête heurta le bord d'une des tables.

Le souffle coupé et se retrouvant quelque peu sonnée, les yeux de Maddison  mirent quelques secondes à retrouver la vue. Portant une main sur son crâne, la trentenaire retint une plainte sous la douleur. Quelques minutes plus tard, elle avait alors reprit ses esprits, elle était conduite par un des gardes à l'infirmerie.

- Je vous dis que ça va, se protesta-t-elle. Je connais déjà le pronostic!

Elle détestait se rendre à l'infirmerie et faire face aux corps médical de l'établissement. Elle aurait du être à leur place. Elle en connaissant beaucoup plus que la plupart d'entre eux, c'était absurde.

- Oui, je vais avoir un oeil au beurre noir. Ils vont m'appliquer de la glace, puis me mettre de la crème. Ensuite ils vont regarder mon crâne, me dire que j'ai eu beaucoup de chance et que tout va parfaitement bien. continua-t-elle avant de poursuivre dans un murmure : Mais ça, bien sûr, vous n'en avez rien à faire.

Elle ne devrait pas s'énerver, elle le savait. Mais c'était plus fort qu'elle. Dés lors qu'il s'agissait de parler à un infirmier, Maddison se renfermait sur elle, son égo prenant un coup.

- Ils ont pas intérêt à me refiler une autre pillule, j'en ai déjà bien assez.

Elle n'en avait pas besoin et, aussi, elle en avait marre que le personnel de l'hôpital essaye de tenir les patients, ou plutôt leurs prisonniers, à carreaux en les dopant le plus possible. Ce n'était pas comme ça qu'ils seraient soignés, au contraire.


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MessageSujet: Re: I'm perfectly fine | Callahan   Lun 7 Mai - 10:18




I'm perfectly fine



Son regard s’était perdu dans le contenu du plateau d’un patient. Il n’avait pas encore eu sa propre pause repas, mais vu la tête du menu, Callahan n’était pas pressé. Comment pouvaient-ils transformer les légumes de la serre en ces bouillies infâmes ? Il fallait vraiment qu’il profite de son jour de repos pour sortir de l’île et se faire des réserves de nourriture potable.
Poussant un soupir, il lâcha enfin l’assiette du regard. Des éclats de voix commençaient à se faire entendre ; deux patients semblaient se disputer. Encore. Le militaire se dirigea vers eux pour leur ordonner de se calmer, mais trop tard : un coup de poing était déjà parti. Celui-ci atteint la mauvaise personne : une jeune femme qui passait par là tomba, sa tête heurtant une table. Fait chier.
Callahan accourut pour séparer les deux hommes, détachant la matraque de sa ceinture. Il en attrapa un par le col, l’étranglant à moitié, le rouant de coups pour le faire lâcher prise.
Un collègue vint rapidement l’aider, et il put enfin s’occuper de la patiente qui s’était accidentellement prise un coup de poing. Callahan avait eu peur qu’elle se soit fait le coup du lapin en tombant, mais elle semblait avoir eu de la chance.

Il laissa alors son collègue s’occuper des deux récalcitrants, aidant la jeune femme à se relever pour l’emmener à l’infirmerie. La tenant fermement par le bras, il restait sourd à ses protestations. Elle prétendait connaître d'avance le pronostic, listant point par point tout ce que l'infirmière ferait - pas grand chose. « Vous avez l’air de vous y connaître » répondit-il, cynique. « Combien de fois par semaine on vous fracasse le crâne sur une table, exactement ? » Ça partait d'une bonne intention : il était réellement inquiet à l'idée qu'elle fasse une commotion cérébrale. Mais la façon dont il avait répondu était terriblement mauvaise. S’il avait connu le passé de la jeune femme, Callahan aurait été mort de honte. Mais il ignorait tout d’elle, des détails de sa vie jusqu’à son nom. Il se forçait régulièrement à lire les dossiers des patients, conscient que si ça pouvait l’aider à comprendre, ça pouvait l’aider à travailler mieux. Il était encore loin d’en avoir fait le tour, cependant - surtout concernant les patients qui ne posaient pas souvent problème, comme ce devait être le cas de celle-ci.
Il haussa les épaules, ne lui adressant pas un regard. « Ça, ce n’est pas de mon ressort. » Les doses de médicament lui semblaient généralement énormes, à lui aussi - mais après tout, il n’était pas psychiatre. Il avait arrêté ses études après le bac : pas de quoi pouvoir la ramener sur le sujet. Et puis, les gardes étaient en sous-effectifs ; les camisoles chimiques données aux patients étaient là pour palier à ça. Question de sécurité.

Ils étaient arrivés devant la porte de l’infirmerie. Callahan toqua, puis attendit ; mais les secondes passèrent, sans réponse. Il essaya une nouvelle fois sans obtenir de meilleur résultats. Alors, sans lâcher l’emprise qu’il avait sur le bras de la patiente, il attrapa la radio accrochée à sa ceinture. « Echo ici Delta 1. J’ai une patiente blessée, est-ce qu’une infirmière est disponible ? » L’appareil grésilla une seconde, avant qu’une voix n’en émane. « Négatif, la seule infirmière en service s’occupe d’un patient en salle de torture. Et avec ce qu’il s’est pris... » Un rire résonna un instant avant que le canal ne soit coupé. Callahan serra les mâchoires, agacé.
Est-ce que ses collègues avaient toujours été tarés, ou est-ce que c’était en travaillant ici trop longtemps qu’ils l’étaient devenus ?
Il avait les failles qu’il avait, mais le militaire voyait une nette différence entre user de violence pour punir, et y prendre plaisir. Peut-être que son père avait raison, après tout. Peut-être qu’il était trop sensible.

Son regard croisa celui de la jeune-femme, hésitant une seconde. C’était tentant de la croire quand elle disait qu’elle allait bien, de la laisser retourner dans sa chambre sans s’emmerder plus longtemps. Mais il avait vu la scène. Le choc avait été violent - il n’était pas question de rigoler avec ça. Qu'une patiente soit blessée sous sa surveillance était une chose - qu'elle en meure en était une autre. Il ne voulait pas prendre de risque. Il n’avait peut-être pas de connaissances médicales poussées, mais il avait tout de même de bonnes bases en soins de premier secours. Il pouvait toujours jeter un oeil en attendant que l’infirmière puisse se libérer.
Il rattacha la radio à sa ceinture, passant son badge dans le lecteur de cartes. « Entrez. » Il referma la porte derrière eux et lui fit signe de s’installer sur la table d’examens, allant aussitôt se laver les mains. Celle de gauche était recouverte de carmin ; son propre sang. L’un des patients qu’il avait dû séparer lui avait planté une fourchette dans la main pendant qu’il le matraquait ; Callahan l’avait vaguement senti, sur le moment - la douleur commençait tout juste à se réveiller. Il aurait le temps de s’en préoccuper plus tard, son service était bientôt terminé. Il se contenta donc de serrer une serviette en papier dans la paume de sa main pour ne pas mettre de sang partout, récupérant une poche de glace pour la tendre à la jeune femme. Il fallait croire qu'au moins une partie de ses prédictions étaient vraies. « C’est comment, votre nom ? »


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MessageSujet: Re: I'm perfectly fine | Callahan   Sam 12 Mai - 17:42




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Elle tentait de se convaincre que ce n'était que de la colère et de l'injustice. Qu'il n'y avait rien d'autre qui lui fasse haïr l'infirmerie et tout le personnel médical de cet hôpital, à l'exception peut-être de sa nouvelle psychiatre. Cependant, la vérité était bien plus grande. Elle en avait peur. Elle avait fini par angoisser à l'idée de confronter ce monde auquel elle aurait du appartenir. Ce monde auquel on l'avait arraché et où elle ne se sentait plus à sa place, malgré la presque décennie à l'étudier. Passer de docteur à patient l'avait perturbé plus qu'autre chose et elle s'était rendue compte que cela avait été une de ses plus grandes hantises. Elle était directement confrontée à son échec et toutes les désatreuses décisions qu'elle avait pris au cours de sa vie. Ainsi, Maddison cachait sa peur par de la colère et un caractère irrespectueux. C'était plus fort qu'elle. Comme si son corps entier la poussait à aller dans cette direction. Une direction qui était loin d'être celle de la guérison et donc de sa fin de séjour sur Ostrov Island.

- Croyez-le ou non, cet accident n'est pas mon premier. Et seulement une fois auparavant je me suis rendue dans un hôpital pour une commotion cérébrale et ce parce que j'avais su que c'était nécessaire. Alors, croyez-moi, je m'y connais.

Oui, elle avait déjà eu une commotion cérébrale. Elle s'en souvenait parfaitement puisque son défunt mari avait été l'origine de cette blessure. Après qu'elle ait perdue connaissance, Maddison avait du vaincre sa peur et convaincre son mari de l'emmener à un hôpital, quand bien même il y avait de grand risque qu'ils découvrent ce qui était réellement arrivé. Mais, Shane était un beau parleur. Il avait parfaitement réussi à entraîner le personnel médical à croire à une stupide chute dans la salle de bain. Et personne n'avaient cherché à comprendre les divers autres bleus marquant le corps de Maddison, alors. C'était ce jour-là qu'elle avait compris qu'elle était seule. Définitivement seule.

Ils arrivèrent finalement à la porte de l'infirmerie et Maddison tâcha de rester calme alors même qu'une voix lui criait de s'enfuir et de tous les envoyer chier. Mais elle n'en fit rien et attendit, agacée, qu'on vienne leuir ouvrir. Mais il ne semblait il y avoir personne. Elle aurait pu espérer qu'il la laisse partir mais elle se doutait que le garde, Rhodes avait-elle lu sur son badge, n'était pas du genre à désobéir aux règles. Elle ne put s'empêcher de lui envoyer un regard choqué lorsqu'elle entendit la conversation sur sa radio.

- Comment pouvez-vous accepter ça? lui demanda-t-elle l'air accusateur.

Elle avait lu sur son visage qu'il semblait agacé, lui aussi, mais elle n'était pas bien sûre de la raison. Etait-ce parce qu'elle avait entendu et que ça donnait une plus mauvaise image encore au personnel de l'hôpital ou était-il contre ces actes sadiques lui aussi? Elle l'ignorait. Malgré tout, cela lui donnait une plus grande envie de s'échapper, ne souhaitant pas se retrouver seule avec un garde en l'instant présent. Mais elle n'eut d'autre choix que d'obéir et entrer dans l'infirmerie lorsqu'il le lui ordonna.

Elle appliqua la poche de glace qu'il lui tendit et la posa contre sa blessure, les yeux posées sur celle que Rhodes, lui, s'était faite lorsqu'il était intervenu.

- Maddison Ingram, répondit-elle avant d'enchainer : Je peux vous soigner. Entre vous et moi, celui qui a besoin de soins c'est vous.

Elle s'était proposée naturellement. Parce que ce n'était pas la première fois qu'elle soignait mais aussi parce qu'elle voulait prouver ces compétences au sein de cet hôpital. Elle était une patiente, oui, mais elle avait été plus longtemps encore étudiante en médecine. Elle voulait prouver à ceux qui la dénigraient qu'elle savait de quoi elle parlait. De quoi elle était capable.

- J'ai fait huit années d'études en médecine, ajouta-t-elle pour donner de la validité à ses propos. Vous pourrez le lire dans mon dossier.


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MessageSujet: Re: I'm perfectly fine | Callahan   Sam 12 Mai - 21:57




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L’écoutant protester, Callahan plongea son regard dans le sien, ses iris bleues semblant sonder celles, plus foncées, de la jeune femme. Pour être honnête, la façon dont elle s’exprimait le perturbait. Ses mots semblaient choisis avec soin, son discours était cohérent - presque pédant, parfois. Non seulement elle avait l'esprit clair mais elle était également intelligente, cela crevait les yeux ; et le militaire détestait cela. Parce que, de l’expérience qu'il avait ici, c’était souvent le trait d’une plus grande dangerosité. Mais surtout parce que cela lui rappelait désagréablement combien la frontière qui les séparait était mince. C’était lui qui essayait de faire régner l’ordre, elle qui prenait les médicaments. Mais en vérité, si on lui avait diagnostiqué son syndrome post-traumatique, s’il en avait développé de nouveaux symptômes avec les horreurs qu’il avait vu sur le front, ou encore si personne ne s’était interposé à temps, quand la rage l’avait fait se retourner contre son Major ; il aurait pu être à la place de cette jeune femme, à essayer de faire entendre sa voix comme si elle comptait encore pour qui que ce soit.
« Vous aviez peut-être eu la chance d’avoir des symptômes assez clairs. Parfois, c’est plus pernicieux. » répondit-il, détournant froidement le regard. L’idée de demander comment elle s’était faite cette commotion l’avait bien effleuré, mais à l’évidence, ils étaient loin d’être assez proches pour se le permettre. Alors il reprit, légèrement agacé : « Si je vous emmenais en isolement ou en salle de torture, je comprendrais que vous essayiez de négocier comme ça… Mais franchement, qu’est-ce que vous avez de si passionnant à faire pour ne pas vouloir risquer perdre 30 minutes à l’infirmerie ? » De son point de vue, le quotidien des patients semblait interminable - plus encore que le sien, qui avait au moins l’avantage de donner un but à ses journées et la perspective de quelques week-ends loin de ces lieux.

Ils étaient arrivés à l’infirmerie, dont la porte restait résolument close. La réponse du collègue qu’il avait alors appelé l’avait profondément agacé, mais ce n’était rien comparé au sentiment de révolte que cela semblait avoir provoqué chez sa patiente. Il répondit à sa question d’un haussement d’épaule, avant de réciter d’une voix éteinte : « Nous n’avons pas assisté à la scène, c’était peut-être nécessaire. » Il ne pensait pas un seul des mots qu’il prononçait ; il connaissait suffisamment ce collègue pour savoir que la violence gratuite le faisait littéralement bander. Un sourire las s’éprit de ses lèvres, avant qu’il ne reprenne finalement : « C’est en jouant les héros combattant l’injustice que j’ai atterrit ici : honnêtement, ça calme. » Son plan consistait désormais à faire profil bas jusqu’à ce que ses supérieurs acceptent enfin de le muter ailleurs. Rhodes était prêt à aller n’importe où, même à repartir en Afghanistan - n’importe quoi tant qu'il n'aurait plus cette impression d’être prisonnier de cette asile de fous, lui aussi.

Utilisant son badge, il avait pu les faire entrer dans l’infirmerie, et après s’être lavé les mains, donner une poche de glace à la jeune femme. Il répéta son prénom pour le retenir, avant que sa proposition ne lui arrache un sourire moqueur. Ouais - comme s’il allait laisser quelqu’un atteint de troubles mentaux, et le détestant probablement pour son simple rôle dans l’hôpital, s’occuper de sa plaie. Elle espérait probablement lui vider le désinfectant dans les yeux ou lui planter un scalpel dans le bras pour s’échapper, il n'était pas naïf à ce point.
Son sourire s’évanouit pourtant quand elle mentionna les études de médecine qu’elle avait fait. Peut-être était-ce un mensonge, mais instinctivement, il la croyait. Elle avait cette façon de s’exprimer, depuis le début, qui le faisait se sentir, d’une certaine façon, inférieur à elle. Huit années de médecine expliquaient tout - et il sentit toute crédibilité lui échapper. Que devait-elle penser des capacités médicales d’un type qui avait arrêté ses études après le lycée pour rejoindre l’armée ?
Serrant les mâchoires, il refusa l’offre. « C’est rien, je verrais plus tard - je peux survivre avec quatre petits trous dans la main. Par contre je ne donne pas cher de votre peau si vous retournez dans votre cellule avec une plaie non désinfectée, et encore moins si vous aviez vraiment une commotion. » Résolu, il attrapa une bouteille de désinfectant et des carrés de coton, s’approchant afin d’observer la plaie que la table avait peut-être laissée sur le crâne de la brune. Mais au moment où il allait écarter ses cheveux, il s’immobilisa. La serviette de papier dans laquelle il avait enroulé sa main était déjà gorgée de sang. La plaie ne lui avait pourtant pas paru profonde.

Il eut un instant d’hésitation, avant de s’écarter d’un pas, poussant un soupir. C’était stupide. Il allait mettre du sang partout, sur elle y compris. Qu’est-ce qu’il avait à perdre à la laisser faire ? Elle était si mince qu’il pesait probablement 20 kg de plus, et il était armé. Il ne semblait pas trop stupide de penser que si elle tentait quoi que ce soit, il aurait le dessus. « Ok, si vous voulez. Mais vous n’échapperez pas à un check up non plus... par une vraie infirmière, avec un peu de chance. »


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