AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Nous avons besoin de psychologues et de médecins.
D'ailleurs, pensez à nos scénarios, ils sont très attendus ! ♥
Merci de jeter un coup d'œil aux pathologies du forum.

Partagez | 
 

 dismal chords – morrilov

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
PILULES AVALÉES : 164
MIROIR : Tyler Joseph
IDENTITÉ : Dragon
CRÉDITS : ©Dragon ++ ©endlesslove
A DÉBARQUÉ LE : 21/08/2017
better than the drugs
SITUATION : il transporte quelques histoires, mais elles commencent à se faire vieilles et à s'estomper un peu
EST ÂGÉ DE : il a 25 ans dans les os
avatar

MessageSujet: dismal chords – morrilov   Ven 5 Jan - 0:29

dismal chords
morrilov

But I'm weak and what's wrong with that? Boy, oh boy I love it when I fall for that ++ Weak


Y'a comme un ongle rongé entre ses tours de garde. Il fait un signe de tête à son binôme d'la journée. C'est bon, tu peux foutre le camp, aller fourrer dans les placards, t'planter des aiguilles dans le bout des bras, tabasser un mec parce que ça t'tente. Clyde le regarde passer la porte des cuisines, il le dévisage sans gène. Des visages au visage, des facettes craquelées. Clyde tourne la tête quand il s'aperçoit qu'il fait que fixer la porte depuis qu'l'autre mec est parti. Il s'enfermerait bien dans sa chambre, dans son armoire, il se planterait bien les mains dans la planche de bois pétée, il fouillerait bien dans son trésor caché. Il renifle, s'passe une main devant les yeux, frotte un peu parce qu'ils piquent, il dort pas assez. Le matin file, il est tôt, Clyde s'ennuie, observe les gens, des petites fourmis aux crocs de loup, il a l'air loin. Le binôme revient finalement avec un truc blanc accroché à la barbe, sur le menton. Clyde ricane à moitié. « C'était bon le p'tit déj' ? » L'autre mec le regarde bizarrement, Clyde s'en fiche, il passe de la cafétéria aux cuisines. Les patients tournent comme les gardes, ça aurait pu faire une jolie danse, mais les patients et les gardes ne savent pas danser. Clyde, il esquisse des mouvements, des fois, quand il est paumé. Y'a des soirs où il dansait, avec Semyon, quand ils partaient high as fuck de chez eux pour aller s'jeter dans les bars. Sur le trottoir, ils trébuchent, ils se reposent l'un sur l'autre pour pas s'vautrer. Y'a une sorte de black out et ils se retrouvent au milieu des corps qui dansent, des pulsions rythmées à l'intérieur du cœur. Y'a Clyde qui sourit comme un con et qui commence à bouger, lui aussi, et ils sont là, un peu trop collés, Clyde s'en rend pas trop compte, et ils dansent et l'image est beaucoup trop vivide. Clyde secoue la tête, cligne des yeux. Il secoue deux trois fois et il se concentre sur la petite pièce, les fours allumés, les trucs qu'il faut surveiller.

Ça sent bon. Au lieu du pain habituel, c'est des sortes de biscuits que les patients cuisinent. Ils sont silencieux, ils le regardent pas, et, Clyde s'en rend compte que maintenant, y'en a un des trois qui lui est pas inconnu. Il s'mord les lèvres pour les déchiqueter un peu, parce que bordel de merde, c'était pas prévu aujourd'hui d'partir une engueulade au milieu des cuisines. Il fait rouler ses talons et gigote un peu, il sait pas trop quoi faire, il veut pas crier ni s'faire crier dessus. Alors il s'approche, il se plante juste à côté et il attrape la farine. Il tremble un peu des mains en tendant le paquet à Semyon. « Tiens. » Il tente un regard, le fait retomber sur ses pieds, grimace comme un con et espère de tout son cœur que la bonne humeur, elle s'est propagée dans tout l'hôpital, aujourd'hui, pas seulement chez lui.
GASMASK
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PILULES AVALÉES : 610
MIROIR : Stephen James
IDENTITÉ : anesidora (Emily)
CRÉDITS : cproject. (avatar) » bat'phanie (signature) » whoiselijah (gifs) » dragon (crackship)
A DÉBARQUÉ LE : 03/07/2017

SITUATION : Quelque part entre le désir et le néant total.
EST ÂGÉ DE : 26 ans.
avatar

MessageSujet: Re: dismal chords – morrilov   Mer 17 Jan - 23:25




clyde + semyon
dismal chords ;
Aujourd’hui… atelier cuisine et cookies.
Ô joie.
C’est vers les sept heures du matin que tu prends ton petit-déjeuner, en compagnie d’une ancienne amie de Moscou qui s’est retrouvée par malheur ici. Dans un silence relatif, comme d’habitude, avec les couverts qui claquent en arrière-fond et des discussions intempestives. T’as l’regard vissé sur ton assiette, le porridge disparaît dans ta bouche par plâtrées. Tout pour gagner quelques minutes de solitude avant leurs animations de Noël.
Conneries de Noël, oui.
Tes pensées s’envolent vers ta psy. C’est elle qui a insisté pour qu’t’y participes, jusqu’à t’en rabâcher les oreilles, tout ça pour t’éviter de retomber à l’isoloir. Tu lèves les yeux au ciel et attrapes ton plateau repas vide. Signe de tête unique à la Russe en guise de salut, et tu pars retrouver la quiétude des couloirs vides.

C’est de pire en pire, quand tu découvres vingt minutes plus tard la nounou qu’on a choisie pour vous garder. L’avant suit le maintenant à la queue leu leu quand tu vois la gueule de Barrow se dessiner dans l’encadrement d’la porte. Flash d’un dernier Noël. Ouais, le vingt-cinq décembre dernier, vous l’aviez passé ensembles. Traînant dans les bars d’Edimbourg et s’échouant à quatre heures du matin dans ta piaule moisie, avec vos esprits embrumés par l’alcool et la came, se soutenant l’un l’autre pour pas s’écrouler. Trop proches. Beaucoup trop proches. T’as une bouffée d’chaleur. Tu baisses la tête devant le garde et passes sans céder à la tentation de le regarder.
Les premières minutes se passent bien, dans la mesure où tu fais de gros efforts pour te concentrer sur la pâtisserie et occulter l’Écossais de la pièce. Tu lis en diagonale la recette, mélanges des ingrédients, mélanges les lignes d’instruction, mélanges le sel et le sucre. La pâte arbore une couleur brunâtre, et t’es mine de rien plutôt fier, avant d’entendre des pas qui s’rapprochent. « Tiens. » Une main entre dans ton champ de vision. T’as une hésitation brève, un petit froncement de sourcil, avant que tes doigts ne s’enquissent du sachet. En se gardant bien de toucher par mégarde sa peau. Sourire forcé sur les lèvres, il y flotte naturellement au bout d’une seconde. Tu t’autorises à déterrer le Semyon de l’année passée. Un bout de votre ancienne connivence. « Tu trembles. Tu viens d’t’en enfiler une ou deux ? » ça trotte dans ta tête, et pourtant tu ne dis pas un mot. Pas en face des autres patients. Tu n’es plus en colère au point d’le vouloir viré pour quelques grammes de chimères en poudre. « Merci. », c’est tout c’que tu lui souffles, à mi-voix. Tu ouvres le paquet de farine dans un panache de poussière immaculée, qui n’est pas sans rappeler tes considérations d’il y a trois secondes, et tu t’obliges à enfoncer ton regard dans le chocolat pour ne pas inspecter le garde. L’envie d’profiter de cette liberté chimique t’infecte, elle-aussi, mais tu la balaies au vent. Pas besoin de penser à ça maintenant.

L’esprit ailleurs, c’est ce qu’il a fallu pour que tu fasses la première connerie de la journée, à savoir verser sans compter la farine dans la pâte. « Merde ! » Et on arrête brusquement le flot – trop tard, voilà déjà toute la préparation submergée de neige solide. Tu observes un moment le gâchis – maudite Mendoza. « Quelle connerie aussi, ça. On n’a pas idée d’demander des cookies de Noël à un mec qui sait à peine se faire des pâtes. » Zut, t’as dit ça tout haut ?
Tu empoignes le fouet et tentes de réparer ça, en revenant à Clyde. « Te fous pas d’ma gueule, toi. » Amusé sur le fond, de ton côté tout à fait ridicule. Heureusement que tu ne t’es pas affublé de leur tablier trônant à côté des œufs – quoique ça t’aurait évité le pull maculé de blanc. Pour l’instant, tu essaies juste d’enclencher le monde social. Laisser Semyon première version prendre un peu de place. « L’était pas sensé avoir un garde collé à tes basques ici ? » Histoire d’éviter de se faire dépasser par les patients, au cas où, tout ça. On les voit souvent traîner en paire dans l’établissement, comme de sinistres couples d’amants. « Ou tu lui as proposé meilleur territoire ailleurs ? » Faux mouvement, la moitié de la farine restante jaillit hors du saladier. Tu soupires et te reconcentres dessus.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

dismal chords – morrilov

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Chants Nains
» Dismal Crow - Présentation
» Alone in so dismal a place [PV Rim]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ostrov Island :: A walk in Ostrov Island :: The Murder House-