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 À l'image de mon être vide × Nirisak

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MessageSujet: À l'image de mon être vide × Nirisak   Mer 27 Déc - 0:13


à l'image de mon être vide
Nirina & Isak

« Quand Don Juan descendit vers l'onde souterraine et lorsqu'il eut donné son obole à Charon, un sombre mendiant, l'oeil fier comme Antisthène, d'un bras vengeur et fort saisit chaque aviron. »
« Tu trouveras tous les vieux dossiers au sous-sol, ne t'en fais pas c'est bien éclairé! Et il y a souvent des gens dedans! » Allez savoir si la dernière justification est des plus rassurantes. Mais une chose est sûre. Isak allait tuer le garde qui lui avait filer cette info.

Il refusait de lui parler. Chose sûre et certaine, Isak ne lui parlerait pas. Sa fierté lui refuserait. Sa fierté et toutes les fibres pensantes de son corps refusaient de se retourner vers la jeune femme. Et l'entièreté de son esprit était d'accord. Ses yeux restaient braqués sur le dossier qu'il tenait en main comme si c'était la chose la plus logique qui soit. C'était le nom d'un patient qu'il ne connaissait même pas. Killian? Isak ne se souvenait même pas qu'ils avaient accueilli un patient de ce nom là. Mais semblait-il que ce soit le cas. Et ce Killian semblait avoir été victime de nombreux troubles comme de... -Oui oui, jouer l'autruche Isak pouvait continuer longtemps, il n'avait aucune envie de lui faire face.-... et puis des petites migraines aussi.
Si Vespucci l'appelait il était sûr que son coeur allait lâcher. Parce qu'il avait aimé cette femme. Mon dieu qu'il l'avait aimé plus qu'il avait aimé n'importe qui dans ce monde à part sa fille. Il avait aimé cette femme plus que la mère de sa fille, plus que la mère de ses enfants. Mais leur relation avait finie comme toute ses relations finissait. Dans les larmes et la tristesse. Sauf que d'habitude il était celui qui amenait ces sentiments, laissait son partenaire dans le désarroi le plus total tandis qu'il faisait son chemin sans s'y intéresser. "l'amour que je t'offre est éternel." Tss. Le médecin ria tristement, ses yeux parcouraient la même ligne depuis quatre à cinq fois mais ses pensées étaient trop occupées à fonctionner seules pour qu'il s'intéresse à les balbuties du papier. Il devait déjà gérer celles de ses pensées.

Comment s'etaient-ils retrouvés ici? Isak était descendu le premier. Dans l'idée de trouver quelque chose -voilà que c'est un quelque chose dont il ne se souvient plus du tout, qu'était-il venu chercher en premier lieu?-. Et c'était un autre chose qui avait attirer ses yeux.  La porte s'était ouverte, ce qui en soit, lorsque l'on est au sous-sol n'est pas non plus des plus communs. Ses yeux s'étaient posés sur la dernière personne qu'il avait envie de voir et, les dents crispés, le médecin s'était enfoncé plus loin dans les dédales de cartons. Il semblait tout bonnement logique qu'elle l'ai vu, sa corpulence ne le permettait pas de passer inaperçu au sein d'une montagne de cartons. Mais si elle l'avait vu à ce moment là, Vespucci n'avait rien dit. Il ne pouvait en être que des plus reconnaissants. Après quelques instants, en attendant qu'elle s'enfonce à son tour vers une autre pile de carton, il s'était avancer sans trop être capable de voir où il allait, faisant glisser cette tour de dossiers au sol. « no chert! » Ses yeux allèrent des papiers au sol vers la jeune femme, il évita le regard, décidant que finalement la situation serait mieux s'il partait.

Mais l'hôpital est vieux, rouillé. Et tandis qu'il attrape la poignée cette dernière lui reste entre les mains. Sachant qu'il doit tirer la porte vers lui pour qu'elle s'ouvre, Isak est victime d'un moment de doute. Est-ce qu'il vient vraiment de se passer ce qui vient de se passer? Il tient la poignée dans sa main tandis que dans l'autre, le dossier d'un patient. « oh, je suis sûr que tu te fous de moi... » Le russe s'adresse à une porte, incapable de lui répondre, qui le place d'un un état des plus nerveux. Il lance finalement la poignée contre le mur avec un cri de rage qui peut sembler des plus enfantin. Ses yeux ne se détournent pas vers la jeune femme et sa tête vint se poser contre le métal froid de la porte. C'est trop. Lui qui ne pleure pas sent presque les larmes monter aux coins de ses yeux. C'est trop
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Et puis dans le whisky, tu as noyé ta peine, tandis que la tristesse s’écoulait dans mes veines.Aux élans de mon cœur alors tu répondais, dans ton propre malheur, par l’agressivité.
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MessageSujet: Re: À l'image de mon être vide × Nirisak   Mar 16 Jan - 0:41

“À l'image de mon être vide”


Isak & Nirina

Sorry means you feel the pulse of other people's pain as well as your own, and saying it means you take a share of it. And so it binds us together, makes us trodden and sodden as one another. Sorry is a lot of things. It's a hole refilled. A debt repaid. Sorry is the wake of misdeed. It's the crippling ripple of consequence. Sorry is sadness, just as knowing is sadness. Sorry is sometimes self-pity. But Sorry, really, is not about you. It's theirs to take or leave. 


Dans un couloir désert, la mâchoire crispée, les ongles tailladant sa délicate peau sous les assauts du poing qui se serrait toujours plus, Nirina essayait de ne pas perdre patience. “ N’insistez pas Viktor, je vous dit que son dossier n’y sera pas.” Voilà une leçon qu’elle pourrait retenir à l’avenir, avant de vouloir s’amuser avec un patient, encore fallait-il qu’elle réfléchisse à toutes les conséquences que pourraient avoir ce jeu. “ Vous voulez que je continue à être vos yeux et vos oreilles dans ce cloaque ? Alors ramenez-moi le dossier de Volansky, je suis sûr que ce patient est mêlé à la mort de ma soeur !” s’emporta-t-il. La tempête grondait en elle, faisait chauffer son sang, vibrer son squelette d’ivoire tout entier, furieuse de voir que désormais elle était autant au service de son espion qu’il était à son service. Le jeu lui filait entre les doigts, elle sentait que le marionnettiste s'empêtrait dans ses multiples ficelles de manipulation au point de laisser le pantin prendre le dessus. “ C’est bon je m’en charge.” obtempéra-t-elle finalement en tournant les talons, avec la ferme intention de lui ramener ce dossier pour le lui faire avaler et l’étouffer avec.

Pour la première fois depuis son arrivée, la jeune femme descendait la volée de marches dont la profondeur semblait la mener tout droit dans les entrailles de la terre. Quelques ampoules éclairaient son chemin, leur lumière beaucoup trop faible s’évanouissait bien vite dans les ténèbres qui s’empressaient de les engloutir avec voracité. Le froid lui faisait s’entre-choquer les côtes et Nirina commençait à regretter d’avoir accepté la requête de Viktor. Son ombre se projettait sur les parois remplies de toiles d’araignées mais la psychologue se forçait à ne pas la regarder, l’aspect fantomatique et déformé de l’ombrage l’effrayait beaucoup trop. Bientôt une porte indiquant qu’il s’agissait de la salle des archives apparue dans son champ de vision et un regain d’espoir frappa Nirina en songeant que son calvaire prendrait bientôt fin. Ce qu’elle n’avait pas prévu, c’est que son calvaire venait en réalité de commencer lorsqu’elle poussa la porte pour s’engouffrer dans la pièce. Un tourbillon d’émotion lui vrilla l’estomac et se fracassa contre son cerveau dans le seul but de la mettre K.O. lorsqu’elle vit qu’elle n’était pas toute seule. De la honte à la colère en passant par le chagrin et la mélancolie, Nirina était en proie à un véritablement déferlement de chaos causé par la seule vue d’Isak. Lui préférait continuer à fixer le dossier qu’il tenait entre les mains, bien décidé à ne pas lui jeter le moindre regard. Elle dû se faire violence pour arrêter de songer que ce côté cabochard lui avait plu autrefois. Peu à peu les souvenirs, les causes et les conséquences de la fin de leur histoire commençaient à refaire surface à mesure que son regard dévisageait toujours celui qui avait un jour ravi son coeur, et la douleur se ravivait elle aussi. Il voulait l’ignorer et elle songea que c’était préférable pour eux deux, alors elle s’avança dans la salle et partie fouiller les archives dans son coin, avec la même assiduité qu’avait eu Carter à la recherche du tombeau de Toutânkhamon. Elle préférait mettre toute son attention dans la poussière qui irritait son nez, les feuilles qui glissaient sous ses doigts, les noms d'innombrables inconnus aujourd’hui oubliés, plutôt que de songer à celui qui se trouvait derrière elle, et se dire qu’elle avait peut-être fait la plus grosse erreur de sa vie mais que cette erreur était justement un mal nécessaire. Seulement,  comment était-elle supposée l’ignorer s’il ne faisant rien pour l'être ? Son regard s’était automatiquement tourné vers la source du bruit et donc de son auteur lorsqu’elle entendit une pile de dossier s’effondrer au sol. Entendre sa voix lui fut encore plus insoutenable que de le voir, mais c’était plus fort qu’elle, Nirina n’arrivait pas à dérober son regard. Elle ne pouvait que retenir un soupir de soulagement en le voyant renoncer à cette cohabitation, préférant regagner la sortie.

Alors que ses yeux continuaient d’accrocher la silhouette d’Isak qui s’éloignait, ils s'agrandirent de stupéfaction en assistant à une scène qui sonnait finalement le début du calvaire pour eux deux. Elle n’esquissa même pas un mouvement de recul lorsqu’elle vit le psychiatre céder à un accès de colère en jetant la poignée hors d’usage, elle le connaissait, elle savait que s’il pouvait se défouler sur les objets, jamais il ne lui viendrait à l’idée de s’en prendre à elle. Du moins voulait-elle s’en convaincre. Alors qu’elle le voyait prostré contre la porte, une horrible envie la poussait d’aller à sa rencontre, de vouloir le rassurer. Mais elle se savait plus forte que ça, ils étaient enfermés pour le moment, sans possibilité de s’échapper, deux êtres remplies de sentiments aussi sensible et ravageur que le serait de la poudre à canon. La moindre friction entre eux deux et c’était la déflagration assurée. “Isak.” Son prénom laissait sur ses papilles un goût d’amertume et de regret infect, c’était comme mordre dans de la cendre. “ Je suis désolée.” Elle ne devait pas céder à son envie de tout recommencer à zéro, il fallait qu’elle résiste à cet appel parce que c’était là seule solution envisageable pour son bien à lui. “ J’aurais aimé que ça se termine autrement.” Au final, elle se dit que ce n’était qu’un juste retour de karma, après ce qu’elle lui avait fait, il était normal que le destin l’oblige à rendre des comptes après du psychiatre.

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