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 Et ça continue, encore et encore...

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A DÉBARQUÉ LE : 15/10/2017
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MessageSujet: Et ça continue, encore et encore...    Lun 27 Nov - 22:43


     
Zipporah & Sirrus.
     

     
Et ça continue, encore et encore...

     
L’horloge indiquait à présent trois heures cinq du matin, et Sirrus ne parvenait toujours pas à trouver le sommeil. A vrai dire, s’il avait réussi à dormir ne serait-ce qu’une heure jusqu’à présent, cela devait presque relever du miracle. Enfin, il était pour le moins habitué à ne dormir que très peu… Ce qu’il déplorait le plus était son incapacité à occuper intelligemment : du fait du couvre-feu instauré chaque soir à vingt-et-une heure trente tapante, leurs chambres-cellules se retrouvaient plongées dans le noir pour l’intégralité de la nuit, le courant revenant vers les sept heures du matin. S’il avait eu accès à la lumière, il se serait arrangé pour avoir un livre différent à sa disposition chaque nuit - même s’il commençait à avoir fait le tour de la maigre bibliothèque dont disposait l’île - mais comme il était incapable de voir dans le noir… Il pouvait d’ors et déjà relégué cette idée à l’état de chimère antithétique. Enfin.

Il était donc assis sur son lit, les genoux ramenés sous son menton, oscillant doucement d’avant en arrière. Non, pour une fois cela ne signifiait pas une crise à venir, mais simplement une tentative de se bercer, afin de pouvoir grappiller encore quelques heures de sommeil, s’il avait de la chance. Petit, on lui avait souvent conseillé de compter les moutons, technique soi-disant redoutable pour permettre l’endormissement, mais il n’avait jamais compris cette engouement pour une chose qui ne fonctionnait jamais : il arrivait toujours à attendre des chiffres astronomiques, comptant encore et encore, sans que cela ne le berce jamais. Cela ne constituait, en somme, qu’une distraction des plus singulières, qui lui permettait de rester concentrer sur une activité au lieu de se perdre dans ses pensées et de finir angoissé… Il lui arrivait encore de réitérer l’expérience, sans rencontrer davantage de succès que dans ses jeunesse, juste pour retrouver un semblant de calme et de paix intérieure.

Mais il ne semblait pas en avoir besoin de cette technique si particulière pour cette nuit-ci. Il resta un instant encore à se balancer, avant de reporter son attention sur les étoiles qu’il pouvait voir de sa fenêtre. Il était chanceux, en un sens : d’autres patients voyaient leur fenêtre donner sur un mur, ce qui n’était pas la plus agréable des vue… Il trouvait ces petites lueurs vacillantes très hypnotisantes, et pouvait passer des heures encore à les observer, notant leur disparition furtive, et leur réapparition tout aussi vive. Il ne connaissait pas les constellations, malheureusement, mais avait toujours rêvé de les apprendre, lorsqu’il en aurait l’occasion. Ce qui ne serait pas de si tôt : l'hôpital ne semblait pas vouloir se réapprovisionner en nouveaux livres et, même s’il le faisait, l’avis des patients ne serait probablement pas pris en compte...

Au final, ses diverses activités réussirent à l’apaiser totalement, si bien qu’il finit par se glisser à nouveau sous les draps, ses paupières se fermant presque d’elles-mêmes, accablées par tant de fatigue… Alors qu’il commençait à somnoler doucement, oscillant entre une conscience limitée et le début d’un sommeil qu’il espérait réparateur, il tressaillit en entendant quelques coups discrets frappés à sa porte. A nouveau réveillé, il se redressa sans bruit en observant la porte avec attention : avait-il rêvé ou bien quelqu’un toquait-il réellement à sa porte ? ...

     
(c) crackle bones

     
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MessageSujet: Re: Et ça continue, encore et encore...    Sam 2 Déc - 21:53

“Et ça continue, encore et encore”

Sirrus & Zipporah
The basic tool for the manipulation of reality is the manipulation of words. If you can control the meaning of words, you can control the people who must use the words. There are those whose primary ability is to spin wheels of manipulation. It is their second skin and without these spinning wheels, they simply do not know how to function. They are like toys on wheels of manipulation and control. If you remove one of the wheels, they'll never be able to feel secure, be whole.


La nuit avait jeté son épais manteau de velour sombre depuis plusieurs heures déjà et pourtant Zipporah continuait de travailler dans son bureau, rédigeant le rapport des dernières opérations chirurgicales, auscultations ou visite des patients alités. Ses doigts pianotaient sur les touches de clavier, les mots défilaient sous ses yeux, tout cela dans un silence monacal. Il fallait que le rapport soit bouclé et envoyé dans la boite-mail du directeur pour le matin, aucun retard possible. La jeune femme s’était mentalement préparée à ne pas beaucoup dormir de la nuit, elle comptait bien laisser De Colombel se débrouiller avec le service médical à gérer. Avoir un trop-plein de travail lui occuperait suffisamment l’esprit pour l’empêcher de penser à son nombril, pendant qu’elle continuerait sa nuit en cachette dans son bureau. Lorsqu’enfin elle pu écrire le point final de son rapport, elle l’envoya sans attendre par e-mail au directeur. Au diable les fautes d’inattentions s’il y en avait, elle n’avait aucune envie de relire ses 150 pages de textes. En jetant un coup d’oeil à sa montre, elle écarquilla ses yeux de stupeur lorsqu’elle se rendit compte de l’heure avancée. Rassemblant ses affaires et éteignant toutes les lumières, elle partit en veillant à fermer à double-tour la porte de son bureau y compris celle de l’infirmerie.

Un silence angoissant régnait dans les couloirs d’Ostrov, seul les talons de la chirurgienne claquant le sol étaient audibles. Tout en continuant à marcher, l’incident survenu quelques jours plus tôt venait frapper aux portes de sa conscience, grignotant une partie de son attention. Se faire surprendre par un garde sous l’emprise de la cocaïne alors qu’elle avait envoyé l’une de ses brebis à son Créateur… Elle avait été stupide et inconsciente de ne pas prendre plus de mesure pour éviter une telle bévue. Elle s’en voulait encore pour sa bêtise, mais la chirurgienne comptait bien ne plus jamais laisser cette faute se reproduire. Et Sirrus semblait être le seul moyen dont elle disposait pour s’en assurer, alors elle fit volte-face et se dirigea vers l’aile réservée aux dortoires des patients masculins. Sirrus Chester Erikson… Une aide inespérée envoyée par son Seigneur, Zipporah n’aurait pas pu rêver mieux que cette brebis aussi docile qu’innocente. Un esprit suffisamment candide et malléable pour croire les récits de la chirurgienne et qui se prêtait sans rechigner à chaque tâche qu’elle lui confiait. Ce fut au cours d’une banale auscultation qu’elle l’avait repérée, avant de décider de le “recruter” .

L’un des avantages à obtenir un grade suffisamment haut comme celui de médecin, c’était celui d’avoir droit à un passe-partout permettant d’ouvrir la plupart des portes de l’hôpital. Hormis celles des chambres du personnel ou de la direction. Si cette sensation de pouvoir aurait enorgueilli n’importe quel individu, ce n’était pas le cas de la chirurgienne. Car l’orgueil était un terrible péché et jamais il ne lui serait venu à l’idée de se vanter d’un tel pouvoir, pas si elle voulait échapper aux flammes du Purgatoire. Arrivée devant la porte de Sirrus, elle toqua pour s’annoncer. “Sirrus ?” l’appela-t-elle doucement “ C’est moi Zipporah.” Elle tenait à ce qu’ils s’appellent pas leurs prénoms, pour instaurer un climat de confiance. La jeune femme déverrouilla la porte et pénétra dans une pièce plongée dans le noir. Il lui fallait plisser les yeux pour qu’elle puisse s’accoutumer aux ténèbres ambiantes. Heureusement la fenêtre offrait suffisamment de luminosité pour lui permettre de se repérer dans la chambre. “ Je peux m’assoir ?” demanda-t-elle alors qu’elle s’asseyait doucement sur le rebord du lit. Un sourire chaleureux venait étirer ses lèvres, elle s’en voulait de réveiller Sirrus à une heure aussi tardive, mais elle n’avait pas le choix. “ J’ai un service à te demander. C’est de la plus haute importance, tu veux bien m’aider ?” Elle croisa les bras sur ses genoux et se pencha dans la direction du patient, elle se comportait comme une adulte s’adressant à un jeune enfant.

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