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Nous avons besoin de psychologues et de médecins.
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 uddina ♖ everybody wants to know if we fucked on the bathroom sink

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PILULES AVALÉES : 1558
MIROIR : la parfaite carey mulligan
IDENTITÉ : Verendrye
CRÉDITS : verendrye
A DÉBARQUÉ LE : 26/09/2016
They think I m insane, they think my lover is strange but I don t have to fucking tell them anything
SITUATION : Esprit plongé dans un océan d'incertitudes et d'amers souvenirs aujourd'hui consumés.
EST ÂGÉ DE : 32 ans
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MessageSujet: uddina ♖ everybody wants to know if we fucked on the bathroom sink   Sam 4 Nov - 21:21



EVERYBODY WANTS TO KNOW IF WE FUCKED ON THE BATHROOM SINK
Des déesses et des mortelles; Quand ils font voir les charmes nus; Les sculpteurs grecs plument les ailes; De la colombe de Vénus. Sous leur ciseau s’envole et tombe; Le doux manteau qui la revêt; Et sur son nid froid la colombe; Tremble sans plume et sans duvet. Musée secret - Théophile Gautier
Nirina est mécontente. Nirina se sent dupée. Nirina a bien l’intention de faire tomber des têtes. Viktor ne l’a pas mise au courant de la mutinerie qui y a eu lieu il y a quelques jours de cela. Et pour la jeune femme, cette négligence est intolérable. Quel intérêt d’avoir un espion, s’il ne la tient pas informé des chuchotis qui traversent les pierres froides d’Ostrov. Elle ronchonne dans le fauteuil de son bureau, les Raboteurs de parquet piégés dans le tableau en face d’elle sont les seuls témoins de sa mauvaise humeur. Alors plutôt que d’attiser encore plus son irascibilité, ils continuent à poncer le parquet en silence, à mains feutrées. Nirina n’a pas été la spectatrice d’un film d’horreur où les monstres se révèlent le jour d’Halloween pour semer la terreur, elle en a été l’actrice. Pire, elle a était rangée au rang de figurante pour jouer la victime, et sa fierté ne le digère toujours pas. Alors elle sait ce qu’il lui reste à faire, elle ouvre le tiroir du bas de son bureau et farfouille dans le bazar. Elle met la main sur ce qu’elle cherche, le registre des patients avec le numéro de leur chambre. Le nom Viktor Andreassen apparaît devant elle ainsi que le numéro de sa chambre, la 21, l’endroit où elle pourra régler ses comptes. En remettant le registre à sa place, une petite lune immortalisée sur un bout de papier tente de s’échapper en voletant par terre mais Nirina rattrape bien vite la fugitive pour l’enfermer dans l’obscurité de son tiroir.

Dehors, le soleil a fui depuis longtemps et a emporté avec lui les couleurs de l’automne. Vermillon, orange et or sont désormais nappés d’une couche de peinture bleu nuit, rehaussés par le scintillement argenté d’un fin croissant de lune. Nirina refuse d’allumer les lumières du couloir, elle veut rester invisible et accueille l'obscurité comme une vieille amie qui la dissimulerait du reste du monde. Arrivée dans le dortoir des hommes, elle avance tout en comptant le nombre de portes qu’elle croise. Elle compte et recompte, les chiffres s’emmêlent dans son cerveau, 6, 7, 8, 9, 10, ils dansent un tango endiablé entre eux et Nirina n’arrive plus à suivre le rythme. 14, 15, 15, non 16. Merda j’ai compté une ou deux fois quinze ? se demanda-t-elle. Ses doigts viennent égratigner la paroi des murs, glissent sur les panneaux de bois des portes, et elle compte toujours. La jeune femme frissonne de dégoût lorsque ses doigts se piègent dans de vieilles toiles d’araignées, preuve que les femmes de ménage ne s’attardent pas ici. Les chiffres refusent de coopérer, ils s’égarent au détour des chambres devant lesquelles elle passe mais elle n’y prête pas attention et continue sa comptine décimale, 18, 19, 20, 21. Voilà qu’elle touche enfin au but.  Est-elle vraiment arrivée à la chambre 21, celle de Viktor ? Evidemment cherche-t-elle à se persuader, elle a compté comme il le fallait, une porte égale un nombre et ainsi de suite. Elle a compté 21 portes en tout, en rajoutant possiblement quelques unités par-ci par là, mais elle est sûre d’avoir fait le bon calcul. Elle avait été la meilleure de sa classe en mathématiques, elle avait dompté les racines à doubles inconnues, murmuré à l’oreille du théorème de Thalès, chevauché vaillamment les fractions. Alors ce n’est pas elle qui va se tromper dans le nombre de portes compter.

Elle ouvre doucement la porte et essaie de se repérer dans cette pièce où l’obscurité est aussi noir et épaisse que le fond des océans. “ Où est cette foutue lumière” s’énerve-t-elle en tâtonnant partout à la recherche d’un quelconque interrupteur. Elle plisse les yeux, tâtonne des mains pour se prévenir des obstacles et elle voit bouger devant elle une masse étendue.  “ Eh bien alors, on essaie de faire tuer sa psychologue en pensant s’en sortir ?” vocifère-t-elle en arrachant les couvertures du malheureux, le tissu rêche lui érafle la chair de ses doigts si délicats et une odeur de renfermée lui fait froncer les narines. “ Allez debout pauvre incapable, on a des choses à se dire vous et moi.” continue-t-elle à épiloguer, elle le bouscule de la main, agrippe ses épaules et les secoue, tapote ses bras pour le faire sortir des bras de Morphée.

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PILULES AVALÉES : 662
MIROIR : Mark Pellegrino
IDENTITÉ : Dragon
CRÉDITS : ©jeunepadawan – ©ASTRA
A DÉBARQUÉ LE : 27/11/2016

SITUATION : « Il y a quelque chose de pourri dans le royaume du danemark »
EST ÂGÉ DE : Pourriture croûtée, craquelée, vibrée sur ses os qui vieillissent
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MessageSujet: Re: uddina ♖ everybody wants to know if we fucked on the bathroom sink   Jeu 9 Nov - 16:31

EVERYBODY WANTS TO KNOW
IF WE FUCKED ON THE BATHROOM SINK

UDDINA


I'VE GOT A GUN FOR A MOUTH AND A BULLET WITH YOUR NAME ON IT
OUT OF THE BLACK

☾☾☾

mais nous nous sommes le désir
nos vieilles femmes défient le rhéostat des veines
font bander toutes les cicatrices
et se parlent à l'orifice des corps.

notre folie n'annule pas l'efficacité du scandale
les buveurs dartre à la frontière des os
pissent la danseuse
off de leur tête
encerclées aux morsures de la Menterie
il faut s'habituer à partir tous les jours.

les petites filles bandées dangereuses
sèment la mort sur l'autoroute.


(josée yvon, filles-commandos bandées)


On essayait de se frayer un chemin au milieu de la foule, des corps en sueur qui se bousculaient, se déchiraient, se griffaient, de ces odeurs, ces relents infestés, de ces volutes de vapeur venant des steaks qui grillaient, le crépitement se faisait entendre, on trébuchait sur un vêtement et on lançait un regard mauvais à celui qui passait. On avait un endroit au contours flous photographié en tête, une aquarelle aux rebords moisis. Les bouches d'égouts soufflaient des bulles huileuses qui éclataient en éclaboussant les corps morts des bêtes mortes et les carcasses pourries posées sur les échafaudages que les marchands utilisaient pour étaler leurs fruits et leurs viandes en décomposition. On grognait les mots d’une langue étrangère dans le creux des oreilles de ceux qui se collaient un peu trop, on les poussait à grands coups pour les regarder s’écraser sur d’autres êtres, pour les voir se renverser et violer la gravité. Sous la dent se cachaient les vers. Uddi frissonnait dans le sommeil, perdu dans l’inauthenticité d’une pensée vagabonde, dans les cauchemars mêlés aux rêves, persuadé que la Lune qui brillait en hauteur allait venir s’écraser sur lui, s’emparer de son corps, dévorer sa chair, qu’il allait se débattre, déchiqueter sa peau à elle, briser ses os et se les mettre au corps. La rage aux tripes. Sa masse endormie n’était pas celle qu’il fallait raviver. La voix qui s'éleva en ne chuchotant qu’à moitié ne venait ni de son délire, ni d’une espérance oiseuse que sa tête faisait naître pour le narguer. Il ouvrit les yeux subitement, dans un mélange de surprise et d’indifférence profonde, calqué au sommeil et au coma dans de brefs contours, puis se tourna lentement vers celle dont il avait reconnu la voix. « Ah, Miss Vespucci. Quel plaisir de vous voir de si bon matin. » Son ton se voulait sarcastique, mais il était éteint par le voile endormi qui cachait ses yeux. Il se demandait encore si tout cela n’était pas qu’un autre rêve dans un rêve, la mise en abîme de son subconscient, une sorte d’anesthésie locale mal exécutée. « Vous voulez une place, peut-être ? » Il fit mine de se décaler. « Ou quelque chose à boire ? Whisky, champagne, vin… ? » Entre quelques mots anglais, il glissait des mots danois, il glissait son regard sur la silhouette devant lui, sur ses épaules, ses bras, son ventre, sur la peau qui se mettait en chaire de poule parce qu’il faisait froid. Il s’arrêta sur ce regard, son regard à elle, cette étincelle qu’il croyait avoir perdu. La Lune lui renvoyait en plein visage son éclat provoquant, quelque chose d'extrêmement énervant. « Vous avez la Lune dans les yeux, encore une fois. » Il se redressa, les épaules d'un ours, le souffle d'un dragon, le regard fixe et fou, la langue joueuse entre les dents. Il trouva drôle la situation, cette sorte d’absurde qui ne pouvait pas venir d’un simple hasard. « C'est elle qui vous a amené ici, n'est-ce-pas ? Vous ne seriez pas entré de votre propre gré dans cette chambre. » Uddi attrapa les poignets de la Lune, brusquement pour ne lui laisser aucune chance, aucune issue, aucun échappatoire. Ses mains remontèrent lentement sur ses bras, il fallait la distraire pendant que la machine se mettait en marche, la patte dans la gueule d’un piège à ours, le souffle coupé par l’hameçon. « À moins que vous vous soyez trompée. » Il souriait largement, à présent, les idées réveillées, la pensée un peu plus claire. Il regarda la Lune avec une moue boudeuse, dans le ciel, la nuit, elle renvoyait des signaux contraires, des sémaphores contrefaits. « C’est une petite erreur plutôt idiote, vous ne trouvez pas, Miss Vespucci ? »


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MessageSujet: Re: uddina ♖ everybody wants to know if we fucked on the bathroom sink   Mar 14 Nov - 22:58



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Des déesses et des mortelles; Quand ils font voir les charmes nus; Les sculpteurs grecs plument les ailes; De la colombe de Vénus. Sous leur ciseau s’envole et tombe; Le doux manteau qui la revêt; Et sur son nid froid la colombe; Tremble sans plume et sans duvet. Musée secret - Théophile Gautier
Nirina a l’impression d’être plongée dans une mélasse de réglisse, sa vue s’envase et la bloque dans sa liberté de mouvement. Tout ce qu’elle peut faire, c’est taper au hasard, prendre un point de repère sur le corps qui lui fait face et s’en servir pour déterminer où se trouve les autres morceaux de la charpente faite d’os et de muscles. Mais dans ces ténèbres opaques s’élève un doux orage familier qui cogne contre ses tympans et stoppe d’emblée les secousses qu’elle administre. Nirina se rappelle alors de la fois où cette voix rauque s’était glissée dans ses oreilles au cours d’une séance lointaine, et avait fait vriller son cerveau au travers d’arabesques et d’astre nocturne. Nirina est perdue, elle secoue la tête et tente de comprendre pourquoi Uddi se trouve dans le lit de Viktor. Elle se mord la langue lorsqu’une voix imaginaire lui susurre à l’esprit qu’elle est déchue de son titre de reine du calcul des portes. Elle fait d’abord mine de reculer pour quitter la chambre et regagner celle de Viktor, mais la voix d’Uddi qui résonne et frappe les murs rebondit sur son corps et la fige comme une statue de sel. A la manière d’une couleuvre des rivières elle pince ses lèvres de mépris et ses yeux se rétrécissent lorsqu’elle voit qu’Uddi se décale pour lui offrir la vue d’un matelas d’un gris pâle et morne. Son regard offensé se dirige vers les tâches qui s’étalent sur le drap, elle a l’impression d’être au musée et d’observer une peinture narrative où chaque tâche raconte une histoire vécue par celui qui les as faites. “ Je ne savais pas que c’était votre chambre ” explique-t-elle d’un ton sec et cassant. Elle entend des mots d’une sonorité agréablement inconnue, mais son esprit s’éveille très clairement lorsqu’Uddi mentionne le mot “vin”. “Par contre si vous avez du vin je vais pas être contre.” rétorque-t-elle goguenarde. Et la jeune femme se rend compte que le malaise ambiant lui donne soif jusqu’à lui gratter le fond de la gorge. Ses yeux se sont enfin accoutumés et elle distingue le faiseur de lune qui la dévisage. Elle secoue légèrement ses épaules pour se débarrasser de cette sensation désagréable. Elle n’aime pas quand il la regarde. Nirina cligne des yeux et son regard se soustrait à celui d’Uddi lorsqu’il dit que la lune se retrouve une nouvelle fois dans ses yeux. Elle se ronge l’intérieur de la joue pour camoufler le sourire qui né sur ses lèvres. Elle retrouve à nouveau cette impression d’importance et se sent presque soulagée lorsqu’il l’associe une nouvelle fois à la lune. Lorqu’il esquisse un mouvement et se redresse, Nirina se rapetisse de peur d’être fauchée au passage. “ Laissez cette pauvre lune tranquille, c’est pas vous que je voulais voir” souffle-t-elle d’une petite voix. Elle est piégée sur un territoire qu’elle ne connaît pas, dans l’antre de celui dont elle regarde tous les jours les dessins, dessins qui font toujours naître en elle un sentiment de frustration inexpliquée. Et soudain la bête se jette sur elle et l’emprisonne de ses griffes. Elle tire et se débat comme un animal qui serait coincé dans un piège. Ses dents crissent de rage, elle gémit des protestations. “Lâchez-moi ou je hurle.” Mais lorsqu’elle sent les mains possessives glisser le long de ses bras, elle est aussi pétrifiée que si elle avait croisé le regard de la Gorgone. Elle essaie d’ignorer les pattes douces et feutrées qui coulissent sur sa peau et lui déclenchent des frissons dans sa colonne vertébrale. “ La ferme Møller, vous ferez moins le malin quand vous terminerez votre nuit en isolement.” s’énerve-t-elle d’un ton rageur. Et puis elle cesse de se débattre, il est bien trop fort pour elle et sa frêle ossature. “ Vous comptez faire quoi de toute façon ? ” Elle lui lance un farouche regard d’amazone, fière et sans peur, alors que ses os tremblent de toutes parts et que ses mains sont moites. “ Je vous préviens si vous me lâchez pas, je vous mords” le met-elle en garde.

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