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 We are all born crazy, some of us remain that way

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MessageSujet: We are all born crazy, some of us remain that way   Ven 20 Oct - 12:55

we are all born crazy,
some of us remain that way


Un cri strident résonne depuis le fond du couloir, et j'ouvre les yeux. Un vrai coq, celle-là. Tous les matins, à la même heure, cette même patiente entre en crise. Et ça depuis bientôt un an. Cela ne me dérange pas plus que ça, au fond, pas que je fasse vraiment la grasse matinée de toute façon. Ni même que je dorme vraiment. Je n'ai pas fait de nuit complète depuis mon arrivée à Ostrov. En neuf ans, je vous laisse imaginer la quantité de sommeil qu'il me manque.

Je soupire et m'assois en tailleur sur la planche qui me sert de lit. Je n'ai qu'à tendre la main sur ma droite pour attraper le tee-shirt qui traîne sur l'unique chaise en fer de la pièce. Mon plan est d'aller prendre une douche dans l'espoir de tomber sur un ou une autre patient(e) à me mettre sous la dent. Quelle n'est pas ma déception lorsque je pénètre dans les douches complètement vides de toute âme séduisante, et même de toute âme tout court. Je soupire à nouveau et enlève le simple vêtement qui me recouvre pour me glisser sous le jet. En étant une des premières debout, j'ai au moins la chance d'avoir de l'eau chaude, à défaut d'un partenaire de jeu. Profitant au maximum de ce rare moment de détente, j'envisage de prendre avantage du fait d'être totalement seule pour assouvir mes pulsions. Malheureusement, c'est sans compter sur l'arrivée d'un garde, qui me beugle de me dépêcher et de ne pas utiliser toute l'eau chaude. Je l'examine un instant, mais malgré mon désir brûlant, je ne suis pas prête à me taper ça. Je hausse les épaules de résignation. "Due minuti" je lui réponds en levant deux doigts avec un clin d'oeil. Je me lave, non sans négliger mon entrejambe pendant quelques minutes, puis m'enveloppe dans ma serviette avant de quitter la pièce après avoir offert un clin d’œil au garde qui semble avoir apprécié le spectacle. En arrivant dans ma chambre, je retrouve inévitablement ma mère, assise sur le lit, les mains croisées sur ses genoux, le regard noir et désapprobateur. Pour la troisième fois en moins d'une heure, je soupire.

Une fois son petit manège terminé, je ferme les yeux pour reprendre mon souffle et lorsque je les rouvre, le monstre est parti. Je déglutis difficilement et rassemble mes cheveux mouillés en une queue de cheval avant de m'essuyer le visage. Elle ne me laisse jamais tranquille, je n'ai même pas besoin d'une autre personne qui participe à l'acte pour qu'elle me le fasse payer. Comment ces foutus médecins peuvent-ils penser une seule seconde que je m'inflige ça toute seule ? "Tutti cazzi..." je les insulte à voix basse avant de me résigner à m'habiller. Une fois prête, je ne sais pas quoi faire de ma peau. Un coup d’œil à l'horloge sur le mur m'indique qu'il n'est que huit heures. Fanculo. Qu'est-ce que je suis censée faire maintenant ? Même après neuf ans ici, il n'y a toujours rien à faire. Dans le tiroir de ma commode, sous mes sous-vêtements, j'extirpe une cigarette du paquet que j'ai réussi à subtiliser à un aide-soignant plus tôt dans la semaine et son briquet. Une fois à l'abri des regards derrière un arbre tout au bout du parc, j'allume le bien précieux et savoure la douce brûlure dans ma gorge qui descend dans mes poumons.

J'ignore combien de temps s'est écoulé lorsque je suis réveillée par un petit coup de pied dans la jambe. Je me réveille en sursaut et bondis sur mes pieds, prête à attaquer. Le garde à l'origine du coup me regarde avec un sourire en coin malsain. "T'es en retard pour ton rendez-vous avec ta psy, Zavattari." Je le fusille du regard et me rend en direction du bâtiment principal rapidement, pour essayer de le semer et me cacher quelque part pour éviter ce foutu rendez-vous. Malheureusement, il me colle au basque et m'attrape par le bras pour m'emmener dans le couloir des psychiatres. J'essaie de me libérer de son emprise sans grand succès, et finis par me laisser mener docilement devant la porte de Calypso. Il frappe, ouvre la porte et me pousse à l'intérieur avant de la refermer derrière moi. Bon, maintenant que je suis là... Je m’assois en biais sur le fauteuil face à son bureau, les jambes pendant par dessus l'accoudoir. "Ciao Calypso. Quoi de neuf depuis la dernière fois ?" Je sais que ma familiarité l'irrite, et cela me fait sourire. Je me fiche de sa réponse et préfère contempler mes ongles. Le plus tôt je serais sortie d'ici, le plus vite je pourrais retourner vaquer à mes occupations. J'aimerais bien retrouver ce garde pour lui faire payer les bleus que je vais avoir. Il doit être nouveau, car je n'ai pas l'habitude de me faire violenter par ceux qui me connaissent, et il est temps qu'il apprenne à qui il a à faire...
lumos maxima
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