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 Beautiful crime (Kaleith)

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MessageSujet: Beautiful crime (Kaleith)   Ven 13 Oct - 22:14

Beautiful crime
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"Tout est arrivé si vite." Cette phrase dites dans des situations si morbides. Ici rien n'était morbide. Peut-être leur relation était-elle étrange, peut-être même vouée à l'échec, mais elle n'avait rien de morbide. C'est ainsi que tout ce qu'ils avaient vécus, peu de jour auparavant, lorsque les souvenirs surgissaient de la mémoire de Kaleb lorsqu'il posait les doigts sur ses lèvres, tout ces souvenirs là pouvaient se comparer, seuls, sans aide, à ce délire macabre. Quoi, nous disions que rien n'avait de macabre? Mensonge. Vous voulez une preuve? Le monde veut une preuve? Que le monde soit récompensé.
D'abord s'etaient-ils épris, l'un pour l'autre comme pour la seringue qui avait glissée dans leurs bras respectif, elle était descendue, pareille à la même drogue dont on immobilise la victime, elle était descendue pour paralyser les pensées et ne plus maitriser le corps. Tout était devenu flou pour l'un tandis que l'autre restait un mur, ses sentiments indescriptibles. Ensuite? Oh ensuite leurs corps s'étaient entremêlés. Comme le serpent qui s'entoure autour de sa proie dans le but de l'étrangler, de l'empêcher de respirer de la plus douce des façons. Parce que le reptile fait ça doucement, presque sagement. Et lorsque l'animal s'en rend compte voilà qu'il est déjà trop tard pour lui. Leurs lèvres s'étaient trouvées, avaient scellées ce quelque chose de puissant. Qui avait été pareil à ce coup porté dans le but d'affaiblir, les barrières mentales de Kaleb tombaient, une à une, doucement, violemment, peu importe, elles tombaient. Et finalement l'autre homme avait porté le coup final lorsque les quelques mots avaient dépassées ses lèvres, plaçant un dernier coup, fatal, dans le torse du brun.

Et Kaleb avait vu rouge, vert, bleu. Tout était devenu différent, magnifique, tout n'avait été plus que l'autre en face de lui. L'autre homme. Similaire dans ses pensées, son corps trahissait l'intérêt qu'il avait aussi pour lui. Et Kaleb incapable de réagir avait ouvert la bouche comme l'enfant qu'il était. Il voulait partir loin avec lui. Mais ils étaient partis plus loin que n'importe quelle personne dans cet hôpital, tous deux avaient atteint les étoiles, ils y avaient séjournés dans les bras l'un de l'autre. Pourtant ça n'avait pas été si simple lorsque Keith lui avait si doucement parlé. Et que dieu la frayeur s'était lue dans les yeux de Kaleb. Parce que Kaleb n'est pas capable d'aimer. Non pas qu'il ne le veuille pas. Mais son amour est toujours des plus étranges. 
« Je crois que je t'aime... » Les mots comportent du sens pour ceux qui se connaissent depuis trop de temps. Mais pour Kaleb? Un voile passe sur ses yeux. D'abord il pose la faute sur ses oreilles qui se pourraient être défaillantes, le coeur tambourine dans sa poitrine, le sang tape dans ses oreilles, peut-être a t-il mal entendu? Mais le corps endormi dans ses bras et les instants qu'ils viennent tout deux de passer ne peuvent pas être démentis. Kaleb avait, pour ces moments, une affection toute particulière. Il avait plus qu'apprécier ces instants et se pourrait de vivre pour eux. Mais lui? Lui en temps que personne? En temps que patient dans un hôpital psychiatre? Atteint d'un quelque chose qui semble quasiment irréparable? Il ne pouvait pas aimer Keith enfin? Ce serait purement ironique. Ça les mettrait dans une confusion immense, ça le mettrait en grande peine. Non. Keith est juste sous l'excuse de la drogue. Alors pourquoi le coeur de Kaleb tambourine t-il si violemment à cette idée?

Kaleb garde les yeux rivés sur son plateau. C'est souvent comme ça au réfectoire. Surtout que ses yeux se sont posés sur la silhouette de l'autre, l'autre, le brun. Ses yeux ne se relèvent pas. C'est mieux ainsi.
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MessageSujet: Re: Beautiful crime (Kaleith)   Jeu 26 Oct - 0:34


Keith avait encore du mal à croire à ce qui c’était passé. Après avoir plané dans les cieux les plus hauts, la chute était dure. Compliquée à encaisser. Douloureuse aussi. Très douloureuse. Il n’arrivait toujours pas à réaliser ce qui c’était déroulé cette nuit-là. La faute de la drogue ? Peut-être. Ça semblait simple, trop simple pour Keith qui savait que son cerveau s’était toujours débrouillé pour lui rendre la vie impossible et ceci, à n’importe quel âge. Alors quoi ? C’était ça sa nouvelle lubie ? Ressentir des… Des choses pour une chimère vivant dans un monde créé de toute pièce par un esprit en quête de repos ? Ça allait loin là. Même pour lui. Alors quoi ? Devait-il ignorer ce qui c’était passé l’autre soir ? Malheureusement, l’ancien agent n’avait jamais été très doué pour le déni. Et ignorer ce qu’il avait ressenti s’avérait compliqué, en grande partie car il ne s’était jamais senti aussi bien de toute sa vie. Aussi vivant malgré les risques lorsqu’on l’appelait encore Darnell Winchester. Kaleb était un pur shoot d’adrénaline dans le meilleur sens du terme. Mais lui… Il n’arrivait pas à composer avec ça. Avec ce qu’il n’avait jamais ressenti. Pour personne. Ça l’embrouillait, lui faisait perdre la tête, il avait l’impression de devenir encore plus taré qu’il ne l’était déjà. Alors que faire ? Tout renier en bloc ? Ca semblait définitivement impossible… Affronter Kaleb en face ? Rien ne lui semblait plus incertain. Faire comme si de rien n’était ? Il ne pouvait pas décemment ignorer son cœur qui s’emballait comme un dingue quand il songeait à Kaleb et à ce qu’il provoquait en lui. De toute façon, tant qu’il ne serait pas au clair avec lui-même, mieux valait ne rien faire. C’était encore ce qu’il y avait de plus prudent et de moins dangereux. Oui. Poser tout à plat pour lui et voir ce qu’il en était pour Kaleb après.

Keith attrapa un morceau de pain puis releva la tête pour tenter de trouver une place dans le réfectoire. C’est alors qu’il comprit rapidement le problème. La seule table de libre était celle qu’occupait Kaleb. Toutes les autres places étaient prises, sans exception. Keith n’avait jamais cru au destin. Mais là, en voyant la situation, il avait du mal à croire qu’il n’y avait pas quelqu’un, quelque part qui avait programmé ça. Avec un soupir inaudible, Keith se dirigea vers la table occupée par l’homme, se faufilant avec habileté entre les chaises. Puis il posa son plateau sur la table. Et lorsqu’il regarda l’homme, les raclements de chaises, les discussions de patients, les cris du personnels, les rares rires un peu fous qui retentissaient, le tintement des couverts contre la céramique, les bruits de déglutition, les verres qui percutaient les tableaux… Tout cela sembla désormais très loin tandis que le quarantenaire se retrouvait désormais face au mur de ses sentiments. Obligé de l’affronter. Désireux de fuir. Incapable d’admettre ce qu’il ressentait. Keith s’assit sur sa chaise et se retrouva en face de l’homme qui lui avait fait découvrir les cieux les plus hauts en quelques mots. Et c’était étrange. Étrange et au-delà des mots. Incompréhensible et pourtant irrésistiblement bon. Alors Keith sût. Et il savait que toutes les introspections de l’univers, tout les refus d’admettre la vérité, toutes les oppositions n’y changerait rien. Cet homme aurait sa perte. Keith ne savait plus si leur jeu de début d’année avait de la valeur. Mais si c’était le cas… Kaleb en sortirait victorieux. Et ce serait le fou aux yeux bleus qui aurait l’honneur de danser sur sa tombe.
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MessageSujet: Re: Beautiful crime (Kaleith)   Mar 31 Oct - 23:34

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La nourriture n'apporte rien. Elle n'a jamais rien n'apporter ici, pas de sensation de faim accomplie, pas de réponse aux questions posées, pas de solutions magiques. Elle n'apporte rien de tangible. Et Kaleb a beau regarder encore et encore au fond de son assiette, il se doute pertinemment que rien ne sortira comme par magie. Peut-être que s'il regarde c'est parce que la faim lui creuse le ventre? Oh non. Ce serait bien trop simple si les choses étaient faites de cette façon Kaleb. Il n'y a pas de raison de mentir maintenant. Tout le monde te connaissant sait pourquoi tu baisses la tête. Même ceux qui ne te connaissent pas ont pu voir le regard dans les yeux de Keith. Kaleb fuit. Garde ses yeux braqués dans quelque chose d'inutile, là où il peut s'imaginer des formes plus alléchantes, des idées moins violentes et un monde totalement différent. Il a peur. Autant qu'il a eu autrefois. Pourtant sa vie ne semble même pas en danger. Où alors l'est-elle inconsciemment? Kaleb ne sait pas, n'a même pas chercher à savoir. Il y a certaines choses qu'il ne vaut mieux pas savoir, sinon son esprit se braque, se ferme. Il pourrait. Mais c'est le refus soudain. Kaleb a peur. Oh déjà dit? Très bien alors prenez conscience que sa peur est réelle, enfouie au fond de lui, remonte au temps où il n'était encore un enfant et que manger les mégots lui semblait être l'idée la plus logique du monde. La table bouge en face de lui, signifiant la place d'un corps qui se pose. Peut-être quelqu'un de surprenant, Jeremy? Lio peut-être, un peu d'espoir. Ou peut-être quelqu'un d'autre. Quelqu'un de plus dangereux et pourtant de beaucoup plus... Ses yeux se relèvent pour se poser sur le visage de l'autre homme. Quelqu'un de plus dangereux.

C'est comme plonger dans une des terres les plus profondes. C'est une étrange sensation, beaucoup trop agréable pour être réelle. Le voilà le problème avec Keith. Il est trop beau, trop intéréssant et trop nécessaire à Kaleb pour être réel. Un tel espoir ne peut exister que dans les rêves les plus agréables, les plus nécéssaires. Et lorsqu'il regarde dans ses yeux Kaleb n'arrive même pas à se sentir perdu, il n'arrive même pas à se sentir vide. Lorsqu'il regarde dans ses yeux il trouve même une logique particulière. Keith est sa logique. Elle aurait ou l'être éternellement s'il n'avait pas si peur. Le rouge lui monte aux joues. Mais au lieu de détourner les yeux, au lieu d'avoir l'air fatigué ou fatiguant, Kaleb lui offre un léger sourire, de ceux qui sont trop peu. De ceux qu'il garde pour certaines personnes. Cette personne aujourd'hui c'est Keith (ça l'aura toujours été) ça pourrait toujours l'être. Les choses seraient bien de cette façon. « Bonjour Keith. » Voilà qu'il ne sait pas trop comment aborder le sujet. La fourchette qu'il tenait retombe sur le plateau mollement, sans faire un bruit génial, sans faire un bouqant d'enfer. Juste quelque chose de simple. « Ça... hu... Fais longtemps. »
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MessageSujet: Re: Beautiful crime (Kaleith)   Ven 3 Nov - 20:16


Keith sentit son cœur faire un accroc lorsque les yeux de Kaleb se fixent aux siens. C’est comme rentrer à la maison après des années d’errance. L’impression d’enfin trouver un roc au milieu de la tempête. C’est étrange car si on avait dit ça au quarantenaire il y a quelques mois, il n’y aurait jamais cru et aurait pensé à une nouvelle divagation de son cerveau. Mais après tout, Kaleb lui-même n’est-il pas qu’une énième dérive de son cerveau ? Peut-être bien. Ça ne l’étonnerait pas après tout. Quand c’est à propos d’Ostrov et de ses dérives, plus rien ne l’étonne et il laisse simplement couler, ne se préoccupant pas de chercher une logique dans la création de son cerveau, profitant simplement des courts repos que l’asile lui offre. Alors pourquoi ne parvient-il pas à agir ainsi avec Kaleb ? À se laisser aller ? Peut-être car avec lui, ce n’était pas uniquement son cerveau qui était engagé. Et tandis qu’il est tranquillement assis, le sourire léger que lui offre Kaleb lui donne une agréable sensation. Agréable sensation qu’il n’a jamais ressenti, hormis près de son aîné. Sensation qu’il se refuse à nommer de peur de ce que cela pourrait entraîner de plus en lui. Mais lorsque Kaleb ouvre la bouche, Keith ne sait comment réagir.

Qu’est ce que l’on peut dire à la personne que l’on connaît depuis moins d’un an, mais qui est devenu capital à notre équilibre ? Et ce depuis le début. Même lorsque Keith et Kaleb ne s’appréciaient pas, l’homme était celui qui l’empêchait d’exploser. Celui avec qui il avait initié le jeu le plus malsain et le plus passionnant de la création. Maintenant qu’il y réfléchit, qu’elle soit composé de haine ou… D’affection, il y a toujours eu cette tension entre eux. Une tension sur laquelle Keith n’avait jamais posé de nom, mais qui, en même temps que Kaleb, était devenue nécessaire à sa vie. Qui lui avait permit de garder la tête hors de l’eau finalement. Même si Keith s’efforçait à chaque instant de se souvenir que tout cela n’était qu’une pure création de son cerveau pour tenter de ne pas devenir complètement fou. Mais au fil des mois… Ostrov était devenu sa réalité. Pour oublier qu’il se faisait torturer dès que les monstres de la CIA le ramenait à eux. Pour oublier ses rétines brûlantes et ses tympans vibrants. Pour oublier la terreur. Le désespoir. L’envie d’en finir. Et heureusement, dès que ses yeux avaient la chance de se poser dans ceux de Kaleb, il oubliait tout cela pour se noyer dans un océan infini et reposant composé de bleu. Il finit par murmurer « Ouais... ». Qu’ils étaient pathétiques tous les deux. Ils avaient l’air de deux gamins gênés que leur parents ont mit côte-à-côte pour un dîner mais qui n’ont rien à se dire. Et ça, Keith ne pouvaient le supporter. Entre eux, les paroles avaient toujours fusées. Alors, le bouclé décida de prendre les choses en main et fixa Kaleb dans les yeux « Je veux pas de gêne entre nous. Et si c’est l’autre soir qui nous fait agir comme ça, soit on l’efface, soit on met les choses à plat. Mais j’ai pas envie qu’on se regarde dans le blanc des yeux comme deux inconnus stupides. ».
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MessageSujet: Re: Beautiful crime (Kaleith)   Ven 3 Nov - 21:10

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"Je veux pas de gêne entre nous. Et si c’est l’autre soir qui nous fait agir comme ça, soit on l’efface, soit on met les choses à plat. Mais j’ai pas envie qu’on se regarde dans le blanc des yeux comme deux inconnus stupides."
Kaleb hocha la tête doucement. Ce moment. Oh ce moment. Qui emplie ses souvenirs comme il emplie ses rêves, menace de faire tomber tout son esprit. Esprit déjà peu sain. Ce moment signifiait beaucoup beaucoup de choses. Peut-être trop. Peut-être que les choses étaient aller trop vites entre eux. Allez savoir, Kaleb n'avait jamais été bon pour cette notion de rapidité dans une... relation. Relation? La réalisation passe dans son esprit, se lit peut-être sur son visage. Il est dans une relation avec Keith. qu'elle ne soit pas comme une relation normale, de celles amoureuse, mais c'est une relation tout de même. « On ne va pas faire comme deux stupides inconnus Keith. Parce que toi et moi savons très bien que l'on ne pourra jamais être des inconnus. » Peut-être parce qu'il y a des sentiments là dessus. Kaleb se passe nerveusement la main sur le visage, le rouge lui monte aux joues. Ils ne pourront jamais s'ignorer.  Parce qu'ils ont dépassé le stade de l'amitié, de la haine, tout s'est confondu en un après-midi et ils sont devenus des amants. Le brun se racle la gorge, relève les yeux vers Keith et hoche la tête. « Très bien. On va discuter. Parce qu'il n'est pas question que l'on oublie ce qui s'est passé l'autre fois. »

Au moins Kaleb le mettait sur la table. En parlant de table il regarda ses mains posées sur cette dernière. Ses yeux glissèrent sur celles de Keith, aussi sur la table, nerveusement. Gêné, Kaleb détourna les yeux, il se sentit comme un adolescent dans une comédie romantique stupide. Mais l'adolescent qu'il était aurait particulièrement apprécié étendre sa main pour la lier à celle de l'autre. Nerveusement il détourna les yeux, jetant un regard au mur du réfectoire comme si c'était la chose la plus basique à faire. « Je n'ai... même pas eu l'occasion de te remercier pour cet après-midi d'ailleurs. Passé avec toi. C'était très agréable. » Tout avait été agréable, de la première minute, jusqu'à la déclaration faite par l'autre homme. Tout avait été fait pour plaire. Et même cette déclaration avait été douce à ses oreilles. Tout. Et maintenant Kaleb devait dealer avec tout les sentiments contradictoires qu'il avait suite à la déclaration de l'homme. Il n'avait jamais connu ce sentiment, ne saurait-il le nommer. Pourrait-il? S’assumer en temps que détendeur d'un tel savoir, d'un tel sentiment. « J'étais venu me faire pardonner mais tu as fait plus que ça Keith. » Une nouvelle fois ses yeux replongent dans celui de l'autre homme. Et une nouvelle fois un autre monde s'offre à lui. Celui qui met en avant cette vérité folle, celle qu'il pourrait réfuter, encore et encore et encore. Keith est cette vérité. Celle que personne ne peut avoir avant un certain temps. Voilà si peu de temps qu'ils se connaissent et il ressent pour lui déjà plus que ce qu'il a ressenti pour tout autres, tout ceux avant qui n'étaient que des ombres dans sa vie. Ainsi Keith est l'ombre dans la nuit qui reste aux autres jours, qui reste, pendant le jour... « Alors merci. »
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MessageSujet: Re: Beautiful crime (Kaleith)   Sam 4 Nov - 19:58


Ces mots-là, c’est ceux que Keith voulaient entendre. Que lui et Kaleb ne pourraient jamais n’être que deux inconnus. Qu’à leur manière, chacun avait laissé une trace dans la vie de l’autre, une trace, si ce n’est indélébile, au moins très marquée. Et Keith ne pouvait qu’être heureux de voir qu’il n’était pas le seul à l’avoir vécu ainsi. Néanmoins, l’appréhension lui noue toujours le ventre. Cette attente angoissante pour savoir ce qui va se dire ensuite. Car Keith serait bien incapable de dire quoi que ce soit à cet instant. Il n’y arrive tout simplement pas. Il n’a jamais vraiment eu à gérer son cœur et les dérives que ce dernier pouvait occasionner. Alors il laisse Kaleb faire, espérant que ce dernier gérera tout ça mieux que lui. Cependant, lorsque Kaleb joue cartes sur table, Keith a envie de pousser un énorme soupir de soulagement. Lui non plus ne veut pas oublier. Et maintenant que cela est mit au clair, Keith n’est pas sûr d’avoir envie d’en discuter. Il n’est pas sûr de vouloir entendre la suite. Il préférerait juste laisser faire. Mais il faut qu’il arrête de se voiler la face. Ils ne peuvent pas continuer ainsi sans explications.

Et soudain un regard fuyant. Des remerciements. Mais Keith ne comprend pas. Pourquoi le remercier ? Ce qu’il a fait ce soir là, c’était parce qu’il en avait envie. Parce qu’il ne voulait pas repartir dans une nouvelle joute. Parce qu’il était curieux. Parce qu’il voulait en savoir plus et que Kaleb semblai prêt à se perdre avec lui. Keith a l’impression de ne plus rien comprendre à ce que lui raconte l’autre homme. Se faire pardonner quoi ? Il n’avait rien à se faire pardonner. Tout ce qui était arrivé avant cette nuit-là découlait du jeu. Un jeu passionnant et morbide qu’ils avaient acceptés tout deux. Aucun n’avait à s’excuser pour ça, pour cette tension entre eux, pour ce qui avait été mis en place, pour leurs rêves de voir l’autre faillir… Ne l’avaient-ils pas voulu après tout ? Et si ils étaient responsables de l’avoir voulu, alors Keith avait tout autant à s’excuser que Kaleb. C’était à ne plus rien y comprendre désormais. Une nouvelle fois ses yeux semblent s’agripper aux tiens. Une nouvelle fois tu as l’impression de tomber loin, très loin, dans un lieu délicieusement familier. Oui. Les yeux de Kaleb sont devenus familiers et peu importe la flamme qui y danse qu’elle soit composée de haine ou d’affection, tu aimes les observer avec cette impression de les connaître par cœur. Ce n’est pas douloureux d’y plonger. Cela ne l’a jamais été. Et tandis qu’il le remercie à nouveau, Keith le fixe sans vraiment comprendre « Pourquoi tu me remercies ? De quoi voulais-tu te faire pardonner ? ». Le « Je ne comprends pas » n’est pas prononcé mais flotte dans l’air qui les sépare. Keith n’a jamais vraiment compris l’espèce humaine, se contentant d’appliquer ses codes sociaux comme un automatisme, une leçon bien apprise. Mais lorsque cela concerne le cœur ? C’est encore pire. Personne n’est jamais venu lui expliquer et Keith, parmi ses nombreuses questions existentielles, celles concernant le cœur et les sentiments sont bel et bien celles qui sont encore très obscures pour lui, celles où il n’a jamais trouvé ne serait-ce qu’un semblant de réponse à peu près satisfaisant. Car l’homme, malgré sa folie, a une âme de chercheur. Voulant toujours tout comprendre, à tout prix. Et peut-être bien que Kaleb pourrait lui apporter les premières réponses.
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MessageSujet: Re: Beautiful crime (Kaleith)   Sam 11 Nov - 19:52

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« Pourquoi tu me remercies ? De quoi voulais-tu te faire pardonner ? ».

La nervosité passe de nouveau sur le visage de Kaleb. Certes elle n'avait pas quitter son mental mais ses traits s'étaient quelques peu détendus. Le brun se passe la main sur l'arrière de sa nuque, ses yeux retournant vaguement sur le plateau qui porte cette nourriture qui a perdue tout son intérêt lorsque l'autre homme est apparu. Comment répondre à cette question? Voilà qu'il n'est même pas sûr de la réponse? Cet état d'esprit lui a échapper, les jours se sont suivis et les événements n'ont pas manqués d'être marquants. Enfin. La réponse elle ne s'est pas échappée de son esprit. Kaleb sait encore le pourquoi il était aller voir Keith en ce début de soirée. Il sait très bien la raison et les excuses qu'il avait prévu de dire. La question qui se posait maintenant est telle qu'il faut redire les choses maintenant. Oh? Il faut lui faire part de la vérité, il faut lui expliquer les raisons du pardon. Et du pardon en voulait-il vraiment? "Oui" lui souffle une voix dans sa tête. Pourrait-il vivre encore longtemps en sachant que Keith le déteste? Peut-être. En sachant que tout ce qu'il avait finalement pu faire bien s'était fini dans les larmes et les coups.

 « Le parc. La raison pour laquelle j'étais venu m'excuser ce soir là concernait le parc. Ou la fois où l'on avait tous essayé de s'échapper... On a eu cet espèce de... bataille. J'étais venu te voir. Pour cette nuit là. Et pour tout ce qui s'était passé. Les coups échangés et les larmes...» Voilà. Les excuses étaient faites. Il pouvait maintenant basiquement oublier cette partie de son esprit qui ne cessait de frisonner à l'idée que l'autre homme le rejette, même pas nerveusement, juste pas inintérêt. Le pire serait peut-être qu'il lui rit au nez. Le pire serait que Keith se mette à rire aux éclats et le rejette. Alors ses yeux se baissent de nouveau vers le plateau, quittant la zone de confort qu'ils avaient trouver dans les yeux de l'autre homme. Mais la zone de confort pourrait vite devenir la zone de conflit. Envoyant des frissons dans son corps, de la peur, certaine. Ce n'était même plus l'idée d'être inconfortable mais bien une peur incontrôlable qui coulait dans son sang. Comment diable pouvait-il faire ça? Continuer à croire que les choses se passeraient bien. Brutalement Kaleb attrape la main de Keith dans la sienne et étend son intérieur pour pouvoir laisser courir ses doigts sur la paume de l'autre homme. « Il y a une histoire que me racontait... » mes tortionnaires  « ma famille d’accueil. Concernant l'animal qui faisait, était l'être intérieur d'une personne. Cet animal représentait la force en nous, représentait les sentiments, les émotions, les coups de colère... » Kaleb secoua doucement la tête à cette pensée. « Il y avait ce gosse avant moi, qu'ils avaient eu, enfin... » Le souvenir reste douloureux. « ils parlaient toujours du lien qu'avaient les animaux entres eux. Que leurs liens pouvaient se lire dans les signes d'une main. Dans les lignes qu'ils possèdent dans leurs mains. » Ses doigts parcourent la ligne de destin de l'homme. « Toi et moi avons le même destin, celui de croupir ici il me semble. » Un fin sourire triste passe sur le visage de l'homme. « C'est... ça peut paraître stupide, je sais... Mais quand j'étais enfant je me disais que peut-être un temps je pourrais rencontrer l'animal qui est censé me compléter... »

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MessageSujet: Re: Beautiful crime (Kaleith)   Lun 20 Nov - 14:54


Et soudain, alors que des excuses résonnent dans les airs, tout semble se figer dans l’éternité d’un instant. Un instant fait de porcelaine. De verre. De cristal. Un instant qui semble résonner jusque dans tes entrailles. Un instant qui pourrait se briser dans un simple souffle de vent. S’écrouler au sol dans un bruit glaçant, comme des ongles sur un tableau noir ou un diamant contre du verre. Un bruit à vous faire retourner le cerveau. Un bruit à effrayer un gamin qui a peur des monstres sous son lit. Est-ce que tu as encore peur des monstres sous ton lit, Keith ? Des monstres qui se cachent dans les parcelles sombres de réalité que tu t’obstines à éviter en t’enfermant dans une tour d’ivoire aux allures d’abandon. Bien sûr que tu en as peur. Qui n’aurait pas peur à ta place ? Après tout, la réalité est devenue un cauchemar et les rêves ta réalité. Tout plutôt qu’eux. Les cris des malades plutôt que les aboiements. Les fous plutôt que la haine. Le contrôle plutôt que la terreur. Ostrov plutôt que la CIA. Ostrov. Encore. Abel. Toujours. Kaleb. Jusqu’à la fin.

Une étreinte chaude et calleuse autour de ta main. Des doigts qui parcourent doucement le creux de ta paume comme pour y déposer un secret. Une vielle légende oubliée racontée à la douceur d’une nuit d’été. Le tableau est magnifique. C’est le genre de choses auxquelles tu n’as jamais eu le droit, que tu ne vivras sûrement jamais… Et pourtant Kaleb te permets de changer la donne. Redistribuer les cartes. Avec lui, tu te sens capable de tout. De tout affronter, de ne rien laisser au hasard, de te laisser aller, d’apprendre ce qu’on ne t’a jamais enseigné. Pourtant, ce n’est pas toi tout ça. Ça n’a jamais été toi. Tu es méfiant. Froid. Tu n’es pas le gentil de l’histoire. Tu ne l’a jamais été. Et ce rôle te conviens très bien. Alors comment a-t-il réussi à tout balayer en moins d’un an ? Par quel prodige êtes vous passés d’une volonté de destruction à une affection gênée mais sans limite ? Affection seulement ? Plus. Définitivement plus. Tes prunelles se fixent aux siennes. Céruléennes. C’est une belle histoire qu’il te conte là. Un magnifique conte. Une vielle légende aux allures d’espérance. Ne flanque pas tout par terre.

« Pourquoi tu me racontes ça ? »… Tu es stupide Keith. Je sais bien qu’on ne t’a jamais expliqué mais là ça va un peu loin quand même. On ne t’a jamais appris. On t’as appris la logique, froide et dure. Le sacrifice. La discrétion. La récolte d’informations. La physique. La chimie. La psychologie. Mais les émotions ? L’amour ? L’amitié ? Tu n’as jamais compris. Est-ce que l’amitié était cette confiance forgée dans le secret et l’entraînement, cette confiance que tu accordais à Mallory ? Est-ce que le respect était ce que tu éprouvais envers Abel, gamin envoyé trop tôt dans l’horreur d’une guerre qu’il ne comprenait pas ? Mort pour sa patrie à dix-neuf ans. Il ne savait rien de la vie. Et peut-être qu’aujourd’hui, tu n’en sais pas plus que lui à l’époque. Sans doute même. Mais toi. Toi tu as l’occasion d’apprendre. Alors inventes si il le faut. Inventes. Mets toi à nu. Mais ne le laisse pas filer. Toi qui voulais le briser, ne le laisse pas s’abîmer un peu plus. Car tu ne peux avoir le droit seulement à sa souffrance. Tu voulais le briser. Parfait. Mais tu le gardes dans toutes ses dimensions. Ou bien tu t’en détaches maintenant. Viens le moment de vérité Keith. Te libérer de tes chaînes ? Quitter ta zone de confort pour découvrir la vaste étendue inexplorée que ton esprit peut t’offrir ? Garder la main de Kaleb ? Ou bien t’enfuir. Te replier dans tes retranchements parce que tu as peur de ce que tu ne contrôles pas. Comme lui. Cet électron libre, cette création qui ne devait être qu’un adversaire, mais qui est devenu bien plus. Désormais le choix te reviens. « On ne m’a jamais raconté des légendes ou des histoires. On ne m’a jamais appris ce que c’est que l’amour. On m’a appris les codes de la société, mais sans expliquer les émotions qui les régissaient. Mais c’est une belle histoire. Et j’aimerais en trouver la fin avec toi. ».
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Beautiful crime (Kaleith)

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