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 ▪ | save me from the nothing i've become. (pierce + margot)

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PILULES AVALÉES : 49
MIROIR : Emmy Rossum
IDENTITÉ : A-H
CRÉDITS : A-H
A DÉBARQUÉ LE : 02/10/2017
FORCE : 230
I have dreamt of a place for you and I no one knows who we are there. All I want is to give my life only to you. I've dreamt so long. I cannot dream anymore. Let's run away, I'll take you there...
SITUATION : tourmentée sentimentalement
EST ÂGÉ DE : 30 ans
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Margot Dobson

MessageSujet: ▪ | save me from the nothing i've become. (pierce + margot)   Ven 6 Oct - 23:53

« Should it hurt to love you? Should I feel like I do? Should I lock the last open door? My ghosts are gaining on me... » (Evanescence → All That I'm living For)Save me from the nothing I've become. Pierce & Margot●●● « Extinction des feux ! » hurla la voix résonnante et tonitruante d'un gardien depuis le couloir de la section des femmes. A Ostrov, il était impératif de respecter l'heure du couvre-feu sous peine de graves sanctions et de répressions. Une fois l'annonce générale faite, toutes les chambres ainsi que le couloir ne tardèrent pas à être plongés dans l'obscurité la plus totale ; seul un point rouge lumineux, une sorte de gyrophare, éclairait partiellement chacune des chambres. Il se mettait à clignoter à vive allure lorsqu'une urgence se déclarait. Les portes des chambres étaient toutes munies d'un petit hublot vitré. On pouvait donc savoir quand quelqu'un se promenait dans les couloirs, car le détecteur de mouvement se mettait en marche et rallumait la lumière l'espace d'un court instant, faisant grésiller certains néons vieillissants.

Prostrée à genoux devant son lit les mains jointes, Margot fut interrompue abruptement dans sa prière du soir. Elle se mit donc à chuchoter rapidement les derniers mots qu'elle voulait prononcer avant de se signer et de regarder par la fenêtre les quelques étoiles qui scintillaient dans la nuit noire. Encore une sale nuit qui s'annonce, se dit-elle. Elle détestait le moment du coucher. Il fallait en passer par là, mais elle le redoutait et se sentait déjà angoissée. Non pas à cause de la discipline militaire qui régnait à Ostrov Island, mais parce qu'elle savait ce qui l'attendait si elle daignait fermer les yeux, ne serait-ce que cinq minutes. Pour le commun des mortels, aller s'allonger et dormir signifiait se reposer, faire la paix avec soi-même et reprendre des forces. Pour Margot, c'était tout l'inverse. La nuit, elle vivait un véritable enfer, ressassant sans cesse les mêmes choses, les mêmes épisodes de son passé. Pourtant, elle estimait faire de son mieux pour essayer de passer des nuits paisibles : elle respectait scrupuleusement son traitement et prenait très sérieusement les doses de somnifère que son frère, le docteur Pierce Dobson, lui prescrivait. On en était à cinq comprimés avant d'aller se coucher avec un grand verre d'eau, et aucune amélioration. Assommée par les médicaments, Margot ressemblait à un zombie et était constamment crevée, qu'il fasse jour ou non. Néanmoins, cela ne l'empêchait pas d'avoir des nuits mouvementées, voire même de faire des nuits blanches.

Margot prit une profonde inspiration avant de se décider à poser la tête sur son oreiller et à remonter la couverture sur elle. Dans la pénombre, ses yeux bougeaient partout regardant tantôt le plafond, tantôt le mur d'en face, tantôt la porte. Du fait de se retrouver dans le silence, une de ses oreilles se mit soudainement à siffler. Le bruit disparut rapidement, mais signalait de façon sonore qu'elle avait un fort coup de fatigue. Elle allait s'endormir, c'était inévitable. Elle le sentait. L'être humain ne pouvait pas accumuler autant de fatigue sans physiquement sombrer à un moment donné. Seulement, elle redoutait l'instant où elle basculerait dans le sommeil profond. Comment empêcher les fantômes de son passé de la hanter ainsi tous les soirs ? Comment faire pour qu'ils cessent de prendre le dessus sur elle et sur sa vie ? Y aurait-il une fin à tout cela, un jour ? Cela faisait des mois et des mois maintenant que cela durait. Margot n'y croyait plus. Elle ne croyait plus en rien. Elle s'en remettait uniquement à Dieu et aux compétences de son frère. Il était le seul à pouvoir la comprendre en ce bas monde. Il était le seul à pouvoir la sauver...

Once Upon a Nightmare: Margot finit par s'endormir à force de penser à tout et à rien. Son inconscient la plongea bientôt dans un paysage en ruine, sablonneux et poussiéreux. Il y avait des bâtiments détruits tout autour d'elle ; un soleil de plomb ; des bruits de mitraillettes, d'explosions et d'éclats d'obus ; des femmes voilées apeurées qui tenaient leurs enfants dans leurs bras. Elles courraient pour tenter d'échapper au massacre, mais les rebelles cagoulés terrorisaient la population. Un décor apocalyptique qu'elle a très bien connu en vrai : la guerre en Syrie. Margot se trouvait au beau milieu de cette scène de violence sans précédent et assistait impuissante au carnage. Une syrienne vint à sa rencontre avec solennité et lui confia un tout jeune garçon ensanglanté. Une fois qu'elle l'eut déposé dans les bras de Margot, elle lui demanda très calmement de faire quelque chose pour le sauver. Margot acquiesça rapidement avant de tourner la tête et d'apercevoir au loin dans un nuage de poussière la silhouette du camp où elle avait l'habitude de soigner les grands blessés. Chargée du poids de l'enfant, elle courut à en perdre haleine, mais il semblait que le camp s'éloignait à mesure qu'elle avançait tant le chemin lui paraissait interminable. La chaleur écrasante la faisait suffoquer, et dans une sorte d'hallucination, il lui semblait entendre un air de piano qu'elle jouait très régulièrement quand elle était plus jeune. Elle parvint malgré tout à atteindre le camp. Elle jeta un œil à l'enfant dans ses bras et fut surprise de découvrir qu'elle tenait désormais un nourrisson sans vie. C'était le bébé qu'elle aurait dû avoir, un joli garçon. Sous le choc, Margot releva la tête et vit sortir de la tente le médecin urgentiste dont elle était tombé amoureuse pendant ses études d'infirmière, son petit ami et père de ce bébé inerte. Il saignait abondamment au niveau de la gorge. Une longue trainée de sang coulait sur sa blouse. Il en avait également sur les mains et sur son visage. « Tout va bien, ma chérie, ne t'en fais pas », lui dit-il sur un ton se voulant rassurant. Margot voulait répondre, mais les mots restaient coincés. Elle le voyait bien que cela n'allait pas du tout. Il avait été visiblement égorgé d'un coup de couteau sec. Il marcha lentement vers elle et lui prit délicatement le bébé des mains. « Margot, tu dois nous laisser partir. Tous les deux », poursuivit-il. Margot secoua la tête. Non, elle ne pouvait pas. Elle n'y arrivait pas. C'était trop dur. Mais le médecin s'éloigna d'elle et retourna près du campement qui prit soudainement feu et emporta tout sur son passage. Margot se mit alors à hurler de toute son âme...

Once Upon a Reality: Le cri de douleur de Margot transperça la tranquillité de la nuit et alerta les gardiens d'astreinte qui se précipitèrent jusqu'à sa chambre. Ils retrouvèrent la jeune femme en pleurs et en pleine crise d'anxiété. Ils tentèrent d'abord de la maîtriser par la force, mais Margot continuait de pousser des hurlements stridents tout en se tenant très fort la tête entre les mains. Elle pensait effectivement que son crane allait littéralement exploser si on ne faisait pas quelque chose pour l'aider. Elle était en totale perte de contrôle sur elle-même. Cependant, malgré son immense désespoir et sa souffrance mentale intense, elle réussit à agripper la manche d'un des gardiens et dans un ultime effort ne quémanda qu'une seule chose :

« S'il vous plaît, laissez-moi parler au docteur Dobson, je vous en prie... »

Dans ces moments-là, elle n'avait besoin de personne d'autre que lui. C'était vital. Il fallait qu'elle le voie maintenant sans plus attendre...

(c) 2981 12289 0. 1197 mots

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PILULES AVALÉES : 39
MIROIR : Kit Harington
IDENTITÉ : B.
CRÉDITS : B. (avatar & gifs) - Anaëlle (code signature)
A DÉBARQUÉ LE : 03/09/2017
FORCE : 195

SITUATION : Célibataire. Les cuisses dans lesquelles il aimerait se perdre lui sont inaccessibles.
EST ÂGÉ DE : 32 années écoulées.
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Pierce Dobson

MessageSujet: Re: ▪ | save me from the nothing i've become. (pierce + margot)   Mar 17 Oct - 18:51

save me from the nothing I've become
However far you feel from here you'are not alone. I will always be waiting, and I will always be watching you. Speak to me.
Le corps est endormi dans les draps trop froids, dans ce lit trop grand.Un sourire se peint sur les lèvres et l’esprit, lui, est déjà très loin. Rêve exquis.  Douce illusion. Enivrante supercherie dans laquelle je me plonge bien volontiers. Les songes sont libérateurs, ils demeurent le seul endroit où tout devient possible. Ils demeurent le seul endroit où je peux l’aimer, où elle peut m’aimer, où le fantasme prend la couleur d’une réalité absolument divine à goûter, à savourer.

Je me tiens dans l’encadrement de la porte de la cuisine et j’observe sa silhouette alors qu’elle est dos à moi, alors que ses mains s’activent pour préparer le dîner. Les prunelles sont omnubilées par les courbes de Margot. Rien que la voir là et mon cœur s’emballe. L’instant est savouré avant que je ne m’avance doucement vers elle, d’un pas silencieux. A la lueur de la lumière extérieure qui traverse les rideaux de la cuisine, ses cheveux prennent une couleur plus chaude, plus douce et l’envie d’y glisser mon visage pour en respirer le parfum se fait de plus en plus pressante. Lorsque j’arrive enfin derrière elle, je ne glisse d’abord pas mes mains sur sa taille, me contente de me placer juste derrière elle mais à peine me suis-je arrêté qu’elle arrête ce qu’elle est en train de faire, sentant ma présence derrière elle. Je me penche juste assez pour pouvoir glisser mon visage dans ses cheveux, je prends une profonde inspiration pour respirer son parfum et je vois ses épaules se soulever sous l’impulsion du frisson provoqué par mon attitude. Un sourire sur mes lèvres alors que je glisse doucement mes mains sur ses épaules, le long de ses bras puis sur sa taille que mes bras viennent entourer alors que je glisse mon visage dans son cou qu’elle m’offre bien volontiers. Mes yeux se ferment, mes lèvres se laissent aller à un long baiser sur sa peau et le frisson est mien quand je sens sa main glisser dans mes boucles brunes. Un autre baiser dans son cou, et ses soupirs éveillent davantage le désir. Le feu s’anime, le brasier prend forme et je rouvre les yeux, redresse mon visage juste assez pour avoir l’espace nécessaire afin de la faire se retourner. Le temps s’arrête quand elle plonge son regard dans le mien, quand ses doigts délicats viennent déboutonner ma chemise et je la laisse faire en la couvant du regard. Le contact visuel n’est rompu que lorsqu’elle abaisse son visage pour venir déposer ses lèvres sur mon torse. La tête qui se penche en arrière, le souffle qui s’accélère, les mains qui glissent dans ses boucles à elle et qui ramènent soudainement et subitement son visage au mien pour cueillir ses lèvres afin de les faire miennes.

Afin de la faire mienne. Elle.
 
Son corps se presse contre le mien et il suffit d’une seconde pour que nos bêtes soient réveillées et prêtes à en découdre. Il ne suffit que d’une seconde pour que nous basculions. Elle. Moi. Nous. Mes mains la soulèvent sans ménagement pour l’asseoir sur le plan de travail envoyant valser au sol ce qu’elle avait commencé à se préparer. Les lèvres se touchent, les souffles se mélangent, les mains touchent, pressent avec vigueur, poussées par le désir, par l’urgence avec laquelle nous voulons nous trouver, nous mélanger. Ses mains s’activent pour retirer ma ceinture, mes mains s’activent pour soulever sa jupe.

Le réveil est aussi brutal que les coups frappés à la porte de ma chambre. Je bondis dans mon lit, perdus pendant quelques secondes, encore accroché au rêve qui s'est invité dans mon esprit ce soir. Et durant ces quelques secondes on cogne encore à ma porte avec force, on appelle mon nom, et l'exaspération s'empare très rapidement de mon être lorsque je termine de reprendre pieds avec la réalité.

« Oui, oui ! » je dis avec force en me redressant, récupérant au passage un t-shirt blanc que j'enfile avant de m'approcher de la porte de ma chambre pour l'ouvrir, et me retrouver face à un garde. J'en déduis automatiquement qu'il doit y avoir un problème avec un de mes patients. Pas Margot...

« Votre sœur est en pleine crise, elle vous réclame. »

Margot. L'inquiétude s'impose mélangée à de l'incompréhension : comment Diable peut-elle être en pleine crise alors qu'elle a une dose assez conséquente de somnifères ? Comment ?

« Est-ce qu'elle a pris ses médicaments ?
- J'en sais rien moi.
- Pardon ? »

La colère s'associe à l'inquiétude alors que nous nous avançons très rapidement dans le couloir. Je suis pieds nus, n'ai même pas cherché à mettre la moindre paire de chaussettes ou des chaussures : pas le temps.

« Je gère pas ça moi ! Vous avez qu'à demander à une infirmière !
- Qui s'est occupé de la prise des traitements ce soir ?
- J'en sais rien !
- Vous ne savez rien en fait. » je siffle entre mes dents alors que j'arrive enfin devant la chambre de Margot. Un autre garde est dans le couloir et quand il me voit arriver, il se positionne devant la porte entrouverte. Je serre le poings, le fixe, le toise, le fusille du regard. « Visiblement elle me réclame. Vous pouvez partir. Tous les deux. » je dis en adressant un bref regard à l'autre garde. « Maintenant ! » Et qu'ils osent ne serait-ce que tenter d'aller contre ma volonté. Ils échangent un regard puis terminent par s'éloigner et je n'attends pas. Je pénètre à l'intérieur de la chambre avant de refermer la porte derrière moi. Je me fige lorsque la scène terrible s'impose à moi. Je me fige lorsque je la vois, au sol, adossée contre le mur, prostrée, genoux repliés contre elle-même, en larmes. Elle est bien loin l'image idyllique de mon rêve. Si loin... Et comme je voudrais pouvoir l'arracher à l'horreur. Comme je voudrais pouvoir lui apporter autant de douceur et de tendresse que je l'ai fait dans mon rêve. Je ne peux malheureusement qu'un peu. Juste un peu... Le cœur serré, le regard rempli de douleur mais d'amour aussi, je m'approche d'elle.

« Margot... » je souffle tout bas en me mettant à genoux face à elle. Mes mains viennent trouver les siennes qu'elle plaque avec force contre son crâne. Je la force à faire lâcher. Je la force à venir chercher mon regard. « Margot. » je répète une seconde fois avec plus de fermeté pour qu'elle parvienne enfin à se détacher de sa torpeur et poser son regard noyé de larmes dans le mien. Des larmes qui redoublent quand elle me voit. Des larmes qui me tordent les entrailles et le cœur. Et mes mains viennent chercher sa nuque pour la rapprocher de moi. « Du calme, je suis là. » Je m'assois par terre et la blottis contre moi, apposant ma joue contre sa tête, respirant bien malgré moi l'odeur de ses cheveux. Instinctif. Primitif. Incontrôlable. L'odeur me ramène à mon rêve, réveille mes sens, réveille le désir mais je parviens à ne pas perdre pieds, je parviens à rester ancré dans la réalité. La sienne qui la déchire. « Parle-moi. Dis-moi ce qui s'est passé. »

Parler pour me faire comprendre. Parler pour la faire évacuer. Si seulement je pouvais totalement la soulager de ce poids qui l'oppresse au quotidien. Si seulement je pouvais l'aimer pour lui faire oublier.

Si seulement...
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