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 Pauvres âmes sur l'autel des pécheurs † feat Clyde

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MessageSujet: Pauvres âmes sur l'autel des pécheurs † feat Clyde   Jeu 14 Sep - 22:52



PAUVRES ÂMES SUR L'AUTEL DES PÉCHEURS
La mort est tapie dans les nuages. La peur rôde dans la nuit, car les morts dans leurs suaires saluent la fuite précipitée du soleil, et entonnent des chants sauvages dans les bois, en dansant autour de l'autel de Yule, fougueux et blanc.
L’éclairage du plafond irradiait la salle de consultation, sa lumière crue, éclatante, presque nucléaire, tenait l’ombre en respect, l’empêchant de masquer les imperfections de ceux qui se trouvaient en dessous. “ M’dame, je sens toujours pas mon bras c’est normal ? ” Ses yeux se fixèrent dans le reflet du miroir de l’étagère à pharmacie pour attraper le visage du patient qui se tenait derrière elle. Même à cette distance, le miroir réussissait à lui renvoyer les iris brunes et divines de celui qui venait de lui posait la question, elles brillaient comme des feux follets, de la même couleur que la terre fraîchement retournée. “ Il faut attendre un petit peu pour que les effets de l’anesthésie locale se dissipent complètement.” répondit-elle en se fendant d’un petit sourire. Puis elle se reconcentra sur les instruments chirurgicaux qu’elle prenait soin de replacer dans le haricot en inox, en attendant qu’une quelconque infirmière ait la présence d’esprit de les nettoyer.

C’était un garde qui lui avait amené cette pauvre brebie qui était actuellement allongée sur le divan d’examen, contemplant les points de sutures cousues sur sa peau comme des petites étoiles accrochées dans un ciel de chair. Il s’était fait ouvrir l’avant-bras par un autre patient au cours d’une bagarre qui avait éclatée dans le réfectoire. L’arme du crime ? Une brosse à dent taillée en son extrémité. Zipporah avait désormais l’habitude de la perpétuelle ingéniosité dont faisait preuve les patients pour se fabriquer des armes. Ce n’était pas la blessure profonde et suintante du blessé qui l’avait frappé, c’était son regard, percutant et foudroyant comme un coup de poing en plein thorax. Zipporah avait distingué l’aura qui l’avait entouré, épousant chaque parcelle de son corps, comme une fine brume doré. D’un coup d’oeil, elle avait compris ce qu’Il lui demandait, Il le rappelait à Lui. Elle avait soigné Son protégé, pansé sa plaie, recousue sa peau fendue en une tranchée sanglante.

L’observant toujours dans le reflet de la glace, Zipporah profita qu’il contemplait toujours sa blessure pour subtilement glisser un scalpel dans la poche de sa blouse. Le plus naturellement du monde elle se rapprocha de lui, contourna le divan et se positionna derrière son champs de vision. Elle avait une vue plongeante sur la tête du jeune homme, alors d’un geste sec, elle agrippa le menton du patient qu’elle releva pour faire apparaître une gorge immaculée. “NON” l’entendit-elle hurler alors que la lame de son scalpel venait trancher d’un geste précis et mortel la carotide palpitante de vie. Le cri du patient mourra dans un bruit de gargouillis alors que ce dernier s’étouffait dans son propre sang qui giclait à chaud bouillon. Le liquide s’échappait de la gorge en une fontaine rougeâtre, ne manquant pas d’éclabousser la blouse de la chirurgienne ainsi que son visage. C’était un véritable torrent rouge et épais qui se déversait sur le corps du blessé, coulant abondamment tout le long du divan jusqu’à chuter au sol en cascade. Des yeux révulsés par la peur et la souffrance se tournèrent vers elle, la lueur incandescente qui y brillait implosa en une multitude de fragments lumineux. Le patient, dans un geste désespéré, réussi à lui arracher son scalpel des mains et tenta d’atteindre la chirurgienne qui se recula aussitôt, le liquide continuait à s’écouler hors de lui mais son bras retomba, inerte. Puis ses yeux s’immobilisèrent dans leurs orbites, tout signe de vie les ayant quittés.

Zipporah ressentait une sensation désagréable, celle qui s’obtient lorsqu’on se sent épié. Elle tourna la tête et son coeur faillit se stopper net dans sa cage thoracique lorsqu’elle aperçut un homme qui se tenait devant elle. Depuis combien de temps était-il là ? Qu’avait-il vu ? Ce visage lui était familier, elle savait qu’elle avait affaire à un garde et c’est ce qui l’inquiétait.
“Il a profité que j’avais le dos tourné pour prendre le scalpel et se trancher la gorge avec, je n’ai eu le temps de rien faire.” Son ton autoritaire et implacable claqua tel un fouet, comme une mise en garde. “C’est moi qui ai crié.”

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Dernière édition par Zipporah E. Ashworth le Sam 2 Déc - 22:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pauvres âmes sur l'autel des pécheurs † feat Clyde   Sam 18 Nov - 18:37

pauvres âmes sur l'autel des pêcheurs
zipporah & clyde

tryna make some sense of it all, but i can see it makes no sense at all stuck in the middle with you


D'un coup sec, Clyde parvient à sortir un sachet de poudre de sous la planche en bois bancal. Il a les fesses sur une pile de pulls, la tête dans les chemises pendues mal repassées, les pieds qui dépassent de l'armoire, mais le sourire en plein dans la face. Chuchotement mal contrôlé à cause de l'état d'euphorie dans lequel il est : « Aye, salut bonnie* ! » Il tend l'oreille, s'assure que personne n'a le nez collé à la porte de sa chambre, se dégage des vêtements dans lesquels il s'était assis et va s'agenouiller devant sa table de chevet. Il y dépose quelques grammes à l'aide d'une cuillère en plastique et les divise en petites lignes. Dans le tiroir, il trouve des vieux billets qu'il roule précipitamment. Ses rails lui rentrent dedans, il en enchaîne trois d'un coup et s'adosse maladroitement au lit à sa droite. « Feckin' hell... » Clyde commence à en avoir marre d'espacer autant ses doses. Faut qu'il parte à la recherche d'une âme charitable qui puisse l'approvisionner.

Il se relève doucement, le sourire collé dans la face et les yeux bêtes. Il range tout son bordel correctement et sort de sa chambre. Quand la porte claque derrière lui, il sursaute et pouffe de rire en tapotant la poignée. Il est détendu comme un élastique à cheveux trop usé. Dans les couloirs, personne ne le dérange, il déambule de bonne humeur en murmurant la mélodie d'une chanson pirate. Tout va bien pendant quelques instants, la came voyage en lui et l'apaise. Puis un hurlement parvient jusqu'à ses oreilles et le fait se figer deux secondes.

Son pas alerte l'emmène jusque dans l'infirmerie. La scène ressemble à un carnage de boucherie : l'aspect clean, blanc et pur de l'espace médical a revolé dans les airs et s'est échappé dans l'espace. « Putain, mais merde ! C'est dégueulasse ! » Clyde remarque d'abord le sang qui vole dans tous les sens comme un gicleur d'arrosage automatique. Ça fuse de partout, c'est encore plus sale que la fin des orgies dans les films porno. Clyde observe le mort qui gargouille des mots en faisant des bulles rouges. La nausée l'attrape bien vite. C'est à ce moment qu'il prend conscience qu'une femme se tient devant lui avec un regard étrangement indifférent. Elle lui parle machinalement, il la regarde d'un air abruti, de part la coke et de part le spectacle auquel il vient d'assister. « D'accord, très bien... » Il tient la note de sa dernière syllabe un peu plus longtemps que nécessaire, comme lorsqu'il hésite entre deux mots et qu'il dit le mauvais, comme lorsqu'il vient de prendre sa dose et qu'il aime bien chantonner. « Vous êtes sûre ? Pas que- euh- non, non, j'vous accuse de rien, ok ? » Il lève les mains dans les airs, hausse les sourcils, il a un peu le regard qui fuit. « Mais bon... »

Il ne sait pas trop ce qu'il le fait rire : l'absurdité de la situation ou le fait d'avoir sniffé peut-être un peu trop de coke. « Euh, on nettoie ? Ou on appelle M. Wolf ? » Il espère détendre l'atmosphère avec ses références de films, mais l'infirmière (peu importe le statut de cette femme) n'a pas l'air aussi détendue que lui. « Hey, relaxe ok ? Tu l'as pas tué pourquoi tu tires cette gueule ? » Il rigole un moment, puis redevient sérieux. « À moins que... Ohhh la la la la la, si c'est le cas vous êtes dans la meeeerde ! » Il sautille un peu pour se dégager de sa désagréable nervosité. Son rire n'est plus trop enjoué. Tout ce qu'il espère, c'est de pas se faire égorger comme le gars qui continue de se vider par terre.

*bonnie : "joli" en slang écossais
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MessageSujet: Re: Pauvres âmes sur l'autel des pécheurs † feat Clyde   Sam 2 Déc - 20:16



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La mort est tapie dans les nuages. La peur rôde dans la nuit, car les morts dans leurs suaires saluent la fuite précipitée du soleil, et entonnent des chants sauvages dans les bois, en dansant autour de l'autel de Yule, fougueux et blanc.
L’air ambiant transportait les effluves communes à chaque hôpitaux, un mélange d’éther, de produits désinfectant et de souffrance. Cette dernière odeur, Zipporah la connaissait par coeur. La souffrance avait la même odeur que le fer mêlé à la poussière des gravats, une odeur brut et urticante. La salle de consultation empestait principalement de ce parfum dont les relents émanaient des flaques épaisses du sang qui se déversait au sol. Zipporah était comme une montagne entourée de lacs ferreux et vermillons.

Les yeux de la chirurgienne clignèrent plusieurs fois, son cerveau était comme un rouage tournant à une vitesse folle pour tenter de comprendre la situation. L’homme qui se tenait face à elle semblait complètement hagard, ses mouvements s’articulaient de la même façon qu’un automate qu’on aurait laissé rouiller sous la pluie. Dans la tête de Zipporah, des millions de diodes s’allumaient et s’éteignaient en même temps, pareilles à un spectacle de lumières. Ces étincelles, c’était l’esprit de la jeune femme qui tentait de retracer les dernières minutes pour savoir ce que ce garde avait clairement vu. “ Vous avez jamais vu de sang de votre vie ou quoi, ça existe pas en Écosse ?” ne put-elle s'empêcher de lui demander sèchement, alors que ses yeux céruléens atteignaient la même froideur que les cercles polaires. Car nul ne pouvait passer à côté de l’accent de ce garde, il enroulait les R comme une rivière enroulait les galets au fond de son lit, il mastiquait les mots comme s’il ne s’agissait rien de plus que du papier mâché. Elle n’appréciait pas le ton que prenait cette conversation, sa couverture était plus que compromise face au désartibulé qui mettait sa parole en doute. Plus il parlait, plus elle sentait quelque chose se coincer dans sa poitrine, comme si quelqu’un avait fermé une valve l’empêchant d’évacuer l’oxyde, et que ça gonflait, l'emplissait, menaçait de la faire éclater.

“Alors à moins que la formation de garde inclue aussi une formation de onze ans pour devenir chirurgienne comme moi, j’crois être la plus qualifiée ici pour savoir qu’il s’est tué.” répondit-elle alors que son doigt tapotait nerveusement le petit badge doré accroché à sa blouse, où était inscrite en fines lettres “ Dr. Zipporah Ashworth”. En le regardant sautiller, Zipporah était en proie à des suspicions concernant l’état de l’homme en face d’elle. La lumière éblouissante des plafonniers révélait des pupilles noires, bien trop agrandies au vu de la luminosité qui aurait dû les rétrécir. Elle s’approcha du garde, le tira sans ménagement en avant et s’empressa aussitôt de fermer la porte. Et avant de lui laisser faire quoique ce soit, elle sortie de sa poche sa lampe-stylo qu’elle alluma et pointa en direction des yeux du garde. Les pupilles restaient dilatées et brillantes, comme un firmament oculaire. “ Ah d’accord je comprend mieux…” marmonna-t-elle dans sa barbe en comprenant qu’une petite poudre blanche était actuellement en train de se diluer dans l’esprit du garde. “ Se faire accuser par un camé, on me l’avait jamais faite celle-là…” Elle obliga ses muscles à se détendre, son sourire se voulait goguenard pour tromper la personne en face d’elle. En se retournant vers le milieu de la pièce, elle se rendit compte du carnage. Un mince filet continuait de s’écouler hors du sourire pourpre tranché dans la gorge du patient. Le sol était aussi glissant qu’une patinoire et elle devait marcher à pas mesurés pour ne pas glisser sur cette lubrification sanglante. “ Si votre cerveau n’est pas encore trop atrophié, prenez ça et posez-les au sol avant que l’un de nous se casse la gueule.” Elle attrapa deux serpillères tirées d’un placard et les envoya voltiger en direction de l’homme. “ Au fait vous m’avez pas dit votre nom, c’est quoi ? Scottish Junkie ?” demanda-t-elle d’une voix ironique alors qu’elle entreprenait de déshabiller le patient, afin de l’emmener à la morgue.

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MessageSujet: Re: Pauvres âmes sur l'autel des pécheurs † feat Clyde   Sam 23 Déc - 0:52

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Il aime ça partir d'même, penser à plus rien ou presque, seulement les trucs qui se passent devant lui, seulement le suicide ? le sang ? le meurtre ? l'égorgé ? la gorge ouverte par une plaie béante, rouge foncée, les bruits gutturaux. Il grimace un peu en exagéré, comme dans une bande-dessinée, il esquisse des sortes de mouvements étranges, des sursauts mal calculés et des trébuchements involontaires. Dans sa tête y’a plus grand chose qui semble vouloir fonctionner, ça fait seulement tourner des chansons, des musiques, des sons, comme des éternuements, c’est lui qui éternue en fait, parce que ça l’chatouille l’odeur d’la mort.

« Mais… mais si ! Si, si j’ai déjà vu du sang, ouais... » L’nez qui saigne, les coudes en plaies, les genoux en bleus, les côtes en purée. On l’avait déjà tabassé derrière le shop, dans la ruelle, des mecs pas très contents par c’qu’il revendait, y manquait d’quoi, quelques grammes, c’était pas la bonne mesure. Clyde en passait toujours un peu à Semyon, histoire d’partager quelque chose, d’le laisser accroché à son appart’. Association d’idées : l’appart’, Clyde, la came, l’bonheur. C’était ça. Maintenant, ça s’résumait en quelques lignes : Clyde qui sait plus quoi faire d’sa vie, Clyde l’abandonné, qui en veut à un mec qui lui en veut aussi, c’est fucked up comme histoire, il s’demande s’il vaudrait pas mieux de s’en aller. Loin, genre en Australie. Il fait trop chaud en Australie en hiver, il neige pas. Clyde il veut aller voir la neige au pôle Nord, goûter aux flocons quand ils tombent, faire d’la luge. La neige, ça ressemble à la coke.

La docteure elle s’énerve, Clyde la regarde avec ses yeux amusés-déglingués. « Nan mais vot’ nom il est complètement fucké. Ça s’dit comment cette merde ? » Il se rapproche un peu avec des pieds qui tremblent, le sourire en pleine gueule. « Zip-oh-wa Ass-wesh ? » Il pouffe de rire, mais la bonne femme le tire vers elle un peu violemment, et Clyde pense qu’elle va l’sauter là, devant l’cadavre. Petite peur dans ses yeux pendant une fraction d’seconde. Mais elle ne fait qu’fermer la porte et lui pointer une lampe-torche en plein dans les yeux. Clyde, il cligne fort, fort, parce qu’il s’y attendait pas du tout. « Et t’comprends quoi exactement ? » Il a la réponse juste après, pleine de dédain. « Ah... » Ça parait alors plus qu’il s’y attendait. Il aurait mieux fait d’rester dans sa chambre et d’pourir là-bas plutôt que d’chercher à partir dans des aventures comme nettoyer une scène de meurtre.

Y’a deux serpillères qui volent vers lui, il s’en prend une dans le nez, mais réussit malgré tout à attraper l’autre. « Putain, mais merde, bordel ! » Il s’baisse pour la ramasser, se rattrape contre l’armoire à côté pour pas s’péter la gueule et se relève, à moitié sonné. Pis la docteure lui demande son nom avec sa voix bien mielleuse, une moquerie sans gêne. « Waddup l’humoriste. » Il fait valser les deux serpillères en même temps dans l’sang, ça absorbe un peu, il nettoie, il essaye, le sang c’est chiant à enlever, il s’en rend pas totalement compte. « C’est Clyde. » Deux trois coups de serpillère en plus, l’autre déshabille le patient, c’est d’plus en plus glauque, Clyde il comprend pas trop pourquoi. « Ça a l’air d’t’arriver souvent de devoir t’occuper d’un cadavre, c’est glauque, quand même. »
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MessageSujet: Re: Pauvres âmes sur l'autel des pécheurs † feat Clyde   Mer 17 Jan - 2:34



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La mort est tapie dans les nuages. La peur rôde dans la nuit, car les morts dans leurs suaires saluent la fuite précipitée du soleil, et entonnent des chants sauvages dans les bois, en dansant autour de l'autel de Yule, fougueux et blanc.
Zipporah devait se retenir de ne pas accrocher ses ongles dans la blouse du garde pour le jeter comme un malpropre hors de son cabinet, comme l’aurait fait tout chef industriel mécontent du travail d’un gosse d’usine durant l’époque victorienne. Mais Zipporah ne possédait pas de moustache à l’anglaise, de ventre proéminent rempli de bière et de gibiers, de fortune capable de racheter l’asile, et plus important encore, elle ne se trouvait pas à la bonne époque. Comble de son désarroi, elle ne pouvait pas le chasser sans être sûr qu’il n’irait pas divulguer ce qu’il avait vu. Elle était piégée par un marécage sanglant, une bête terrassée à faire disparaître et un monstre dénué de sagacité qui possédait sur son front un immense phare pour attirer l’attention de tous. Elle qui avait toujours été chanceuse la plupart du temps, voilà qu’elle venait de tirer le tiercé du désespoir. “ Cette quoi ?” s’emporta-elle, outrée de voir qu’en plus de n’avoir aucune retenue pour se montrer complètement défoncé, ce garde en profiter pour insulter son nom. “ Zipporah Ashworth ! Y a quoi dans votre cerveau atrophié qui vous empêche de lire ? ” A la fin de sa phrase, Zipporah marqua quelques secondes de flottement et regarda le vide face à sa remarque. Elle se rendait compte qu’il était évident qu’un camé se serait pas en état de lire et se gifla intérieurement devant sa propre bêtise.
Et puisqu’il était là, autant qu’il lui serve à quelque chose se fit-elle la réflexion. Si ses synapses étaient aussi défoncées que lui, sa raison l’empêcherait de se rendre compte que la chirurgienne comptait se servir de lui comme on se servait d’un mouchoir pour retirer toutes les crasses du nez. Et ce garde allait lui retirer la crasse du cabinet. “Éponger un sol sans jurer comme un charretier, vous pensez en être capable ?” soupira-t-elle en levant les yeux au ciel. Le corps était lourd et mou comme dix sac de grain et lui donnait du fil à retordre mais elle avait l’habitude. Il suffisait de tordre les membres dans tous les sens et de tirer comme un forcené pour ôter la totalité des vêtements du mort. “ C’est joli Clyde.” confia-t-elle à haute voix. La chirurgienne recouvrit d’un drap blanc le corps nu puis balança les vêtements dans un sac plastique qu’elle déposa sans ménagement sur le patient. “ Tout le service est débordé, alors si je peux filer un coup de main en gérant un cadavre, je le fais.” expliqua-t-elle en serrant les dents. Elle ne voulait pas le montrer mais elle était tendue comme le string d’une pute au travail. Elle détestait qu’on lui pose des questions sur elle et plus encore lorsque ça compromettait sa couverture. Lorsqu’elle jugea que Clyde avait suffisamment bien nettoyé le sol, elle l’interpella. “ Bon ça ira comme ça, rendez-vous utile et allez me chercher un brancard. Y en a un qui traine juste devant le cabinet. Vous allez m’aider à l’emmener à la morgue.” Alors qu’elle s'apprêtait à ranger le reste des instruments chirurgicaux, elle s'arrêta quelques secondes avant de se tourner vers Clyde “ S’il vous plait”. Elle risquait gros à le laisser trainer dans les couloirs mais vu son état, elle n’avait rien à craindre s’il voulait parler à autrui de ce qu’elle avait fait.

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