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 La quête de la Racine du Mal ♖ feat Bruce

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IDENTITÉ : Verendrye
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SITUATION : Esprit plongé dans un océan d'incertitudes et d'amers souvenirs aujourd'hui consumés.
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MessageSujet: La quête de la Racine du Mal ♖ feat Bruce   Mer 30 Aoû - 21:01

La quête de la Racine du Mal
Bruce ft. Nirina


La fumée des cigarettes lui picotait désagréablement les narines, lui donnant l'impression d’inspirer directement le conduit d’une cheminée. Elle regardait les volutes s’élever comme des petits nuages couleur cendre, prenant des formes d’arabesque étirées avant de se dissiper dans l’air. Elle restait plantée sur le perron de l’entrée, à attendre que ses collègues finissent leur cigarette pour pouvoir rentrer. Silencieuse, le regard vague, elle se contentait d’écouter la conversation qui semblait passionner tout le petit groupe. “ À votre avis, comment il a réagi quand il a apprit que sa fille était ici ?” demanda une voix féminine. “ Aucune idée mais ça a dû être explosif” répondit une voix grave sur un ton excité. Nirina leva un regard paresseux vers ses collègues dont les sourires étirés et le regard brillant trahissaient une agitation suite au dernier potin qu’ils se racontaient. “ La famille Jenkins réunie, quel beau tableau” rétorqua son voisin d’un ton narquois. En entendant ce nom, les yeux de la jeune femme s'écarquillèrent sous la surprise. “ Co… Comment ça la famille Jenkins réunie ?” balbutia-t-elle. Il n’existait qu’une personne portant le nom de Jenkins à Ostrov, Nirina ne connaissait que trop bien ce patronyme synonyme de malheur et d’ennuis. “ T’es pas au courant ? Le nouveau garde qui vient d’arriver, le grand brun qui fait froid dans le dos, c’est le père de Lexie Jenkins en personne !” s’exclama un autre. “S’il est aussi beau que redoutable, les patients ont du soucis à se faire. Les chiens ne font pas des chats, c’est connu.” répliqua sa collègue d’un ton cynique. Nirina ne prit pas part aux éclats de rire gras qui venaient culbuter ses tympans d’une façon dissonante et scabreuse.

La nouvelle l’avait abattu d’une façon si soudaine qu’elle en avait le souffle coupé, elle se sentait dans une autre dimension où il n’y avait plus les autres psy à ses côtés, ou les cigarettes se consumant au vent n’étaient plus. Le monde continuait à évoluer autour d’elle, mais Nirina restait figée dans son monde parallèle. Elle était là, sans être vraiment là. Trop de questions se bousculaient dans sa tête, comme une foule de gens en pleine cohue qui se piétinaient, s’écrasaient les uns les autres. Etait-il là pour chercher sa fille ? Comment avait-il réagi en la voyant ? Souhait-il l’aider ? Pourquoi sa fille était comme ça ? Face à toutes ces questions, elle réalisa qu’une seule personne était capable de lui apporter les réponses voulues. “Vous savez où je pourrais le trouver ?” résonna sa voix, brisant d’une façon aussi tranchante qu’un katana les rires graveleux et puérils, jetant presque un froid dans l’assistance. “ Je crois qu’il est de garde dans la salle de surveillance.” marmonna un homme alors qu’il jetait son mégot par terre, l’écrasant avec le plat de son pied. Sans faire attention aux regards méfiants que lui prêtait le groupe, Nirina s’excusa brièvement et quitta ses collègues pour aussitôt retourner à l’intérieur de l'hôpital. Elle savait que son brusque départ ferait jaser et qu’il alimenterait bon nombre de ragots. L’accident survenu dans la forêt s’était répandue comme une traînée de poudre, faisait embraser tout Ostrov à la course aux commérage.. Ce banquet fastueux de racontars dont se délectait tout le personnel, et sans nul doute les patients, l’écœurait. Le fait qu’elle veuille retrouver le père de celle avec qui elle était présente au moment de l’escapade durant la tempête, c’était un potin offert sur un plateau d’argent pour tous les carnassiers avides de cancans. Combien de gardes la regardaient de travers pour avoir laissé un des leur se faire froidement abattre ? Combien de psy la dédaignaient pour avoir été incapable de tempérer des patients ? Combien de patients la tournaient en ridicule quand elle avait le dos tourné parce qu’elle n’avait eu aucun semblant d’autorité ? Un nombre infiniment grand, un nombre infiniment petit, cela lui était désormais égal, comme beaucoup d’autres choses. On ne pouvait pas blesser une coquille vide, aucune flèche ne pouvait faire mal si elle n’avait aucune cible où se loger.

Une fois arrivée devant la salle de surveillance, Nirina inspira profondément. Elle se préparait mentalement à rencontrer le créateur de ce fichu démon, de celle qui avait fait de sa vie un cauchemar éveillée, de celle qui l’avait entraîné avec elle dans les pires Enfers imaginables. À quoi devait-elle s’attendre ? Elle n’en avait aucune idée et c’est ce qui l’effrayait. La voix de sa collègue résonnait encore dans sa tête. Les chiens ne font pas des chats. Mais il fallait qu’elle sache, elle voulait comprendre. Pourquoi ? Comment ? Quand ? Aussi n'attendit-elle pas plus longtemps et toqua à la porte pour s’annoncer, et entra une fois qu’on lui en donna l’autorisation. Trois gardes étaient présent, comme l’exigeait le règlement, mais c’est sur celui qui se trouvait au fond de la salle que son regard se focalisa. La pénombre cachait son visage et empêchait la jeune femme d’y lire une quelconque émotion “Vous pouvez nous laisser seul un instant ?” Demanda-t-elle poliment mais fermement aux deux autres gardes qui continuaient à la fixer. Ces derniers se lancèrent un regard entendu avant de quitter la salle, non sans lui jeter un regard mauvais en passant. Une fois la porte refermée, Nirina s’adressa à Bruce. “Je peux vous parler ?” avant de se reprendre aussitôt. “Rectification, je veux vous parler.” enchaina-t-elle. “Nirina Vespucci, je suis psychologue. Vous et moi avons pas mal de choses à nous dire.”

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MessageSujet: Re: La quête de la Racine du Mal ♖ feat Bruce   Jeu 12 Oct - 23:04


Bruce venait d'entrer dans le bureau des gardes. Il regardait le planning afin de savoir quel poste il occuperait aujourd’hui. Quand il vit son nom dans la case « salle de surveillance », il voulait tout casser. Sachant que faire les rondes était d’un ennui mortel, rester assis sur une chaise à regarder des stupides caméras le mit en colère. Face aux autres gardes présents dans la salle, il ne se gênait pas pour montrer sa frustration, « Super, la salle de surveillance. Il y a bien des gardes plus bêtes et inutiles pour être assimilé à ce poste », fit-il d’un ton sarcastique et froid. D’autant plus qu’il risque de se retrouver avec deux autres gardes, ce qui ne l’enchantait guère. Bruce n’est l’ami de personne, il se contente d’être seul et le dicton, “vaut mieux être seul que mal accompagné” prend tout son sens avec lui.
Il ne comprenait pas pourquoi c’est lui que la direction avait choisi pour être assimilé à ce poste, il ne comprenait pas pourquoi il fallait être à trois pour surveiller des stupides caméras. La seule chose qui le rassurait ou tout du moins qui apaiser sa colère était qu’il aimait instaurer la peur. Il sait très bien que tous ses collègues avaient peur de lui et ceci pourrait le faire bander.
Après avoir jeté un grand froid dans le bureau des gardes, il partit se fumer une cigarette. Rien de tel pour le détendre. Il préfèrerait de loin boire un petit coup, mais il était sobre depuis son arrivée. Ce n’était pas le moment de replonger pour un simple problème d’affectation de poste. La journée de Bruce allait être longue et c’est bien cela qui le tracassait. Aucun patient à torturer, à frapper, à engueuler, et embêter les gardes, impossible. Ils avaient tellement peur de lui que rien qu’à l’idée d’être dans la mienne pièce que Bruce suffirait à les faire taire.

Bruce se dirigeait d’un pas nonchalant vers la salle de surveillance. Quand il entrait dans la pièce les deux gardes étaient déjà présents. Chacun assis à son poste, il ne restait à Bruce que le poste le plus au fond de la pièce, ce qui n’était pas pour le déplaire. “Bonjour”, lançait Bruce d’un ton froid et avec une petite pointe d’agacement. Les deux lui répondirent un faible bonjour et Bruce prenait place. Il faisait le tour de toutes les caméras à l'affût d’une moindre bagarre, rassemblement de plusieurs patients, à l'affût de la moindre occasion pour quitter cette pièce sombre. Le règlement veut que les gardes présents dans la salle de surveillance, appellent le bureau des gardes et demandent à l’un d'eux d’aller dans tels couloirs ou telles salles pour aller calmer les patients les plus téméraires. Seulement, Bruce aimait se faire justice lui-même. Concentré sur les différentes images qu’il visionnait, il n’entendit pas la personne taper, ni entrer. Ce n’est qu’en entendant une voix féminine, qu’il se retournait pour voir son interlocutrice. Une blonde d’une trentaine d’années, taille moyenne pour une femme, il la trouvait plutôt séduisante. Mais le ton qu’elle employait et la phrase qui en découlait, le fit redescendre sur terre. Elle se présentait dans la foulée et il restait muet face à la jeune psychologue pendant quelques secondes avant de répondre, “Bonjour, tu en as du cran pour venir te présenter à moi et surtout rester seule avec moi dans cette petite pièce”. Bruce ne pouvait cacher son sourire sadique et la réaction qu’aurait la petite blonde l'intéressait peu. Il la tutoyait volontairement, elle est bien plus jeune que lui et pour lui le tutoiement permet de montrer sa supériorité. “Je t’écoute, qu’as-tu à me dire de si urgent pour venir me déranger en plein boulot et faire partir mes deux autres collègues ?”. Il marquait un temps de pause avant de reprendre d’un ton ironique, “Non je rigole, tu me déranges pas, ce poste me gonfle et les autres abrutis aussi. Je devrais presque te remercier.”
Bruce commençait à réfléchir, le nom de Vespucci lui disait quelque chose. Au-delà du fait qu’il soit collègue, il avait déjà vu ce nom. Il se rappelait alors quand est-ce qu’il avait pu voir le nom de la psy. En tant que garde, Bruce a accès au fichier correspondant aux différents psychologues ou psychiatres pour les patients. Et ce nom le revint en tête. Vespucci n’est autre que la psy de sa fille. Il comprenait mieux le pourquoi du comment de sa visite."Je crois savoir de quoi tu veux me parler. Je t'écoute."
Spoiler:
 
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