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 Falling like ashes to the ground - Matthew & Niamh

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PILULES AVALÉES : 7
MIROIR : Harry Lloyd
IDENTITÉ : Kay
CRÉDITS : KIDDO. sur Bazzart
A DÉBARQUÉ LE : 09/07/2017
FORCE : 60
SITUATION : Célibataire
EST ÂGÉ DE : 28 ans
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Matthew Dickens

MessageSujet: Falling like ashes to the ground - Matthew & Niamh   Jeu 13 Juil - 21:07

Falling like ashes to the ground
Matthew & Niamh

Trop de bruit... trop de mots... je me tiens la tête, je me bouche les oreilles pour ne plus entendre leurs reproches, incessants... Tu as tué ta famille, Matthew... tu n'aurais pas dû... Tu vas vivre un enfer jusqu'à la fin de ta vie, et tu en es le seul responsable... Tu as caché ton bonheur derrière toute cette haine, le seul sentiment qui ne te fasse pas peur... On sait que tu as peur, Matthew, tu es terrifié... Je me recroqueville sur moi-même pour les faire taire, mais ils ne se taisent pas. On récolte ce que l'on sème, Matthew... Je ne regrette pas. J'ai fait ce que j'avais à faire, ce dont j'ai rêvé toute ma vie, on ne peut pas m'enlever ce bonheur. Bonheur, hein... arrête de te mentir à toi-même... Tu as tué ta famille, mais ils t'ont emporté dans leur chute, c'est évident...

"SILENCE !"

Je me réveille en sursaut, haletant, de la sueur perlant sur mon front. Je regarde autour de moi, paniqué, mais je n'arrive à discerner aucun détail de la pièce. Il fait si noir... Cet endroit me rend dingue. Ils nous envoient ici pour qu'on se fasse soigner, pourtant. Pour faire de nous des personnes relativement normales, pour qu'on puisse vivre une vie correcte en sortant. Mais personne ne sort d'ici. Ca, je l'ai compris dès que j'ai franchi ces lourdes portes trop sécurisées. Je ne sais pas si ça me fait peur, pour le moment. A ce rythme-là, de toute façon, je vais mourir avant même d'avoir pu tenter de m'échapper. Je me tiens le ventre, appuyant ma tête contre le mur humide de ma cellule, fatigué. Je n'ai plus mangé depuis plusieurs jours, je suis enfermé là depuis si longtemps... deux semaines, si ce n'est plus. Je suis épuisé, physiquement et mentalement. Désespéré, même si je ne l'avouerai pour rien au monde. Ils ne réussiront pas à me mettre à genoux définitivement. Je me relèverai, toujours. Ils ne me feront pas regretter ce que j'ai fait, j'ai simplement embelli la planète en me débarrassant de ce qui la pourrissait. Rien de plus.

Lentement je me relève, m'agrippant comme je peux aux briques froides de la cellule. Tout en me battant contre la faiblesse, je m'approche du seul rayon de lumière qui traverse la pièce et fais en sorte qu'il soit dirigé sur mon visage, dans l'espoir de retrouver cette sensation de vivre, ne serait-ce qu'un peu. Malgré sa faible puissance, il est agréablement chaud sur ma peau et je ferme les yeux, profitant de la seule chose qui me rappelle que je ne suis pas mort. Alors que je m'apprête à me rasseoir, j'entends la porte de ma cellule s'ouvrir et je reste debout, prêt à me défendre si besoin. Je tourne vivement la tête vers l'entrée, faisant abstraction du léger vertige que m'apporte ce geste. Pour que la lumière se pose sur les traits de la personne qui vient d'entrer, je m'écarte du rayon, baignant ainsi mon visage dans le noir.

Mon coeur manque un battement en reconnaissant son visage. Elle est reconnaissable entre mille, je n'ai pas le moindre doute sur son identité, je connais par coeur ses moindres traits. Je m'agrippe un peu plus fort au mur derrière moi pour ne pas que mes jambes flanchent, surtout pas devant elle, et adopte l'attitude la plus détachée possible. Puis, de ma voix grave qu'elle connaît si bien, je lance : "Salut, Aoife."

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PILULES AVALÉES : 171
MIROIR : Emilia Clarke
IDENTITÉ : lamaouautruche
CRÉDITS : (c)jeunepadawan
A DÉBARQUÉ LE : 23/01/2017
FORCE : 674
(c) jeune padawan
SITUATION : En couple
EST ÂGÉ DE : 25 ans
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A. Niamh O'Callaghan

MessageSujet: Re: Falling like ashes to the ground - Matthew & Niamh   Ven 14 Juil - 13:48



Falling like ashes to

the ground

Avec Matthew Dickens


Deux semaines s’étaient écoulées depuis la panne générale de courant qui avait plongé Ostrov Island dans le noir complet. Deux semaines que j’entendais relater les différentes tentatives des patients de s’échapper. Deux semaines que je n’en avais plus rien à faire, deux semaines que j’avais reçu mes patients sans les écouter ni les aider. Deux semaines que j’avais entendu à nouveau, pour la première fois en cinq ans, ce nom prononcé par quelqu’un. "Dr. O’Callaghan ! Vous disiez ne pas avoir assez de patients depuis votre arrivée, eh bien, voilà, encore un ! Matthew Dickens. Bon courage avec celui-ci, c’est un sacré cas…" m’avais lancé le directeur de l’établissement, avec un léger sourire en coin sadique. J’étais resté figée sur place pendant de longues minutes, ses mots résonnant de plus en plus forts dans ma tête, les flashs du visage qui s’y associait me faisant tourner la tête.

Deux semaines depuis ma tentative ratée lors de la panne d’électricité de me rendre à l’isoloir, où Matthew avait été enfermé dès son arrivée à l’hôpital, avais-je appris dans son dossier. Cela me rendait folle. Le savoir ici, dans le même lieu que moi, qui plus est enfermé, sans boire et sans manger pendant aussi longtemps me brisait le cœur et me contrariait au plus haut point. Toutes les personnes que je côtoyais ici avaient pu s’en rendre compte. J’étais irritée, agressive et renfermée sur moi-même. Ne rien pouvoir faire pour le faire sortir me rendait malade. Je ne dormais plus, ne mangeais plus, j’étais incapable de penser à quoi que ce soit d’autre que mon meilleur ami, seul dans une cage, privé de tout.

Ce matin-là en me levant, comme tous les matins depuis deux semaines, je me lève et me dirige directement vers le bureau du directeur. Comme tous les matins depuis deux semaines, je franchis le seuil de sa porte sans frapper, et croise les bras sur ma poitrine. Il ne lève même pas la tête et m’ignore complétement. Je me racle la gorge et réuni toute ma colère dans la phrase que je prononce ensuite : "Si vous ne me laissez pas au moins descendre parler à M. Dickens, vous pouvez compter sur ma démission sur votre bureau avant la fin de la journée. Vous m’empêchez de faire mon travail, et je ne suis pas venue ici pour perdre mon temps." Mon interlocuteur relève finalement la tête vers moi, et je peux voir dans ces yeux sa surprise, mal dissimulée, devant ma détermination et mon ton froid. Il soupire, crie pour appeler un garde et lui donne ses instructions. Dix minutes d’évaluation pour savoir si Matthew est apte à sortir d’isolement. J’arrive à en négocier vingt et parvient à dissimuler un sourire de satisfaction alors que je quitte le bureau, le garde à côté de moi. Je sens alors la panique commencer à m’envahir plus nous marchons vers notre but, réalisant que je n’ai aucune idée de comment il réagira en me voyant, après cinq longues années sans nouvelles. Croira-t-il que je l’avais oublié ? Sera-t-il énervé que je ne l’aie jamais retrouvé ? Se souvient-il seulement de moi, de nous, de notre amitié ? Beaucoup trop de questions se bousculent dans mon esprit, et je ne réalise même pas que nous sommes devant une porte en métal, sans ouverture, avant que le garde ne prononce mon nom, pas pour la première fois d’après son ton énervé. Je lui fais un signe de tête après qu’il m’a expliqué quoi faire si j’avais besoin de son aide, et prends une grande inspiration alors qu’il insère la clé dans la serrure.

Une fois la porte refermée derrière moi, j’ai l’impression d’être devenue aveugle, incapable de discerner quoi que ce soit dans la pénombre totale qui emplit la pièce. "Salut, Aoife." Sa voix me parvient d’en face, très proche, ce qui ne fait réaliser à quel point la pièce doit être minuscule. Aoife. Je ne relève pas le fait qu'il m'appelle par mon premier prénom, celui par lequel plus personne ne m'a plus jamais appelé depuis cinq ans. Je ne réagis même pas, tellement le fait de l'entendre de sa bouche me paraît naturel. Je ne sursaute pas, mais le son grave de sa voix toujours aussi familière après tant d’années me fait frissonner. J’avais cru l’entendre tellement de fois, j’en avais rêvé si souvent, que je n’arrive pas à réaliser que ça y est, il est vraiment là, avec moi, en face de moi. Enfin, je ne peux tout de même toujours pas le voir. Je sors mon portable de la poche arrière de mon jean, et en allume le flash tout en faisant bien attention de l’orienter vers le sol, pour ne pas l’éblouir et lui laisser le temps de s’habituer à la lumière. Ma gorge se noue en posant mes yeux sur lui. Il n’a jamais été particulièrement épais, mais sa maigreur me met la larme à l’œil. Malgré la faible lumière, je peux voir que ses traits sont tirés et que son visage est extrêmement pâle. Je ravale un sanglot et ouvre la bouche pour parler, mais aucun son, aucun mot ne sort de ma bouche. Je ne sais pas quoi lui dire. J’ai envie de m’approcher, de le serrer dans mes bras, et de ne plus jamais le lâcher. Mais je ne peux pas. A ce moment précis, je prends conscience de la possibilité qu’il me haïsse. "Je… Je… Je suis tellement désolée, Matty…" Mon dernier mot, son surnom, celui que moi seule pouvait utiliser, se perd dans un sanglot que je parviens difficilement à retenir. Je baisse les yeux, essayant à tout prix de résister à l’envie de faire le contraire, ignorant toutes les cellules de mon corps qui me crient de me rapprocher de lui, de faire un geste vers lui. La distance qui nous sépare, aussi courte soit-elle, me rend folle. Le fait de ne pas savoir quoi lui dire, alors que nous étions si proches, me rend folle. Malgré les séquelles de l’isolement, il n’a pas changé. Je peux voir dans ses yeux que la personne que je connaissais, mon meilleur ami, est toujours là, malgré ce qu’il a fait et ce par quoi il est passé.


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