AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Nous avons besoin de psychologues et de médecins.
D'ailleurs, pensez à nos scénarios, ils sont très attendus ! ♥
Merci de jeter un coup d'œil aux pathologies du forum.

Partagez | 
 

 (charlie) so we try to sound like someone else

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
PILULES AVALÉES : 104
MIROIR : Stephen James
IDENTITÉ : Tris
CRÉDITS : coco câline (avatar) » bat'phanie (signature) » coco made me do it (gifs)
A DÉBARQUÉ LE : 03/07/2017
FORCE : 423

SITUATION : Célibataire
EST ÂGÉ DE : 25 ans.
avatar
L. Semyon Kozlov

MessageSujet: (charlie) so we try to sound like someone else   Mar 11 Juil - 15:24



sound like someone else
you may know names, dates and places.
but you will never know the real story.

L’air glacial, compact et étouffant. La rumeur de quelques mots, dispersés à travers la salle, comme un murmure bruissant. Le raclement des chaises, les patients qui s’y lâchent lourdement. Le cliquetis des couverts incessant. Leur bruit métallique, sur vos assiettes. La bouillie infâme, sur ton assiette. À peine entamée.


Tu secoues la tête et éloignes de toi la nourriture. Le garde derrière toi n’en a cure puisque l’anorexie ne fait pas partie de tes pathologies ; qu’il crève de faim seulement, le fou. Juste un autre simple d’esprit, qui fait sa pseudo rébellion. Inoffensif. Tu lâches ta fourchette et elle s’écrase mollement sur l’espèce de porridge. Quant au bruit de succion qui s’en suit, il est des plus ragoûtants. Tu regardes un instant le métal se faire immerger, et puis te prends la tête dans les mains. Tes paumes, elle se collent à tes paupières, elles les pressent, trop fort. Y’a un voile de noir qui recouvre ta vision, y’a des étoiles vertes et jaunes qui n’tardent pas à s’y incruster.
T’as pas envie d’être précipité dans une journée de plus dans cet endroit d’merde, pas plus que de voir hier se répéter. Te lever, attendre, voir le garde arriver, manger. Glander. Te prendre le chou avec un autre taré. Manger, attendre. Glander, marcher, glander, manger. Glander, foutre un poing à quelqu’un, te faire engueuler, attendre, dormir.
Oh, joie.

« Kozlov, lève-toi on y va. » Tu soupires lourdement et relèves lentement la tête, en te tordant un peu le cou pour apercevoir le type derrière toi. « Pourquoi, y’a pas l’feu au lac. » Personne qui t’attend, puisque même ton psy t’a envoyé chier. Ça va faire presque une semaine d’ailleurs qu’il s’est rendu compte que vous fonciez dans le mur, et qu’la collision serait inévitable. Inévitable, douloureuse et dévastatrice. La dernière séance si tu t’souviens bien, s’est clôturée avec d’un côté toi qui lui disait d’aller se faire voir et lui de dire que tu étais un cas fini. Erreur, c’est cet endroit qui vous finit. Nuance. Alors, évidemment, quelle n’est pas ta surprise quand t’entends les paroles du garde. « Non, mais tu vas finir par être en retard pour ta séance. » Là, ça a le mérite de t’interloquer, et tu te retournes complètement sur le banc. « Pardon ? » Son p’tit air goguenard est là, et tu l’insultes vaguement dans ta langue maternelle. Dans ta tête. « Avec ta psy. » Ta psy, pas ton. Donc, une nouvelle ? C’est la curiosité plus qu’une réelle envie de subir une longue heure de torture mentale qui te force à quitter ta place, prendre ton plateau à peine touché, ranger le tout et suivre le gardien dans les dédales d’Ostrov. Une psy, ils auraient donc enfin trouver un remplaçant ? Enfin, après tout ça rentre dans l’ordre des choses, on ne te laissera pas moisir ici éternellement.


Une porte, devant toi. Une énième cloison. Ton poing, qui toque trois coups. Ta main, qui ouvre sans attendre la réponse. Ton regard fait l’tour de la pièce, et tu reviens un an avant, la première fois qu’t’as vu le bureau du psy. Sauf que ce n’est pas son visage squelettique et son air rébarbatif qui t’accueille, mais une femme. Jeune, plus jeune que tu ne l’aurais pensé. La trentaine, probablement. Tu fermes la porte derrière toi, et croises les bras. Refuses de dire un mot. Ne lui cèdes pas un bonjour.
Attends, simplement.
Après tout, c’est ce que vous faites dans ce lieu, non ?
Attendre.

by tris


Dernière édition par L. Semyon Kozlov le Dim 16 Juil - 14:52, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
PILULES AVALÉES : 162
MIROIR : Jenna Louise Coleman
IDENTITÉ : Lore
CRÉDITS : ghost.writer (avatar) - Isak (gif)
A DÉBARQUÉ LE : 01/12/2016
FORCE : 754

SITUATION : Célibataire
EST ÂGÉ DE : 34 ans
avatar
A. Charlie Mendoza

MessageSujet: Re: (charlie) so we try to sound like someone else   Sam 15 Juil - 21:35


Tes lèvres se pincent en une ligne fine. Tes poings se serrent. Tes paupières se ferment. Devant toi, un dossier, ouvert. Sur la première page, on peut apercevoir une photo d'un homme aux cheveux noirs et tatoué dans le cou. Un nom s'étale en toutes lettres juste en dessous. "Lazar Semyon Kozlov". Son deuxième prénom est entouré de plusieurs cercles rouges. L'indication paraît plutôt claire. 25 ans. Ses pathologies s'étalent en quelques tirets. Sa vie résumée sur quelques lignes. Et pour finir une annotation manuscrite de ton prédécesseur "Patient irrécupérable. Violent. Aucune évolution en onze mois. Je préconise que le patient ne sorte jamais d'un environnement médical apte à contenir ses pathologies.". En d'autres termes, cet imbécile tente de le condamner a passer le reste de sa vie en asile. Tu ignores qui le suivait auparavant mais un profond dégoût et mépris t'as envahi en lisant ces quelques phrases. Personne n'est irrécupérable. Personne ne peut ne pas évoluer en onze mois. Et si le psychologue ou le psychiatre ne perçoit aucune évolution chez le patient, ce n'est certainement pas de la faute de ce dernier. Initialement tu devais également parcourir les notes que ton prédécesseur avait prises. Mais tu n'en as plus aucune envie, pas plus que tu n'as confiance en ses impressions. Tu préfères faire à ta manière. Partir de zéro. Te laisser le temps d'appréhender cet homme sans aprioris.

Mais au-delà de tout ça... Il y a son histoire. Son histoire et la tienne. Toute une vie sur une simple feuille. Quelques phrases pour résumer une existence. Et tu n'as pas besoin de plus pour savoir que vous placer dans une relation patient/psychologue n'est pas une bonne idée. Tes soupçons prennent de plus en plus d'ampleur. Les hauts dirigeants d'Ostrov s'amusent avec vous. Patients, gardes, médecins... Vous êtes tous leurs pions sur un immense échiquier. Une simple bande de fourmis pour eux. Alors, ils mettent un immense coup de pied dans la fourmilière et ils observent le chaos qu'ils ont créés, bien à l'abri dans leurs tours d'ivoires. Un juron passe tes lèvres. Et pourtant, tu es bien obligée de t'adapter. Mais tu ne la sens pas cette affaire là. Pas du tout. Comment rester professionnelle alors que, sans Kaelan, tu aurais pu te retrouver à sa place ? Tu as soudainement envie de tout envoyer valser. Balayer ce bureau dans un accès de rage. Tu as besoin d'air. D'une clope. D'un verre d'alcool. Et de tout envoyer valser.

Pourtant tu ne fais rien de tout cela. La rage bouillonne dans tes veines, mais tu sais que tu dois te calmer. Parce que l'homme qui va bientôt passer cette porte n'y est pour rien dans tout cela. Et lorsque tes paupières se rouvrent, plus rien ne paraît sur ton visage. Tu ne sais pas encore si tu vas parler de cette histoire à Kaelan car c'est remuer des vieux souvenirs qui sont très bien là où ils sont. Et pour l'instant, tu as autre chose à penser. Tu ranges le dossier lorsque trois coups sec retentissent dans le silence de ton bureau. Tu te retournes, t'apprêtant à indiquer au visiteur d'entrer, mais c'est inutile. Devant toi se tient l'homme de la photo. Derrière lui, un garde. Tu lui adresses un simple signe de tête comme remerciement et il disparaît tandis que la porte se referme. Ton attention se reporte alors sur ton nouveau patient. Ton regard le détaille rapidement et tu lui adresses un léger sourire tandis qu'il garde le silence. Tu as l'habitude. Pour l'instant, pas un seul de tes patients n'a ouvert la bouche hormis une jeune fille. Mais ça ne te dérange pas. Et même si tu ne t'autorises cela qu'avec eux, tu es parfaitement capable de faire la conversation toute seule pendant une heure si ça peut les mettre plus à l'aise. Ton but n'est pas d'obtenir des confessions à tout prix. Introduire une relation de confiance te semble être la première étape après tout. Alors, tu fais le tour du bureau et t'adresses à lui d'une voix neutre et polie "-Bonjour. Je suis Charlie Mendoza. Et vous vous êtes Semyon, c'est ça ?". Tout dans ton attitude est maitrisé jusqu'à ta manière de lui poser la question. Enfin, tu poses ton délicat fessier (selon Kaelan) dans un des deux fauteuils de ton bureau et te retiens de pousser un soupir de soulagement. Après avoir couru toute la matinée pour tenter d'obtenir un double des clés de la chambre de ton frère, te poser enfin, ça fait plaisir. Tu n'as rien entre les mains. Ni stylo, ni carnet. Pour l'avoir vécu, tu sais que ça peut mettre particulièrement mal-à-l'aise. Tu souris à l'homme qui est visiblement tombé amoureux de ta porte "-Je vous laisse vous mettre à l'aise. Vous pouvez vous mettre où vous voulez.". Bon, dans le fauteuil en face ça t'arrangerais quand même hein. Faut pas croire. En plus ils sont confortables. Vieux mais confortables.  


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
PILULES AVALÉES : 104
MIROIR : Stephen James
IDENTITÉ : Tris
CRÉDITS : coco câline (avatar) » bat'phanie (signature) » coco made me do it (gifs)
A DÉBARQUÉ LE : 03/07/2017
FORCE : 423

SITUATION : Célibataire
EST ÂGÉ DE : 25 ans.
avatar
L. Semyon Kozlov

MessageSujet: Re: (charlie) so we try to sound like someone else   Dim 16 Juil - 14:59



sound like someone else
you may know names, dates and places.
but you will never know the real story.

La brune congédie le garde d’un simple mouvement de tête, et il disparaît de la pièce. Son attention se porte alors sur toi en te donnant la vilaine impression qu’elle te scanne, détaille, observe. Mais sans s’attarder sur rien, comme si elle n’faisait que te jauger. Quand ses yeux croisent les tiens tu hausses un sourcil, l’air de demander si elle est satisfaite de son inspection. Tu es vaguement surpris lorsque tout ce que tu reçois en réponse n’est un léger sourire. Connivent ? Narquois ? Poli ? Hautain ? Appréciatif ?  Elle se lève et c’est à toi de la suivre du regard, de derrière son bureau jusqu’à l’un des fauteuils entre vous deux. Ses mains sont vides, et tu les fixes encore pendant qu’elle se présente. « Bonjour. Je suis Charlie Mendoza. Et vous vous êtes Semyon, c’est ça ? » Tu n’prends même pas la peine de lui répondre, ni verbalement ni par un quelconque signe corporel. Telle que tu la vois, cette bonne psychiatre – psychologue ? – modèle doit avoir lu ton dossier de fond en comble et donc, savoir les moindres détails de ta vie. Vingt-cinq années d’existence résumées en une page. Naissance, enfance, adolescence, vie adulte. Innocence, traumatismes, déconne, emmerdes, déclin. Que des mots, juste des mots. Tout comme ton premier prénom, qu’elle semble avoir assimilé et ignoré. Lazar. Des syllabes qu’il vaudrait mieux oublier. Comme beaucoup d’autres choses.

« Je vous laisse vous mettre à l’aise. » Ses paroles te reconcentrent sur elle, et attirent instinctivement tes yeux à son visage. « Vous pouvez vous mettre où vous voulez. » "Eh bien, votre porte est très confortable. Vous devriez envisager d’y mettre un coussin, comme ça les gens se sentiront d’autant plus à l’aise dessus." Malgré ces pensées, tu laisses passer quelques secondes avant de te décoller du battant. D’effectuer quelques pas dans cette pièce plongée dans un silence peu naturel. De t’asseoir sur le bord du siège libre, comme tu l’as toujours fait, histoire de pouvoir te relever rapidement. Un peu comme quand t’étais gosse, quand le père te disait de t’asseoir à côté d’lui dans l’divan. Fallait obéir, parce que sa colère n’était jamais loin, mais en aucun cas faire confiance à sa bonhomie apparente et prendre la place la plus proche de la porte de sortie. Par la suite, ces habitudes t’ont bien servi. Dans cette famille d’camés à la moitié masculine portée sur le sexe plus ou moins consentant, notamment. Chez le couple de Saratov adepte des sacrifices à Satan. Ou chez ces types qui auraient aimé faire de toi leur dealer d’cours d’école attitré – même s’ils ont déchanté quand ils se sont rendu compte qu’au lycée, tu n’y allais pas très souvent justement. Des souvenirs comme ça t’en as à la pelle, des foyers qui t’ont hébergé pour l’argent, des gens qui n’avaient d’accueillant que le statut, des types qui sont en partie la raison pour laquelle tu as échoué ici. Parce qu’ils ne valent pas mieux que ce que tu es devenu.

T’as envie d’secouer la tête. D’les envoyer au fin fond de ton esprit et les enfermer à double tour, comme s’ils n’avaient jamais existé. Sauf que c’est pas possible. Sauf que si tu secoues la tête comme ça, sans raison apparente, la psy s’en demandera la raison. D’ailleurs elle doit probablement être intriguée en ce moment-même, vu les quelques minutes écoulées sans mouvement. Tu fixes tes yeux sur elle. Y’a encore aucun mot qui n’est sorti de ta bouche. Mais t’en as assez d’attendre. « J’vous ai jamais vue ici. » Ta voix retentit de ces tonalités indéniablement slaves. Impossible de ne pas imaginer tes origines, même si techniquement tu n’es qu’un quart russe. Ça n’fait pas beaucoup. « J’savais même pas que j'devais vous voir avant le repas. » La communication à Ostrov, un système très bien huilé. Tu reprends, d’une voix dégoulinant d’ironie. « Ils relèguent les cas finis aux nouveaux, histoire de n’pas faire perdre leur temps aux vrais professionnels ? » Une ombre de dégoût te passe sur le visage, quand tu reprends les mots du prédécesseur de Mendoza. D’un autre côté, c’est peut-être vrai après tout. P’têtre que y’a plus rien de bon à récupérer. Pourri jusqu’à la moelle. Tu n’serais pas le premier ici. Quand tu regardes la femme, bien professionnelle et encore droite dans ses bottes, t’as une petite pensée compatissante. Cet endroit n’a pas encore d’emprise sur elle. Mais il en aura, ça c’est sûr. Il en a sur tout l’monde. C’est pas pour rien que tu es un cas fini.


by tris


HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas
PILULES AVALÉES : 162
MIROIR : Jenna Louise Coleman
IDENTITÉ : Lore
CRÉDITS : ghost.writer (avatar) - Isak (gif)
A DÉBARQUÉ LE : 01/12/2016
FORCE : 754

SITUATION : Célibataire
EST ÂGÉ DE : 34 ans
avatar
A. Charlie Mendoza

MessageSujet: Re: (charlie) so we try to sound like someone else   Mar 18 Juil - 12:19


Ton regard le suit quelques instants alors qu'il se décolle de la porte pour se balader dans ton bureau. Tu es arrivée ici depuis peu de temps donc tu n'as pas encore pu vraiment mettre ce bureau à ton goût. Pourtant celui qui t'as précédé en ce lieu avait du goût. Du moins, ses avis et envies en matière de décoration correspondent plutôt aux tiennes. Une paire de vieux fauteuils, un bureau en bois sombre, une bibliothèque qui ne demande qu'à de nouveau accueillir de nombreux ouvrages, de grands rideaux encadrant la fenêtre... Il ne manquerait plus qu'une cheminée et un plaid pour transformer le tout en salle de lecture. La personne à qui appartenait ce bureau a dû rester bien longtemps ici. Cependant tu n'as toujours pas compris pourquoi il ou elle n'avait pas tout emporté en partant. Même si cela t'arranges, cela t’intrigue tout de même. Toujours est-il que même si ce bureau est accueillant, tu comptes bien le personnaliser dès que possible. Comment ? Tu y réfléchis encore. Le léger bruit du fauteuil lorsque Semyon s’assoit se charge de te sortir de tes pensées. Tu t'es perdue quelques secondes visiblement. Ton regard se repose sur lui et tu t'aperçois rapidement qu'il est assis au bord du fauteuil, semblant stressé. Ou, tout du moins, pas très à l'aise. Mais au moins il est assis, c'est ce que tu espérais, tu ne vas pas te plaindre.

Tu laisses s'écouler quelques minutes sans prononcer un mot, t'autorisant à repasser le dossier dans ta tête, omettant volontairement les remarques désobligeantes au rouge. Ton mépris envers ce désagréable personnage a déjà été démontré. De plus, tu espères que ces quelques minutes de silence pousseront Semyon à parler ou à se détendre (même si ce silence est plutôt pesant mais bon... Sait-on jamais). Et une nouvelle fois tandis que tu te rappelles de son histoire, tu te dis qu'il n'y avait pas pire idée que de te coller comme psy pour lui. Dans leur tête l'idée semblait peut-être bonne. Mettre un patient victime de plusieurs figures d'autorité qui agissaient envers lui de manière violente de la même façon que tu as pu être victime de ton oncle ou des Autres, ça peut sembler être un bon plan. Mettre en face à face deux personnes avec une histoire si semblable à l'issue différente. Sauf que pour toi ce n'est pas bon. Déjà, pour que cela fonctionne comme ils le voudraient, il faudrait que Semyon soit au courant de ton histoire, et ça c'est hors de question. Et ensuite, c'est prendre le risque de te faire retomber parmi tes vieux démons. Tu te souviens encore de l'époque qui a suivit Los Angeles. Les nuits bien trop sombres, les cauchemars, les crises de panique, votre fatigue... Aujourd'hui, tu penses t'être sortie de tout ça. T'en être extirpé avec un esprit sain grâce à Kaelan. Mais, et si ce n'était pas le cas ? Tu ignores ce que tu ferais. Non vraiment, c'est une des pires manœuvres ce qui est en train de se jouer là. Pourtant, il faut bien coopérer avec les hautes instances. Tu verras bien où cela va te mener.

Une paire d'yeux bleus se fixe sur toi et enfin une voix retentit. Si tu n'en avais pas été certaine, désormais ça aurait été le cas. L'homme face à toi à les mêmes origines qu'Ania. Cet accent tu le connais bien pour l'avoir entendu de nombreuses fois en face à face mais aussi à travers un téléphone ou encore un micro d'ordinateur. Ce qu'il te dit ne t'étonne définitivement pas. Pour l'avoir appris de Kaelan, tu sais que la plupart des gardes se fichent des patients, alors leur transmettre les infos ? Ça serait trop beau. En revanche la phrase qui suit te révoltes. Pas parce qu'elle suppose que tu n'es pas une vraie psy. Non tu as appris à te ficher allégrement de l'avis des autres. C'est d'ailleurs la principale raison qui a fais que tu te fichais bien de ce que pouvaient penser les autres lors de ton changement de sexe. Le seul avis qui comptait était celui de Kaelan. Non, cela te révoltes parce que visiblement, le crétin qui lui servait de psychologue (ou de psychiatre) avait réussi à le convaincre qu'il était totalement irrécupérable. Or, c'est le genre de comportements qui heurtent profondément ta philosophie. Comment peut-on vouloir devenir psychologue avec une telle manière de penser ? Si ce mec te passe sous le nez, tu te débrouilleras d'une façon ou d'une autre pour réduire sa fierté en miettes. Tu as toujours su faire énormément de mal avec de simples mots. Il suffit de comprendre la personne en face de soi et d'activer les bons leviers.

Tu réponds finalement, tentant de ne pas laisser transparaître ton dégoût et mépris pour ton prédécesseur "-Je ne crois pas aux cas finis. Décréter qu'un être humain est irrécupérable n'a aucun sens. Surtout à notre époque. Je veux bien admettre qu'une société soit irrécupérable que ce soit par un effet de groupe ou autre, mais pas un individu seul.". Et oui tu as de bonnes raisons de penser ça. Après tout si tu as pu t'en sortir pourquoi pas lui ? Tu sais qu'avoir un peu d'aide est important. Tu n'oses songer à ce que tu serais devenu sans ton frère. Tu t'apprêtes à ajouter un commentaire sur son précédent psy et quelques-uns de ses propos, mais on ne médit pas devant les patients. On attends de pouvoir faire chier Kaelan pour se plaindre de l'effet néfaste des cons de cet asile. Alors, à la place, tu choisis plutôt de l'interroger "-Il y a un sujet donc vous voulez parler ? Même de la météo ou de la qualité plus que discutable de la nourriture d'ici si ça vous chante.". Relation de confiance tout ça. Autant essayer. T'as faim aussi. Tu te lèves rapidement pour atteindre ton bureau et sort d'un tiroir une boîte de gâteaux (t'en planques définitivement partout). Tu pris rapidement une confiserie au chocolat et revins vers la paire de fauteuils. Tu t'asseyais, La boîte à la main et la tendis vers Semyon avec un léger sourire désolé et quelque peu gêné "-Je suis désolée, je n'ai pas encore eu le temps de manger, j'ai un peu faim. Vous en voulez ?". Oui ce n'est pas très poli de manger pendant une séance mais là, c'est ça ou les grognements de ventre assez peu élégants pendant une heure. Après avoir eu sa réponse, tu reposais la boîte sur la petite tablette à tes côtés.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: (charlie) so we try to sound like someone else   

Revenir en haut Aller en bas
 

(charlie) so we try to sound like someone else

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» CHARLIE X)
» Charlie-Swan (pas fini!!!)
» Charlie la licorne
» CALLIEL M. SANDERS ► Charlie Himmelstein
» Qui aime bien, châtie bien. - Charlie.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ostrov Island :: A walk in Ostrov Island :: The Murder House :: psychiatrists's offices-