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 « Cinquante nuances de folie » Lexie, Amy, Nirina & Edward

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MessageSujet: « Cinquante nuances de folie » Lexie, Amy, Nirina & Edward   Jeu 6 Juil - 15:07

Cinquante nuances de folie
Edward ft. Lexie, Amy & Nirina

Une thérapie de groupe. Même la direction d’Ostrov perd la tête. S'ils cherchent à ce qu'on s'entretue, ils ont trouvé un bon moyen de le faire. De ce que j'en sais, c'est une première ici, et ça ne m'inspire rien de bon. Un fou dans une pièce, c'est dangereux. Trois fous dans une pièce, c'est du suicide. Une belle annonce dès le matin. « Dawkins ! Thérapie de groupe dans deux heures, je viendrai vous chercher. » Quel bonheur. En soupirant, je quitte les douches, les cheveux encore mouillés, pour rejoindre ma chambre sans me dépêcher. Je me demande qui sera là. À tous les coups je vais me retrouver avec deux boulets incapables d'aligner trois mots, et on nous demandera de deviner les émotions des autres… Lui, il a envie de vous arracher les yeux. Lui, il préfère vous mordre l'oreille. Tu parles d'une thérapie. Manquerait plus que je me retrouve avec Lexie, tiens. Elle a envie de me planter son bout de verre dans la gorge mais elle a aussi envie de me plaquer contre un mur pour… Je vous laisse finir. L’adage ‘plus on est de fous, plus on rit’, ils l'ont interprété d'une façon beaucoup trop littérale à mon goût. Oui, on va rire. Mais pour combien de temps ?

Une fois arrivé dans ma chambre, je m'affale sur mon lit et ferme les yeux. Le calme avant la tempête. Je soupire et, en sentant mes draps sous mon corps, je repense à cette fameuse nuit passée avec Lexie Jenkins. Je ne l'ai plus revue depuis, et j'ai peur de ce que les gardes ont pu lui faire. Elle a dû passer plusieurs jours en isolement… je fronce les sourcils, inquiet, parce que je ne sais que trop bien ce que ça fait. Et ce qui m'inquiète le plus dans cette histoire, c'est le bébé. Un bébé… c'est tellement absurde. Pas étonnant, au final, avec tout ce qui se passe ici. Mais quand même. J'ai toujours pas digéré l'annonce, et je sais pas si je le réussirai un jour à la digérer d'ailleurs. C'est le mien, ce gosse, et je sais pas ce que je suis censé en penser. Jamais je ne tuerai un bébé, même pas encore né, et encore moins si ça signifie que je dois ouvrir le ventre de la personne que j'apprécie le plus ici. J'ai peur de ce que Lexie va lui faire, mais je n'ai pas non plus envie de le garder. Un bébé dans un hôpital psychiatrique, ça n'a aucun sens. Dans tous les cas elle ne le gardera pas cet enfant, même si elle le met au monde. Quelle galère.

Trois coups contre la porte de ma chambre me sortent de mes pensées, et je me redresse sans trop me faire prier. « C'est qui ? » je lance, un sourire en coin aux lèvres. « Dépêchez-vous, Dawkins », le garde me répond froidement. « Oh c'est vous. Vous auriez pu m'envoyer votre collègue, quand même… Vous savez, la petite brune. Tant pis, je ferai avec », je poursuis, tout en sortant de ma chambre pour le suivre docilement. Depuis que j'ai tué l'autre garde, ils sont devenus plus froids, plus vigilants encore. Ça se comprend, après tout. Ils ne veulent pas finir comme lui : mort, enterré et oublié en un claquement de doigts. Tout en longeant les couloirs de l'hôpital, je fredonne une chanson rock que j'écoutais dans le passé, et m'interromps brusquement une fois arrivé devant le bureau du psychiatre. Ou plutôt, de la psychiatre. Génial, ils ont absolument tout fait pour que la situation soit la plus dangereuse possible. Je déteste Nirina, de tout mon cœur. Mais le lui montrer serait faire preuve d'une certaine faiblesse, alors je préfère la pousser à bout, lentement, sans la toucher d'un seul doigt. Décidément, ouais, on va bien rigoler. « Soyez sage, Dawkins. Pas de conneries. » Je me retourne vers le garde, un sourire innocent aux lèvres. « Je suis toujours sage monsieur le garde ! » Une fois tourné vers la porte, je lève les yeux au ciel, puis toque brièvement à la porte.

Sans attendre de réponse, comme à mon habitude, je rentre dans le bureau de Vespucci, le regard noir, provocateur, mais un sourire adorable collé aux lèvres. J'espère qu'elle remarquera le contraste, et que ça la fera flipper pendant toute la séance… « Vespucci ! Ça fait longtemps, vous m'avez manqué », je lui lance d'un faussement innocent, avant d'aller m'asseoir en face d'elle, les bras croisés. « Hé, j'entends les battements de votre cœur jusqu'ici… détendez-vous, on va bien s'amuser. Promis. »
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MessageSujet: Re: « Cinquante nuances de folie » Lexie, Amy, Nirina & Edward   Ven 7 Juil - 14:32


Cinquante nuances de folie


(Verhaeren) ▽ C'est parmi vous qui entourez les villes, que s'en viennent chercher asile, les cerveaux éclatés des rêveurs et des fous.
_ Non. Je préfère encore être renvoyé. S’il vous plait.
Assise au bord de ma chaise, jambes croisées, dos droit, menton relevé, je continuais à soutenir le regard de l’interlocuteur en face de moi. Il était dangereux de défier la haute autorité, surtout lorsque celle-ci pouvait décider de notre sort en un claquement de doigt. Mais allais-je vraiment pleurer si le directeur décidait de me renvoyer de cet endroit sordide, où chaque jour m’était plus insoutenable à vivre que le précédent ?
_ J’ai reçu des directives très claires de la part de César… Je ne pouvais m’empêcher de grimacer en entendant le nom de mon père.
_ Je refuse de le faire, pas avec eux. Et encore moins avec ce qu’il s’est passé dans la forêt. Et l’autre patiente vous avez lu son dossier ? Vous savez ce qui est arrivé à sa précédente psychologue ? Le coupais-je sèchement, alors que mes yeux dardaient un regard méprisant sur l’individu.
_ Très bien mademoiselle Vespucci, je suis désolé de devoir en arriver jusque là pour vous obliger à faire votre travail, mais je n’ai pas le choix. Je me forçais à respirer calmement pour ne pas montrer mon inquiétude grandissante, je comprenais que trop bien que j’étais piégée, condamnée à réaliser un projet aussi suicidaire qu’inutile. Vous acceptez de réaliser une seule séance à la seule fin de voir si les résultats sont aussi concluant que chez nos confrères allemands ou sinon…
_ Sinon ? Demandais-je d’une petite voix, toute ma confiance et mon assurance m’ayant lâchement abandonné.
_ Un simple ordre à l’administration, et vous devenez la psychologue attitré de Dawkins et Jenkins répondit-il tout en s’arborant d’un fier sourire qui déformait ses lèvres en un rictus pareil aux gargouilles qui gardaient le parvis de Notre Dame de Paris.
_ Je prends la thérapie de groupe.


Adossée au rebord de mon bureau, je fixais la porte d’entrée en me rongeant nerveusement l’intérieur des joues. Je la regardais comme si je contemplais la porte de l’Enfer, celle par laquelle surgiraient les envoyés de Lucifer pour accomplir ses basses besognes en m’infligeant les pires tortures possibles. Bon nombre d’instituts psychiatriques avaient recours aux thérapies de groupe. Arriver à surmonter l’isolement en comprenant que nous n’étions pas seuls dans notre souffrance, le sentiment d’existence grâce à l’impression d’être écouté, tous les éléments étaient réunis pour aider ces personnes à trouver un petit havre de paix où ils pouvaient partager entre eux. Permettre aux patients d’oublier momentanément leur souffrance en se focalisant sur l’écoute des autres était à la base un projet innovant et prometteur. À la base… Car si la thérapie pouvait donner des résultats concluants, encore fallait-il choisir les patients les plus aptes à participer à ce genre de séances. Le directeur avait-il cherché à se venger de l’incident survenu sous ma responsabilité dans la forêt ? Il s’agissait sans doute d’une façon déguisée de me punir sous couvert de l’innovation thérapeutique.

D’une minute à l’autre, trois patients feraient irruptions dans mon bureau. L’un avait abattu froidement un garde, l’autre avait tenté d’étrangler sa psychologue, quant à la dernière… Je n’osais même pas penser à elle et à l’idée qu’elle viendrait fouler le sol de mon bureau. Jenkins savait que j’avais balancé Dawkins pour le meurtre, mais le lui avait-elle dit ?  Tout à coup, un bruit signifiant qu’on toquait à la porte me fit sursauter  et je sentais mon rythme cardiaque accélérer dangereusement. Je vis la porte s’ouvrir avant même que je puisse inviter la personne entrer et mon sang se figea soudain dans mes veines. Dawkins était toujours aussi détestable et son regard me clouait sur place tant l’humanité manquait à ses traits. Je le regardais s’avancer avec son air conquérant et fier, comme s’il était déjà le seigneur de ces lieux, celui qui avait conquis mon bureau avant même d’engager le combat.

_ Je sais ce que vous avez en tête Dawkins, je tiens à vous prévenir que la porte sera gardée tout au long de la séance. Il serait bête que vous tentiez quelque chose de regrettable qui vous renverrait directement en isolement… Je savais qu’il fallait que je ne rentre pas dans son jeu, mais je savais aussi que ça ne durerait pas longtemps. Pour l’instant il était seul, mais lorsqu’arriverait les autres… Je me contentais seulement de l’observer du coin de l’œil, avant de vérifier tout aussi rapidement si un objet coupant ou pointu restait encore sur mon bureau.
_ Surtout quand on sait qu’ils ne vous ont pas raté, si j’en crois les informations qui me sont parvenues. Finis-je ma phrase sur un ton ironique.

Mais à peine le temps de poursuivre mon discours que déjà une deuxième personne toquait à la porte. Pleine d’appréhension, j’invitais la personne à entrer, en me demandant laquelle des deux patientes allaient arriver en première.
(c) AMIANTE



Dernière édition par Nirina Vespucci le Mer 12 Juil - 0:09, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: « Cinquante nuances de folie » Lexie, Amy, Nirina & Edward   Dim 9 Juil - 23:23



   
   
Cinquante nuances de folies

   Edward, Nirina, Amy et Lexie

L
a brise matinale vient effleurer mes joues, me faisant prendre un bol d’air frais agréable. Le chant des oiseaux rompt ce silence presque insoutenable. Une pelouse verte bien taillée digne d’un green de golf, des massifs d’arbustes champêtres, laissant place à différentes floraisons, dessinant sous mes yeux, un magnifique paysage. Arbres et arbustes plantés par simonie, offrant au parc, un environnement sauvages. Il n’est certes pas bien grand, mais pour une patiente comme moi en manque de sérénité, cela suffit amplement à calmer mes nerfs. Je prends place sur un banc afin d’admirer encore et encore cette scène verdoyante.

Je pense alors à ce que j’aurais fait de ma vie si je n’avais pas été enfermé sur cette île. Si je n’avais pas eu ce terrible traumatisme quand je n’étais qu’une enfant. Se faire violer par plusieurs hommes n’est pas le pire à mes yeux. Le pire, c’est que ma mère était informée de ce que je subissais, mais n’a jamais bougé le moindre petit doigt pour me sortir de là. Voilà en résumé, comment j’ai fini dans cet hôpital merdique. Bon le meurtre de ma mère et de mon beau-père sont également la raison de ma présence ici. Surtout la raison de ma folie. Mais quoi de plus normale de vouloir tuer celle qui ne m’a jamais rien apporté de bien dans ma vie. Même morte elle me fait encore souffrir. Le seul meurtre que je regrette un tant soit peu, c’est celui de ma bien-aimée Phoebe. J’ai été obligé de la tuer. La voir prendre du plaisir avec un homme, avec cet être écœurant, à fait naître une colère si intense que je n’étais plus moi-même. Contrôler par la soif de vengeance et la haine démoniaque, je me revois l’étrangler puis massacrer son petit crâne blond. “Assez”, pensais-je. Il faut que je pense à autre chose. Je suis venue ici pour me détendre, non pour renforcer ma colère. L’ombre d’une personne me sort de mes pensées et ce n’est pas plus mal.
“Thérapie de groupe dans moins d’une heure McKenzy, dans le bureau de Mme Vespucci.” Un garde me fait face et m’annonce la nouvelle. Je ne sais trop quoi penser de cette connerie. Je regarde le garde tout sourire et lui répond “Une thérapie de groupe ? C’est pas sérieux, j’espère ? Vous ne savez vraiment plus quoi inventer pour nous occuper." Le garde ne préfère pas me répondre. Il tourne les talons et pars en direction de l’entrée de l’hôpital.
C’est vrai après tout. Une thérapie de groupe, ce qui veut donc dire, plusieurs patients avec une psychologue. Pauvre psy, avec moi elle est mal tombée. Je les déteste, la première a bien failli mourir sous mes doigts et celle qui m’est attitrée doit être encore plus folle que moi, mais elle ne m'impressionne pas pour autant. Sauf que la psy en question, sera seule avec trois voir peut-être plus de patients. C’est du suicide.
Voyant au loin le garde m’attendre devant la porte, je décide de me lever et d’aller en sa direction. Je marche en prenant bien mon temps, afin d’admirer une dernière fois le paysage qui s’offre à moi. Je ne sais pas quand est-ce que je pourrais sortir, alors autant en profiter maintenant. Arrivé à sa hauteur, je lui lance “Bon, vous m’emmenez à cette thérapie de merde.” Oui, ça m’énerve d’aller à cette foutue thérapie. Je n’en vois pas l’intérêt. Si c’est pour me retrouver avec des patients écervelés ou qu’avec des mecs ce n’est pas la peine. Bien que Edward m’aide quand même à contrôler cette haine, il ne faut pas abuser. Lui est unique, il dégage quelque chose qui m’a donné envie d’avoir confiance en lui. Ce qui n’est certainement pas le cas des autres patients ou employés de cet hôpital.
“Je te préviens  McKenzy, tu as intérêt à rester calme. La moindre crise et tu finis à l’isolement.” m’adressa-t-il sèchement. Il me connaît bien à ce que je vois. Avec la réputation que j’ai de refaire le portrait de tous les hommes que je croise, je comprends qu’il soit aussi sec. Nous marchons jusqu’au bureau de la psy et une fois arrivé devant la porte, le garde toque à la porte et me menace une dernière fois “Pas de connerie McKenzy, c’est compris”, je lui réponds avec un bref signe de tête et il me pousse dans le bureau.
Je regarde autour de moi et reconnais tout de suite le patient dos à moi. “Toi ici, si j’avais su, je serais arrivé plus vite”, lui fais-je en lui adressant un grand sourire une fois arrivé à ses côtés. Je prends place sur le fauteuil à côté d’Edward et regarde froidement la psychologue qui me fait face. Une belle blonde, encore et toujours, à croire que le blond est un critère de sélection pour devenir psy. “Une psy. Un bureau. Tout ça me rappelle quelque chose. Pas vous ?”. J’aime provoquer les gens. Et je ne manquerais pas de lui faire comprendre qu’être dans ce bureau me fait chier. “Vous avez certainement lu mon dossier non ?”. Je finis ma phrase en lui adressant un petit sourire en coin.
Avant même que j’ai pu lui lancer d’autres piques désagréables, quelqu’un toque à la porte. Je suis impatiente de découvrir la personne qui attend dans le couloir.
WILDBIRD


Dernière édition par Amy McKenzy le Mar 18 Juil - 17:27, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: « Cinquante nuances de folie » Lexie, Amy, Nirina & Edward   Mar 11 Juil - 20:49

EDWARD, LEXIE
AMY, NIRINA
So you can do what you wanna do. I love your lies I'll eat 'em up...

Il n’y a pas de miroir ici, rien qui me permette de voir si le “problème” commence à se voir ou non. Je passe pour la énième fois ma main sur mon ventre, mâchoire serrée, sourcils froncés, tout en essayant d'apercevoir quelque chose dans le reflet de la fenêtre. Je repense alors à cette fameuse nuit, où je me suis invité dans la chambre de Dawkins pour “lui annoncer la nouvelle”. Même si ça n’était pas ma première intention. Même si je n’avais pas envie de lui en parler… J’avoue être totalement perdue, maintenant. Je n’ai aucune solution. Edward est incapable de le tuer, et je peux le comprendre quelque part. Je n’en suis pas capable non plus. Cette situation me rappelle bien trop de souvenirs. Des traumatismes qui font partie des raisons pour lesquelles je suis devenue ce que je suis aujourd’hui. Comme une ombre qui continue de me suivre. Le visage de mon père me hante encore maintenant... Cette nuit-là, j’aurais aimé rester avec Edward. Il était certainement la seule personne capable de m'apaiser. Ses mots résonnent encore dans ma tête. Doux, rassurants. Comme ses gestes. Un court instant tendre et réconfortant, avant d’être arrachée à lui pour être renvoyée dans ma chambre par un garde. Retour à la dure réalité.

À peine le temps d’enfiler un pull assez ample pour cacher le problème, que quelqu’un frappe avant d’ouvrir la porte sans attendre. Je m’empresse de descendre mon pull jusqu’en bas et pousse un soupir exaspéré en me tournant vers le garde. “Jenkins! T’as rendez-vous dans le bureau de Mademoiselle Vespucci, pour une thérapie de groupe.” “Une thérapie de… C’est une blague?!” “Non. Dans trente minutes, prépares-toi.” Je reste interloquée, alors que le garde referme la porte de la chambre sans me laisser le temps de répondre. Une thérapie de groupe, sérieusement? Sont-ils cons à ce point pour laisser plusieurs patients dans une même pièce avec une psychologue? Avec Vespucci, en plus? La dernière fois que j’ai vu cette femme, elle était venue me rendre visite en isolement… Et je m’étais juré de lui faire amèrement regretter ce qu’elle a osé me dire ce jour-là, qu’il y ait des témoins ou non. Cette pensée m’arrache un faible sourire en coin, alors que je retourne m’allonger sur mon lit, en m’imaginant déjà savourer ma vengeance.

Trente minutes plus tard, le garde frappe à nouveau à la porte, accompagné d’un collègue. La porte s’ouvre et il m'ordonne de les rejoindre. Sans me presser, je me lève, m’étire de tout mon long et marche vers la porte d’un pas lent… “Je te préviens, un seul faux pas et je m’occupe de ton cas, Jenkins.” Fait l’un d’eux en m’attrapant les poignets pour me menotter, sans aucune douceur. Mon sourire en coin laisse rapidement deviner que ses paroles ne m'impressionnent pas. J’ai l’habitude des menaces. J’ai l’habitude d’être envoyée en isolement pour la moindre connerie. Il n’y a même plus de surprise, ce n’est plus drôle... Je hausse les sourcils, lui adressant un regard provocateur, mais il se contente de m’entraîner dans le couloir sans ajouter le moindre mot.

Arrivés devant le bureau de la psychologue après cette petite promenade de santé, l’un des gardes resserre son étreinte sur mon bras après m’avoir enlevé les menottes. Il toque à la porte, puis me fait passer devant lui une fois cette dernière ouverte, en me poussant dans le bureau, toujours sans aucune douceur. La porte claque rapidement derrière moi. À cet instant, trois paires d’yeux se tournent vers moi, et je mets bien plusieurs secondes avant réaliser que les deux autres patients invités pour la thérapie sont Dawkins et McKenzy. Sérieusement? Il ne manquait plus que ça… Je ne sais pas ce que va donner ce nouveau système de psychanalyse en groupe, mais je n’ai aucune envie de me confronter à eux. Je mettrai ma main à couper que cette séance risque de dégénérer un moment ou un autre. Je n’ai aucune confiance en Vespucci. Elle, et sa manie de balancer les mauvais mots au mauvais moment, et aux mauvaises personnes. À tâtons, je cherche la poignée de la porte sans les quitter des yeux. Pas un bonjour, rien. Juste l’envie de m’enfuir d’ici. C’est lâche, je le sais. Mais je ne suis pas venue ici pour des règlements de comptes. Et il y a fort à parier que c’est ce qui risque d’arriver, si je reste ici. En ouvrant finalement la porte, je me retrouve devant un mur. Les deux gardes qui m’accompagnaient étaient sagement restés derrière la porte comme deux vrais chiens… “Demi-tour, Jenkins! Ou je t’attache à une chaise.” Fait-il en me poussant en arrière pour refermer la porte, me laissant plantée devant celle-ci. “Putain.” Lâchais-je faiblement, faisant lentement demi-tour. À contrecoeur, j’enfonce mes mains dans les poches de mon pull, tête baissée, et avance nonchalamment vers le bureau sans dire un mot. Pas un seul regard en direction d’Edward, ni d’Amy. Je sais d’avance comment cette séance va se passer, et cette pensée me donne rapidement des nausées. Sans réfléchir, je me précipite sur la poubelle et la soulève pour la prendre dans mes bras. Je reste quelques secondes les yeux fermés, avant de relever la tête vers Nirina, le regard noir. “Quoi?! Si vous arrêtiez de nous donner de la merde à bouffer aussi!” Lui fais-je, menaçante, restant collée contre le mur, la poubelle dans les bras. De toute manière, il n’y a que deux chaises, et elles sont déjà occupées. “Dépêchez-vous, qu’on en finisse...”

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Dernière édition par Lexie Jenkins le Ven 1 Sep - 17:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Cinquante nuances de folie » Lexie, Amy, Nirina & Edward   Mar 11 Juil - 23:54

Cinquante nuances de folie
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Nirina est terrifiée, je le lis dans ses yeux, je l'entends dans sa voix. Elle ne laisse rien paraître parce qu'elle joue le rôle de la psychologue forte que rien ne peut atteindre, mais je sais bien que cette thérapie de groupe lui fait horriblement peur. Ses paroles me font sourire en coin, de ce sourire narquois qui me va si bien, parce qu'elle se défend contre une menace que je ne lui ai même pas faite. Je me doute bien que la porte sera gardée jusqu'à ce qu'on en ressorte tous indemnes. Mais les mots blessent parfois bien plus que les gestes, et Vespucci a intérêt à se préparer psychologiquement à affronter ses pires craintes. Mon sourire s'efface un peu en l'entendant parler de mon séjour en isolement, et mon regard s'endurcit encore. Elle est fière de son coup, la petite psychologue, mais elle n'aura pas le temps d'en profiter bien longtemps. Juste le temps de voir qui se trouvera à mes côtés durant cette séance, pour voir si oui ou non je m'occuperai seul de son cas...

"Ils ne m'ont pas loupé, effectivement. Mes côtes s'en souviennent. Mais tout ça n'est rien comparé à la torture mentale que vous subissez depuis que vous êtes ici, Nirina. Oh, pas besoin de nier. Votre regard s'éteint petit à petit, jour après jour, en réalisant que vous ne pourrez pas aider les gens ici." Je penche la tête en souriant doucement, avant de continuer : "Vous aviez espéré jouer aux sauveurs, hein ? Trouver la recette miracle pour soigner même les pires démons ? Ce n'est pas une réussite, visiblement..." Je fais une moue faussement triste, tel un enfant qui ne reçoit pas le cadeau qu'il aurait aimé recevoir. "C'est domm...", je m'interromps brusquement en entendant quelqu'un frapper à la porte. Mon sourire s'élargit encore, mon regard toujours rivé sur la jeune psychologue. "Prête à rigoler ?"

Lorsque j'entends la voix de la deuxième patiente qui rentre dans le bureau de Vespucci, une certaine joie m'envahit alors que je me tourne vers elle. Amy. Décidément, ils n'ont pas choisi n'importe qui pour cette séance... Je la suis du regard lorsqu'elle vient s'asseoir à côté de moi, et souris sincèrement en l'entendant prononcer sa première phrase. "McKenzy ! Quelle belle surprise !", je réponds, tout en rivant mon regard dans celui de la psy, provocateur. Deux fous dans une même pièce, c'est marrant... deux fous sur la même longueur d'ondes dans la même pièce, c'est tout simplement génial. Tout comme moi, Amy lui balance quelques piques, qui me font rire doucement. Quelque part elle est comme moi, McKenzy. Ca promet. "Bien sûr qu'elle a lu ton dossier. C'est bien la seule arme qu'elle a contre nous... pitoyable, tu ne trouves pas ?", je réponds en tournant la tête vers la patiente de mon petit air d'emmerdeur.

A peine quelques secondes plus tard, on toque une nouvelle fois à la porte et je me retourne à nouveau vers celle-ci, intrigué. Cette fois, cependant, mon sourire s'efface et je déglutis difficilement, soudainement inquiet. Instinctivement, mon regard dévie vers le ventre de Jenkins, caché par un pull trop grand, ce qui ne m'aide pas à me détendre. Je ne sais pas ce qu'elle a fait du bébé, ni même si elle l'a encore, et ça me rend dingue. "Jenkins", je lance simplement, tentant de dissimuler ma nervosité. En temps normal, j'aurais été ravi de la voir débarquer parce qu'à trois on forme le duo parfait pour tester les nerfs de Vespucci, mais je ne peux pas m'empêcher de me poser mille et une questions malgré tout. Avant que je n'aie eu le temps de dire quoi que ce soit d'autre, je vois Jenkins chercher à l'aveugle la poignée de la porte, puis se faire renvoyer à l'intérieur du bureau par les deux chiens de garde comme une vulgaire poupée. Je ne sais pas pourquoi elle a envie de fuir. Oui, il y a des situations plus agréables que celle-ci. Mais de là à vouloir fuir... je ne comprends pas. Alors qu'elle s'avance vers nous, elle se précipite soudainement vers la poubelle et se penche par-dessus, ce qui me rend encore plus nerveux. Pour une fois, je ne dis pas un mot, observant simplement la scène d'un regard surpris et incertain, presque bouche-bée. L'excuse qu'elle invente face à Nirina me fait retrouver un peu d'assurance, et j'enchaîne rapidement, confirmant ses paroles : "Ouais, les yaourts étaient périmés depuis trois semaines, vous ne l'aviez pas remarqué, Vespucci ?" Je m'interromps, tourne mon regard vers Lexie et ajoute d'un air provocateur : "Faut ouvrir les yeux, aussi... c'était marqué sur l'emballage." Je la cherche, c'est vrai. Surtout que les yaourts en question étaient en parfait état, et ça elle le sait aussi bien que moi. "Bien, mesdames... commençons, si vous le voulez bien", j'ajoute, les regardant l'une après l'autre de mon regard le plus innocent possible. Quelle situation gênante...
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MessageSujet: Re: « Cinquante nuances de folie » Lexie, Amy, Nirina & Edward   Jeu 13 Juil - 20:17


Cinquante nuances de folie


(Verhaeren) ▽ C'est parmi vous qui entourez les villes, que s'en viennent chercher asile, les cerveaux éclatés des rêveurs et des fous.
Dawkins avait mis un point d’honneur à me le faire savoir, je ne serais pas épargnée durant cette séance et j’allais devoir compter sur toute la force mentale qui me restait pour ne pas me laisser submerger par mes émotions, qu’elles soient violentes ou larmoyantes. Déjà je m’efforçais d’adopter une attitude la plus normale possible devant le discours de Dawkins, mais je pouvais sentir une boule se former dans ma gorge lorsqu’il affirmait que je n’étais plus que l’ombre de moi-même , une coquille vide face à son échec cuisant devant la mission que je m’étais fixée. Il n’y a que la vérité qui blesse, et il l’avait bien compris. J’encaissais sans mot dire, ma bouche était tût, mais mon coeur hurlait de trouver un moyen de le faire taire. Qu’importe la façon de faire…

Heureusement le bruit de la porte s’ouvrant sur la seconde patiente sonna comme le gong de répit, celui qui permettait de mettre un terme à ce premier ring et de souffler un peu avant d’enchaîner le second round. Je poussais un soulagement en mon for intérieur en voyant apparaître une tête blonde et non pas brune dans l’encadrement de la porte, la venue de McKenzy était comme une accalmie survenue durant la tempête qui se déroulait dans mon bureau et qui était loin d’être finie. J’avais espoir que malgré son dossier, elle ne soit pas pire que Dawkins ou Jenkins.

Doux Jésus, ils se connaissent… Là c’était le pompom, quel pourcentage de chance j’avais que McKenzy et Dawkins se connaissent et pire encore, soit en bon, voire très bon termes vu les sourires qu’ils s’échangeaient. Le regard que m’adressa la patiente n’indiquait rien de bon, tous mes espoirs que sur les trois, au moins elle soit la moins “pire” venait de partir en fumée.
“C’est un peu normal puisque vous êtes une patiente internée dans un hôpital psychiatrique miss. Des psy et des bureaux, vous devez en croiser souvent.” répondis-je d’une voix tranchée. Face à sa question, je lui adressais pour simple réponse un regard méprisant alors que je pinçais mes lèvres pour ne pas répondre à sa provocation. Si j’avais lu son dossier… Les photos montrant ce qui restait du crâne de sa mère continuait à me hanter et je m’efforcais de penser à autre chose pour éviter d’être gagnée par la nausée devant ce cliché à la limite du supportable. Et quant à ce qui était arrivé à sa précédente psy… Je n’allais certainement pas lui donner l’occasion d’être sa prochaine victime.

Et lorsqu’on toqua pour la troisième fois à la porte, je dû retenir un juron. Cette fois plus de doute possible quant à l’identité de la dernière personne. Elle était finalement arrivée… J’observais le garde pousser Jenkins dans mon bureau sans ménagement, bien que cela me semblait encore trop doux à mon goût. Déjà l’envie de me servir de mon stylo plume comme crucifère afin de le planter dans le coeur de ce démon me grignotait les bouts de doigts. Mais mes sourcils se froncèrent, perplexe, j’essayais de savoir ce qu’elle mijotait à chercher à tâton la poignée de la porte. Et c’est avec étonnement que je la voyais tenter de prendre la fuite, et je dû à nouveau me pincer les lèvres, cette fois beaucoup plus violemment, pour ne pas exploser de rire en voyant le garde renvoyer la brune dans mon bureau tout en la menaçant. Alors que je m’apprêtais à expliquer le déroulement de la séance, je fus stoppé net par Lexie qui s’était emparé de la poubelle, avant de se coller au mur. Cette séance m’avais tellement retournée la tête que j’en avais oublié d’apporter une troisième chaise. Je me dirigeais vers le placard où se trouvait une chaise pliante, m’en emparais, puis la tendais à Jenkins avant de me rassoir à mon fauteuil.
“Désolé, dès la fin de la séance je demanderai au directeur de vous porter un repas bio avec des petits légumes du soleil ! Je suis sûr qu’il sera ravi de pouvoir ménager vos pauvres petits estomacs.” leur répondis-je sèchement.

“Dawkins ça suffit !” S’il tenait tant que ça à prendre les rênes de la séance, je pouvais très bien lui laisser mon fauteuil, les laisser se débrouiller seuls et partir faire une tâche bien plus intéressante et moins dangereuse, mais je savais que le directeur ne l’entendrait pas de cette oreille.

“Bien, je vais vous expliquer le déroulement de la séance.” repris-je d’une voix plus calme. “La thérapie de groupe vise à réunir des patients présentant une problématique commune. Vous avez été choisis comme phase de test, il est facile de deviner quels… problèmes vous vaut votre place dans ce projet.” Je  leur jetais un regard lourd de sous-entendus. “Une chose revient à chaque fois dans vos trois dossiers… Le meurtre.” enchaîne-je aussitôt. “Il faut que vous considériez cette pièce comme un endroit où règne le respect et la confiance. On écoute son prochain, on attend qu’il finisse avant de prendre la parole et on ne hausse pas le ton.” Je me sentais comme une maîtresse le jour de la rentrée face à des écoliers. A la différence que ces écoliers étaient des psychopathes. Je me sentais stupide et ridicule à énoncer les règles, mais je n’avais pas le choix, cela faisais parti du déroulement de la séance et je devais m’y plier pour ne pas fausser les résultats de la séance. “Des questions ?”
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MessageSujet: Re: « Cinquante nuances de folie » Lexie, Amy, Nirina & Edward   Mar 18 Juil - 17:18



   
   
Cinquante nuances de folies

   Edward, Nirina, Amy et Lexie

J
e suis arrivé en deuxième dans le bureau de cette psychologue. Juste après Dawkins. Moi qui ne voulais pas assister à cette foutue thérapie de groupe, mon visage s’est aussitôt illuminé en le voyant. Et visiblement c’est réciproque. Je le vois sourire à l’annonce de ma surprise, ce qui me fait pousser des ailes pour emmerder un peu cette psy. Je suis d’accord avec Ed, mais je souhaite tellement persécuter mon adversaire que je lui réponds brièvement “Pitoyable oui. Ils sont tous pitoyables les psys, c’est d’ailleurs pour cette raison que je les déteste.” Je termine ma phrase en lui adressant un clin d’œil et un sourire en coin, en ignorant la petite blonde.

J’entends quelqu’un frapper à la porte et je me demande qui allais bien pouvoir participer à cette thérapie. Quand je vois une chevelure brune entrer, le visage fermé, comme à son habitude pensais-je, mon sang ne fait qu’un tour. Lexie. Et à entendre Ed prononcer son nom, je m’efforce de me calmer pour ne pas à nouveau faire une scène de ménage. Le fait que les deux se connaissent me laisse perplexe. Qui sait, ce que m’apprendra cette thérapie sur leur rencontre. On s’était vu avec Lexie, pour la dernière fois dans ma chambre, il y a quelques semaines et je ne l’avais plus revue depuis aujourd’hui. La voir là, dans le bureau avec moi me fait quelque chose. J’ai un petit pincement au cœur que j’essaye de cacher tant bien que mal. “Lex, toi aussi tu es invité ici. Ça risque d’être plus amusant que ce que je pensais” lui fais-je en lui adressant un sourire.
Mais elle n’a pas l’air de vouloir participer à cette thérapie et essaye de ressortir aussitôt. Ce qui me fait sourire d’autant plus. Lexie qui cherche à éviter les problèmes c’est un comble. Après qu’elle se soit fait rembarrer par les deux gardes, elle s'est précipitée vers la poubelle, avant de l’attraper à deux mains, comme si elle avait envie de vomir. Situation qui est assez gênante. On peut dire qu’elle s’est y faire en entrée remarquable et peu commune. Je me souviens de son entrée fracassante dans ma chambre, même si par la suite la discussion était agitée, son entrée n’en reste pas moins amusante. Elle fait une petite remarque concernant le repas que l’on nous sert en guise d’excuse. Je ne préfère pas répondre et me retourne vers le bureau de Vespucci. J’ai l’impression d’assister à un match de tennis, entre deux joueurs qui se renvoient la balle. Les trois s’attaquent et se défendent l’un après l’autre. Jusqu’à ce que la psy décide de vraiment commencer cette thérapie, sans oublier bien sûr de rembarrer Edward. Je sens que cette thérapie sera des plus agitées, si je peux dire ça comme ça. Visiblement la psy n’a pas la langue dans sa poche, tout comme Jenkins et Dawkins. Moi qui n’hésite pas non plus à me défendre, cette séance de psychanalyse à deux balles risques d’être plus intéressante que ce que je pensais. Contre nous trois, je ne donne pas longtemps à Vespucci, pour quitter la pièce en courant.

Vespucci entame alors un monologue des plus ennuyeux pour nous expliquer le déroulement de la séance. J’ai vraiment la sensation qu’elle nous prend pour des enfants et je ne manque pas de lui faire savoir.
“J’ai pas de questions, par contre vous comptez nous parler comme une abrutie encore longtemps ?”, je prends mon ton le plus froid et le plus sec possible avant de reprendre. “Vous savez, je connais bien ces deux-là, et je peux vous dire qu’on est tous les trois aussi fiers de nos meurtres. Continuer et je ne donne pas cher de votre peau avant la fin de la séance.”, je reprends mon souffle et sans lui laisser le temps de se défendre je continue. “Elle consiste en quoi très exactement cette thérapie à deux balles ? On raconte nos meurtres et vous nous répondez c’est pas bien, et la séance est finie ?” Je termine ma seconde phrase sur un ton bien plus sarcastique et ironique.
Je me tais et repense à ce que je viens dire. Je viens de lâcher avec un aplomb sans failles, mon amitié avec les deux autres patients. Quels vont être leurs réactions communes, à l’idée que nous nous connaissons. Sachant que Lexie et Edward se connaissent eux aussi. La thérapie commence sur les chapeaux de roues.
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MessageSujet: Re: « Cinquante nuances de folie » Lexie, Amy, Nirina & Edward   Ven 21 Juil - 13:12

EDWARD, LEXIE
AMY, NIRINA
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Les bras serrés autour de la poubelle, je tourne rapidement mon regard vers Edward, alors qu’il enchaîne sur mon excuse bidon en s’adressant à Nirina. Le stress redescend peu à peu, grâce à lui. Heureusement qu’il est là. Je craignais que le prétexte de la nourriture ne passerait pas… Puis vient ensuite sa pique habituelle. “La ferme, Dawkins.” je lui réponds, agacée par ses propos, mais rassurée qu’il marche dans mon sens. Si Vespucci ou même McKenzy apprenaient la nouvelle, je ne préfère même pas savoir ce qui se passera… Discrètement, je lui adresse un faible sourire en coin. Je vois bien son regard inquiet, même s’il essaye de le cacher. J’aurais aimé pouvoir lui dire que “tout va bien”, que je n’ai rien fait, comme il me l’a demandé la dernière fois. Même s’il serait peut-être temps de faire bouger les choses avant qu’il ne soit trop tard, et que je ne puisse plus le cacher au reste de l’hôpital. En attendant, le pull fait l’affaire, mais pour combien de temps encore…

Alors que Nirina se déplace jusqu’à son placard pour récupérer une troisième chaise, je serre les dents en écoutant sa réponse. Elle n’a pas perdu ses mauvaises habitudes... Son sarcasme m’énerve vraiment, mais je tente de rester calme. De toute manière, ça ne va pas durer. “Oh, ne vous donnez pas cette peine, Vespucci. C’est votre gueule qui ne me revient pas. Mon estomac s’en remettra une fois que je ne serai plus dans la même pièce que vous...” Je réponds d’un ton froid et tout aussi sarcastique, un regard noir dans sa direction, tout en récupérant la chaise qu’elle me tend. Ma haine envers la jeune psychologue n’est toujours pas redescendue depuis la dernière fois. Et à la moindre occasion, je n’hésiterai pas à lui faire savoir, durant cette thérapie. Rancunière, moi? Oh que oui. Comment dit-on, déjà? La patience est une vertu… J’attendrai le bon moment. Connaissant les deux énergumènes qui se trouvent avec moi, Vespucci aura envie de se pendre avant même que je n’ai le temps de lever le petit doigt… Mais j’ai bien l’intention d’en profiter avant qu’elle ne craque.

Je pose finalement la poubelle à sa place, une fois les nausées passées. Puis je prends place à côté d’Edward, devant le bureau de Nirina, en écoutant cette dernière nous expliquer le plus calmement possible le déroulement de cette séance. Je m’enfonce au fond de ma chaise en croisant les bras, et manque de m’étouffer de rire devant la stupidité et la naïveté de ses paroles. Le respect et la confiance… Parce qu’elle pense sincèrement qu’on a l’intention de respecter ses règles? Elle croit que j’ai l’intention de parler de mon passé? Devant Dawkins et McKenzy? À la limite, ces deux-là en savent sûrement plus que tous les psys que j’ai pu voir dans ma vie… Malgré tout, j’affiche un sourire en coin aux paroles de McKenzy. Je reconnais bien là, la patiente que j’avais rencontrée dans l’ancien hôpital. C’est aussi pour cette raison qu’on s’entendait aussi bien, l’une et l’autre. On se ressemble un peu, quelque part. Tout comme avec Edward, d’ailleurs. Malheureusement, j’ai l’étrange impression que le petit trio qu’on forme maintenant ne durera pas. Je me redresse sur ma chaise, et tend le doigt devant moi, faisant mine de réfléchir quelques secondes. “Moi j’ai une question… Comment on est censés faire preuve de respect, quand la psychologue qui anime la séance n’en a aucun pour ses patients?” Je fixe Nirina, faisant mon possible pour garder mon sang froid. “Parce que pour le moment, j’ai plutôt envie d’ajouter un meurtre à mon dossier…” Je continuais d’une voix plus menaçante, dévisageant la jeune femme. Puis, rapidement, mon regard glisse vers Amy et Edward, lorsque je réalise enfin ce qu’a balancé McKenzy quelques secondes plus tôt. “Attendez… vous vous connaissez tous les deux?” Je lance, sans réfléchir. Ma curiosité me perdra. Évidemment! Quitte à être dans la merde, autant l’être jusqu’au bout… Je suis plutôt étonnée qu’Amy se soit lié d’amitié avec un homme, la connaissant, il y a un an c’était tout simplement impossible. D’autant plus qu’il s’agit d’Edward. Ce n’est pas non plus le type plus sympathique et le plus calme de l’hôpital… “Depuis quand tu fréquentes des hommes, toi?” Je continue en m’adressant à Amy, cette fois.

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MessageSujet: Re: « Cinquante nuances de folie » Lexie, Amy, Nirina & Edward   Jeu 27 Juil - 10:40

Cinquante nuances de folie
Edward ft. Lexie, Amy & Nirina

Cette ironie va tellement mal à Nirina. Ca se voit qu’elle est totalement terrifiée, et ses tentatives de nous le cacher me font plus rigoler qu’autre chose. Je pouffe d’ailleurs de rire en entendant Nirina me dire que ça suffit, tellement c’est ridicule. Elle nous prend réellement pour des enfants de dix ans, et sa naïveté la tuera un jour. Peut-être même que ce jour est arrivé, mais il est encore trop tôt pour le dire. Surtout qu’on est encore sages, tous les trois… pour le moment. Je ne réalise qu’à cet instant qu’Amy a parlé à Lexie comme si elle la connaissait depuis des siècles, et je fronce brièvement les sourcils. Surtout qu’elle n’avait pas l’air malheureuse de la voir… c’est louche, tout ça. Je ne relève pourtant pas, laissant Nirina commencer ses explications. J’appuie ma main contre ma bouche pour ne pas exploser de rire, le regard rivé sur son joli visage déformé par la fatigue et le désespoir. Lorsqu’elle prononce le mot ‘meurtre’, je souris en coin en noyant mon regard dans le sien, dans l’espoir de la terrifier encore un peu plus. Effectivement, on a tué tous les trois. Lexie et moi plus qu’Amy, je pense, mais cette dernière ne semble pas regretter ses actes plus que nous - c’est-à-dire pas du tout - alors ça revient au même, pas vrai ? Mon sourire s’étire encore un peu plus en l’entendant parler de respect et de confiance et je sens des rires monter dans mon ventre, même si j’essaye tant bien que mal de les cacher. “On aura droit à un biscuit si on est sages, madame Vespucci ?”, je demande, moqueur, la voix enfantine. De pire en pire.

Lorsqu’elle demande s’il y a des questions, les deux demoiselles à mes côtés lui répondent sans attendre et pour une fois je me la ferme, suivant la conversation d’un oeil intrigué. Je souris encore en entendant les paroles d’Amy et j'acquiesce en regardant Nirina, à nouveau pour la provoquer. Bien sûr que non, je ne regrette pas d’avoir tué les personnes que j’ai tuées. Du tout. Et je suis tout à fait d’accord avec l’idée de m’en prendre à Nirina si elle continue à nous parler comme ça, parce que ça devient carrément dévalorisant, là. “Carrément”, je lâche simplement en posant mon regard sur Amy, le regard complice. J’adore cette femme et ses idées, c’est indéniable. C’est au tour de Lexie de poser une question et je tourne mon regard vers elle, regard qui s’adoucit quelque peu, par réflexe. Elle n’a pas l’air bien mais elle reste jolie, tellement jolie que c’en devient énervant. Si seulement je pouvais ne pas autant m’attacher à elle… Suite à ses paroles, mon regard bascule vers Nirina, comme si je suivais attentivement un match de tennis. Vespucci va renvoyer la balle à Lexie, c’est sûr… mais qui aura le dernier mot ? Ne pas sous-estimer Nirina, surtout. Elle a l’air bête comme ça, mais elle est toujours en vie… et ça, c’est un exploit.

Alors que je m’apprête à répondre à mon tour, Lexie change brusquement de sujet, tournant son regard vers Amy et moi. Si on se connaît ? Je tourne mon regard vers la blonde, faussement interrogateur. “Je sais pas. On se connaît, Amy ?”, je réponds pour échapper à la question. La prochaine question de Lexie m’arrache un sourire fier. “Hé, je ne suis pas ‘des hommes’...”, je réponds, formant les guillemets de mes doigts. “Je suis le meilleur ! Et ça, tu ne peux pas dire le contraire”, je lance à Lexie, provocateur. Je me lève de ma chaise et, lentement, je me poste derrière celle de Lexie, posant mes bras sur le dossier de celle-ci. “La question est…”, je commence, mystérieusement. “Comment vous vous connaissez, vous deux ? Lexie Jenkins aurait-elle des amis ?”, j’ajoute, un sourire chiant collé aux lèvres. Je me redresse ensuite, me rappelant soudainement la présence de Nirina. “Vespucci ! Excusez-nous”, je lance, me promenant dans la pièce, inspectant celle-ci tout en parlant. “Pourquoi vous avez été choisie pour mener cette thérapie ? Je veux dire, d’accord, vous êtes psy… Mais pourquoi vous ? Visiblement, la direction d’Ostrov ne vous aime pas plus que nous vous aimons. C’est triste, vous ne trouvez pas ?”, je poursuis, tout en me tournant vers la psychologue. C’est presque devenu un sport depuis que je suis ici : parler pour éviter qu’on me pose des questions, dévier, faire chier. Mais ce n’est pas ma faute si tout ce qui m’intéresse, c’est de savoir comment Jenkins et McKenzy se connaissent…
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Dernière édition par Edward Dawkins le Dim 20 Aoû - 22:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Cinquante nuances de folie » Lexie, Amy, Nirina & Edward   Jeu 27 Juil - 22:45


Cinquante nuances de folie


(Verhaeren) ▽ C'est parmi vous qui entourez les villes, que s'en viennent chercher asile, les cerveaux éclatés des rêveurs et des fous.
Je me sentais comme Daniel lorsqu’il avait été jeté dans la fosse, prêt à se faire dévorer par les lions. À la différence que lui avait pu compter sur l’aide d’un ange pour fermer la gueule des fauves, alors que dans mon cas… Mes “lions” n’étaient qu’au nombre de trois, mais ils n’en étaient pas moins féroces, voire pire, et je savais d’avance qu’aucun miracle ne me permettrait d’être épargnée de leur folie dévastatrice, je devrais me sauver toute seule.

“ Bien sûr Dawkins, vous pourrez choisir entre ceux à la mort aux rats ou à l’acide fluorhydrique.”
Évidemment leur réaction après leur avoir expliqué le déroulement de la séance ne me surprenait guère, je n’en attendais pas moins de leur part. Alors que je m’apprêtais à renvoyer une réplique cinglante à cette jeune présomptueuse de McKenzy, une information non négligeable dans ses paroles me laissa coite de surprise. Je ne relevais pas sa menace qui m’impressionnait guère, ce qui me fait tiquer, ce fut le “je connais ces deux là”. Dawkins-McKenzy, était un duo dangereux, Jenkins-Dawkins était un duo redoutable, Jenkins-Dawkins-McKenzy… Formait à eux trois une coalition sanglante. Un trio mortel.
“Patience McKenzy, je vous dirais tout au moment voulu. ” lui répondis-je distraitement, trop absorbée par mes plans visant à séparer ce petit bloc unis contre moi.
En revanche la question de Lexie me fit esquisser l’ombre d’un sourire, je savais parfaitement où elle voulait en venir et je me doutais que notre dernier aparté en isolement lui restait encore en travers de la gorge. Je tournais vers elle un regard dénué de toute émotion, complètement indifférent.
“Ce n’est pas moi qui vous ai manqué de respect la première Jenkins, ne l’oubliez pas.” lui répondis-je d’un ton lourd de sous-entendus, lui faisant implicitement comprendre qu’elle s’aventurait sur une pente dangereuse si elle continuait à vouloir me provoquer.

Mais mon instinct m’indiquait que la situation commençait doucement à me glisser entre les doigts, et qu’elle pouvait dégénérer en quelques secondes. Je n’étais pas rassurée à l’idée de  voir Dawkins se balader librement dans mon bureau, je n’arrivais pas à suivre ses mouvements, tout en gardant un oeil sur les deux autres patientes assises. Il fallait que j’assure mes arrières et vite, si je voulais avoir une chance de rester en vie. Pendant que Dawkins posait ses questions aux deux intéressées, de mon côté je réfléchissais en silence. Je fus tirée de mes pensée lorsqu’il m'interpella et alors mon visage se renfrogna bien vite. Plutôt mourir que m’humilier devant eux en leur avouant que la direction - et probablement mon père -  cherchait à me faire payer une seconde mort sous ma responsabilité.

“Premièrement, je pose les questions, deuxièmement, vos fesses ont moins de cinq secondes pour rejoindre votre chaise, et pour finir, si un nabot n’avait pas jugé utile de loger une balle dans la tête d’un garde, on en serait pas réduit à cette réunion!” lui crachais-je au visage. Mais son court monologue m’avait laissé suffisamment de temps pour réfléchir à un plan. Je me levais et me dirigeais rapidement vers la porte avant d’apostropher les deux gardes postés devant.
“Si jamais Jenkins tente quoique ce soit, envoyez Dawkins et Mckenzy en isolement. Si Dawkins tente quoique ce soit, envoyez Jenkins et McKenzy en isolement. Si c’est McKenzy, vous envoyez les deux autres.” Un bref hochement de tête de leur part et je refermais aussitôt la porte pour me rassoir, un sourire victorieux collé sur mes lèvres. Individuellement, la menace de l’isolement n’aurait aucun effet sur eux, trop stupide et trop orgueilleux pour s’en inquiéter, mais portez la menace sur leurs proches, et vous étiez sûr que la personne concernée ne resterait pas insensible. Bien entendue je savais qu’ils auraient largement le temps de me tuer, mais étais-je si importante à leur yeux pour qu’ils risquent une chose aussi lourde de conséquence pour leurs amis ?

Mon attention se reporta sur les deux jeunes femmes, je n’avais pas oublié le fait qu’elles se connaissaient. Et l’intérêt de Dawkins sur cette amitié m’intriguait encore plus, et je voyais là ma chance d’enfin pouvoir mettre mon plan à exécution.
“Ainsi donc vous êtes déjà amies Lexie et Amy ? Mais c’est merveilleux tout ça !” m’exclamais-je d’une voix excessivement enthousiaste. “Vous vous êtes connues dans les douches aussi ?” Mon air candide et mes cils qui battaient innocemment renforçaient le comique de la situation. “Attention aux gardes mes petits, attention aux gardes.” enchainais-je aussitôt, sur un ton chantant, comme si je répétais les paroles d’une comptine pour enfant.

Unis, ils étaient dangereux mais séparés, il serait plus facile d’en venir à bout. Comme le disait le dicton, “diviser pour mieux régner”, les cartes en main, je savais comment gérer cette séance désormais. Semer la discorde au sein du groupe était mon atout, et je comptais bien l’utiliser pour remporter la partie. Les gardes à la porte étaient les tours et cavaliers me protégeant, mon plan était la reine destinée à les faire tomber, et moi-même, j’étais le roi qui clôturerait la séance par un échec et mat.
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MessageSujet: Re: « Cinquante nuances de folie » Lexie, Amy, Nirina & Edward   Ven 4 Aoû - 21:35



   
   
Cinquante nuances de folies

   Edward, Nirina, Amy et Lexie

J
’ai vraiment du mal à suivre tout ce qui se passe. Visiblement, Lex’ et Ed veulent avoir le dernier mot, tout comme moi. Quant à cette mystérieuse Vespucci, elle n’a pas l’air de se laisser faire non plus. Cette thérapie risque d’être plus amusante que ce que je pensais. J’esquisse un sourire en pensant à l’allure qu’à cette thérapie. Sourire que je perds rapidement en voyant Lexie me poser la question qui tue. J’ai lâché ma phrase pour provoquer la psy, mais j’en ai complètement oublié les deux autres. Les connaissant un petit peu maintenant, je savais qu’il ne tarderait pas à relever cette précieuse information.
“J’aime pas les hommes, je les déteste toujours autant. Mais disons qu’Ed m’aide à mieux les accepter”, je glisse un clin d’oeil et un sourire à Dawkins.
Je ne suis pas aveugle, j’ai bien remarqué la façon qu’à Edward de regarder Lexie depuis son arrivée dans le bureau. J’espère qu’elle relèvera le petit surnom et le sourire provocateur. Ce qui m’agace le plus c’est la réaction d’Edward. Il a préféré éviter la question et répondre par une provoc en se glissant derrière Lexie. Il y a fort à parier que la mystérieuse fille qui fait chavirer son cœur est Lexie. Non, c’est pas possible, pas Lexie. Elle m’aurait quitté pour cet emmerdeur ?! Non. Amy ressaisis-toi. Je me reprends doucement et regarde Vespucci. Elle, elle va m'aider à calmer mes nerfs. Si je craque, me défouler sur elle sera plus que tentant.
Bon, voyons. Si je reprends tout ce qu’il vient de se passer depuis que nous sommes tous les quatre réunis. Lexie et Edward se connaissent et peut-être bien plus que ce que je pouvais imaginer. À en juger par leurs répliques sanglantes, Vespucci et Jenkins ne s’apprécient pas trop. Vespucci et Dawkins, pas mieux, en plus de ça, je viens d’apprendre qu’Edward à tuer quelqu’un. Pfffiouuu… Trop d’informations à retenir, ma tête va exploser. Je vais les laisser s’embrouiller et me contenter de répondre aux questions. Et si l’envie me prend, je fracasserais l’un d’entre eux.
Il faut que je trouve une réplique à envoyer dans les dents d’Edward mais quoi. Bien évidemment que je connais Jenkins, je l’ai aimé si fort. Trop fort. C’est pour ça qu’elle m’a quitté. “Si on se connaît elle et moi ? Bien sûr. Elle a craqué pour mes beaux yeux, il y a un an, si tu vois ce que je veux dire.”, je finis ma phrase en regardant Edward avec un grand sourire. Je sais qu’il a compris de quoi je veux parler, ce qui me fait d’autant plus sourire. Alors Ed, comment tu vas réagir face à ça, pensais-je. L’idée de le voir péter un câble dans le bureau me remplis de joie.
Je me lève et me place face à la psychologue et lui répond “Et pour répondre à votre question belle blonde, on ne sait pas connus dans les douches, mais il se pourrait bien que nous ayons exploité cet endroit pour…” je marque un temps de pause pour regarder Dawkins. Je regarde de nouveau la blonde “Enfin, vous savez certainement de quoi je parle, je vais pas vous faire un dessin.”
Faire chier Jenkins, fait. Provoquer Dawkins, fait. Il me reste plus que Vespucci et j’ai rempli mon quota. Je me décolle du bureau et part m’appuyer sur un meuble. Je suis sur le côté et vois donc uniquement le profil des deux patients. Quant à la psy, je la vois de face et ça me suffit. Elle est une employée donc c’est elle qui a les cartes en main, je dois donc la surveiller de prêt.
“Ah ! J'oubliais Vespucci. L’envie de vous massacrer me tente depuis que je suis arrivé. Me dire que si je passe à l’acte, les deux autres iront en isolement, ne vous protège pas pour autant. Au contraire, ça me démange encore plus. Mais cette fois, je me louperai pas.”
Elle essaye de nous dominer, mais une chose est sûre, c’est pas une psy qui va me dicter ce que je dois faire. Elle a été choisie pour animer cette thérapie et ce n’est certainement pas pour rien. Là-dessus je ne l’ai pas dit, mais je suis bien d’accord avec Edward. Si la direction a fait appel à elle, pour une thérapie avec les trois patients les plus dangereux d’Ostrov, c’est bien pour la punir d’une chose. Quoi ? Je ne sais pas, mais ça me fait d’autant plus sourire quand je vois les menaces qu’elle nous balance. Elle cherche à se protéger et à camoufler sa peur. Elle est la gazelle et moi le lion. J’observe ma proie, l’affaiblis et après je passe à l’attaque.

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MessageSujet: Re: « Cinquante nuances de folie » Lexie, Amy, Nirina & Edward   Dim 13 Aoû - 20:28

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En voyant le sourire d’Edward, je regrette très vite ma question. Je voulais à tout prix éviter CE sujet et finalement, je suis la première à lancer les hostilités sans vraiment le vouloir. Bien trop curieuse de savoir comment ces deux-là se connaissent, et surtout, comment Amy fait pour supporter la présence d’un homme. Qui plus est, celle de Dawkins. Ce type est le roi pour mettre les nerfs à rude épreuve, et connaissant Amy, j’ai beaucoup de mal à l’imaginer ne pas craquer face à ses provocations. Mais leurs regards complices et leurs sourires depuis mon entrée dans le bureau suffisent à répondre à ma question. Question qu’Edward s’amuse bien évidemment à esquiver, s’adressant à Amy pour qu’elle réponde à sa place. Je reste muette, assistant, dépitée, à cet échange tragi-comique, tandis qu’Edward se lève pour se poster derrière moi, les bras sur ma chaise. Mon regard est perdu dans le vide, je ne prends même plus la peine de relever la tête vers mes trois adversaires. J’attends simplement, puisque je n’ai pas le temps de répondre, les autres s’en chargent à ma place. J’ai l’impression d’avoir jeté une pierre dans un champ de mines, et maintenant, je regarde impuissante chacune d’entre elles exploser une par une. Je savais bien que cette thérapie allait devenir un véritable cauchemar.

Pour le moment, Nirina semble bien amusée par la conversation, puisque pour une fois, elle n’est pas directement visée. Qu’elle en profite, parce que ça ne va pas durer.  Soudain, cette dernière se dirige vers la porte. Curieuse, j’observe la jeune femme ouvrir celle-ci et donner un ordre plutôt précis aux gardes chargés de surveiller le bon déroulement de la séance. Je ne peux m’empêcher de rouler des yeux en soupirant. Si c’est le seul moyen qu’elle a trouvé pour sauver ses miches, alors elle peut déjà commencer à écrire son testament. Menacer d’enfermer Dawkins et McKenzy si jamais je tente quoi que ce soit… Bien sûr que ça me dérangerait, mais honnêtement, si ça pouvait me permettre de me défouler une bonne fois pour toute sur Vespucci, je ne me gênerai pas...

Évidemment, fière de son action, Nirina retourne à sa place et en profite pour rallumer la mèche. Ses paroles me font grincer des dents, alors qu’elle mentionne les douches, mais je préfère rester de marbre, adossée au fond de ma chaise et gardant les bras croisés, et le regard toujours aussi noir. Elle cherche à nous énerver. Elle est beaucoup trop confiante. Je ne sais pas exactement quel est son plan pour cette séance, mais pour le moment, elle va tout droit vers une mort certaine. Je n’ai pas envie de répondre à ce genre de provocation, d’aucun d’entre eux, d’ailleurs. Dawkins cherche à m’agacer, pour changer… McKenzy cherche à me provoquer, peut-être pour se venger de ce qui a pu se passer la dernière fois que l’on s’est croisé. Quant à Vespucci… Je lui réserve une petite surprise qu’elle n’est pas prête d’oublier. Surprise qui viendra plus vite que prévu, si elle continue à jouer à ce petit jeu avec nous.

En attendant, cette conversation commence sérieusement à m’agacer. Je ne pense pas que nous ayons été invité dans ce bureau pour discuter de ce que j’ai bien pu faire avec telle ou telle personne. Après tout, je demandais simplement si Edward et Amy se connaissaient, rien de plus… Je sais bien que je n’aurai pas dû poser cette foutue question, mais on ne va tout de même pas débattre là-dessus pendant une heure… Si au moins, ils pouvaient me laisser parler... Je sens petit à petit ma tête bouillir, ma mâchoire se serrer, et je finis par craquer. “C’est une thérapie de groupe ou de couple, ici?!” Lançais-je en haussant légèrement la voix, irritée, avant de regarder Edward. “J’ai connu Amy dans l’ancien asile, et oui, on était ensemble.” Je tourne lentement la tête vers Amy, lui adressant un regard sombre, tout en enchaînant. "J'ai juste fait en sorte de ne plus la voir... en tuant quelqu'un pour me faire renvoyer de l'établissement..." Puis je me lève à mon tour et pose mes mains sur son bureau, pour me pencher vers Nirina en serrant les dents. “Quant à vous, vous devriez POUR UNE FOIS faire votre job et fermer votre grande gueule! Comme l’a si bien dit Amy, vos petites menaces ne vous protégeront pas! C’est quoi le but de votre foutue thérapie, lancer les paris et attendre de voir qui mangera le mur en premier? Méfiez-vous, vous pourriez bien récolter pire que ça si vous continuez sur ce terrain-là...” Parce que je sais que ça l’agace, je reste debout et pars m’appuyer contre le mur, les mains dans les poches pour dissimuler mon ventre. “Ça y est, on peut enfin commencer? Ou vous avez d’autres questions stupides encore?” Ajoutais-je en m’adressant toujours à Nirina.

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MessageSujet: Re: « Cinquante nuances de folie » Lexie, Amy, Nirina & Edward   Dim 20 Aoû - 23:46

Cinquante nuances de folie
Edward ft. Lexie, Amy & Nirina

C'est officiel, Lexie et Amy se connaissent. Quelque chose me dit que cette thérapie va encore plus mal finir que je ne le pensais, et pas seulement pour la psychologue... Un champ de bataille, voilà ce que ça risque de devenir, un bain de sang. Dans un grand sourire provocateur, Amy confirme le fait qu'elle connaisse Jenkins, en faisant référence à quelque chose que je lui ai dit lors de notre rencontre. Elle risque de ne plus autant sourire dans quelques minutes, si ça continue, parce que même si je l'apprécie, je choisirai Jenkins quoi qu'il advienne. Mon sang se met à bouillir dans mes veines alors que Nirina se lève, me balançant quelques reproches à la tête au passage, de son air de psy faussement sûre d'elle. Elle veut que j'aille m'asseoir... bien, raison de plus pour rester debout. Ce qu'elle ajoute à propos du garde me fait froncer les sourcils, amusé.

"Si je comprends bien... vous en êtes arrivée là parce qu'on vous reproche la mort du garde ?", je réponds, un rire mauvais franchissant mes lèvres. "Vous m'avez peut-être envoyé en isolement, Vespucci, mais j'ai fait bien pire que ça pour vous. Ils vous considèreront comme une mauvaise psy' toute votre vie, parce que vous n'avez pas réussi à sauver ce pauvre garde innocent qui avait toute sa vie devant lui... J'adore", je continue, d'un air provocateur. Cependant, mon sourire en coin disparaît lorsque je la vois se diriger vers la porte d'un air triomphant, sans dire un mot. Alors qu'elle s'adresse aux deux gardes devant la porte, je lève les yeux au ciel, agacé. L'idée du siècle, Vespucci, vraiment. Nous menacer d'envoyer les deux autres en isolement en cas de dérapage de l'un d'entre nous... c'est mignon. Ce qu'elle ne semble pas comprendre, pourtant, c'est qu'elle a affaire à trois meurtriers de première classe, qui n'hésiteront pas à trahir leurs soi-disant amis pour leur petite vengeance personnelle... Elle le comprendra bien assez vite, même s'il est vrai que l'idée d'envoyer Lexie en isolement me dérange, dans le fond. Plus que permis.

Alors que la psychologue se rassoit, elle lance une provocation pas digne de son métier, qui me fait tiquer. C'est quoi cette histoire de douches ? Je reste silencieux, les bras croisés, appuyé contre le mur du bureau de Vespucci, et écoute attentivement la réponse de McKenzy. Qu'est-ce qui lui prend ? On était pas censés être... amis ? Ou du moins, deux patients qui s'entendent un minimum ? Je serre les poings, instinctivement, et l'image de Jenkins et McKenzy dans les douches de l'hôpital me donne envie de leur en coller une. "Ferme-la, McKenzy, ou je te jure que je t'arrache les ongles un par un", je siffle, le regard noir. Je regarde la blonde se lever pour aller menacer Vespucci de plus près, ce qui n'aide pas à calmer mes nerfs, qu'elle titille depuis tout à l'heure. Elle n'a pas intérêt à s'en prendre à la psychologue, je refuse d'aller en isolement - et surtout pas en même temps que Lexie. Je lance un coup d'oeil à cette dernière, étonné de voir qu'elle n'a pas réagi depuis tout ce temps, et je vois sa mâchoire serrée, son regard noir. Elle est prête à bondir, mais se retient pour une raison que j'ignore.

Puis sa voix retentit enfin, agacée, et j'esquisse un sourire en coin, ravi de la voir réagir. Il était temps. Elle s'adresse ensuite à moi, avouant sa relation avec Amy dans un autre hôpital, ce qui me fait serrer les poings de plus belle, mes ongles marquant inconsciemment ma peau. Je relâche pourtant la pression en entendant la suite de l'histoire, et un nouveau sourire provocateur vient m'étirer les lèvres. Lexie a tué pour ne plus voir Amy... voilà qui est intéressant. Toute ma rage descend d'un seul coup et, alors que Lexie balance la sienne au visage de Nirina, je viens me poster à côté d'Amy, approchant ma bouche de son oreille. "Maintenant elle est à moi...", je chuchote, d'un air moqueur. "Sois pas dégoûtée, McKenzy." J'ai envie de rire mais je me retiens, me contentant de provoquer la blonde du regard, puis repars me poster contre le mur, à côté de Lexie. "Oui, Vespucci, on peut enfin commencer ?", je lance, répétant les paroles de Jenkins, mes yeux gris rivés sur la psychologue. "On vous écoute." Puis, le regard plus doux que prévu, je me penche vers Lexie et lui souffle, mes lèvres effleurant ses cheveux pour que les autres ne puissent pas lire mes paroles sur mes lèvres : "T'es belle aujourd'hui. Juste aujourd'hui, hein." Je me redresse à nouveau et lui adresse un sourire amusé, complice. Pourquoi toute cette complicité ? Pour deux raisons. Premièrement, pour faire chier McKenzy. Deuxièmement, parce que j'en mourais d'envie.
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MessageSujet: Re: « Cinquante nuances de folie » Lexie, Amy, Nirina & Edward   Jeu 24 Aoû - 18:56


Cinquante nuances de folie


(Verhaeren) ▽ C'est parmi vous qui entourez les villes, que s'en viennent chercher asile, les cerveaux éclatés des rêveurs et des fous.
Après ce qu’il s’était passé dans la forêt, j’avais naïvement pensé qu’il ne pourrait rien m’arriver de pire ou de plus désagréable que ce soir là. Le destin avait un sacré sens de l’humour pour me prouver le contraire, en décidant de me flanquer ces trois affreux patients aux basques. J’observais en silence l’échange se dérouler devant moi, ne souhaitant pas intervenir dans leur petite querelle affective pour l’instant.

Et Amy venait confirmer les soupçons que j’avais pu avoir concernant sa relation avec Lexie, c’était allé bien au-delà de l’amitié. Ce qui m’intéressait le plus, c’était la réaction d’Edward, car je savais que cette nouvelle n’allait certainement pas lui plaire. Je n’avais pas oublié la façon qu’il avait eu de s’occuper de Lexie lorsque cette dernière avait été blessée par le garde, et là-aussi, il y avait plus que de l’amitié à n’en point douter. Et j’étais prête à mettre ma main au feu que quelque chose se passait entre Dawkins et Jenkins à présent. Tout cela rendait la séance beaucoup plus intéressante mais aussi beaucoup plus dangereuse. Car lorsque ce fou-furieux avait appris pour Piper et Lexie, c’était vers moi qu’il avait décidé d’expulser sa rage, aussi je préférais rester sur mes gardes en guettant sa réaction, hors de question que je serve à nouveau de punching-ball.

Je me contentais simplement de les écouter tout en gribouillant dans la marge de ma fiche de thérapie, pendant qu’Amy et Lexie racontaient l’origine de leur relation et de leur séparation. Et pour une fois, je préférais ne pas répondre lorsque les deux femmes se levèrent de leurs chaises tout en me provoquant. Je profitais de la courte accalmie et de l’invitation de Dawkins à commencer la séance pour enfin prendre la parole.

J’attrapais un épais tas de feuilles rattachées entre elles par une reliure et le brandissait devant les trois patients. “Voici le compte-rendu d’une thérapie de groupe qui a fait ses preuves dans une unité psychiatrique allemande. Tous les procédés et les directives y sont détaillés. ” Je laissais le dossier retomber lourdement sur le bureau “ Grâce aux dialogue et à la compréhension réciproque, le but est de vous aider à faire ressortir des émotions ou des sentiments refoulés.” Dans le manuel, les directives étaient claires, il fallait instaurer un jeu de rôle entre les participants et l’histoire entre Lexie et Amy m’avait donné une idée. “Nous allons commencer par un petit exercice. McKenzy vous allez regarder Jenkins droit dans les yeux et lui expliquer ce que vous éprouvez en sachant que Lexie a commis un meurtre dans le seul but de s’éloigner de vous. Ensuite ça sera à vous de vous expliquer Lexie.” Je fouillais dans mon tiroir et en ressortais une petite cloche de table, ça ne me plaisait pas, mais le déroulé de la thérapie l’exigeait. “Dawkins, vous êtes l’arbitre, durant l’échange vous devrez sonner la cloche au moindre commentaire agressif ou si le ton monte.” lui expliquais-je en me dirigeant vers lui pour lui donner la cloche, avant d’aller me poser contre le rebord de mon bureau.
“C’est quand vous voulez.” lançais-je d’un ton enjoué.
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MessageSujet: Re: « Cinquante nuances de folie » Lexie, Amy, Nirina & Edward   Dim 27 Aoû - 23:06



   
   
Cinquante nuances de folies

   Edward, Nirina, Amy et Lexie

P
osé contre le meuble sur le côté de la pièce, j’observe la scène qui se dessine devant moi. Lexie énervé, j’adore. Elle est tellement sexy. Son côté autoritaire rend les choses plus excitant. En une fraction de seconde, je l’ai vu bouillir et calmer tout le monde, moi y compris. C’est d’ailleurs à moi qu’elle s’adresse en première. La phrase qu’elle me balance, me rend folle. Reparler de cette époque, renforce la colère que j’éprouve à ce moment-là. Dire devant Dawkins et cette psychologue qu’elle a tout fait pour s’éloigner de moi, allant jusqu’à tuer un garde, n’est pas très gratifiant. Je passe pour une vraie folle, chose qui m’énerve terriblement. Et bien sûr, c’était sans compter la rapidité de réponse de Dawkins. Il ne se fait pas prier pour me lancer une réplique en pleine gueule. Lui répondre n’avancerait pas le travail que nous sommes censés faire tous les quatre. Je préfère lui répondre un simple “Ta gueule Dawkins”. Je l’apprécie quand même un peu, ce qui m’étonne fortement, mais dans le fond il n’est pas méchant. Dans ce placard nous avons bien discuté tous les deux. Il se la joue grosse brute mais cela cache juste sa sensibilité. Il sait qu’il impressionne tout le monde au sein de l’hôpital, même certains gardes, alors forcément il se sent pousser des ailes.
Après, une courte pause, Vespucci reprend les rênes de la thérapie et nous explique un exercice à faire en binôme. Bien entendu, elle a choisi Lexie et moi pour commencer. Sans doutes, suite à notre scène de ménage. L'exercice fait suite à la discussion que nous avons déjà eue ensemble quand elle s’est retrouvée dans ma chambre, mais être encadré par une tierce personne me plaît bien. En reparler sans pouvoir s’énerver ou se frapper n’est pas plus mal. Je n’ai jamais vraiment accepté cette situation et je n’ai pas franchement eu le choix de faire avec. Peut-être que cette thérapie n’est pas si inutile finalement. Quand la psy explique qu’Ed va devoir nous surveiller et faire sonner une cloche au moindre commentaire agressif, je ne peux m’empêcher de sourire. Je m’adresse à Vespucci, “Et comment on fait si c’est Dawkins qui s'énerve ? Non parce que j’ai pas trop envie de recevoir un coup de cloche moi”. J’ai bien vu comment il a réagi quand j’ai évoqué le fait que nous avons couché ensemble. Alors si je dois jouer le jeu de cet exercice, il est évident que les réponses ne lui feront guère plaisir.
Lexie et Edward sont face à moi. Je m’avance donc au milieu de la place et Lexie fais de même. Quant à Edward, il se place au milieu, prêt à faire sonner la cloche en cas de débordements. En fixant Lexie dans les yeux, l’attirance que j’ai pour elle refait surface et je ne tarde pas à lui dire.
“T’es toujours aussi belle quand tu t’énerves”, je lui lance faiblement. Ce qui n’a probablement pas échappé à Ed, mais cela m’importe peu. De toute manière, Jenkins n’est pas du genre à revenir sur sa décision encore moins lorsqu’il s’agit de sentiment. Je réfléchis à ce que je pourrais dire à Lexie. Faire dans l’honnêteté et la sincérité est la meilleure solution. Je n’aurais sans doute plus d’autre occasion pour lui exprimer ce que je ressens. Je la regarde et je lui balance tout ce que j’ai sur le cœur, quitte à me faire passer pour la victime. ”Écoute Lex’, je n’ai jamais vraiment accepté ce que tu as fait. Tuer pour t’éloigner de moi ? À croire que c’était moi la méchante. Je pensais bêtement que les sentiments que j’avais pour toi étaient réciproques. Faut dire quand tu voulais me baiser, tu ne te faisais pas prier pour venir dans ma chambre.” Je marque un temps d’arrêt. Plusieurs sentiments se bousculent, je ne sais pas ce que je veux vraiment lui dire et ce que je veux vraiment avec elle tout simplement. D’autant plus que maintenant que je sais qu’elle est avec Edward, elle ne reviendra pas vers moi, c’est certain. Je reprends, “Tu avais l’air si sincère Lex’. Je te connais et je sais que tu n’es pourtant pas du genre à faire dans le romantisme et les couples nian-nian, mais il n’empêche que tu me montrais tout de même de l’affection, que j’ai traduis par de l’amour.” Je m’arrête à nouveau et baisse la tête. Je l’aime encore, mais le fait qu’elle soit avec Ed, qu’elle reproduit exactement la même chose que cette Phoebe, me rend folle de rage. Je commence à bouillir et à serrer les poings. La rage monte et ce n’est pas bon. Tant pis pour la cloche, il servira à quelque chose comme ça, au lieu de rester planter là comme une vulgaire plante verte.
“Je veux juste que tu sois honnête avec moi Lexie, c’est tout.” Le ton monte, “Alors arrête d’esquiver le sujet comme à ton habitude, et joue le jeu. Soit franche avec moi au moins une fois putain.”


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MessageSujet: Re: « Cinquante nuances de folie » Lexie, Amy, Nirina & Edward   Ven 1 Sep - 23:01

EDWARD, LEXIE
AMY, NIRINA
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Un long soupir agacé m’échappe tandis qu’Edward vient se poster près de moi, contre le mur. Il surenchérit mes paroles pour faire avancer la thérapie, ce qui me calme légèrement. Au moins je ne suis pas la seule à en avoir marre de cette conversation enfantine, même si je me demande ce qu’il a bien pu aller balancer à Amy, pendant que je crachais ma haine sur Vespucci… Peu importe. Je ne préfère pas savoir. Un léger frisson me parcourt alors que je sens son souffle près de mon oreille, et je ne peux m’empêcher d’esquisser un faible sourire à ses mots, avant de le pousser gentiment avec mon épaule. “Toi t’es toujours aussi emmerdant, par contre.” je lui réponds d’une petite voix en lui adressant un regard complice. Et alors que je pensais être enfin débarrassée de ces histoires de 'couple', Nirina remet le sujet sur le tapis. Après nous avoir montré un dossier résumant une thérapie similaire à celle que nous sommes en train de faire, elle annonce vouloir faire un exercice avec Amy et moi. Il ne manquait vraiment plus que ça… J’adresse un regard mauvais en direction de la psychologue, la maudissant, avant que cette dernière ne vienne donner une cloche à Edward. L’idée me donnerait presque envie de rire, si je n’avais pas compris que cette foutue cloche allait probablement m’empêcher de m’exprimer comme je le souhaite face aux propos d’Amy. J’ose espérer que Dawkins me laissera parler, même s’il juge que je m’énerve. Il me connaît, de toute façon… Je fais rarement dans la dentelle.

À contre-coeur, je m’exécute et m’avance lentement vers le centre du bureau pour faire face à McKenzy, les bras croisés et le visage fermé. Mon regard défit celui de la blonde et je m’attends à recevoir un flot d’insultes, voire même sa main en pleine gueule, pour se venger de tout ce que j’ai pu lui faire, surtout lors de nos retrouvailles. Mais au lieu de cela, de sa voix douce et faible, Amy me fait part de ce qu'elle ressent vraiment. Et ce n'est pas de la haine, mais plutôt de la tristesse et de la déception. Étonnée par ses mots, je reste muette et l’écoute, pour une fois, avec une attention particulière. J'arrive presque à ressentir de la peine pour Amy. Malgré ce que j'ai pu penser sur elle et ce que j'ai pu lui dire. Mais lorsque le ton monte, je me referme aussitôt et mon regard reprend sa lueur sombre habituelle. “Tu veux que je sois franche?” Lui fais-je en haussant un sourcil. “Très bien.” Sans la quitter du regard, je m’avance légèrement vers elle, et continue d’une voix étonnamment calme. Je ne veux pas entendre cette cloche avant d’avoir fini, ou bien je la fais bouffer à Dawkins... “Je ne t’aimais pas, Amy. Ou peut-être que j’ai refusé de t’aimer, quand j’ai compris que tu étais nocive pour moi. Je t’ai apprécié tout au plus, et c’est déjà un exploit quand on me connait un minimum. J'ai été honnête avec toi, je t'ai avoué être partie parce que tu m’étouffais. Tu devenais invivable, même dangereuse parfois. Si c’est ça ta vision de l’amour, alors je suis désolée, mais je ne regrette pas d’avoir égorgé quelqu’un pour m’éloigner de toi.” Mon regard transperce celui de McKenzy, alors que les paroles de Nirina résonnent à nouveau dans ma tête, accentuant cette colère, mais aussi cette tristesse que je sentais déjà monter en prononçant ces mots. “Vous êtes un cancer Jenkins, tous ceux que vous approchez finissent par être détruit et meurent à petit feu. Y compris les gens pour qui vous ressentez de l’affection.” Au fond, ça me fait de la peine de répondre de cette façon à Amy. J'ai l'impression de lui mentir malgré tout. Mais je n'arriverai jamais à être vraiment honnête, si ça signifie dire tout ce que j'ai sur le coeur, parce que je refuse de me montrer faible à nouveau... Il faut croire que les mots de Nirina ont finis par me faire revenir à la raison. Malgré cette nuit passée avec Edward, malgré tout ce qu’on a pu se dire ce soir-là, j’ai encore beaucoup de mal à croire que je sois capable de pouvoir changer ma vraie nature. Les souvenirs sont peut-être trop douloureux, et finalement, je n’ai jamais vraiment su comment me comporter autrement qu’en véritable monstre avec les autres.
Je finis par me reculer pour reprendre une certaine distance avec Amy, avant de conclure; “Estimes-toi heureuse, au moins j'ai pas essayé de te tuer, toi...” J’adresse un regard en coin à Edward, suivi d’un sourire provocateur.

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MessageSujet: Re: « Cinquante nuances de folie » Lexie, Amy, Nirina & Edward   Mer 6 Sep - 10:47

Cinquante nuances de folie
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Pour une fois, j’écoute attentivement les explications de Nirina, parce que j’ai hâte de la voir se casser la gueule avec sa thérapie de merde. Ce genre d’idées, ça marche peut-être sur des patients qui n’ont pas vécu tout ce qu’on a vécu, ou du moins qui ont envie que ça marche sur eux. Nous, on ne veut pas être soignés, tout ce qu’on veut c’est soit quitter l’île, soit pourrir la vie à chaque être humain qui foule le sol de cet hôpital. C’est pourtant simple. Seulement, l’idée ne semble pas plaire au personnel de l’hôpital, qui pense encore pouvoir nous guérir de toute notre folie. En ce qui concerne Nirina, je pense qu’elle a fini par perdre tout espoir. Ses bonnes intentions et ses envies de changer le monde ont été écrasées par toute la haine et la violence que certains lui ont montré, je le sais, ça se voit. Son regard a changé. Et c’est dur à avouer, mais le mien aussi a changé, et pas dans le bon sens. Du moins, à mes yeux. Cet hôpital m’a rendu plus gentil, d’une façon ou d’une autre. Toute cette douceur que j’ai montré et que je montre encore à Lexie, cette façon que j’ai eue de prendre Amy sous mon aile, toutes ces choses que je n’aurais jamais faites il y a quelques mois à peine. J’ai du mal à comprendre. Peut-être qu’au final, ces changements sont les seules choses qui me maintiennent en vie, qui m’aident à ne pas péter les plombs.

Lorsque Nirina me tend la cloche, que je pourrais sonner si les choses s’enveniment, un sourire amusé vient m’étirer les lèvres. Mauvaise idée. Elle devrait savoir que je n’ai qu’une envie : c’est de sonner la cloche dès que les filles auront prononcé leur premier mot. Pourtant, alors que je me poste à côté d’elles, mon regard basculant d’une patiente à l’autre, je ne bouge pas d’un poil. Dans le fond, j’ai bien envie de connaître la vérité, je veux connaître leur histoire pour savoir à qui je peux en vouloir. La remarque d’Amy me fait sourire et je lui réponds d’une voix rassurante : « Tu peux me faire confiance, McKenzy, si je donne un coup de cloche ce sera plutôt à Vespucci. Promis. » Je pose mes yeux gris sur cette dernière, provocateur, puis me concentre sur les paroles des patientes, étonnamment tranquille. La première remarque d’Amy me fait déjà tiquer et je croise les bras, serrant les poings pour ne pas faire sonner la cloche alors qu’elles n’ont même pas commencé. Oui, Lexie est belle quand elle s’énerve. Elle est même irrésistible dans ces cas-là, et c’est bien ça le problème.

La franchise et la faiblesse d’Amy me remplit de sentiments étranges. Visiblement, elle tient bien plus à Lexie que je ne le pensais, et dans le fond ça m’inquiète. L’idée que Lexie puisse craquer pour ses belles paroles et ses beaux yeux me traverse l’esprit, et je ne suis pas sûr de pouvoir accepter cette situation. La dernière phrase de la blonde me fait bouillir intérieurement et malgré mon envie d’entendre la suite de ses explications, je sonne la cloche en lançant sèchement : « Surveille ton langage, McKenzy. » Elle poursuit, et plus elle parle, plus mon inquiétude grandit. Elle pensait que Lexie éprouvait de l’amour envers elle, qu’elle était sincère. C’est exactement ce que je pense à propos de Jenkins, moi aussi, et si ça se trouve, tous ces sentiments qu’elle a dit éprouver envers moi sont terriblement faux. Je ne supporte pas l’idée mais je me tais, enfonçant mes ongles dans la peau de mes poings serrés pour éviter de dire tout ce que j’ai sur le cœur. Lorsque le ton monte, je sonne la cloche à nouveau, mon regard rivé sur Amy. Elle pourrait y lire toute mon inquiétude, si elle y faisait attention, parce que mes tentatives de la cacher ne servent strictement à rien.

Lorsque vient le tour de Lexie, je l’observe longuement, tentant de déchiffrer son expression étrangement calme. Je n’arrive pas à savoir si elle en veut réellement à Amy, ou si dans le fond elle a de la peine pour elle. Peu à peu, pourtant, ses paroles m’enlèvent cette inquiétude qui devenait horriblement pesante, parce que visiblement elle ne ressent plus rien pour McKenzy, et ce depuis longtemps déjà. Une fois ses explications terminées, elle rajoute quelques mots qui me font sourire, parce que je sais qu’ils me sont adressés. Effectivement, elle a essayé de me tuer. Mais il n’y avait jamais de réelle menace, du moins pas à mes yeux.

« C’est clair que d’autres n’ont pas eu cette chance », je réponds, amusé, en lançant un regard complice à Lexie. « Quelle histoire tragique… », j’ajoute en soupirant, la mine faussement triste, avant de me poster à côté d’Amy et de passer mon bras autour de ses épaules d’un air bienveillant. « Tu trouveras ton âme sœur un jour, je te le promets. Mais la prochaine fois, évite les psychopathes qui aiment un peu trop le sang, c’est pas le meilleur choix du monde. » Regard provocateur pour Lexie, puis je me poste entre les deux patientes, passe mon bras autour de leur cou et les attire brusquement vers moi, tout en lançant : « Vespucci ! C’est mon tour, la cloche ça va deux minutes mais moi aussi j’ai envie de parler. Dites-moi… laquelle en premier ? »

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MessageSujet: Re: « Cinquante nuances de folie » Lexie, Amy, Nirina & Edward   Mar 12 Sep - 17:29


Cinquante nuances de folie


(Verhaeren) ▽ C'est parmi vous qui entourez les villes, que s'en viennent chercher asile, les cerveaux éclatés des rêveurs et des fous.
La question d’Amy m’interpelle tant je la trouve pertinente en ce qui concerne l’exercice mis en place. Moi-même je rechigne à laisser cette cloche entre les mains Dawkins parce que cela revient à offrir une grenade à un enfant. D’ailleurs celui-ci ne se gène pas pour en rajouter une couche. J’ai envie de croire qu’il respectera les règles et qu’il ne me mettra pas un coup avec comme il l’a clairement signifié. “ Ne vous en faites pas Amy, je suis sûr que Dawkins se fera un plaisir de nous montrer qu’il sait se comporter comme une grande personne quand il veut.” Je ne manque pas d’adresser un regard insistant à celui-ci pour lui faire comprendre que je l’ai à l’oeil. J’observe les trois protagonistes se mettre en place au milieu de la pièce et c’est Amy qui prend la parole. Et plus elle parle, plus je ne peux m’empêcher de ressentir une pointe de pitié pour elle et pour ce qu’elle a dû subir. Certe cette patiente est tout aussi insupportable que les deux autres, mais cette histoire de sentiments bafoués me met mal à l’aise. Probablement parce que je ne suis pas en reste pour avoir brisé le coeur d’un autre et mon inconscient me force à porter un regard noir rempli de haine à Lexie, alors que je revois la scène en isolement où elle m’affirme qu’on est pas si différentes l’une de l’autre. Je déteste cet exercice, pas seulement parce qu’il est inutile, mais aussi parce qu’il me renvoie mes propres actes en matière d’amour en pleine face. Malgrés la cloche qui retentit, je n’ose pas interrompre le dialogue même si l’envie me brûle de balancer à Jenkins une remarque acide concernant ce qu’elle a fait subir à McKenzy. Je cherche par tous les moyens à me persuader que Lexie est pire que moi, à me trouver des prétextes pour me prouver qu’elle et moi n’avons rien en commun. Le ton d’Amy se fait plus offensif, et j’entend la cloche retentir une seconde fois pour calmer le jeu, même si la réaction d’Amy est selon moi, légitime.

Et c’est justement au tour de Lexie de prendre la parole, j’ai hâte de voir de quelles façons elle va tenter de se justifier. Dès ses premiers mots je refuse de lui donner raison quant à ses actes. Mais plus elle s’explique et plus je me mets à douter. Mes yeux valsent, perdus entre les deux femmes, ne sachant plus qui croire. Je refuse de penser qu’elle a une raison meilleur que la mienne pour avoir causé la souffrance d’autrui. Mais elle a l’air si sincère dans ses paroles que même ma mauvaise foi doit s’avouer vaincu, et je la hais encore plus pour ça. Mais ses derniers mots me frappent par leur violence et me donne enfin l’ultime argument pour me détacher enfin d’elle. Peut-être qu’Amy, a été la cause de cette rupture comme le sous-entend Lexie, mais c’est cette dernière qui a tué, c’est elle la pire de nous deux. “Comme si vous aviez une quelconque notion du regret...” je ne peux m’empêcher de rajouter, amèrement, tout en envoyant à McKenzy un faible regard compatissant. Cependant mes yeux se plissent avant de porter à Edward et Lexie un regard interrogateur lorsque cette dernière annonce qu’elle n’a pas tenté de tuer Amy. L’idée que Jenkins ait tenté de tuer Dawkins me fait légèrement sourire. Sourire qui se fane très vite lorsque je me rend compte qu’elle a malheureusement raté son coup avec celui-ci.  

D’ailleurs ce dernier ne manque pas de rebondir sur cette dernière remarque, et je lève les yeux d’exaspération. Il dit à Amy qu’elle trouvera elle-aussi son âme soeur et ça me fait doucement rire intérieurement. Puis il attrape les deux patientes par les épaules pour les attirer à lui avant de s’adresser à moi. Je ne sais pas pourquoi mais je suis tendue, voire énervée, la faute à cet exercice. Et les paroles de Dawkins ne m’aide en rien, comme si tout cela n’était qu’un jeu pour lui.

“Que d’enthousiasme… Et vous Dawkins vous l’avez trouvé votre âme soeur ?” je rétorque goguenarde, un air cynique collé sur le visage. Bien évidemment ils ne l’avoueront jamais, mais je suis persuadée qu’il se passe quelque chose de sérieux entre eux. Je peux sentir ma main se contracter devant la colère qui monte dangereusement, j’ai des images mielleuses de deux tourtereaux en tête, qui ne collent absolument pas avec le duo de psychopathe en face de moi et j’ai du mal à garder mon calme. Il m’est insupportable de penser que Lexie puisse avoir quelque chose que j’ai perdu.
“Si c’est le cas, alors faites attention. Qui sait ? Peut-être que vous êtes le prochain sur la liste et que d’ici un mois elle vous laissera seul avec votre main droite et une boîte de mouchoirs pour unique compagnie.” Je n’ai qu’une envie, c’est de leur cracher toute ma haine et mon dédain à leur figure. J’en suis à un point où j’ai presque envie qu’ils s’en prennent à moi afin d’avoir un prétexte pour mettre fin à cette parodie de thérapie.
“Vous préférez peut-être un autre exercice où je sais pas moi… Vous apprenez que votre âme soeur se tape patients comme psychiatres et vous demandez à McKenzy des conseils en matière de coeurs brisés. ” je répond abruptement en me levant de mon fauteuil sans même m’en rendre compte. “ Ça vous convient comme questions ? ”
(c) AMIANTE

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MessageSujet: Re: « Cinquante nuances de folie » Lexie, Amy, Nirina & Edward   Mar 10 Oct - 22:01



   
   
Cinquante nuances de folies

   Edward, Nirina, Amy et Lexie

J
e bois les paroles de Lexie tant elle est séduisante. Je l’écoute et joue le jeu de ce fichu exercice. Enfin… J’apprécie le fait de pouvoir parler franchement avec Lexie, de savoir la vérité sur notre histoire dramatiquement terminée. Mais je ne peux empêcher la colère monter en moi quand je vois à quel point elle est sérieuse et surtout sincère. Alors très bien, je suis étouffante et parfois dangereuse quand je suis éperdument amoureuse. C’est bon à savoir pour une prochaine relation, si tant est que je retombe amoureuse un jour.
Lex’ recule d’un pas, je dois en comprendre qu’elle compte bien terminer notre relation comme ça. Bon au moins j’ai eu mon explication. En reculant, je l’observe un peu plus et constate qu’il y a quelque chose qui a changé chez elle. Son visage est toujours aussi soyeux, son corps reste parfait, mais un chose me chiffonne. J’ai comme une impression qu’elle a grossie. Je me mets à réfléchir et je me dis que vu la nourriture dégueulasse qu’on nous sert à la cafétéria, ce n’est certainement pas une prise de poids dû à la nourriture. Je vois qu’une seule possibilité. Cette idée me rend nerveuse. En plus d’apprendre sa relation avec Edward, qui ne date pas d’hier vu leur complicité, la goutte d’eau serait qu’elle soit enceinte. Je préfère garder ça pour moi pour le moment. Je pense qu’on n’est pas au bout de nos surprises avec cette thérapie. À voir ce que la psy nous réserve pour plus tard, j’aurais sans doute l’occasion de l’interroger sur cette étrange prise de poids.
Néanmoins, sa dernière phrase me laisse perplexe, “Estimes-toi heureuse, au moins j'ai pas essayé de te tuer, toi...”. Elle n’est pas sérieuse j’espère. Je crois bien qu’elle a oublié comment nos retrouvailles dans cet endroit immonde c’est passé.
“Tu n’as jamais voulu me tuer ? Laisse-moi rire. Tu as déjà oublié comment nos retrouvailles se sont terminées.” Je lui réponds sèchement. Mais je ne préfère pas épiloguer d’avantages surtout pas après avoir entendu les vérités sur ce qu’elle pense de moi.
Edward toujours pour détendre l’atmosphère et un joli ton sarcastique en prime. Malgré tout je l’aime bien. Je me suis beaucoup attaché à lui aussi étrange que cela puisse paraître. Le seul homme avec qui j’arrive à parler sans avoir envie de le tuer. Quoique si. J’y ai pensé plusieurs fois, mais je ne passerai jamais à l’acte. Je ne sais pas pourquoi mais il y a quelque chose chez lui qui me fait dire qu’il est bien différent de tous les hommes.
Son histoire d’amour avec Lexie se passe bien, je ne suis pas aussi pourri pour oser foutre ma merde entre les deux. Je ne réponds pas à sa phrase, je préfère lui décocher un sourire en signe de paix. Il passe son bras autour de mon cou, son autre bas autour de celui de Lexie. Dans cette position, je me sens en position de force face à la psy et cela ne me déplaît guère. Les trois terreurs de l'hôpital réunies dans le bureau d'une psychologue. À sa place je m'inquièterais quant à la suite des événements.

Vespucci reprend les rênes de la thérapie en prenant en grippe Edward. J’ai comme l'impression qu’entre les deux, c’est un peu le jeu du chat et de la souris. Ed, le chat et Vespucci, le rôle de la souris. J’explose de rire quand la psy termine sa phrase pour titiller Edward. Sacrément culotté cette psy. Je commence presque à l’apprécier. La dernière réplique de la psy me laisse sans voix. Je sens que ça va être à mon tour de tenir la cloche. Je regarde Edward d’un air complice, “T’es dans la merde Ed, il faut avouer qu’elle n’a pas tort la blondasse.” Je regarde maintenant Vespucci et lui demande avec une voix enfantine, “Je peux avoir la cloche maintenant, c’est à mon tour de m’amuser avec le joujou bruyant”. Je termine ma phrase avec mon plus beau sourire.




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