AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Nous avons besoin de psychologues et de médecins.
D'ailleurs, pensez à nos scénarios, ils sont très attendus ! ♥
Merci de jeter un coup d'œil aux pathologies du forum.

Partagez | 
 

 (kayden) Quand le reste du monde voit un mur, nous voyons une fenêtre

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
PILULES AVALÉES : 52
MIROIR : elle fanning
IDENTITÉ : oxygène.
CRÉDITS : Merenwen
A DÉBARQUÉ LE : 12/06/2017
FORCE : 267
SITUATION : seule
EST ÂGÉ DE : vingt années
avatar
Alice Morrow

MessageSujet: (kayden) Quand le reste du monde voit un mur, nous voyons une fenêtre   Mer 5 Juil - 16:48


we see a window

 
Trois tours avant de paraître suspecte. Seulement trois tours. Le gardien s'approche pour me demander ce que je fabrique. Je marchais, rien de plus. Bon d'accord mon rythme était bien trop rapide pour une simple balade et je n'étais pas dehors pour profiter du soleil mais ça ne veut pas dire pour autant que je prépare quelque chose. L'homme ne semble pas prêt à me croire. Je ne peux pas lui en vouloir dans un sens, à sa place je suppose que je me trouverais louche. Or je ne lui mens pas, je cherche seulement à m'épuiser. Ça fait déjà trois nuits que je ne dors pas. J'ai l'impression que mon corps et mon cerveau pourraient tenir encore plusieurs jours comme ça. Le problème c'est que je réfléchis trop et toutes mes pensées ne vont pas forcément dans le bon sens. J'ai besoin de sommeil pour avoir les idées claires. Mais ça je ne peux pas l'expliquer au gardien, alors je lui répète que je marche, rien de plus. Il me dit qu'il voit clair dans mon jeu, que j'ai déjà mené ses collègues en bateau de cette façon, qu'avec lui ça ne fonctionnera pas. Je me retiens de répliquer que la dernière fois je courrais, mais je me contente de hocher la tête et de baisser les yeux. Je n'ai vraiment pas besoin de les avoir tous sur le dos. Après un long silence il repart.

Je m’apprêtais à rentrer quand je vis Kayden plus loin devant moi. Pour être honnête c'était pile la personne que je voulais voir depuis ce matin. Je ne le connais pas beaucoup mais nos conversations ont souvent été intéressantes. Il est seul lui aussi alors j'en profite. Et je cris.

« Eh Kayden attend ! »

Aucune réaction de sa part. Si ça se trouve il attend quelqu'un ou alors il veut simplement qu'on lui fiche la paix. Tant pis pour lui, je ne compte pas le lâcher.

« Eh Cooper ! T'es sourd ou tu m'évites »

Un rapide coup d’œil vers le personnel m'indique que personne ne regarde dans notre direction. J'en profite pour trottiner jusqu'à ma cible et ainsi l'atteindre plus rapidement.

« Je pourrais avoir des ennuis, déjà qu'ils se méfient quand je marche. »


roller coaster

 
Revenir en haut Aller en bas
http://mondeandmagiev5.forumactif.org/forum
PILULES AVALÉES : 25
MIROIR : Lachlan Buchanan
IDENTITÉ : Kayl
A DÉBARQUÉ LE : 12/04/2017
FORCE : 150
SITUATION : Célibataire qui accepte tout plan cul
EST ÂGÉ DE : 27 ans
avatar
Kayden T. Cooper

MessageSujet: Re: (kayden) Quand le reste du monde voit un mur, nous voyons une fenêtre   Ven 7 Juil - 15:05

Quand le reste du monde voit un mur, nous voyons une fenêtre


Aujourd'hui n'est pas une bonne journée. Ça arrive, parfois. Il y a des journées qui commencent bien, les papillons volent de fleur en fleur, le soleil brille et tout semble aller pour le mieux. Mais il y a aussi ces jours où même si le soleil brille dans un ciel parfaitement bleu, les pensées sont noires. C'est ce qui peut arriver lorsqu'on est borderline. Un jour tout va bien, le lendemain c'est autre chose. Il ne faut pas confondre avec le lunatisme et pour Kayden, malgré des changements d'humeur fréquents, il n'est et ne sera jamais un fou complètement atteint par ses troubles. Il ignore ses troubles, il fait semblant de ne pas les voir et à cherche des excuses à son comportement. Il aimerait peut-être être quelqu'un de normal.
Mais la normalité n'existe pas, puisque chacun est différent et qu'on ne peut juger sur les actes d'une population. Ça n'a pas de sens. Peut-être qu'ici, la normalité est de tenter de se suicider, ou d'avoir déjà tué des gens. Peut-être que rien n'a de sens. Qu'on les manipule tous autant qu'ils sont, que les infirmiers sont les fous et que les malades sont normaux.
Peut-être.

L'idée de persécution, limite paranoïaque, a gâché une grande partie de la nuit de Kayden. Le jeune homme a maintenant de grands cernes sous ses yeux bleus, et il reste en alerte, persuadé qu'on lui veut du mal dans cet endroit clos et encerclé par les eaux tumultueuses. Son regard droit, il ne fait pas attention à tout ce qui l'entoure. Il connaît l'île par cœur. Depuis ces quelques mois, il a appris une chose : on ne peut pas en sortir. Pourtant, secrètement, il espère qu'un jour il parviendra à s'en échapper. Lui n'est pas si fou que ça, après tout. Ils veulent juste se servir de lui, le retenir prisonnier afin de l'examiner et de mener à bien quelque expérience.
Plus qu'une supposition, il le sait. Le jeune homme, alors en colère par ce rayon de soleil qui lui arrive dans les yeux, par ces gardes qui observent, par ces vagues qui se fracassent, tout ce bruit qui l'empêche de se concentrer et de réfléchir correctement.

Un papillon vole près de lui, et se pose tranquillement sur une grande fleur aussi colorée que lui. Les ailes larges sont d'un orangé qu'on ne voit pas ailleurs, et les dessins qui les parcourent ressemblent un peu à une tête avec des yeux sombres, ou sans doute un leurre de ce genre. Le patient se met à suivre l'insecte des yeux. Un peu radouci, il oublie sa rancune matinale et se penche un peu en avant pour observer le papillon. Lui à la liberté, il ne connaît pas les frontières, les médicaments, l'enfermement constant. Lui est éphémère, il ne connaît pas l'usure de la vie. Lui a l'air si beau et innocent, si fragile, si... libre.
Libre.
Ce mot qui résonne en boucle dans l'esprit de Kayden. Ce mot qu'il ne connaît que parce qu'il ne l'est pas. Il ne faut pas perdre espoir, il faut persévérer et réfléchir, et un jour ils trouveront un moyen de s'échapper d'ici.

"Eh Cooper ! T'es sourd ou tu m'évites ?"

L'homme se retourne lentement, se demandant qui a bien pu l'appeler ainsi. Il a perdu le papillon du regard ; ce n'est guère important, et se sortant de ses pensées qui tournent en rond sur sa soi-disant persécution, il remarque Alice arriver. Alice Morrow, patiente elle aussi. Une amie, du moins c'est ce qu'on pourrait dire, si on omet l'instabilité des relations de Kayden. Une amie avec qui il projette de s'échapper. Peut-être qu'un jour, ils y parviendront.
Le patient aux yeux bleus soupire en entendant la jeune femme le rattraper en trottinant dans sa direction. Il ne sait pas lui-même si c'est une bonne journée pour parler. Parfois, sans raison apparente, il est sec, limite vulgaire, avant de le regretter aussitôt. Sans doute parce qu'il ne contrôle pas son côté émotionnel.

"Je pourrais avoir des ennuis, déjà qu'ils se méfient quand je marche."

C'est vrai qu'il faut être plus prudent. Ne jamais parler à voix haute sous peine de se faire entendre, et tout le monde sait qu'ici, les murs ne sont pas les seuls à avoir des oreilles. Effleuré par l'idée qu'on ait pu placer des caméras cachées un peu partout jusqu'ici, Kayden jette un regard suspicieux aux arbres environnants. C'est ridicule. Ils ne peuvent pas en mettre jusque là, tout de même. Si ? Peut-être qu'il vaut mieux être encore plus prudent. Les gardes et les infirmiers surveillent et écoutent. Ne faire confiance à personne, c'est sa devise. Est-ce qu'Alice est digne de confiance, alors ? Kayden ne peut pas douter d'elle. Elle est sa seule alliée dans ce combat.

"Ah. Ça va ? Tu cherchais des failles ?"

Il se force à étirer un léger sourire, mais rien de convaincant. Parler d'évasion et de liberté lui fait se sentir encore plus pris au piège. Il ne peut pas se résoudre à abandonner. Malgré les coups de gueule réguliers, en partie dus à ses troubles, il rêve tant de se retrouver loin de cette île maudite que chaque jour dans cette réalité n'est qu'un long cauchemar sans fin. Il ose croiser le regard de sa camarade, et se sent un peu plus détendu par sa présence. La solitude est trop pesante pour lui, il ne le supporte plus.
Un jour, ils s'échapperont.

© Kayl


Dernière édition par Kayden T. Cooper le Lun 7 Aoû - 20:19, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
PILULES AVALÉES : 52
MIROIR : elle fanning
IDENTITÉ : oxygène.
CRÉDITS : Merenwen
A DÉBARQUÉ LE : 12/06/2017
FORCE : 267
SITUATION : seule
EST ÂGÉ DE : vingt années
avatar
Alice Morrow

MessageSujet: Re: (kayden) Quand le reste du monde voit un mur, nous voyons une fenêtre   Dim 30 Juil - 12:24


we see a window

 
La bonne nouvelle c'est que Kayden ne m'ignore pas. La mauvaise nouvelle c'est qu'il donne quand même l'impression de vouloir être seul, ce qui signifie que je gène. J'ai horreur de ça, je culpabilise à chaque fois après. Je sais bien qu'en soit c'est pas dramatique mais quand même c'est pas la joie d'être dérangé au mauvais moment et de se voir imposer une conversation alors qu'on en a pas envie. Je suis prête à lui dire qu'on peut parler plus tard et de filer en vitesse, mais il ouvre la bouche avant moi. Par chance pour mon moi intérieur il ne me demande pas de foutre le camps sur le champ, ce qui me donne le feu vert pour rester finalement.

J'enregistre ses questions et je réfléchis quelques secondes. J'ai pris l'habitude chaque matin de déterminer et de noter comment je me sens. Je sais bien que ça ne sert pas à grand chose. Le pire c'est que personne ne m'y oblige, mais ça m'occupe. Puis ça me permet de savoir également depuis combien de temps je suis coincée ici. Au premier abord c'est plus déprimant qu'autre chose mais pour une raison que j'ignore ça m'aide. Le truc c'est que je n'ai rien noté ce matin, sans doute trop préoccupée par autre chose. Ça arrive parfois et dans c'est cas là je ne sais pas comment filtrer mes pensées pour être honnête sans en dire trop. Quand je dis que ça m'aide de tout noter, ce n'est pas une blague.

« Sur une échelle de un à dix je dirais quatre donc ça ne va pas si mal je suppose. Et toi ? »

Je ne sais jamais si quand quelqu'un me demande comment je vais il y a un réel intérêt ou si c'est par pure habitude et qu'en réalité il s'en fiche royalement. En tout cas je répond à chaque fois et honnêtement, peu importe si ça dérange. Je ne comprends pas les oui automatiques. Par exemple si Kayden répond ça je sais déjà que ce n'est pas vrai et au fond ça va m’énerver.

« En toute honnêteté même pas. J'ai bien réfléchis et je ne suis pas sûr que dans la conception de l'endroit il y ait une faille. Je pense qu'il faut plus compter sur l'erreur humaine. Heureusement pour nous l'homme fait beaucoup d'erreurs. »

Je lui dis ça comme si c'était facile de partir et que dès ce soir nous serions libres. La réalité est tout autre malheureusement mais c'est dans cette direction que je veux creuser. J'en suis venue à cette conclusion cette nuit et c'est justement pour cela que je voulais lui parler. Si je dois m'enfuir je pense qu'à deux il y a plus de chance, et jusqu'à lors c'est le meilleur candidat en terme de fiabilité que j'ai trouvé. Quand en la confiance ce n'est vraiment pas quelque chose que j'accorde facilement mais depuis que je discute avec lui je n'ai eu aucun problème alors je suis prête à faire un effort.

roller coaster

 
Revenir en haut Aller en bas
http://mondeandmagiev5.forumactif.org/forum
PILULES AVALÉES : 25
MIROIR : Lachlan Buchanan
IDENTITÉ : Kayl
A DÉBARQUÉ LE : 12/04/2017
FORCE : 150
SITUATION : Célibataire qui accepte tout plan cul
EST ÂGÉ DE : 27 ans
avatar
Kayden T. Cooper

MessageSujet: Re: (kayden) Quand le reste du monde voit un mur, nous voyons une fenêtre   Mar 8 Aoû - 10:47

Quand le reste du monde voit un mur, nous voyons une fenêtre


Kayden n'est pas très doué avec les mots, ni même avec les comportements sociaux qu'on qualifierait de normaux. Très solitaire, il aimerait pourtant se tourner davantage vers les autres, parler de ce qu'il ressent, mais c'est encore trop flou. Et puis, qu'est-ce qu'il ressent ? Lui-même n'est pas certain. Il y a une chose dont il est sûr ; il veut retrouver sa liberté, retrouver une vie normale, sortir de là ou juste s'en sortir. Il y a tant de choses qu'il aimerait, inconsciemment, et pourtant il ne peut pas encore. Il doit encore travailler sur lui-même, se découvrir, accepter sa maladie pour parvenir à avancer et ça, il n'y est pas encore. Il ne veut pas être malade et ne cesse de se considérer comme normal.

"Sur une échelle de un à dix je dirais quatre donc ça ne va pas si mal je suppose. Et toi ?"

Elle a ce mérite d'être sincère et honnête que la plupart des gens du quotidien n'ont pas. Aller bien, c'est une question que l'on pose toujours à l'autre. Par convention, ou par habitude, c'est toujours la même réponse répétitive. Je vais bien et toi ? Une réponse bien monotone, qui ne reflète jamais réellement la réalité, encore moins lorsqu'on se retrouve coincé dans un hôpital psychiatrique. Comment peut-on aller bien lorsque les démons du passé, les peurs, les cauchemars nous rattrapent sans cesse ?
Il faut pouvoir mettre ses sentiments à plat, les évaluer pour connaître leur importance et leur impact. Il faut savoir regarder loin, au plus profond de soi. Ce n'est pas une question à prendre à la légère, ce n'est pas une question qui devrait être une habitude ou une routine. C'est important de savoir comment on se sent, comment se sent celui qui est en face.

"En toute honnêteté même pas. J'ai bien réfléchis et je ne suis pas sûr que dans la conception de l'endroit il y ait une faille. Je pense qu'il faut plus compter sur l'erreur humaine. Heureusement pour nous l'homme fait beaucoup d'erreurs."

Réponse à la seconde question de Kayden. S'échapper d'une île est difficile, surtout lorsque celle-ci est gardée et surveillée sans cesse. Non, pas sans cesse. Il y a forcément un moment, dans la journée, ou dans la nuit, qui laisse un court laps de temps. Un instant de vide, un instant où il y a assez de temps pour s'en aller, d'une manière ou d'une autre. Il y a toujours un moyen, il suffit de le trouver. Comme si c'était facile.
La nuit, il y a toujours la fatigue, l'obscurité qui rend certaines choses invisibles aux yeux humains. Il y a toujours moins de gardes, de surveillants. Peut-être qu'il faut s'échapper une nuit, lorsque la majorité dorment. Mais comment ? Kayden doit réfléchir à tout cela.

"Je sais pas trop. Comment je vais. Je me sens oppressé, pris au piège, surveillé."

Le jeune homme observe autour de lui. Encore maintenant, c'est comme s'il n'était pas libre de parler ou de penser. C'est ce qu'il y a de pire, ne plus pouvoir penser sans être sûr que quelqu'un nous épie, comme s'il pouvait lire dans ses pensées. Mais personne ne peut s'empêcher de continuer à rêver, même lorsque l'espoir n'est plus permis. Kayden, comme beaucoup de patients ici, ne peut pas dire d'un ton joyeux comme si de rien n'était "je vais bien". C'est réservé aux types de dehors, à tous ceux qui ne connaissent pas la véritable signification de cette phrase. Il ajoute en jetant encore un coup d'oeil derrière, comme pour être sûr qu'ils ne sont pas suivis ou espionnés - c'est vrai qu'ici, on surveille les patients qui discutent calmement entre eux.

"La nuit, ils font beaucoup d'erreurs."

Mais ils ne partiront pas cette nuit. Peut-être pas demain non plus, il faut du temps pour se préparer. Un jour, ils trouveront une solution et tenteront de la mettre en oeuvre. Car pour sortir la nuit, il faut traverser le bâtiment après être sorti de sa chambre, traverser l'île, tout ça sans se faire surprendre.
Et ensuite, il faut un moyen de s'échapper dans la mer pour atteindre cette fameuse liberté.

© Kayl
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: (kayden) Quand le reste du monde voit un mur, nous voyons une fenêtre   

Revenir en haut Aller en bas
 

(kayden) Quand le reste du monde voit un mur, nous voyons une fenêtre

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» LOU ♣ Je suis pessimiste quand je regarde le monde, mais mon système nerveux est optimiste.
» Tout le monde voit ce que vous paraissez, peu connaissent à fond ce que vous êtes ~ juliette
» Nous avions créé notre monde. C’était nous contre eux. - EZRA'
» Yseult et le reste du monde [72%]
» Linus et le reste du Monde [65%]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ostrov Island :: A walk in Ostrov Island :: The Grass Is Green :: The Park-