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 (kayden) Quand le reste du monde voit un mur, nous voyons une fenêtre

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PILULES AVALÉES : 32
MIROIR : elle fanning
IDENTITÉ : oxygène.
CRÉDITS : Merenwen
A DÉBARQUÉ LE : 12/06/2017
FORCE : 179
SITUATION : seule
EST ÂGÉ DE : vingt années
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Alice Morrow

MessageSujet: (kayden) Quand le reste du monde voit un mur, nous voyons une fenêtre   Mer 5 Juil - 16:48


we see a window

 
Trois tours avant de paraître suspecte. Seulement trois tours. Le gardien s'approche pour me demander ce que je fabrique. Je marchais, rien de plus. Bon d'accord mon rythme était bien trop rapide pour une simple balade et je n'étais pas dehors pour profiter du soleil mais ça ne veut pas dire pour autant que je prépare quelque chose. L'homme ne semble pas prêt à me croire. Je ne peux pas lui en vouloir dans un sens, à sa place je suppose que je me trouverais louche. Or je ne lui mens pas, je cherche seulement à m'épuiser. Ça fait déjà trois nuits que je ne dors pas. J'ai l'impression que mon corps et mon cerveau pourraient tenir encore plusieurs jours comme ça. Le problème c'est que je réfléchis trop et toutes mes pensées ne vont pas forcément dans le bon sens. J'ai besoin de sommeil pour avoir les idées claires. Mais ça je ne peux pas l'expliquer au gardien, alors je lui répète que je marche, rien de plus. Il me dit qu'il voit clair dans mon jeu, que j'ai déjà mené ses collègues en bateau de cette façon, qu'avec lui ça ne fonctionnera pas. Je me retiens de répliquer que la dernière fois je courrais, mais je me contente de hocher la tête et de baisser les yeux. Je n'ai vraiment pas besoin de les avoir tous sur le dos. Après un long silence il repart.

Je m’apprêtais à rentrer quand je vis Kayden plus loin devant moi. Pour être honnête c'était pile la personne que je voulais voir depuis ce matin. Je ne le connais pas beaucoup mais nos conversations ont souvent été intéressantes. Il est seul lui aussi alors j'en profite. Et je cris.

« Eh Kayden attend ! »

Aucune réaction de sa part. Si ça se trouve il attend quelqu'un ou alors il veut simplement qu'on lui fiche la paix. Tant pis pour lui, je ne compte pas le lâcher.

« Eh Cooper ! T'es sourd ou tu m'évites »

Un rapide coup d’œil vers le personnel m'indique que personne ne regarde dans notre direction. J'en profite pour trottiner jusqu'à ma cible et ainsi l'atteindre plus rapidement.

« Je pourrais avoir des ennuis, déjà qu'ils se méfient quand je marche. »


roller coaster

 
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PILULES AVALÉES : 22
MIROIR : Lachlan Buchanan
IDENTITÉ : Kayl
A DÉBARQUÉ LE : 12/04/2017
FORCE : 130
SITUATION : Célibataire qui accepte tout plan cul
EST ÂGÉ DE : 27 ans
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Kayden T. Cooper

MessageSujet: Re: (kayden) Quand le reste du monde voit un mur, nous voyons une fenêtre   Ven 7 Juil - 15:05


Aujourd'hui n'est pas une bonne journée. Ça arrive, parfois. Il y a des journées qui commencent bien, les papillons volent de fleur en fleur, le soleil brille et tout semble aller pour le mieux. Mais il y a aussi ces jours où même si le soleil brille dans un ciel parfaitement bleu, les pensées sont noires. C'est ce qui peut arriver lorsqu'on est borderline. Un jour tout va bien, le lendemain c'est autre chose. Il ne faut pas confondre avec le lunatisme et pour Kayden, malgré des changements d'humeur fréquents, il n'est et ne sera jamais un fou complètement atteint par ses troubles. Il ignore ses troubles, il fait semblant de ne pas les voir et à cherche des excuses à son comportement. Il aimerait peut-être être quelqu'un de normal.
Mais la normalité n'existe pas, puisque chacun est différent et qu'on ne peut juger sur les actes d'une population. Ça n'a pas de sens. Peut-être qu'ici, la normalité est de tenter de se suicider, ou d'avoir déjà tué des gens. Peut-être que rien n'a de sens. Qu'on les manipule tous autant qu'ils sont, que les infirmiers sont les fous et que les malades sont normaux.
Peut-être.

L'idée de persécution, limite paranoïaque, a gâché une grande partie de la nuit de Kayden. Le jeune homme a maintenant de grands cernes sous ses yeux bleus, et il reste en alerte, persuadé qu'on lui veut du mal dans cet endroit clos et encerclé par les eaux tumultueuses. Son regard droit, il ne fait pas attention à tout ce qui l'entoure. Il connaît l'île par cœur. Depuis ces quelques mois, il a appris une chose : on ne peut pas en sortir. Pourtant, secrètement, il espère qu'un jour il parviendra à s'en échapper. Lui n'est pas si fou que ça, après tout. Ils veulent juste se servir de lui, le retenir prisonnier afin de l'examiner et de mener à bien quelque expérience.
Plus qu'une supposition, il le sait. Le jeune homme, alors en colère par ce rayon de soleil qui lui arrive dans les yeux, par ces gardes qui observent, par ces vagues qui se fracassent, tout ce bruit qui l'empêche de se concentrer et de réfléchir correctement.

Un papillon vole près de lui, et se pose tranquillement sur une grande fleur aussi colorée que lui. Les ailes larges sont d'un orangé qu'on ne voit pas ailleurs, et les dessins qui les parcourent ressemblent un peu à une tête avec des yeux sombres, ou sans doute un leurre de ce genre. Le patient se met à suivre l'insecte des yeux. Un peu radouci, il oublie sa rancune matinale et se penche un peu en avant pour observer le papillon. Lui à la liberté, il ne connaît pas les frontières, les médicaments, l'enfermement constant. Lui est éphémère, il ne connaît pas l'usure de la vie. Lui a l'air si beau et innocent, si fragile, si... libre.
Libre.
Ce mot qui résonne en boucle dans l'esprit de Kayden. Ce mot qu'il ne connaît que parce qu'il ne l'est pas. Il ne faut pas perdre espoir, il faut persévérer et réfléchir, et un jour ils trouveront un moyen de s'échapper d'ici.

"Eh Cooper ! T'es sourd ou tu m'évites ?"

L'homme se retourne lentement, se demandant qui a bien pu l'appeler ainsi. Il a perdu le papillon du regard ; ce n'est guère important, et se sortant de ses pensées qui tournent en rond sur sa soi-disant persécution, il remarque Alice arriver. Alice Morrow, patiente elle aussi. Une amie, du moins c'est ce qu'on pourrait dire, si on omet l'instabilité des relations de Kayden. Une amie avec qui il projette de s'échapper. Peut-être qu'un jour, ils y parviendront.
Le patient aux yeux bleus soupire en entendant la jeune femme le rattraper en trottinant dans sa direction. Il ne sait pas lui-même si c'est une bonne journée pour parler. Parfois, sans raison apparente, il est sec, limite vulgaire, avant de le regretter aussitôt. Sans doute parce qu'il ne contrôle pas son côté émotionnel.

"Je pourrais avoir des ennuis, déjà qu'ils se méfient quand je marche."

C'est vrai qu'il faut être plus prudent. Ne jamais parler à voix haute sous peine de se faire entendre, et tout le monde sait qu'ici, les murs ne sont pas les seuls à avoir des oreilles. Effleuré par l'idée qu'on ait pu placer des caméras cachées un peu partout jusqu'ici, Kayden jette un regard suspicieux aux arbres environnants. C'est ridicule. Ils ne peuvent pas en mettre jusque là, tout de même. Si ? Peut-être qu'il vaut mieux être encore plus prudent. Les gardes et les infirmiers surveillent et écoutent. Ne faire confiance à personne, c'est sa devise. Est-ce qu'Alice est digne de confiance, alors ? Kayden ne peut pas douter d'elle. Elle est sa seule alliée dans ce combat.

"Ah. Ça va ? Tu cherchais des failles ?"

Il se force à étirer un léger sourire, mais rien de convaincant. Parler d'évasion et de liberté lui fait se sentir encore plus pris au piège. Il ne peut pas se résoudre à abandonner. Malgré les coups de gueule réguliers, en partie dus à ses troubles, il rêve tant de se retrouver loin de cette île maudite que chaque jour dans cette réalité n'est qu'un long cauchemar sans fin. Il ose croiser le regard de sa camarade, et se sent un peu plus détendu par sa présence. La solitude est trop pesante pour lui, il ne le supporte plus.
Un jour, ils s'échapperont.

HRP : Codage quand je suis sur ordi /paf/
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(kayden) Quand le reste du monde voit un mur, nous voyons une fenêtre

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