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 Safety dance ft. Nathan

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PILULES AVALÉES : 37
MIROIR : Emma Roberts
IDENTITÉ : TheSteh
CRÉDITS : BONNIE
A DÉBARQUÉ LE : 28/06/2017
FORCE : 163
SITUATION : Célibataire
EST ÂGÉ DE : Vingt-cinq
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Martha Easley

MessageSujet: Safety dance ft. Nathan   Mer 5 Juil - 2:16



   
   Nathan&Martha
   Safety dance

L
Le vent frappe, la vie suit. L’un frappe avec modération, l’autre sans scrupule ni retenue. Le cercle vicieux de ce que les gens appellent affectueusement la destinée : le vent frappe toujours, la vie aussi. Et c’est dans cette stupide roue qui tourne que je me perds, que je m’affole, que je ne sais plus où me mettre. Sans cesse, résonnent en moi les mots perpétuité, liberté et utopie, mais je ne peux m’empêcher d’espérer. De croire en mes chances de sortir d’ici. Un jour. Peut-être. Je ne sais même plus où je suis. Les États-Unis, c’est loin d’ici. L’Idaho aussi, à ce qu’on m’a dit. À Ostrov Island, mes droits ne sont pas les mêmes qu’il y a deux mois où je glandais sans but dans un institut psychiatrique américain. Moi, malade? C’est qu’ils ne me connaissent pas, ils ne savent pas qui je suis. Et ce pour quoi j’ai fait ce que j’ai fait. À les entendre, je déteste les enfants. Il n’y a pas d’autre raison. «Ignore-les», que la Garde me souffle à l’oreille. «Je sais, mais ils errent dans le néant. Ils détruisent ce qui doit être la plus belle chose au monde!» Un patient m’observe, passionné par mon monologue, mais peu surpris de la situation. À Ostrov, les gens qui parlent seuls, c’est un peu comme les grosses mesdames qui vont magasiner chez Walmart : il y en a des tonnes. «J’aimerais qu’ils comprennent, j’aimerais qu’ils réalisent…» Je soupire, j’aimerais tant de choses. «Explique-leur.» Je me tais. Je n’en suis pas là. Je ne peux pas, je ne peux pas m’aventurer dans cette voie. Ils vont me piéger, c’est d’une évidence. La Garde m’avait mise en garde à ce sujet, il y a des mois de cela. Je ne comprends pas pourquoi elle m’incite au contraire, tout à coup.

La Garde. La plus belle chose qui me soit arrivée dans la vie. Celle qui m’a ouvert les yeux sur les abominations dans le monde. Celle qui m’a montré la voie vers une solution efficace pour empêcher les générations futures de tomber sous la haine de psychopathes et de dangereux criminels. J’avais peut-être vingt ans lorsqu’elle est apparue pour la première fois. Une voix riche, une voix distincte. Une voix à la prestance indiscutable dont chaque son qui en émergeait créait dans mon esprit un corps complet aux traits bien définis. Une femme, peut-être la quarantaine, qui avait tout vu, qui avait tout vécu. Cheveux bruns, très longs, bouclés. Les yeux qui transpercent la nuit, qui défient la lueur. Cette première fois, ces premières paroles, je ne me souviens plus, c’était tard dans la nuit. J’entends encore la voix, mais je ne vois plus les traits*. Plus rien n’est pareil depuis que la Garde a eu raison de moi, depuis que je me suis prêté au jeu de la délivrance de la planète. Plus rien n’est pareil, mais tout est inchangé. Comme si quelque chose de surnaturel s’était produit. Comme si, enfin, j’étais avec eux. Au sein de la Garde. Au sein des sauveurs de ce monde. Des enfants à venir. De ceux qui y sont déjà. Six êtres sacrifiés, dont la chair de ma chair, mais combien d’humains libérés de la dangerosité de ces criminels en devenir?

Seule, assise au parc. Seule à attendre. La libération, l’émancipation, la réalisation. De tout ce que je désire le plus. Y compris ma liberté. Ce renversement de jugement, la prise en compte des faits atténuants. Je ne recherche pas la gloire, mais peut-être un peu de reconnaissance. Seule, assise au parc. À observer le vide, à tenter d’ignorer la Garde qui ne cesse de me rappeler que tout viendra à point à qui sait attendre. Comme si l’attente était un outil dissuasif. Comme si la destruction de la Terre allait attendre. Attendre quoi? Attendre qui? «Tu es trop impatiente! Savoure ta réussite, Ley! Savoure!» Je donne un coup de pied au sol, comme si je voulais faire trembler toute l’île, comme si je voulais m’imposer. Moi, Martha Easley, m’imposer. Comme si j’en avais le pouvoir. «NON! Marre de tout ça! Marre d’être là! Marre d’être considérée comme une folle! Tu comprends?» «Oui», qu’elle me répond aussitôt. «Alors fais quelque chose!»


*Quelqu’un m’a dit, Carla Bruni
WILDBIRD
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PILULES AVALÉES : 83
MIROIR : Evan Peters
IDENTITÉ : La chieuse
CRÉDITS : Schizophrenic
A DÉBARQUÉ LE : 10/06/2017
FORCE : 327
SITUATION : Célibataire
EST ÂGÉ DE : 29 ans
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Nathan Solverson

MessageSujet: Re: Safety dance ft. Nathan   Jeu 13 Juil - 15:57


Safety dance ft. Nathan
EXORDIUM.
Je suis ce que je suis. Je suis né comme ça. Les aléas de la vie ont fait de moi un être immonde aux yeux des autres. Mais surtout aux yeux de mon frère. Je pourrais en vouloir à mon père d’être partie, de m’avoir abandonné. Je pourrai en vouloir à ma mère, qui est la cause même du départ de mon père. Elle est aussi la cause de ce que je suis devenu. Son meurtrier. Je ne peux changer le cours de l’histoire, ni même revenir en arrière. J’ai fait des choix, parfois bon, parfois mauvais, mais je ne peux rien regretter. Si une chose. Que mon jumeau, mon double, mon meilleur ami, mon tout, est participé à cela.
Est-ce aussi de ma faute si depuis petit j’entends des voix ? Des voix qui m’ont poussé à faire d’horrible chose. Au fond de moi, je ne crois pas regretter ce que je suis. Après tout, sans cette différence, sans elle, que serai-je devenu. Un être humain banal, avec une vie banale. Trop ennuyant.
Finalement, heureusement que Lucie est là. Elle me sort d’une vie monotone. Elle est très influente dans mes choix. Je dirais même que c’est elle qui me dicte ce que je dois faire. C’est elle qui m’a poussé à tuer ma mère. Mais n’avait-elle pas raison ? Ma mère devait être mauvaise pour moi. Pour que Lucie me dise d’en finir avec elle, c’est que je devais être trop faible. Il est vrai que ma mère est morte dans d’horribles circonstances. Tuer par l’un de ses propres fils et pas n’importe comment. Incendier. J’ai mis le feu à la maison, faisant exploser ma mère à l’intérieur. Mais c’était tellement beau à voir. Le sourire satisfait quand j’ai vu la maison s’enflammer, reflète sans doute mon instabilité aux yeux de la loi. C’est pourquoi je suis arrivé sur cette maudite île.
Un hôpital psychiatrique qu’ils disent. Pour nous soigner et nous aider à aller mieux soit-disant. Bizarrement, je me sentais plus en sécurité en prison. “Tue les Nat’, tue les tous” me dit Lucie. Elle a sans doute raison, mais comment faire. J’aime tuer par le feu. C’est pour moi la meilleure façon de tuer et de loin la plus efficace. Une fois que la personne brûle, elle ne peut s’en défaire. Tout son corps crame, le faisant hurler de douleur. Suis-je réellement fou ? C’est une passion comme une autre non. Il y en à bien qui aime dessiner, courir, faire du sport, dépecer des cadavres, moi j’aime jouer avec le feu. Cette expression prend tout son sens avec moi.
Je pense trop et me pose trop de questions. Si je suis là c’est pour une raison. Heureusement pour moi je ne suis pas seul. Lucie est avec moi. Elle me soutient. Vous pensez qu’elle est violente et agressive, mais pas du tout. Elle me protège juste. Cette barrière que je me suis créé grâce à elle est une bonne chose. Je reste sur mes gardes. Mon frère n’est pas avec moi, il faut bien une personne pour prendre sa place.
Je suis posé tranquillement sur un banc dans ce sublime parc. Au moins, il y a tout de même quelque chose de beau dans cet environnement morbide. Je suis tellement dans mes pensées que je n’ai même pas fait attention à la jolie blonde assise sur le banc d’en face. Quelques mètres nous séparent. Je l’observe du coin de l’œil et la vois marmonner des choses inaudibles. Je suis bien trop loin. “Et si tu commençais par elle Nat’”, me dit Lucie. Je l’observe encore et ne peux m’empêcher de penser qu’elle n’est pas méchante. Il y a du bon en elle. Tout à coup elle se lève et tape du pied. Pour prononcer quelque chose. A-t-elle un ou une ami(e) dans sa tête elle aussi ? Il y a personne autour d’elle, je ne suis pas fou à ce point-là. “Attends encore un peu Lucie”. Je lui réponds à voix haute.
Je voudrais pourtant aller lui parler, mais je ne sais trop quoi lui dire. Je préfère l’observer encore un peu. Elle finira sûrement par remarquer ma présence.

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