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 « Give my gun away when it's loaded » Ledward

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Edward Dawkins

MessageSujet: « Give my gun away when it's loaded » Ledward   Lun 26 Juin - 10:47

Give my gun away when it's loaded
Ledward

Comme toutes les nuits, je me réveille en sursaut, les yeux écarquillés, la respiration trop rapide. D'un geste brusque, je repousse ma couverture sur le côté, de la sueur perlant sur mon front. Il fait pourtant froid dans ma chambre, et personne ne semble se soucier du chauffage cassé. Ils préfèrent me voir crever de froid, probablement, mais j'ai fini par m'y habituer. Je me tourne sur le côté, retenant une grimace de douleur. Mon visage a eu le temps de guérir, mais pas mes côtes, ni mes pensées. Quand je ne rêve pas de l'assassinat de ma famille, je revis chaque moment vécu en salle de torture. De la douleur, de la colère, de la haine, tant de sentiments qui m'envahissent à chaque fois que j'y repense. Mais surtout, il y a cette peur atroce que je n'ai plus l'habitude de ressentir. Je ne suis censé avoir peur de personne, et pourtant... ce type me terrifiait. Oh, jamais je ne l'avouerai à haute voix. Mais ça faisait des années que je n'avais plus eu aussi peur. Peur de quoi ? De la mort. Je ne l'avais jamais réalisé, avant. Ce n'est pas vraiment la mort en elle-même qui m'effraie. C'est l'idée de crever sans avoir pu venger ma famille, sans avoir retrouvé cet enfoiré, qui vit probablement tranquillement sa vie sans même se souvenir des Dawkins. Non, je ne veux pas mourir, contrairement à ce que j'ai dit à Jenkins, à ma psychologue, à qui voulait bien l'entendre.

Je ferme à nouveau les yeux, tentant en vain de me rendormir. J'en ai marre de cet endroit. Marre de ces murs moisis, de ces cris qui retentissent à chaque heure de la nuit, de toute cette folie qui envahit cet endroit. J'essaye de m'imaginer les bras de ma mère autour de moi, rassurants, chauds. Mais je n'y arrive pas. J'ai du mal à me souvenir du monde en dehors de cette île. Presque un an que je suis là, et petit à petit, mes souvenirs s'effacent, deviennent plus vagues, plus lointains. Cet endroit me rend plus fou qu'avant. Alors au lieu de penser au passé, je me concentre sur un visage que je risque de croiser toute ma vie, ou en tout cas jusqu'au moment où l'un de nous deux en aura définitivement assez. Ses cheveux sombres, sont teint pâle, ses yeux remplis d'éclairs dangereux. Malgré moi, un léger sourire m'étire les lèvres. Je me souviens de sa voix sur cette chanson qui semblait la rendre si vulnérable. Je me souviens de ces coups qu'elle m'a porté, et de ceux que je lui ai rendus. De cette cigarette qu'elle a bien voulu partager. De ce moment dans un placard qui me fait encore frissonner. De ces quelques larmes qui ont coulé malgré moi, alors que je refusais de lui montrer les faiblesses que je n'étais pas censé avoir.

Lexie me manque. Je fronce les sourcils à l'idée, déstabilisé. Je ne le l'ai plus vue depuis... au moins tout ça. Je ne sais pas s'ils font exprès de me séparer d'elle, ou si c'est moi qui l'évite. Depuis des semaines je m'enferme le plus possible dans ma chambre, pour ne plus voir toute cette tristesse, cette lassitude, ce désespoir. Mais je ne peux pas dénier que j'aimerais voir Lexie Jenkins. Pendant des semaines j'ai balayé cette idée de mon esprit. Bien sûr que non, tu veux pas la voir. T'es censé la détester. Quelle connerie. Je ne me suis jamais autant menti à moi-même. Je soupire, agacé, et tente de faire le vide dans ma tête. En vain. Je ne parviens pas à oublier son visage, ne serait-ce que l'espace de quelques secondes, et c'est exaspérant. Alors que je m'apprête à me tourner sur le dos, j'entends la porte de ma chambre s'ouvrir derrière moi, et je reste immobile, méfiant. Avoir de la visite au beau milieu de la nuit ce n'est jamais bon signe, et malgré la fatigue et la douleur, je me prépare à me défendre tant bien que mal, prêt à prendre les coups qu'il faudra.

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Lexie Jenkins

MessageSujet: Re: « Give my gun away when it's loaded » Ledward   Lun 26 Juin - 16:24



❝ give my gun away when it's loaded ❞
Ledward
J’ai toujours été comme ça. À l’écart des autres, refusant de m’attacher à qui que ce soit, peu importe si cette personne est digne de confiance ou non. Je n’ai jamais voulu ressentir ces sensations qui me rapprochent beaucoup trop de… l’humanité? Edward a peut-être réussi à me convaincre qu’il y avait une part en moi, qui ne demandait qu’à être aimé. Mais cette partie de moi me fait peur. Et je refuse de le laisser me contrôler de cette façon… Je ne veux pas perdre la seule liberté qu’il me reste, entre ces murs. La liberté d’agir comme bon me semble, sans me soucier de quoi que ce soit, ni de qui que ce soit. J’en veux à Edward de me priver de cette liberté, intentionnellement… Je déteste ce type. Je ne veux pas admettre qu’il a pu réussir à me changer, d’une quelconque façon. M’éloigner, ou tuer, c’est ma seule façon de me protéger. Je n’ai jamais pu faire confiance en personne. Et même si Edward a eu plusieurs occasions de me prouver qu’il ne voulait pas réellement me faire du mal, je n’arrive pas à baisser cette barrière qui me pousse à agir comme une vraie garce, comme un monstre, avec lui. Je ne peux plus le nier; j’aime ce connard. C’est ancré en moi. Je m’en suis véritablement rendu compte lorsque Nirina est venue me rendre visite en isolement, m’annonçant qu’elle l’avait balancé aux gardes, qu’elle avait avoué ce qu’il avait fait dans la forêt. Ce jour-là, j’ai réalisé que j’avais eu peur. Peur pour lui. Peur de le perdre? Peur qu’il se fasse tuer par le garde. Et pourtant, ce que je m’apprête à faire ce soir est totalement contradictoire avec tout ce que j’ai pu ressentir il y a quelques semaines… Je n’ai pas vu Edward depuis cette tempête. Je ne compte même plus le nombre de jours, pendant lesquels je passais mon temps à m’imaginer tout un tas de scénarios possibles, pour arriver à me débarrasser de toute cette merde. De lui.

Il me hante. Il me manque. Il y a clairement quelque chose qui ne va plus chez moi. Je ne contrôle plus rien, et ça me rend totalement folle. Est-ce que tout irait mieux, si Edward n’était plus là? Est-ce que le savoir mort me soulagerait de ce que je ressens pour lui? Est-ce que ça me permettrait de me débarrasser de ces sentiments que je ne comprends pas, que je ne contrôle pas? C’est sûrement ce qui m’a poussé à sortir de ma chambre, un bout de verre fraîchement trouvé, caché dans la poche, errant dans les couloirs déserts de l’hôpital… C’est sûrement ce qui m’a poussé à me rendre dans le coin des hommes, à la recherche de sa chambre, à lui. J’ai tellement l’impression de perdre totalement la tête. Je sais pourquoi je suis ici, je sais ce que j’ai l’intention de faire, même si je doute en être encore capable. Surtout après ce qui s’est passé avec Ania… Je l’ai épargné, elle. J’ai merdé. Je ne veux pas merder une seconde fois... Il est tard. Et pour une fois, le couloir est atrocement calme. Beaucoup trop calme, à mon goût. Je n’ai pas encore croisé de garde. Mais je sais rester discrète. Pieds nus sur le sol gelé, je longe discrètement les murs, m’arrêtant à chaque porte pour vérifier le numéro, jusqu’à tomber sur la bonne, devant laquelle je m’arrête quelques secondes, avant de poser délicatement ma main sur la poignée. Mon autre main attrape le bout de verre, que je sors lentement de ma poche.

Avec le plus de discrétion possible, j'ouvre la porte et entre dans la pièce sombre, refermant tout aussi délicatement derrière moi. Pas un bruit. Pas un mouvement. Je ne pense pas l'avoir réveillé. Ou peut-être qu’il ne dort pas… Je m'avance alors vers le lit. Mes yeux étant déjà habitués à l'obscurité, je n'ai aucun mal à distinguer sa silhouette. Il est dos à moi. Les battements de mon coeur s’accélèrent. Ma main serre avec force le bout de verre. Je ne sais pas ce que je fais, je ne sais plus ce que je veux, j’ai tellement envie de repartir… Mes pieds se déplacent tout seuls, mon corps me guide comme un pantin vers lui. Et alors que j'atteins enfin son lit, je me penche vers lui et d'un geste irréfléchi, je viens poser ma main sur son épaule, avec douceur. Sans avoir le temps de réagir, Dawkins se retourne dans son lit, m’attrapant aussitôt par le cou. Par réflexe, je viens appuyer le bout de verre sur sa gorge, l’autre main attrapant la sienne, pour le retenir. “Lâche… moi.” Mon regard transperce le sien. Le silence qui s’installe dans la chambre est plus que désagréable. Les mots que je viens de prononcer me rappellent notre première rencontre. Le bout de verre dans la main, l’intonation, le regard. Tout est pareil, à une différence près… Le manque d’assurance, que je tente de ne pas montrer. Il y a quelques mois, j’aurais pu lui trancher la gorge sans éprouver la moindre culpabilité. Sans même réfléchir. Mais pas ce soir. Plus maintenant. Son regard est tellement différent. Il est fatigué, faible. J’aurai pu facilement avoir le dessus sur lui, pour une fois. J’aurai pu en profiter. Mais je n’arrive pas à mettre en action tout ce qui se passe dans ma tête. Alors, je lui adresse simplement un sourire mesquin, mes ongles prêts à arracher sa peau, s’il tente de m’étrangler véritablement. “T’as une sale gueule, Dawkins… Ils t’ont pas loupé.” Lui fais-je, sur un ton moqueur, mais doux. Le bonjour habituel, entre nous… La main tremblante, j’appuis un peu plus sur sa gorge avec le bout de verre, sans quitter son regard. Oh oui, il m'a manqué, mais je ne le lui dirai pas... Toujours avec ce petit sourire, j'arrive à me déplacer de façon à me mettre au dessus de lui, puis m'amuse à descendre le morceau de verre le long de son torse, jusqu'à son entrejambe, avant d'ajouter d'une voix plus étouffée. “Ça te rappelle quelque chose?” Mon regard se veut menaçant, haineux, mais en réalité, je ne sais pas vraiment ce que je suis en train de faire...


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MessageSujet: Re: « Give my gun away when it's loaded » Ledward   Lun 26 Juin - 19:45

Give my gun away when it's loaded
Ledward

J'entends des bruits de pas qui se rapprochent doucement de mon lit, lentement, presque hésitants. Mes muscles se contractent, l'adrénaline monte, je suis prêt à bondir, plus réveillé que jamais. Lorsqu'une main se pose sur mon épaule, je me retourne vivement et agrippe fermement le cou de la personne venue me déranger pour je-ne-sais-quelle raison, le regard visiblement noir malgré l'obscurité. Mais lorsque je reconnais la silhouette qui se tient à côté de mon lit, mes doigts se relâchent peu à peu et je détaille son visage, surpris. Je sens son bout de verre tranchant contre ma gorge, et pour une fois, j'obéis à l'ordre que Lexie me donne. Je lâche son cou et retombe sur mon lit en grognant, portant mes mains à mes côtes. Connasse. Cette fois, elle est clairement plus forte que moi, physiquement et probablement mentalement aussi. Je n'ai même plus la force d'éloigner son bout de verre de ma gorge, même si j'en meurs d'envie. J'en ai marre de me battre. Tout ce dont j'ai envie là, à cet instant précis, c'est de l'attirer près de moi et de m'endormir à ses côtés. Mais je sais que ça ne risque pas d'arriver, surtout qu'elle semble d'humeur trop joueuse cette nuit. Sa petite pique en guise de bonjour m'arrache un sourire en coin à peine visible, mais je prends une voix froide pour lui répondre. "C'est toi qui me parles de sale gueule ? T'as vu la tienne ?" Ma voix est quelque peu rauque, un mélange de fatigue et d'agacement.

Elle appuie plus fort sur ma gorge et je grogne doucement, fermant les yeux quelques fractions de seconde. C'est pas le moment. Laisse-moi juste le temps de rassembler le peu d'énergie qu'il me reste... Sans que je n'aie le temps de réagir, elle grimpe sur mon lit pour se positionner au-dessus de moi, son sourire narquois habituel au visage. Elle est tellement insupportable... et pourtant, je suis tellement content de la retrouver. Elle me change les idées, cette fille. Elle m'évite de trop réfléchir, enfin quand elle est là, en tout cas. Quand elle n'est pas là, c'est tout le contraire. Elle efface le temps d'un instant ce noeud qui se forme dans mon ventre à chaque fois que je repense à ce qu'il s'est passé, il y a quelques semaines. Je sens son bout de verre effleurer mon corps, descendant de plus en plus vers là où il ne devrait pas se trouver. "Vaguement...", je lui réponds d'une voix étouffée, mes yeux rivés dans les siens, imperturbables. "Et je me souviens aussi d'autre chose...", j'ajoute, portant mes mains à son bas-ventre pour l'effleurer de mes doigts, d'une douceur extrême. Un moment de distraction, un seul... Sans attendre, j'agrippe son poignet qui tient le bout de verre et le serre le plus fort possible, avant d'attraper le bout de verre de mon autre main et de le faire glisser vers l'autre bout de la pièce. Glisser, oui. Parce que je sais que si je le casse, elle ne me le pardonnera pas. D'un geste brusque, je me redresse et la plaque contre mon lit, pour me retrouver à mon tour au-dessus d'elle. Malgré moi, mon corps s'affaisse un peu et je retiens un grognement, le visage tordu de douleur. Puis je me concentre à nouveau sur son visage, serrant fermement ses poignets entre mes doigts pour éviter qu'elle ne bouge. "D'abord tu rentres dans ma chambre sans mon autorisation, puis tu te permets de me menacer avec ton stupide bout de verre ? C'est quoi ton problème ?!" Ma respiration est rapide, je ne suis plus habitué à fournir un tel effort. Epuisé, je me laisse retomber à côté d'elle, lâchant ses poignets par la même occasion. Je suis foutu. Il suffirait qu'elle fasse quelques pas pour retrouver son arme et me le planter dans la gorge, et je ne serais même pas capable de me défendre comme il se doit.

C'est à cet instant que je réalise quelque chose. Quelque chose d'important et d'incompréhensible. Elle est venue me chercher dans ma chambre. Elle a pris le risque de se faire engueuler par un garde, ou pire, pour moi. Pourquoi ? Pour me tuer ? Elle l'aurait fait depuis longtemps. Non, il y a autre chose. Les aveux qu'elle m'a faits il y a plusieurs semaines de cela me reviennent à l'esprit, et mon regard s'adoucit, lentement. Sans dire un mot, j'observe son visage, quitte à me faire dominer encore une fois. Qu'elle joue, j'en ai rien à cirer. Mais si elle est là, c'est pas pour rien. "Pourquoi t'es venue, Lexie ?" je lui demande enfin, essayant tant bien que mal de continuer à arborer l'air le plus froid possible. Mais elle remarquera facilement que je n'ai plus le même regard qu'au début, ni la même voix, ni les mêmes gestes. Tout a changé.

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Lexie Jenkins

MessageSujet: Re: « Give my gun away when it's loaded » Ledward   Mar 27 Juin - 10:05



❝ give my gun away when it's loaded ❞
Ledward
Je ne m’attendais pas à ce qu’Edward capitule aussi rapidement, mais il finit par me lâcher le cou, se laissant faire. Et honnêtement, j’aurais préféré qu’il se défende. Ce n’est tellement pas son genre, d’être dominé de cette façon. Mais lorsque ses mains viennent effleurer mon bas-ventre, je me raidis et me bloque aussitôt, sans quitter Edward du regard, les yeux sombres. Le temps pour lui de venir m’arracher le bout de verre de la main avec force. Je grimace en serrant la main pour l’en empêcher, mais malgré la fatigue, Edward a tout de même plus de force que moi, et finit par me l’enlever et balancer le morceau de verre à l’autre de bout de la chambre. Je regarde l’objet, grognant de rage, puis sens le corps d’Edward se redresser, me plaquant sur son lit pour me coincer, ce qui me fait lâcher un gémissement de douleur, alors que ma blessure à l’épaule me lance. Ses mains tiennent fermement mes poignets, et je grogne une nouvelle fois en me débattant, le regard noir. Je ne supporte pas de perdre l’avantage. Aux paroles d’Edward, je rigole nerveusement. “Bah quoi, t’es pas heureux de me voir Edy?” Je réponds, d’une voix désagréablement mielleuse, un sourire sadique sur les lèvres. Sourire qui disparaît rapidement, lorsque Edward me lâche complètement, pour se laisser retomber sur le lit. Ma respiration est irrégulière, surement dû à l’adrénaline. Un coup de folie. Un élan de rage…

À sa question, je laisse quelques secondes de silence, regardant Edward dans les yeux, avant de tourner la tête pour me mettre à fixer un point invisible sur le plafond. “Pour t’égorger.” je réponds naturellement, d’une voix calme. À quoi bon mentir, c’était la principale raison pour laquelle j’étais venue le voir dans sa chambre. Du moins, avant de débarquer, de me retrouver devant lui, et réaliser que sa présence me manquait... J’ai merdé, encore une fois… Lexie Jenkins n’est plus la psychopathe insensible et sans pitié que tout le monde connaissait au départ. Cet endroit m’a changé, et c’est en partie à cause de lui. Un juron s'échappe discrètement de mes lèvres. “Je sais pas si tu réalises à quel point je peux te haïr.” Je lance, continuant de fixer le plafond d’un air beaucoup plus sérieux et d’une voix grave. “Y a quelque chose chez toi qui me fait littéralement péter les plombs. J’ai tellement envie de te tuer. Quand je pense à toi, je m’imagine te briser la nuque, ou t'éclater la tête contre un mur. Je m’imagine te faire ce que j’ai fais à cet enfoiré et t’entendre hurler de douleur. J’imagine tellement de choses… Mais dès que je me retrouve avec toi c'est… différent. Et j'arrive toujours pas à comprendre pourquoi…” Ça n’a jamais été dans ma nature de me confesser de cette façon. Je n’ai jamais été très bavarde, et encore moins pour parler de ce genre de sujet... Pourtant, ce soir, les mots sortent tous seuls. J’ai l’impression de pouvoir enfin me libérer de ces pensées qui me rongent depuis un moment déjà, à défaut de faire ce pour quoi j’étais venue, à l’origine....

Soudain, je me redresse sur le lit, et me tourne vers Edward, une main sur son ventre. “Je vais être honnête. Pour une fois...” délicatement, je viens glisser ma main sous son t-shirt, le faisant remonter tout en caressant sa peau. “Quand j'ai appris qu'on t'avais emmené en salle de torture… j'ai eu peur pour toi… puis j'ai espéré que tu t'en sortes pas. J’ai souhaité qu’ils t’achèvent.” Je m’arrête, alors que le t-shirt atteint son torse, observant les marques encore visibles. Sans aucune douceur, mon index appuie au niveau de ses côtes, lui faisant volontairement mal. Puis, je le regarde à nouveau dans les yeux. “Pourquoi tu te comportes comme ça avec moi? Pourquoi je suis complètement paumée quand tu me regardes? Pourquoi j'ai l'impression de compter pour toi?” Je fronce les sourcils, comme pour chercher une réponse dans son regard. Comme pour lire à travers lui. Je ne m’attends pas à ce qu’il m’avoue quoi que ce soit, et je ne le souhaite pas non plus. J’ai simplement besoin de parler, de me lâcher. Je ne veux pas de réponse. Je veux qu’il m’écoute. “T'aurai pu juste… continuer à me détester. T’aurai dû me laisser crever dans cette putain de forêt et te barrer avec… Blackwood.” Je prononce son nom avec un air de dégoût et de haine, repensant à cette nuit dans ma chambre. “Je supporte plus cet endroit. Je supporte plus les gens. Sitôt que j'épargne quelqu'un, c'est la merde…” Et la liste commence à être longue… Amy, Nirina, Piper, Ania, Edward… Si je n’avais pas joué la con avec toutes ces personnes, je serais peut-être encore moi-même à l’heure qu’il est.

La colère. La déception. L’angoisse… Trop de sentiments remontent à la surface. Qui a dit que ça soulageait de pouvoir se lâcher et balancer tout ce qu’on a sur le coeur… Je ne me sens pas mieux. Ça n’enlève pas cette douleur que j’ai pu ressentir pendant des semaines avant de le retrouver. Ça n’expulse pas non plus ce putain de problème, l’autre raison qui m’a poussé à venir voir Edward dans sa chambre… “On a rien à faire ensemble.” Je lui lance finalement d’un ton glacial, le regard humide. “On est juste deux tarés qui ne savent plus quoi faire de leur vie de merde.” Je retire ma main de son torse, pour m’allonger sur le dos, près de lui, le regard perdu dans le vide. “C’est pas de l’amour. On n’est pas capable d’aimer. On sait même pas ce que ça veut dire.” Un petit sourire nerveux m’échappe, qu'il ne voit pas. J’ai l’impression d’essayer de me convaincre moi-même... Pour la crédibilité, on repassera.


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Dernière édition par Lexie Jenkins le Mer 26 Juil - 8:31, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: « Give my gun away when it's loaded » Ledward   Mar 27 Juin - 15:29

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Pour m'égorger... je sais qu'elle est sérieuse. C'est probablement la vraie raison pour laquelle elle est venue me voir en pleine nuit, la raison pour laquelle elle a décidé de quitter son lit et de longer pieds nus les couloirs de l'hôpital. Et pourtant, je respire encore. Je suis allongé à côté d'elle, plus vulnérable que jamais, et elle ne fait aucun effort pour m'achever. Je reste silencieux, ne sachant pas quoi répondre à ça. C'était une réponse prévisible, de toute façon, presque une évidence. Lorsqu'elle reprend la parole, je tourne la tête vers elle, l'écoutant avec une attention particulière. Elle ne me regarde pas, fixant le plafond à la place. Elle est jolie. Je ne distingue pas tous les détails de son visage, mais je vois qu'elle est troublée. Troublée par ce manque de confiance en elle, probablement. Ses paroles sont si sincères qu'elles me déstabilisent encore plus que ses actions. Elle me hait... on est deux. Elle a envie de me tuer... contrairement à elle, je n'irais pas jusque-là, moi. Je sais que j'ai besoin d'elle, ne serait-ce que pour balayer ce profond ennui que j'éprouve chaque jour. J'ai aussi besoin d'elle pour d'autres raisons, mais ça, je n'ose même pas y réfléchir. Ses paroles sont violentes, et je me représente chacune d'entre elles, dans ma tête. Lexie qui me brise la nuque, qui m'écrase la tête contre un mur... tout ça est tellement peu surprenant que je n'ai aucun mal à me l'imaginer. Qu'elle le fasse, dans ce cas. Si c'est ce dont elle a envie, rien ne la retient. Oui, j'ai plus de force qu'elle. Mais si elle le voulait vraiment, elle me maîtriserait en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.

J'ai envie de répondre, de lui faire part de mes pensées à mon tour. Mais en même temps, je n'ai pas envie de l'interrompre, parce que je sais qu'elle ne me fera pas ces aveux deux fois. Et visiblement, elle n'a pas fini. Alors je me tais, tentant de discerner la moindre émotion sur son visage, malgré l'obscurité. Je la regarde comme je n'ai plus regardé personne depuis une éternité, comme si je la regardais pour la toute première fois. Lorsqu'elle se redresse, je me prépare à me défendre, mais elle ne semble pas faire preuve d'agressivité, pour une fois. Je sens sa main glisser sous mon haut, sur les cicatrices qui se forment petit à petit, certaines petites, d'autres plus grandes. Son visage, si proche du mien, me donne une envie folle de la faire taire en l'embrassant, mais ce qu'elle me dit m'arrache toute envie de m'abandonner à elle. Elle a souhaité que je ne m'en sorte pas... une douche froide. Elle aurait aimé voir mon bourreau aller jusqu'au bout, m'achever une bonne fois pour toute, pour que le monde soit libéré du meurtrier insignifiant qu'est Edward Dawkins. Mon regard s'assombrit et je fronce les sourcils. Elle n'a pas le droit de me dire ça. Pas après ce que j'ai traversé, pas sans savoir ce qu'ils m'ont fait, dans ce putain de sous-sol. Lorsqu'elle appuie ses doigts sur mes côtes, je balaye violemment sa main de la mienne, dans un grognement enragé. "Arrête", je siffle, le regard noir. Puis elle me pose des questions, son regard rivé dans le mien. Je ne sais pas. Je n'en sais rien. Elle a raison. Pourquoi je me comporte comme ça avec elle? J'aurais simplement pu continuer à la détester, les choses auraient été bien plus simples. On aurait pu continuer à se taper dessus, sans regrets, sans avoir peur d'aller trop loin. Mais non. Il a fallu que je m'attache. Parce que je connais la réponse à sa dernière question. Pourquoi elle a l'impression de compter pour moi ? Parce que ce n'est pas qu'une impression. Je suis sur le point de lui répondre lorsqu'elle enchaîne, visiblement décidée à me dire tout ce qu'elle a sur le coeur. Un faible sourire m'étire les lèvres lorsqu'elle évoque l'idée de la laisser crever dans la forêt. "J'aurais dû, ouais", je réponds, une pointe d'amusement dans la voix.

Mais mon sourire s'efface rapidement en entendant ses dernières paroles, alors qu'elle s'allonge à nouveau sur le dos pour fixer le plafond. J'espère qu'elle a raison. Que ce n'est pas de l'amour. Parce que si c'est de l'amour, on est carrément dans la merde, tous les deux. Le seul potentiel point faible qu'on pourrait avoir, c'est celui-là, et j'ai bien peur qu'il ne soit plus seulement potentiel à l'heure actuelle. C'est flippant. Plus flippant que tout ce que j'ai pu voir et entendre ici. Lorsqu'elle termine enfin sa longue tirade, je reste silencieux un instant, fixant comme elle le plafond, réfléchissant à ce que je pourrais bien lui dire. Mais pour une fois, rien ne vient. Pas une touche d'humour, pas de pique, pas de changement de sujet pour éviter de parler du sujet qui fâche. Rien, silence radio. Sans vraiment y réfléchir, je me redresse dans mon lit pour m'appuyer sur mon coude, caresse doucement sa joue de mes doigts et pose mes lèvres sur les siennes sans retenue, fermant les yeux pour mieux profiter du moment. Ca faisait beaucoup trop longtemps que je n'avais plus ressenti ces sensations-là, et malgré tout ce qu'a pu me dire Lexie juste avant, je me rends compte que j'en rêvais depuis si longtemps. Je ne décolle pas mes lèvres des siennes avant plusieurs longues secondes, pour faire durer le moment, comme si j'avais peur qu'on me le reprenne trop vite. Puis je m'arrête, sans pour autant la quitter du regard, et m'allonge sur le côté, face à elle.

"Je pensais te détester aussi", je commence, le visage sérieux mais la voix plutôt légère, contrairement à d'habitude. "Et c'était le cas, au début. Puis t'as commencé à me montrer autre chose que ce que tu montrais aux autres. T'as pas choisi de le faire, c'était naturel, alors t'as pas à t'en vouloir pour ça, Lex'. Et j'ai aimé ce que j'ai vu." Je m'interromps un instant, avant de reprendre : "T'es vraiment une connasse, ça c'est indéniable. Mais t'as autant besoin de moi que moi de toi. Tu me fais me sentir vivant, tu brises la monotonie de cet endroit, tu me fais respirer. Et je sais que c'est la même chose pour toi, même si tu refuses de te l'avouer. C'est compréhensible. On t'a tellement répété que t'étais un monstre que t'as fini par y croire, et tout ce qui ne correspond pas à cette image, tu le balayes du revers de la main. Ou plutôt d'un coup de morceau de verre." Je sais de quoi je parle, parce que je suis exactement comme elle. Ce masque qu'on porte depuis si longtemps a fini par tellement nous coller à la peau qu'on ne parvient plus à s'en défaire, ou presque. "Mais tu sais qu'au plus profond de toi, y'a autre chose, quelque chose que t'essayes d'oublier parce que ça pourrait te rendre faible, mais moi je l'ai vu. Au final, toi et moi, on est juste des paumés, brisés par le passé, mais on est pas des monstres. Alors ouais, peut-être qu'on sait pas comment aimer. On ne le saura peut-être jamais. Mais pour ma part, je crois que je t'aime, Lexie Jenkins."

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MessageSujet: Re: « Give my gun away when it's loaded » Ledward   Mer 28 Juin - 18:48



❝ give my gun away when it's loaded ❞
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Edward aurait eu toutes les raisons de vouloir me faire regretter ce que je viens de lui dire. Les mots étaient crus, blessants, et c’était volontaire de ma part. Quand on n’est pas incapable de blesser physiquement, alors la seule attaque reste la parole. Mais à ma plus grande surprise, il n’a toujours pas réagi. Le long silence qui s’installe entre nous est tellement désagréable. Je ne sais pas ce qui me retient de partir d’ici… J’étais venue pour en finir avec tout ça. J’avais enfin trouvé le courage de le faire. Si on peut appeler ça du courage… Et me voilà, allongée près lui, à lui parler au lieu d’essayer de lui planter un morceau de verre dans la gorge… Je suis pathétique. Et à cette pensée, je ferme quelques secondes les yeux en soupirant, avant de sentir Edward bouger sur le lit. Je tourne alors la tête vers lui, m’attendant à ce qu’il réagisse enfin à mes paroles. À ce qu’il s’emporte, ou même qu’il m’en mette une. Mais il se contente de venir poser sa main sur ma joue pour me caresser. Ce geste me déstabilise sur le moment, mais je n’ose pas bouger. Parce que c’est agréable... Puis je sens ses lèvres sur les miennes. Il est doux, et ce baiser me laisse quelques frissons dans le corps. Lentement, je viens à mon tour poser ma main dans son cou, profitant de cet instant, en oubliant l’espace de quelques secondes la vraie raison qui m’avait poussé à m’inviter dans sa chambre… Je suis totalement perdue, et je ne le comprends pas… Je viens de lui dire que j’étais venue pour l’égorger, et il m’embrasse. Il ne m’en veut pas. Et je me surprends à apprécier ce moment, à souhaiter qu’il ne s’arrête jamais… Mais Edward finit par s’éloigner, pour s’allonger face à moi. Je n’ose rien dire. Je me contente de le regarder dans les yeux, à la fois surprise et… apaisée?

Il me répond enfin, et je reprends alors un air plus sérieux, l’écoutant avec attention. Est-ce que j’étais vraiment différente avec lui? Est-ce que, sans le vouloir, je lui montrais un autre visage que celui que je montrais aux autres? Je ne m’en suis pas rendu compte… Un faible sourire se dessine sur mes lèvres, alors qu’il admet que je suis une connasse. Sourire qui disparaît peu à peu, en écoutant la suite. Ses paroles touchent là où ça fait mal, mais je l’écoute sans rien dire, détaillant chaque trait de son visage. Son regard est doux. Sa voix est suave et rassurante. Et plus il parle, plus j’ai l’impression de manquer d’air. C’est beaucoup trop dur d’admettre qu’il a raison. La vérité blesse, comme une bonne gifle… Puis ses dernières paroles… je crois que je t'aime, Lexie Jenkins. Je sens mon coeur s’arrêter de battre quelques secondes. Le souffle coupé, je suis incapable de répondre sur le moment… Je ne bouge plus, le regard figé. “Ed…” le seul mot que j’arrive à prononcer. Inconsciemment, mes doigts serrent le drap de son lit, à défaut de prendre sa main. Parce que j’ai peur. Parce que je me mets à paniquer, même si je ne veux pas le montrer. Je ne le quitte pas du regard. Il n’est pas le premier à me dire ces mots… Amy était la première. Mais tout est différent. Avec elle, je ne ressentais rien. Ces mots n’avaient pas la même signification pour moi, avant… Avant lui. Je sais au fond de moi que je ressens la même chose. Mais les mots restent coincés dans ma gorge. Un faible sourire en guise de réponse. Un sourire timide, mais sincère. C’est tout ce que je suis capable de lui donner, pour l’instant.

D’un geste tendre, je viens poser ma main sur son bras, et descend celle-ci pour la glisser dans la sienne. “Tu te trompes sur mon compte...” Je commence, d’une voix plus faible, plus douce, baissant mon regard pour éviter le sien. “J’avais neuf ans, quand j’ai compris que j’étais différente des autres. J’ai jamais eu ma place ailleurs que dans un asile. Je sais ce que je suis, et je l’ai toujours été au fond de moi. Un monstre. Parce que c’est ce que j’aime être. Faire souffrir, tuer. C’est mon plaisir. C’est ma seule raison de vivre, finalement. J’ai jamais rien su faire d’autre.” Je ne sais pas pourquoi je dis ça. Pourquoi je ressens le besoin de lui expliquer qu’il a tort à propos de moi. Du moins, c’est comme ça que je me vois. Je n’ai jamais été quelqu’un de normal. Et je sais que je ne pourrais probablement jamais guérir. Parce que je ne veux pas guérir… Lexie Jenkins a toujours été un monstre, et je refuse de changer… Ça fait partie de moi. Ils peuvent appeler ça comme ils veulent. De la psychopathie. Du sadisme. Moi j’appelle ça la Liberté… Aucun sentiment. Aucune culpabilité. Aucune VRAIE douleur... “Mais y a bien une seule chose sur laquelle je peux pas te contredire. Et même si ça me fait mal de l’admettre, je sais que tu as raison… T’es bien l’exception, Ed. Celle qui prouve qu’un monstre peut être capable d’éprouver autre chose que de la haine.” Je continue, m’amusant à entremêler mes doigts avec les siens, d’un geste nerveux. “J’ai jamais su ce que ça faisait, d’aimer quelqu’un. Enfin, jusqu’à maintenant...” Je laisse quelques secondes de silence, avant de regarder à nouveau Edward dans les yeux. “C’est terrifiant.” Je terminais, dans un souffle. Tellement terrifiant, que ma seule réaction face à ce nouveau sentiment est le rejet, la colère. Je suis bien plus faible que j’en ai l’air, finalement… Faible, au point de vouloir me débarrasser de la seule personne capable de me rendre meilleure. J’ai ce foutu blocage, qui me pousse à avoir des pensées meurtrières, quitte à les mettre en action dès que l’occasion se présente, sans réfléchir, sans penser aux conséquences… “La seule fois où j’ai eu véritablement peur dans ma vie, c’est quand deux hommes sont entré dans ma chambre pour…” Je marquais encore un temps de pause, la gorge nouée par la haine, alors que des flashs me revenaient en reparlant de ce sujet. “Ça a duré une éternité, pour moi. J’ai été incapable de me défendre.” Je me racle la gorge, le visage fermé, avant de conclure. “Après ça, j’ai plus jamais rien ressentis. Rien. Ou si, la colère...”

Mon regard évite encore celui d’Edward. Je bouge nerveusement dans le lit, pour me mettre dans une position un peu plus confortable, puis affiche un faible sourire en relevant la tête vers lui. “Puis je t’ai croisé, dans ce couloir… Toi, le vrai connard. Je compte même plus le nombre de fois où tu m’as poussé à bout dès qu'on était ensemble. Et pourtant, j’ai jamais été capable de te tuer… Parce que oui, j’ai réalisé que j’avais besoin de toi. T’es le seul à avoir réussi à briser la glace, à me prouver que j’étais capable de ressentir encore quelque chose... Et pour tout ça, je crois que je te déteste autant que je t’aime, Edward Dawkins…” Mon regard s’attarde longuement sur son visage. Je ne sais plus vraiment ce que je ressens, à cet instant. Un certain bonheur. Une certaine accalmie. J’aimerais que le temps s’arrête, là, tout de suite. En neuf mois, c’est la première fois qu’on partage un moment aussi “intime”… C’est la première fois que j’ose enfin dévoiler une partie de ma vie. C’est un véritable exploit. Et alors que mon regard se perd dans celui d’Edward, l’inquiétude me gagne peu à peu. Mon visage se ferme à nouveau, et je finis par lâcher doucement sa main. Un léger détail m’avait échappé, avec tout ça… Un détail qui a tout de même son importance. Je n’étais pas venu le voir pour cette raison, à l’origine. Mais je ne sais pas à qui en parler, et je ne peux pas le faire seule… Parce que les souvenirs sont encore bien trop présents et douloureux. Parce que j'ai peur de revivre ça. “Est-ce que tu me fais confiance, Ed?” Je lui demande, sérieuse, tout en me levant du lit pour aller récupérer le morceau de verre par terre. Puis je reviens vers lui, m’asseyant à califourchon sur lui, tout en essayant de ne pas lui faire mal. Je soulevais mon haut jusqu’à ma poitrine et baissais légèrement mon pantalon, dévoilant mon ventre légèrement arrondi et quelques cicatrices qu’il n’a probablement jamais remarquées jusqu’à maintenant. Je récupérais la main d’Edward, lui donnant le morceau de verre. Mon regard croisa le sien, alors que je guidais précisément sa main jusqu'à mon ventre, au bon endroit, la pointe du verre frôlant ma peau. “Fais-le.” je lui demande, reprenant un ton beaucoup trop sérieux, presque menaçant, mais une pointe de crainte dans la voix. J’appuie un peu plus le bout de verre sur ma peau. “Pose pas de question, fais-le… S'il te plaît. Pour nous.”


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MessageSujet: Re: « Give my gun away when it's loaded » Ledward   Jeu 29 Juin - 17:04

Give my gun away when it's loaded
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Ces mots, je n'aurais jamais pensé les lui dire un jour. Je n'aurais d'ailleurs jamais imaginé les prononcer tout court, que ce soit à elle ou à qui que ce soit d'autre. Si on m'avait dit qu'Edward Dawkins était capable d'aimer, j'aurais simplement ri, il y a quelques mois. Et puis il a fallu que je tombe sur la personne la plus tarée de l'hôpital pour que mon coeur montre enfin ses bons côtés. C'est tellement absurde, et pourtant, je me sens tellement bien dans cette situation. Du moins, depuis que j'ai arrêté de me poser vingt six mille questions. Le dire haut et fort en présence de Lexie, c'est exactement ce dont j'avais besoin. J'appréhendais sa réaction, pourtant. Elle qui n'est pas capable d'aimer ou d'être aimée, ça doit lui faire un sacré effet. Et pourtant... elle réagit moins excessivement que je ne le pensais. Je la vois agripper le drap de toutes ses forces, le regard en panique, mais elle ne s'en prend pas à moi. Elle aurait pu m'en coller une, me cracher toute sa haine au visage, ou pire, en finir définitivement avec moi. Mais elle ne fait rien de tout ça. Elle prononce juste mon nom, ou plutôt mon surnom. Ca me met mal à l'aise, quelque part. Puis, je remarque son sourire. Son sourire si doux que j'en viens à me demander si je ne suis pas en train de rêver. C'est vrai, après tout. Cette scène semble si irréelle... et pourtant, je sais qu'elle est bien là, à mes côtés, à faire tous les efforts du monde pour digérer ces mots si lourds de sens. Je souris aussi, doucement, ayant perdu toute confiance en moi en l'espace de quelques secondes. Ravaler toute sa fierté pour quelqu'un qui en a tout autant, ce n'est pas évident, mais j'ai fini par le faire. Et je ne le regrette absolument pas.

J'ai envie de lui prendre la main, mais j'ai peur qu'un seul geste déplacé de ma part la fasse fuir. Alors j'attends qu'elle réagisse, tout simplement. Lorsque je sens sa main sur mon bras, un léger frisson me parcourt le dos. C'est étrange comme un simple contact peut sembler si important, alors que je l'ai touchée tellement de fois déjà. Parfois dans la douceur, parfois dans la violence la plus totale. Notre relation est incompréhensible, et c'est ça qui me rend fou. Fou d'elle. Elle prend la parole à son tour, tout en baissant le regard, et ça m'inquiète. Lexie Jenkins ne baisse jamais le regard, et surtout pas devant moi. Toute trace de mon sourire s'efface en l'écoutant, alors que j'essaye de comprendre comment on peut devenir un monstre à un si jeune âge. Certes, je n'étais pas un enfant de choeur à cet âge-là, et j'imaginais déjà comment je trancherais la gorge à l'assassin de ma famille. Mais je n'ai tué personne étant gosse. Lexie, si, d'après ce qu'elle me dit. J'ai envie de lui répondre qu'il n'est jamais trop tard pour changer, mais je me rends compte que c'est plus qu'ironique venant d'un meurtrier pas forcément plus sain d'esprit qu'elle. Alors je me tais et je continue à l'écouter avec attention, touché par les mots qui suivent. Ils ne sont pas explicites, certes, mais ça n'empêche qu'elle me fait une déclaration à sa façon. Un léger sourire revient illuminer mon visage, qui s'élargit un peu en l'entendant dire que c'est terrifiant d'aimer. "On est d'accord", je souffle simplement, baissant les yeux d'un air presque timide.

Puis elle me dévoile un épisode de sa vie. Un seul, sans détails, mais je vois bien à quel point ça l'a marqué. Jamais elle ne m'a raconté quoi que ce soit sur sa vie d'avant, Lexie Jenkins a toujours été un grand point d'interrogation pour moi. Et pourtant, là, alors que je ne lui ai rien demandé, elle me raconte d'où vient - en partie - son comportement, son état d'esprit. Je me surprends à en vouloir à ces types qui lui ont fait du mal, mais je me rends compte aussi que je ne vaux pas mieux qu'eux. Je n'ai violé personne jusqu'à aujourd'hui, mais j'ai fait des choses tout aussi horribles, c'est indéniable. Je ne les regrette pas et je ne les regretterai probablement jamais, mais dire à quel point ce sont des enfoirés serait de l'hypocrisie pure et simple. Alors je me tais, encore une fois, et me concentre sur la suite de son discours, qui m'arrache un léger rire. S'insulter et se dire à quel point on tient à l'autre, c'est la routine, pour nous. Et je pense que je ne voudrais d'aucune autre routine, parce que c'est exactement ce dont j'ai besoin, tout ça. Qu'on me secoue, qu'on réagisse au quart de tour, qu'on me tape dessus. Puis viennent les mots qui tuent, clairement, directement, sans retenue. Et pour tout ça, je crois que je te déteste autant que je t’aime, Edward Dawkins. Le rythme de mon coeur s'accélère et, le regard rivé sur le visage de Lexie, j'essaye de retenir le moindre détail de cette image, pour m'en souvenir toute ma vie. Un léger silence s'installe, et, refusant de parler afin de ne pas risquer de briser le moment, je pose ma main sur sa joue et la caresse, doucement, du bout des doigts. En vingt-deux ans, jamais je n'ai vécu un moment aussi doux, aussi intime, aussi agréable. J'ai envie de fermer les yeux et de m'endormir à ses côtés, quitte à se faire surprendre par un garde le lendemain, mais le regard de Lexie se transforme pour devenir inquiet, incertain. Une boule se forme dans mon ventre alors qu'elle se lève du lit, et je me tourne sur le dos pour pouvoir observer ses mouvements. Si je lui fais confiance ? Je laisse planer le silence, pendant quelques secondes, le temps de trouver la réponse à sa question. "Je te fais confiance", je lui réponds enfin, d'une voix décidée. Faire confiance à une folle, c'est du suicide, mais mes mots ne font que refléter la réalité. Oui, je lui fais confiance, dans le fond. Ou alors, est-ce que j'essaye simplement de m'en convaincre ?

Elle va me tuer. Malgré tout ce qu'on s'est dit, là, juste avant, j'en suis persuadé. Son bout de verre à la main, elle s'assoit à califourchon sur moi, alors que je pose mes mains sur ses genoux. Malgré ce que je viens de lui dire, une certaine lueur d'inquiétude brille dans mon regard en la voyant soulever son haut, dévoilant plusieurs cicatrices que je n'avais jamais pris le temps de regarder. Lorsqu'elle me confie son bout de verre, je fronce les sourcils, surpris. "Qu'est-ce que..." Je ne vois pas où elle veut en venir. Mon regard bascule vers son ventre, et soudainement, son geste prend tout son sens. Mon visage se décompose, ma main se met à trembler contre sa peau, mon coeur manque un battement. Le temps semble s'arrêter. "Lex'...", je souffle, incapable d'aligner trois mots. Un bébé. Elle est enceinte, et je n'en ai pas le moindre doute. Dans un geste brusque, j'éloigne le bout de verre de son ventre, réalisant soudainement la cruauté de ses paroles. Hors de question. "T'es malade ?!" je lui lance sèchement alors que ma voix se casse et que mon regard s'embrume, rempli d'émotion. Je dépose le bout de verre à côté de moi dans le lit, puis me redresse vivement, malgré la douleur, et pose mes lèvres sur celles de Lexie avec insistance, mes mains entourant son visage. Puis je pose ma tête contre la sienne, dans un geste tendre, peinant à ne pas pleurer. "Lexie, je serais prêt à tout faire pour toi, vraiment. Mais ça, c'est hors de question. T'as pas le droit de me demander de faire ça. S'il te plaît, ne me demande pas ça..." Ma voix est tremblante, suppliante, et j'ai l'impression d'être un gamin, vulnérable, effrayé. Je renifle, puis je rive mon regard dans le sien, caressant ses cheveux dans un mouvement nerveux. "Si tu le veux pas, tu... on fera ce qu'il faut. Mais je t'interdis de le tuer de cette façon-là. Tu m'entends ?" Un soupir de nervosité m'échappe alors que je serre Lexie dans mes bras, trop fort peut-être, sans la lâcher avant plusieurs longues minutes, le temps de me calmer un tant soit peu. Puis, d'une voix à peine audible, je lui souffle : "Si tu le fais, tue-moi d'abord."  

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MessageSujet: Re: « Give my gun away when it's loaded » Ledward   Mar 25 Juil - 14:38



❝ give my gun away when it's loaded ❞
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Je ne veux pas le montrer à Edward, mais en réalité, je suis effrayée. J’ai peur de sa réaction s’il comprend la situation. J’ai peur de ce qu’il adviendra s’il décide de ne pas le faire. Parce que je ne pourrais pas le cacher très longtemps. Je ne veux pas de ce… truc. Et ce n’est pas comme si on avait le choix, finalement. Les relations entre patients sont strictement interdites au sein de l’hôpital, et s’ils apprennent mon état, il y aura fort à parier qu’ils s’occuperont d’effacer ce “problème”, d’une façon ou d’une autre… Mon regard ne quitte plus celui d’Edward. Ma respiration se fait plus difficile, alors que je vois son visage se décomposer de seconde en seconde. Il vient de comprendre. J’ai l’impression de me revoir, lorsque j’ai réalisé que j’étais enceinte. La même peur. Le même regard... Ce n’était peut-être pas la meilleure façon d’annoncer ce genre de nouvelle, mais ici, cet “heureux évènement” est plutôt annonciateur de futurs gros problèmes. Et je n’ose même pas imaginer ce qu’ils réservent aux patients qui enfreignent cette règle… La réaction d’Edward est un peu brutale, et je me fige quelques secondes sur place, alors qu’il éloigne rapidement le morceau de verre de mon ventre. "T'es malade !” Oui, je suis malade, et c’est bien ça le problème. Ce n’est pas tant la crainte que l’hôpital découvre qu’une de leurs patientes est enceinte, qui m’inquiète. C’est plutôt… tout le reste. Nous. Qu’est-ce qu’un meurtrier et une psychopathe feraient d’un bébé? On est bien loin du couple-modèle. Et puis je ne veux même pas me poser la question… Garder ce bébé est impensable.

Sans vraiment m’y attendre, Dawkins se redresse pour venir m’embrasser, prenant mon visage entre ses mains. Je finis alors par lâcher mon haut, attrapant doucement ses bras en me laissant faire. Je n’imaginais pas vraiment ce genre de réaction de sa part. J’aurai plutôt parié qu’il s’emporterait, qu’il me repousserait, ou même, qu’il s’exécuterait, parce qu’il n’en veut pas non plus… Mon front contre le sien, je garde les yeux fermés en écoutant ses paroles et hoche faiblement la tête. Puis, en le regardant à nouveau, je remarque rapidement quelques larmes menaçant de couler sur ses joues. Touchée, j'ose un geste tendre et timide en caressant doucement sa peau avec mes pouces. J'ai beau être effrayée par la situation, je n'arrive plus à éprouver autant de peine qu'avant, parce que j'ai l'habitude, tout simplement. Je ne me rendais pas compte de ce que je lui demandais, sur le moment. Pour moi, c'était la seule solution. La seule que je connaisse, du moins. Ce n’est pas la première fois que je tombe enceinte, d’où la présence des cicatrices au niveau de mon ventre. Mon père s’est toujours occupé de régler le problème, d’une façon ou d’une autre. Des coups, un cintre... On passera les détails, la liste est longue… Et je n’ai pas envie de me remémorer ces mauvais souvenirs. Malheureusement, j'ai bien l'impression que le cauchemar recommence...

Le regard vide, je sens les bras d’Edward m’entourer, me serrer contre lui. Je suis totalement perdue, mon corps ne réagit plus, sur le moment. Mais son geste a quelque chose de rassurant. Même si c’est difficile à admettre, je peux avoir confiance en Edward Dawkins. Je sais que je peux compter sur lui. Il y a quelques mois, c’était tout simplement inimaginable… Ce soir, tout est différent. Ce soir, il m’a avoué des choses que jamais je n’aurais cru entendre de sa part. Des mots qui m’ont touché plus que je ne pouvais imaginer. Et comme à mon habitude, je viens tout gâcher en lui annonçant une nouvelle que j’aurais mieux fait de garder pour moi, finalement. Si je ne lui avais pas parlé de ce problème, je me serai débrouillé pour trouver une solution, seule. Je sais que j'aurai fini par trouver...

Ses dernières paroles me troublent, et par réflexe, mes ongles viennent agripper de toutes mes forces le tissu de son t-shirt, avant de répondre à mon tour dans un souffle; “Je peux pas faire ça.” et je ne parle pas seulement du bébé. S’il y a quelques minutes encore, je m’imaginais très bien planter ce foutu bout de verre dans la gorge de Dawkins, je n’arrive plus à garder autant de crédibilité devant lui, maintenant. J’ai fini par admettre que je m’étais attaché à lui, bien plus que je ne l’aurais souhaité. Ce n’est pas pour en finir ce soir. Pas après tout ce qu’on a pu s’avouer. Pas dans mon état. Je laisse échapper un long soupir, sans lâcher Edward, le visage enfoui dans le creux de son cou. Je n’arrive même plus à le regarder en face… Mais il y a bien une chose que je dois admettre; c’est sans aucun doute la première fois de ma vie que je me sens bien, dans les bras d’un homme. Malgré moi, je n’arrête pas de me passer en boucle quelques scènes de ma vie. Avec ce que j’ai vécu, j’aurais pu finir comme Amy. J’aurais pu haïr les hommes, tous les hommes. Mais Dawkins vient de me prouver qu’il existe bel et bien quelques exceptions, dans ce monde de merde. Du moins, il est sans doute la seule exception parmi eux.

Après plusieurs longues minutes de silence, je finis par lâcher Edward, me laisse glisser sur le côté pour m’allonger près de lui, et récupère le bout de verre qui me gêne. Mon regard s’attarde longuement sur celui-ci, tandis que je m’amuse avec entre mes doigts. L’idée de le planter dans mon ventre est toujours tentante, quelque part. Mais je sais que j’en suis incapable. Je n’aurai jamais le courage de le faire moi-même. Pas ce soir, du moins… “Qu’est-ce que tu crois qu’ils feraient, s’ils le découvraient…?” Je finis par demander, sans quitter le bout de verre du regard, perdue dans mes pensées.


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