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 I don't need help, just go away from here # Sinnley

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MessageSujet: I don't need help, just go away from here # Sinnley   Jeu 22 Juin - 13:50






Dans le jaillissement du volcan de notre être, le venin accumulé en nous ne suffirait-il pas à empoisonner le monde entier ?
— Sinnley & Moïra
Le jour J était arrivé, Moïra allait être emmenée à son premier rendez-vous chez le psychologue. Sauf qu'elle ne trépignait pas de joie de s'y rendre. En fait, ça faisait même plusieurs jours qu'elle réfléchissait à comment éviter cet futile et stérile entretien. Qu'elle ait des problèmes suite à ce qui lui était arrivé était une chose, qu'on l'oblige à écouter un type assommant qui récitait ses bouquins était autre chose. Elle l'avait déjà mis mille fois et le redirait encore : elle n'avait pas besoin de l'aide de qui que ce soit ! D'ailleurs, Moïra avait même envisagé d'attaquer un garde ou un autre patient pour se retrouver en isoloir et être pénard. Mais bon, est-ce que ça valait vraiment le coup ? Elle s'était posé la question jusqu'à la dernière seconde. Fuir, ne pas fuir ? Puis finalement, la rousse avait décidé que le rendez-vous se passerait vite. Elle s'assiérait sur le siège, ne desserrerait pas les dents, et elle repartirait aussi vite dans sa chambre devant son manque total d'envie de s'en sortir. En y réfléchissant, ce plan n'était vraiment pas mal ! Allongée sur son lit, les doigts croisés derrière sa tête, Moïra attendit qu'on vienne la chercher. Finalement, elle ne fit pas de vague, ignorant même les remarques sexistes et déplacées qu'elle entendait. On la força ensuite à s'asseoir sur une chaise et à attendre son tour, puis la porte. Est-ce qu'elle avait le droit d'espérer que son psy soit sexy, à défaut d'être utile ? Parce que comme ça, elle pourra au moins se distraire et se rincer l’œil avant de retourner dans sa chambre. Les deux gardes à ses côtés se levèrent. Quoi ? Ils allaient la trainer dans le bureau par les cheveux ? D'ailleurs pourquoi ils étaient deux ? On estimait qu'elle était si dangereuse que ça ? Elle le prenait comme un compliment. Puis elle entra dans la pièce, après avoir été agréablement surprise en constatant que ce n'était un vieux binoclard et pervers qui allait se voir confier la lourde tâche de la supporter. Ses prières avaient été entendues, finalement. Mais ça ne voulait pas dire qu'elle allait ouvrir la bouche, sans mauvais jeu de mots. Les gardes finir par partir après l'avoir une fois de plus obliger à prendre place, puis ils sortirent. Pas trop tôt, pensa-t-elle. Sauf que cette fois-ci, elle était dans la gueule du loup. Parfait, que ça se dépêche de commencer qu'elle puisse vite partir !
MAY


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MessageSujet: Re: I don't need help, just go away from here # Sinnley   Lun 10 Juil - 0:42

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C'était son boulot de s'occuper des gens, de leurs problèmes, de leur désir de guérison ou au contraire de leur insubordination à se faire guérir. Certains étaient de piètres menteurs, incapables de mentir sur ce qu'ils désiraient vraiment. La sainteté d'esprit ou l'abandon complet de leurs facultés mentales? Certains donneraient cher pour partir d'ici tandis que d'autres préféreraient juste se terrer dans leur chambre et arrêter de vivre aux yeux de l'hôpital. Lui aussi parfois ça lui arrive de se rouler en boule et de souhaiter en finir. -Même si c'est sur de très courts laps de temps parce qu'au final il a toujours ce besoin insupportable de bouger, bouger, bouger- Et c'est peut-être ce même quelque chose qui le fait réfléchir aujourd'hui. Lorsque le psychiatre tient entre ses mains le dossier qu'on lui a offert. Le dossier qui a été écrit... Bon, peut-être pas pour lui, peut-être juste pour quelqu'un. Un quelqu'un qui a pour ordre de s'occuper d'elle. Oh. Oh. Elle. Qu'est-ce qu'elle vaut la demoiselle? D'après les lignes écrit dans un dossier personne ne vaux grand chose. Mais elle n'est peut-être pas ça, elle est sûrement plus que ça. Les patients sont souvent plus que ce qu'ils ont dans leurs dossiers. Ils sont souvent plus. Toute une histoire, toute une idée, une façon de penser, une façon d'être. Et c'est ce quelque chose qu'il fallait trouver quand il fallait comprendre un patient. Le comprendre pour mieux le soigner. Qu'il désire être soigner ou pas d'ailleurs. C'est toujours son boulot et qu'il aime le faire ou pas, à la fin du mois il y a toujours la paye... Et puis en s'occupant des problèmes des autres on s'occupe moins des siens. Et ça c'est un petit quelque chose de bien utile.

C'est l'heure. L'heure qui est écrite sur 'horloge, qui lui afforme qu'il est temps de passer à la rencontre. Celle qu'il étudie depuis tout à l'heure. Avec un peu de chance elle sera moins bornée que les précédentes, ceci dit le doute résonne dans son esprit. Rien ne se passe jamais comme on le désire dans cet hôpital de toute façon. Que l'on soit du bon côté du bureau ou non. Les gardes la font rentrer, plus violement qu'il le désirait. Ce qui le fait d'ailleurs soupirer. Pas besoin d'être aussi... Brutes. Alors il essaie, tente d'être aimable.

«Bonjour Moïra, comment vas-tu?

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MessageSujet: Re: I don't need help, just go away from here # Sinnley   Mer 19 Juil - 19:22


       

         

       

Dans le jaillissement du volcan de notre être, le venin accumulé en nous ne suffirait-il pas à empoisonner le monde entier ?

— Sinnley & Moïra
Bon, voilà, elle était dans la gueule du loup et il n'y avait plus qu'à attendre que le temps passe pour qu'elle puisse retourner vaquer à ses occupations. Enfin... si on pouvait se vanter d'avoir des passes-temps par ici. Parce qu'on ne va pas se mentir, à part tenter de tuer le temps en participant à des ateliers, en passant du temps à la bibliothèque ou en se baladant dans le parc lorsqu'on avait le droit, sa vie était d'un ennui mortel. Bon, peut-être pas à ce point-là. Le hasard lui aura au moins permis de retrouver un ex-collègue et ami et de l'obliger à ne pas fuir ses sentiments comme elle le faisait pourtant habituellement sous couvert de son boulot. Certaines nouvelles connaissances étaient aussi particulièrement intéressantes, bien que la jolie blonde n'oubliait pas qu'elle restait dans un hôpital psychiatrique et qu'il valait mieux se méfier de tout le monde. Comme ce psychologue par exemple. Qu'est-ce qu'il recherchait exactement ? A disséquer l'âme de ses patients ou à les aider sincèrement ? Bien qu'elle ne soit pas ici depuis longtemps, Moïra avait déjà eu vent de rumeurs plutôt dérangeantes. Apparemment, certains patients étaient victimes d'expériences et les plus isolés finissaient même par disparaitre. Youpi... Quelle joie d'apprendre que les médecins étaient aussi tarés que leurs patients... Raison de plus pour qu'elle se barre d'ici. En attendant, elle allait déjà devoir sortir de cet entretien inutile. Le visage fermé, l'attitude nonchalante, Moïra s'apprêtait à agir exactement comme lorsqu'on l'avait enlevée, séquestrée et torturée. Elle ne lâcherait rien, sinon pour user de cynisme et son mordant naturel. « Bonjour Moïra, comment vas-tu ? » demanda le praticien avec gentillesse. L'intéressée releva les yeux vers lui et prit le temps de l'observer pour mieux le jauger. Première chose, il était mignon, ce qui était plus agréable que d'avoir à faire avec un vieux croulant pervers. Par contre, impossible de dire si rapidement s'il était sincère ou non. Hésitant entre se morfondre dans son mutisme ou riposter, Moïra finit par afficher un sourire en coin. « Comme une folle, merci. » Bah quoi ? De toute façon c'était bien ce qui était écrit dans son dossier non ? Alors autant allez au plus vite. Comme ça il serait content, et elle-aussi en sortant plus vite. Bref, ce serait gagnant-gagnant, qui avait-il à redire ?
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MessageSujet: Re: I don't need help, just go away from here # Sinnley   Dim 6 Aoû - 1:39

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Un rire s'échappe de la gorge du médecin tandis qu'il regarde la jeune fille. C'est un léger rire surpris qu'il s'empresse d'arrêter avec une légère toux. Oui tout est léger actuellement ne questionnez pas le pourquoi de la chose. « Excuse moi... Ce n'est pas très professionnel. Je ne devrais pas rire... Mais c'était super bien envoyé. » Sinnley se racle la gorge pour reprendre un peu de crédibilité avant de baisser les yeux sur son carnet. Il a quelques ordres a suivre mais peut-être suivre le courant des choses comme ce dernier vient ça ne peut pas être mal non plus. Au moins elle marquait un point. Le point de la sympathie. Elle semblait assez logique dans sa manière d'être et il semblait possible d'avoir une conversation avec elle. « Je suppose que ta repartie montre que tu es capable d'avoir une conversation décente. » Il marque une pause. « Ce n'est pas une question ne te sens pas obliger de répondre.« Et même si l'envie t'en prenait une réponse serait certainement étrange... On n'avait pas besoin de gêne dans l'instant même finalement. Et on avait pas besoin de gêne tout court dans un premier rendez-vous ça restait compliqué de gérer la situation. Le sourire fin repassa sur les lèvres de Sinnley tandis que ce dernier repensait à ses paroles. Il n'était pas rare que les patients soient froids, mais ils manquaient majoritairement de repartie. Et ce que se disait l'homme en ce moment c'était que peut-être, avec un peu de chance et de bonne volonté, il serait capable de faire quelque chose de bien avec elle. Encore faudrait-il qu'elle soit d'accord pour faire évoluer une séance. « Pardon du principe que tu n'es pas folle, je ne sais pas toi mais je suis pas un fan de ce mot. Peut-être parce qu'on l'avait déjà insulté de cette façon lorsqu'il était au plus bas. Nope. Pas de folie aujourd'hui même. « Comment vas-tu? Au sein de l'hôpital j'entends, au sein de ta personne. Toi, comment te sens tu? » Et si tu redis comme une folle malheureusement les quelques conclusion que c'était fait le médecin auparavant ne seront que hâtive. Voilà qui serait décevant. Ça avait pourtant l'air bien partie entre eux.

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MessageSujet: Re: I don't need help, just go away from here # Sinnley   Mer 6 Sep - 20:34


       

         

       

Dans le jaillissement du volcan de notre être, le venin accumulé en nous ne suffirait-il pas à empoisonner le monde entier ?

— Sinnley & Moïra
Elle le regarda en fronçant les sourcils, tandis que le psychiatre se mettait à rire. On était sûr que c'était elle la plus bizarre dans la pièce ? Enfin, s'il aimait la répartie, grand bien lui fasse. A défaut de faire avancer les choses, ils pourraient partager des moments caustiques ? Puis le médecin se reprit, toujours sous le regard attentif de la policière qui n'avait d'autre chose à faire que d'attendre immobilement que la séance se termine. Le plus tôt serait le mieux, bien qu'il faille admettre qu'il était mignon ce psychiatre. Il semblait aussi plutôt sympathique, ça se lisait sur ses traits. Cependant, Moïra crut aussi y discerner quelque chose de plus profond. Le médecin n'était pas aussi lisse qu'il n'y paraissait à première vue, mais elle n'aurait su dire si c'était une bonne ou une mauvaise chose. Allait-il le mettre en pièce ou lui faire subir des expériences étranges après lui avoir fait croire qu'il était l'aide précieuse dont elle avait besoin ? « Excuse moi... Ce n'est pas très professionnel. Je ne devrais pas rire... Mais c'était super bien envoyé. » Moïra le regarda en biais. Il était sérieux, là ? Il en avait l'air, mais la blondinette n'était pas suffisamment en confiance pour baisser sa garde. A la place, elle préféra simplement continuer de l'observer, cherchant s'il était un allié potentiel, s'il venait juste pour avoir sa paye en fin de mois, ou s'il cachait des monstres dans son placard. « Je suppose que ta repartie montre que tu es capable d'avoir une conversation décente. » Une fois encore, Moïra leva un sourcil. Décidément, il était plutôt intrigant ce mec. Mignon, apparemment intelligent et il riait à ses blagues. Peut-être qu'il n'était pas aussi méprisable que ce qu'elle avait d'abord pensé. Par contre il voulait quoi, là ? Il attendait une réponse ? Ah, apparemment pas car il reprit. « Ce n'est pas une question, ne te sens pas obliger de répondre. » Elle ne s'était pas vraiment sentie obligée en fait... Elle savait qui elle était, donc peu lui importait ce que lui pensait. « Venons-en au fait. » demanda-t-elle sur un ton neutre, bien que légèrement impératif en croisant les jambes d'une manière élégante. « Partons du principe que tu n'es pas folle, je ne sais pas toi mais je suis pas un fan de ce mot. Comment vas-tu ? Au sein de l'hôpital j'entends, au sein de ta personne. Toi, comment te sens-tu ? » Moïra pencha imperceptiblement la tête de côté. Finalement, la séance ne se passait pas exactement comme elle l'avait pensé jusqu'ici. Cet homme était intrigant, et ça lui donne envie d'en savoir plus sur lui. A défaut de pouvoir rentrer chez elle, ça lui ferait un jeu agréable avec lequel se divertir. Pour cette raison, la jolie blonde décida de répondre. Après tout, ça lui ferait une rare conversation sensée dans cet institut non ? Après une pause et avoir réfléchi, elle lui répondit. « Je persiste à dire que je n'ai rien à faire ici. Sérieusement, vous les avez vu les autres ? Si vous me dites que j'ai quoi que ce soit de commun avec eux, je vous écorche vif ! » Il n'y avait aucune menace dans sa voix, juste beaucoup de lassitude et sa sensation haute et forte qu'elle ne devrait pas être là. Sa dernière phrase ressemblait d'ailleurs plus à une petite boutade qu'autre chose. « Allons droit au but, dites-moi ce que je dois faire pour sortir au plus vite, et je le ferai. » Enfin, ça dépendrait des conditions. Elle n'était pas certaine de vouloir vendre son âme au diable pour sortir d'ici non plus. Ça, elle le ferait peut-être une fois que ces autres options seraient épuisés. A présent, elle observait attentivement le visage de l'homme pour voir sa réaction non verbale, qui en dirait sûrement plus que sa réponse.
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MessageSujet: Re: I don't need help, just go away from here # Sinnley   Ven 13 Oct - 22:04

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C'est bien une de seules séances de sa vie où il remerciera son hyperactivité de l'accompagner chaque jour dans sa vie professionnelle. Celle qui se révélait parfois, souvent, assez compliqué lorsqu'il était question d'écouter un patient parlé de sa vie, bien longtemps, trop longtemps peut-être... Ici pour parler il n'y avait que lui. Ou du moins il y avait trois de ses phrases pour l'une des siennes. C'est ancien, ou bien c'est commun, c'est peut-être la plus vielle hantise des personnes qui travaillent dans sa branches, les psychiatres, les psychologues, pédopsychiatres et tout ce qui s'en suit... L'idée que le patient ne vous réponde pas, l'idée que le patient reste aussi silencieux qu'une pierre tombale. Parfois c'est son passé qui l'a placé dans cette situation, la situation dans laquelle il s'est placée qui l'empêche de simplement ouvrir la bouche et de parler comme vous et moi -moi je ne parle pas bien évidemment, j'écris- Parfois c'est le mental du patient, non pas sa situation mais son état d'esprit, il refuse de parler, peut-être parfois juste pour ennuyer le psy, parfois c'est pour refréner ce qu'il pense de l'homme, éviter de piquer une crise contre la personne. C'est si adorable de penser aux autres... Moïra la question se pose, la question trouvera réponse ceci dit, que tu le dises ou qu'il doive chercher longtemps, fouiller pour trouver sa réponse. « Venons-en au fait. » Au fait? Au fait? Mais le fait il y en a beaucoup. Trop pour les nommer certainement. Y a t-il besoin d'une raison pour prendre un simple petit moment de réflexion? Peut-être admirer le paysage de la stupidité humaine, la folie comme ici on aime à l'appeler. Mais les fous ne sont pas stupides, certains sont des meurtriers comme ils ont un coefficient intellectuel assez élever, peut-être plus que l'on dit. On en dit beaucoup des choses ici non? prenez simplement un instant pour réfléchir sur cette pensée ainsi que toutes celles qui résonnent entre les murs...

Le brun se passe la langue sur les lèvres, ses yeux restent collés dans les siens quelques instants, se demandant si peut-être elle allait répondre, non? oui? Tout n'était qu'attente maintenant, il baissa les yeux vers ses feuilles alors, dans l'attente certainement. S'ils allaient jouer au silence alors il allait jouer aussi, s'amuser à dessiner le petit bonhomme qu'on appellera James, celui qui se promènera sur le papier en attendant un possible mot de sa part. Le voilà qui n'avait même pas fini la jambe de James qu'elle parlait, Sinnley releva les yeux, dans le but de croiser son regard. « Je persiste à dire que je n'ai rien à faire ici. Sérieusement, vous les avez vu les autres ? Si vous me dites que j'ai quoi que ce soit de commun avec eux, je vous écorche vif ! » Voilà qui va droit au but. « Je suppose que c'est à moi de dire si tu es comme eux ou pas c'est vrai... Mais qui suis-je pour juger encore? Ceci dit, la violence c'est quelque chose que tu as en commun avec les autres non? » Oh, Sinnley n'a pas pour but de la brusquer non plus, il veut juste la faire réaliser que, peut-être si elle est ici il y a une raison, il y a certaines personnes ici assez sages, non violentes, d'autres très dérangées... « Allons droit au but, dites-moi ce que je dois faire pour sortir au plus vite, et je le ferai. » Un sourire doux s'étira sur ses lèvres, il n'était même pas faux, sa réflexion, cette envie de sortir en disait déjà un peu sur elle. Ses yeux se baissèrent sur son carnet avant de remonter vers son visage pour prendre la parole. « Discuter avec moi. Ce n'est pas grand chose non? On peut même faire un truc. Tu parles, tu dis quelque chose sur toi et moi je parle. Si ça te met plus à l'aise on peut parler ainsi. » .

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MessageSujet: Re: I don't need help, just go away from here # Sinnley   Mer 8 Nov - 11:41


       

         

       

Dans le jaillissement du volcan de notre être, le venin accumulé en nous ne suffirait-il pas à empoisonner le monde entier ?

— Sinnley & Moïra
Patient et étrangement calme, l'attitude du psychiatre conférait à la pièce une ambiance presque agréable et propice aux confidences. N'essayant nullement de l'obliger à parler et ne la regardant ni avec mépris ni avec agacement, le beau brun qui lui faisait face s'était simplement mis à gribouiller sur sa feuille en attendant, sans doute, qu'elle se décide à parler. Moïra jurerait pourtant que même si elle décidait de rester mutique et de fulminer en silence, l'aura dégagée par le psychiatre prendrait le dessus sur la température tranquille de la situation. Clairement, elle ne s'était pas attendu à cela. Au moment où on lui avait dis qu'elle irait voir un psychiatre, l'image qu'elle s'en était faite avait nourri son désir de méfiance, de cynisme et d'insolence. Elle l'avait imaginé vieux, les cheveux blancs clairsemés avec des lunettes au bout du nez derrière lesquels de petits yeux cruels et pervers l’observeraient, et portant une blouse blanche. Il serait du genre à lui faire des cours de moral tout en tentant d'abuser d'elle sous prétexte que comme elle était folle, elle serait à sa merci. Bref, le praticien typique d'une série noire. A la place, Moïra était face à un bel homme intrigant, qui réussissait l'exploit de calmer sa rage intérieure rien que par son attitude décontractée. Voulant le pousser dans ses retranchements pour voir à quel genre de type elle avait affaire, la fausse rousse décida de se montrer cash. Ils gagneraient du temps tous les temps comme ça. Et pour commencer, elle n'était pas folle. En tout cas, pas comme les gens comprenaient ce terme d'ordinaire. « Je suppose que c'est à moi de dire si tu es comme eux ou pas c'est vrai... Mais qui suis-je pour juger encore ? Ceci dit, la violence c'est quelque chose que tu as en commun avec les autres non ? » Il était sérieux là ? Avec une gestuelle frôlant la désinvolture, Moïra se redressa sur son siège et croisa les jambes tout en le fixant. « C'est bien que vous parliez de violence, j'ai deux trois informations pour vous. La première, c'est que tous ceux enfermés ici ne sont pas violents. Certains sont même... dans un univers parallèle qui semble être celui des Bisounours. Donc si le seul critère qui explique ma présence ici est mon comportement à tendance violent, alors merci de me faire sortir sur l'heure. Deuxièmement, vos pensionnaires violents sont loin d'être les seuls à utiliser cette forme d'expression pour marquer leur mécontentement. Aussi, si les personnes violentes sont celles qui doivent se faire interner, j'ai bien peur que la majorité du personnel doivent rejoindre l'autre côté. » fit-elle avec un sourire en coin. Ce n'était plus un secret pour personne, nombre de gardes et d'autres membres du personnel étaient de véritables tyrans qui n'hésitaient pas à recourir à la violence par plaisir. Et Moïra comptait bien démontrer à son psychiatre combien la logique de qui est considéré comme fou ou non était sacrément subjective et biaisée. « Bref, j'espère que vous avez d'autres arguments pour me retenir illégalement. » envoya-t-elle comme une pique, son sourire toujours en coin et attendant de voir si ce beau brun était de bonne ou de mauvaise foi. Puis elle lui demanda ce qu'elle devait faire pour sortir rapidement d'ici. Une façon de tester son taux de perversité. « Discuter avec moi. Ce n'est pas grand chose non ? On peut même faire un truc. Tu parles, tu dis quelque chose sur toi et moi je parle. Si ça te met plus à l'aise on peut parler ainsi. » Sérieusement ? Moïra poussa un soupir. Elle n'avait rien à dire, sa vie était d'une banalité affligeante. Mais bon, elle allait tenter. Qui sait si en se montrant coopérante il n'allait pas finir par la croire et l'aider à sortir ? « Si vous voulez, mais ma vie n'a rien d'extraordinaire. Je ne me suis pas fait battre par mes parents, je n'ai pas subi de lavage de cerveau par une secte et je ne suis pas tombé sur un petit-ami cinglé qui a tenté de me tuer après notre rupture. En fait, comme la majorité des gens, je cherche simplement à éviter les ennuis. Je me consacre à mon boulot pour payer mes factures et je tente de rendre mes week-ends plus sympas en sortant boire un verre. Wahou, vous parlez d'une folle !... » Bon certes Moïra n'avait ni amis ni parents, et elle fuyait le contact humain. Elle ne cherchait pas non plus à fonder de famille et se complaisait dans sa solitude en se convainquant qu'elle était heureuse comme ça, ou du moins qu'elle n'en était pas malheureuse. Les seules personnes qu'elle croisait au quotidien étaient ses collègues, ses suspects et ses voisins. Et avec eux tous, elle n'échangeait que le stricte minimum. Mais en fin de compte, Moïra n'était pas folle, elle était juste seule et malheureuse.
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MessageSujet: Re: I don't need help, just go away from here # Sinnley   Dim 19 Nov - 10:49

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Peut-être ses paroles pouvaient être jugées de telles ou telles façons, mauvaises lorsqu'elles se voulaient douces ou bien faussées lorsqu'elles ne faisaient que transmettre un message logique qui, normalement ne devrait manquer de sens. Nerveusement, ce qu'il n'avait pas été jusque là et que pourtant, maintenant, venait racler logiquement au fond de son esprit, l'idée de l'incohérence prit place. Tandis que ses yeux se posaient sur le visage de la jeune femme. Son travail était de venir en aide à toutes ces personnes, tous ceux qui étaient vus comme fous dans la société, tous ceux qui n'étaient pas aimés, qui étaient sans le vouloir ou bien consciemment, tous ceux qui étaient mis ici, entre ses mains. Il avait perdu le droit d'être un simple médecin sur le continent lorsqu'il n'avait pas respecter les devoirs d'un médecin. Moïra ouvre la bouche, se remet à parler. Ses paroles ne manquent pas de vérité, ses paroles sont même lourdes de sens. Elle porte une vérité que de nombreux médecins préfèrent simplement oublier. Mais lui il ne peut pas. Pas quand il va chercher ces quelques personnes à l'isoloir ou bien qu'il est lui-même témoin de la violence faite sur les patients. On parle de faire changer les choses, ou bien de l'inutilité même de bouger, parce que "de toute façon les choses ont toujours fonctionner ainsi, il n'y a pas de raison pour que les choses changent maintenant". Dieu que ce genre d'arguments le donne envie de frapper le premier venu. Qu'il soit gardien ou médecin, la violence sur les patients est déjà assurée par un autre corps de travail que lui-même.

« Je sais pertinemment que l'on ne peut parler de violence ici sans parler des gardiens qui sont tous plus violents les uns que les autres. Certains frappent sans raisons tandis que certains prétendent avoir une raison. Je sais aussi bien pour les patients qui sont trop doux pour être ici et de ceux qui sont de véritables meurtriers. Ce n'est pas parce que je fais partie du personnel que je suis stupide Moïra. Tout le monde n'est pas mauvais dans son métier. Tout le monde n'est pas désinvolte à l'idée d'aider les autres. Non le seul critère de ta présence dans mon bureau, ou même sur cette île, n'est pas simplement ta violence. Il y a d'autres choses, d'autres chose que je pense que tu connais toi-même. » N'est-on pas mieux placé pour connaitre ses troubles que soit-même? Non Sinnley. Tu es particulièrement mauvais pour ça. Il hausse les sourcils, presque amusé par cette réponse. Alors non? Elle ne sait vraiment pas ce qui se passe? Ou alors non elle ne veut pas du tout voir ce qui lui tombe dessus, ce qu'elle est, ce qu'elle a. L'histoire que l'on offre au médecin, celle qui est "la véritable" celle qui n'est pas raconter par le patient, est censé n'être qu'une simple vérité, un quelque chose qui n'est que réalité, un parfait petit plan de la conscience de l'homme, la femme qui se trouve en face de soi, dans ce siège, coupable simplement d'être fou. Si de folie le mot est simple à comprendre. « Oh? Vraiment Moïra? Tu n'es pas retenue ici illégalement. Tu devrais le savoir pourtant, non? »

Il soupira doucement, si elle était désinvolte, il pouvait l'être aussi c'est vrai non? Elle n'avait pas envie d'être ici, soit. Lui non plus? Ou du moins il voulait aider mais aider les gens qui voulaient être aider. Lorsque les gens s'ennuyaient, lorsque les gens restaient stoïques des séances entières, lançant des regards accusateurs, ou de la haine en barre, ça n'avait aucune plaisir, aucun intérêt à être fait. comment pourrait-on apprécier aider quelqu'un qui ne fait que tirer la gueule. Très bien Moïra. On peut jouer de cette façon, se regarder dans les yeux facilement, à se tourner les pouces et à grincer des dents. Ou alors on peut arrêter de grogner et peut-être s'encourager à se guérir. « Ce n'est pas ce qui est écrit sur ton dossier. » Il hausse les épaules, abordant un regard joueur (presque vainqueur) oups. Voilà quelque chose qui ne colle pas à ta version des faits. « La vie qui est écrit sur ton dossier, tes troubles, ta petite violence dont on parlait plus tôt, les choses ne sont pas aussi simples, elles sont relativement plus complexes... » .

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