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 Our only commonality # Nathan

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PILULES AVALÉES : 145
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Moïra Wilander

MessageSujet: Our only commonality # Nathan   Jeu 22 Juin - 12:33


       

         

       

I sit outside as it begins to rain, as if to mock my sorrow.

— Moïra & Nathan
En dépit du fait que Moïra soit ici depuis trois mois, elle n'avait pas encore mis un pied chez le psychologue. Peut-être jugeait-on qu'elle avait encore besoin de repos après ce qui lui était arrivé ? Toujours est-il que la veille au soir, on était venu dans sa chambre pour la prévenir que son premier rendez-vous était enfin posé, et que ce dernier aurait lieu dans moins d'une semaine. Elle verrait le psychologue Sinnley Wagner qui serait là pour l'aider à faire face à son stress post-traumatique ainsi qu'à ses terreurs nocturnes. Il était aussi sensé l'aider à canaliser sa colère pour ensuite mieux la faire disparaitre. Ben franchement, bonne chance ! Moïra s'était toujours débrouillée toute seule, ce n'était pas demain la veille qu'elle allait se mettre à pleurer dans le giron de qui que ce soit et raconter sa vie. Alors oui c'était chiant de ne pas réussir à avoir une nuit complète sans se réveiller en sueurs, angoissée et terrorisée, mais elle apprendrait à vivre avec, il lui fallait juste du temps. Quant au reste... eh bien elle ferait pareil. Du moins elle ne pouvait que l'espérer. Dans tous les cas, la rousse comptait bien se barrer d'ici tôt ou tard et reprendre une vie à peu près normale. Pas question de terminer ses jours ici, sinon c'était sûr qu'elle deviendrait réellement cinglée ! Installé par terre contre un mur, un livre entre les mains dont elle relisait sans cesse la même phrase, une ombre se fit sur les pages jaunissantes. Moïra releva la regard, indifférente, et aperçut un garde. « Ton rendez-vous avec Monsieur Wagner a été avancé. Ce sera vendredi à 10.40. » Et il repartit. Tout ça pour ça ? Ce n'était pas comme si on lui laisserait le choix. Qu'elle oublie ou non, on viendrait la chercher et on l'escortera jusqu'à son rendez-vous. Enfin bref, la rousse préféra se dire que l'intention était bonne. Elle retourna ensuite à son livre, ne se rappelant même plus de quoi ça parlait. Moïra le referma d'un coup sec en soupirant. La prochaine fois, elle prendra un truc avec des images. Puis elle regarda alentour, avant d'avoir l'impression d'être épiée à son tour. Ses iris mystérieux croisèrent celui d'une jeune homme. Enfin, il était clairement plus jeune qu'elle. Haussant un sourcil, elle l'interrogea du regard pour savoir ce qu'il lui voulait. Soit il détournerait le regard, soit il viendrait vers elle. Si c'était l'option B, soit il serait juste bizarre mais sympa, soit il viendra l'agresser sous prétexte qu'elle n'avait pas à le fixer. Dans un cas comme dans l'autre, ça lui ferait de la distraction, bien plus que ce maudit bouquin.
       MAY


         
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Nathan Solverson

MessageSujet: Re: Our only commonality # Nathan   Sam 1 Juil - 17:30





MOÏRA & NATHAN
 Our only commonality

Nathan est assis sur son lit, les jambes en tailleur. Le regard dans le vide, il pense à son frère. “Arrête de penser à lui, tu te fais du mal Nat’”. Lucie avait probablement raison, mais Nathan se refusait d’admettre que James soit si mauvais. Pendant une semaine il est resté enfermé dans sa chambre, n’osant sortir affronter ce qui se passe de l’autre côté de la porte, Nathan a bien discuté avec elle. Mais il n’accepte toujours pas qu’elle parle comme ça de lui. C’est son frère, son jumeau, son seul véritable ami. Après tant d’années passées à s’entraider et se soutenir, se dire que c’est peut-être lui qui est la source de tout cela, lui fait froid dans le dos. Lucie arrête de parler comme ça de lui, je n’apprécie pas, tu le sais… lui dit-il d’un ton froid.

Bien que pour le moment les séances n’aient pas encore commencé, il a hâte de pouvoir enfin discuter avec son psychologue. C’est bien la seule personne en qui il peut avoir confiance dans cet endroit morbide. Parler et être aidé ne le déplaît pas, bien au contraire. La seule chose qui lui fait peur, c’est Lucie. Lucie est son amie et il ne veut pas la perdre, l’idée même que le psy pourrait lui parler d’elle et tenté de la faire fuir, le rend nerveux.
D’ailleurs, il ne sait absolument pas pour quelles raisons, ils l’ont mis ici. Tout ce passé bien dans la prison, il était calme et il ne lui restait qu'un an à tenir avant de pouvoir sortir. Ensuite vint la visite de son frère, une discussion plus qu’étrange après tant d’années d’absence. Et le voilà ici, à Ostrov. Un soit-disant hôpital psychiatrique où y règne les plus fous des fous, les fous qui ne réalisent pas qu’ils sont fous, ou bien les fous qui assument être atteints de maladie mais qu’il ne considère pas comme de la folie.
Sa chambre est son seul moyen d'évasion et d’isolement face à tout ce qui lui arrive. Mais voilà maintenant deux semaines qu’il est confiné dans sa chambre, avec pour seule distraction Lucie. S'aérer l’esprit et rencontrer, qui sait de nouvelles têtes, lui plaît bien. “Ne fais pas ça Nat’, tu ne sais pas ce qu’ils sont capables de faire” lui lance Lucie.
Mais Nathan ne prend même pas la peine de lui répondre et ouvre la porte de sa chambre.
Un soleil transperce les fenêtres du couloir, l’aveuglant pendant quelques dizaines de secondes. Le temps de recouvrait la vue et il marche ne sachant où aller. Il guette sans cesse par-dessus son épaule de peur de tomber sur un fou qui voudrait le planter par-derrière. Il accélère le rythme, se retrouver seul dans ces immenses couloirs lui fait terriblement peur.
Au bout d’un couloir, il aperçoit une salle et décide d’aller y jeter un œil. Peut-être rencontrerait-il une fille au joli minois qui pourrait sans doute l’aider à passer un moment plus agréable. Une fille sera bien plus simple à aborder pour ce beau brun, qu’un inconnu sortit de nulle part. Il rentre et regarde partout. Plusieurs gardes sont postés dans la salle, plusieurs tables sont éparpillées dans cette immense pièce qu'est la salle commune. Des patients discutent entre eux, d’autres sont près à se battre, et puis il y en a qui sont carrément assis par terre.
En observant les personnes plus sérieusement, il y en a une qui se détache du lot. Une belle rousse plongée dans son bouquin, mais pas pour bien longtemps. Elle referme son livre et inspecte à son tour la salle du regard. La belle rouquine se fige sur Nathan. Elle a bien dû remarquer le regard insistant de celui-ci. Mais elle ne fait rien et continue de l'observer. “Tue-la…” Lucie ne s'arrêtera donc jamais pense-t-il.
“Je veux d’abord m’amuser et après pourquoi pas” chuchota-t-il en guise de réponse à son amie.  Nathan est sur ses gardes quand même. Elle a beau être une femme, pour être ici, elle n’en reste pas moins dangereuse à ses yeux. Il s’avance lentement en direction de la rouquine, et prend place à côté d’elle.
“Ton livre ne te plaît pas pour préférer observer un jeune homme fou”
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Moïra Wilander

MessageSujet: Re: Our only commonality # Nathan   Lun 3 Juil - 13:59


       

         

       

I sit outside as it begins to rain, as if to mock my sorrow.

— Moïra & Nathan
Ce qu'elle pouvait s'ennuyer ici la rouquine... Elle qui était habituée à enquêter sur des affaires sordides, voilà qu'elle était privée de tout. Et connaissant son caractère, il était plutôt étonnant qu'elle n'ait pas encore décidé de frapper tout le monde juste pour se passer le temps. Mais peut-être que la fatigue dut à ses terreurs nocturnes y était pour quelque chose. A moins que ce ne soit le calme avant la tempête. Toujours est-il que pour le moment, Moïra tentait désespérément de se trouver une activité chronophage. Tout était bon pour oublier qu'elle était là et qu'elle ne servait à rien. Hélas, si elle avait toujours pensé qu'elle manquait de temps pour s'intéresser aux livres, elle comprenait maintenant que la lecture ne l'avait jamais réellement intéressé. Incapable de lire plus de deux phrases d'affilées, la rousse avait fermé le bouquin dans un clap sonore avant de soupirer. Puis elle avait laissé son regard vagabonder sur les autres patients. Certains étaient tellement atteints qu'ils faisaient encore et toujours la même chose. Où alors ça n'avait rien à voir avec la maladie et d'ici peu, elle serait comme eux à force de s'ennuyer comme un rat mort. Mais ce fut finalement un regard persistant qui la dérangea et elle chercha d'où ça venait. C'est comme ça qu'elle tomba sur un jeune homme qui paraissait... particulièrement étrange. Le genre gentil mais dont il valait mieux se méfier. Fière et n'ayant aucune raison de détourner le regard la première, Moïra le fixa, sans craindre la réaction que le jeune homme pouvait avoir. Elle savait se défendre et manquait cruellement de divertissement. Finalement, ce dernier se décida à venir mais il n'avait, de surface en tout cas, aucune intention de violence à son égard. « Ton livre ne te plaît pas pour préférer observer un jeune homme fou ? » demanda-t-il en s'installant à côté d'elle. Moïra l'avait regardé faire, calme et d'apparence immobile mais prête à se défendre au cas où. « Tout le monde est cinglé ici, les patients comme les autres. Pourquoi préciser que tu es fou ? Tu penses l'être plus que les autres ? » demanda-t-elle à son tour en penchant légèrement la tête et en observant attentivement les traits de son visage pour y décrypter ce qu'il pensait. C'était maintenant que ça allait se jouer. Soit il serait intéressant et permettrait à la prochaine heure de vite passer, soit il ne l'était pas et elle pourrait toujours l'assommer avec le livre. Ce serait d'ailleurs le seul intérêt de ce pavé de feuilles parce que, non, il n'était pas intéressant. En tout cas pas assez pour elle. Et quant elle regardait les tarés qu'il y avait alentour, la rousse doutait qu'un seul des pensionnaires puissent d'ailleurs lui trouver un quelconque intérêt si ce n'était de frapper les autres avec.
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Nathan Solverson

MessageSujet: Re: Our only commonality # Nathan   Mer 12 Juil - 19:57





MOÏRA & NATHAN
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Nathan ne sait pas trop comment réagir face à cette charmante demoiselle. Il s’est installé à côté d’elle pour ne pas lui montrer qu’il est méfiant. Il préfère cacher son jeu pour le moment. Tant qu’il ne sait pas à qui il a affaire, vaut mieux rester prudent. Parmi toutes les personnes présentes dans la salle c’est elle que Nathan a choisi. Même lui ne sait pas pour quelles raisons. “Tue là…”, Lucie ne tarde pas à faire son apparition. Ce qui a le don d’énerver Nathan. Maintenant qu’il est juste à côté de la rouquine, il ne peut plus parler aussi aisément à son amie la voix.
Nathan voulut entamer la conversation et à sa question la réponse de la jolie rousse ne se fait pas prier. « Tout le monde est cinglé ici, les patients comme les autres. Pourquoi préciser que tu es fou ? Tu penses l'être plus que les autres ? »
Elle n’a pas tort, en effet pour être ici, c’est bien parce que tu es fou ou que tu es un psychopathe au choix. Nathan préfère tout de même prendre son temps pour lui répondre. Il ne sait toujours pas ce qui le motive à lui parler, ni les motivations de la rouquine.
“En effet je pense l’être plus que les autres, mais regarde autour de toi, penses-tu que cela soit bien difficile ?”Il marque un temps de pause et reprend, “Les fous ne manquent pas ici, c’est certain. Mais pour beaucoup ils sont justes vraiment malades. Je ne me considère pas comme malade, mais toi. De quelles catégories de fous, tu penses faire partie ?”, et il finit sa phrase avec son sourire d’ange. Sourire d’ange qui cache pourtant un véritable démon en lui. Cette rouquine l’intrigue. Elle ne paraît pas folle ou plutôt malade. Elle lui donne juste l'impression d’être bien plus intelligente que ça.
Nathan étend ses jambes au sol et place ses mains derrière la tête. Il se met alors à réfléchir. Cette rouquine n’a pas l’air de vouloir l’agresser. Si elle avait envie de le faire, elle l’aurait probablement fait depuis longtemps. Mais ce qui perturbe le plus Nathan, c’est comment elle est arrivée sur l’île. Et il préfère lui poser la question, un peu de franchise ne fait pas de mal.
Au pire, si elle ne souhaite pas répondre, elle voudra peut-être le tuer et là ça pourrait être marrant. “Oui va s’y, qu’est-ce que tu attends” lui dit Lucie. “Non, soit patiente Lucie, j’aime bien sa présence finalement”, Nathan répondit à son amie, le plus naturellement du monde. Ce n’est qu’en se tournant vers la rousse pour lui poser sa fameuse question, qu’il se rend compte de son erreur. Il ne voulait pas dévoiler son vice aussi rapidement mais bon. Maintenant que c’est fait, les présentations n’en seront que plus drôles. Nathan préfère garder sa question pour plus tard, en voyant le visage interloqué de la rousse, il estime devoir s’expliquer sur ce qu’il vient de se passer.
“Excuse-moi, j’ai oublié que je n’étais pas tout seul. Lucie intervient sans prévenir parfois”.
Nathan arbore un petit sourire en coin. Il se doute bien qu’elle posera LA question, mais ce petit jeu l’amuse. Rester dans le flou pour déstabiliser son interlocuteur le fait bien rire.
Voyons comment va réagir la belle femme aux cheveux roux.

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Moïra Wilander

MessageSujet: Re: Our only commonality # Nathan   Lun 24 Juil - 13:11


       

         

       

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— Moïra & Nathan
Quelles que soient les raisons pour lesquelles le jeune homme soit venu discuter avec elle, Moïra a de plus en plus la sensation qu'une ombre plane sur elle, comme si des ténèbres invisibles se mettaient à l'envelopper. Funeste présage. Peut-être à cause de ce quelque chose d'indéfinissable dans le regard de ce patient, ou sa manière de sourire ? En tout cas, maintenant qu'il était à côté d'elle, la rouquine se sentait encore moins en sécurité, enfin si être en sécurité ici avait un réel sens. Du coup, Moïra se mit sur la défensive, prête à réagir au besoin. Paradoxalement, elle ne se gênait pas pour rester elle-même avec son côté parfois trop direct. Il faut dire qu'il lui tendait une perche en se présentant comme fou. Dans un asile, c'était plutôt évident qu'il était dérangé, comme tout le monde. Sauf elle, et quelques rares autres pensionnaires. Au mieux c'était une navrante erreur, au pire avaient-ils effectivement quelques soucis... mais de là à être enfermés comme du bétail, non ! Moïra avait certes connu une situation particulièrement délicate, son incarcération dans cet établissement n'était pour autant pas justifié. Ils finiraient bien par sa rendre compte à l'administration non ? D'ici là, la rousse conservait toujours son projet de fuite. Ça devait forcément être possible, quoi qu'en dise Nicholas. Il fallait que ça le soit ! Sinon elle finirait réellement dingue. « En effet je pense l’être plus que les autres, mais regarde autour de toi, penses-tu que cela soit bien difficile ? » lui répondit-il après un instant de réflexion. Balayant rapidement la salle commune, Moïra ne pouvait que hocher la tête à ses déclarations. Entre ceux qui restaient immobiles les yeux dans le vague, ceux qui se prenaient pour des héros de l'Histoire et ceux qui affichaient une tête indéfinissable mais proche de la folie pure, les catégories de dingues ne manquaient pas. On pouvait même dire que la compétition était rude. « Les fous ne manquent pas ici, c’est certain. Mais pour beaucoup ils sont justes vraiment malades. Je ne me considère pas comme malade, mais toi. De quelles catégories de fous, tu penses faire partie ? » Moïra n'aimait pas son sourire, ce qui lui fit froncer les sourcils. Il se définissait comme un patient cinglé mais non malade. N'y avait-il pas déjà là une contradiction ? Ceux qui ne reconnaissaient pas leurs pathologies étaient d'ailleurs sûrement les plus dangereux, et celui-là semblait trop aimable pour ne pas l'être. « Si tu n'es pas malade, tu ne devrais pas être là. Et si c'est vraiment le cas, alors nous faisons partie de la même catégorie. Des erreurs de l'administration et des victimes du système. » La rousse parlait pour elle, car elle avait tendance à penser que lui, il était vraiment à sa place. Néanmoins elle préférait rentrer plus où moins dans son jeu, juste pour voir ce que ça allait donner. Elle ne voulait pas le brusquer, au cas où il aurait des réactions imprévisibles, et en même temps elle ne voulait pas jouer les hypocrites. Trop dangereux tant qu'elle n'en saurait pas plus sur cet étrange patient. Ce qui arriva finalement plus tôt que prévu. Alors qu'un silence s'était glissé entre eux, son compagnon de fortune prenant ses aises, il se mit à parler à tout seul, où à une amie imaginaire ? « Non, soit patiente Lucie, j’aime bien sa présence finalement. » Moïra le regarda en haussant un sourcil, commençant à comprendre à quel taré elle avait affaire. S'il entendait des voix, il était schizophrène. Magnifique... De ce qu'elle avait appris à force de trainer par là, c'était une des maladies les plus handicapantes et totalement incurable. Finalement il avait raison, il était haut placé dans la hiérarchie des cinglés. Par contre... le fait qu'il dise aimer sa présence, elle ne savait pas si elle devait le prendre comme un compliment ou, au contraire, se barrer en courant. Et puis d'abord, que lui avait dis cette voix ? Avait-elle même envie de le savoir ? « Excuse-moi, j’ai oublié que je n’étais pas tout seul. Lucie intervient sans prévenir parfois. » déclara-t-il en apercevant la mine surprise de la rouquine. Super... Il ne manquait plus que ça... songea-t-elle. Hésitant sur la démarche à suivre, Moïra pesa le pour et le contre. Devait-elle chercher à en savoir plus sur cette Lucie ? Clairement ! Mais comment ? Fallait-il utiliser la manière frontale ou quelque chose de plus subtile ? Tout le problème était bien là avec les dingues, on ne pouvait jamais savoir ! « J'imagine que toi et Lucie êtes arrivés en même temps. » finit par dire l'ex-flic, optant pour la prudence. « Vous êtes ici depuis longtemps ? » chercha-t-elle à savoir, sa question visant un double objectif : en apprendre plus sur le jeune homme pour savoir comment se comporter avec lui, mais aussi chercher des renseignements sur cette île maudite pour planifier un plan d'évasion. Après tout, il n'y avait pas de petits profits.
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