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Nous avons besoin de psychologues et de médecins.
D'ailleurs, pensez à nos scénarios, ils sont très attendus ! ♥
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 Jenkova ✘ Say something, I’m giving up on you...

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Lexie Jenkins

MessageSujet: Jenkova ✘ Say something, I’m giving up on you...   Jeu 8 Juin - 22:53

What a wicked game to playTo make me feel this way.
What a wicked thing to do,
to let me dream of you...
+ Chris Isaak - Wicked Game +

et si Ostrov Island n'existait pas...

“Où je suis? C’est toi qui t’es barré en claquant la porte et tu me demandes où je suis? Connard!” Tout en tapotant nerveusement sur la cigarette pour enlever la cendre, je soufflais bruyamment la fumée grisâtre, les yeux rivés vers un point inexistant devant moi. Mes grands gestes et ma voix rauque trahissaient facilement la gravité de la conversation. Enfin, grave était un bien grand mot, pour le peu d’intérêt que je portais à cette relation totalement inutile et sans avenir. Néanmoins, ce mec était tellement con et désagréable qu’il était difficile de ne pas s’énerver. S’engueuler pour des raisons absurdes, pourquoi pas. Tout couple passait par ces moments. Mais être prise pour une abrutie, c’était bien une des seules choses dont j’avais horreur. “Arrêtes un peu de mentir. Tu me prends vraiment pour une conne, en plus?” Je tirais une dernière fois sur ma cigarette, une longue taffe, avant d’aller écraser celle-ci dans le cendrier près de l’entrée. Les gens pouvaient dire ce qu’ils voulaient, la nicotine avait un pouvoir incroyable sur les nerfs. Sans cette clope, j’aurai probablement déjà jeté le téléphone depuis un moment…

À peine passé la porte que l’air devenait déjà irrespirable. Cette salle était une véritable fournaise. La musique et les voix des autres invités m’agressaient aussitôt les oreilles. Tout en essayant de me frayer un chemin à travers les personnes, je me bouchais une oreille, le téléphone collée sur l’autre. Je n’entendais plus rien. Tant mieux. "Tu sais quoi, tu me saoules avec tes menaces à deux balles! Ne viens pas ce soir, ça me fera des vacances! Et profites en pour t’étouffer avec tes putains de cachets!” Sans même lui laisser le temps de répondre, je raccrochais et rangeais aussitôt mon téléphone dans mon sac, avant de regarder autour de moi, m’arrêtant quelques secondes au milieu de la salle. La soirée était déjà bien entamée, et je regrettais de ne pas être arrivée plus tôt. Je n’étais pas du tout dans la même ambiance que toutes ces personnes, dont la majorité d’entre elles m’étaient totalement inconnues, d’ailleurs. Il était temps que je me change les idées, et rien de mieux que cette occasion pour oublier un peu tous ces problèmes. Je prenais le temps d’observer toutes ces personnes autour de moi, tout en continuant d’avancer difficilement dans la salle, et me laissant emporter par la musique, en tentant d’oublier la conversation que je venais d’avoir.

Ces mecs, qui s’amusaient au Beer Pong, même pas foutus de viser droit, parce qu’ils n’en étaient surement pas à leur première partie… Ces filles, habillées comme de vraies trainées, qui gueulaient plus qu’elles ne parlaient, simplement pour se faire remarquer. Comme une véritable soirée étudiante, et pourtant, la majorité des invités avait déjà la trentaine. Je reconnaissais quelques têtes, parmi toutes ces personnes, mais je n'avais aucune envie de me joindre à ces groupes. À cet instant, je n’avais qu’une seule idée en tête… Et puis je la vis, elle. Cette brune, accoudée au comptoir de la cuisine et toujours avec ce petit sourire collé aux lèvres. Cette femme qui, sans raison logique, se démarquait des autres. Cette femme, que je pouvais reconnaître parmi des milliers, parce que je la connaissais mieux que personne… Un sourire illuminait rapidement mon visage, alors que je bousculais les dernières personnes qui me séparaient d’elle, pour la rejoindre. “Ahh, enfin!” Criais-je en lâchant un soupir, alors que je m'approchais d’Ania d'un pas plus rapide. “Bon anniversaire!” À peine le temps d’arriver à sa hauteur que je sautais dans ses bras pour l’enlacer tendrement, avant de la regarder à nouveau, lui adressant une petite moue. “Vraiment désolée pour le retard…” Faisais-je en venant déposer un baiser sur sa joue “J‘me suis encore pris la tête avec Adam. Pour changer.” Inutile de s’attarder sur le sujet. Les disputes étaient en quelque sorte mon quotidien, peu importe la relation. Tandis qu’Ania filait le parfait amour avec son Peter, je passais mon temps à faire fuir mes “conquêtes” et enchaîner plans foireux sur plans foireux. C’en devenait totalement pathétique, à force. Mais ce soir, je n’avais pas envie d’emmerder Ania avec ces histoires. C’était sa soirée, pas la mienne.

“J’ai besoin d’un verre… ou deux… ou plus.” Je commençais à chercher de quoi boire autour de moi et récupérais une bouteille de bière, posée sur le comptoir. Ça fera l’affaire. Pour commencer, du moins. Je sortais mon briquet de ma poche pour ouvrir la bouteille en jetant à nouveau un coup d’oeil dans la salle, puis reportais mon attention sur Ania. Tout en buvant quelques gorgées, j’observais plus attentivement la brune et manquais de m’étouffer, en remarquant enfin sa tenue. “T’es canon!” lui faisais-je après avoir avalé de travers. Ania pouvait porter un pyjama, elle était toujours aussi belle. Mais ce soir, elle était… différente. “Il est où, Peter? Il a pas peur de te laisser toute seule, dans cette tenue.” J'adressais un sourire complice à Ania, en lui tendant la bouteille, voyant qu'elle n'avait pas de verre.
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Dernière édition par Lexie Jenkins le Mar 13 Juin - 9:58, édité 4 fois
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Anastasia N. Volkova

MessageSujet: Re: Jenkova ✘ Say something, I’m giving up on you...   Dim 11 Juin - 21:27



Say something, I’m giving up on you...
La nuit était tombée depuis un moment déjà, et après avoir pris une longue et bonne douche, j’allais dans ma chambre. J’enfilais ce qui me servait de pyjama, un simple short et un débardeur, puis je m’installais sur mon lit, ma lampe de chevet allumée. Je lisais, tout simplement, n’ayant de toute façon pas grand-chose d’autre à faire. La télé j’avais tenté juste avant, et il n’y avait rien d’intéressant. Alors plutôt que de m’abrutir le cerveau devant n’importe quoi, j’avais décidé d’aller me coucher. J’étais seule ce soir, mon petit ami travaillait. Du coup, je m’occupais comme je le pouvais. J’étais totalement plongée dans ma lecture, lorsque j’entendis un bruit. Celui de la porte d’entrée de la maison qui s’ouvrait. Puis les pas, dans l’escaliers. Je levais le regard, haussant un sourcil, Peter rentrait déjà ? Il m’avait pourtant assuré du contraire, ajoutant même que je ne l’aurais pas à l’attendre. Alors je posais mon livre, me penchant légèrement pour attraper la batte de baseball se trouvant sur mon lit. Jusqu’à ce que la porte de la chambre ne s’ouvre… Sur Lexie. « Lexie ? Qu’est-ce que… ? » Et vu le regard qu’elle me lançait, elle n’était pas là pour jouer au scrabble. Elle s’approchait, avant de se mettre à califourchon sur moi, de me faire lâcher la batte et de m’embrasser. Je me laissais faire, collant mon corps au sien, passant mes mains dans son dos… sur ses fesses…  Et ça, toute la nuit. Une longue nuit où nos corps étaient entrelacés, nos lèvres collées…

Jusqu’à ce que j’ouvre les yeux. Je regardais à côté de moi. Peter était couché là, profondément endormi. Evidemment ce n’était qu’un rêve, rien de plus. Je venais de rêver de ma meilleure amie. Avec qui je couchais. Et c’était loin de me déplaire, au contraire ça ne me laissait pas indifférente. Je n’osais pas me l’avouer, ni l’avouer à personne mais je sentais bien que mes sentiments envers elle avaient changé… Mais elle n’était pas intéressée. Elle avait un petit ami en ce moment, encore et puis… Je venais tout juste de me fiancer. Je regardais la bague à mon doigt puis mon fiancé encore endormi. Je ne devais rien dire. Sinon je gâchais mon couple, et mon amitié avec Lexie. Mais pour l’instant, je devais me lever. Et c’était machinalement que je sortais de mon lit, me préparais, allais manger et enfin que j’allais prendre mon poste à l’hôpital.

La journée était passée rapidement, et heureusement. Ce soir, je fêtais mon anniversaire et j’avais plus que hâte. Pas parce que j’allais recevoir des cadeaux, loin de là. Parce que j’allais pouvoir passer du temps avec mes amis et c’était tout ce que je souhaitais, finalement. Sur le chemin du retour, plus je me rapprochais de la maison, plus je repensais à mon rêve de cette nuit. Elle devait venir ce soir, et je ne savais pas si j’allais lui parler de ce rêve. Quoi que, me connaissant, après quelques verres je lui raconterais, tout en riant. Parce qu’à ce moment-là, j’arriverais à trouver ça drôle. Je secouais la tête et garais ma voiture dans mon allée. Je rentrais, préparais tout ce qu’il y avait à préparer pour le moment et montais ensuite me doucher et m’habiller. Tout était prêt. Le reste passait relativement vite, Peter était rentré, les invités commençaient à arriver. La maison se remplissait, certaines personnes étaient même sur la terrasse. Je souriais, heureuse à l’idée de revoir tous mes amis. J’étais dans la cuisine, en train de boire un verre et de discuter avec des anciennes camarades de classe. Mais il manquait encore quelqu’un. Lexie. Elle n’était pas encore arrivée. Jetant des coups d’œil autour de moi, j’espérais qu’il ne lui était rien arrivé en route. Un coup d’œil sur mon téléphone pour voir que je n’avais pas de message de sa part. Je le reposais sur le comptoir, à côté de mon verre vide, avant de m’y accouder. Elle allait arriver, j’en étais certaine.

“Ahh, enfin!” Un grand sourire se dessina sur mes lèvres au son de sa voix. Je la regardais. « J’te l’fais pas dire ! » Elle arrivait enfin à ma hauteur, en me souhaitant mon anniversaire et je la serrais dans mes bras en fermant les yeux. « Merci… » Quelques flashs de mon rêve me revinrent à l’esprit alors que mes mains se posèrent sur son corps lors de notre étreinte. Je la relâchais doucement et lui souriais. « C’est rien, l’important c’est que tu sois là ! » Puis elle ajoutait qu’elle s’était encore pris la tête avec Adam. Un petit sourire désolé s’étira sur mes lèvres, et je la regardais, prête à en parler si elle en avait besoin. Et si ça ne tenait qu’à moi, je lui dirais de le laisser tomber, lui aussi, comme elle avait fait avec les autres et de rester avec moi. Mais non, je ne pouvais pas. “J’ai besoin d’un verre… ou deux… ou plus.” Je hochais la tête, en souriant. Elle n’avait pas envie d’en parler visiblement et je respectais son choix. Je savais qu’elle le ferait en cas de besoin. « Tu as raison, ne te laisse pas abattre pour autant ! Sers-toi ce dont tu as envie ! » Elle prit une bière avant de l’ouvrir et de boire, manquant de s’étouffer. Je riais légèrement à sa remarque, en secouant la tête. « N’importe quoi… » Je lui souriais, alors qu’elle me demandait où était Peter. « Il est dehors, en train de fumer une clope avec des amis à lui. » Et au fond, je m’en fichais d’où il se trouvait en ce moment. Lexie était là. Ma Lexie. « Et ouais, apparemment il est plus courageux qu’il en a l’air… » Je lui souriais, avant de boire une gorgée de la bière qu’elle me tendait. D’ailleurs, il fallait que je dise quelque chose à Lexie. Pour Peter et moi. Mais je ne voulais pas le faire devant tout le monde. C’était ma meilleure amie, je voulais lui dire seule à seule, dans le calme. Je m’approchais de son oreille, afin de ne pas avoir à le crier. « D’ailleurs, il faudra que je te parle de quelque chose. »

EXORDIUM.

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Lexie Jenkins

MessageSujet: Re: Jenkova ✘ Say something, I’m giving up on you...   Lun 12 Juin - 15:48

I’m wasted, losing timeI’m a foolish, fragile spine
I want all that is not mine
I want her but we’re not right
+ Daughter - Smother +


Chaque fois que je retrouvais Ania, je me rendais compte à quel point elle m'avait manqué. Et maintenant que j'étais avec elle, je regrettais d'autant plus d'avoir perdu du temps à cause d’Adam, simplement parce que nous étions en train de se disputer, une nouvelle fois. Heureusement qu’elle était là. Sa présence seule suffisait à me faire oublier tous ces problèmes. Un simple regard, juste un sourire, et j’étais aux anges. Je ne voulais pas l’ennuyer avec mon histoire, je voulais simplement oublier et profiter de cette soirée avec elle. Attendre le bon moment pour lui offrir mon cadeau. Et pas n’importe quel cadeau. Cette fois, j’avais prévu de lui offrir LE cadeau. Et j’avais hâte de voir sa réaction, lorsqu’elle le découvrirait…

Je posais mon sac sur le comptoir de la cuisine, et retirais enfin ma veste, jetant cette dernière sur le sac, avant de reporter mon attention sur Ania, lorsqu’elle m’annonça où était son petit ami. “Ah bon. J’en viens, je l'ai pas croisé.” Faisais-je d'un air totalement désintéressé. Il faut dire que je ne faisais pas vraiment attention non plus... Je n'aimais pas Peter, et moins je le voyais, mieux je me portais. « Et ouais, apparemment il est plus courageux qu’il en a l’air… » Je lâchais un petit rire sarcastique et me rapprochais un peu plus d’Ania. “Tu crains rien de toute façon. Je suis là maintenant. Je te surveille!” Je lui adressais un clin d’oeil, avant de faire mine de regarder autour de nous, l’air menaçant, et posant mes mains sur sa taille. Ces petits moments futiles ne l’étaient plus vraiment pour moi, et ça depuis plusieurs années déjà. Mais je m'efforçais de rester la Lexie que j'avais toujours été avec elle, par crainte qu’elle le découvre. Parce que j’avais peur de perdre cette proximité avec elle. Ce lien si puissant qui nous reliait toutes les deux. Indéfinissable. Pour beaucoup, c’était une amitié exceptionnelle, fusionnelle, même. Pour Ania, aussi. Mais pour moi, c’était bien plus que ça. J’avais fini par le comprendre, mais trop tard. Et pour rien au monde, je ne souhaitais gâcher cette relation. Je préférais encore me taire, endurer, et profiter de chaque instant avec elle. Cette relation nous convenait. Elle me convenait, même si j’en souffrais toujours, quelque part. Ania semblait heureuse, et c’était tout ce qui comptait pour moi. Passer du temps avec elle et la voir s’épanouir, peu importe avec qui elle avait décidé de vivre. C’est pourquoi je passais mon temps à surveiller Peter. Je n’avais aucune confiance en ce type. Ce n’était pas qu’une question de jalousie, c’était un pressentiment, je ne le sentais pas. Mais Ania restait avec lui, et j’acceptais son choix. Parce que ce n’était pas mon rôle de la briser, simplement de la mettre en garde.

Ania se rapprocha à son tour, pour venir me parler à l’oreille. Sur le moment j'eus beaucoup de mal à me concentrer sur ce qu’elle me disait et appréciait simplement ce geste, un faible sourire en coin, alors que je me surprenais à frissonner lorsque je sentis son souffle chaud sur ma peau. Involontairement, mes mains étaient restées sur ses hanches. Mais lorsque mon cerveau décida enfin de déchiffrer ses paroles, je me reculais légèrement, l’air beaucoup plus sérieux. “Rien de grave, j'espère?” lui fis-je en la regardant dans les yeux. Mon sourire s'était totalement effacé. J'avais horreur lorsqu'elle me sortait ce genre de phrase. Ça annonçait rarement quelque chose de positif. Et je n’espérais pas apprendre une mauvaise nouvelle, surtout pas le jour de son anniversaire. “Attends.” Je prenais la main d’Ania, mon sac et ma veste et l’emmenais avec moi vers le buffet, tout en bousculant quelques invités, pour passer, sans gêne. Il me fallait autre chose que de la bière. Quelque chose de beaucoup plus fort. Il fallait bien que je rattrape mon retard! Une fois devant le buffet, je lâchais la main d’Ania, et nous servait deux verres de punch. Une fois tournée vers elle, et après lui avoir tendu son verre, je reprenais mon air sérieux. “Tu veux qu’on en parle maintenant?” Je ne la quittais plus des yeux, sentant le stress monter peu à peu. Ania avait l’air nerveuse. Je n’avais aucune idée de ce qu’elle avait l’intention de me dire, mais je ne pouvais pas m’empêcher de me faire tout un tas de films, c’était plus fort que moi.
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Anastasia N. Volkova

MessageSujet: Re: Jenkova ✘ Say something, I’m giving up on you...   Mar 13 Juin - 1:14



Say something, I’m giving up on you...
Elle était enfin là. En retard, peut-être mais ce qui comptait c’était sa présence. Et c’était comme si je me sentais déjà mieux. Même si quelque chose me pesait. Un non-dit qui devenait presque lourd à porter. Et mon rêve de cette nuit n’arrangeait pas les choses. C’était un rêve à proprement parler. J’avais envie qu’il se réalise. Mais je savais aussi que si je disais quelque chose, je risquais de ruiner notre amitié. J’avais beau connaître Lexie je n’étais absolument pas certainement de la réaction qu’elle aurait si je lui disais que je l’aimais. Pas un amour simplement amical non. L’amour, le vrai. Je l’aimais. Ce n’était pas que physique. C’était un tout. Mais il y avait Peter, et je l’aimais lui aussi. Pas autant, mais je ne voulais pas lui faire du mal. Ce n’était pas le meilleur petit ami au monde, mais on avait quelque chose, nous deux. Sauf qu’il n’était pas Lexie. Elle me disait qu’elle n’avait pas croisé mon petit ami dehors. Je haussais les épaules. Aucune idée d’où il pouvait être, alors. Il m’avait dit qu’il allait là, il était peut-être rentré entre temps et en réalité je m’en fichais un peu, parce que Lexie était là maintenant. Et malgré des sentiments inavoués, j’étais ravie de retrouver ma meilleure amie. Si ça n’avait tenu qu’à moi, si Peter n’avait pas eu l’idée d’organiser cette grande fête, j’aurais passé mon anniversaire seule avec elle. Je riais à sa remarque, et alors qu’elle regardait autour d’elle tel un chien de garde cherchant à protéger quelque chose. « Mon garde du corps personnel ! », ajoutais-je en souriant avant de sentir ses mains sur ma taille, et les sensations que j’avais pu ressentir dans mon rêve refaisaient surface.

C’était dingue quand même, ce genre de rêve qui paraissait si réel, qu’au réveil on avait l’impression d’avoir réellement ressentit toutes ces choses. Ces touchers, ces baisers… ces caresses. C’était horrible, dans le même temps parce qu’en se réveillant, on ressentait comme un manque. Un désir de recommencer. De refermer les yeux et de se dire qu’on veut tour revoir. Ou alors on se lève, et on va réaliser ce rêve. Sauf que la plupart du temps c’était impossible. Et c’était mon cas. Impossible de me lever, d’aller voir Lexie et de me faufiler dans son lit. Parce qu’elle avait sûrement passé la nuit avec Adam, et que pour ma part Peter était allongé à mes côtés. Alors on se lève et on va travailler. Comme si de rien n’était.

Et voilà que je me retrouvais dans ma cuisine, les mains de Lexie sur ma taille. Et ça me faisait quelque chose… là… dans le ventre, vous voyez ? Mais je ne devais rien montrer. Faire comme si tout était normal, comme s’il n’y avait rien. C’était mon amie, la meilleure même. Tout le monde enviait notre amitié si exceptionnelle… Fusionnelle. Parfaite. Si seulement ils savaient que ce n’était pas tout. Si seulement elle savait. Alors je ne décrochais pas mon sourire de mes lèvres, tout était normal. Tout était parfait. J’allais me marier avec Peter, je lui demanderais d’être ma demoiselle d’honneur. Elle continuerait à enchaîner les amants, jusqu’à trouver le bon certainement. Un type bien, parce que c’est tout ce qu’elle mérite. Finalement je m’approche de son oreille, pour ne pas avoir à crier. Parce que personne n’était au courant pour Peter et moi. Je tenais à le dire à Lexie avant tout le monde. J’avais un peu peur de sa réaction, parce qu’elle ne portait pas forcément Peter dans son cœur.

Elle me regardait d’un air beaucoup trop sérieux, et je secouais légèrement la tête de droite à gauche. « Non, t’en fais pas. » Enfin, tout dépendait du point de vue. C’était grave d’avoir dit oui à Peter alors que j’aimais quelqu’un d’autre. C’était peut-être grave aussi, de se marier à quelqu’un que sa meilleure amie n’aimait pas. Mais en soi, ce n’était pas une mauvaise nouvelle. Parce qu’un mariage, c’était bien. C’était quand les gens s’aimaient, voulaient le partager avec leur famille, leurs amis. Qu’ils voulaient le montrer aux gens qui les entouraient. Et j’avais dit oui, parce que je l’aimais quand même. Qu’il était celui qu’il me fallait vu que je ne pouvais pas avoir Lexie.

Je haussais un sourcil alors qu’elle me prenait la main pour m’entraîner avec elle, en bousculant les personnes qui se trouvaient sur son passage. Elle s’arrêtait au buffet et servit deux verres de punch. Je prenais le mien, en la remerciant. Que comptait-elle faire ? Sa bière ne lui suffisait déjà plus apparemment. Il lui fallait quelque chose de plus fort visiblement. Je buvais une gorgée de mon verre, lorsqu’elle me demandait si je voulais en parler maintenant. Je n’en avais aucune idée, à vrai dire. Peut-être que c’était mieux ? Arracher le pansement d’un coup sec et rapide était certainement la meilleure des solutions. Je hochais la tête. « Oui. » Et sans réellement m’en rendre compte, je vidais mon verre cul sec avant de le reposer. Comme si je venais d’avaler une dose de courage. « Mais pas ici. Suis-moi ! » A mon tour j’attrapais sa main et avançais en bousculant les gens sur mon passage. L’escalier n’était pas libre non plus, et je passais entre eux afin d’aller jusqu’à ma chambre. J’entrais avec Lexie, avant de fermer la porte derrière nous. Et d’un coup, le silence était tombé. On entendait toujours la musique, mais elle n’était devenue qu’un léger bruit de fond. « Ici, ça sera mieux. » Je ne savais pas comment lui dire. Je pourrais aussi tellement lui dire que c’était elle que je voulais. Pas Peter, pas un autre homme, mais elle.

Je m’asseyais sur mon lit, l’entraînant avec moi en la tenant par la main. Main que je ne lâchais pas une fois assise. Je la regardais. Aller Ania. C’est comme un pansement. Tu tires d’un coup sec. Et par réflexe, je baissais les yeux, regardant sa main qui se trouvait dans la mienne. « Peter m’a demandé de l’épouser. » Je levais les yeux et la regardais une nouvelle fois. Je voulais, devais même, affronter son regard, pour tenter (peut-être) d’y déceler sa réaction. « Et j’ai dit oui. »

EXORDIUM.

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MessageSujet: Re: Jenkova ✘ Say something, I’m giving up on you...   Mar 13 Juin - 10:30

Oh, you can't hear me crySee my dreams all die
From where you're standing
And I feel so cold
+ Ben Cocks - So Cold+


La réponse d’Ania ne se fit pas attendre. Perplexe, je la regardais vider son verre d'une seule traite, avant de me prendre la main en me demandant de la suivre. Tel un pantin, je me laissais guider à travers les autres invités, mon verre toujours à la main. Maladroitement, je réussis à le finir assez rapidement aussi, sans cesser de marcher, avant de reposer le verre sur un buffet, au passage. Ania m’emmena jusqu’à sa chambre; la seule pièce de la maison où personne n’avait le droit d’aller. En somme, le seul endroit disponible, pour discuter tranquillement, sans que personne ne nous dérange. Une fois dans la chambre d’Ania, je me laissais entraîner vers son lit, m’asseyant près d'elle, en laissant tomber mon sac ainsi que ma veste un peu plus loin derrière moi.

Elle ne m'avait pas lâché la main, et son air sérieux était loin de me rassurer, quant à l'annonce qu'elle s'apprêtait à me faire. Néanmoins, et même si elle baissait la tête, je ne la quittais pas du regard, de plus en plus inquiète. Cette attente devenait insupportable. Tous les scénarios possibles et imaginables fusaient déjà dans ma tête. Si encore, je connaissais le sujet. Est-ce qu’il s’agissait d’elle, de sa famille, ou encore de Peter? Inconsciemment, je serrais un peu plus la main d’Ania, observant son visage, cherchant une réponse à mes questions, en attendant qu’elle me l’annonce d'elle-même. Je connaissais Ania, mieux que personne, mieux que Peter, peut-être même mieux que ses parents. Et je pouvais facilement deviner lorsque quelque chose n’allait pas, chez elle. Cet air grave qu’elle arborait à cet instant laissait deviner que ce qu’elle se préparait à me dire n’était pas une bonne nouvelle. Alors, je patientais, prête à la soutenir, quoi qu’elle me dise. « Peter m’a demandé de l’épouser. » Et je m'attendais à absolument tout, mais pas à ça... Je me figeais, totalement muette, incapable de réagir à ses paroles. Comme si le temps s’était arrêté. Comme si je venais de prendre une gifle en plein visage, mon coeur se serra dans ma poitrine. Elle releva finalement la tête, pour plonger ses yeux dans les miens.

« Et j’ai dit oui. »

Le coup de grâce. Je serrais à nouveau la pression sur sa main. Pour la tenir. Pour ne pas flancher. J’avais l’horrible sensation que le sol s’effondrait, que mon corps me lâchait totalement et que j’étais sur le point de m’écrouler. Un frisson plus que désagréable me traversa l’échine. Aucune réaction de ma part, à l’extérieur, et pourtant, intérieurement, tout s’écroulait. Tout. Un lourd silence s’installa dans la chambre. Et telle une statue, je restais là, sans faire le moindre mouvement. Immobile. Muette. Stupide. Quelle réaction étais-je censé avoir? J’étais totalement perdue. Incapable de réfléchir. Je la regardais longuement dans les yeux. J’observais son visage. Comme pour immortaliser ce moment. Cette image. La dernière fois où j'osais regarder Ania, avec cette pointe d'espoir au fond de moi. Cet espoir qui persistait malgré tout, malgré le fait que cet amour était impossible. Il y avait toujours de l'espoir. Cet infime espoir qui osait défier l'impossible. Parce que l'espoir fait vivre. Et là, j'étais morte.

Ma main toujours dans la sienne, je baissais finalement la tête vers celle-ci, attrapant délicatement les doigts d’Ania, pour regarder la bague. La preuve. L’arme du crime. C'était vrai. Elle allait se marier. Mon pouce glissa lentement sur la bague. Il n’avait pas fait semblant, Peter. Elle était magnifique. Tout comme Ania. Presque une minute de silence depuis qu'elle m'avait annoncé la nouvelle. Il fallait que je dise quelque chose, Ania ne comprendrait pas sinon. C’était tout aussi pesant pour elle, peut-être même plus… Je secouais faiblement la tête, fixant toujours la bague. “Pardon, je… je réalise pas.” mais je réalisais que ma gorge était nouée, par contre. Que mes yeux étaient humides. Que mon état allait certainement faire tiquer Ania, et qu'il ne fallait pas que je lui montre quoi que ce soit. Toute meilleure amie qui se respectait, aurait sauté de joie en entendant la nouvelle. Elle aurait pleuré de joie, certes, mais pas de tristesse. Je devrais être heureuse pour elle. Alors, pourquoi Ania m’annonçait la nouvelle avec autant de sérieux? Pourquoi ELLE n'était pas heureuse de me le dire? Pourquoi avait-elle accepté…

Je m'efforçais de sourire, mais même un aveugle aurait pu sentir mon mal-être, à cet instant. Finalement, je passais ma langue sur mes lèvres - tic nerveux -, puis regardais à nouveau Ania, essayant de lui adresser un sourire sincère. Mais comment paraître sincère, quand les larmes, au bord des yeux, menaçaient de couler à la moindre seconde, au moindre mot prononcé. Ania n’était pas stupide, et je n’étais pas la meilleure des comédiennes non plus. Je m’en voulais terriblement, de m'affliger de cette façon devant elle, après une annonce pareille. Je m’en voulais ne pas réussir à réagir comme elle l’aurait probablement souhaité. J’imaginais déjà sa déception, face à mon comportement. Elle savait que je n’appréciais pas Peter, mais de là à réagir de cette façon à une annonce aussi importante… C’était comme si mon corps ne voulait plus m’écouter, lui aussi voulait tout abandonner, finalement. L’espoir m’avait totalement quitté, ne laissant qu’une coquille vide, sans émotions. Ou si, seulement les larmes. Et cette putain de douleur à la poitrine. Vous savez, cette sensation d’être passé sous un camion, d’être tombé du dernier étage d’un immeuble… D’ailleurs, j’étais encore en pleine chute libre, et j’attendais la fin, ce moment où j’allais m’écraser comme une vulgaire merde…

Mon corps entier était douloureux, mais pas autant que mon coeur, à cet instant. Aucun mot ne voulait sortir. Il me faudrait du temps, certainement, pour digérer la nouvelle. Il me faudrait du temps, pour oublier définitivement Ania. Non pas en tant qu’amie, mais en tant qu’âme-soeur, du moins, si c’était possible... Finalement, quelques larmes perlaient, que j'essuyais rapidement en passant un doigt sous mes yeux. “C’est rien. C’est l’émotion.” Faisais-je en lâchant un petit rire nerveux. Je laissais échapper un long soupir, tentant d’évacuer la douleur, avant de regarder Ania dans les yeux, un air plus sérieux sur le visage. Je n’avais toujours pas lâché sa main, et la gorge toujours nouée, je finis par lui demander; “C’est vraiment ce que tu veux? Parce que ça n’a pas vraiment l’air de t’enchanter plus que ça…” Je n’avais pas l’intention de la faire changer d’avis. Ania avait fait un choix, et je le respectais totalement, aussi douloureux qu’il puisse être pour moi. Mais en tant que meilleure amie, je me devais d’être certaine qu’elle s’engageait sur la bonne voie. Peter était-il vraiment celui avec qui elle souhaitait passer le reste de sa vie? Parce qu'un mariage, c'était un engagement important... Après tout, ils étaient ensemble depuis plus de six ans, maintenant… Difficile de ne pas penser le contraire. Et je n’avais pas droit de continuer à espérer qu’elle revienne sur sa position, mais… “T’es heureuse avec lui, Ania?” Ce n’était pas l’impression que j’avais, alors que mon regard déchiffrait le sien, cherchant à comprendre cette pointe de doute. De... culpabilité? Si vous saviez comme ça fait mal, que l’être aimé trouve le bonheur dans les bras d’un autre.
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MessageSujet: Re: Jenkova ✘ Say something, I’m giving up on you...   Ven 14 Juil - 0:28



Say something, I’m giving up on you...
J’appréhendais beaucoup la réaction de Lexie. Elle restait ma meilleure amie, même si ce que je ressentais pour elle dépassait le stade d’amitié. C’est pour ça que je voulais lui dire en privé. Etre seule avec elle pour mieux déceler sa réaction. Je ne savais même pas à quoi m’attendre. Je savais qu’elle ne portait pas forcément Peter dans son cœur. Mais serait-elle heureuse pour moi ? Certainement oui. Je pense. Et si elle ne l’était pas ? C’était horrible. Tout ce que je ressentais, en ce moment. C’était un véritable bordel dans ma tête et je commençais à le ressentir dans tout mon corps. On était arrivé dans ma chambre, enfin notre chambre à Peter et à moi. Assise sur le lit, j’essayais de me remettre les idées en place pour lui annoncer la première partie de la nouvelle que j’avais à lui dire. Dans le fond, j’espérais qu’elle m’empêche de le faire. Qu’elle me dit qu’elle m’aimait et que je ne devais épouser qu’elle. Mais je rêvais totalement. Elle avait un copain, en ce moment. Et même si c’était certainement un de plus qui ne durerait pas, elle ne m’aimait pas comme je l’aimais. Et je ne pourrais jamais lui dire parce que je ne voulais pas la perdre. Je ne pouvais pas la perdre. Elle était trop précieuse à mes yeux. Je l’aimais beaucoup trop, beaucoup plus que je ne voulais l’admettre.

J’avais fini par lui dire. C’était sorti. Et depuis, je la regardais. Je ne la lâchais pas des yeux. J’essayais de déceler sa réaction dans ses yeux. Elle ne parlait pas. Et j’avais l’impression qu’elle ne montrait rien. Elle était sous le choc, littéralement. Et je n’étais pas sûre que cette réaction présage quelque chose de bon. Pendant un moment, je repensais au fait qu’elle allait me dire de ne pas le faire. Me dire que je méritais mieux. Que je méritais quelqu’un comme elle, qui saurait réellement m’aimer de tout son cœur. Mais je me faisais des films. Ce n’était qu’un rêve qui ne se réaliserait jamais. Elle ne m’aimait pas autant que je l’aimais. Pas de la même façon, en tout cas. Je sentais la pression qu’elle avait sur ma main se resserrée. Au moins, elle avait encore quelques facultés physiques. Mais elle ne parlait toujours pas. Le silence régnait toujours sur la pièce, lorsqu’elle attrapa délicatement mes doigts. Ses yeux se posèrent sur la bague. Par réflexe, je la regardais aussi. Elle était magnifique. Peter n’avait pas fait dans la dentelle. Il ne s’était clairement pas moqué de moi. Sur ce coup-là. Ce n’était pas toujours rose entre nous, mais il m’aimait et je l’aimais. C’était le lot de tous les couples non ? Alors j’avais dit oui. Peut-être que je l’avais fait de peur de ne trouver personne d’autre, de me retrouver seule toute ma vie parce que la personne que j’aimais réellement ne m’aimait pas en retour.

Après une interminable minute, la voix de Lexie se mit enfin à retentir dans la pièce beaucoup trop silencieuse à mon goût. Je relevais les yeux et la regardais. « Pardon, je… je réalise pas. » Et je n’étais même pas sûre de réaliser moi-même. Un très léger sourire se dessina sur mes lèvres. « J’ai du mal aussi… à réaliser… »

Elle ne réalisait pas. Mais ce n’était pas ce que je voulais. Je ne voulais pas de cette réaction. Je ne voulais pas de ce mariage. Je n’étais même pas certaine de savoir quel genre de réaction je voulais qu’elle ait. Enfin, si. Mais je savais que ça ne se réalisait jamais. Elle forçait un sourire. Je la connaissais. Ce sourire là ce n’était pas son vrai sourire. Puis elle se passait sa langue sur ses lèvres. Tic nerveux de Lexie Jenkins. Je la connaissais par cœur. Je la regardais dans les yeux, où perlaient déjà des larmes. Je stressais de plus en plus. J’avais peur. Je n’étais pas sûre de savoir de quoi, mais j’étais terrifiée.

Un mot de ta part et je reviens sur ma décision, Lexie.

Cette pensée ne dépassa pas la barrière de mes lèvres. J’attendais qu’elle dise encore quelque chose, n’importe quoi. Je voulais juste qu’elle parle encore. Et le pire, c’était que je n’avais même pas terminé ma « bonne » nouvelle. J’avais encore autre chose à lui dire. Et… je n’étais même plus certaine de pouvoir le faire. Un pansement. Enlève le d’un seul coup, Ania. Parler avant qu’elle ne le fasse. « Et… » finissais-je par lâcher dans un soufflement à peine audible. Je baissais les yeux. Je n’osais pas le lui dire. Comment lui dire que j’allais partir avec lui ? Qu’on allait déménager ? Je n’y arrivais plus. C’était beaucoup, beaucoup trop d’un seul coup.

« C’est vraiment ce que tu veux? Parce que ça n’a pas vraiment l’air de t’enchanter plus que ça… » Bam. Je ressentais cette remarque comme si elle venait de me mettre un coup dans le ventre. Je la regardais. Sans que je ne m’en rende compte, les larmes avaient pris possession de mes yeux. Non Lexie, ce n’est pas vraiment ce que je veux. Ce que je veux vraiment, c’est toi. « Je… » J’étais perdue. Je ne savais pas quoi lui dire. Et je n’arrivais même pas à trouver un mensonge crédible pour me justifier. Elle ne me croirait pas, de toute façon. Elle me connaissait trop bien. La preuve. Sa dernière question résonnait dans ma tête. Est-ce que j’étais heureuse avec lui ? Non. Enfin… Oui ET non. J’étais heureuse parce que finalement, je l’aimais quand même. Mais je serais bien plus heureuse avec quelqu’un d’autre. Une autre personne. Assise juste en face de moi. « Oui… enfin… Je sais qu’il n’est pas l’homme parfait mais… » ma voix était cassée, beaucoup trop cassée pour être sincère. « Je l’aime, c’est pour ça que j’ai dit oui. Et… On va déménager aussi, pour son travail. On... on va en Angleterre... » Menteuse, menteuse. J’étais loin de nager dans le bonheur comme toute fiancée amoureuse devrait l’être.

EXORDIUM.

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MessageSujet: Re: Jenkova ✘ Say something, I’m giving up on you...   Lun 17 Juil - 14:39

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Je détestais ce type. Bien sûr qu’il n’était pas l’homme parfait. Il était loin de l’être, d'ailleurs. Il ne rendait pas Ania heureuse, je le voyais bien. Et quelque part, ça me rendait malade. J’aurai peut-être dû lui dire avant qu’il ne soit trop tard, finalement. J’aurai dû lui dire que Peter n’était pas la personne qu’il lui fallait. J’aurais aimé pouvoir lui montrer que je valais mieux que lui, que j’aurai su la rendre heureuse, plus que n’importe qui… Si seulement c’était aussi simple! Briser des années d’amitié purement par jalousie ou par égoïsme, non. Je préférais encore me taire et encaisser la nouvelle sans trop montrer ma déception à Ania, et continuer de rester près d’elle, malgré tout. Parce que c’était tout ce que je souhaitais, dans le fond. Continuer de la voir, continuer de rester avec elle. Même si pour ça, je devais supporter de la voir dans les bras d’un autre… Je m’en voulais terriblement de ne pas réussir à lui sourire sincèrement, à lui montrer que j’étais heureuse pour elle, même si au fond, je restais persuadée qu’elle n’aurait pas dû accepter de l’épouser. Mais c’était un choix qui lui appartenait, et je ne pouvais pas lui en vouloir. Ils étaient ensemble depuis des années, je devais bien me douter qu’on en arriverait là un jour ou l’autre. Seulement, je ne pensais pas que ça ferait aussi mal de l’entendre me le dire. Est-ce que tout allait être différent, maintenant? Est-ce que notre relation serait toujours la même? Je commençais à en douter...

Les derniers mots d’Ania me firent l’effet d’une puissante décharge dans tout le corps. Si l’annonce du mariage m’avait donné le coup de grâce, apprendre qu’elle déménageait en Angleterre venait de stopper la chute libre, et je m'écrasais enfin, comme la vulgaire merde à laquelle je devais ressembler à cet instant... À cette nouvelle annonce, je lâchais un peu trop brutalement la main d’Ania, la regardant dans les yeux. “Démén… Quoi? Non...” La peur me gagnait d'un seul coup. Sans lui laisser le temps de me répondre, je me rapprochais un peu plus près d’elle et prenais son visage entre mes mains tremblantes, les yeux encore embués de larmes. Je fronçais les sourcils et enchaînais d’une voix plus sûre “Non, je te laisserai pas partir. Et je sais que tu ne veux pas partir non plus.” Je ne pouvais pas me taire. J’avais su me retenir pour le mariage, mais je ne pouvais pas accepter de voir Ania partir, quel que soit l’endroit. Sans parler du fait que je l’aimais plus que je ne le devrais, Ania et moi étions inséparables. Je la voyais pour ainsi dire tous les jours depuis qu'on se connaissait. Alors il était impensable pour moi qu’elle s’en aille. J’avais besoin d’elle, plus que ce qu’elle pensait.

Je posais mon front contre le sien, un air beaucoup trop sérieux sur le visage. “Je t’aime trop pour te laisser m’abandonner comme ça. Je ferai quoi sans toi, hein? T’as pas le droit de partir, Ania… S’il te plaît.” Je n’ai jamais agi égoïstement envers elle. J’ai toujours su me taire et la laisser vivre sa vie comme bon lui semblait. Il lui arrivait parfois de me demander des conseils, mais j’ai toujours su rester objective, avec elle. Pas cette fois. Cette annonce était sans doute celle de trop à encaisser. Beaucoup trop lourde pour moi. Je n’arrivais pas à m’imaginer sans elle. Alors oui, j’étais égoïste ce soir. Pour la première fois. Parce que je voulais la garder près de moi. Je voulais continuer de veiller sur elle, comme toute meilleure amie ferait. Parce que j’avais peur. Peur de la perdre... “Qu’est-ce qu’il faut que je fasse, pour que tu restes?” Lui faisais-je d’une voix étouffée, la gorgée nouée. J’étais prête à tout pour lui faire changer d’avis. J’étais même prête à la suivre, s’il le fallait. D’un geste nerveux mais tendre, je glissais une main dans ses cheveux. Mon visage était beaucoup trop proche du sien, et je ne m’en étais pas rendu compte jusqu’à maintenant. J’arrivais à sentir son souffle chaud sur mes lèvres, et l’idée de rattraper les derniers centimètres qui me séparaient des siennes grandissait de seconde en seconde. Curieusement, je n’arrivais plus à agir comme une meilleure amie, à cet instant. Je réagissais de manière irréfléchie, comme prise d’une certaine ivresse, guidée par la peur. J’étais en train de craquer. Le souffle haletant, mon regard s’attarda longuement sur les lèvres d’Ania, puis je fermais les yeux avant de m’approcher inconsciemment, jusqu’à venir frôler mes lèvres aux siennes.

Le bruit de la porte me fit reculer brusquement, lâchant au même moment son visage. Lorsque mon regard dévia vers la personne qui venait d’entrer, mon coeur s’arrêta de battre. La douche froide. En voyant Peter, je me rendais compte de l’erreur que je m’apprêtais à faire. Lui semblait n’avoir rien vu de la scène, puisqu’il se contentait de sourire à Ania. “Je te cherchais partout... Oh, Lexie! Comment tu vas?” Rapidement, je me penchais sur le lit pour récupérer mes affaires sans lui répondre, me levais et passais devant Peter, manquant de le bousculer pour sortir de la chambre. Un flot d’injures me sortait de la bouche d’une faible voix, alors que dévalais les escaliers en poussant les autres invités au passage. Je me détestais, je venais probablement de gâcher plus de vingt ans d’amitié en quelques secondes. Je venais de gâcher son anniversaire… Ania m’avait annoncé qu’elle se mariait, j’aurai dû être heureuse pour elle, parce que j’étais sa meilleure amie, mais au lieu de cela j’ai agi égoïstement, j’ai laissé parler mes sentiments, et je n’aurai jamais dû… Qu'allait-elle penser de tout ça? J'étais sur le point de l'embrasser. Je n'ai pas réfléchis. Pourquoi? Finalement, je m’arrêtais quelques secondes devant le buffet, le temps pour moi de me servir au moins trois verres de vodka et de les descendre cul sec. Je ne réfléchissais plus, j’étais juste paniquée. Il fallait que je parte d’ici. Alors j'enfilais ma veste, attrapais mon sac et quittais la maison en sortant une cigarette, en direction de la voiture.
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Dernière édition par Lexie Jenkins le Mar 18 Juil - 8:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Jenkova ✘ Say something, I’m giving up on you...   Lun 17 Juil - 23:01



Say something, I’m giving up on you...
Lui dire était encore plus difficile que je ne le pensais. Je savais que lui annonce ces deux nouvelles ne seraient pas une mince affaire mais je n’imaginais pas ça aussi difficile. Je n’avais qu’une envie, qu’elle dise quelque chose pour que j’arrête tout. Pour que je quitte Peter, que je reste ici ou que je parte avec elle finalement. Mais elle ne disait rien. Et l’annonce du déménagement était peut-être un peu brutale. Parce que je commençais à m’énerver, peut-être ? Mais m’énerver pourquoi ? Parce que je n’avais pas le cran de lui dire que c’était elle que j’aimais vraiment et pas Peter ? Parce que je voulais tellement qu’elle dise quelque chose mais rien non plus ? Je savais parfaitement que je n’étais qu’une amie pour Lexie. Sa meilleure amie. Elle devait sûrement me considérer comme une sœur. Alors que moi… Pour moi elle était tellement, mais tellement plus. Mais je ne disais rien. Parce que je ne voulais pas la perdre. Alors j’avais accepté la demande en mariage. C’était évident finalement, pour lui, pour moi, pour les autres, après toutes ces années de vie de couple. Toutes ces années à faire semblant. J’aimais Peter, mais je ne l’aimais pas comme j’aimais Lexie. Lexie était mon âme sœur, la femme de ma vie. Et c’était dur de se dire que ce n’était pas réciproque. La dernière nouvelle, celle du déménagement lui avait fait l’effet d’une bombe. En même temps, on se connaissait depuis tellement longtemps, on se voyait tous les jours depuis des années… Je ne voulais pas suivre Peter. Pas si je devais laisser Lexie. Sauf que j’allais être la femme de Peter et je n’étais que l’amie de Lexie. Alors je devais le suivre. Elle avait brutalement lâché ma main, et je sentais mon cœur se serrer. Les larmes présentent dans mes yeux commençaient doucement à rouler sur mes joues. Je fermais les yeux en sentant ses mains sur mon visage. « Non, je te laisserai pas partir. Et je sais que tu ne veux pas partir non plus. » Elle avait entièrement raison. Elle me connaissait par cœur. Elle savait tout de moi. Enfin… presque tout. Si seulement elle savait tout, on n’aurait pas cette conversation en ce moment. Non on… Arrête de rêver, Ania. Si elle savait vraiment tout de moi, elle ne serait même pas ici. Elle ne serait pas venue ce soir pour fêter mon anniversaire. « J’ai pas envie de te laisser… », murmurais-je.

J’ouvrais à nouveau les yeux lorsqu’elle posa son front contre le mien. Les larmes étaient toujours présentes, et ma vue commençait à s’embrumer. Je n’avais pas envie de la laisser, mais je n’avais plus le choix, à présent. Sauf si elle me disait quelque chose, qu’elle m’envoyait un signal. « Je t’aime trop pour te laisser m’abandonner comme ça. Je ferai quoi sans toi, hein? T’as pas le droit de partir, Ania… S’il te plaît. » C’était peut-être ça, le signal que j’attendais ? Mais je n’étais sûre de rien. Je devais réellement me faire à l’idée que Lexie et moi n’étions qu’amies. Que j’allais me marier avec Peter, qu’on allait certainement avoir des enfants et que je serais heureuse avec lui. Je n’osais même rien dire, de peur de me planter totalement. De la faire fuir. Je ne voulais pas partir, et je ne voulais pas qu’elle parte. Jamais. Je voulais rester avec elle, pour toujours. Quitte à l’aimer jusqu’à la fin de ma vie et à ne pas être aimer en retour. Je voulais juste l’avoir près de moi. Je finis par baisser les yeux vers ses lèvres. Elles étaient si proches des miennes… J’avais tellement envie de l’embrasser, là maintenant. De sentir ses lèvres contre les miennes…

Qu’est-ce qu’elle devait faire pour que je reste ? Embrasse-moi, Lexie. Embrasse-moi là où tu ne m’as jamais embrassé. Dis-moi que tu m’aimes comme je t’aime et je resterai avec toi. Je descendrais même tout de suite dire à Peter que c’était fini entre nous. Et ensuite on pourra partir, toutes les deux. Mais tout ça n’arriverait jamais. Alors plus de larmes emplirent mes yeux, parce que je ne savais pas quoi lui répondre qui pourrait passer par la vérité. Je fermais les yeux en sentant sa main se glisser dans mes cheveux, laissant à nouveaux quelques larmes couler sur mes joues. L’envie de l’embrasser ne me quittait pas, d’autant que je sentais toujours son souffle contre mes lèvres. Bon Dieu Lexie, comment fais-tu pour me mettre dans un état pareil ? Et inconsciemment, j’avançais mes lèvres vers les siennes, jusqu’à les frôler…

Mais le bruit de la porte me fit sursauter et ouvrir les yeux une nouvelle fois. Je tournais la tête. Peter. Evidemment, c’était le seul qui pouvait avoir l’idée de venir ici. J’essuyais rapidement mes yeux avant de sourire à Peter. Il n’avait rien vu, et heureusement. « Je te cherchais partout... Oh, Lexie! Comment tu vas? » Rapidement, Lexie sortit de la pièce sans même lui répondre. Mon cœur était serré, et j’avais du mal à contenir mes larmes. J’aurais dû fermer la porte à clef, et à l’heure qu’il était j’aurais enfin embrassé Lexie. Peter me regardait, visiblement il ne comprenait pas la réaction de ma meilleure amie. « Je… je lui ai dis… », ma voix était trop cassée. J’avais envie de pleurer. Et Peter l’avait bien remarqué, parce qu’il avait fini par s’installer à mes côtés et m’avait pris dans ses bras. Je fermais les yeux, et me laissais aller. Je pleurais dans les bras de mon fiancé. Ce n’était pas l’homme parfait, mais il prenait soin de moi. Même quand je pleurais parce que la femme que j’aimais venant de s’enfuir en courant. Alors je me laissais aller quelques secondes, sentant ses bras se resserrer autour de moi. Je devais tous laisser sortir, et essayer de tout mettre au clair.

J’aimais Lexie. Pas Peter. Du moins, pas autant. Alors je devais le dire à Lexie. Quitte à perdre mon fiancé et ma meilleure amie la même soirée. Mais je devais le faire. Jamais je n’arriverais à vivre correctement de cette façon. Alors je lâchais doucement Peter, essuyais mes yeux du revers de la main et l’embrasser. Un baiser qui sonnait la fin. Un baiser d’adieu. Caressant sa joue, je le regardais. « Je suis désolée… » Je me levais et descendais en courant. Avec de la chance, Lexie était encore là. Avant d’arriver en bas des marches, je jetais un coup d’œil dans la maison. Elle n’y était pas. La porte d’entrée était ouverte, et sans réfléchir je me précipitais dehors, ne faisant pas attention à la voix de Peter qui m’appelait. Je courrais, voyant Lexie s’approcher de sa voiture. Je criais assez fort pour qu’elle m’entende : « Lexie ! » Lorsqu’elle se retourna, je m’arrêtais, encore à quelques mètres d’elle. Peter m’avait suivi, il était plus loin derrière moi et m’appelait. Je regardais Lexie les larmes aux yeux. « Je t’aime Lexie… J’ai pas envie de partir et de te laisser ici… » Je m’approchais encore un peu, sans la lâcher du regard. « T’as juste un truc à dire. Un seul… Et je reste… Avec toi. »

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MessageSujet: Re: Jenkova ✘ Say something, I’m giving up on you...   Mar 18 Juil - 16:03

Is it still you and I forever?c'mon, you're close to me
c'mon, talk to me
c'mon, get close to me
+ RHODES - You & I +


Alors que je m’éloignais rapidement de chez Ania, je repensais à cet instant, à nos lèvres presque scellées. Se rapprochant comme deux aimants attirés l’un vers l’autre. À cette sensation que j’avais ressentie au même moment. Une peur immense, indescriptible. L’impression que le temps s’arrête, que l’air devient pesant, irrespirable… Et enfin, le sentiment que tout s’écroule, que tout s'effondre, au simple bruit de la porte qui s’ouvre, semblable à celui d’une détonation. Je venais de me prendre une balle en plein coeur, en découvrant le visage de celui qui me volait la seule personne capable de me rendre véritablement heureuse. Ce moment, j’en avais rêvé pendant des années. Un simple baiser… Mais je ne l’imaginais pas aussi douloureux… Finalement, il s’apparentait plus à un adieu qu’à une déclaration… Ania allait partir en Angleterre, loin de moi. Et je n’ai rien trouvé de mieux à faire que de lui supplier de ne pas y aller. Elle allait se marier, et je n’ai même pas pris la peine de la féliciter… Pourquoi avait-il fallu que je gâche tout? Pourquoi étais-je incapable de réagir comme n’importe quelle amie le ferait, face à une telle annonce? Pourquoi j’avais ressenti le besoin d’exprimer mes sentiments envers Ania, ce soir? Beaucoup trop de questions me torturaient l’esprit, à cet instant. Et j’étais incapable d’y trouver des réponses. Les larmes coulaient librement sur mes joues, alors que j’inspirais profondément la fumée de la cigarette. Mêlé à l’air frais d’une nuit déjà bien entamée, l’alcool me montait rapidement à la tête. Ma vue se brouillait, ma gorge se serrait toujours plus, alors que j’approchais de la voiture. J’avais l’étrange impression que mes jambes étaient sur le point de me lâcher, que mon corps ne voulait plus m’écouter. Comme tétanisée, je n’arrivais plus à marcher aussi vite que je ne le voulais. Et j'eus tout autant de mal à ouvrir la portière de la voiture. Lorsque j’entendis sa voix à quelques mètres derrière moi...

En me retournant, j’aperçus dans un premier temps les larmes perler sur les joues d’Ania, malgré la distance. J’observais son visage, longuement, en l’écoutant. Chaque mot me parvenait comme un violent coup de couteau en pleine poitrine. Je ne comprenais plus. Je ne savais pas ce qu’elle voulait. J’avais tellement peur de mal interpréter ses paroles. Peter s’arrêta quelques mètres derrière Ania, l’appelant une énième fois et regardant la scène, tout aussi perdu. Quelques invités curieux s’étaient eux aussi tournés vers nous. Ania attendait une réponse, mais j’étais incapable de parler. Pas devant Peter, pas devant autant de monde. Ce que j’avais à lui dire était beaucoup trop important pour le faire devant toute cette foule. Surtout devant Peter. Ce n’était pas le moment de se donner en spectacle...“Montes.” Lui faisais-je simplement, jetant un regard en direction de Peter... Ania bloquait pendant quelques secondes, avant de me rejoindre dans la voiture. Je m'asseyais sur mon siège et fermais la portière, après avoir jeté ma cigarette par terre et mes affaires derrière moi. Sans même adresser un regard à Ania, je démarrais la voiture et accélérais brutalement…

Guidée par la honte, l’angoisse et l’agacement, je roulais sans m’arrêter, à une vitesse folle. Je ne regardais pas le compteur. Parce que ça me soulageait, quelque part. Parce que j’avais besoin d’emmener Ania loin de lui, loin de tout. Le silence régnait dans la voiture, je n’osais ni parler, ni la regarder. Je ne savais pas par où commencer, mais il fallait que je lui dise toute la vérité, d’une façon ou d’une autre. Je n’avais plus vraiment le choix… Finalement, après plusieurs kilomètres, je m’arrêtais à la sortie de la ville. Tous feux éteints, seule la lune éclairait nos visages, et j’osais enfin tourner mon regard vers elle, sans dire un mot. Je l’observais, immobile, totalement muette, nerveuse, avant de me décider à sortir de la voiture. Les bras croisés, je m’appuyais sur le capot, le regard perdu vers le paysage qui s’offrait à nous. D’ici, on pouvait voir toutes les lumières de la ville. Cet endroit était calme, désert. Il n’y avait aucune chance que quelqu’un vienne nous déranger. Et c’était exactement ce dont j’avais besoin, à cet instant…

Lorsque Ania me rejoignit enfin, je prenais une longue inspiration, pour me donner du courage, sans pour autant la regarder, avant de me lancer. “Je ne sais pas ce qui m’a pris, je suis désolée. J’ai paniqué, quand tu m’as annoncé que tu partais… C’était pas une raison pour faire ce que j’ai fais, je sais… mais…” Je me décidais enfin à tourner la tête vers elle, pour la regarder dans les yeux. “Je refuse de te perdre, Ania. Alors s’il te plaît, promets-moi une chose… Ne m’en veux pas, pour ce que je vais te dire. Ça ne changera rien, entre nous. Sauf si c’est toi qui le souhaite...” Ma gorge se serrait quelques secondes. Les yeux humides, je ne quittais plus son regard. “J’ai jamais osé t’en parler, parce que j’avais peur de tout gâcher. Tout ce que je voulais, c’était rester près de toi… Mais je pense que je n’ai plus le choix…” Je gardais les bras croisés, parce que je sentais tout mon corps trembler de peur. J’étais effrayée à l’idée qu’Ania réagisse mal à ce que je m’apprêtais à lui avouer. “Ça fait plus de vingt ans qu’on se connaît maintenant, je ne pouvais pas risquer de tout foutre en l’air, pour ça... Toi et Peter êtes ensemble depuis sept ans. Tu l’aimes, ça se voit. Vous venez de vous fiancer, vous allez vous marier. Et je suis heureuse pour vous, sincèrement... Mais je pense qu’il est temps que tu saches enfin pourquoi je ne l’ai jamais apprécié…” Je prenais un air un peu plus grave, laissais quelques secondes de silence et observais une nouvelle fois le paysage devant moi. “T’es pas simplement ma meilleure amie, Ania. T’es bien plus que ça… tellement plus... Tu n’imagine même pas ce que tu représente pour moi… Je trouverai pas de mot assez fort pour te l’expliquer. Je ne sais même pas comment te l’expliquer… Quand je suis près de toi, j’ai l’impression de revivre. Le monde pourrait s’écrouler, j’en aurais rien à foutre, parce que t’es là…” Je tournais à nouveau mon regard vers elle, détaillant chaque trait de son visage. “...Parce que je t’aime, tout simplement.” Je m’arrêtais quelques secondes, encore. Je parlais trop, mais j’avais besoin de tout lâcher, une fois pour toute. Peu importe sa réponse, peu importe sa réaction, j’avais besoin de lui dire. Et c’était maintenant ou jamais… “Je peux supporter de te voir devenir la femme de quelqu’un d’autre, mais je ne peux pas m’imaginer vivre loin de toi. C’est la seule chose qu’il me reste, finalement. La seule chose que je peux avoir; ta présence… Je ne demande que ça, même si j’aimerais tellement plus…” Je me pince la lèvre, sentant à nouveau les larmes monter. D’un geste nerveux, je glissais une main dans mes cheveux, et reprenais d’une voix cassée. “Je suis désolée, Ania. J’ai été égoïste. Je voulais pas gâcher ton anniversaire. Je voulais pas te décevoir… Ça a dû te demander du courage pour m’annoncer ces nouvelles, et j’ai réagi bêtement… Mais maintenant tu comprends peut-être mieux pourquoi...” J'attendais quelques secondes, puis me décollais finalement de la voiture, pour faire quelques pas et aller récupérer l'enveloppe dans mon sac. Je ne savais pas si c'était le bon moment pour lui offrir mon cadeau maintenant, mais c'était le seul moyen que j'avais trouvé pour me faire pardonner. Je m'approchais d'elle, lui tendant l'enveloppe en la regardant dans les yeux, le coeur serré. “Bon anniversaire, Ania... Si tu veux... Enfin, ce sera pour ton voyage de noces, du coup.”
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