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 Au royaume d'Apophis, les Furies sont reines ♖ Nixie

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PILULES AVALÉES : 1188
MIROIR : carey mulligan
IDENTITÉ : Verendrye
CRÉDITS : Avatar : Verendrye
A DÉBARQUÉ LE : 26/09/2016
FORCE : 4020

SITUATION : Des rumeurs courent disant que le coeur de la blonde ne serait plus à prendre. Si elle est toujours là, c'est pour lui.
EST ÂGÉ DE : 31 ans
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Nirina Vespucci

MessageSujet: Au royaume d'Apophis, les Furies sont reines ♖ Nixie   Ven 19 Mai - 12:27



Au royaume d'Apophis, les Furies sont reines


“Pour la première fois, j'avais goûté à la vengeance; c'était comme un vin aromatisé; en l'avalant, il était chaud, sentait le terroir, mais laissait un arrière-goût métallique, corrosif, donnant la sensation d'un empoisonnement. ” Jane Eyre - Charlotte Brontë



La nuit avait plongé l’hôpital dans un noir d’encre, la clarté de la lune projetait des ombres menaçantes sur les murs, alors qu’un silence pesant et anxiogène régnait ici. La jeune femme ne savait plus ce qu’elle faisait recroquevillée par terre, seule au beau milieu du couloir, ni comment elle avait atterri là. À ses pieds gisaient les vestiges d’une bouteille de vin presque vide, avec à côté des plaquettes de médicaments sorties de leur emballage. Les mains tremblantes et la vue floue, Nirina tenta de les attraper du mieux qu’elle pût et dût coller ses yeux contre les boites blanches pour lire leur intitulé. Du Modafinil et du Loxapac, rien que ça… Quelques souvenirs de sa soirée affluaient doucement dans son esprit. Des images d’une porte d’infirmerie forcée, sa main cherchant à tâtons sur des étagères murales… Et soudain tout lui revint en mémoire d’une façon si brusque qu’elle en eut le tournis. Elle se souvenait du rêve qui l’avait réveillé en sursaut. Depuis la soirée passée dans la forêt, le même cauchemar venait inlassablement perturber ses songes, l’empêchant de passer des nuits paisibles. À chaque fois, elle revoyait le corps du garde tombant à la renverse, son sang inondant la forêt dans une mer rouge et poisseuse dans laquelle elle se noyait. Et cette nuit là avait été la nuit de trop, elle s’était levée d’un bond pour se rendre à l’infirmerie, «emprunter » du Loxapac en guise d’antipsychotique pour se calmer et puis après… Elle se força à continuer de rassembler ses souvenirs. Et soudain un nom… Lexie Jenkins. Nirina savait ce qu’elle avait eu en tête, elle s’était souvenu que Lexie avait été envoyé en isolement au même titre que Dawkins et Blackwood, et même si elle n’était pas responsable de la mort du garde ni de ses cauchemars, elle était suffisamment coupable aux yeux de la blonde pour que cette dernière souhaite le lui faire payer. Elle était ensuite retournée à l’infirmerie pour trouver un psychostimulant suffisamment puissant pour contrer les effets de l’antipsychotique et lui permettre de garder l’esprit clair. Et le Modafinil correspondait parfaitement à ses attentes. Elle se souvenait avoir avalé le cachet, puis ensuite… Trou noir. De toute évidence, l’altération entre les deux médicaments avait dû dégénérer, c’était d’ailleurs un miracle qu’elle y ait survécu. Mais impossible pour elle de se souvenir comment elle avait dégoté cette bouteille de vin, ni pourquoi elle l’avait bu. Mélanger l’alcool et les médicaments… Ce n’était pas l’idée du siècle qu’elle avait eu là. Malgré son mal de crâne, son cerveau bouillonnait d’idées et de plans à exécuter, elle trépidait d’excitation et avait la ferme envie d’en découdre avec un certain petit démon. Se raccrochant au mur, elle se hissa sur ses pieds en soufflant sous l’effort. Avant d’atteindre le bloc d’isolement, il lui fallait d’abord gagner la salle de sécurité pour y dérober la clé des cellules. Cahin-caha, elle arriva finalement à destination mais la lumière de la salle était allumée, ce qui devait surement signaler la présence d’un garde à l’intérieur. Merda… Pesta-t-elle, elle allait devoir trouver un subterfuge pour l’éloigner. Nirina ne comptait pas renoncer aussi facilement, complètement euphorique, elle déboula dans la pièce, faisait sursauter le garde par la même occasion. Mais quand elle découvrit de qui il s’agissait, la stupeur la frappa avant qu’un sourire béat ne s’affiche sur ses lèvres. L’homme en question n’était nul autre que le garde présent le jour de sa première rencontre avec Jenkins… Une aubaine pour elle.

« J’ai aperçu un patient s’échapper de sa chambre, il avait l’air de se diriger vers le parc… Vous devriez aller le chercher… Maintenant. » Il lui lança un regard méfiant en la détaillant de haut en bas, il l’avait reconnu mais ne semblait pas pressé de quitter son poste. La blonde avait les mains qui tremblaient comme des feuilles, elle se cramponnait à la poignée de porte pour ne pas tomber et ses iris étaient dilatés à outrance. De toute évidence, il avait compris qu’elle n’était pas dans son état normal.
« Vous semblez réticent ? Est-ce que le fait de dire à la direction que vous avez laissé une psychologue sous votre surveillance, se faire violer, vous motiverait un peu plus ? » demanda-t-elle d’une voix horriblement mielleuse. Elle se rappelait  la panique qui avait envahi le garde à l’idée de perdre son boulot, et elle n’avait aucun scrupule à s’en servir contre lui. L’homme ne fit même pas mine de protester, se levant docilement de sa chaise, il se dirigea vers la sortie en lui décochant au passage, un regard assassin. Sans perdre plus de temps, la jeune femme en profita pour sortir le cahier d’entrées et sorties des patients en isolement. Elle regarda le numéro de cellule dans laquelle elle devait se rendre, avant d’aller chiper la clé correspondante accrochée parmi de nombreuses autres au mur. Etait-ce l’hôpital qui avait allumé les chauffages ou était-ce elle, dans tous les cas, elle mourrait de chaud. Elle pouvait sentir la soie de son chemisier complètement trempée par la sueur, collée à son dos. Avisant une bouteille d’eau reposant sur la table, elle entreprit de la déboucher pour se vider le contenu sur la tête, le visage et la nuque. Complètement trempée, elle se dirigea alors vers les cellules d’isolement, mais le trajet lui parut durer une éternité. Enfin, elle poussa les lourdes portes qui la séparaient de son objectif final, puis s’engouffra dans le sombre couloir. Personne… La fraicheur et l’humidité ambiante lui procurèrent un bien fou et déjà son mal de crâne commençait à disparaître, voulant ressentir encore plus le froid, elle en profita pour se déchausser complètement et retirer sa veste pour ne laisser que son chemisier trempée apparent. Mais ce n’était pas assez pour elle, la sensation d’étouffer la prenait à la gorge. Elle se laissa tomber à genoux avant de s’affaler de tout son long sur le sol gris et sale, la tête collée par terre. Le ciment rugueux accrochait la douce peau de son visage mais ça lui était égale, elle aurait pu rester des heures ainsi, ressemblant à une étoile de mer s’étant lamentablement échouée sur le rivage. L’odeur acre du calcaire argileux lui piquait les narines et pendant plusieurs minutes, elle avait oublié le motif de sa visite dans ce lieu sordide. Le froid s’immisçait à travers ses vêtements jusqu’à faire parcourir sa peau d’une agréable chaire de poule. Plongée dans un état-second, Nirina avait l’impression de se retrouver dans une peinture de William Turner, tout ce qu’elle voyait était noyé dans un brouillon de couleurs et de formes distordus. C’était comme si son corps flottait, légère comme une plume, elle ne ressentait plus la force de l’attraction terrestre qui la maintenait au sol. Le diable serait venu l’emporter avec lui dans les tréfonds de l’Enfer qu’elle n’aurait pas cherché à se débattre. Diable… Enfer… Démons… Démons ??
« JENKINS !! » hurla-t-elle en se relevant subitement alors qu’elle se souvenait enfin de la raison qui l’avait amenait ici. Se servant de ses bras pour ne pas perdre équilibre alors que le monde tournait dangereusement autour d’elle. Il fallait désormais qu’elle se souvienne du bon numéro de cellule pour éviter une mauvaise rencontre ou pire, tomber nez-à-nez sur Dawkins qui risquait de lui faire chèrement payer sa dénonciation. Elle regarda frénétiquement toutes les cellules avant de pousser un « ah » triomphal lorsqu’enfin elle trouva la bonne porte. Ses chaussures à la main, elle se précipita sur la serrure et dû s’y reprendre à plusieurs fois avant de réussir à y introduire correctement la clé. Ses mains tremblaient d’impatience, les médicaments noyés dans l’alcool la faisait sombrer dans une fièvre délirante et pour couronner le tout, elle voyait en double. Et finalement, la clé accepta de coulisser dans la serrure pour enfin laisser Nirina se jeter dans la gueule du loup. Les couloirs n’étant pas éclairés, ses yeux s’étaient habitués à l’obscurité, aussi elle aperçut bien vite la silhouette qui se fondait dans les ténèbres ambiantes.

« La voilà, la seule et l’unique Lexie Jenkins ! Je vous ai manqué j’espère ? On a toujours un vilain bobo à l’épaule ? » s’écria-t-elle d’une voix enjouée.
« Oh je suis si navrée de votre situation, lorsque j’ai dénoncé cet abject cafard de Dawkins pour le meurtre du garde, je ne pensais pas qu’on vous y enverrait aussi avec Blackwood. J’ai bien essayé de raisonner les gardes mais… Ah non pardon je me trompe. Je n’ai rien fais parce que je m’en contre-fichais en fait. » Enchaina-t-elle en gloussant tout en faisait de grands gestes, donnant l’impression qu’elle chassait des mouches imaginaires. « Et maintenant Jenkins, priez pour votre âme qui a dû se barrer dès l’instant où vous êtes née, c’est l’heure de votre Jugement Dernier misérable enfant ! » Elle avait la sensation d’être invincible, elle ne sentait ni fatigue, ni douleur, rarement dans sa vie elle s’était sentie aussi bien. Peut-être allait-elle mourir ce soir et en y songeant, elle ne put s’empêcher de partir dans un fou-rire incontrôlable.


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ADMINISTRATRICE
PILULES AVALÉES : 1117
MIROIR : Kristen Stewart
IDENTITÉ : 'Joke
CRÉDITS : class whore stuff
A DÉBARQUÉ LE : 07/09/2016
FORCE : 3328

SITUATION : Si seulement elle connaissait la réponse.
EST ÂGÉ DE : 27 ans
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Lexie Jenkins

MessageSujet: Re: Au royaume d'Apophis, les Furies sont reines ♖ Nixie   Ven 9 Juin - 23:21



❝Au royaume d'Apophis, les Furies sont reines❞
NIXIE
L’humidité avait imprégné les vêtements de la patiente. Son corps semblait peser une tonne. Incapable de bouger, par peur de réveiller encore une fois cette douleur insupportable à son épaule, Lexie restait allongée sur son semblant de lit, le regard perdu dans le vide. Épuisée, elle ne pensait plus à rien. Elle ne voulait plus penser à rien. Depuis combien de temps était-elle là? Depuis combien de temps était-elle étalée sur le sol, cherchant désespérément à s’endormir? La douleur l’avait assommé, moralement, physiquement. À tel point qu’elle mourrait d’envie de se cogner la tête contre un mur, pour en finir. Mais elle n’en avait même plus la force. Ses yeux rouges et gonflés laissaient deviner l’état de fatigue assez important de la jeune femme. Même si elle était totalement déshydratée, quelques larmes continuaient encore de couler par moments. Elle ne se retenait plus. Il n’y avait personne ici. Personne ne pouvait voir ses faiblesses. Pour les autres, Jenkins n’était qu’un être insensible et froid. Et même si cela faisait des années qu’elle n’avait pas pleuré, ce soir-là, elle se lâchait. Parce qu’elle était seule. Parce que personne ne pouvait la juger. Personne ne le saurait, de toute façon.

Lorsqu’elle entendit du bruit à la porte, Lexie vint aussitôt essuyer ses yeux avec sa manche. Sans même prendre la peine de se redresser pour “accueillir” son visiteur, la patiente tourna lentement la tête vers la porte de la cellule, attendant patiemment de découvrir qui pouvait bien venir la voir. Probablement un garde, qui venait vérifier qu’elle n’était pas encore morte… De longues, très longues secondes défilaient, alors que les bruits persistaient dans la serrure. Elle commençait à douter de l’identité du visiteur, au vu de la difficulté avec laquelle celui-ci essayait d’ouvrir cette foutue porte. Et lorsqu’elle put enfin apercevoir la silhouette dans l'entrebâillement, la jeune patiente déglutit et murmura un juron entre ses lèvres. La voix aiguë et irritante de la psychologue résonna soudainement dans la cellule, agressant les pauvres oreilles de Lexie, qui ne s’attendait pas à autant de bruits, s’étant habitué au silence de sa prison. Par réflexe, elle grimaça en collant ses deux mains sur ses oreilles, essayant de ne pas prêter attention aux paroles de la jeune femme. À en voir les gestes de cette dernière, Jenkins devina rapidement qu’elle n’était pas dans son état normal. Encore une fois… Si elle lui avait manqué? Pas vraiment… La simple présence de Nirina suffisait à l'agacer. Elle était bien la dernière personne que la patiente souhaitait voir, à cet instant.

À bout de forces, autant physiquement que moralement, Lexie était deux fois plus irritable que d’habitude, mais plus faible, aussi. La déception et la colère des premiers jours après leur retour à Ostrov avaient laissé place à un “ras-le-bol” général. Avait-elle finit par baisser les bras? Avait-elle finalement compris qu’elle n’avait clairement plus aucune raison de continuer à se battre? Se battre pourquoi, d’ailleurs? Pour lui? Par fierté? Pourquoi ne pas voir la vérité en face? Même s’échapper d’ici était voué à l’échec. Sa vie se résumait désormais à rester enfermée dans une minuscule pièce, sombre et dégueulasse… Et elle avait droit à la visite d’une psychologue complètement fêlée et chiante à souhait, en prime. Lexie retira finalement les mains de ses oreilles, observant le plafond en soupirant faiblement. Ah, si seulement elle avait pu garder un minimum de force, Nirina aurait probablement déjà terminé la tête dans un mur, en souvenir de leur première rencontre… D’ailleurs, cette visite ne semblait pas vraiment avoir traumatisé la psychologue, puisque cette dernière venait à nouveau la voir, seule. Et si lors de cette rencontre, Lexie avait puisé dans ses dernières forces pour faire regretter à Nirina sa naïveté, ce soir, elle doutait fortement de sa capacité à faire fuir la jeune femme, d’une façon ou d’une autre...

Néanmoins, et parce qu’elle refusait de se montrer aussi faible devant Vespucci, Lexie retrouva rapidement son air habituel. Antipathique, froid, menaçant, à l’égard de cette dernière. Et lorsque la psychologue prononça le nom de Dawkins, le cœur de la patiente se serra aussitôt dans sa poitrine, ses muscles se contractèrent, réveillant une nouvelle douleur à son épaule. Ce qu’elle craignait était finalement arrivé… Nirina n’avait pas hésité à balancer Edward pour ce qu’il avait fait au garde… Son corps entier tremblait, alors qu’elle sentait une bouffée de chaleur lui monter à la tête. La colère l’aveuglait, à tel point qu’elle ne prêtait plus attention à la fatigue, ni la douleur. Non sans peine, elle se releva, titubant, grimaçant en forçant sur son bras. Elle n’écoutait déjà plus les paroles de la jeune femme. “Vous avez fait quoi ?!!” Hurla-t-elle, le regard noir, tout en s’approchant dangereusement de la psychologue. La patiente se jeta sur Nirina, attrapant cette dernière par le chemisier, au niveau de son col. “Vous pouviez pas la fermer?!” Continua-t-elle de crier, tenant fermement le tissu de la psychologue. Ses mains tremblaient dangereusement, sa mâchoire se serrait et ses yeux brillaient d’un mélange de haine et de peur. Elle imaginait déjà l’état dans lequel Edward devait se trouver à cet instant. S’il était encore en vie, du moins… “Et qui a manqué le plus à l’autre, hein? Qu’est-ce que vous venez faire ici?” Fit-elle d’une voix plus que menaçante, resserrant toujours plus ses doigts sur le tissu. En lâchant finalement la jeune femme, Lexie n'hésita pas à la repousser en même temps. Puis, par pulsion, elle arracha des mains une des chaussures de Nirina, et lança cette dernière de toutes ses forces, frôlant dangereusement la tête de la blonde. La chaussure s'écrasa violemment contre le mur. Lexie serra à nouveau les dents, se rendant compte bien trop tard qu'elle avait utilisé le mauvais bras, pour exprimer sa colère. La douleur lui arracha une autre grimace, ainsi qu'un juron. "Allez vous faire foutre, Vespucci!" Finit-elle par souffler.

© Pando

_________________
★ I keep dragging around what's bringing me down ★
Did you lose what won't return? Did you love but never learn? Did it hurt so much you thought it was the end? Did you break but never mend? Lose your heart but don't know when. The fire's out but still it burns. And no one cares, there's no one there.
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