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 Nirina's Diary ♖ Verba volant, scripta manent

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PILULES AVALÉES : 1583
MIROIR : la parfaite carey mulligan
IDENTITÉ : Verendrye
CRÉDITS : verendrye
A DÉBARQUÉ LE : 26/09/2016
They think I m insane, they think my lover is strange but I don t have to fucking tell them anything
SITUATION : Esprit plongé dans un océan d'incertitudes et d'amers souvenirs aujourd'hui consumés.
EST ÂGÉ DE : 32 ans
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MessageSujet: Nirina's Diary ♖ Verba volant, scripta manent   Sam 6 Mai - 1:22


Nirina Vespucci

There is no sweeter innocence than our gentle sin, in the madness and soil of that sad earthly scene


Nom : Vespucci
Prénom : Nirina
Âge : 32 ans
Date de naissance : 7 juillet 1985
Situation familiale : Célibataire
Orientation sexuelle : Hétérosexuelle
Particularités : Syndrome du sauveur en phrase de rémission ?
Habitudes : Lire ce qu'il lui passe sous la main ○ S'ennuyer dans les couloirs d'un lieu qu'elle déteste ○ Choper des ragots.
Groupe : Narcissus Poeticus
Avatar : Carey Mulligan
FicheFiche de lien

Anecdotes
Je n'ai pas vraiment d'anecdotes en tête, hormis peut-être les péripéties mouvementées que j'ai vécu avec mes amis durant nos road-trip. Mais cela vous intéresse-t-il vraiment de savoir que nous nous sommes un jour perdu en pleine campagne slovène où un gentil - mais très louche - paysan a accepté de nous amener dans sa charrette jusqu'à la ville la plus proche ? Ou encore qu'un jour pour attirer le regard d'un jeune touriste français j'ai subtilement fait tomber mon mouchoir comme dans les films dans l'espoir qu'il le ramasse et me le rapporte ? Dois-je dire qu'étant petite, en observant les poissons hors de prix que mon père s'était procurés, j'étais persuadée qu'ils devaient mourir de froid dans cette eau glaciale et de ce fait j'ai pris l'initiative de les retirer de leur aquarium pour les réchauffer dans une couverture ? (mon postérieur se souvient encore de cette fessée cuisante administrée par mon paternel.)

Une Histoire de famille




Dr. Cesare Vespucci
L'héritage d'un nom
Un père exigeant et réputé dans sa profession. Vous avez déjà probablement dû entendre parler du docteur Cesare Vespucci, directeur de l’institut psychiatrique de Fullbourn. Bien que mon avis reste subjectif, je ne pense pas me tromper en prétendant qu’il est une pointure dans son domaine. J’ai rarement eu l’occasion de voir des professionnels faire preuve d’autant de minutie, de passion et d’acharnement dans leur travail. Il n’est pas réputé pour être un cœur de guimauve avec ses patients certes, néanmoins il les respecte. Depuis tout petit, il s’est toujours intéressé aux mécaniques du psychisme humain, il a su très tôt que sa vocation été d’être psychiatre. Je pense que ce qui lui a permis d’accéder aux plus hauts sommets, c’est sa persévérance à toujours repousser les limites possibles, à fouiller là où personne n’a eu l’idée de cherche. Selon mon père, rien n’est plus important que l’héritage de notre nom. Vespucci. Ce devoir de toujours le faire briller, il le tient de son père, qui le tenait de son père et ainsi de suite… Certains pourraient le voir comme un homme froid, autoritaire et austère, moi je le vois comme un homme pragmatique et rigoureux. Il avait de grandes attentes pour moi, emprisonné dans son rêve de me voir prendre la relève en marchant sur ses traces. Mais j’ai été incapable d’être la fille qu’il voulait que je sois. Et même si aujourd’hui je lui en veux toujours pour m’avoir obligé à suivre une voie qui n’est pas la mienne, j’éprouve quand même de l’affection pour lui, car il reste mon père. Et malheur au premier qui oserait dire du mal de lui…
Dr. Sophie Vespucci
Une famille à honorer
Une mère distante et peu démonstrative. La relation mère-fille qui nous lie est assez complexe et plutôt tendu. Elle a toujours fait preuve d’une implacable sévérité dans sa façon de m’élever, ne me laissant rien passer. J’ai toujours aimé la comparer à un faucon, gracile et majestueuse comme ce rapace, mais aussi incisive et fatale avec ses proies. J’ai dans ma mémoire plus de souvenirs d’elle me hurlant que je ne suis pas à la hauteur de mon nom, que de souvenirs où elle disait qu’elle m’aimait. Me l’a t-elle seulement dit un jour ? Mais ce qui m’empêche de la haïr au plus haut point pour se comporter ainsi avec moi, c’est parce que je sais pourquoi elle a agit de cette façon. Ce que le poids de ce nom me fait subir, elle l’a subit longtemps avant moi. Elle a dût se battre et faire ses preuves avant d’intégrer le clan Vespucci. Elle était prête à tout pour être avec mon père, y compris affronter l’impitoyable Lucius et la glaciale Octavia Vespucci. C’est surtout la peur de ne pas être à la hauteur en ne donnant pas une progéniture digne de ce nom à mon père, qui l’a poussé à se comporter ainsi avec moi. Elle a dû vivre dans la crainte que si j’échouais à reprendre le flambeau, la faute lui serait imputée et plus important que ma réputation, c’était aussi la réputation de sa famille, les Sokolov qui était en jeu. D’abord psychiatre à Genève, elle a arrêté sa carrière pour se concentrer sur mon éducation. Lors de notre déménagement en Grande-Bretagne, elle a décidé de reprendre le travail et s’est faite engager par le British Journal of psychiatry pour y rédiger des articles sur les dernières avancées psychiatriques.

Ce qui caractérise l’histoire de ce nom, c’est cette ambition sans limite de le faire perpétuer à travers les générations pour que jamais il ne s’éteigne, ni ne perde de son éclat. La force de notre patronyme réside dans le fait qu’il s’est toujours distingué dans le domaine professionnel exercé par celui qui le portait. Mes ancêtres se sont d’abord illustrés dans les Arts de la guerre, à commencer par Cesare Vespucci, mon arrière-grand père. Issu d’une famille de militaires, c’est au cours de la Seconde Guerre mondiale qu’il s’est fait remarquer. Il a par la suite poussé son fils, Lucius dans cette voie. Petite, grand-père adorait me raconter ses exploits militaires, j’y avais droit à chaque repas de famille. Je n’ai jamais réussi à déterminer si je l’aimais ou si je le craignais, probablement un peu des deux. Lorsque nous discutons ensemble, j’ai toujours cette désagréable impression d’être analysée dans le moindre détail. Il a été marié une première fois à Octavia Della Scala, on raconte qu’elle était la seule à pouvoir calmer son caractère emporté et qu’il n’y avait qu’avec elle qu’il se montrait aussi doux qu’un agneau. Douce, gentille et très belle, elle a d’abord donné naissance à des faux-jumaux, Cesare mon père et Nirina. On raconte que Nirina était le portrait craché d’Octovia, et Cesare celui de Lucius. Ils étaient tous deux inséparables, liés comme les doigts de la main, jusqu’à ce qu’une tragédie vienne s’abattre sur eux. À l’âge de 13 ans, elle est partie durant son sommeil. Rupture d’anévrisme. Sa mère ne s’en est jamais remise, après la perte de sa fille, elle n’était plus que l’ombre d’elle-même. Malheureusement, je n’ai jamais eu la chance de la connaître car elle est décédée en mettant au monde mon oncle, Auguste. C’est un sujet tabou dont on ne parle jamais, mais sa femme Kumiko, m’a raconté un jour que grand-père le tenait pour responsable de la mort d’Octavia. Père me parle très rarement de sa sœur ou de sa mère, probablement parce qu’il n’a jamais réussi à en faire complètement le deuil.

J’ai toujours aimé Auguste, un grand rieur avec qui je me suis beaucoup amusé. Kumiko et lui ont eu un fils, mort le lendemain de sa naissance. Après ce malheur, ils n’ont plus jamais trouvé le courage d’avoir un autre enfant. Entre-temps, mon grand-père s’était remarié à Octavia Baronelli. Me croirez-vous si je vous disais que ma mère était un ange comparé à elle ? Je n’ai jamais connue de femme aussi froide et cruelle que cette femme, elle ne vous regarde pas, elle vous juge. Et lorsqu’elle s’abaissait à vous adresser la parole, c’était comme recevoir un seau de glace en pleine face. Mon oncle ne désirant plus avoir d’enfant, c’est à mon père qu’est revenu le devoir d’engendrer un nouvel héritier. Ce dernier s’est pris bec et ongle avec ma mère pour que je porte le nom de sa défunte sœur, mais face à un Vespucci, mère n’avait d’autre choix que de céder. Ils ne me l’ont jamais dit clairement, mais je devine qu’ils auraient préféré un fils. Sans doute parce que lorsque je me marierais – ce qui ne semble pas gagné pour l’instant – je devrais prendre le nom de mon époux et quand bien même je souhaiterais garder mon nom, il serait « entaché » par le nom d’un autre.

black pumpkin - nalex


Dernière édition par Nirina Vespucci le Mer 16 Aoû - 12:40, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Nirina's Diary ♖ Verba volant, scripta manent   Sam 6 Mai - 1:40



Les patients



James "Kaleb" Sharp
Stade avancé.


Un brasier distillé dans un océan de folie.

Dossier médical

Nom : Sharp
Prénom : James, surnommé «Kaleb » par ses ravisseurs
Date de naissance : 16/02/1969
Lieu de naissance : Inconnu, origines américaines. Dernier lieu de vie connu au Danemark.
Situation familiale : Célibataire, sans enfants.
Profession : Aucune.
Particularités : Ne supporte par qu'on l'appelle par son prénom James, a la phobie des perruches.
Psychologue Assigné : Dr. Vespucci
Recommandation : Eloigner tous dossiers ou toutes plantes en sa présence…

Historiques des consultations

DateMotifObservations
04/01/2017 |Premier contact |Séance tendue, évolution à suivre.

Pathologies observées : Syndrome de Stockholm, psychopathie, pyromanie, toxicomanie, PICA.

Diagnostique associé à prendre en compte : Troubles dégénératif de PICA liés à une pratique d’urophagie ; troubles d’identité refoulé suite à son kidnapping et aux sévices subit durant son enfance ; meurtre de ses parents et ravisseurs (aucun regrets).

Stade la de maladie : Très avancé.

Projet thérapeutique : Aucun projet n’a été établi pour le moment. Un planning de séances sera à dresser afin de découper les thérapies en grands thèmes suivant les pathologies observées et par ordre d’importance.

Résumé : La première séance avec lui a connu un début… inattendu. Je l’ai découvert en train de manger mon dossier, ce qui souligne une exacerbation poussée de ses crises de PICA lors des phases de stress. C’est un patient relativement intelligent qui est apte à discuter de façon posée. Attention, ne pas hésiter à le recadrer car il peut tout aussi bien se comporter de façon insolente. La première séance visait surtout à faire connaissance et à essayer de « cerner » ce patient afin d’établir un projet thérapeutique (voir ci-dessus). Ce début de rencontre a permis d’aborder la question de sa réelle identité, sa pyromanie et d’un certain Uddi avec qui ont été expérimentées ses premières expériences sexuelles. Il semble qu'il n'ai eu aucune notion de bien ou de mal devant cette relation. Une forme d'attachement s'est tissé entre ce patient et l'individu Uddi, M. Sharp ayant avoué avoir eu des sentiments amoureux pour lui.

Mis à jour le : 15/08/2017

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Seth Frances
Stade intermédiaire.


Une âme brisée par une perte fraternelle

Dossier médical

Nom : Frances
Prénom : Seth
Date de naissance : 04/08/1974
Lieu de naissance : Écosse
Situation familiale : Célibataire, sans enfants.
Profession : Anciennement policier
Particularités : A perdu son jeune frère (policier également) lors d'une interpellation ayant mal tourné.
Psychologue Assigné : Dr. Vespucci
Recommandation : Éviter de le laisser sans surveillance lorsque tout objet acéré est à proximité

Historiques des consultations

DateMotifObservations
29/12/2016Rencontré dans le parcCas de dépression complexe.

Pathologies observées : Dépression et forte tendance suicidaire suivi de troubles anorexiques et tendance bipolaire.

Diagnostique associé à prendre en compte : Dépression et pensées suicidaire dû à la mort de son jeune frère envers qui il était très attaché.

Stade la de maladie : Intermédiaire

Projet thérapeutique : La première rencontre n'ayant pas un caractère thérapeutique, il sera nécessaire de le voir durant une séance en bureau afin de déterminer ce projet.

Résumé : La première fois que j'ai rencontré Seth, c'était dans le parc. Je l'ai aperçu au moment où il tentait de s'ouvrir les veines de l'avant-bras au moyen d'une pierre. Je suis restée auprès de lui et la discussion s'est vite orientée vers ses envies de suicide. La perte de son frère l'a complètement anéanti puisqu'il le percevait comme sa raison de vivre. Malgré mes efforts, aucune amélioration n'a été noté dans son comportement. Il n'est pas dangereux pour les autre, mais l'est pour lui. J'ai dû mettre un terme à la discussion après que le ton soit monté et que le patient ait demandé à regagner sa chambre.
Une séance dans un lieu calme et propice sera nécessaire pour reprendre le diagnostique.

Mis à jour le : 14/05/2017

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Jayden McKillan
Stade avancé.


1,2,3,4,5,6,7...

Dossier médical

Nom : McKillan
Prénom : Jayden
Date de naissance : 16/03/1988
Lieu de naissance : Camden (New Jersey, Etats-Unis)
Situation familiale : Célibataire, sans enfants.
Profession : Activité en tant que dealeuse
Particularités : Ses liens affiliés à la drogue ont conduit la patiente à effectuer un séjour en prison. Elle a été transférée du milieu carcéral au milieu psychiatrique après s’en être violemment prise à sa co-détenue.
Psychologue Assigné : Dr. Vespucci
Recommandation : Patiente à surveiller étroitement en raison de ses troubles (se reporter à la section pathologies et diagnostic) qui peuvent mettre en péril la cohabitation avec les autres patients.

Historiques des consultations

DateMotifObservations
14/07/2017Premier contactAucunes.

Pathologies observées : Troubles l’incapacitant à maîtriser ses crises de violences, présence de traits de caractère propre à la sociopathie, TOC (obligation de tout compter).

Diagnostic associé à prendre en compte : La patiente est consciente de ses crises de violence mais n’éprouve aucun regrets, son toc doit être abordé avec précaution en raison de son agressivité lorsqu’on l’empêche de se livrer au comptage..

Stade la de maladie : Avancé

Projet thérapeutique : À déterminer.

Résumé : À venir.

Mis à jour le : 15/08/2017

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Viktor Andreassen
Stade avancé.


Big Brother is watching you...

Dossier médical

Nom : Andreassen
Prénom : Viktor
Date de naissance : 29/12/1979
Lieu de naissance : Listvianka (Sibérie, Russei)
Situation familiale : Célibataire, sans enfants.
Profession : Aucune.
Particularités : La petit soeur du patient est décédée (noyée ) alors qu'elle était sous la responsabilité de ce dernier.
Psychologue Assigné : Dr. Vespucci
Recommandation : Patient qui ne semble pas dangereux pour autrui mais à surveiller.

Historiques des consultations

DateMotifObservations
07/06/2017Premier contactAucunes.

Pathologies observées : Patient atteint de paranoïa avec délire de persécution.

Diagnostic associé à prendre en compte : En raison de ses troubles, le patient est persuadé que sa soeur est toujours en vie et qu'elle a été enlevée. Il pense être surveillé par un organisation ou victime d'un complot.

Stade la de maladie : Avancé

Projet thérapeutique : À déterminer.

Résumé : À venir.

Mis à jour le : 15/08/2017

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Dernière édition par Nirina Vespucci le Mar 15 Aoû - 17:14, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Nirina's Diary ♖ Verba volant, scripta manent   Sam 20 Mai - 14:18




AUTOMNE 2016

Une arrivée mouvementée :  
Je me souviens de mon arrivée à Ostrov Island (x) comme si c'était hier. Une fois que mon père m'a laissé sur le ponton avant de reprendre le bateau en direction du continent, j'ai dû me débrouiller seule pour arriver jusqu'à l'entrée de l'hôpital. Heureusement Calypso était là pour me faire visiter, et il m'en aura fallu du temps pour réussir à me repérer.

Ce qui m'a d'abord frappé à Ostrov Island, c'était l'ambiance malsaine qui s'en dégageait. Au dépars j'essayais de ne pas y prêter attention mais j'étais loin de me douter que cet endroit était pire qu'une prison. J'étais une véritable bourreau de travail, l'envie d'aider les patients à s'en sortir était mon unique occupation. Je n'avais qu'un seul objectif, réussir la mission que mon père m'avait confié, trouver des traitements thérapeutiques qui feraient ma renommée et ainsi continuer à faire briller le nom Vespucci. Comme j'étais naïve...

Une rencontre fortuite :
Je ne le savais pas encore à l'époque, et si on me l'avait dit je ne l'aurais pas cru, mais la rencontre avec Isak Gallagher (x) fut celle qui a probablement dût sceller mon destin. Seigneur comme il avait le don de m'énerver à l'époque, avec sa manie de ne pas respecter les règles. Je le fuyais comme la peste, il m'empêchait de travailler correctement car je n'avais de cesse de penser à lui. Je le voyais comme un grain de sable s'immisçant dans le plan de ma vie. J'avais désormais un nouveau problème sur les bras, accomplir ma mission en le sortant de ma tête.

Cette sombre part de moi-même :
Ce jour là restera gravé au fer rouge dans mon esprit, comme une blessure qui refuse de cicatriser correctement. En me rendant en isolement pour ramener Lexie Jenkins avec moi(x), j'étais loin de me douter du crime irréparable dont je serais la victime... Cette patiente a réussi à extirper une sombre facette de ma personnalité que je n'aurais jamais voulu découvrir. Ce démon m'a poussé à bout et m'a obligé à m'en prendre à elle. Mais cette faute professionnelle ne valait ce qu'elle m'a fait subir après en représailles...


Pour résumer, je dirais que cet automne a marqué un tournant dans ma vie, mais pas un tournant positif. J'ai atterri dans un hôpital sordide, où mes nerfs étaient mis à rude épreuve. J'étais persuadée d'accomplir ma destinée jusqu'à ce que des évènements viennent perturber ma vie. Je m'efforçais d'aider les patients tout en pensant à un autre et je devais vivre au jour le jour en sachant que je pouvais être capable du pire.


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MessageSujet: Re: Nirina's Diary ♖ Verba volant, scripta manent   Mar 15 Aoû - 19:47




HIVER 2016

Décembre ; Janvier ; Février :
Peu après Noël, j’ai rencontré dans le parc un patient qui tentait de mettre fin à ses jours (x), il s’agissait en fait d’un de mes propres patients. On ne peut pas dire que notre première rencontre se soit terminée en bon terme… Et moins d’une semaine suivant le Nouvel An, j’ai accueilli dans mon bureau Kaleb Sharp (x). Je dois bien avouer que c’était la première fois que je m’attaquais à un dossier aussi “solide” et la séance est passée par bien des montagnes russes. Heureusement j’ai pu compter sur ma rencontre avec Niamh (x), psychiatre fraîchement arrivée, pour égayer mes journées, une jeune femme aussi gentille que douce.

8 janvier :
Cependant, rien n’arrivait à me faire oublier la profanation de Jenkins sur mon corps. Alors j’ai fais ce que beaucoup font quand ils veulent oublier leurs problèmes, j’ai ouvert une bouteille de vin jusqu’à la vider. Je dois bien avouer que c’était la meilleure idée que j’avais eu depuis longtemps, sans elle je n’aurais jamais eu l’occasion de trouver Isak dans les douches (x) de l’aile des femmes. Ce moment partagé avec lui a été le plus beau que j’ai vécu depuis mon arrivée à Ostrov. J’ai bien vite compris que j’allais avoir du mal à me passer de sa présence à mes côtés.

4 février:
Une ignominie sans nom. As-tu éprouvé autant de plaisir que moi Jenkins (x) ? Probablement… Je pense que ce soir là a marqué le début de la fin. De ma fin. Comment ai-je pu m’avilir à ce point ? Était-ce la pression grandissante de mes parents ou l'accumulation de mes échecs qui m’ont fait flancher ? Sûrement un peu de tout cela. Je n’aurais jamais dû quitter mon bureau pour rejoindre les cuisines, je n’aurais jamais dû boire autant, j’aurai dû quitter la pièce dès l’instant où tu es apparu. Referais-je la même erreur si c’était à refaire ? Certainement…

15 et 16 février :
Tout acte a des conséquences. Toute vérité finit toujours par resurgir au grand jour. Tant de choses s’étaient passées entre le moment où j’avais retrouvé Isak dans les douches et ce soir là où j’avais décidé de travailler jusque tard dans la nuit. Ce soir qui aurait dû être aussi calme qu’un lac de montagne s’est finalement soldé par un terrible et sanguinolent massacre dès qu’Isak a posé un pied dans mon bureau (x). Je lui en voulais de ne pas m’avoir donné signe de vie, je lui en voulais du passif qu’il y avait eu entre elle et Jenkins, je lui en voulais parce que je refusais d’affronter mes propres erreurs.
Et pourtant, il faut croire que les miracles existent. Malgré la terrible dispute qui s’était déroulée la veille, Isak est quand même venue toquer à ma chambre (x). Il m’a surprise alors que je faisais mes bagages pour quitter cet hôpital maudit qui me rongeait de l’intérieur. Le moment était enfin venu de mettre au clair ce qu’il se passait entre nous.  Et j’ai finalement décidé de rester ici, de renoncer à partir, pour lui. Parce que malgré toutes les embûches qui s’étaient dressées sur notre chemin, nous éprouvions l’un pour l’autre le même sentiment. Et qu’après la déclaration qu’il m’avait avoué, je ne pouvais tout simplement plus m’éloigner de lui.

5 mars :
Un jour, Marcel Godin a dit : “Pourquoi dire humanité quand c'est bestialité qu'il conviendrait de dire si on craignait moins les mots !”. Il a fallu attendre ce jour de tempête qui avait plongé l’hôpital dans le noir et le chaos le plus total (x), pour qu’enfin j’en comprenne sa pleine signification. Cette soirée perdue dans la forêt aux côtés de Lexie, Edward et Piper est définitivement le moment où j’ai fatalement sombré dans un monde d’abîmes obscures, de désespoirs et de désillusions. Il a fallu qu’un garde nous retrouve, tire sur l’épaule de Lexie avant de se faire abattre par ce détestable Dawkins pour qu’enfin je comprenne que les patients d’Ostrov n’étaient que des animaux irrécupérables et condamnés.


Voilà un hiver bien peu banal que celui-ci. Il semble que mes attentes et mon optimisme se soient fanés comme une fleur en hiver, même si j’ai pu compter sur une lueur d’espoir pour venir me réchauffer.
En rentrant de la forêt, j’ai réalisé que plus rien ne serait jamais pareil. Il y a une différence entre être responsable de la mort d’une personne qui était déterminée à mettre fin à ses jours, et être responsable de la mort d’une personne qui ne voulait pas mourir.



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MessageSujet: Re: Nirina's Diary ♖ Verba volant, scripta manent   Mar 15 Aoû - 22:40




PRINTEMPS 2017

Avril ; Juin :  
Le printemps, saison qui annonce le retour des beaux jours, symbole du renouveau. Il semblerait que l’ironie du sort ait décidé de me plonger en Enfer à la période où l’on célèbre la renaissance. Il faudra que je songe à éviter de laisser traîner mes affaires (x) dans mon bureau pour les fois prochaines, inutile de tenter Violet une fois encore. Fait étonnant, il m’a été donné l’occasion de devoir traiter un garde qui possède un dossier comme les autres patients (x). Et en rencontrant Hunter je me suis rendue compte que l’on ne pouvait se fier à personne, pas même aux membres du personnel. De même que cet autre patient qui souffre de paranoïa (x), quoique ma séance avec lui a été bien plus drôle à mener qu’avec le garde. Viktor a été beaucoup plus facile à manipuler et il est toujours avantageux d’avoir un “espion” dans un endroit comme Ostrov pour surveiller ses ennemis.

19 mai :
Il faut croire que je n’ai pas retenue la leçon la première fois, c’est la seule raison qui explique pourquoi je suis venue vous voir alors que vous croupissiez à nouveau en isolement chère Jenkins (x). Seulement cette fois-ci, il n’y avait plus de Nirina qui voulait vous venir en aide et vous sortir de votre misère. Non, il y avait juste moi qui souhaitait prendre ma revanche et vous faire payer pour tout ce que vous m’aviez fait subir.

28 mai :
Pour une obligation administrative, il a fallu que je tienne séance avec un patient aussi étrange qu’intriguant (x). Aujourd’hui encore j’ai dû mal à comprendre l’élément qui a rendu cette séance aussi… inaccoutumée. Je dirai que le talent artistique de cet Uddi Møller n’a d’égal que sa folie et pourtant, quelque chose qui me dépasse me pousse à le différencier des autres patients. En rédigeant ses lignes, je me rend compte que j’ai complètement oublié de nettoyer le sang qui a probablement dû s’incruster dans le bronze de ma pauvre louve Capitoline….

On me disait souffrante du syndrome du Sauveur alors qu’aujourd’hui il semblerait que ce soit plutôt moi qui ait besoin d’aide… J’avais vu trop, j’avais vécu trop. Ce trop représentait le poison d’Ostrov qui s’était solidement ancré dans mes veines, ça ne servait plus à rien de se battre, le Mal qui hantait cet endroit avait vaincu. M’avait vaincu. Moi la jeune psychologue douce, naïve, compréhensive et toujours optimiste pour aider les autres n’était plus. Désormais, il ne restait qu’une carcasse vide désireuse d’agir à son bon plaisir, au mépris du bien-être des autres.

Les bêtes ne méritent pas d’être traitées comme des êtres humains. Elles sont juste bonnes à abattre une fois qu’elles ne nous sont plus d’aucune utilité…



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MessageSujet: Re: Nirina's Diary ♖ Verba volant, scripta manent   

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