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 Jenkova ✘ Hoping my Feelings, they would Drown.

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Lexie Jenkins

MessageSujet: Jenkova ✘ Hoping my Feelings, they would Drown.   Jeu 4 Mai - 19:15



❝Hoping my feelings, they would drown❞
JENKOVA
Chaque mois passé dans cet asile me rendait plus folle encore. Et plus particulièrement depuis le jour de la tempête. J’avais fini par comprendre le sens de certains mots. Des mots que j’aurai pensé ne jamais connaître. Des sentiments que je pensais ne jamais découvrir. Et putain, c’était douloureux. Plus douloureux encore que cette foutue blessure à l’épaule. Et cette douleur devenait insupportable. Je préférais encore me prendre une balle dans l’autre épaule… Non, je ne voulais pas guérir, si cela signifiait qu’on devait apprendre à s’attacher aux gens, et ressentir cette douleur constante. La crainte de perdre un être cher. La peur de finir seule. Je n’ai jamais eu peur d’être seule.
Quelque chose n’allait plus chez moi. J’étais arrivée à saturation. L’ancienne Lexie étouffait gentiment la Lexie devenue faible et paumée. Les souvenirs d’une enfance violée. Une enfance anéantie par les sévices d’un putain de géniteur, que dis-je, d’un véritable démon. Les chiens ne font pas des chats. La haine engendre la haine. Et malgré tout ce que j’avais pu ressentir ces derniers mois à Ostrov, malgré ces foutus sentiments qui avaient fait de moi une personne que je ne voulais pas être, ma vraie nature refaisait doucement surface.

Appuyée contre un arbre, je restais éloignée des autres. J'observais. J'attendais. Quoi? Que la colère redescende. Ou que je me laisse finalement tomber définitivement dans la folie. Ma respiration était irrégulière, mais j'ignorais pourquoi. La patience n'était pas mon fort. Et hormis avec Piper et Gabriel, je n'avais pas pu me déchaîner sur quelqu'un, depuis cette petite escapade en forêt. Je le ressentais… L’appel de la violence. Le besoin d’exprimer la haine par des gestes incontrôlés, des paroles irréfléchies. Mais aucun regret. Aucune culpabilité. Au contraire. Un plaisir, une fierté, même. Contrôler les autres, les manipuler, les détruire… Physiquement ou mentalement. Ça me manquait.

Inattendu. Un patient s'approcha. Petit agneau éloigné du troupeau. Sans surveillance. Je l'observais sans bouger, le regard sombre. Son sourire stupide témoignait un certain manque de neurones, sans parler du fait qu'il était clairement en train de venir à ma rencontre. Enfin. Je n'en espérais pas tant. D'un geste très lent, je me décollais de l'arbre, sans quitter ma proie du regard. Puis il arriva à ma hauteur. “C'est sur toi qu'on a tiré? Je vais enfin avoir ma vengeance.” Son visage ne me rappelait rien, mais visiblement lui se souvenait de moi. Aucune réponse de ma part. Aucun mouvement non plus. Il me poussa. Mon corps cogna contre l'arbre. Mon sang ne fit qu'un tour. Je l'attrapais par les épaules et lui envoyait mon genou entre les jambes, l'obligeant à tomber au sol. Sans attendre, je me positionnais au-dessus de lui en l'attrapant par le col. Premier coup, première douleur à la main et l’adrénaline grimpait en flèche. La machine était lancée. Inarrêtable. Deuxième coup, plus violent cette fois. Puis, tout s’enchaîna. Aveuglée par la colère, entraînée par le rythme des coups portés au visage, je ne répondais plus de rien. Du sang sur la main, les doigts meurtris à chaque impact sur son crâne, sur sa mâchoire. Mon épaule me lançait à chaque mouvement, décuplant cette rage en moi. La douleur, une véritable drogue. L’euphorie. Un sentiment de satisfaction intense et le besoin de continuer, encore et encore, jusqu’à en finir. Jusqu’à le tuer. Putain, c’était bon... Il ne bougeait presque plus. Son visage était méconnaissable, et pourtant, je n’en avais pas assez. Toujours plus. Mes gestes étaient incontrôlés. Mon corps était guidé par la folie. Irréfléchie, insatiable et destructrice… C’était indescriptible, cette sensation. Ils ne pouvaient pas comprendre. Eux. Les autres. La violence me nourrissait. C’était un besoin… Tel un animal à l’affût, je m’arrêtais et relevais rapidement la tête, alors que des bruits de pas se faisaient entendre, non loin de là. Ma conscience me cria de partir. La vision d’un nouveau séjour en isolement me vint aussitôt en tête. J’en avais assez de rester enfermée dans ce trou. Je refusais d’y retourner. Pas encore une fois… Pas tout de suite.

Alors, à contrecœur, je lâchais le col du patient totalement inconscient, presque mort, et m’éloignais de lui, cherchant un endroit isolé pour éviter les ennuis. Mes pas me guidèrent dans un bosquet, un peu plus loin. Le souffle court, je m’arrêtais et m’adossais contre un arbre, en écoutant les voix à quelques mètres de moi. “INFIRMIÈRES! ON A UN PATIENT BLESSÉ!” Silencieuse, je regardais ma main, tremblante et bien amochée. J’espérais qu’ils ne chercheraient pas le coupable. Pas maintenant. Je finis par me laisser glisser le long du tronc, pour m’asseoir au sol, les jambes recroquevillées contre moi. Seule ma respiration pouvait trahir ma présence, mais j’étais suffisamment éloignée pour espérer pouvoir être tranquille. Pour l’instant. D’autres bruits de pas, plus rapides, ne tardaient pas à se faire entendre. Ils s’attroupaient tous devant le corps du patient. Je ne les voyais pas, mais j’écoutais tout. Chaque parole, chaque bruit. Malgré moi, un sourire malsain se dessinait sur mes lèvres. Je ne l’avais pas tué, mais quelques secondes de plus, et j’aurais pu l’achever.

Soudain, j’entendis quelqu’un s’approcher. Par sécurité, je me relevais, lentement, restant adossée contre l’arbre. J’aurais pu partir, me mettre à courir. Je ne sais pas ce qui me retenait, sans doute l'envie de continuer à me défouler sur quelqu'un. L’adrénaline. Le besoin de faire mal, de détruire, encore et encore…

Puis je la vis, Elle

Sans réfléchir et guidée par la rage, j’attrapais aussitôt son bras sans aucune douceur et la tirais pour la plaquer violemment contre l’arbre. Mon autre main serra sa gorge, avec une force incontrôlée. Puis, mon regard transperça le sien, les yeux noirs. Un regard inhumain, empli de haine, de folie. Mâchoire serrée, dévoilant mes dents, tel un loup affamé devant sa proie. Je ne voulais pas me laisser attendrir par ses beaux yeux. Je ne voulais pas craquer. Plus d'exception. Plus de faiblesse. J'en avais fini avec ces conneries… La vraie Lexie était enfin de retour. “Je t’ai manqué, Ania…?” lui lançais-je dans un sifflement, d'une voix grave.

© Pando

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Anastasia N. Volkova

MessageSujet: Re: Jenkova ✘ Hoping my Feelings, they would Drown.   Ven 5 Mai - 23:58



Hoping my Feelings, they would Drown.
Des semaines que je n’avais pas vu Lexie. Je ne l’avais même pas croisé. Evidemment, j’avais eu vent de sa petite escapade en forêt, avec deux autres patients et le Docteur Vespucci. Et je me demandais comment cette dernière avait fait pour survivre à ça. Lexie n’était pas tendre avec tous les membres du personnel, d’ailleurs je devais être la seule avec qui elle l’était. Quant à la réputation des deux autres, elle n’était pas à refaire. Ils étaient tous les deux biens connus au sein de l’hôpital. Je n’avais eu l’honneur de croisé la blonde, et le troisième seulement il y a peu… Mais Lexie rien. Aucunes nouvelles, comme si elle avait finalement réussi à disparaître du radar d’Ostrov. Je savais qu’elle avait été blessée à l’épaule et ça m’inquiétait. Elle me manquait aussi. Je m’étais attaché à elle, peut-être un peu trop, même si j’avais promis de ne jamais m’attacher à un patient. C’était l’erreur à ne pas faire. Et pourtant c’était aussi l’erreur la plus simple à commettre. C’était incontrôlable, finalement. Je n’avais rien pu y faire. Lexie Jenkins me hantait.

J’étais tranquillement dehors, avec un groupe d’infirmiers lorsque quelqu’un nous appela. Apparemment un patient était blessé, et dans un geste commun, tout le monde posait son café avant de courir sur les lieux. Le patient était par terre, et bien amoché. Celui qui lui avait fait ça devait vraiment lui en vouloir pour quelque chose. Ou avait réellement besoin de passer ses nerfs sur quelqu’un, et pas de chance c’était tombé sur lui. Mais aucun autre patient à l’horizon. Rien. Quelques infirmiers regardaient autour d’eux, à la recherche d’un coupable, tandis que les autres vérifiaient que le patient au sol allait s’en sortir.

Alors que les autres emmenaient le blessé à l’infirmerie, on me demandait de chercher le, ou la, coupable. Pourquoi moi, je n’en savais rien. C’était plutôt à un garde de faire ça, pas à une infirmière. Mais je m’exécutais. Au moins, je n’aurais pas à entendre les pleurs de ce patient qui s’était pris une belle râclée après avoir fait son malin, certainement. Et même si je n’avais pas peur, je risquais certainement de moins faire ma maligne suivant le patient que j’allais trouver. J’avançais dans le parc, regardant un peu autour de moi. Je ne savais pas pourquoi, mais au fond, je n’avais pas envie de le trouver le coupable. J’avais la tête ailleurs depuis quelques temps, et faire un boulot qui au final n’était pas le mien, m’emmerdait un peu. Mais je le faisais, parce qu’au final, je pouvais prendre l’air et que c’était toujours mieux que d’entendre une chochotte pleurnicher. Et je commençais à penser que ce patient s’était parfaitement bien caché, peut-être même qu’il était déjà passé à sa prochaine victime, lorsque je vis un pied, légèrement sortir de derrière un arbre. Je haussais un sourcil et m’approchais, sans faire trop de bruits, mais le pied avait disparu. Cette personne avait dû se relever pour mieux se cacher. Je m’avançais encore, un peu anxieuse à l’idée de savoir devant qui j’allais me retrouver. Un patient de deux mètres de haut et deux de larges ? Un patient qui faisait vingt kilos tout mouillé qui était au mauvais endroit au mauvais moment ?

Mais non. J’étais tombé sur elle.

Celle qui occupait mes pensées depuis des jours, même depuis des semaines. Elle m’avait attrapé par le bras, et plaqué contre l’arbre. Je reconnaissais bien sa force, malgré qu’elle soit blessée à l’épaule. Elle me serrait la gorge et me regardait. J’étais surprise de la voir, au fond je pensais que je ne la reverrais jamais. “Je t’ai manqué, Ania…?” Je la regardais, tenant son poignet dans ma main pour la retenir de me tuer. Oui tu m’as manqué Lexie. Oui. Mais je ne te dirais rien. Je ne te le dirais pas. Pas quand tu es comme ça, pas quand tu fais ta mauvaise fille avec moi. Je ne le dirais qu’à la Lexie que je connais. Oui quand j’ai entendu pour ta petite escapade en forêt, je me suis inquiétée. J’avais tellement envie de venir te voir en isolement, mais j’avais tout simplement et tout bêtement suivit les ordres et c’était quelqu’un d’autre qui avait pris ma place. Mais elle n’était pas la Lexie que j’avais connu. Elle était celle que tout le monde m’avait décrit. Pourquoi, je n’en étais pas certaine. L’isolement peut-être, quelque chose qu’il s’était passé en forêt ? Je n’en savais rien. Et ça me faisait mal de la voir comme ça. Mal parce qu’elle n’était pas comme ça, pas tout le temps. Pas avec moi. Et je voulais l’aider, encore une fois. Prendre soin d’elle, lui montrer que je ne voulais pas d’elle. Elle avait ce regard noir que je ne lui connaissais pas, celui qu’elle devait offrir à ses victimes, aux autres membres du personnels. Elle me l’avait fait une fois, mais elle n’était pas vraiment sérieuse. Mais là, elle était… sincère. Elle était en colère, elle était mal et elle s’en prenait à quiconque lui passait sous la même. Même moi. Je respirais comme je le pouvais, sans la lâcher des yeux. « Lexie… lâche moi… » Je bougeais doucement ma main, et la posais sur la sienne, celle qui était sur ma gorge. Je serrais doucement sa main, dans un geste tendre. « Je te veux aucun mal et tu le sais… J’irais pas te dénoncer… »

EXORDIUM.

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Dernière édition par Anastasia N. Volkova le Sam 13 Mai - 21:59, édité 1 fois
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Lexie Jenkins

MessageSujet: Re: Jenkova ✘ Hoping my Feelings, they would Drown.   Dim 7 Mai - 23:14



❝Hoping my feelings, they would drown❞
JENKOVA
À croire que le sort s’acharnait sur moi. Parmi toutes les personnes se trouvant dans l’hôpital, il fallait que je tombe sur Elle… C'était peut-être l'occasion idéale de me prouver que je n'étais plus faible. Que j'étais capable de faire du mal, même à Ania, sans regret. Je ne devais pas hésiter. Je ne devais pas réfléchir et encore moins l'écouter. Mais c’était surement plus facile à dire qu’à faire... Ania avait toujours eu le don de m'apaiser. Elle avait cette faculté de réussir à me calmer, par un simple regard. Juste un sourire. Et je me rendais compte, malgré tout, que c'était bien plus difficile que je ne le pensais... Mon corps m’ordonnait de la frapper. De l’étrangler véritablement. Mais mon coeur ne voulait pas écouter. Et j'étais perdue. Au fond de moi, j’avais espéré la revoir, suite à ce qui s’était passé entre nous. Je n’aurais pas su comment réagir, face à elle. Je n’aurais même pas su quoi lui dire. J’aurais peut-être tout simplement continué à la regarder, comme je l’avais toujours fait. Je serais sans doute resté sage. Muette. Non, je n’avais pas regretté ce moment passé avec elle, dans l’infirmerie. Du moins, jusqu’à aujourd’hui. Maintenant qu’Ania se trouvait face à moi, je me rendais compte que j’avais énormément de mal à maîtriser mes pensées. J’étais tout simplement incapable de contrôler ce que je ressentais.

Ania se trompait totalement sur mon compte. Dès le début, je m'étais montré sage avec elle. Aucune violence. Aucune menace. Seulement le silence. Quelques sourires aussi. Mais rien qui se rapprochait de près ou de loin à la psychopathe que tout le monde connaissait à Ostrov. Elle avait dû entendre des choses sur moi. Elle connaissait mon dossier. Elle savait surement ce que j’avais pu faire à certains patients. Pourtant, elle ne m’a jamais regardé comme les autres me regardaient. Et c’est ce qui me perturbait tant, chez elle. Parce qu’elle était différente… C’était quelque chose que je ne pouvais pas expliquer. Et que je ne voulais plus chercher à comprendre non plus. Plus maintenant. Parce que j’en avais assez de faire croire que je pouvais être “normale”. Je préférais que les autres gardent cette image de moi. L’image d’un monstre. D’un démon. Qu’ils me craignent, qu’ils me détestent. Je voulais rester seule, comme je l’avais toujours été. Parce que j’étais plus heureuse ainsi, visiblement…

Les gens ne supportaient pas la solitude. Pour moi, c’était l’inverse. Les sentiments, les émotions, l’attachement. Tous ces mots me répugnaient et c’était sans doute ce qui m’effrayait le plus, dans la vie. Guérir… Apprendre à aimer. Apprendre à souffrir, autrement que par la douleur physique. Parce que pour moi, ça ne pouvait pas se résumer autrement. Ressentir tout ce que j’avais pu ressentir jusqu’à maintenant, c’était un putain de supplice, une véritable torture… Et rien d’autre. Pourquoi s’attacher? Pourquoi le monde cherche absolument à vivre dans la souffrance… Je l’avais déjà vécue, cette douleur. Et même avec tous les efforts du monde, j’en souffrais encore. Je n’avais pas revu Edward depuis notre escapade en forêt. Je m’efforçais de ne pas penser à lui, mais sans vraiment vouloir l’admettre, il avait réussi à créer un énorme manque, dans ma vie. Je lui en voulais, pour beaucoup de raisons. La première était d’avoir fait de moi ce que j’étais devenue. Faible. Impuissante. Surtout en sa présence. Mais je lui en voulais surtout de ne pas avoir été plus souvent là, même si ce n’était pas vraiment sa faute…

Ania posa sa main sur la mienne, d’un geste tendre. Je regardais celle-ci pendant quelques secondes, incapable de réagir. Puis, je serrais à nouveau les dents, plongeant mon regard dans le sien, et appuyant un peu plus fort sur son cou. “Fais-le, Ania. Fais-moi du mal. Parce que moi j’hésiterais pas à t’en faire.” Ma gorge était nouée. Je n’ai jamais eu autant de mal à mentir… Pourtant, ça avait toujours été dans ma nature. Le mensonge. La manipulation. Les autres n’étaient que de simples pantins, et je prenais un malin plaisir à jouer avec eux. Tout comme avec Ania. Tout était parti d’un simple jeu. Je voulais simplement la provoquer, lui faire peur. Je m’étais peut-être un peu trop laissé emporter, cette fois-là… Ania était la seule personne avec qui j’étais incapable de me montrer aussi violente. Il fallait que ça change. Parce qu’en vérité, c’est elle, qui m’effrayait… Je n’arrivai pas à comprendre pourquoi elle me faisait autant confiance. Elle était toujours persuadée que je ne lui ferais jamais aucun mal. Et quelque part, elle avait raison… Je lui avais donné raison, depuis le début, sans vraiment le vouloir. Inconsciemment. Parce que j’étais faible…

Mon regard se perdit quelques instants dans celui de l’infirmière. Et bien que je tentais de garder ma pression sur sa gorge, je commençais déjà à me laisser gagner par les émotions, mais je ne laissais transparaître que la colère. “Je suis pas celle que tu croyais connaître. Plus maintenant.” Lui faisais-je, essayant de me convaincre moi-même. “T'aurais jamais dû me faire confiance.” À ses mots, je fermais les yeux aussi fort que possible, et baissais la tête, pour ne plus avoir à la regarder. Je cessais de respirer, et appuyais encore plus contre sa gorge, pour l’étrangler. Au fond de moi, j’espérais qu’elle se défende. Je voulais qu’elle me frappe, qu’elle appelle les gardes. Parce que je ne voulais pas vraiment la tuer. Mais ma haine parlait à ma place. Ma colère était encore présente et je n’arrivais pas à trouver une autre solution…

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Anastasia N. Volkova

MessageSujet: Re: Jenkova ✘ Hoping my Feelings, they would Drown.   Dim 14 Mai - 0:31



Hoping my Feelings, they would Drown.
A peine avais-je reconnu Lexie, qu’elle m’avait plaqué contre l’arbre, sa main sur ma gorge. Ce n’était pas la première fois qu’elle faisait ça, sauf que cette fois c’était différent. Tellement différent. Son regard n’était plus le même. Cette fois, elle était sincère lorsqu’elle me faisait ces yeux-là. L’autre fois, ce n’était qu’un jeu pour elle. Cette fois, on pouvait croire qu’elle voulait réellement me faire du mal. Bien sûr qu’elle m’avait manqué. Je m’étais sûrement plus attaché à elle que je ne le pensais, que je n’osais me l’avouer. Elle me plaisait tant physiquement que… Psychologiquement ? Elle m’intriguait en tout cas. Enfin moins maintenant que je le voyais comme ça. Elle me montrait qui elle était réellement. Mais je n’avais toujours pas peur. Je ne saurais même pas expliquer pourquoi, alors que tous les signes me disaient de ne plus l’approcher, de ne plus rester seule avec elle et de crier à l’aide. Tout ce que je faisais c’était de poser ma main tendrement sur son bras, tendrement, pour essayer de la calmer. Mais pour l’instant rien n’y faisait. Elle semblait déterminer à vouloir me montrer son vrai visage et à me faire du mal.

Mais je ne voulais pas croire que c’était elle. Lexie n’avait jamais été comme ça avec moi, au contraire. Et c’était ça qui m’avait fasciné, dès le début. Parce qu’on me disait qu’elle était dangereuse et sans pitié. Avec tout le monde, sauf avec moi. Et ça me faisait mal de la voir comme ça, aujourd’hui. Parce que je ne voulais pas y croire. Je ne voulais pas croire que Lexie était méchante tout le temps. Alors j’étais peut-être naïve, mais tant pis. Je ne voulais pas croire que la femme avec qui j’avais passé un si bon moment pouvait réellement être le monstre que tout le monde me décrivait. Pas tout le temps.

Je n’irais pas la dénoncer, seulement si elle me lâchait. Si elle ne me lâchait pas… je ne pourrais plus faire grand-chose pour elle. Je savais qu’elle avait la force de me tuer. Je ne le savais. Mais je ne criais pas, au contraire. Pas un mot ne sortait de ma gorge, ma respiration était seulement de plus en plus difficile. « J’te crois pas. » Je ne voulais pas lui faire du mal. Et même si j’étais un peu moins sûre du fait qu’elle ne m’en ferait pas non plus -surtout en ce moment- je ne montrais rien. Aucun doute dans mon visage en disant ses paroles, rien. Aucune peur, comme toujours. Je ne savais même pas pourquoi je lui faisais toujours confiance. Surtout après ce qu’elle avait fait à ce patient, surtout en sentant son emprise sur ma gorge. J’avais une chance sur deux, littéralement. Je ne la lâchais pas des yeux. Je voulais croire que la Lexie que je connaissais était toujours là, quelque part. Je ne savais pas ce qu’il s’était passé dans cette forêt, mais ça l’avait chamboulé. Totalement. Et puis en isolement… Je commençais à m’en vouloir. Je m’en voulais d’avoir obéi comme une conne aux ordres. J’aurais dû aller la voir. C’était à moi de m’occuper d’elle, pas à une autre infirmière.

J’avais de plus en plus de mal à respirer. Il fallait que je fasse quelque chose pour qu’elle me lâche. Il me suffisait d’une seule seconde d’inattention de sa part pour que je puisse la repousser et prendre le dessus au maximum. Mais je risquais d’empirer les choses. Mon regard planté dans le sien, ma main n’avait pas lâché son bras. « Vas-y alors. Tue-moi si t’en as vraiment envie. Fais-le. » C’était quitte ou double. Soit j’avais raison de toujours lui faire toujours autant confiance, soit je me plantais totalement et dans quelques secondes je finissais morte entre les mains de Lexie.

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Lexie Jenkins

MessageSujet: Re: Jenkova ✘ Hoping my Feelings, they would Drown.   Jeu 1 Juin - 17:52



❝Hoping my feelings, they would drown❞
JENKOVA
Cette femme était réellement perturbante. Tellement différente des autres. Je pourrais passer des minutes entières, des heures même, à observer le visage d’Ania. Son regard ne laissait rien transparaître. Ni la peur, ni la tristesse. Absolument rien. Ania n’avait pas peur de la mort, et j’avais beau la menacer en l’étranglant, elle ne me craignait pas. Ou du moins, elle ne le montrait pas. Cette situation me rendait totalement folle, et je savais que si elle continuait de me laisser faire de cette façon, je finirais par commettre une erreur que je risquais de regretter. Je ne voulais pas en arriver là. Pas avec Ania. Mais elle était arrivé au mauvais endroit, au mauvais moment… J’avais besoin de me défouler, d’exprimer ma haine. Je ne me contrôlais plus. Mais j’étais incapable de la regarder dans les yeux, alors que je tentais de la tuer. Ce n’était pas moi. J’aimais ça pourtant, observer la douleur et la peur dans le regard de mes victimes. Les entendre crier et me supplier d’arrêter, alors que je prenais un malin plaisir à leur faire encore plus mal. Mais je n’arrivais pas à regarder Ania, à cet instant. Parce que j’avais peur. Peur de ce que j’étais en train de faire, peur de le regretter…

Après plusieurs secondes d’hésitation, je relevais finalement la tête, regardant à nouveau la jeune femme dans les yeux, toujours aussi menaçante. Beaucoup moins confiante, cependant. Mes émotions étaient en train de gagner, et je m'efforçais de ne rien montrer. Seulement, aux dernières paroles d’Ania, je bloquais l’espace d’une seconde. Malgré moi, la haine remonta en flèche. “Ferme-la, Ania!! Ferme-la!!” Lui criais-je, d’une voix suppliante. Pourquoi insistait-elle? Pourquoi fallait-il qu’elle me provoque de cette façon, alors que je n’attendais qu’une seule chose, en fin de compte. Qu’elle se défende, qu’elle me repousse et qu’elle parte d’ici. Parce que j’étais incapable de me calmer toute seule… Comme si mon corps agissait seul, mes doigts se resserraient de plus en plus autour du cou de la jeune femme, jusqu'à l'empêcher de respirer totalement, jusqu'à l'empêcher de parler, aussi. J'arrivais à sentir son pou de plus en plus faible. J'arrivais à voir les yeux d’Ania devenir rouges à mesure que les secondes passaient. Ma mâchoire se serrait d’une telle force, que j’étais moi-même incapable de prononcer le moindre mot. Mes doigts se crispaient. Comme figée, j’admirais mon oeuvre. Mes yeux étaient littéralement plongés dans les siens. À cet instant, je ne réfléchissais plus, je laissais la colère parler, la rage s’exprimer.

Le regard d’Ania exprimait tellement de choses à la fois. Elle était réellement capable de me faire confiance, au point de jouer sa propre vie. Ce n’était pas du courage, à ce niveau, c’était de la stupidité profonde… Du moins, c’est ce que je m'efforçais de me dire, pour ne pas me laisser gagner par les sentiments. Tous mes muscles se contractaient. Ma tête bouillonnait. Mes mains tremblaient de plus en plus. Et je sentais les larmes monter peu à peu, alors qu’Ania faiblissait de secondes en secondes. Je lui en voulais, j’en voulais à Ania de ne pas être comme les autres. Je détestais le fait qu’elle ne me craigne pas. Qu’elle n’ait pas eu l’intelligence de me repousser lorsqu’elle en avait encore l’occasion. Je la haïssais, parce qu’elle se laissait faire. Tout aurait été beaucoup plus simple, si Ania avait eut peur de moi. Et si je n’avais pas fini par m’attacher à elle, de cette façon. Je ne voulais pas chercher à comprendre pourquoi, mais je savais, au fond de moi, que j’avais besoin d’elle. Elle était certainement l’une des seules personnes capable de me retenir, de m’empêcher de continuer à couler, comme j’étais en train de le faire actuellement. Même si je ne voulais pas l’admettre, j’avais besoin de quelqu’un pour m’arrêter… Ce n’était pas ma fierté qui parlait, c’était la peur… Comme avec Edward, finalement. La peur de m’attacher à quelqu’un. Parce que j’étais incapable d’être une bonne amie, une bonne amante, une bonne personne, tout simplement. Je ressentais constamment le besoin de faire souffrir, peu importe de quelle façon, peu importe avec qui, je finissais toujours par le faire…

Peu à peu, mon visage se décomposait alors que je reprenais conscience. Alors que je me rendais compte de ce que j'étais en train de faire. Mon regard noir laissa finalement place à la peur. La honte. Le regret. Inconsciemment, je desserrai mon emprise sur le cou de l'infirmière. Puis, prise d’un élan de colère envers moi-même, je finis par lâcher totalement la gorge de la jeune femme, lançant mon poing dans l’arbre, près de sa tête, pour évacuer toute cette colère, avant de regarder à nouveau Ania, les larmes aux yeux, encore tremblante. “Va-t'en, je te laisserai pas d’autre chance.” La gorge encore nouée, je m’efforçais de garder cependant un ton froid et menaçant, pour qu’elle comprenne qu’il était préférable, pour elle de ne pas rester près de moi, dans mon état.

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