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 « Save me from myself » Anastasia & Edward

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Edward Dawkins

MessageSujet: « Save me from myself » Anastasia & Edward   Mer 3 Mai - 21:57

Save me from myself
Edward & Anastasia

D’une voix rauque, les yeux clos, allongé sur le sol humide de l’isoloir, je fredonne une chanson dont je n’arrive pas à retrouver le titre. Mon cerveau s’est totalement déconnecté pour ne pas ressentir la douleur. Je lui en suis reconnaissant, pour ça. Merci cerveau. Une soudaine envie de rire m’envahit et je ne me retiens pas, de toute façon personne ne m’entendra. Je m’arrête brusquement, pourtant, dans une grimace de douleur, et porte mes mains à mes côtes. Ils m’ont pas loupé. Dans un grognement sourd, je me tourne sur le côté, pour essayer de calmer un tant soit peu la douleur dans mon dos. Le fouet. Je n’ai jamais connu ça, avant. Le fouet, c’est l’arme des pères en colère. Le mien ne l’était pas. C’est efficace en tout cas. Apparemment je l’ai mérité, mais je n’ai fait que défendre quelqu’un. Pas la personne la plus aimée de l’hôpital, certes. Mais les choses auraient pu être bien pires, sans mon intervention. Visiblement, ils n’étaient pas du même avis.

Faiblement, je me fixe sur le minuscule rayon de lumière qui traverse la pièce. C’est fou comme il est capable d’éclairer toute la pièce à lui tout seul, ce rayon. « T’es fort, mon pote », je souffle d’une voix à peine audible, un léger sourire en coin aux lèvres. Je perds la tête, oui. Mais au moins j’en suis conscient. Ca veut dire que je ne la perds pas totalement, non ? Oui, probablement. Je ne sais pas depuis combien de temps je suis là. Plus d’un jour, c’est certain. Vu l’état de mon estomac, je dirais une semaine à tout casser. Et quelques jours en salle de torture. S’ils pouvaient au moins accrocher une horloge à ce foutu mur pourri, ça serait fort utile… Je ne sais pas non plus combien de temps je suis censé rester là. Peut-être toute ma vie, qui sait, et ça ne m’étonnerait même pas. Les vrais démons ici, c’est eux. Le personnel. Qu’ils soient psychiatres ou commis de cuisine, ils sont tous pareils. Même ceux qui ont l’air mignons au premier abord sont capables du pire. C’est même les plus redoutables, quelque part. Mais j’assume. J’ai toujours dit que j’assumerais, alors j’assume. J’assume les longues plaies dans mon dos, les côtes cassées, le visage à moitié déformé, les traces de brûlures de cigarettes sur mon ventre. Ca ne pouvait pas toujours bien tourner pour moi, et là ça a magnifiquement foiré. Tant pis. Qu’ils me laissent pourrir là, je ne leur en voudrai même pas. J’ai plus envie de voir leurs sales têtes, jamais. Même les patients je les maudis. Même Lexie. De toute façon, elle trouvera bien une autre victime pour tomber dans son putain de piège. C’est certain.

Je frissonne et entoure mon corps de mes bras en me recroquevillant sur moi-même. Il fait horriblement froid. Heureusement, mon nez m’a abandonné depuis bien longtemps pour que je ne sente plus cette infâme odeur de moisi. Mes vêtements, ma peau, mes cheveux, tout est humide et sale. Je n’ose même pas imaginer l’odeur qui émane de moi. Une odeur de sang et de sueur. De mort, presque. Presque. Oui, parce qu’ils m’ont pas tué. Il ne manquait pas grand-chose, pourtant. Quelques coups de plus et je partais pour ne plus jamais revenir. Le rythme de mon coeur accélère lorsque des images de mon séjour en salle de torture me parviennent à l’esprit. Je ne me souviens plus de tout, mais je me souviens de la peur que j’ai ressentie, pour la première fois depuis une éternité… depuis mon enfance, caché là, sous mon lit, alors que ce monstre assassinait ma famille. Une peur atroce, ce genre de peurs qui ne vous quittent plus jamais. Ostrov Island a réussi à m’impressionner, finalement. Comme moi, ils ne reculent devant rien. C’est admirable, il faut bien l’avouer.

Alors que je sens doucement le sommeil me gagner, le bruit de clefs dans la serrure de la porte me fait sursauter vivement. J’écarquille les yeux et tends l’oreille, soudainement plus éveillé qu’à n’importe quel autre moment ces derniers jours. J’ai de la visite. Une boule se forme dans mon ventre, pourtant, à l’idée de tomber nez à nez avec mon bourreau. Je déglutis difficilement, et ne bouge pas lorsque la porte s’ouvre enfin. J’essaye d’arrêter de frissonner, peut-être que s’ils me croient mort je pourrai enfin sortir de là. Je ferme les yeux, envahi par une inquiétude inhabituelle, et me concentre sur les bruits de pas derrière moi. Pourvu que ce ne soit pas lui.

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Anastasia N. Volkova

MessageSujet: Re: « Save me from myself » Anastasia & Edward   Sam 6 Mai - 1:33



save me from
myself
« Volkova, tu t’occupes de Dawkins. T'es jolie, avec de la chance il ne s’en prendra pas à toi. » Sérieusement ? Il me disait vraiment ça de cette façon ? T'es jolie ? Avec de la chance ? Je soupirais, plus à sa remarque de merde que face à l’ordre qu’il me donnait. Finalement je hochais la tête. Je n’avais pas envie de me prendre la tête avec lui maintenant. Edward Dawkins. Je n’avais jamais rencontré ce patient, mais j’en avais entendu parler. Et je n’étais pas trouillarde, au contraire. Mais c’était un homme et j’étais une femme. Je devais certainement être beaucoup moins forte que lui. On m’avait dit qu’il était mal en point, mais que je devais quand même me méfier. Que je pouvais demander un garde pour m’accompagner, mais une nouvelle fois, et comme toujours je refusais cette option. Je me disais que j’avais plus de chance de le mettre en confiance si j’étais seule. On m’avait dit de ne pas être trop gentil, qu’il avait mérité tout ce qu’on lui avait fait. Je hochais la tête, sans grande conviction. Si je descendais là en bas, j’allais le soigner comme je soignerais n’importe quel autre patient, quoi qu’il ait pu faire.

Je n’avais pas entendu grand-chose, de cette histoire. Juste qu’un groupe de patients avaient tenté de fuir par la forêt, trois pour être précise, avec une psychologue. Blackwood, Dawkins et… Jenkins. Lexie était dans le coup. En entendant les autres parler je comprenais que l’un d’entre eux était blessé. « La brune. Elle s’est pris une balle dans l’épaule. Du garde qui les a suivis et qui s’est finalement pris deux balles. Mort. » La brune. De souvenir, en parcourant le dossier de Blackwood, je savais qu’elle était blonde. C'était donc Lexie qui était blessée. Je me tournais pour parler à l’infirmière qui était chargée d’elle, pour échanger. Je devais la voir. Mais elle était déjà partie. Et Merde ! J’attrapais un sac et y mettais de quoi soigner ce patient à l’intérieur. Je ne savais pas exactement ce qu’il avait, ce qu’on lui avait fait, donc je prenais un peu de tout. En cachette, j’y ajoutais une bouteille d’eau et de quoi manger. C’était ça leur première punition, à l’isoloir. Rien à manger. Mais apparemment, il avait eu droit à la totale.

J’enfilais un gilet épais (même presque trop grand) par-dessus ma blouse, prenait le sac et descendait dans les sous-sols. J’avais horreur de cet endroit. Etrangement, il me rappelait la fois où j’avais été enlevée avec ma mère. Et par conséquent la fois où elle avait été tuée sous mes yeux. Et j’avais horreur de me remémorer ce moment. Ce n’était pas comme si mes cauchemars me le rappelaient déjà assez souvent comme ça. Mais je prenais sur moi, et avançais dans cet endroit froid et lugubre. On m’avait dit qu’il était dans la dernière cellule. J’appréhendais quand même un peu, après tout je n’avais aucune idée de comment il allait réagir. Il ne devait même pas savoir que j’allais venir, et à tous les coups il allait penser que j’allais vouloir lui faire du mal aussi. J’arrivais enfin devant cette fameuse porte. Heureusement que toute les salles étaient insonorisées, sinon je n’ose pas imaginer ce qu’on entendrait dans ce couloir. Des plaintes, des cris, des pleurs peut-être. Et je n’étais même pas sûre de savoir ce qui était le pire. D’entendre leur possible cris ou ce silence de mort qui régnait. C’était juste horrible. Pesant même. De savoir qu’ils étaient là, à souffrir et qu’on ne faisait rien pour. Au contraire, la plupart s’amuser à les maltraiter parce qu’il ressentait un sentiment de pouvoir totalement inexistant. Je ne me considérais pas comme au-dessus des patients. On était tous humains. Et ils étaient ici pour une raison.

Finalement, je mettais ma main dans ma poche et prenais les clefs qu’un garde m’avait donné avant que je ne descende d’ici. J’aurais très bien pu ouvrir toutes les portes pour chercher Lexie, mais finalement j’étais arrivée devant cette dernière porte que je finissais par ouvrir. Je poussais la porte et entrais, pour le voir recroqueviller un peu plus loin dans la pièce, dos à moi. Comme ça, il n’avait pas l’air bien méchant. Ça devrait aller. Tout se passerait bien. Je devais juste lui montrer que je ne lui voulais aucun mal. Ce qui était vrai. Je refermais la porte derrière moi, et m’approchais. Je m’accroupissais près de lui et posais ma main tendrement sur son épaule. « Hey… », soufflais-je à son intention. J’attendais qu’il se retourne et me regarde pour lui offrir un sourire rassurant. « Je m’appelle Anastasia. Je suis ici pour te soigner, rien d’autre. Promis. », ajoutais-je avec mon accent russe trahissant mes origines à chaque fois que j’ouvrais la bouche.

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Edward Dawkins

MessageSujet: Re: « Save me from myself » Anastasia & Edward   Jeu 13 Juil - 15:33

Save me from myself
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Les bruits de pas s'approchent, lentement, presque hésitants. Automatiquement, mon cerveau se met à chercher toutes sortes de moyens de sortir de là, mais je sais que je suis totalement impuissant face à la personne qui vient de me rejoindre dans ma cellule d'isolement. Lorsqu'une main se pose sur mon épaule, un long frisson me parcourt le dos et, malgré cette envie brûlante de me retourner pour attraper par le cou cette personne, je ne bouge pas, trop faible pour le faire. Mais aussi et surtout, je ne sens pas d'agressivité dans son geste. Tout ce que je ressens, c'est une tendresse étrange à laquelle je ne m'attendais pas le moins du monde. Une voix retentit et mes muscles se détendent peu à peu en entendant ce son si rassurant. Une femme. Je ne sais pas pourquoi ça me rassure autant, surtout quand on voit le genre de femmes qui foulent le sol de cet hôpital. Lentement, dans une grimace de douleur, je me tourne vers cette personne, rivant mon regard perdu sur son visage. Elle est belle, c'est la première chose qui me vient à l'esprit. Son sourire me remplit d'une chaleur inhabituelle, qui est probablement l'effet d'un mélange de douleur, de soulagement et de mon cerveau qui se reconnecte petit à petit pour comprendre ce qui m'arrive.

Anastasia. Son accent russe me donne envie de sourire mais je n'en fais rien pour le moment, trop occupé à détailler son visage. Elle est là pour me soigner... ça doit bien être l'une des seules infirmières à réellement vouloir le bien de ses patients. Lorsqu'elle s'arrête de parler, un faible sourire vient m'étirer les lèvres, ce qui me fait souffrir mais je n'y fais même plus attention. "Bonjour, Anastasia. Ou... bonsoir ?", j'ajoute, confus, fronçant les sourcils. Je ne sais plus. Je n'arrive plus à réfléchir, ma voix est rauque, comme si j'avais passé un mois entier dans ce sous-sol humide. "Si vous venez me soigner psychologiquement, c'est pas la peine, d'autres ont déjà essayé... Sans succès", je continue, non sans peine. Mes cordes vocales semblent rouillées, je ne reconnais plus ma voix. "Et si vous êtes là pour mes blessures physiques... je vous en prie", j'ajoute, désignant mon corps sale d'un geste nonchalant. Je ferme les yeux, soudainement pris d'un vertige, et un petit gémissement franchit mes lèvres malgré moi. Je ne me suis plus senti aussi faible depuis plusieurs longues années, et ça m'exaspère. Edward Dawkins perd toute sa crédibilité...

"Anastasia", je lance soudainement, agrippant son bras plus fort que prévu. "Sortez-moi de là... s'il vous plaît", je la supplie, le regard presque affolé. Je ne veux pas rester là. A cet instant précis, je suis prêt à ne plus faire de vagues, à me tenir à carreaux, à jouer au patient parfait. Mais il faut qu'elle me sorte de là. Mes pensées sont confuses, il n'y a aucune logique, je me rends compte que je passe du coq à l'âne, mais j'aimerais lui poser tellement de questions en même temps... Je pose mon regard sur ma main qui entoure son bras, hésite un moment, puis la lâche, réalisant que c'est probablement la pire chose à faire. Il faut qu'elle se sente en sécurité, que je la convainque de mes bonnes intentions... mais est-ce que j'en ai vraiment, de bonnes intentions ? Je ne sais pas... je ne sais plus. Il y a quelques jours, j'avais envie d'abattre tout l'hôpital, mais je ne suis pas sûr d'en avoir toujours envie... "Excusez-moi", je chuchote, posant mon regard sur le mur derrière elle sans vraiment le voir. "Vous pensez probablement que je suis une cause perdue, pas vrai ? Que je ne guérirai jamais ? Dites-moi la vérité", j'ajoute finalement, tournant à nouveau un regard vide vers elle. Je ne sais pas pourquoi je lui pose une question dont je connais déjà la réponse... peut-être parce que j'ai besoin de parler, tout simplement. Peut-être, oui. Ca doit être ça.

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Anastasia N. Volkova

MessageSujet: Re: « Save me from myself » Anastasia & Edward   Mar 5 Sep - 12:34



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J’obéissais aux ordres, et descendait dans ce couloir froid et sombre. Les chambres d’isolement étaient face à face, et alignées tout du long. Plusieurs patients étaient présents mais on n’entendait rien. Un silence de mort régnait et c’était loin d’être rassurant. J’avais tellement envie de me rendre dans la cellule de Lexie, pour voir comment elle allait et prendre soin d’elle. Mais l’autre infirmière devait déjà y être, et je l’imaginais déjà prendre peur face à Jenkins et galérer à la soigner à cause de ses mains tremblantes. Alors que de mon côté, j’aurais parfaitement réussi à la soigner sans aucuns soucis. Mais il était trop tard maintenant, alors je m’étais diriger vers la dernière porte. Celle d’Edward Dawkins. Je ne le connaissais pas. Enfin, seulement de nom et de réputation, ce qui était suffisant finalement, à Ostrov. Mais apparemment je ne risquais rien avec lui puisque, j’étais jolie. En y repensant, je secouais la tête. Qu’est-ce qu’il pouvait être con ce type. Enfin, j’entrais.

Il était allongé là sur le sol et on n’aurait jamais pu croire que cet homme aurait pu faire du mal à quelqu’un. Je m’approchais, doucement histoire de ne pas l’effrayer. Ni de m’effrayer moi. Première chose à faire, instauré une confiance entre nous, comme ça je réduisais encore les chances qu’il s’en prenne à moi. Le rassurer, lui dire que je n’étais là que pour le soigner. Et c’est ce que je fis. Il me salua en retour, et j’entendais dans sa voix qu’il avait du mal à parler. Heureusement que j’avais apporté de l’eau, après une ou plusieurs gorgées ça irait déjà un peu mieux. « Bonsoir, plutôt. » On était déjà en fin de journée, la plupart des patients avaient même déjà terminé de manger leur dîner. Je posais mon sac à dos près de moi et l’ouvrait alors qu’il continuait de faire l’effort de parler. Un léger sourire se dessina sur mes lèvres. « On va commencer par tes blessures physiques, on s’occupera du reste plus tard si tu veux bien. » Bien que je n’étais pas psychiatre, je voulais bien l’écouter parler, s’il en avait besoin.

Je fini par enlever mon gilet, et le pliais assez avant de le mettre doucement sous sa tête pour le relever légèrement. Puis je sortais une bouteille d’eau de mon sac, lui ouvrait avant de l’aider à boire un peu. « Ça te fera du bien. » Une fois qu’il eut fini de boire, je lui donnais un médicament pour la gorge. « C’est pour la gorge. » Puis je fouillais une nouvelle fois dans mon sac, à la recherche des biscuits que je lui avais pris. Mais à peine avais-je mis la main dessus, qu’Edward m’agrippa fortement le bras ce qui me fis sursauter. Il m’avait appelé par mon prénom, et cela sonnait comme un appel à l’aider. Je le regardais lorsqu’il me demandait de le sortir d’ici. Et je n’en avais pas le pouvoir. Même si je leur disais que ses blessures étaient trop importantes, ils ne me laisseraient pas l’emmener avec moi. « Je… » Je ne savais même pas quoi lui dire. J’aurais bien aimé lui dire que oui, j’allais le sortir de là. Mais ce serait mentir, parce que je ne pouvais pas. Finalement il me lâche et s’excuse. Je le comprenais un peu. Moi aussi quand on m’avait attaché comme un animal j’avais envie de m’enfuir et de sortir de ce trou. Et j’aurais bien aimé que quelqu’un vienne m’aider avant que ça ne soit trop tard. Et j’étais peut-être ce quelqu’un pour lui.

« J’en ai vu des gens mauvais dans ma vie, tu sais. » Comme par exemple ceux qui ont passé des jours à me torture. Qui ont tué ma mère de sang-froid sous mes yeux. Un léger sourire se dessina sur mon visage. « Mais pour l’instant, comme je te vois tu n’as pas l’air comme eux. Donc tu pourrais t’en sortir. » Je disais ça en le pensant vraiment. C’était la première fois que je le voyais, je n’avais même pas lu son dossier. J’avais juste entendu dire que. Et je voulais bien croire qu’il était dangereux, mais finalement ce n’était peut-être qu’une carapace histoire de se protéger. Prenant les biscuits dans ma main, j’ouvrais le premier paquet avant de le lui donner. « Ça devra rester entre nous, par contre. »

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