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 It's hard to forget someone who gave you so much to remember ~ Kayden & Léthé

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Kayden T. Cooper

MessageSujet: It's hard to forget someone who gave you so much to remember ~ Kayden & Léthé   Mer 19 Avr - 12:35


It's hard to forget someone who gave you so much to remember


 Ce matin, ç’a été dur de se lever. Les couvertures étaient chaudes, et dehors il faisait froid. Enfin, maintenant ça s’est un peu réchauffé. Kayden a mis dix bonnes minutes à se lever, avant d’abandonner et de se recoucher. Non, ce n’est pas facile tous les jours. La vie à l’hôpital se résume plus ou moins à ça, finalement. Les repas, les visites chez le psy, dormir et chier. C’est ce qui peut résumer assez correctement la vie du jeune homme aux yeux bleus.
Les autres patients, le personnel, tous ces gens n’intéressent pas Kayden qui préfère sa solitude. Il marche en silence, à travers les couloirs. Il imagine les plus dangereux enfermés dans leur cellule tandis que lui, il est libre sur cette île. Libre et à la fois enfermé, emprisonné. Il ne peut pas aller au-delà de l’île, il ne peut pas faire ce qu’il veut. Malgré tout, il sait qu’il est plus libre que la plupart. Son esprit peut s’évader, au moins. Se perdre à des endroits où personne ne peut partir.

Il a faim, et c’est l’heure du repas. C’est midi, après tout. Il faut bien manger. Il doit se forcer à manger un peu, pour faire plaisir, pour ne pas attirer l’attention. Les médecins surveillent. Lui, il n’est pas dangereux, on ne l’observe pas pendant tout le repas. Il n’est pas un perturbateur. Il a toujours été calme, un bon patient qui tente de draguer les infirmières, celui qui se prend des râteaux à chaque fois, et qui semble aimer ça, puisqu’il recommence. Et à côté de ça, il y a les patientes. Les filles enfermées, les folles, les comme lui.
Non, personne n’est comme lui. Il est unique, il est Kayden, et il ne veut pas qu’on lui ressemble. C’est peut-être pour cette raison qu’il est enfermé ici. Qu’il est toujours seul.
Ça ne le dérange pas. Il aime cette solitude et ce calme qui l’entourent.

Les tables s’alignent à la cafétéria. Kayden a déjà goûté aux joies de l’isoloir, et il se tient à carreau, à présent, pour éviter d’y retourner. Ne pas manger ne le dérange pas, il pourrait sans doute rester toute une semaine sans rien avaler, mais rester enfermé est un véritable supplice. Il a besoin d’espace, de savoir qu’il peut bouger, sans être trop entravé. Il regrette sa liberté et se demande si un jour, il pourra s’en sortir. Vivant, du moins.
Un instant, il se demande si les morts sont jetés dans la flotte. Peut-être. Est-ce qu’ils sont importants ? Ils ne l’étaient pas de leur vivant, pourquoi d’un coup le seraient-ils ? Le mystère de la mort, sans doute. On devient ce qu’on aurait aimé être une fois qu’il est trop tard pour le devenir.
En tout cas, c’est un joli paradoxe, la mort et l’oubli.

Kayden secoue la tête pour sortir ça de ses pensées. Il ne doit pas se dégoûter avant d’avoir mangé un peu. Pour lui, la pire punition, pire que la souffrance physique, ce serait qu’on l’oblige à manger. Il n’aime déjà pas manger et n’y trouve aucun plaisir, mais si ça devient une obligation… Non, il ne pourrait pas.
Il tire son assiette devant lui et mange en silence. Une bouchée, deux, trois. Il songe, il est absorbé dans ses pensées, mais on ne peut pas savoir à quoi il pense. Il est mystérieux. Il observe la salle, le personnel, tout le monde. Les autres patients.

Et il y a elle, dans un coin. Elle, celle qu’il ne connaît pas encore. Elle et ses yeux bleus, fixes, son regard perdu au loin. Une patiente seule, comme beaucoup. Il se lève, laisse son assiette sur place et va s’asseoir près d’elle. Peut-être est-ce une meurtrière. Non, elle n’a pas l’air… Mauvaise. Kayden a vu des gens réellement mauvais et il sait ce dont ils sont capables. Il sait les reconnaître.

“Salut…? Moi c’est Kayden, et toi ?”

Ne pas draguer les patientes, c’est tout ce qu’il s’est instauré. C’est sa seule règle. Une patiente, des fous. Lui n’est pas comme eux, il se considère seulement comme différent. Il l’est, mais dans quelle mesure ? Et cette femme qui est là, enfermée du mauvais côté ? Elle est sans doute folle, sinon pourquoi serait-elle ici ? Kayden n’aurait peut-être pas dû lui parler.

© Kayl


Dernière édition par Kayden T. Cooper le Mer 3 Mai - 19:51, édité 5 fois
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Léthé Stamford

MessageSujet: Re: It's hard to forget someone who gave you so much to remember ~ Kayden & Léthé   Mer 19 Avr - 16:19

It's hard to forget someone who gave you so much to remember


Je les hais. Tous, je les hais tous. Pour m'avoir enfermée ici ou pour m'y avoir gardée. Ou juste parce qu'ils me manquent. Je les hais de m'avoir laissé m'attacher à eux et de m'avoir fait croire qu'ils m'aimaient aussi. Je les hais de m'avoir fait croire un instant que j'étais quelqu'un d'appréciable. Je les hais de m'avoir donné de l'espoir, parce que voir son espoir mourir est douloureux. Trop douloureux. J'aurais préféré ne pas espérer. J'aurais préféré mourir tout de suite, aussi. J'aurais préféré que personne ne me "sauve". Qu'ils me laissent crever puisque de toute façon ils ont toujours fait semblant et ne m'ont jamais aimée. Tout sauf ici. Ici on n'est libre de rien. Même pas de mourir. J'peux désespérer autant que je veux, je peux éclater autant que je veux, je peux souffrir autant que je veux mais je peux pas mourir. Je les hais aussi, ceux d'ici. Ceux qui te traitent comme rien parce qu'ils disent que t'es fou, ceux qui veulent à tout prix que tu parles et que tu expliques. Mais je ne veux pas parler. Je n'ai pas confiance. Je ne parle pas à ceux que je ne connais pas. J'ai besoin de confiance pour m'exprimer. Et si ma confiance est trop difficile à gagner, je ne parlerai jamais. Même si mon cœur explose parce que je garde tout, je m'en fiche. Je les hais et je ne veux pas leur parler.

Je les hais tous et j'ai envie de leur jeter mon assiette à la figure. Ils sont là à nous observer comme des bêtes, à nous espionner, tout en se protégeant parce que "les fous c'est dangereux". J'ai pas faim et j'aimerais bien leur jeter mon assiette à la gueule pour ces deux raisons. Comme une gamine qui pique une crise parce qu'elle aime pas les légumes. Les légumes me dérangent pas. Manger me dérange. Je ne veux pas survivre alors ça me sert à quoi, de manger ? Pourtant je ne bouge pas. Je reste silencieuse et j'avale de minuscules bouchées. Je picore comme un oiseau mais ils seront contents parce que je mange. Tant mieux pour eux. Vaut mieux que je leur jette pas mon assiette, en tout cas. Ça ne sert quand même à rien, sinon à empirer les choses. Et elles vont déjà assez mal comme ça, à mon humble avis. Je hais cet hôpital et tous ses occupants. Je ne sais même pas pourquoi j'y suis. Je ne suis pas malade, moi. Je ne suis pas folle.

Soudain, je sens le banc qui bouge sous mes fesses. Deux secondes, je tourne la tête pour voir qui vient me déranger. C'est un fou, bien sûr, parce que les gardes ne s'assoient jamais avec nous. C'est un fou, ou peut-être pas. Il n'a pas l'air complètement taré. Mais j'y crois pas trop. On est quand même dans un hôpital psychiatrique. Les gens d'ici sont censés être fous. Sauf moi. Moi je ne suis pas folle et je le sais. Je suis juste un peu différente et avec un moral plutôt bas. Rien de plus. Je ne suis pas folle et je replonge mes yeux dans la contemplation du contenu de mon assiette. Je ne sais pas pourquoi il s'est assis sur mon banc et il peut bien faire ce qu'il veut, de toute manière. Moi je dois manger encore un peu comme ça ils seront contents.
Mais lui, il me demande mon nom. Et je ne sais pas pourquoi parce que je n'ai pas envie de savoir le sien. Mais il m'a posé une question alors je le regarde de nouveau. Trois secondes. Le temps de répondre.

— En quoi ça t'importe ?

Mon nom n'est rien. Mon nom il symbolise l'oubli et c'est ce que je suis, oubliée. Enfin j'espère. Parce qu'un jour j'arriverai bien à mourir et il faudra qu'ils m'aient oublié. On sait jamais qu'ils pensaient vraiment ce qu'ils disaient. On sait jamais que quelqu'un ait tenu à moi, un jour. Alors il faudra qu'il m'oublie. Il faudra qu'il m'oublie parce que je veux mourir. Il faudra qu'il m'oublie, et lui là, Kayden, il m'oubliera un jour aussi. Quoi qu'il se passe, quoi qu'il fasse et quoi qu'il dise. Qu'importe ce qu'il pense de moi, un jour il m'oubliera. Moi je l'ai déjà oublié avant même de le connaître.


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Dernière édition par Léthé Stamford le Sam 22 Avr - 11:10, édité 1 fois
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Kayden T. Cooper

MessageSujet: Re: It's hard to forget someone who gave you so much to remember ~ Kayden & Léthé   Jeu 20 Avr - 10:29


It's hard to forget someone who gave you so much to remember


 Peut-être qu’elle est comme Kayden. C’est peut-être ça qu’il espère en allant la voir. Trouver quelqu’un qui lui ressemble, quelqu’un qui puisse comprendre, puisque les infirmières et les médecins ne peuvent pas comprendre. Ils les ont enfermés et les gardent enfermés. Comme s’ils n’étaient rien. Kayden est loin d’être rien. Ici, certains ne sont plus qu’un reflet, à peine, une ombre un peu opaque qui se glisse et qui avance tel un zombie. Une chose droguée aux médicaments, enfermée dans les salles de torture ou d’isolement. Un objet dont on se sert pour faire passer le temps un peu plus vite ; comme si le temps était infini et qu’on pouvait le faire passer plus vite.
Il n’y a plus assez de temps, il n’y en a jamais assez et voilà que tout le monde le gâche. Il y a ceux qui courent derrière et ceux qui flânent comme si le temps n’existait pas. Il y a ceux qui veulent l’arrêter parce qu’ils n’en ont pas assez et ceux qui le trouvent trop long et voudraient l’accélérer. Et au milieu de tout cela il y a Kayden, assis à côté de Léthé. Assis à côté de l’oubli.

“En quoi ça t'importe ?”

C’est vrai, ça n’importe pas. Rien n’importe, puisqu’ils vont tous mourir ici sans connaître à nouveau la liberté. Ça n’importe pas parce qu’ils ne se recroiseront peut-être pas avant longtemps. Entre le parc et les couloirs, les séances chez le psy et la cafétéria, il y a tant d’endroits où se croiser. Sauf que ce n’est pas si simple. Ils sont surveillés, jours et nuits.

Kayden observe et détaille la femme. Elle semble plus jeune que lui. Elle est belle. S’ils n’étaient pas dans un asile de fous, il aurait sans doute essayé de la draguer, juste pour l’avoir dans son lit. Sauf qu’ils sont dans un hôpital psychiatrique, au milieu d’une île perdue. Ils sont au milieu de nulle part, enfermés avec les fous. Et Kayden ne semble pas fou, aux premiers abords. Il semble même trop normal pour être ici. Peut-être qu’il faut se rappeler qu’il a sauté de la fenêtre du sixième étage. Qu’il a passé de longues années à battre sa copine qui avait trop peur pour le fuir. Qu’il s’est mutilé, se tranchant les veines, si bien que ses bras et son corps ne ressemblent plus qu’à une charpie. Des amas de chair cicatrisée, encore rosée. Mais ça, on ne le voit pas.
Comme on ne voit pas qu’il a sauté par la fenêtre pour essayer de mourir.
Maintenant il est là, parmi les fous, là où sa place ne semble pas être. Et il est assis à côté de Léthé, celle qui est là sans trop savoir pourquoi non plus.

Ça n’importe pas de connaître son nom, mais il veut le savoir quand même. Il se penche en avant, tout près d’elle. Il pourrait faire n’importe quoi. Il sait qu’il a l’avantage de la force, il sait qu’il peut faire d’elle ce qu’il veut.
Mais il ne fait rien. Il ne fait rien puisqu’ils sont surveillés et que s’il fait le moindre mouvement suspect, il pourrait se faire rapidement contrôler. Envoyer à l’isoloir. Il est déjà enfermé sur une île. Il ne veut pas être enfermé dans une cage qui est enfermée sur une île. C’est ridicule. Absurde. Il ne veut pas être enfermé. Mais la liberté s’achète à un prix qu’il n’a pas.

“Parce que j’aime mettre un nom sur les belles filles que je croise.”

Parce qu’elle n’a pas l’air folle. Parce qu’elle a juste l’air d’en avoir marre d’être enfermée ici, et que Kayden comprend cela. Parce qu’elle est différente de ces regards vides qui n’expriment même plus l’envie de liberté.
Parce qu’elle est elle, Kayden a posé son regard sur elle et le jeune homme a décidé qu’elle ne serait pas folle. À moins que la normalité soit d’être fou ici, auquel cas Kayden et elle se retrouvent anormaux. Kayden aurait seulement dû se taire, finalement.

© Kayl


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MessageSujet: Re: It's hard to forget someone who gave you so much to remember ~ Kayden & Léthé   Mer 3 Mai - 19:16

It's hard to forget someone who gave you so much to remember


Non, je n'avais pas besoin de connaître son nom et il n'avait pas besoin de connaître le mien non plus. Et pourtant, il l'a demandé, il s'est même levé pour s'asseoir sur mon banc et poser sa question. Sa putain de question de merde qu'il n'aurait pas dû poser. Je ne voulais pas le connaître, je ne voulais même pas qu'il me dise le sien, de nom. Parce que c'était un pas forcé vers lui, vers ce qu'il était. Et je ne voulais pas. Je crois que je m'attache un peu trop vite aux gens et je ne veux m'attacher à personne. Alors je ne veux pas les connaître, parce que sinon je pourrais peut-être les apprécier. On ne sait jamais. Je suis trop gentille. Je crois trop facilement ce qu'on me dit. Je devrais ni écouter ni parler. Ni même voir. C'est pour ça que je me suis concentrée sur mon assiette, mon assiette qui me répugne pourtant mais moins que de le regarder. Je l'ai vu, quelques secondes, et il n'est pas moche. Je ne veux pas le trouver beau. Je ne veux pas ressentir la moindre curiosité envers lui. Alors ma fourchette racle le fond de l'assiette, sans pour autant que je ne la soulève jusqu'à ma bouche. Je ne veux pas manger. Et je suis coincée. Ou je mange et je peux partir, ou je reste et il est là. Sous la table, je serre le poing qui ne tient pas la fourchette. Le bout de mes ongles pointe dans la chair, je respire, mais ça ne me calme vraiment. Pourquoi a-t-il fallu que ce Kayden ait envie de connaître mon nom ?

Il se rapproche de moi, plus près. Il se penche et je sens mon cœur qui bat un peu plus fort, un peu plus vite. Il m'énerve mais je ne peux pas l'en empêcher, il bat indépendamment de ma volonté. Je ne bouge pas. C'est tout. Je ne le frappe pas, je ne le repousse pas, mais je ne le regarde pas non plus. Je ne bouge pas. J'attends qu'il en ai marre d'attendre lui-même. Mais lui ne bouge plus. Il ne fait rien de plus mais ne s'écarte pas pour autant. Il murmure.

— Parce que j’aime mettre un nom sur les belles filles que je croise.

Il murmure et je sens mon cœur qui m'énerve encore. C'est pas tous les jours qu'on me dit ça. C'est pas tous les jours que j'ai l'impression d'être quelqu'un d'intéressant. Autre chose que la merde que je vois quand je me regarde dans un miroir. Mon poing est toujours serré, mais je me décale un peu pour me redresser sans le toucher. Je croise son regard et cette fois je m'y tiens, parce que parler sans regarder quelqu'un c'est triste et lâche.

— Et t'en croises souvent ?

J'ai délaissé mon assiette. Abandonnée, à moitié pleine. J'avais pas faim, j'vous dit. J'y peux rien si mon estomac me demande pas de bouffe. J'veux pas le surcharger non plus, c'est tout. De toute manière, à cause de cet imbécile j'ai encore moins faim qu'avant. Je ne suis pas belle.


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Kayden T. Cooper

MessageSujet: Re: It's hard to forget someone who gave you so much to remember ~ Kayden & Léthé   Dim 7 Mai - 17:20


It's hard to forget someone who gave you so much to remember


Est-ce que cela fait l’effet escompté ? Que cherche-t-il, finalement ? Juste s’amuser un peu, ou bien réellement trouver quelqu’un qui lui ressemblerait un peu parmi tous ces patients drogués. Il se sent différent, il se sent trop normal pour être là. Il n’ignore pas qu’il est différent de ceux qu’il a croisés ailleurs, dans sa ville, hors de cet hôpital.
Sourire charmeur, un jeu dans lequel il ne faut pas se prendre. Kayden est conscient de ce jeu. Il n’est pas conscient de ses émotions de ses changements qui s’opèrent en lui, d’un seul coup, sans raison apparente. Il n’est pas conscient de sa dépression et de son envie de mourir - réduite par ses médicaments, néanmoins. Mais ce jeu, ce n’est qu’un jeu parmi d’autres. Ce n’est qu’un jeu auquel il pourrait jouer hors d’ici, de cette île qui le retient prisonnier.

À moins que ce ne soit pas seulement un jeu. Il ne se souvient plus très bien de la façon dont il l’a connue, elle. Elle qui a été tout pour lui. Il s’est accroché à elle, il ne l’aimait pas vraiment, du moins à la fin. Il pensait l’aimer et elle, elle l’aimait. Mais il était réellement accroché à elle et il avait besoin de sa présence pour vivre. De son amour.
Et sa maladie l’a conduit ici, tout simplement. Il a eu la chance, ou la malchance, de survivre. Alors il se retrouve ici. Face à d’autres patients qu’il juge complètement tarés. Et lui il se dit qu’il n’a pas sa place ici. C’est pour ça qu’il se tient là, près de la jeune femme qui est différente des autres. Elle qui n’a pas l’air folle. On oublie presque la réalité, piégé entre ces quatre murs. On oublie presque qu’ici, il n’y a que les fous et les médecins.

“Et t'en croises souvent ?”

Il sourit, presque inconsciemment. Il sait qu’il a gagné. Elle est à lui s’il le veut. Parce qu’il lui a dit ce qu’elle voulait entendre, ce que tout le monde veut entendre. Sauf qu’il l’a dit avec sincérité, puisqu’il le pense. Il se perd dans les yeux de la jeune femme, les yeux bleus qu’il pourrait contempler de longues secondes. Elle est belle et elle n’a pas l’air folle. C’est une belle trouvaille, sur cette île. C’est même quelque chose de rare, et il ne doit pas laisser passer ça. Il a des désirs à présent. Le désir de s’échapper, aussi. Il ignore comment, légalement ou non. Faire le plus normalement possible, quitte à faire semblant, et récupérer sa liberté.
Ou juste l’avoir, elle. Faire d’elle une alliée, un peu plus qu’une amie. Quelque chose d’intéressant, car elle pourrait toujours servir.

“Pas par ici. Et encore moins lorsqu’elles sont…”

Kayden semble hésiter sur le mot qu’il cherche. Intelligentes ? Non, ce n’est pas exactement ça. Il ne connaît pas cette jeune femme, et il ne voudrait pas avoir l’air de lui rentrer dedans, non plus. Il doit être plus subtil que ça. Il doit réfléchir à un moyen de l’approcher, de briser son cercle et sa protection, ce mur qu’elle se crée autour d’elle-même, pour pouvoir y entrer aussi.

“Normales.”

C’est ça. Normales. Il n’a pas encore croisé de femmes qui semblaient normales ici. Enfin, certaines le paraissent, mais bien sûr, il y a celles qui ont tué, celles qui ont… Enfin, il y a tous ces gens enfermés, drogués par les médicaments.
Et il y a elle, celle qui n’a pas de nom. Pas encore. Peut-être qu’il rententera de lui demander, un peu plus tard. Un autre jour. Ils devront se recroiser. Il suffit de pousser un peu le hasard.
Kayden s’est penché un peu, pour prononcer ce mot. Comme si c’était un mot interdit. Comme s’ils pouvaient être surveillés et séparés, enfermés, pour l’avoir simplement prononcé. Après tout, on ne sait jamais.

© Kayl
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Léthé Stamford

MessageSujet: Re: It's hard to forget someone who gave you so much to remember ~ Kayden & Léthé   Mer 21 Juin - 15:13

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Ironie. Je ne sais pas pourquoi, j'en avais envie. Ou plutôt ça a fini par sortir tout seul et je le défie maintenant du regard, fière. J'ai peur de lui plaire, et plus encore qu'il me plaise, mais je crois que c'est déjà trop tard. Dans un sens comme dans l'autre. Quoique pour moi, je ne sais pas, j'hésite encore à si j'ai envie de le baffer ou de discuter avec lui. Il m'a dérangée et sortie de ma solitude, il a demandé mon nom alors qu'il ne me connaît pas. Il n'avait pas le droit, de toute façon. Faut juste que je décide de si je lui pardonne ou non. Puis de toute façon, il m'énerve à être là. Il m'énerve à dire que je suis belle alors que je sais très bien que c'est faux. Il m'énerve et je voudrais qu'il parte, parce que bah il m'énerve, c'est tout. J'ai pas besoin d'autre raison. Celle-là suffit amplement.

— Pas par ici. Et encore moins lorsqu’elles sont…

Il hésite et je me demande ce qui va suivre. Genre je suis différente, quoi. Mais bon ça je sais bien, on est dans un asile, tout le monde est fou et totalement unique, et paraît que je suis folle aussi. En tout cas c'est ce qu'ils disent. Mais moi je n'y crois pas, je vois pas du tout en quoi je suis folle. Je suis peut-être différente d'eux, ça oui, mais folle jamais. Je ne suis certainement pas comme les autres gens d'ici, ça c'est certain. Eux, ils sont vraiment tarés. Moi pas. Mais je ne suis pas belle pour autant, espèce de petit con.

— Normales.

Oh. Ça c'est tout de suite plus intéressant. Et je préfère ça que le premier "compliment". Mais est-ce qu'il y croit, seulement ? Ça m'étonnerait, il est censé être fou. Il ne croit certainement pas en ce qu'il vient de dire. De toute manière, depuis quand les gens sont-ils sincères ? Depuis jamais, c'est tout. Le monde est hypocrite et manipulateur, les hommes aussi, comme les femmes d'ailleurs. Les gens sont des monstres, et ici des monstres fous. Comment pourrait-on croire un seul mot de ce qu'ils racontent ? Je ne crois pas Kayden. Je ne crois plus que moi-même. Sans me faire confiance pour autant parce que je sais que je ne suis pas mieux. Je ne suis juste pas folle, moi. Je ne devrais pas être là. C'est leur faute. Leur faut à tous. Peut-être que c'est sa faute à lui aussi. C'est la faute de tout le monde, de toute façon.

— Arrête de te foutre de ma gueule, 'tit con. Je crois pas que t'en croie un seul mot.


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|| Excuse-moi c'est nul
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Kayden T. Cooper

MessageSujet: Re: It's hard to forget someone who gave you so much to remember ~ Kayden & Léthé   Ven 30 Juin - 11:50


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 Kayden a l’air d’espérer une réaction de la part de Léthé. Une réaction qui pourrait confirmer son espoir qu’elle est comme lui, et qu’elle n’a rien à faire ici, ou qu’il se trompe et qu’elle est comme tous les autres. Ceux qui ont le regard vide ou noir, ceux qui sourient sans raison alors qu’ils restent enfermés, piégés sur cette île comme de vulgaires proies qu’on attraperait. Son regard à lui ne semble pas avoir changé depuis le début. Il y a toujours cette lueur qui les anime, malgré le temps passé ici, comme si les médicaments assommants n’avaient pas réussi à faire de lui une marionnette de chiffon.
Il n’est plus libre, depuis ce jour où il a posé les pieds à Ostrov Island. Il n’est plus libre et pourtant, on ignore le réel sens de ce mot, puisque tout dans cette vie empêche de faire les actions qu’on voudrait. Il n’a jamais été libre, ce n’est qu’un mot utopiste pour qualifier ce qui n’existe pas.
On espère retrouver la liberté tandis qu’on ignore qu’on n’est pas plus libre ailleurs, comme on ne l’a jamais été. Mais ça, on s’en fiche, par ici. On espère sortir de ces murs, de cette île maudite, on espère qu’il y aura un moyen quelconque de sortir. Beaucoup pensent qu’ils n’ont rien à faire ici, et c’est le cas de Kayden et de Léthé, mais il n’en est rien.

Après tout, qu’est-ce que la folie ? Qu’est-ce qui différencie les gardes violents et peu nets des patients médicamentés ? On peut encore voir sur les bras de Kayden les cicatrices profondes, certaines encore fraîches. Les cicatrices, brûlures et autres marques laissées par la vie, par l’envie de la mort, ces cicatrices profondes qui pourtant n’égalent pas celles qui ont déchiré son coeur il y a si longtemps - à moins que ce soit encore trop récent.
Et Kayden ignore tout de Léthé, hormis qu’elle a de beaux yeux bleus où se reflètent des émotions qu’il ne reconnaît pas, et qu’il la désire. Mais ça, c’est autre chose et certainement pas le sujet actuel de leur petite discussion.

— Arrête de te foutre de ma gueule, 'tit con. Je crois pas que t'en croies un seul mot.

Kayden se maudit intérieurement ; il sait qu’il y était presque, qu’il était à ça de pouvoir l’approcher un peu plus. Il ignore que c’est impossible d’approcher réellement Léthé Stamford. Mais ça, il le découvrira sans doute assez vite, à moins qu’il ne décide de tenter le diable. Se taper Léthé. C’est une option que certains pourraient trouver attrayante, mais Kayden a de l’ambition, après tout. Il est certain qu’il peut la manipuler, pour arriver à ses fins, et parce qu’à deux, on est plus fort. Parce qu’à deux, on se complète et qu’ils pourront peut-être même s’échapper.
Parce que Kayden a de l’espoir, puisqu’il ne lui reste que ça, et parce qu’il n’a qu’une conception erronée de ce qu’il croit être la réalité.

— Mouais. Si un de ces quatre, tu reviens sur ta décision, et que l’envie de retrouver ta liberté t’effleure, alors tu sais où me trouver…

Chambre seize. C’est là qu’il réside désormais. Et ce depuis trop longtemps à son goût, d’ailleurs. Il ne sait pas encore si la jeune femme aux cheveux couleur corbeau décidera de revenir sur sa décision, mais il y compte bien. Il joue sur la corde sensible de Léthé qui se pense être aussi normale que ceux qui sont dehors, ou que les infirmiers qui sont ici. Il n’a que chuchoté la dernière phrase qu’il a prononcée, et si quelqu’un les entend, Kayden risque de se faire enfermer quelque part, dans une pièce sombre dont il vaut mieux ne jamais poser les pieds.
Silencieusement, Kayden s’éloigne légèrement. Quelqu’un le regarde, un peu plus loin ; un autre patient, sans aucun doute. Immobile à cinquante centimètre de Léthé, il se demande encore les conséquences s’il avait prononcé une autre phrase à un autre moment, regrettant certains mots, bien qu’il soit trop tard pour revenir en arrière et qu’une simple discussion n’ait pas réellement de grande importance.

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