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 i find shelter in this way (blackpearce)

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PILULES AVALÉES : 1253
MIROIR : dianna agron
IDENTITÉ : jeune padawan
CRÉDITS : signature/Frimelda (@prd) gifs/moi+(@tumblr)
A DÉBARQUÉ LE : 29/07/2016
FORCE : 3729

SITUATION : célibâtarde, au coeur finalement brisé qui essaye de le recoller comme elle peut.
EST ÂGÉ DE : 26 ans. Je suis née le 29 septembre 1990, en Angleterre.
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Piper C. Blackwood

MessageSujet: i find shelter in this way (blackpearce)   Sam 15 Avr - 18:59

i find shelter in this way
Hunter & Piper
Men categorize women in one of four ways: Mothers, virgins, sluts and bitches. Of course none of the above is suitable for the modern business woman. But you can create your own image by selecting pieces of each archetype that work for you.  The sexual attractiveness of the slut.  The wisdom of the mother.  The integrity of the virgin.  The independence of the bitch.  This leaves men confused and unable to pigeonhole you. What they are forced to do instead is take you seriously.

En y repensant, il fallait quand même être un peu suicidaire. S’enfuir de cet asile, en passant par la forêt en pleine tempête. Mais ici, tout se prêtait à tenter. Plus d’électricités, la panique chez les patients, les membres du personnel. J’aurais franchement été bête de ne rien tenter, de rester sagement dans ma chambre. Et puis, ce n’était pas mon genre de rester sans rien faire dans de pareilles conditions. Alors j’étais sortie, sans aucune affaire à part une raquette de tennis pour me défendre. Evidemment, à mon retour ici on me l’avait prise. Mais j’en avais une autre sous mon matelas. Comme si j’avais été assez conne pour ne pas prendre la paire. Mais pour l’instant, j’étais punie. Un petit séjour à l’isoloir parce que j’avais tenté de me barrer de cette île. C’était un peu rassurant de savoir que, je n’étais pas la seule dans ce cas. De notre petit groupe, on était trois sur quatre à avoir fini ici. Et en entendant les gardes parler, j’avais compris que d’autres encore avait tenté de se barrer. Et ça m’étonnait un peu de voir qu’ils avaient assez de place pour nous tous. Je m’étais presque attendu à avoir un colocataire. Mais non, j’étais seule. Totalement seule, comme toujours. J’avais l’habitude d’être ici. Parfois je me demandais pourquoi ils ne déplaçaient pas mes affaires ici, dans cette cellule. Ça serait beaucoup plus simple pour eux, comme pour moi finalement. Menottée, je n’avais eu la visite que d’une infirmière pour le moment. Elle était gentille, et m’avait donné de quoi boire et quelque chose pour la toux de merde que j’avais chopé. C’était vraiment malin de sortir par ce temps, en fait. Et pourtant, je devrais le savoir à force, que c’était impossible de quitter cette île. Ce n’était pas la première fois que j’avais tenté, cette nuit-là. Mais je m’étais dit qu’à plusieurs, on serait peut-être arrivé à quelque chose. Mais rien. A part des sauvetages de vie entre ennemies, le meurtre d’un garde on n’avait pas réussi grand-chose, au final.

Je soufflais, étirais mes jambes devant moi et baissais les yeux vers mes menottes. Comme toujours elles étaient quinze fois trop serrées et j’allais encore avoir les marques sur mes poignets pendant des semaines. C’est bon, après une escapade comme l’autre nuit, ce n’était pas demain que j’allais retenter le coup. Et si un jour, je venais à retenter le coup, j’irais seule. Ou avec quelqu’un avec qui je m’entends réellement. Ce qui réduisait pas mal le choix de mes potentiels acolytes. Je relevais les yeux, fixant la porte. J’étais seule, seule avec mes pensées et ce n’était pas la meilleure chose.

C’était y a quoi ? Un an ? Un peu plus ? Qu’il était venu me voir. Qu’il avait pris soin de moi. Que j’avais compris que je ressentais quelque chose d’assez fort pour lui. Il ne me regardait pas, ou plus, comme une folle à lier. J’étais juste Piper pour lui, pas la nymphomane de l’hôpital. Il s’était occupé de moi, m’avais enlevé mes menottes et ne les avais pas remises après. Sauf que j’avais tout foiré, comme toujours. Piper Blackwood ne pouvait juste pas se retenir. Piper avait absolument dû gagner ce petit jeu. Boum. Tout avait explosé. Oh, j’allais clairement mieux aujourd’hui, mais me retrouver là… Finalement tout ce que j’espérais c’était que ce séjour ne se passe pas comme celui après avoir tabassé cette femme de ménage. Un mal de gorge et des bleus partout sur le corps, non merci. Très peu pour moi cette fois. Pour l’instant, rien mais je m’attendais à tout à chaque fois que j’entendais les clefs dans la serrure.

Mes jambes étalées devant moi, j’étirais mon dos, tendant les bras vers mes pieds, essayant de les toucher, avant de me détendre et de me remettre dans ma position initiale, la tête posée contre le mur. Le temps commençait à être long et je n’étais même pas certaine de savoir s’il faisait jour, ou s’il faisait nuit. C’était l’éclate totale. Si au moins j’avais Jenkins dans la pièce avec moi, j’en profiterais pour l’emmerder un peu sans qu’elle ne puisse m’en coller une. Levant les yeux au plafond, je soufflais. « J’en ai marre putain… » Sortez-moi de la merde, même cinq minutes histoire que j’emmerde quelqu’un juste pour me détendre…
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Hunter M. Pearce

MessageSujet: Re: i find shelter in this way (blackpearce)   Jeu 20 Avr - 19:08

PIPER
&
HUNTER
I still want to drown whenever you'll leave. Please teach me gently how to breathe.

Sortant à peine de la douche, après une séance de sport, je surpris une discussion entre deux collègues en m’avançant vers la machine à café, dans la salle de repos. « Mais si, le jour de la tempête, on a récupéré trois patients et une psy qui venaient de la forêt. Je t’avoue que je ne sais pas comment la psy s’en est sorti vivante, vu avec qui elle s’était retrouvée. Le trio Dawkins, Blackwood et Jenkins. Comment ils ont fait pour pas s’entretuer ces trois-là… » En attendant que mon café termine de couler, je tiltais en entendant les noms des trois patients dont ils parlaient. Je tendais l’oreille, discrètement, en récupérant un paquet de gâteaux. « Par contre, le petit nouveau a eu moins de chance… Il s’est pris deux balles. Le pauvre, ça faisait à peine deux mois qu’il était là. On n'a pas trop cherché à comprendre, on a foutu les trois tarés en isolement. Ils refusent de dire qui l’a tué, pour le moment. Moi je soupçonne que c’est le mec de la petite bande. Il y a une des deux nanas qui s’est pris une balle aussi… Elle est dans un sale état. » Sans même prendre le temps de boire mon café, je reposais la tasse et rangeais les gâteaux dans ma veste, prêt à quitter la salle. « D’ailleurs, faut que j’aille faire mon tour dans l’isoloir. Je l’ai jamais vu aussi blindé depuis la tempête. » « Je m’en occupe! » Lui répondis-je avec empressement, sans même prendre la peine d’adresser un regard en direction de mes collègues, en quittant la salle. Si j’avais bien compris cette conversation, alors il fallait que j’aille vérifier par moi-même. Il fallait que je la voie.

Après avoir récupéré les clefs à un collègue, à l’entrée, je marchais d’un pas rapide dans ce que tous les gardes appelaient le couloir de la mort, ou la descente aux enfers. Pas un bruit. Les cellules étaient totalement insonorisées. Et heureusement, d’ailleurs. Vous imaginez, vous, marcher au milieu d’une dizaine de cages, avec une dizaine de patients qui hurlaient comme des animaux, en suppliant qu’on leur ouvre? Cette allée avait quelque chose d’effrayant, quelque part. Et j’avais beaucoup de mal à l’imaginer, elle, dans une de ces cages. Elle. Piper. Et je m'efforçais de l'appeler Piper. Parce que pour moi, elle était Maddy. Elle était la Maddy que j'avais toujours imaginée. Et lorsque je me retrouvais avec elle, c'était quelque chose d'indescriptible. D'incompréhensible. Maddy n'était plus dans ma tête, elle était réelle. Elle était face à moi. Elle était à moi...
En entendant mon collègue parler d’une patiente blessée, je m’inquiétais à l’idée qu’il puisse être arrivé quelque chose à Piper. Inconsciemment, je ne pouvais pas m’empêcher de lui en vouloir, parce qu’elle avait tenté de partir d’ici. Elle avait tenté de s’enfuir de l’hôpital, et je pense que je n’aurai pas supporté de ne plus la voir. Elle n’avait pas le droit de m’abandonner. Elle était cette conscience, dans ma tête, qui m’aidait à tenir.

J’ouvrais la porte de la cellule, assez rapidement. La première chose que je fis, en entrant, était de jeter un coup d’oeil en direction de la jeune patiente, assise contre le mur. Mon regard scanna le corps de celle-ci, à la recherche de la fameuse blessure. Mais, rien. Hormis son pull déchiré, elle semblait aller bien. Malgré moi, je lâchais un soupir, rassuré, avant de laisser place cette fois, à un tout autre sentiment. La colère. Sans dire un mot, je m’avançais vers Piper et m’accroupissais près d’elle, sans quitter son visage du regard. Pas un seul sourire, cependant. Je me contentais simplement de l’observer. J’avais envie de m’énerver après elle. J’étais venu pour ça, normalement, et pour voir si elle allait bien... Mais maintenant que j’étais face à elle, je n’y arrivais plus… Et puis, elle ne comprendrait pas… Un long soupir m’échappait, puis finalement, j’ouvrais ma veste pour sortir le paquet de gâteaux de ma poche. Les patients en isolement avaient interdiction de manger. C’était leur punition. Mais je me fichais du règlement. Surtout lorsqu’il s’agissait d’elle. Je lui tendais alors le paquet. « Tiens… » C’est à cet instant, que je remarquais les menottes à ses poignets. J’aurais pu les lui enlever, puisque j’avais les clefs. Mais je ne voulais pas. Par simple vengeance. Parce qu’elle avait osé me laisser. « J’ai entendu dire que t’avais essayé de t’enfuir, le jour de la tempête... » Lui faisais-je, un peu attristé, en continuant de regarder ses menottes. J’essayais de ne pas me laisser gagner par la rancoeur et mon côté extrêmement possessif. J’étais conscient, quelque part, que Piper n’était pas Maddy. Mais lorsque je la regardais… C’était difficile de ne pas craquer. Il m’arrivait de ne pas me contrôler, de perdre légèrement le sens de la réalité… Mais je ne voulais pas lui faire de mal. Pas à elle. Tout en relevant mes yeux vers son visage, je me permettais de venir glisser une de ses mèches de cheveux derrière son oreille, d’un geste tendre. Sans sourire. « Heureusement que tu n’as pas réussi. » Continuais-je, d’une voix plus grave, le regard sombre. Je pensais ce que je disais. Je ne voulais pas essayer de comprendre pourquoi Piper avait tenté de partir d’ici, même si je me doutais bien qu’il était difficile de ne pas y penser, lorsque l’on passait sa vie enfermé dans cet asile... « Qu’est-ce que j’aurai fais, sans toi? » Je forçais un sourire, mais la rancoeur gagnait encore.

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Dernière édition par Hunter M. Pearce le Mer 3 Mai - 13:45, édité 2 fois
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Piper C. Blackwood

MessageSujet: Re: i find shelter in this way (blackpearce)   Sam 29 Avr - 2:10

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J’avais l’impression de sortir d’un rêve. Comme si tout ce qu’il s’était passé n’était pas réel. Cette tempête, la panne d’électricité… Je n’avais même pas réfléchi deux secondes avant de prendre la raquette de tennis que j’avais trouvé avant de sortir de ces murs. J’étais tombée sur Dawkins, et on s’était rendu ensemble vers la forêt. A partir de là, c’était… indescriptible ? Peut-être pas à ce point-là. Plutôt long à raconter, en fait. Il s’était passé pas mal de chose, plus ou moins absurdes. Et tout était aller tellement vite et lentement à la fois que c’était comme si rien n’avait réellement existé. Cet arbre qui tombait, le poing de Lexie, la cabane… Puis le garde. Le garde qui s’était pris deux balles. Je savais parfaitement qui l’avait fait mais je n’avais rien dit. Lexie n’avait pas vraiment pu dire grand-chose, et Edward ne s’était pas rendu. Résultat, on était tous les trois en isolement. Je n’étais même pas certaine de savoir pourquoi je ne disais rien. Peut-être parce qu’il m’avait sauvé la vie, après tout. Comme Lexie l’avait fait aussi. C’était une balle dans ma tête, ou deux dans celle du garde. Et heureusement pour moi. Même si maintenant, je me retrouvais ici. C’était temporaire au moins. Alors que la mort, c’était déjà plus définitif.

Mais ça ne m’empêchait pas d’en avoir marre. Ras-le-cul d’être assise ici, par terre et menotté. Ce n’était pas ce qu’il y avait de plus confortable pour dormir, et j’en regrettais même ma chambre et mon lit. Si seulement quelqu’un pouvait venir et me dire que je pouvais sortir… Mais même en rêve j’étais persuadée que c’était quelque chose qui n’arriverait jamais. J’avais même plus de chance qu’il me laisse mourir de faim entre ces quatre murs. Ils étaient tout à fait capables de m’oublier, ou du moins de faire exprès de m’oublier. Le temps était long, quand on était ici. Et il n’y avait rien à faire. Heureusement que je m’étais laissé faire pour venir ici. Donc pas de camisole. Juste des menottes. Et c’était déjà assez emmerdant. En plus elles étaient beaucoup trop serrées, mais ça tout le monde s’en foutait royalement. Tout le monde s’en foutait de nous, qu’on guérisse ou pas finalement. Pour eux on était que des bêtes de foire. Il y avait des exceptions bien sûr. Mais elles étaient rares. Très rares.

Et alors que j’exprimais ma lassitude à voix haute, j’entendais les clefs dans la serrure. Wow, vraiment ? Quelqu’un venait me chercher ? Me sortir de là ? Mon regard se tourna vers la porte pour voir qui allait entrer. Je ne disais rien, j’attendais patiemment. Puis je le vis, lui. Hunter. J’aurais dû le savoir, au fond, qu’il allait venir. Je le regardais sans rien dire. Il tenait étrangement à moi et je ne savais pas réellement pourquoi. Mais c’était le cas. Et je ne me posais pas plus de question, en fait. Quelqu’un qui tenait à moi particulièrement c’était encore plus rare que quelqu’un qui en avait quelque chose à foutre des patients. Et parfois, ça faisait du bien de ne pas être regardé comme une folle à lier mais comme une personne normale. Mais avec Hunter, je ne m’attendais pas à un câlin de retrouvaille, pas tout de suite en tout cas. Pas avec le regard qu’il me lançait en ce moment. Il avait l’air en colère, déçu. Il s’avançait et je le suivais du regard, toujours sans rien dire. Je ne savais pas quoi lui dire. M’excuser d’avoir tenté de me barrer de ce trou ? Qui n’aurait pas essayé. Je n’étais pas désolée pour ça. Lui lancer une pique ? Lui faire du rentre dedans ? Pas sûre qu’il apprécie. Et je n’avais pas envie de l’énerver encore plus qu’il ne l’était déjà. Pas maintenant. Il s’accroupissait devant moi, et mon regard pouvait enfin se poser dans le sien. J’attendais qu’il fasse le premier pas pour une fois, voulant savoir à quelle sauce je serais mangée. Qu’est-ce qu’il allait faire. M’engueuler ? Me prendre dans ses bras ? Je n’en savais rien. Mais au moins, il était là. Ouais. Il était là. Il était venu me voir, voir comment j’allais. Il avait certainement eu vent de ce qu’il s’était passé. Peut-être qu’il savait qu’il y avait eu des blessés et il s’était inquiété pour moi. Parce qu’il m’aimait bien. Parce qu’il ne voulait pas qu’il m’arrive quelque chose.

Arrêtes de te faire des films Piper, tu sais comme ça fini. Et je ne le savais que trop bien, c’est vrai. Mais cette fois c’était différent. Totalement différent. Il ouvrait sa veste et sortit un paquet de gâteau qu’il me tendit. Et ce n’était qu’en le voyant que je me rendais compte que j’avais faim. Et c’était sans plus réfléchir que je l’attrapais, et l’ouvrais. « Merci… », soufflais-je avant de mettre un biscuit en bouche. Putain c’que c’était bon, en fait. Je ne savais pas depuis combien de temps j’étais ici, mais c’était le premier truc que je mangeais depuis un moment et certainement le seul truc que je mangerais pendant un moment. Je l’avalais et fermant les yeux quelques secondes, comme si ça allait m’aider à mieux le sentir descendre. Puis je les rouvrais en entendant la remarque d’Hunter. Je lui fis un léger sourire. « J’aurais été conne de pas essayer… » Il avait l’air attristé en disant ça. Comme si… Comme s’il ne voulait pas que je parte. Comme si j’allais réellement lui manquer.

Je ne lâchais pas des yeux, tenant toujours le paquet de biscuit entre mes mains. Mais je ne mangeais déjà plus, essayant de savoir ce qu’il voulait vraiment. Il avait l’air d’être à la fois en colère et attristé. Il m’en voulait d’avoir essayé de m’enfuir. Ça ne lui plaisait pas, que j’ai fait ça. Je fermais les yeux lorsqu’il mettait une mèche de mes cheveux derrière mon oreille, appréciant ce geste tendre. « Heureusement que tu n’as pas réussi. », ajoutait-il alors que j’ouvrais les yeux. Sa voix était grave et son regard sombre. Il n’était réellement pas heureux de ma petite escapade. Je haussais légèrement les épaules à sa question. « Y a un tas d’autre folle ici… Peut-être même plus que moi… » Je disais ça mais je ne le pensais pas. Je l’aimais bien, en fait. J’aimais beaucoup passer du temps avec lui. Il m’aurait certainement manqué si j’avais réussi à quitter cette île. Si je le voyais avec une autre fille, aussi proche qu’il l’était avec moi, la fille passerait certainement un sale quart d’heure. C’était moi qu’il appréciait, pas une autre et je voulais que ça reste ainsi. Parce qu’enfin quelqu’un tenait un tant soit peu à moi. Et finalement, je pouvais peut-être me poser une question. Qu’est-ce que j’aurais pu faire sans lui ? Je l’appréciais plus que je ne le montrais. J’étais comme ça. J’avais décidé de ne plus trop m’accrocher, histoire que la chute soit moins douloureuse. Je ne voulais pas revivre un deuxième épisode du genre Ethan. Ça faisait beaucoup trop mal, ce genre d’histoire. Mais avec Hunter c’était différent, c’était bien. « T’es venu voir comment j’allais ? », lui demandais-je en le regardant dans les yeux. Je voulais savoir ce qu’il était réellement venu faire ici, même si les gâteaux qu’il m’avait donnés m’apportait déjà un élément de réponse. Mais je voulais l’entendre de sa bouche. S’il était venu par pure sympathie, de son plein gré ou si on l’avait envoyé ici pour qu’il fasse son boulot. Ou s’il était venu ici m’engueuler pour ce que j’avais fait. Ou même, tout ça à la fois.
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Hunter M. Pearce

MessageSujet: Re: i find shelter in this way (blackpearce)   Jeu 11 Mai - 15:35

PIPER
&
HUNTER
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Même si je comprenais totalement son choix d’avoir voulu saisir cette opportunité pour s’enfuir d’ici, je ne voulais pas l’écouter. Piper était la seule personne qui comptait pour moi, ici. Et si elle venait à partir un jour, je deviendrais probablement fou. Même si, quelque part, je l’étais déjà… À cause d’Elle, d'ailleurs. Je ne pourrais sans doute jamais expliquer pourquoi elle. Pourquoi Piper, et pas une autre? C’était comme ça. Dès que mon regard s’était posé sur elle, la première fois, Maddy ne s’était plus manifesté. Et ça ne m’était jamais arrivé, avant de la rencontrer. Je ressentais constamment le besoin d’être près d’elle, même si je ne le pouvais pas toujours. Il n’y avait qu’en sa présence, que j’arrivais à me sentir moi-même.

À ses mots, je fronçais les sourcils, secouant faiblement la tête, sans cesser de la regarder. « Mais toi, tu n’es pas comme les autres. » Peut-être qu’elle n’y croyait pas. Et ça pouvait se comprendre, quelque part. Aucun patient ne faisait confiance à un garde. Et inversement. Seulement avec elle, c’était différent. Je n’irais pas jusqu’à dire que je lui faisais confiance, parce qu’elle restait Maddy, pour moi… Mais je savais que je tenais à elle. Peut-être même un peu trop. Surement trop… La savoir en isolement ou à l’infirmerie me rendait fou, et me rappelait bien trop souvent que j’étais impuissant, ici, malgré le poste que j’occupais. Piper n’était pas la plus sage des patientes. Je m’étais renseigné sur elle. Je savais de quoi elle était atteinte et je savais à quoi m’attendre avec elle. Mais ça ne m'effrayait pas. Ce qui m’effrayait, plutôt, c’était l’emprise qu’elle avait sur moi, involontairement. Elle ne s’en rendait pas forcément compte, et je ne voulais pas qu’elle le sache. Je ne voulais pas qu’elle en profite. J’en avais assez d’être manipulé… À sa question, j’affichais un léger rictus et détournais mon regard de Piper, pour observer la pièce. « Oui, si on veut… Je pensais que c’était toi, la blessée par balle dont ils parlaient… Je suis simplement venu vérifier. » En toute honnêteté, dès que mon collègue avait prononcé son nom dans la conversation, je n’avais pas pu m’empêcher de m’inquiéter et de m’imaginer le pire. Et heureusement qu’ils m’avaient laissé venir en isolement à leur place. Je n’aurai pas pu passer plus d’une heure sans avoir été vérifier par moi-même, si elle allait bien. Je regardais à nouveau Piper dans les yeux, gardant cependant un air sérieux. « Et… j’avais envie de te voir, aussi. »

Je me déplaçais finalement pour venir m’asseoir près d’elle, en m’adossant aussi contre le mur. Mon regard se perdait quelques instants dans le vide. Le silence pesait dans la cellule. J’avais tellement de questions à lui poser, tellement de choses à lui dire. Pourtant je n’arrivais pas à trouver les bons mots. J’avais peur de me laisser emporter par la colère. Et je n’avais pas envie de m’en prendre à elle… Je laissais échapper un long soupir. « Je sais ce qu’ils vont te réserver, encore… » Lui faisais-je, d’un ton grave, alors que je tournais enfin mon regard vers elle, en venant poser mon doigt sur une petite blessure visible à son poignet, sans doute à cause des menottes, trop serrées. « Pourquoi tu te fous toujours dans la merde, Piper? » Ces mots sonnaient comme un reproche, mais c’était plutôt une façon de lui dire que j’étais fatigué de m’inquiéter toujours pour elle. Chaque fois que j’entendais parler de Piper, il fallait qu’elle se retrouve dans une mauvaise situation. « Je ne pense pas que t’en aies vraiment quelque chose à faire… Mais, ça me rend malade de te savoir à chaque fois ici. Même si je suis garde, je ne peux rien faire contre ça. » Baissant à nouveau les yeux, je faisais glisser délicatement mon doigt sur son bras, puis je me permis de venir toucher sa peau, là où son pull était déchiré. Finalement, je posais ma main sur son ventre, avant de continuer, d’une voix douce; « J’aimerais pouvoir te protéger, mais comment je suis censé faire si tu cherches à me fuir, hein? » Un faux sourire se dessina sur mes lèvres, mais je ne pouvais pas cacher la tristesse qui s’emparait de moi au même moment. Ça me faisait encore plus mal, de le dire de vive voix.

Je lâchais un nouveau soupir, puis retirais finalement ma main de son ventre, pour jouer nerveusement avec les menottes accrochées à mon pantalon. « Je peux te poser une question…? » Finissais-je par lui demander, sans pour autant relever la tête. « Si ça avait été moi, dans la forêt… » Je laissais un léger suspense s’installer, avant de relever mon regard vers elle, la fixant droit dans les yeux, sourcils froncés. « ... est-ce que je serais mort aussi? » Une question en cachant une autre. En vérité, je voulais simplement savoir si Piper tenait un minimum à moi, ou si je n’étais qu’un simple garde pour elle. Est-ce que ma mort l’aurait réellement touché? Aurait-elle au moins éprouvé même une légère tristesse? J’ignorais si c’était Piper ou un des autres patients qui avait tiré sur mon collègue. Et ça m’importait peu de connaître la réponse. Tout ce que je voulais savoir, c’était si je perdais véritablement mon temps, avec elle. Était-elle vraiment comme Maddy? Aussi sournoise et manipulatrice? Je ne pouvais pas m’empêcher de rester sur mes gardes...

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MessageSujet: Re: i find shelter in this way (blackpearce)   Dim 14 Mai - 2:32

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Men categorize women in one of four ways: Mothers, virgins, sluts and bitches. Of course none of the above is suitable for the modern business woman. But you can create your own image by selecting pieces of each archetype that work for you.  The sexual attractiveness of the slut.  The wisdom of the mother.  The integrity of the virgin.  The independence of the bitch.  This leaves men confused and unable to pigeonhole you. What they are forced to do instead is take you seriously.

Je voyais bien qu’il m’en voulait d’avoir essayé de partir. Mais j’aurais été encore plus folle de ne pas saisir l’occasion. Si je n’avais pas essayé, je m’en serais voulu. Même si nos chances de quitter l’île en pleine tempête étaient plus que minimes, il fallait au moins tenter le coup. Et je ne cache pas qu’en croisant Edward sur mon chemin, j’étais soulagée. Soulagée parce que je m’étais dit qu’à deux, on aurait pu mieux y arriver que seul. Puis il y avait eu Lexie, et Nirina… Et tout était partit en vrille. Absolument tout. Comme dans un rêve totalement fou. Je prenais un autre biscuit et le mangeais, alors qu’il reprenait la parole. « Mais toi, tu n’es pas comme les autres. » Je le regardais. Je n’arrivais pas à savoir s’il était sérieux, ou non. S’il se foutait de moi, s’il me disait ça pour me faire plaisir ou s’il le pensait vraiment. J’avais tellement merdé la dernière fois que quelqu’un m’avait montré qu’il tenait réellement à moi, que je n’arrivais pas -ou plus- à faire confiance à qui que ce soit. Ou était-ce en moi que je n’arrivais plus à avoir confiance ? Finalement je lui demandais s’il était venu voir comment j’allais. Etait-ce un ordre ? Etait-il venu de lui-même ? Peut-être qu’à sa réponse j’en aurais une à ma question secrète. Est-ce que tu tiens réellement à moi Hunter Pearce ? Je ne le lâchais pas des yeux, alors que les siens se baladaient dans la pièce. Il pensait que j’étais la blessée. Que j’étais celle qui s’était pris une balle dans l’épaule. Ce n’était pas moi. C’était Lexie. C’était d’ailleurs elle, qui avait l’autre moitié de mon pull. J’ouvrais légèrement la bouche, ne sachant même pas quoi dire. Je l’avais peut-être ma réponse. Du moins, une partie. Finalement, un léger sourire se dessina sur mes lèvres à la suite de sa réponse. Il avait eu envie de me voir.

Il venait s’asseoir à côté de moi alors que je finissais mon biscuit. Ça faisait du bien, de manger un petit quelque chose. J’aurais plus de force pour affronter la suite, certainement. C’était calme. On n’entendait pas un bruit à part nous deux souffles. Il était près de moi, et j’avais envie de me blottir un peu plus contre lui, mais je n’osais pas. J’avais peur de sa réaction. Alors je ne bougeais pas. Je gardais le paquet de biscuit dans ma main, il m’en restait deux. Je me demandais si j’arriverais à les cacher quelque part pour une prochaine fois. Mais c’était risqué. Si quelqu’un d’autre venait à les voir, il me les prendrait et ma punition serait encore bien pire. Et s’il venait à découvrir que c’était Hunter qui me les avait donnés, lui aussi risquait de prendre cher. Il savait ce qu’ils allaient me réserver, encore. Et moi aussi. Je savais toujours ce qu’ils me réservaient ici, à force de venir croupir entre ces murs. Je haussais légèrement les épaules, avec le peu de force qu’il me restait. Je ne m’en foutais pas, au contraire. J’avais juste tellement l’habitude, qu’à force… C’était devenue une routine, voilà ce que c’était. Alors que je sentais son doigt sur mon poignet, je le regardais. Un léger rire s’échappa de ma gorge à sa question. Je n’en savais rien. C’était dans ma nature, certainement. Quoi que je fasse, quoi que je dise, je finissais toujours par me retrouver dans la merde. C’était devenu normal. Surtout ici. « J’suis un aimant à emmerde, ça doit être ça… » Ça me rend malade de te savoir à chaque fois ici. Je le regardais. Sans sourire, sans rien. Je n’arrivais pas à savoir ce que je ressentais en ce moment même. C’était quoi l’expression ? Ah oui. Mettre du baume au cœur. Ça me faisait du bien, d’entendre ça. Surtout venant de lui. Je fermais les yeux en sentant sa main sur mon ventre. Un geste presque tendre qui me réconfortait. Le fuir ? Non je… Je ne le voulais pas. Pas vraiment. Je… Je ne le faisais pas exprès. Non. « Je ne te fuis pas Hunter… enfin… pas délibérément. » Je le regardais. Il semblait triste et je ne savais absolument pas quoi faire pour remédier à ça. J’étais totalement perdue. Il retirait sa main, et mon cœur se serrait. J’avais toujours autant de me blottir contre lui, mais je me retenais.

« Je t’écoutes… » Les yeux baissés sur mon ventre, je fixais l’endroit où se trouvait sa main quelques secondes auparavant. « Si ça avait été moi, dans la forêt… » Je relevais les yeux et le regardais. Quoi lui dans la forêt ? Qu’est-ce qu’il voulait dire par là ? S’il avait été avec nous au lieu de la psychologue ? A la place de Lexie ? D’Edward ? Des trois ? Dans tous ces cas j’aurais essayé de le convaincre de nous aider. De partir avec nous, avec moi. De partir loin d’ici. Tout aurait été différent s’il avait été là, lui aussi. Je ne le lâchais pas du regard, le plongeant dans le sien. De quoi voulait-il parler ? « ... est-ce que je serais mort aussi? » « Non. Jamais. » J’avais dit ça sans réfléchir. Si ça avait été lui le garde, il ne serait pas mort. Je n’aurais jamais laissé Edward le tuer. Jamais de la vie. Au fond, j’aurais préféré que ce soit lui, qui nous suive cette nuit-là. « Je ne t’aurais pas laissé mourir, Hunter. » Et j’étais sûre de moi. Jamais je ne laisserai quelque chose de mal arriver à Hunter. Je tenais plus à lui que je n’osais le dire. Et lui tenait plus à moi que n’importe qui d’autre ici.
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