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 fucked up' little minds (Kaleith)

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Kaleb Sharp

MessageSujet: fucked up' little minds (Kaleith)   Sam 15 Avr - 11:46

fucked up' little minds
EXORDIUM.


C'est ce qu'on appelle ennui... Ou bien indifférence... C'est ce qu'on appelle étrange et pourtant particulièrement différent. Il aime plus qu'il ne déteste. La sensation est différente, agréable. Elle attire des sensations différentes, agréables. Oh, c'est nouveau, on ne s'en lasse pas... La nouveauté, le sentiment. Ses yeux peuvent être fermés comme ils sont souvent ouverts. Son esprit est perdu, plus qu'il n'est d'habitude, ailleurs, un autre monde, un autre temps ou simplement un autre espace. Être ici, maintenant? L'importance où est-elle? Être ailleurs, différent, être ailleurs là où l'on désire l'être. Être ailleurs.... "Ailleurs". Le mot sonne comme quelque chose de grand. Ça l'est. Certainement. Quelque part. Le "ailleurs" de son esprit est quelque part. Mais la présence de son corps. Ici. Perdu aussi. Pas besoin d'être dans un lieu inconnu pour être perdu. Ici. Ostrov Island. L'endroit froid, inintéressant et particulièrement nocif. "Nocif"... Certainement pas pour tout le monde. Oh, certains aime. L'ambiance macabre et sanguine qui se cache sur ses murs, qui se lit sur le papier peint, qui se voit partout.
Alors... Alors il avait fallu un "autre chose". Un autre chose était toujours bien meilleur. Un autre chose qui l'avait emmené loin, haut, beau. Il y avait rencontré ses cauchemars, des souvenirs et beaucoup... Grand dieu beaucoup de désir. Parce que le désir est quelque chose de simple, quelque chose qu'il peut se permettre de connaitre ici. Parce que c'est la seule chose qu'ils peuvent tous se permettre d'avoir ici. Le désir. Les souvenirs. Deux choses qui parfois n'en forment qu'une seule. Mais ça n'était pas les souvenirs ici, ça n'était pas les souvenirs qui l'avait forcé à se tenir droit devant cette porte, à frapper contre cette dernière. Ça n'était clairement pas les souvenirs qui l'avait amené jusqu'ici. C'était quelque chose de plus viscéral, quelque chose de plus différent, plus sombre et plus... Nécessaire. « Joyce! Joyce ouvre moi... S'il te plaît. » C'était certainement pitoyable, à vrai dire, les pensées n'étaient pas a la pointe de la cohérence et il n'arrivait pas à se rendre compte de ce qui était crédible ou pas. Mais ce que Kaleb savait c'était qu'il voulait, qu'il avait besoin de le voir. Quelque part, au fond de lui, il y avait certainement une raison. Mais le dessus... C'était plus approximatif. « Une discussion Keith... Une. »

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MessageSujet: Re: fucked up' little minds (Kaleith)   Sam 15 Avr - 19:09


Je continuais à fixer le tout. Tout ce que j'avais piqué à mon passage dans l'infirmerie. J'avais besoin d'oublier. Oublier ce qui c'était passé lors de cette fameuse nuit. J'en avais envie aussi. Depuis plusieurs jours, mon cœur et mon esprit semblaient tout deux se couvrir de noirceur, de mélancolie. Je savais pertinemment que je n'étais déjà pas quelqu'un d'équilibré à la base. J'avais toujours eu une certaine tendance à la dépression et ces dernières années n'avaient pas arrangés mon cas. Mais ces derniers temps, la douleur semblait se faire plus grande, plus forte. Je n'en étais pas encore à la crise de larmes (d'ailleurs, je comptais bien ne pas réitérer les événements d'il y a quelques semaines. Je m'étais montré bien assez faible comme ça), néanmoins mon état psychologique n'était pas des plus agréables. Habillé d'un simple tee-shirt un peu ample et d'un jean, j'étais assis sur mon lit, fixant le matériel poser sur ma table de nuit. Une aiguille stérilisée et un flacon de morphine. Mon passe pour l'oubli pour quelques heures. Quelques temps à rêver. A rêver de quelque chose de plus grand, de plus beau, de plus pur. Quelque chose qui ne connaît pas la violence des hommes, qui ne connait pas leur égoïsme, leurs perversions. J'en étais là de mes pensées lorsque j'entendis quelqu'un toquer à la porte. Je n'avais envie de voir personne. La voix qui retentit derrière la porte, légèrement étouffée par la cloison m'envoya des frissons dans le bas du dos. Frissons que j'ignorais délibérément tout comme la voix de Kaleb derrière la porte. Il allait se lasser et partir en voyant qu'il ne recevait aucune réponse. "Quoi que" me corrigeais-je en l'entendant poursuivre avec l'usage de mon prénom. Sa demande sonnait comme une supplication. Et qui étais-je pour refuser d'y accéder après tout ? Je me levais donc et allais ouvrir la porte à Kaleb. Et comme simple invitation, je m'écartais du cadre de la porte et déclarais "-Entre.".

J'aurais pu me rasseoir sur le lit. C'est vrai. Mais je n'oubliais pas qui était Kaleb. Je n'oubliais pas quelle relation nous liait. Et si jamais il été venu me voir pour une nouvelle confrontation, une nouvelle joute, je n'allais pas me mettre dès maintenant en difficulté. Surtout que Kaleb disposait désormais de tout un panel d'armes contre moi au vu de ce qui c'était passé la dernière fois.
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MessageSujet: Re: fucked up' little minds (Kaleith)   Dim 16 Avr - 6:01

fucked up' little minds
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Il avait répondu bien facilement. Oh, ça avait particulièrement impressionné Kaleb de toute façon. Parce qu'il s'attendait à un vent. Il s'attendait à un manque de réponse, que l'autre le laisse à la porte, encore et encore. Qu'il le laisse tomber, sans prendre la peine de répondre. Il aurait pu comprendre en l'occurrence. Même si tous deux s'étaient quittés dans des termes... Plutôt bons, leur relation a toujours été houleuse et ça sera certainement le cas tout le long de leur vie ici, dans ce bas monde. Keith et Kaleb étaient fait, prédestinés pour avoir une relation compliquée, houleuse et prometteuse de longues conversations. Mais s'il le laissait rentrer... C'était agréable. Agréable de voir ça non? De voir un effort de la part de l'autre homme. "-Entre.".  Le mot, lâché sans trop d'importance, sonnait plus comme un ordre pour Kaleb. De toute façon pourquoi aurait-il refuser? Ce dernier était venu pour ça. Pour le voir. Son visage informait pourtant la surprise dont il était victime. Histoire de ne rien montrer de plus, le brun afficha un petit sourire gêné, histoire de ne pas offrir un autre visage fermé à l'autre. « Merci Keith. » L'emploi des noms de famille était encore d'actualités mais actuellement il ne se sentait pas de l'employer, d'employer cette barrière de la langue. "Fait tomber la barrière, rentre dans le monde du face à face, celui prédestiné a cette fin... Morbide."
Ses pas le mènent à l'intérieur de la chambre tandis que ses yeux se perdent sur cette dernière. Il n'y a pas grand chose. Non. Pas grand chose à part peut-être le début d'une soirée délirante. Un sourcil se lève. Autant interrogateur que demandeur. Il tourne son visage vers l'autre, histoire de ne pas couper le contact plus de quelques minutes, prometteur d'un quelque chose bizarre. « Je suis désolé de déranger alors que tu avais l'air occupé... » D'une certaine façon apparemment. Mais quelque part ça ne dérange pas le brun. Il est similaire. Fait le même genre de choses lorsqu'il en a l'occasion.

« Je ne suis pas venu joué ce soir si tu as peur de ça. Je ne compte pas t'attaquer sur des terrains sur lesquels aucun de nous deux ne voulons aller. Vu ce qu'on a enduré ça serait mal venu de ma part de faire ça... »

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MessageSujet: Re: fucked up' little minds (Kaleith)   Jeu 20 Avr - 20:17


Je secoues doucement la tête lorsqu'il me dit que j'avais l'air occupé. C'est vrai... Mais pas autant qu'on pourrait le croire. Kaleb me semble être une distraction bien plus intéressante que la morphine... Et, paradoxalement, il est aussi une des principales raisons de mon trouble. Je ne me comprends plus à son contact. Mais me suis-je jamais compris ? J'ai toujours eu l'impression de perdre pied face à moi-même, de nager dans un océan de brume dès qu'on touche à ce qui me concerne. De ne jamais comprendre mes actions, les tenants et les aboutissant de mes décisions. J'ai l'impression de m'être toujours regardé dans un miroir embué : je me vois flou, aux contours incertains, sans traits définis, irréel et effrayant. Mais lui comment me perçoit-il ? Est-ce qu'il me comprend ? Est-ce qu'il parvient à me cerner mieux que je ne me vois moi-même ? Et surtout pourquoi ça m'intéresse autant ? Mais après tout ne dit-on pas de connaître ses ennemis mieux que soi-même ? C'est ce que je m'échine à faire. Néanmoins, je doute que Kaleb soit vraiment un ennemi. Il serait plus comme... Un adversaire. La nuance est subtile pour certains mais pour moi, ces deux termes sont totalement opposés. On hait un ennemi, on le combat, on tente de le faire choir. On respecte un adversaire, on le défit, mais on ne veut pas le voir au fin fond du trou. Bon. D'accord. J'aimerais faire choir Kaleb. Mais c'est par pur ennui. Car il est intéressant. Car j'aime voir ses réactions.

Je l'écoute attentivement. D'un côté je suis soulagé qu'il ne désire pas joué, qu'il ne possède pas l'envie d'entamer un échange de coups ce soir. Mais d'un autre côté, cela me rend curieux. Si il n'est pas intéressé par ça, alors pourquoi est-il présent ? Pourquoi n'a t-il pas toqué à une autre chambre ? Je jette un regard au matériel. Étrangement, je ne veux pas voir partir Kaleb. Pas tout de suite du moins. Je veux le découvrir à travers autre chose que nos joutes verbales. J'ai toujours été curieux, j'ai toujours eu une âme de chercheur. Et Kaleb est un sacré mystère. Un mystère que je m'échine à comprendre de toutes les façons possibles. Et visiblement, le temps est venu de changer d'angle d'attaque. D'adopter un autre point de vue. Je finissais par demander, le fixant dans les yeux "-Alors pourquoi es-tu venu ? Qu'est ce que tu cherches ici ? Des réponses ?". Des réponses à quoi ? Même moi je ne le sais pas. Mais après tout, c'est une des choses que l'espèce humaine recherche le plus souvent. Pour comprendre. Pour analyser, pour disséquer car ils ne peuvent pas s'en empêcher, ils ne parviennent pas à se contenter de vivre. Mais je suis bien mal placé pour critiquer, n'est-ce-pas ?
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MessageSujet: Re: fucked up' little minds (Kaleith)   Mar 25 Avr - 19:40

fucked up' little minds
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"-Alors pourquoi es-tu venu ? Qu'est ce que tu cherches ici ? Des réponses ?" Oh Keith. Si les choses étaient aussi simples que ça Kaleb se serait déjà fait la malle de cet hôpital pourri. Pourquoi? C'était une question universelle, que tous se retrouvaient à se poser un jour. Le comment du pourquoi ou le pourquoi tu comment. Comme si ça n'était pas assez le bordel dans son esprit déjà. Un gros bordel. Rempli de non-lieu, d'idées stupide et de pensées agréables. S'il était venu ce soir c'était peut-être parce qu'elle était là la pensée agréable. Bon dieu. Un vrai bordel. Mais Keith sonnait comme ça, résonnait comme le bordel dans son esprit, résonnait comme la pensée agréable. Fidèle à l'idée qu'il avait de lui-même. Froid et direct. C'était peut-être un des pourquoi Kaleb l'appréciait. Apprécier. Même s'il est contre. Le mot résonne dans son esprit. Lui apprenant une réalité qu'il sait déjà sans vraiment vouloir l'assumer. Parce qu'après il serait question d'assumer les conséquences. Et les conséquences de son attachement pour Keith pourraient être fatales. Et c'est sans exagération. Manipulateur comme il est... voilà une chose qui reste sûre. Si le brun se laissait aller aux sentiments sympathique à l'égard de l'autre il se retrouverait en mauvaise posture à la fin, à un fil de tomber, de perdre une partie qui dure depuis un certain temps déjà. Il serait temps de décliner. Peut-être qu'il pourrait faire ça avec aisance et panache. Mais le fait est qu'il ne voulait pas tomber. Ne voulait pas devenir une nouvelle victime dans le jeu de puissance de Keith.

« Je sais pas. » Ça sonne dans un murmure, ça sonne comme un secret, quelque chose de honteux. Comme si l'idée même des pas qui le guident ici sonne comme quelque chose de nocif, qu'il faut rayer au plus vite. Ce n'est pas ce qu'il ressent. Du moins ce n'est pas ce qu'il désire ressentir. Ce qu'il pense vouloir. Mais tout est bien trop confus actuellement. Tout est trop confus même si quelque part il a l'habitude. Nerveusement sa main retrouve sa nuque. « Je savais pas où aller. J'avais le film de cette soirée qui tournait encore et encore dans mon esprit... » Et c'était quelque chose qui l'avait fait paniquer. Incapable de savoir quelle attitude adopter il avait juste paniquer, comme quelque chose que Kaleb était très doué pour faire. S'était retourné vers la personne qu'il avait vu comme... Importante cette nuit là. Celle qui avait su le maintenir à flots même lorsqu'il avait été au plus bas. « J'sais pas. J'avais besoin de trouver quelque chose, quelqu'un qui pouvait aider... » Qui pouvait comprendre. Mais est-ce que c'était réellement la seule motivation? « C'était stupide... Désolé Keith. »

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MessageSujet: Re: fucked up' little minds (Kaleith)   Jeu 18 Mai - 10:35


Je levais instinctivement les yeux au ciel en entendant sa dernière phrase. C'était stupide uniquement si l'un de nous deux le décrétait. Et il y avait une chose que je savais à propos de Kaleb : il était loin d'être stupide. Très très loin. Bon ok, il jouait aux échecs comme un manche. Mais ça ne voulait pas dire qu'il était stupide. Et lui qui semblait toujours si plein d'une belle assurance face à moi, c'était vraiment désagréable de le voir ainsi. Lui qui m'avait toujours répondu avec panache, lui qui ne s'était jamais montré faible sous mes yeux... Je déclarais "-Arrête un peu. Tu n'es pas stupide, tu le sais aussi bien que moi." Quant à la manière dont je pouvais l'aider... Je n'étais pas vraiment sûr, loin de là, mais j'avais peut-être une idée. Mais la question c'était, est-ce que moi j'avais besoin de compagnie ? Je me sentais parfois bien seul en sachant que tout cela n'était qu'une création de mon esprit malade, mais qui était aussi l'esprit d'un génie. Sinon, comment créé tout ça et évoluer dedans sans cesse ? Je me mâchonnais pensivement l'intérieur de la joue. Pourquoi pas après tout ? Kaleb ne semblait pas chercher la confrontation ce soir, alors pourquoi ne pas l'aider ? Je voulais le voir tomber mais pas comme ça. Je voulais que ce soit de mon fait, que j'ai orchestré sa chute longue, que je délecte de sa douloureuse chute. Je voulais être là juste après, jouer au pauvre con plein de bons sentiments et sous couvert d'aide, l'enfoncer. Alors pour ce soir, je serais clément. Ca m'arrivait de temps à autre. Mais qu'il ne se leurre pas. C'était sans doute son dernier soir de tranquillité.

Je laissais mes pensées concernant mes plans futurs en ce qui concernait Kaleb et décidais de me concentrer sur le moment présent qui me semblait tout aussi important. Je déclarais en le fixant "-Je n'ai pas de remède miracle pour t'aider, néanmoins je peux te faire passer une bonne soirée.". La morphine avait toujours eu cet effet sur moi. Ce putain d'effet d'oubli. Cette sensation de flottement. Cette agréable torpeur dans laquelle j'affectionnais me plonger. J'avais eu une période très sombre avec ce médicament qui était devenu une putain de drogue. Il me fallait bien ça pour supporter la pression, l'horreur, le mensonge, les non-dits et la mort d'Abel. Finalement, c'était Irina qui avait pris un mois de vacances pour nous deux sous couvert d'un voyage de noce (on n'avait rien fait à la suite de notre mariage... Normal en même temps, ce n'était pas un mariage d'amour), refilant le sale boulot au dernier infiltré. Et au final elle m'avait enfermé chez nous pour me faire subir un sevrage complet. Après ça je n'avais retouché à la morphine qu'occasionnellement. Mais là, je sentais qu'il y en avait besoin. Alors, pour simple explication, j'attrapais le flacon que je lui montrais. Puis j'ajoutais "-Si t'as pas peur de chopper le SIDA ou un truc du genre, je suis d'accord pour partager. Et avant que tu me demandes, oui je suis clean niveau maladies.". C'était obligatoire de toute façon pour entrer où j'étais entrer.
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MessageSujet: Re: fucked up' little minds (Kaleith)   Ven 26 Mai - 18:54

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 "-Arrête un peu. Tu n'es pas stupide, tu le sais aussi bien que moi." C'est flatteur d'entendre des compliments dans la bouche d'un ennemi... ennemi... tss... Est-ce qu'il était encore temps de considérer Keith comme un ennemi? Keith paraissait comme beaucoup plus​ maintenant, Keith était beaucoup plus maintenant. Leur relation n'appartenait pas au platonique "je te hais et toi aussi". Oh nooon... si l'on avait autant de simplicité dans cet hôpital tout serait géré bien plus facilement. Leur relation était plus du style du "je te hais mais parfois je ne sais pas." et aujourd'hui n'échappait pas à la règle. Aujourd'hui Kaleb ne savait pas. Peut-être qu'en venant ici le brun aurait aimé avoir des réponses. Il espérait toujours voir Keith tomber de haut, de son perchoir où il pensait pouvoir juger Kaleb sans que l'autre ne réagisse. Oh il donnerait beaucoup pour le voir tomber. Mais maintenant, dans l'immédiat ce n'était pas non plus ce qui l'avait poussé à venir. Cette motivation n'était pas une raison. C'était autre chose. Un quelque chose qu'il n'arrivait pas à définir. Il arriverait. Certainement. Mais en ayant l'autre en face c'était comme demander quelque chose d'impossible. « Mon dieu Keith, tu es capable de faire des compliments aussi? » Le sourire cru passe sur ses lèvres avant qu'il détourne la tête. Parce que la gêne se lit tout de même un minimum sur ses traits. Mais c'est une gêne agréable. Oui il est possible d'être victime de gêne agréable, c'est la gêne qui vous apporte le rouge aux joues. C'est comme un petit sourire, celui qui se dessine sur ses lèvres.

C'est comme le silence qui s'installe entre eux. Il n'est pas gênant, qui sait, ils ont peut-être du dépasser le stade de la gêne depuis le temps... C'est autre chose. Un quelque chose d'un peu mieux. Toujours mieux. Et la proposition qui lui offre ne peut... Qu'être mieux elle aussi. « Oh Keith... Tu ne sais pas dans quoi tu t'embarque si tu me propose de la morphine comme ça... » C'était comme proposer à un fumer en rémission une taff. Il refusera certainement au début, faisant mine de s'accrocher à des choses auxquelles il croit encore, le peu qu'il puisse. Et puis finalement, après un peu de forcing, avec un sourire, des petits sourires en coin et la bouffée qui revient encore et encore dans ses narines, il finira par craquer. Oh. C'était exactement similaire. Parce qu'il sentait l'aiguille, pouvait la sentir, encore et encore contre sa peau comme il l'avait senti tant de fois auparavant. Il en avait besoin. De s'enfoncer ce truc et de laisser ses pauvres pensées s'évader. Est-ce qu'elles avaient vraiment besoin de rester coincer dans sa petite tête? Évidemment que non. Alors il n'était question que de laisser ses yeux dérivés entre le pot et Keith. Et c'était à choisir lequel il appréciait le plus actuellement. Le choix était dur. « C'est vrai que ça serait stupide de mourir du sida dans ce magnifique hôpital... » Une grimace passe sur son visage. « J'apprécie Keith... Je suis clean aussi. » Maintenant je t'en supplie fais tourner...

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MessageSujet: Re: fucked up' little minds (Kaleith)   Sam 3 Juin - 23:12


Bon sang, je peux presque sentir la supplication dans l'air. Ce besoin que semble ressentir Kaleb, ce besoin de s'évader, de planer dans les cieux les plus hauts pour quelques heures, il semble trouver sa résonance dans ma propre poitrine comme en un écho infini. Je finis par m'asseoir sur mon lit grinçant et observe ma chambre. Parfaitement rangée comme d'habitude. Ça m'énerverait presque. De nouveau, ce besoin de tout envoyer valser court dans mes veines. De dire "merde" au monde et de m'enfuir loin. Je n'ai jamais ressenti ça. Ou peut-être que si, durant mon adolescence, mais jamais bien longtemps. Mon regard finit par se perdre dans le rectangle sombre délimité par ma fenêtre. Il ne tient qu'à moi, qu'à nous de passer une bonne soirée après tout. Je désignais à Kaleb le reste de mon matelas. De tout façon, c'était bien le seul endroit à peu près confortable. A peu près. On restait tout de même dans un asile, le confort n'est pas vraiment leur préoccupation première.

Je reportais mon attention sur le matériel se trouvant sur la table de nuit, l'esprit uniquement focalisé sur ce qui allait suivre, occultant totalement Kaleb et ses agissements. Je finissais par emplir une partie de la seringue du liquide transparent dans un léger bruit glaireux. Un léger frisson d'anticipation me parcourut le dos et je posais la pointe de l'aiguille contre ma veine palpitante. Venait maintenant le moment désagréable. Mais qu'est ce qu'était une petite douleur à côté de l'immense mal-être que mon corps contenait au quotidien ? Alors je finissais par introduire l'aiguille puis la morphine dans mon corps, mes yeux se fermant sous la sensation. Je savais déjà que dans cinq minutes mon esprit s'envolerait loin, très loin. Mais pour la première fois, je ne serais pas seul dans ce voyage. Kaleb m'accompagnerait. Et je ne pouvais imaginer l'expérience qui allait se dérouler. Je n'osais me l'avouer (pas encore du moins) mais j'en frissonnais d'impatience.

Je finissais par tendre la seringue et la morphine à mon... Mon quoi d'ailleurs ? Ennemi ? Si seulement... C'était tellement plus complexe. Mais aussi tellement plus excitant. Je lui confiais donc le tout, me doutant qu'il savait parfaitement quoi faire avec. De mon côté, je me levais pour éteindre la lumière générale et ne laisser que celle de mon bureau que je recouvrais d'un tissu. Je n'avais jamais bien supporté les lumières trop fortes quand j'étais sous substance. C'était comme les bruits trop élevés. A chaque fois mon crâne me semblait toujours plus douloureux. Je regardais l'organisation d'un œil critique et m'aperçut bien vite d'où venait le problème. Voyant que Kaleb en avait fini avec la morphine, je déclarais calmement "-Lèves toi.". Une fois que le matelas fût libéré, je saisissais le matelas et le retirais de la structure métallique pour le balancer au milieu de la pièce. Une fois que cela fût fait, je me laissais tomber sur ce dernier, mon regard se perdant entre un morceau de plafond et les étoiles, mes pensées se délitant lentement, les unes après les autres. Alors je tournais la tête et, une nouvelle fois, mon regard se posait sur Kaleb comme un papillon attiré par la flamme d'une bougie. Et comme cet insecte, j'allais finir par me cramer les ailes à son contact. Si ce n'était pas déjà fait. Mais ce serait sûrement la plus belle destruction possible. La destruction ultime dans une dernière flambée sous les étoiles couvert par son regard bleu. Et rien ne pourrait être plus magnifique.
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MessageSujet: Re: fucked up' little minds (Kaleith)   Mar 6 Juin - 23:10

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Il en demandait beaucoup le Kaleb. Beaucoup, c'est un fin mot en fait. Il n'en demandait pas beaucoup, il avait besoin de beaucoup, il avait toujours eu besoin de beaucoup. Toujours, depuis toujours, depuis avant. Grâce à qui? A cause de qui? Allez savoir? Allez... Qui l'avait mis dans cette situation? Qui l'avait poussé à devenir cette personne? Avec tant de besoin? De plaisir à couvrir? Oh, c'était sa faute. La faute. Vous savez très bien la faute de qui. Encore lui. Lui. Lui. Son cauchemar. Et le seul moyen d'y réchapper c'était ce que lui proposait Keith. Le Keith. Le seul et unique. Celui qui lui offrait ce monde, ce petit monde, le seul échappatoire qu'on pouvait lui offrir consistait à devenir un autre, un différent. Un bizarre, au revoir. Ses yeux, tout était différent. Tout respirait le différent. Tout allait respirer le différent avec ce que Keith lui proposait. Oh, c'était un quelque chose de bon, de bien, d'agréable. Merci Keith. Merci. Au revoir. Esprit pourri, esprit joli, esprit agréable et joli espoir. Merci. Pour tout. Pour rien. Pour trop et pas assez à la fois.

Un petit soupir lui échappa lorsqu'il saisit la seringue, histoire la faire tourner entre ses doigts quelques instants, histoire de regarder. Il sait pertinemment ce qe lui offre ici l'homme, il sait ce qu'il lui offre mais aussi ce que tout ça veut dire. Une sorte de "cadeau", un échange, parce que ce qu'ils se donnent, ici, maintenant, ça signifie plus. On n'est pas bloqué sur le stupide pouvoir, on n'est même plus sur le stupide jeu de pouvoir. On n'en est loin, si loin, on est autre part, au stade de l'amitié. Il regarde une nouvelle fois le tube entre ses mains avant de se le foutre dans le bras. Oh. Oh. Qu'est-ce que ça vaux? Oh. Agréable. Bien sur que c'est agréable ça ne pourrait pas être autre chose. C'est tout pour lui. Disons que ça vaut toujours tout. Est-ce que... Est-ce que ça ne vaux pas quelque chose dans l'espace du plus grand. Il y a pas d'histoire. Pas d'autres, pas de quelque chose. Il y a eux. Juste eux. Eux d'un quelque chose. Un beau quelque chose. Le quelque chose de simple. Ouh. Respire. Ferme les yeux. Ou alors garde les yeux ouverts, regarde le. Lui. Oh le lui. Aussi spécial soit-il. Parce que lui était spécial non? On ne se ment pas. Lui le voit. Le voit bien. Fort. Haut en bas. Aussi puissant soit-il, aussi impuissant soit-il... Oh. Oh.

Kaleb lève les yeux vers lui. Tandis qu'il lui demande, se lever. Oh. Il veut qu'il parte? Kaleb ne veut pas partir. Oh non. Non non non. Il est bien ici. Bien sur le lit. Là où ses yeux peuvent se poser sur l'autre. Oh, c'est bon. « D'accord. Ok...» Il ferme ses yeux quelques instants avant de se relever aussi mollement, enfin, aussi rapidement qu'il puisse. Ce qui équivaut à un quelque chose de lent. Comme s'il n'était déjà pas assez lent de nature. Oh. Son frêle corps tape contre le mur tandis que ses yeux vagabondent sur l'autre corps de la pièce, celui qui laisse tomber le matelas par terre. Ses yeux s'agrandissent et sa carcasse se laisse tomber à son tour. Ses yeux se posent sur l'autre. Encore. La proximité. C'est quelque chose de doux. Oh il apprécie. Fort. Fort. Fort. Parce qu'il a trop chaud. Ou trop faux. Il est trop mais pas assez à la fois. Un soupir s'échappe de ses lèvres. Bizarrement, doucement il se rapproche, pour qu'ils se collent un peu plus. « J'ai besoin. »

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MessageSujet: Re: fucked up' little minds (Kaleith)   Mer 7 Juin - 9:57


Comme en un rêve il semble se rapprocher de moi. Le corps étendu sur le matelas, cette impression de s'enfoncer dans une étreinte sans concession, je le regarde tomber à mes côtés. Je sais que je réagis ainsi à cause des médicaments, que cela dure moins d'une seconde mais c'est un effet de la morphine. L'accélération des pensées. Pour moi, il en découle cette impression que le temps s'étire et s'apaissit à l'infini et des milliers de pensées me traversent tandis que le corps de Kaleb s'effondre aux côtés du mien. On dirait qu'il meurt. On dirait la chute avant le départ pour le dernier voyage. On dirait la chute que j'espèrais pour lui. Mais on n'en est plus là. Je crois ? Pas ce soir. Ce soir je veux le voir rester à mes côtés. Toute la nuit. Toute la vie. Et soudain des yeux bleus envahissent mon champ de vision. Plus près. Pas assez. Trop. Mes synapses saturent. Je ne capte plus ce qui se passe. Nos corps déjà proches par l'étroitesse du matelas se collent un peu plus. Chaleur. Réconfort. C'est ce dont j'ai besoin. Plus. Toujours plus. Jusqu'à la fusion. Pour se sentir moins seul. Pour affronter le monde à deux. Pour ne pas pleurer.

Lui aussi a besoin. Mon champ de vision ne se limite qu'à lui. Encore et toujours. Ca fait plusieurs mois que je ne vois que lui. Pour le haïr. Pour le défier. Pour le faire chuter. Pour la victoire. Pour la fascination. Pour la protection. Pour l'alliance. Pour la compréhension. Pour ses yeux. Est ce qu'il voit le monde en bleu ? Est ce qu'il voit le monde différement ? Qu'est ce qu'il voit ? Je ne vois que lui. Et si le monde s'écroulait maintenant, je ne verrais que lui, jusqu'à ma mort. Dernière vision pour l'éternité. Mon coeur s'accélère à cette pensée. A moins que ce soit la morphine ? Je ne sais pas, je ne sais plus et je m'en fous. Je peux bien crever tant qu'il continue à me regarder comme ça. Et soudain le vrai contact. Franche. Sans ambiguïté. Sans rejets. Sans regrets. Sans remords. Juste nos corps, enveloppes contenant nos essences, prisons sans fin. Mes jambes collées aux siennes, nos torses séparés par quelques molécules, nos yeux se rencontrant, mon esprit se noyant. Mais si c'est ça se noyer, alors je l'accepte sans problème. Est-ce qu'on a déjà été aussi proches ? Je ne sais plus.

Un frisson me parcourt tout le corps. Alors, dans un réflexe, je viens me coller à lui. Définitivement. C'est fait. Je ne peux plus voir ses yeux ainsi. Alors je clos mes paupières pour graver sur ma rétine le souvenir de la plus belle chose que je n'ai vu. Et maintenant, je sens sa chaleur contre moi. Quelques parcelles de nos peaux s'effleurent. Ses cheveux me chatouillent la peau. Mes nerfs s'électrisent. Plus. Une étreinte ? Peut-être. Je ne veux pas qu'il s'en aille. Pas maintenant alors que j'ai enfin chaud. Alors que je ne me pose plus de questions. Alors que mes pensées semblent aspirées en dehors de mon crâne. Enfin.

La chaleur. La douceur. Le réconfort. Ma respiration qui s'apaise. Ce que cherche depuis des mois. Des années. Toute ma vie ? Peut-être. Je n'y songe plus. Tout ce que je retiens c'est qu'il me fait du bien et que je refuse qu'il s'en aille. Non. J'ai besoin de lui. Je l'admets. A cet instant j'ai besoin de lui. J'ai besoin de lui. Je ne veux pas qu'il parte. Je ne veux pas perdre cette sensation. Alors je murmure "-S'il te plait.".
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MessageSujet: Re: fucked up' little minds (Kaleith)   Sam 10 Juin - 10:37

fucked up' little minds
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Oh voilà bien longtemps que son esprit n'avait pas été aussi silencieux. Voilà bien longtemps qu'il ne lui avait pas envoyé de mots douloureux, de souvenirs que l'on a pas envoyé d'entendre, de voir. Aujourd'hui pas de peur. Aujourd'hui maintenant et seulement dans l'instant. Parce que tout ce que son corps et son esprit demandaient se tenait là. Contre lui. Il ne pouvait pas se plaindre, plus demander un quelque chose. Un autre. Parce qu'il était là. Parce que ses simples gestes avaient réussie à faire taire cet esprit qui parlait tout le temps pour lui rabattre les oreilles de choses négatives. Il ne pourrait pas sortir de là. Pas de cette île. Et apparemment il ne pourrait plus sortir de cette chambre intacte. Oh. Mais ça ne le dérangeait nullement après réflexion. Pas lorsque l'autre lui connait tant de chaleur, d'attention. Celle dont-il avait besoin. Un sourire se posa rapidement sur ses lèvres. « Wow... Regarde nous Keith. Deux enfants que nous sommes. » Deux enfants se découvrant l'un l'autre de la façon la plus simple, la plus utile pour leurs deux corps.

La tête de Keith vient frotter contre lui, son torse, son menton, son visage. Un quelque chose de trop proche mais en même temps pas assez. Il ne serait jamais assez proche de Keith pour être bien. S'il te plait . Oh. Mais Kaleb ne demandait que cela. Être capable de lui apporter un minimum d'attention. De l'attention utile et agréable. Parce que quelqu'un voulait de lui, semblait heureux de le voir, de le sentir d'ailleurs. Kaleb sourit encore tandis qu'il regarde un peu le brun. Ses yeux se ferment d'eux-memes et pourtant il continue à lutter. Un de ses bras se lève, pour venir se poser dans les cheveux de l'autre et venir le caresser doucement. Vraiment doucement parce que ce n'est que doucement que son rythme intérieur lui permet mais aussi parce qu'il ne souhaite pas voir Keith se retirer. Il a besoin de le sentir contre lui. Ce geste ça n'est qu'un quelque chose de rassurant entre les deux. continu de te mentir à toi-même. Parce que ce garçon, celui collé à lui il avait un quelque chose de rassurant, de certain, d'agréable. Et Kaleb ne voulait tellement pas perdre ça...

En silence ses yeux se ferment et un petit soupir échappe ses lèvres. Bien. Le sentiment de zen autour de lui est tellement agréable. Sa tête va reposer contre celle de l'autre et ses lèvres déposent un légèr baiser sur le front de Keith. Ça aussi ça fait partie du sentiment de sécurité. La sécurité. Quelle ironie. Parce que Kaleb se sent bien en sécurité. Il sent son coeur battre simplement. Sans avoir à expliquer pourquoi et comment. Il sent sa respiration s'échapper d'une façon mesurée et ses rêves à grande échelle, des rêves de grands, des rêves faciles et pourtant agréables, des rêves beaux et pleins d'homme brun qui semblent si agréables. Quelque chose de connu finalement. « Je suis bien Keith. Vraiment bien. »

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MessageSujet: Re: fucked up' little minds (Kaleith)   Lun 12 Juin - 22:19


Je retins avec difficulté un gémissement pitoyable lorsque je sentis la main de Kaleb dans mes cheveux. J'aime à faire croire le contraire, d'ailleurs même moi j'ai fini par le penser, mais je ne suis pas fort ou invincible. Loin de là. Tellement loin. Et celui qui sait appuyé sur les bons boutons pourrait me détruire en quelques minutes. Ça fait des années que personne n'a eu un geste de tendresse tel que celui-ci envers moi. Même Mallory n'en faisait rien. Il faut dire que le droit de se montrer faible ou de flancher ne nous était jamais octroyé. Et c'est normal quand on vit dans la fosse aux serpents. Mais j'avais emmagasiné pendant des années. Et là, enfin je m'abandonnais. Entre les bras de celui dont je m'étais tant méfié. Protégé. Serein. Ça ne semblait pas avoir de sens. Et pourtant. C'était bien son étreinte que je sentais autour de mon corps transi par le froid des pleurs et de la peur. Est-ce qu'en plus de mon corps, il était capable de réchauffer mon cœur ? Je m'interdisais d'y songer.

Si seulement il pouvait ne jamais me laisser. Rester ainsi pour le reste de nos existences. Une trêve de nos réalités. Une trêve sans fin comme si l'on mourrait ce soir. Dans ce cocon de coton créé par la morphine et la douceur peu naturelle qui règne entre nous. Les larmes semblent vouloir perler à mes cils mais je m'y refuse. Et pourtant. Kaleb mériterait bien quelques larmes de remerciement. Pour le sentiment de bien-être qu'il me procure. Pour la douceur à laquelle il me fait rêver. Pour la protection. Mon nez finit par se caler contre l'épiderme chaud qui compose le creux de son cou. Et soudain, lui. Son odeur dans les narines. Ses yeux en tête. "-Je voudrais mourir ainsi."

Je n'ai pas pus retenir ma langue. Mes paroles. Bien trop honnêtes pour une fois. Si seulement je pouvais m'éteindre. Là. Maintenant. Tout oublier et ne garder que cette sensation d'apaisement. S'endormir pour ne jamais se réveiller et garder comme ultime souvenir l'étreinte de Kaleb avant de rejoindre les ténèbres finales et chérir ce souvenir à tout jamais. Quoi de plus simple ? Mais c'est impossible. Alors je le regardes. Je détaille tout ce que je peux apercevoir. En passant par ses yeux. Et ses lèvres.

Et soudain, tout s’éclaircit, son esprit semble se clarifier. Effet de la morphine ? Une seule réalisation compose la totalité de ses pensées. Un seul nom. Un nom qui pourrait le faire rêver et bander sans qu'il ne l'avoue. Mais il réalise enfin. Enfin. Et si l'homme qui le tient si fort contre lui s'en aperçoit, c'est fini. Tout est fini. Et lui-même ne sortira pas de cette chambre dans le même état. Tout va changer. Ou tout va s'arrêter. A cause de lui. Parce qu'il a finit par arrêter de se voiler la face. Mais il est hors de question qu'il dise quoi que ce soit à Kaleb. Game over Keith.
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MessageSujet: Re: fucked up' little minds (Kaleith)   Jeu 15 Juin - 19:11

fucked up' little minds
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Le geste machinal devient quelque chose auquel il s'attache finalement. Quelque chose qu'il ne veut pas lâcher. Le silence qui empli l'espace entre eux c'est ce genre de silence harmonieux qu'il est bon d'écouter, on sait qu'il est agréable, on sait qu'il est là, petite perle d'un petit monde, de leur petit monde. Celui qui leur appartient. Leur bulle. Aujourd'hui ils y sont. Aujourd'hui ils y restent. Aujourd'hui rien ni personne ne peut venir embêter les deux hommes. Mais pourquoi sont-ils comment ça? Entrelacer l'un contre l'autre? Pourquoi dans cette position, eux qui semblaient si virulents, sur le point de s'arracher la gorge à chaque instant. Qu'est-ce qu'il s'est passé? Quel espoir à accueilli L'un? Quelle idée a germée dans l'esprit de l'autre? Et enfin pourquoi leur relation triste qui tirait vers le bas semble t-elle compromise? Mise en péril par leurs deux espaces. Non. Par leur espace. Le leur. Leur monde. Encore et encore. Le seul et unique moment qu'ils peuvent partager sans avoir à penser aux conséquences.

« Aussi agréable que soit le compliment Keith je refuse que tu meurs dans mes bras... Je refuse que tu meurs tout court. » Ses yeux se rouvrent quelques instants pour se poser sur l'autre homme. Qu'est-ce qu'il viendrait à faire si l'autre disparaissait? Et pourquoi ce retrouvait-il face à ce genre de questionnement? Ce n'était pas... Le but? Ça n'avait jamais été le but. Et pourtant il était là. Trop attaché. Incapable de le laisser partir. Qu'est-ce qu'il ferait si l'autre venait à disparaître? Maintenant? Tout de suite dans ses bras? Oh Kaleb. Oh Kaleb. Tu ne serais pas trop attacher? Tu en montre tout les symptômes. Parce que si l'autre venait à disparaître, le peu de stabilité que tu avais disparaîtrait avec lui, non? « La mort ce n'est pas pour des hommes comme nous. »

Et qu'est-ce qu'ils sont eux? Différents? Beaucoup plus que deux hommes qui se tiennent parce qu'ils ont besoin de chaleur. ils sont plus, beaucoup plus mais aucun ne le dira à voix haute. Aucun ne pourra prononcer. Parce qu'aucun n'a encore conscience dans quel idée, à quel point ils sont enfoncés dedans. Aucune idée sure, aucune idée simple. « On a des meilleures choses à faire que mourir. » Être l'un. Et l'autre. Être certain et pourtant totalement perdu. Finalement être là l'un comme l'autre. Ils vont l'être. Ils le seront.

Le regard plein d'un quelque chose qu'il ne reconnait pas mais un quelque chose de bon. Oh oui. Bon. Il le sent. Le respire. C'est quelque chose dont il pourrait ne pas se passer. Faire glisser sa main sous le tee-shirt de l'autre. D'ailleurs qu'est-ce qu'il le retient? Le considère t-il encore comme quelqu'un d'hostile? « Putain Keith... Qu'est-ce qu'il se passe? » Parce que ça fait longtemps pour lui. Qu'il est incapable de mettre les mots. Il a besoin et non pas envie de poser sa main sur l'homme. « Il y a un truc ici... »

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MessageSujet: Re: fucked up' little minds (Kaleith)   Jeu 15 Juin - 22:04


Je sens mon coeur se réchauffer doucement à ses paroles. Est-ce que c'est ça ? Ce dont je n'ai jamais voulu de peur de me compromettre ? Ce qui ne m'a jamais intéressé ? C'est agréable. Lorsque je relève la tête vers lui, mes yeux se plongent dans les siens. Je ne suis pas sûr de vouloir savoir au fond. Pourquoi les questions ? Parce que la morphine. Et parce que lui. Pourtant mon dessein n'avait jamais été celui-là. Il y a un mois encore je voulais le voir au plus bas et être cette main tendue hérissée de piques. Cette main qu'il ne pourrait que saisir mais qui le briserait. Mais aujourd'hui, c'est inenvisageable. Le briser... Un côté de moi exulte. Mais l'autre hurle de colère et de détresse. Je ne sais comment je réagirais si le Kaleb devant moi venait à s'éteindre. Je l'écoute. Et je m'interroge. Si la mort n'est pas pour des hommes comme nous, alors pour qui est-elle ? J'ai commis des horreurs au nom de la loyauté. J'ai tué au nom de ma patrie. J'ai menti au nom de l'honneur. Je mérite de crever. Lui ? Je me suis un peu renseigné. Il mérite de crever tout autant que moi. Mais je ne le veux pas. Je me réserve le privilège de sa mort. Et je ne la désire pas. Pas pour l'instant. "-Elle viendra un jour. Mais pas tout de suite."

Oui. On a des meilleures choses à faire. Se découvrir. S'explorer. Avoir peur de ce que l'on apprend. Se faire confiance. Se connaître. S'enlacer. Et ne plus jamais se quitter. Ses yeux... Je me noie dedans. Sans peine. Sans comprendre. Sans réfléchir. Juste en se laissant aller. Non Kaleb je ne sais pas ce qui se passe. Je sais pas pourquoi nous deux ça devient aussi incompréhensible, bordélique et tellement bon. J'en sais rien. Mais je ne veux pas que ça s'arrête. Je veux que ça continue jusqu'à ce que je me lasse. Pas tout de suite. On a le temps de savourer encore. Si la décision me revient, on a tout le temps que tu désires. "-Te poses pas de questions. Ecoute ton instinct, tes envies et profites.".

Et puisqu'il faut montrer l'exemple, je parcours ses clavicules du bout des doigts, fasciné. Glissant doucement le tee-shirt sur le côté de son épaule pour passer et repasser sur ce morceau de chair qui me fascine. Et finalement, mes doigts se perdent, sans que sache comment, vers l'encolure de son tee-shirt. Flirtant avec un le début de son torse, je ressens cette envie d'aller plus loin. Mes yeux se perdent dans le vague, ma bouche entrouverte ne laisse s'échapper aucun son, concentré que je suis sur la sensation de mes doigts contre cette peau chaude. Je ne veux pas aller trop vite. Sinon ça se finira. Alors, je continues, longuement, parcourant sa peau, mon visage au creux de son cou, alangui, incapable de faire un mouvement, anéanti, planant au milieu des étoiles d'un bleu glacé familier.
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MessageSujet: Re: fucked up' little minds (Kaleith)   Sam 24 Juin - 22:15

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Elle viendrait. Elle vient toujours. Qu'on la désire ou pas. La moitié des personnes ici ne désiraient que ça. La mort. Qu'on les sorte de cet enfer qu'ils pensaient vivre. Est-ce que c'est un enfer Ici? Oh non. Oh tellement pas. Un enfer c'est tellement... Sombre. L'enfer sans fin il la vue. Il y a vécu pendant plusieurs années. Ici c'est bien mieux. Ici c'est agréable. Ici c'est calme si l'on oublie les cris, les pleurs, les idées noires de chacun. Ouais. Ici c'est parfait. Un petit coin de paradis où son esprit est drainé par l'autre homme. Tout ce qu'il désire. Il le sent. Son âme qui s'accroche, désespérément. C'est différent de ce qu'il connait. Différent et tellement peu désagréable. S'il te plait ne t'arrête pas. Et pourquoi? Pourquoi continuer dans cet état d'esprit? Peut-être que lui il ne veut pas. Peut-être que Keith veut arrêter. Mais au point où ils en sont? Oh. Ils ne peuvent plus. Perdus dans l'idée de cette mort dense. « Pas maintenant... Et ni demain. » Parce que demain aussi aurait son lot d'importance. Tout dans ce monde a son lot d'importance. Keith est l'importance même ici.

"-Te poses pas de questions. Ecoute ton instinct, tes envies et profites." Et voilà que traverse tout son corps la sensation étrange et pourtant des plus agréables. La surprise se lit sur son visage et l'intérêt doit se lire sur ses traits. Depuis combien de temps personne n'a posé sa main à cet endroit, intimement. Dans le but de... De... De lui faire ressentir quelque chose? Depuis quand déjà Kaleb s'autorisait à ressentir quelque chose? Depuis le temps où la main de l'autre se glissait dans son tee-shirt, que son visage se glissait contre son cou. Oh c'était peut-être là qu'il avait commencé à ressentir de nouveau. Parce que c'était lui qui le faisait sentir. « Keith... » Parce qu'il n'y avait rien à dire à part son nom.

Est-ce qu'ils étaient encore amis, est-ce qu'ils n'étaient encore que de simples amis lorsque les frissons se diffusaient dans tout son corps. Le brun rouvre les yeux pour les poser sur l'autre homme. Joli homme. Posé contre lui-même. Kaleb laisse tomber sa tête contre les cheveux de l'autre pour venir humer l'odeur. Ça sent lui. Bizarrement. L'idée est enfantine et pourtant elle respire de vérité. Son bras passe derrière l'autre pour venir le serrer au plus près de lui. La douleur de la distance est bien trop perceptible. Et il peut la réduire. L'autre peut l'aider. Une peur passe dans l'esprit de Kaleb et pendant quelques instants c'est l'enfant qui se tient là. « S'il te plait Keith ne pars pas. » C'est soufflé dans son oreille, peut-être trop près ou pas assez... « S'il te plait... » Il a besoin de lui. Sa main serre le vêtement de l'autre.

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MessageSujet: Re: fucked up' little minds (Kaleith)   Dim 2 Juil - 0:58


Je ferme les yeux. Je n'ai jamais apprécié mon prénom, encore moins après qu'il soit devenu une insulte durant cette bien trop longue année. C'est aussi pour ça que j'ai voulu changer totalement d'identité pour les Etats-Unis. Mais dans sa bouche il sonne plus clair. Plus mélodieux. Plus doux. Plus simple à porter. Il ne signifie plus les horreurs, il n'appelle plus la terreur, mais juste... Moi. C'est étrange. Sur les lèvres de n'importe qui d'autre, je ne le supporte pas. Mais sur les siennes... Je ne veux plus comprendre. Je ne peux pas chercher à résoudre ce mystère. Pas maintenant.

Je sens les yeux de Kaleb se poser sur moi et j'ai l'impression de brûler sous son regard. Ou est ce la morphine ? Un nuage de coton a envahi mon cerveau, mais mes nerfs me semblent électrisés. Sa peau sous la pulpe de mes doigts, sa tête contre la mienne, son bras contre mon dos... Tout cela ne me donne qu'une seule envie. M'endormir là. Me fondre en lui. C'est une douceur que je n'ai jamais connu et, comme un enfant découvre la sensation d'être aimé, je m'émerveille de ce qu'un être humain, un être comme Kaleb, est capable de faire. Je connais la violence, l'horreur, la folie humaine. Mais jamais on ne m'a apprit à connaître ça. Ce que je ressens maintenant, à cet instant. J'ai du mal à poser un nom dessus. De la tendresse ? De la douceur ? Du réconfort ? Mais quelle est la différence au final ? On ne me l'a jamais appris. Je papillonne doucement des paupières lorsque j'entends son souffle contre mon oreille. Partir ne m'a pas effleuré l'esprit. Je ne le peux pas. Je ne le veux pas. Il me fait découvrir quelque chose que je n'ai jamais ressenti. Un apaisement. Une douceur. J'aimerais pouvoir lui rendre mais je ne connais pas tout ça. Je souffle contre sa peau "-Même si je le voulais, je ne pourrais pas...". C'est vrai. Ce qu'il m'offre... Jamais je ne pourrais le refuser. Si seulement cela pouvait continuer ainsi. Longtemps. Très longtemps. Aussi longtemps qu'il l'acceptera. Qu'il m'acceptera moi.

Je pose ma main contre la sienne. Je ne sais pas définir ce qu'il me fait ressentir, je ne comprends pas mes réactions face à lui. Et ça me file le vertige. Dans le bon comme dans le mauvais sens. Je déteste ne pas maitriser une situation. Mais en même temps, cette dose d'inconnue, cette impression d'effervescence sous ma peau... Elle m’électrise. A ce stade, je ne suis plus que contraste. Et Kaleb semble être la solution pour lier tout ça. Je finis par murmurer, ne pouvant plus me retenir "-Kaleb...". J'ai envie de donner une suite à ce mot. J'ai envie de comprendre. J'ai envie qu'il m'explique. J'ai envie de le remercier. J'ai envie de rester ainsi, contre lui. Je refuse qu'il s'en aille. Alors je passe mon bras autour de son torse. Même si je suis a moitié sur lui, on n'est jamais trop prudent. Je ne veux pas perdre ce qu'il me fait ressentir. Je veux qu'il reste à mes côtés. Je finis par murmurer, mon nez contre son cou, mes doigts explorant toujours sa peau "-Je comprends pas...".
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MessageSujet: Re: fucked up' little minds (Kaleith)   Lun 10 Juil - 0:28

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Un soupir s'échappe, encore, toujours, le même, un nouveau, pas mal. C'est la seule chose qu'il peut faire volontairement. La seule qui n'est pas guidée par son corps sans que son esprit y ai pris le temps d'y réfléchir. Réfléchir. Oh. Qu'est ce que ça vaux réfléchir dans une situation où la seule chose que l'on ressent c'est un vent de sensations agréables? L'impression d'aimer et d'être aimer en retour. Peut-être que ce n'est réellement qu'une impression mais bon dieu c'est une impression si agréable. D'une façon qu'il ne sait plus si garder ses yeux fermés est plus agréable que de les avoir ouverts. Peut-être que finalement il était fait pour être là. Dans cette situation.

« Vaux mieux ne pas pouvoir alors...» Comme ça ils pouvaient rester l'un contre l'autre, l'un sur l'autre. La chaleur d'un corps n'a jamais été aussi agréable que la sienne. Et au moins il n'a pas l'image sale, perfide, meurtrie, d'un autre homme qui semble trop confiant pour lui. Maintenant il n'y a que Keith et son odeur. Keith et sa chaleur. Keith et Keith. Le mot en devient toxique à force de le répéter dans son esprit. Mais c'est une si douce brûlure. De celle qu'il compte garder au plus profond de son âme pour les caresser la nuit tombée. Dieu. « Reste avec moi. » Ce n'est même plus une question. Pas besoin de donner d'ordres non plus, l'autre n'avait pas l'air d'avoir envie de partir. C'était la vérité. La pure et simple vérité qui sortait d'une façon incohérente. Oh il n'arrivait pas à sonner cohérent. Tout son esprit criait à ce que les choses soient peu cohérente. « Pour toujours. » Ou du moins pour longtemps. Pour tout le temps qu'ils avaient. Aussi court soit-il Kaleb ne désirait plus que ça. Que le nez de l'autre se perde dans son cou. Qu'il soit incapable de bouger parce que tout son corps criait qu'ils soient ensemble. Ainsi. Juste. Sans avoir de plus. C'était beau. Comme lui. Oh; oui; c'est totalement vrai. Keith, de son point de vue actuel ou de tout ceux qu'il avait eu auparavant. Keith était particulièrement beau. Il avait ce quelque chose et... et Kaleb rêvait certainement de pouvoir l'embrasser. Qu'est-ce que c'était d'embrasser Keith? Il voulait savoir, avait besoin de savoir.


La main qui vient se poser sur la sienne il entremêle leurs doigts, qu'ils soient plus proches encore, Kaleb fait glisser sa tête de façon à affronter le visage de l'autre. « Est-ce que c'est important de comprendre ce qu'il se passe? » Lui n'en a pas besoin. Le danois ne cherche plus la logique, elle lui a échapper depuis bien longtemps et il n'a pas perdu son temps à lui courir après. Au lieu de ça il est allongé avec Keith sur lui. Particulièrement plus intéressant. Sa main libre vient se perde dans la chevelure de l'autre tandis qu'il le regarde un long moment dans les yeux. « On a pas besoin de logique ici. » Et certainement pas entre eux. Oh. Eux ils sont spéciaux. Pas besoin d'explications. Ils sont quelque chose. Et maintenant que Kaleb le tient il se demande Qu'est ce qu'il vaux? Qu'est-ce que c'était de l'embrasser? Il en avait besoin. Alors, rapidement, histoire de juste sentir il pose ses lèvres sur les siennes, les retirent aussitôt peu sûr de ce qu'il vient de faire.

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MessageSujet: Re: fucked up' little minds (Kaleith)   Dim 16 Juil - 1:47


Cette question, je n'ai aucune réponse à lui apporter. J'ai rarement compris ce qui se passait autour de moi. Je me contentais d'agir et d'improviser en fonction des évènements. Alors, est-ce que c'est important de comprendre ? Je ne sais pas et je n'ai pas vraiment envie de me poser la question maintenant. Pourquoi ne pas faire comme d'habitude ? Me laisser porter. Rester contre Kaleb tant que c'est ce dont j'ai envie. Ses doigts entre mes mèches, ses yeux dans les miens. Combien de temps cela dure-t-il ? A la fois une seconde et l'éternité. Un univers entier a eu le temps de mourir et un autre s'est éveillé à la conscience. Et je l'écoute. Pour une fois, sans arrière-pensée, je l'écoute. Et je songe. Il n'y a jamais eu de logique entre nous et il n'en aura jamais. Parce que c'est comme ça et que c'est impossible autrement. Parce qu'on a voulu se détruire, parce qu'aujourd'hui, le détruire me réduirait en miettes. Je suis faible. Il a gagné désormais. Je pensais être le grand vainqueur mais il m'a vaincu.

...

Bordel.

Tout dans l'esprit de Keith est désormais blanc. Ne subsiste que le fantôme de la sensation des lèvres de Kaleb contre les siennes. Un baiser chaste. Il n'a rien eu le temps de sentir si ce n'est un effleurement. Douce et chaotique révélation. Oh. Il veut plus. Non. Il a besoin de plus. Un besoin viscéral. Animal. Vital et impossible à réfréner. Les questions ? Il aura tout le temps de se les poser plus tard. De se torturer l'esprit pour tenter de comprendre ses propres réactions. Pour l'instant, son regard s'est simplement fixé sur le visage de Kaleb dans son ensemble. Puis bientôt, ses lèvres envahissent son champ de vision. Réflexion. Temps d'arrêt. Le temps se fige et s'enlise. Et enfin ses lèvres contre les siennes. Un baiser chaste. Enfantin, tel celui de deux gamins qui veulent jouer aux adultes. Qui veulent grandir trop vite. Plus. Plus. Et pourtant il se détache. Le dévisage. Sa main se porte jusqu'aux mèches de Kaleb. Ne pas couler. Se raccrocher à la réalité. A lui. Pour ne pas crever. Parce qu'il a une soudaine envie de chialer comme un môme et de rire comme un fou. Parce qu'il veut se recroqueviller dans un coin et courir jusqu'en Autriche. Parce que Kaleb, c'est le terminus. C'est le dernier rocher. Le dernier repère. Le dernier rempart. La dernière digue avant la folie complète. Et quand Keith percute de nouveau ses lèvres ce n'est plus chaste. C'est désespéré. C'est passionné. Et c'est tout l'espoir que l'ancien espion porte en sa direction tandis qu'il offre son âme au vainqueur en espérant qu'il ne la brûlera pas dans les flammes ardentes de leurs émois. Et lorsque les mots résonnent, tant pis si cela sonne comme une supplication contre les lèvres de Kaleb "-Sauve-moi...". Alors Keith ? Morphine ou folie ?

Il est fait pour être là. Il le sait. Il le sent. Et si il ne l'était pas, désormais, tout a changé. Peu importe au final si il se consume ici. Tout ce qu'il veut c'est que Kaleb se consume avec lui dans un délire égoïste de possession. Les mots de Kaleb résonnent de nouveau sous son crâne. Il a sa réponse "-Pour toujours tant que tu restes là.".
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MessageSujet: Re: fucked up' little minds (Kaleith)   Dim 6 Aoû - 1:46

fucked up' little minds
EXORDIUM.


Il perd pied dans la réalité. Se demande même si réalité il y a déjà eu. Peut-être que c'était quelque chose d'autre. Peut-être que maintenant n'est qu'un rêve. Oh. Peut-être que toute cette douceur, toute cette légèreté entre eux... Peut-être que finalement il a trouvé la paix de l'âme. La paix de l'âme dans un autre. Un autre qui peut changer sa vie. Par tout ce qu'il est. Et tout ce qu'il n'est pas. Comme si c'était quelque chose de difficile de ne pas l'aimer. Dieu. Tout ce qui est en Kaleb apprécie Keith. Et peut-être ça depuis leur première rencontre. Il aimait déjà sa repartie, sa façon d'être et quelques petites choses qu'il n'oserait même pas avoué à sa psy. Parce que poser ses lèvres sur celle de l'autre n'était peut-être pas un fantasme qui datait de maintenant. Avant. Peut-être que ses yeux s'étaient déjà posés sur ses lèvres, languissantes, l'idée, l'envie, le désir. Oh grand et insoutenable désir. Mais l'idée de l'avoir brusqué bouscule l'esprit de Kaleb. Et si ce n'était que son propre désir. S'il avait mal lu les différents signes.

... 

Bordel. 

Il y a un moment où dans cette chambre le seul bruit qui s'élève est celui des deux respirations. Saccadée ou non. Celle anxieuse de Kaleb contre celle indescriptible de Keith. Comme son regard. Indescriptible. Est-ce qu'il a tout fait foiré? Est-ce que Keith va violemment le frapper. L'idée vient en tête. Bien violente, le ramenant au temps d'avant, au temps de Digby. Et d'un coup c'est presque de la peur qu'il ressent. Oh. Pas de la peur pour lui. De la peur pour l'autre. Il n'a pas voulu le brusqué. Ça n'a jamais été son but. Et Kaleb s'en voudrait s'il avait fait du mal à Keith de cette façon. Alors le brun réagit de la seule façon qu'il trouve logique, une façon enfantine et pourtant particulière. Il ferme les yeux. « Pardon... » Et pourtant... Et pourtant la réaction est contraire à ses attentes. La réaction lui envoie un bataillon de papillons dans l'estomac. Des papillons. Serait-ce la maternelle? Oh. Il a connu la maternelle. Il n'y avait personne pour l'embrasser ainsi, aussi Chastement. Avec autant de douceur. Le baiser le laisse en feu. La peau le brûle tandis qu'il rouvre les yeux, que ses yeux se posent sur ce doux visage qui hante ses pensées, qui contrôle tout ses muscles. Keith. Keith. Keith. C'est la seule pensée cohérente qu'il arrive à avoir. Et la pensée cohérente est juste un mot, un nom. Un simple merveilleux nom. Keith. Keith. Keith. Un nom qui semble dire beaucoup plus de chose qu'une pensée normale. Quand les lèvres se reposent sur les siennes sa main vient automatiquement se perdre dans les cheveux de l'autre. Parce que c'est tellement agréable, parce que c'est un rêve, parce que le réalisme s'est perdu lorsque lui a d'abord percuter ses lèvres contre les siennes. Dieu. le baiser veux tout dire et pourtant il ne pourrait rien signifier. C'est frustrant à en faire pleurer. « Toujours. toujours. » Catch me if I fall honey. Catch me before I crash. 'Cause I don't want to land if it's not in yours arms

Les sensations sont presque trop. Sont naturelles, lui amènent les larmes aux yeux. Il pourrait pleurer. Ici. Maintenant. Sans savoir si c'est pas plaisir ou par tristesse. Parce que tout se combine si bien. Tout est parfait. « Je ne pas pas. Pas du tout. » Mon dieu. Plus jamais. Oubliez la fuite si elle est solitaire.

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MessageSujet: Re: fucked up' little minds (Kaleith)   Mar 8 Aoû - 22:38


Tu te presses à corps perdu contre Kaleb. Tu te gorges de sa présence, elle te rassure. Tu sais qu'il te sauvera. Que si tu tombes, il sera ton filet ou bien il tombera avec toi. Et ça te suffit. Tant qu'il ne laisse pas seul. Plus jamais. De quand date ton attirance pour lui ? Tu ne saurais le dire. Tout ce que tu sais, c'est qu'il t'as toujours fasciné. Même quand tu ne désirais que le détruire. Et soudain, tu regrettes. Tu regrettes que Kaleb ne soit qu'une projection de ton esprit. Tu regrettes que ta seule délivrance, le seul pour qui tu serais capable de tout ne soit que le produit d'une imagination dans laquelle tu t'es réfugier pour ne plus avoir à souffrir. Dans la réalité, tu n'as jamais été capable d'aimer. Tu voudrais oublier tout ça et tu t'y échines. Il faut le dire que l'odeur rassurante de Kaleb dans tes narines y est sûrement pour beaucoup. Tu voudrais ne jamais partir. Avoir Kaleb à tes côtés pour le reste de l'éternité et plus encore. Le sentir et le ressentir dans tout ton corps. Car tu le sais. Maintenant que la digue à céder tu sais ce que tu vas devenir. Ce qu'il va devenir. Une drogue bien plus addictive que n'importe quel gramme de morphine. Et toi, un toxico constamment en manque. Car c'est dans la logique des choses.

Ses paroles te rassurent. Tu ne veux pas le voir partir, jamais. Ne jamais te quitter. Parce que tu as besoin de lui. D'une façon ou d'une autre, tu as besoin de lui dans ta putain d'existence. Tu le fixes, lui et ses yeux brillants de larmes. Tu ne comprends pas. Tu n'aimes pas ne pas comprendre. Et tu aimes encore moins le voir dans cet état. Ton cœur se serre et accélère. Ta main tremble doucement, tu te sens fébrile. Tu finis par poser ta main sur sa joue, ton pouce juste sous son œil, prêt à recueillir la première larme qui vous fera l'affront de dégringoler sa joue. Tu murmures doucement, comme un enfant découvrant que les adultes pouvaient pleurer "-Kaleb ? Tu pleures ?". Tu ne crois pas avoir un jour vu cet homme pleurer. Toi ? Oui tu as pleuré devant lui. Tu t'es montré faible, tu te serais frappé pour ça d'ailleurs à ce moment-là. Tu te haïssais de pleurer devant celui que tu considérais comme ton adversaire, même si ce soir là à signer le début d'une certaine complicité entre vous. C'est peut-être ce soir-là que tout a vraiment commencer. Ou peut-être que ça date de bien avant. Peu importe au final. Le principal est que ça vous a porté jusque là et pas autre part. Jusqu'à ce doux moment, alors que tu es face à lui, amoureux. Amoureux ? Si là est l'amour, alors ce n'est pas si terrible. Bien au contraire. Tu enchaînes tandis que tes doigts effleurent ses pommettes taillées à la serpe "-Je n'aime pas te voir pleurer. En fait je déteste ça.". Il n'est pas dans tes habitudes de te confier ainsi. Mais avec lui, tout semble bien plus simple. Les mots coulent et s’écoulent sans que tu les ais commandés mais ça ne te gêne pas. Ça ne te dérange pas que Lui sache. Alors qu’avec un autre, ta bouche serait restée close, ici ce n’est pas le cas. Car même si il te détruit suite à tes révélations, tu veux qu’il sache.
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MessageSujet: Re: fucked up' little minds (Kaleith)   Aujourd'hui à 0:11

fucked up' little minds
EXORDIUM.


C'est le paradis. Ici dans son esprit. Ou alors c'est l'enfer. Le pire qui puisse être et la proximité le brûle comme jamais elle ne la fait auparavant. Mais tout est bien, agréable, tout respire l'anxiété et la libération. Tout et flou et pourtant beaucoup de choses n'ont jamais été aussi claires dans son esprit. Keith. Keith. Juste Keith. C'est Lui. Et depuis que Kaleb est arrivé ça a toujours été ça. Sur cette île c'est Keith. Toujours lui, premier, craintif, vivant. Empli d'idées sombres et de piques affreuses. Et pourtant. Au dieu pourtant. Aujourd'hui ces piques affreuses sont loin de manquer. Aujourd'hui ces piques affreuses, qui l'ont blessé une fois, deux fois, plusieurs fois où ses jolis yeux se sont remplis de larmes qu'il n'a pas laissé tomber, aujourd'hui ces piques affreuses les ont mené là. Dans la meilleure et plus simple des situations. Si quelqu'un passe il est sûr que tous deux finiront en isolement. Mais pourquoi? Et pourtant? Rien n'importe. Rien n'importe plus parce qu'il y a lui. Et le Lui. Ça fait tout. C'est tout. Ça l'a toujours été. Ne serait-ce que le mensonge de dire que c'est faux est un sacrilège. Dieu que cet homme est tout. Aussi pervers et violent verbalement soit-il. Il devient tout pour Kaleb. Et Kaleb se fiche qu'il ne soit rien ou pas. Plus rien n'a d'importance que lui. Parce que lui envoie des frissons le long de sa colonne.

"-Kaleb ? Tu pleures ?" La main sur sa joue lui fait rouvrir les yeux, qu'il avait fermé dans l'espoir de ne pas pleurer, espoir vain. Oh. Mais la main douce sur sa joue vaux tout l'or du monde. Et il pourrait pleurer plus souvent. La honte le prend et vite il veux détourner la tête. Jamais Keith ne la vu pleurer. Eux qui étaient si fiers avant, qui pensaient savoir où ils allaient lorsqu'il était question de s'insulter comme personne n'était capable. Il ne veux pas être coupable de la tristesse de Keith tout simplement parce que lui n'a pas pu retenir des larmes qui n'avaient même pas comme idée d'être triste. Alors doucement l'homme secoue la tête avec un petit sourire qu'il veux encourageant. « Oh je ne pleure pas parce que je suis triste Keith... » Un sourire qui se reflète, qui vaux son regard, son sourire est plein d'émotions, rempli d'un quelque chose de pur, lui qui se pensait tant perdu. C'est Keith qui le rend de cette façon, qui le fait sentir spécial. « Je suis heureux Keith. » Le brun marque un petit temps. C'est l'instant où il réalise, le moment où il prend conscience que finalement... bien évidemment. Les quelques mots qui suivent sont chuchotés comme un secret, une réalisation. « Et je ne me souvenais plus ce que ça faisait de l'être. » Parce que toute sa vie n'a été plongée que dans l'incompréhension et une certaine dose de tristesse. Aujourd'hui c'est différent. Et en bien. Là est toute la différence. « Si tu m'offre des larmes de bonheur je promet de ne plus jamais te quitter... » Et les mots sont murmurés de sa voix la plus douce tandis que sa main caresse son visage. Comment en sont-ils arrivé là? Beaucoup d'esprits se posent la question. Et pourtant c'est quelque chose. Une perle rare. Un petit grain de bonheur sur une île où tout n'est que sombre et passif. Ils peuvent s'en sortir?

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