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 On dit que les corbeaux peuvent voler, mais comment voler si l'on a déjà détruit ses ailes ? ~ Léthé Stamford

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PILULES AVALÉES : 38
MIROIR : Amy Lee
IDENTITÉ : Sun, Sunny, Nakin et euh plein de trucs
A DÉBARQUÉ LE : 12/04/2017
FORCE : 145
SITUATION : Célibataire
EST ÂGÉ DE : 23 ans
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Léthé Stamford

MessageSujet: On dit que les corbeaux peuvent voler, mais comment voler si l'on a déjà détruit ses ailes ? ~ Léthé Stamford   Jeu 13 Avr - 7:39


Léthé Stamford
Je suis l’oubli et tu m’oublieras

identité : Léthé Stamford surnom : Pas besoin, on ne la surnomme pas. date et lieu de naissance : Bruxelles, 16 septembre 1993 âge : 23 ans nationalité et origines : Belge, origines anglaises, russes et françaises situation maritale : Célibataire orientation sexuelle : Bisexuelle occupation : Patiente ancienneté à ostrov island : Un mois maladie(s) : Cyclothymie, TPB, troubles alimentaires, syndrôme de Peter Pan +
alcoolisme modéré avatar : Amy Lee groupe choisi : Anemone Hortensis principaux traits de caractère : Lunatique ~ sombre ~ introvertie ~ complexée ~ imprévisible et instable ~ rancunière ~ jalouse ~ excessive ~ pessimiste ~ intelligente ~ discrète voire trop ~ précautionneuse ~ protectrice ~ possessive ~ exclusive ~ empathique ~ littéraire ~ un peu maniaque sur les bords (pas au point de le considérer comme un trouble dans son cas) ~ lâche ~ perfectionniste ~ peur de s’attacher et peur de l’abandon
i'm not mad, my reality is just different from yours...
16 septembre 1993, Bruxelles, Hôpital Saint-Pierre, chambre 312. Un bébé de deux heures à peine dort dans son berceau, petit rectangle de verre ouvert sur le dessus. Sur le lit, juste à côté, une mère qui le regarde, attendrie, la main dans celle de son compagnon qui s’est assis sur le matelas. Une petite famille qui semble tout juste heureuse, enfin heureuse. Deux parents comblés et une petite fille qui vient de voir le jour. Pourtant, il y a un nom. Léthé. Ce n’est pas anodin, ce n’est pas un nom courant. Ce n’est pas un nom joyeux. Et Dieu seul sait pourquoi la mère a bien pu choisir de prénommer sa fille ainsi, surtout qu’elle en connaît la dénomination première. Mais son bébé s’appelle désormais Léthé lui aussi, et elle n’a à ce moment-là aucune envie de l’oublier.

16 septembre 1994, Bruxelles, dans la petite maison au numéro 10 de la Rue de la Sincérité. Léthé souffle sa première bougie, assise sur les genoux de sa mère dont le ventre s’arrondit déjà. Il y a la famille, les amis, Léthé ne comprend pas grand-chose, trop petite, mais elle sent l’amour et la joie qui l’entourent. Sa mère sourit, son père aussi, et ils s’embrassent amoureusement de temps à autre. La petite s’amuse avec les jouets qu’elle vient de recevoir et ne se soucie plus de ceux qui l’entourent, mais les rires et les discussions amicales ne finissent pas. Un an a passé et seul le bonheur semble être admis dans la petite maison. Peut-être est-elle trop petite pour accueillir les soucis ? Personne ne s’en soucie à cette époque, et le temps coule comme une rivière calme. Mais le bonheur à perte de vue, ça endort les sens, et ça annonce la tempête. Cela ne pouvait durer bien longtemps.

6 février 1995, Bruxelles, Hôpital Saint-Pierre, chambre 343. La petite Léthé regarde son tout petit frère, assise sur le lit de sa maman. Toujours des sourires, de la joie, et un peu de curiosité de la part de l’enfant. Voilà qu’elle se retrouve avec un petit frère, pour prendre de la place dans les bras de ses parents, mais peut-être pour jouer avec elle, aussi. Elle ne sait pas à quoi s’attendre, mais elle est contente parce qu’elle aime le sourire sur les visages de ses parents. Pourtant, le sourire est moins grand, moins franc. Les cernes s’allongent sous leurs yeux. Mais sur la photo familiale, tous sourient de bon cœur. C’est la dernière que Léthé ait de leur famille entière. La première à quatre, et la dernière aussi.

Août 1995. Un jour, le père est parti. Léthé en a oublié la date exacte, mais un jour il n’est jamais rentré. Il est parti et seuls quelques cris auraient pu annoncer le départ. Mais quelques cris seulement, et la mère pleure longtemps. Lorsque la petite la voit, elle s’approche, et elle s’assoit sur ses genoux sans dire un mot. Elle regarde sa maman dans les yeux et elle passe ses doigts sur ses joues pour essuyer les larmes. Elle ne comprend pas encore que son père ne reviendra plus, qu’il les a lâchement abandonnés pour s’enfuir avec une autre, mais la priorité est d’arrêter les larmes de sa mère, alors c’est ce qu’elle fait. Surtout que son petit frère pleure parce qu’il a faim. Alors la mère se lève, et elle sourit. Elle reprend de la force et elle continue son boulot de mère. Mais les cernes ne la quitteront plus.

16 septembre 1995, toujours dans la petite maison au 10, rue de la Sérénité. Premier anniversaire de Léthé sans son père, avec juste sa mère, un petit frère gazouilleur et un peu de famille. Mais la joie de l’an passé n’est plus là, et certains invités ont l’air embêtés d’être présents. Mais l’enfant est contente, c’est son anniversaire et elle reçoit plein de cadeaux, et même si son père lui manque, elle est presque heureuse.

Un anniversaire qui annonce les années suivantes, qui passent longues et lasses, difficiles mais pas malheureuses. Le trio zigzague entre les problèmes, s’en sort, s’aime et sourit. Et la vie continue. Et les enfants grandissent. Léthé entre en maternelle, découvre les autres enfants, se dispute, pleure, marche, rit, dessine, grandit, expérimente. Elle vit, en somme, et elle apprend à connaître un tout petit le monde dans lequel on l’a amenée. Les amis sont rares, elle reste solitaire mais s’applique en tout, et même si ce ne sont pas encore des notes et des points, on la dit bonne élève. Elle fait la fierté de sa mère et l’aide à la maison également, dès qu’elle le peut elle s’occupe de son frère, joue avec lui. Ils se rapprochent, deviennent plus complices, et grandissent ensemble. Et le temps passe. Mais la mère fatigue toujours.

1er septembre 1999, à l’entrée d’une petite école d’Anderlecht. Léthé rentre en primaire, son petit sac bleu sur le dos. Elle fait signe de la main à sa mère, elle appréhende un peu mais elle veut lui faire honneur. Bientôt six ans, elle se sent grande, prête à apprendre, à savoir écrire, lire et compter. Elle est attentive, avide de savoir, avide de connaissances et très vite, elle se démarque des autres. Lors des récréations, elle ne se joint pas à ses camarades naturellement, parfois elle s’assoit sous un arbre et compte les feuilles. Ou elle attend simplement que le temps passe et au fur et à mesure des mois, au fur et à mesure des années, elle s’isole de plus en plus. Et personne ne vient la sauver de sa solitude. Parfois même, on se moque d’elle, à cause de son prénom peu commun, ou n’importe quel autre prétexte. Et pourtant, elle est mignonne. Mais elle est différente autrement, et elle est seule. Proie idéale pour ceux qui s’amusent à faire du mal.

Printemps 2000. Voilà que la mère retrouve un plus grand sourire, qu’elle rit, qu’elle danse, qu’elle est heureuse de vivre. Léthé comprend vite, et elle ne s’étonne pas lorsqu’un inconnu débarque un jour à la maison au bras de sa mère. Elle fait bonne figure, du haut de ses six ans, mais elle se rend vite compte que l’homme n’est pas parfait. Mais elle se tait, elle aime déjà peu parler et surtout, elle ne veut pas déranger. Ce ne sont pas ses affaires, non plus, et sa mère a bien le droit d’aimer qui elle veut. Par contre, elle veut jouer d’un instrument, de la flûte plus précisément. Pour des questions d’argent, le choix est vite fait, et elle ne choisit pas entre traversière ou flûte à bec. Le deuxième choix est le seul envisageable mais Léthé s’y conforte très bien, et la voilà partie avec une petite flûte de plastique, pour de longues années.

16 septembre 2000, toujours dans la même maison. Sept ans, l’âge de raison, et Léthé souffle ses bougies avec entrain. Sa mère sourit de plus belle, son beau-père est gentil, serviable et souriant, son petit joyeux et complice. La vie est belle, et si à l’école les brimades et les insultes ne sont pas si rares, Léthé sait passer au-dessus. Du moins, l’année passée, elle le réussissait, mais une nouvelle année scolaire vient de débuter et rien ne dit qu’elle sera semblable à la précédente.

Noël 2000. L’automne a été rude, difficile. Et le premier coup part. Sept ans et un premier coup. De lui, bien sûr, qui prend de plus en plus de place dans la maison au détriment de ses occupants premiers. La mère rame sans voir ce qu’il est véritablement, les enfants avancent et se cachent. Ils lui laissent la place, jusqu’à ce jour. Jusqu’à ce premier coup. Pas une larme. Juste un regard de défi. Mais le lendemain, personne dans la petite chambre. Léthé est partie. Pour la première fois, elle est partie, dans le froid du mois de décembre, et sa mère se ronge les sangs. La petite fille marche toute la journée dans les rues, seule, emmitouflée dans son gros manteau qu’elle a pris soin d’emmener, son doudou à la main. Il l’accompagne toujours et c’est avec lui qu’elle lève les yeux vers les vitrines illuminées et qu’elle respire toutes les bonnes odeurs de nourriture. Elle n’a pas un sou, et elle salive devant tous ces croustillons, gaufres et autres desserts plus appétissants les uns que les autres, mais elle ne vole rien. Elle marche, simplement, la joue encore un peu brûlante, la rancœur qui prend racine. Elle marche toute la journée, puis elle revient, sa mère pleure de soulagement et l’embrasse partout. Son beau-père semble indifférent. Et pourtant, elle sait qu’il sait.

21 juin, jour de l’été. Bruxelles, Hôpital Saint-Pierre, chambre 320. La famille s’agrandit, encore une fois. Deux petits garçons dorment, l’un à côté de l’autre, tous deux en parfaite santé. Les parents sont ravis, Léthé un peu moins. Elle sait que ces nouveaux petits frères ne feront que l’éloigner plus encore de sa mère, et rapprocher l’intrus. Peu à peu, elle se sent de plus en plus seule, dans cette famille dont on l’exclut de plus en plus. Elle s’éloigne elle-même de sa mère, et seul son frère a encore le loisir de connaître quelques-uns de ses petits secrets. Son frère et sa flûte, qui l’accompagne partout. Et même si elle ne sait pas encore très bien jouer, elle adore ça et s’en donne à cœur joie, alors elle progresse rapidement. Et elle est heureuse lorsqu’elle lit un peu de fierté dans les yeux de sa mère.

Septembre 2005, Bruxelles. Léthé rentre en secondaire, avec son petit bagage de musicienne et d’élève modèle. Et son nom étrange. Rapidement des remarques, puis des insultes et même des coups. De la part de ceux qui ne l’agressent pas, que de l’indifférence et aucune aide. Sa mère est trop occupée alors Léthé se tait. Elle n’appelle pas à l’aide, ne lance pas d’appel au secours, rien du tout. Elle se cache et elle se tait, et son cœur commence à déborder. Trop de pression, trop de larmes, aucune soupape de sûreté. Léthé garde tout pour elle et le décompte de la bombe à retardement s’enclenche. Après, tout s'enchaîne trop vite. Et même si en y repensant, elle se dit que tout a dérapé à 15 ans, mais pourtant sa descente aux Enfers a déjà commencé.

2006. Une nouvelle venue dans la famille, encore, débarque le 2 avril. Léthé n’a que douze ans et demi, et elle se sent déjà vieille. Elle est l’aînée, et elle doit être responsable. Elle doit aider à s’occuper des plus jeunes. Mais elle ne veut pas être la grande. Elle voudrait être petite comme ses frères et sœurs, elle voudrait revenir à l’époque où elle pouvait jouer toute la journée sans que personne ne lui dise qu’il ne faut pas et qu’elle a d’autres choses à faire. D’autant plus qu’avec un bébé et deux petits, Léthé ne fait qu’être éloignée encore de sa mère. Parfois, elle a l’impression de ne plus la connaître. Et elle ne se sent plus à sa place chez elle. Rapidement, elle prend l’habitude de partir de chez elle pour quelques heures, vagabondant dans les rues, oubliant le climat tendu de la maison, les quelques claques qui deviennent plus fréquentes et les engueulades qui naissent. Autour d’elle, elle entend que ce n’est que l’adolescence. Que c’est une période. Si c’est ça, grandir, c’est une raison de plus pour vouloir redevenir une petite fille insouciante. Heureusement, elle rencontre cette année-là une amie formidable. Soudain, elle se met à croire aux miracles, parce que l’amitié qui naît entre elle et Mia tient du miracle, selon elle. Personne ne s’intéressait à elle, avant, et l’appréciait encore moins. Léthé n’en revient pas, mais elle savoure ces instants de bonheur.

16 septembre 2006, Bruxelles. Léthé est cloîtrée dans sa chambre, roulée en boule dans un coin, tandis que la sonnette de la porte d’entrée retentit à intervalles réguliers. Elle entend les bonjours, les embrassades, elle entend la joie et sait que c’est pour elle qu’ils sont venus. Mais elle ne le voulait pas, elle ne voulait pas d’anniversaire, elle voulait que tout le monde l’oublie et que personne ne lui rappelle qu’elle vieillit encore. Alors elle a décidé de rester enfermée là, en attendant que les adultes s’amusent et puis qu’ils repartent. Ça fonctionne, un temps, mais sa mère vient la chercher moins d’une heure après le début de la fête. Elle ne peut comprendre la peur de sa fille, et elle ne peut concevoir de renvoyer ses invités sans qu’ils aient pu au moins la voir quelques minutes. Léthé finit par céder, parce qu’elle ne veut pas décevoir sa mère, et descend en traînant des pieds. Elle arrive au milieu des autres en baissant la tête, se ratatinant un peu plus à chaque « Bon anniversaire ! » qu’elle entend. Elle murmure un vague « merci » de politesse, salue en vitesse, puis va s’asseoir dans un coin, à l’écart des autres. Les invités semblent satisfaits, les discussions reprennent et la jeune Léthé souffle un peu. Elle espère pouvoir remonter bientôt.
Mais les adultes en ont décidé autrement, et bientôt vient l’heure d’ouvrir les quelques cadeaux. Léthé refuse, prétextant qu’elle ne les mérite pas et qu’elle n’en veut pas. On insiste, elle insiste aussi, il n’y a rien à fêter pour elle et rien à recevoir. On insiste encore, parce que les invités semblent dépités et déçus, tout aussi incompréhensifs que les parents, Léthé finit par hurler et s’enfuir en courant. Elle monte les escaliers quatre à quatre et s’enferme à nouveau dans sa chambre, pour ne plus en sortir de la journée. Et elle passe le reste de son après-midi à sangloter dans son coin, avec sa solitude. Elle ne veut pas grandir.

2007 ressemble à 2006, si ce n’est que Léthé commence à prendre la plume. Les histoires affluent dans sa tête, et sortent en vrac sur des feuilles de papier. Rien de très organisé, mais elle trouve dans les mots un réconfort qu’elle n’a jamais eu autrement. Les mots l’apaisent et mettent du baume sur ses plaies, les mots sur le papier sont bien plus faciles à sortir que ceux qu’elle doit prononcer. Enfin, elle arrive à dire un peu ce qu’elle ressent, enfin elle a l’impression d’être libre. Et les mots ne la jugent pas, eux. Au contraire de ses parents, de son beau-père, surtout. Elle passe ainsi le plus clair de son temps soit enfermée dans sa chambre, soit à vagabonder dehors. Et un jour, elle fugue à nouveau pour de bon. Trois jours, elle reste dehors. C’est Mia qui la convainc de rentrer. La colère est un peu passée, la honte et la tristesse pas, et Léthé souffre de voir l’inquiétude de sa mère. Elle la voit qui fatigue et dépérit, sans savoir mettre de mots sur ce qu’elle voit. Et elle s’en veut d’amplifier ses soucis.

3 juin 2008, cimetière communal du Vogelenzang, Anderlecht. Léthé marche aux côtés de ses trois frères et de son beau-père dans les allées du cimetière, juste derrière le cercueil qui renferme le corps de sa mère. La plus jeune est restée auprès d’une baby-sitter, trop petite.
Léthé a pleuré, mais les larmes ne coulent plus. Maintenant elle avance simplement, avec le grand vide dans sa poitrine. Elle a presque quatorze ans et sa mère vient de mourir. C’est beaucoup trop tôt. Elle a presque quatorze ans et se sent orpheline. Elle n’a plus vu son père depuis près de douze ans et le corps de sa mère repose dans cette grande boîte en bois.
Léthé regarde tristement le cercueil descendre dans le trou qu’on a creusé pour l’accueillir, murmure un dernier adieu puis jette une fleur. Comme les autres. Mais les autres discutent et arrivent à sourire après. Léthé reste silencieuse et ses lèvres sont figées.

Été et début automne 2008. Le temps passe, la douleur reste. Léthé sombre. Mia est loin, elle est seule et sans soutien. Elle se noie dans ses propres pensées, souffre et pleure. Elle marque son bras de traces rouges qui ne disparaissent pas. Elle se redresse parfois, pour un ou quelques jours, elle a des idées puis retombe dans sa souffrance et son désespoir. Le monde tout entier la déprime et la désole. Il la dégoûte, aussi. Elle ne sait plus ce qu’elle fait là, et pour la première fois, elle pense à partir. Partir pour de bon, quitter ce monde d’horreurs et de souffrance. Ce monde dans lequel elle ne trouve pas sa place.

8 octobre 2008. Léthé passe à l’acte, mais on la retrouve avant la fin et elle est transférée à l’hôpital. Il lui faut plusieurs jours pour parvenir à se réveiller, puis plusieurs autres avant que l’on ne l’autorise à sortir. Et la seule chose qu’elle voit à son retour, c’est l’inquiétude et la détresse dans les yeux de Mia. Alors elle s’en veut, et elle regrette. Parce qu’elle ne veut pas la faire souffrir avec elle. Elle ne veut pas l’entraîner dans sa chute. Elle se demande pourquoi elles restent amies, pourquoi Mia ne l’a pas abandonnée pour se protéger. Elle l’imagine ange à l’accepter toujours et à ne pas cesser de vouloir l’aider. Mais elle souffre toute seule et elle sent le fond arriver.

2009. La vie continue, lassante et douloureuse. Les fugues se comptent les unes après les autres, de nouvelles cicatrices viennent souvent se joindre aux anciennes et les larmes coulent presque tous les soirs. Léthé a l’impression que son cœur va exploser. Elle qui se confiait à son amie se tait de nouveau, par peur de faire mal et d’inquiéter. Elle se force à sourire la journée, à cacher ses bras, cacher ses larmes, cacher ses doutes et ses angoisses. Elle l’aime, elle veut la protéger, elle refuse de l’entraîner dans sa chute. Elle se dresse en rempart contre la douleur, pour elle, alors que son propre cœur saigne à flots. Elle s’efface pour lui laisser la place. Elle vit pour elle.
Puis Mia tombe amoureuse, et Léthé souffre de la voir s’éloigner. Elle ne dit rien. Elle ne dit plus rien, et même si son ego a mal, elle est heureuse pour son amie. Mais elle s’enfonce plus avant dans sa solitude et l’abîme de ses sentiments. Et à la fin de l’année, lorsque ses seize ans sont passés, Léthé goûte à l’alcool. Jamais elle n’y avait touché auparavant, mais maintenant, maintenant que c’est légal, elle a voulu essayer. Et elle ne s’arrête plus. Rapidement, elle se met à boire beaucoup trop. Mais elle ne boit pas comme le feraient d’autres jeunes de son âge. Léthé boit pour oublier sa souffrance, parce que l’esprit embrumé par l’alcool, elle ne se sent plus la même, et elle ne souffre plus. Jusqu’à ce que l’effet s’estompe, alors elle s’en veut, parce qu’elle n’aurait pas dû. Mais elle recommence. Elle aime ça. Et elle devient avide de cette courte euphorie anesthésiante.

17 ans, 16 septembre 2010. Léthé devient complètement folle et incontrôlable. Elle a juste peur de grandir, mais cette peur la ronge et cela fait des jours qu’elle n’en dort plus. Elle ne voulait pas de cette fête et on la lui a imposée, encore une fois, alors elle se révolte et fait du salon un champ de bataille. Les cris résonnent et les pleurs sont masqués par la colère. Elle s’enfuit. Ce sera le dernier anniversaire que l’on remarquera. Parce qu’autour d’elle, on commence à avoir peur. Peur de ses réactions, de ses actions, de ce qu’elle pourrait faire. On la voit violente et dangereuse. Son beau-père voudrait qu’elle aille voir un psychologue, parce qu’il n’arrive plus à la contrôler. Mais Léthé hurle qu’elle n’est pas malade et qu’elle n’en a pas besoin. Elle refuse en bloc, elle se cache, et pourtant on la traîne de force, un jour. Elle entre. Mais elle ne dit pas un mot, rien. Elle attend simplement la fin de la séance en observant la pièce qui l’entoure. Elle ne se sent pas malade, ni capable de se confier à quelqu’un qu’elle ne connaît pas. Elle ne pourrait jamais parler d’elle à quelqu’un en qui elle n’a pas confiance. Déjà qu’elle ne se confie presque plus à Mia…

20 novembre 2010. Il lui dit qu’il l’aime et elle aussi, et ils s’embrassent. Il s’appelle Christian. Elle l’aime de toutes ses forces, même si elle ne comprend pas comment lui peut l’aimer, mais elle le croit et s’attache à lui comme une sangsue. Elle devient dépendante de lui comme elle dépendait de Mia, elle essaie de faire de son mieux pour lui plaire tout en craignant de lui faire du mal. Elle est jalouse et possessive, fatigante sûrement, elle l’espionne et même s’il est sincère, elle a du mal à le croire. Elle est incapable de comprendre qu’elle est quelqu’un de tout à fait appréciable. Christian l’aime mais elle n’est pas facile à vivre, et ses sautes d’humeur ne l’aident pas. Il ne comprend pas comment elle peut être joyeuse un jour et se mutiler le lendemain parce que son cœur saigne de trop. Elle a trop de souffrance en elle et il n’arrive plus à la supporter.
Le 15 janvier 2011, il s’en va. La culpabilité, la honte et le regret affluent comme un tsunami dans la tête de Léthé. Le lendemain, elle n’arrive pas à se lever. Puis la vie continue, elle arrive à voir devant et son moral n’est pas trop bas. Elle croit qu’elle y arrivera. Mais deux semaines passent et la douleur explose. Pour la deuxième fois, Léthé tente de se suicider, sans succès. Elle sent le sol, sous elle, elle croit toucher le fond. Elle désespère et ne sait plus comment remonter.

16 septembre 2011. 18 ans. Souffrance et délivrance. Léthé a entrepris des études de littératures et vit en colocation étudiante dès sa majorité atteinte. Elle est libre, libre de vivre comme elle l’entend, sans la surveillance et les coups de son beau-père. Elle se sent déployer des ailes et se fait tatouer un corbeau qui s’envole à la base de la nuque. Mais l’étape est aussi formidablement difficile à passer. Elle se sent vieille, moche et grosse, elle souffre de ne plus être considérée comme une enfant et d’avoir des responsabilités. Elle se sent grosse et mange encore moins qu’avant. Ce qui n’étaient que des pics aléatoires deviennent une situation régulière. Elle ne veut pas être adulte. Elle voulait rester une enfant.
Mais le plus dur est probablement la lettre qu’elle reçoit ce 16 septembre. C’est une lettre de son père qu’elle n’avait plus vu depuis 16 ans. Une lettre où il s’excuse, lui souhaite un heureux anniversaire et lui propose de venir en Angleterre, où il est retourné vivre depuis quelques années. Dans un premier temps, elle lui en veut, surtout. Et elle ne comprend pas pourquoi maintenant, après tant d’années, pourquoi il se manifeste soudainement. Elle refuse son offre, poursuit ses études à Bruxelles et tente de garder le cap. Mais les cicatrices augmentent toujours, en cachette, parce que Léthé refuse toujours que son amie les voie. L’enfer n’est pas parti. Il ne fait que débuter. Aujourd’hui elle est entrée dans le monde des adultes et elle sait qu’il est encore pire que celui des ados.

2012. Léthé réalise ce qu’elle nommera plus tard l’une des plus grandes conneries de sa vie. Elle a fini par se rendre compte qu’un certain nombre de personnes tient à elle. Pourtant, elle n’a pas cessé de penser à l’éventualité de quitter ce monde. Mais elle ne veut pas les faire souffrir. Alors elle se met en tête de se faire détester, haïr, renier. Elle a l’air de changer, elle devient agressive, ou distante, elle repousse ceux qui l’ont aidé à se reconstruire quelque peu auparavant. Et finalement, c’est elle qui souffre le plus de cette distance, de cette absence et de ces engueulades. Personne ne la déteste plus qu’avant. Ils ont seulement pitié. Ils ont seulement eu mal. Un jour, elle craque, les larmes coulent et ne sont pas cachées. Elle raconte, elle explique, on ne comprend pas mais on ne lui en veut pas. Elle se relève. Elle se rend compte de la chance qu’elle a de les avoir autour d’elle. Elle se promet à elle-même qu’elle ne les fera plus souffrir. Petit à petit, elle finit même par se dire qu’elle ne peut pas mourir. Parce que ce serait encore un risque de faire souffrir ceux qu’elle aime. Un risque, seulement. Parce que malgré toutes les preuves, elle n’arrive jamais à être certaine de l’attachement qu’ils ressentent pour elle. Elle ne peut concevoir qu’elle est important pour certains, ni qu’on l’aime vraiment pour ce qu’elle est. À ses yeux, elle n'est qu’un monstre et une erreur.

Finalement, alors qu’elle pensait avoir touché le fond, elle se relève doucement, et même si elle sombre souvent le temps d’un jour, d’une semaine, d’un mois, sa vie s’apaise. Son cœur éclaté bat encore. Ses larmes coulent mais sèchent aussi. Le 5 mai 2013, c’est Mathis qui lui offre son amour. Le bonheur revient toquer à sa porte, doucement mais sûrement. Elle l’aime de toutes ses forces, de tout son cœur, elle oublie ce qu’elle a toujours pensé, à savoir que l’amour fait toujours souffrir. Elle oublie et elle s’abandonne. Ses bras semblent cicatriser pour de bon, son petit cœur se répare, il l’aime et elle l’aime, et tout semble aller mieux. Peut-être qu’elle est tout de même capable d’être heureuse, finalement. Peut-être que ce n’est pas une capacité qui lui manque.

Été 2014. Léthé rejoint son père en Angleterre, avec Mathis. Elle a enfin accepté de le revoir. Elle appréhendait ces retrouvailles mais tout se passe bien. Sa petite maison est confortable, il a vieilli beaucoup mais il n’a pas oublié sa fille. Finalement Léthé est heureuse de le retrouver, et elle rentre en Belgique encore un peu plus apaisée. Prête à affronter l’année suivante, et à terminer enfin son bachelier. Pour aller plus loin, après. Elle est déterminée et avec Mathis à ses côtés, elle se dit qu’elle y arrivera. Elle y croit encore. Elle y croit enfin. Le bonheur est venu toquer à sa porte et elle ne veut plus le laisser repartir.

28 août 2015. Rien ne présageait ce jour, rien. Ou alors Léthé n’a rien vu. Oui, c’est sûrement ça, elle a peut-être simplement été aveuglée par le bonheur et l’amour, et elle n’a pas vu que lui, il ne l’aimait plus. Le tonnerre explose ce jour et son cœur avec. Son cœur qui commençait à peine à se réparer. Mathis la quitte et Léthé se retrouve seule, seule avec ses noires pensées, seule avec sa douleur, seule avec ses lames, seule avec ses mots et sa musique. Mais ça ne suffit pas. C’était la trahison de trop. Au fil du temps, Léthé devient de plus en plus violente. Elle redevient solitaire, agressive aussi, menaçante envers ceux qui lui font du mal. Elle n’est plus la gamine qui encaissait en silence, et les idées de vengeance se joignent aux lambeaux de pensées suicidaires. Par moment, elle se calme et fait des projets, elle commence de nouveaux écrits, elle étudie. Le jour d’après elle fait une nouvelle crise et fout tout en l’air.

Durant les années 2015 et 2016, les crises sont fréquentes, les cris aussi. Léthé devient presque sauvage par moments, même ses amis commencent à avoir peur d’elle. Un jour, elle détruit sa flûte, un autre elle brûle ses cours et arrête brutalement ses études. Elle ne se rend compte de ses erreurs qu’après coup, et passe des journées entières à regretter, et à boire pour oublier un peu et se sentir mieux. À nouveau, on lui parle de psychologue, mais Léthé nie encore. Elle n’est pas malade. Elle ne va pas bien, certes, mais elle n’est pas malade. Un jour, ça ira mieux et surtout, il ne faut pas s’inquiéter pour elle. Elle ne veut pas qu’on s’inquiète pour elle. Alors elle se cache toujours le plus possible, elle se balade toujours avec des manches et se maquille beaucoup pour qu’on ne remarque pas les cernes laissées par les insomnies ou la rougeur des larmes. Elle reste seule et ne parle plus à grand-monde. Elle s’enferme dans sa propre souffrance.

On l’envoie chez son père, dans l’espoir qu’il pourra l’aider et réussir là où ses amis ont échoué. On espère que là-bas, dans un nouvel environnement, elle pourra se créer une nouvelle vie et peut-être repartir sur de nouvelles bases. Mais Léthé n’en est pas capable. Elle est comme elle est et ne changera pas. Son père découvre un jour ses plaies, et sa violence. Il prend peur. Il ne veut plus garder sa fille chez lui, pour leur bien à tous les deux. Finalement, il prend la décision de l’envoyer à Ostrov Island. Quelqu’un lui en aurait dit du bien et il espère que ça aidera Léthé. Mais il vient de la perdre une seconde fois.

21 mars 2017. Léthé débarque sur Ostrov Island, furieuse et triste. C’est le premier jour du printemps et elle a l’impression qu’on le lui vole. Qu’on la condamne à son hiver éternel. Elle se débat, elle hurle, elle mord et elle entre directement en rébellion ouverte contre le personnel de l’hôpital. Par la suite, elle refuse également de dire quoi que ce soit aux psychologues, psychiatres, médecins. Elle hait le monde entier et se fait autant de mal à elle-même qu’aux autres. Certains jour, le souvenir de ses amis et de leur aide la fait tenir, d’autres elle ne rêve que de mourir et les hait tout autant que tous les autres. Certains jours, elle voudrait qu’ils souffrent, eux aussi. Mais la plupart du temps elle se morfond seule en se traitant de minable. Et elle fuit les autres patients. Elle a peur de s’attacher. Elle a peur de souffrir encore plus et surtout, elle a peur de faire souffrir quelqu’un qu’elle apprécierait.

Et le temps passe. Sans que les cicatrices et les larmes ne s’effacent. Le corbeau ne vole plus, enchaîné dans sa cage. Il attend que la Mort vienne le cueillir. Sans la forcer.

pseudo internet
prénom : Lili âge : 18 type de personnage : Inventé, mais sûrement inspiré par un mix de personnes et peut-être de moi aussi en fait. d'où connais-tu le forum ? comment le trouves-tu ? Grâce à Kayden, je trouve la bann magnifique et le forum lui-même super intéressant, j’ai hâte de le découvrir plus en profondeur et d’y faire évoluer Léthé  as-tu lu le règlement ? Bien sûr, je suis une gentille fille moi :sisi: autre chose à dire ? Papillon


Code:
<t>amy lee »</t> <ps>léthé stamford</ps>




Dernière édition par Léthé Stamford le Lun 17 Avr - 17:55, édité 4 fois
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PILULES AVALÉES : 428
MIROIR : Colton Haynes
IDENTITÉ : Romy
CRÉDITS : class whore stuff & tmblr
A DÉBARQUÉ LE : 26/07/2015
FORCE : 1639

SITUATION : Célibataire
EST ÂGÉ DE : 23 ans et toutes mes dents
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Evan S. Harrington

MessageSujet: Re: On dit que les corbeaux peuvent voler, mais comment voler si l'on a déjà détruit ses ailes ? ~ Léthé Stamford   Jeu 13 Avr - 8:03

Preeeeem's :p

Bienvenue chez les fous & bonne chance pour ta fiche
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ADMINISTRATRICE
PILULES AVALÉES : 1117
MIROIR : Kristen Stewart
IDENTITÉ : 'Joke
CRÉDITS : class whore stuff
A DÉBARQUÉ LE : 07/09/2016
FORCE : 3328

SITUATION : Si seulement elle connaissait la réponse.
EST ÂGÉ DE : 27 ans
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Lexie Jenkins

MessageSujet: Re: On dit que les corbeaux peuvent voler, mais comment voler si l'on a déjà détruit ses ailes ? ~ Léthé Stamford   Jeu 13 Avr - 8:11

Bienvenue ! Amy Leeeeeeeeeeeee !

Bon courage pour la suite de ta fiche.

_________________
★ I keep dragging around what's bringing me down ★
Did you lose what won't return? Did you love but never learn? Did it hurt so much you thought it was the end? Did you break but never mend? Lose your heart but don't know when. The fire's out but still it burns. And no one cares, there's no one there.
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En ligne
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MIROIR : Chris Wood
IDENTITÉ : Kay
A DÉBARQUÉ LE : 11/09/2016
FORCE : 808

SITUATION : Coeur pris... mais il ne battra bientôt plus
EST ÂGÉ DE : Vingt-sept ans
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Edward Dawkins

MessageSujet: Re: On dit que les corbeaux peuvent voler, mais comment voler si l'on a déjà détruit ses ailes ? ~ Léthé Stamford   Jeu 13 Avr - 10:29

Amy Lee Si tu regardes les paroles dans ma signature, tu comprendras que je suis fan de ton choix d'avatar
Bienvenue parmi nous, bon courage pour ta fiche (Même si elle m'a l'air plus ou moins finie en fait )
Nan et puis juste un truc : BRUXELLES
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PILULES AVALÉES : 1188
MIROIR : carey mulligan
IDENTITÉ : Verendrye
CRÉDITS : Avatar : Verendrye
A DÉBARQUÉ LE : 26/09/2016
FORCE : 4020

SITUATION : Des rumeurs courent disant que le coeur de la blonde ne serait plus à prendre. Si elle est toujours là, c'est pour lui.
EST ÂGÉ DE : 31 ans
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Nirina Vespucci

MessageSujet: Re: On dit que les corbeaux peuvent voler, mais comment voler si l'on a déjà détruit ses ailes ? ~ Léthé Stamford   Jeu 13 Avr - 11:16

Bienvenue à toi et bon courage pour ta fiche (qui est déjà bien avancé drama)
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ADMINISTRATRICE
PILULES AVALÉES : 1510
MIROIR : holland roden
IDENTITÉ : yellowsubmarine
A DÉBARQUÉ LE : 04/02/2015
FORCE : 4368

SITUATION : perdue
EST ÂGÉ DE : 22 ans
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Soan A. Calloway

MessageSujet: Re: On dit que les corbeaux peuvent voler, mais comment voler si l'on a déjà détruit ses ailes ? ~ Léthé Stamford   Jeu 13 Avr - 11:24

Bienvenue

_________________

- i'm done with your bittersweet tragedy -
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MIROIR : dianna agron
IDENTITÉ : jeune padawan
CRÉDITS : signature/Frimelda (@prd) gifs/moi+(@tumblr)
A DÉBARQUÉ LE : 29/07/2016
FORCE : 3708

SITUATION : célibâtarde, au coeur finalement brisé qui essaye de le recoller comme elle peut.
EST ÂGÉ DE : 26 ans. Je suis née le 29 septembre 1990, en Angleterre.
avatar
Piper C. Blackwood

MessageSujet: Re: On dit que les corbeaux peuvent voler, mais comment voler si l'on a déjà détruit ses ailes ? ~ Léthé Stamford   Jeu 13 Avr - 14:39

bienvenue parmi nous
n'hésites pas si tu as des questions

_________________

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Give a little time to me to burn this out, We'll play hide and seek to turn this around, All I want is the taste that your lips allow | © FRIMELDA

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ADMINISTRATEUR
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MIROIR : David Giuntoli
IDENTITÉ : Arman
CRÉDITS : Blondie
A DÉBARQUÉ LE : 31/03/2017
FORCE : 423

SITUATION : Team célibat
EST ÂGÉ DE : 37 ans
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Sinnley J. Wagner

MessageSujet: Re: On dit que les corbeaux peuvent voler, mais comment voler si l'on a déjà détruit ses ailes ? ~ Léthé Stamford   Jeu 13 Avr - 15:06

Bienvenue

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( DREAM. we all are living in a dream, but life ain’t what it seems, oh everything’s a mess, and all these sorrows I have seen. )
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Crabe De Compagnie
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SITUATION : « Il y a quelque chose de pourri dans le royaume du Danemark »
EST ÂGÉ DE : 50 ans
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Uddi D. Møller

MessageSujet: Re: On dit que les corbeaux peuvent voler, mais comment voler si l'on a déjà détruit ses ailes ? ~ Léthé Stamford   Jeu 13 Avr - 18:18

Bienvenue Léthé ! :crabe:
Bon courage pour le reste de ta fiche
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IDENTITÉ : juju94
CRÉDITS : schizophrenic
A DÉBARQUÉ LE : 11/01/2017
FORCE : 1273
SITUATION : entre deux hommes
EST ÂGÉ DE : 29 ans
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Jeremy Accalon

MessageSujet: Re: On dit que les corbeaux peuvent voler, mais comment voler si l'on a déjà détruit ses ailes ? ~ Léthé Stamford   Jeu 13 Avr - 18:21

bienvenue parmi nous
bonne chance pour ta fiche
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PILULES AVALÉES : 108
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IDENTITÉ : La chieuse
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A DÉBARQUÉ LE : 04/03/2017
FORCE : 440

SITUATION : Célibataire mais amoureuse
EST ÂGÉ DE : 30 ans
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Amy McKenzy

MessageSujet: Re: On dit que les corbeaux peuvent voler, mais comment voler si l'on a déjà détruit ses ailes ? ~ Léthé Stamford   Jeu 13 Avr - 19:42

Amy Lee quoi ! Bon choix d'avatar

Bienvenue parmis les fous, et bon courage pour ta fiche déjà bien avancé !
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MIROIR : Amy Lee
IDENTITÉ : Sun, Sunny, Nakin et euh plein de trucs
A DÉBARQUÉ LE : 12/04/2017
FORCE : 145
SITUATION : Célibataire
EST ÂGÉ DE : 23 ans
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Léthé Stamford

MessageSujet: Re: On dit que les corbeaux peuvent voler, mais comment voler si l'on a déjà détruit ses ailes ? ~ Léthé Stamford   Jeu 13 Avr - 22:32

Merci à touuuus Et oui Amy Lee
Et non, elle n'est pas finie du tout, je suis pas encore rendue à ses 23 ans là
Edward > Vive Bruxelles
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PILULES AVALÉES : 18
MIROIR : Lachlan Buchanan
IDENTITÉ : Kayl
A DÉBARQUÉ LE : 12/04/2017
FORCE : 110
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EST ÂGÉ DE : 27 ans
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Kayden T. Cooper

MessageSujet: Re: On dit que les corbeaux peuvent voler, mais comment voler si l'on a déjà détruit ses ailes ? ~ Léthé Stamford   Ven 14 Avr - 16:38

Je te dis bienvenue aussi :DD Même si euh voilà j'ai amené tes fesses ici :hé:
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PILULES AVALÉES : 38
MIROIR : Amy Lee
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Léthé Stamford

MessageSujet: Re: On dit que les corbeaux peuvent voler, mais comment voler si l'on a déjà détruit ses ailes ? ~ Léthé Stamford   Lun 17 Avr - 13:17

Aha merci ♥
Au fait, j'essaie de finir la prez aujourd'hui, mais je ne promets rien

EDIT : Et voilà !
Et pardon pour toute la lecture
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SITUATION : célibâtarde, au coeur finalement brisé qui essaye de le recoller comme elle peut.
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Piper C. Blackwood

MessageSujet: Re: On dit que les corbeaux peuvent voler, mais comment voler si l'on a déjà détruit ses ailes ? ~ Léthé Stamford   Lun 17 Avr - 22:34


Félicitations !

j'ai beaucoup aimé lire ton histoire amuse toi bien parmi nous

Te voilà maintenant validé En premier lieu, nous te demanderons d'aller vérifier que ton avatar est bien recensé. Désormais, tu as la possibilité d'aller te créer un scénario. Tu devras ensuite aller créer ta fiche de liens et celle de tes sujets. Oh, n'oublie pas de faire ta demande de logement ou de dortoir ! Ensuite, rendez-vous dans ce sujet, que vous soyez psychiatres ou patient, pour vous recenser ! Bon jeu sur Ostrov Island !

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Léthé Stamford

MessageSujet: Re: On dit que les corbeaux peuvent voler, mais comment voler si l'on a déjà détruit ses ailes ? ~ Léthé Stamford   Lun 17 Avr - 22:40

Merci beaucoup ! Je vais me mettre en ordre de ce pas
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Seth Frances

MessageSujet: Re: On dit que les corbeaux peuvent voler, mais comment voler si l'on a déjà détruit ses ailes ? ~ Léthé Stamford   Mar 18 Avr - 15:59

OUAHOU qu'elle grande histoire, belle et triste, puis cet avatar bienvenue à toi :)
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A. Niamh O'Callaghan

MessageSujet: Re: On dit que les corbeaux peuvent voler, mais comment voler si l'on a déjà détruit ses ailes ? ~ Léthé Stamford   Mer 19 Avr - 23:49

    J'arrive un peu après la bataille, mais bienvenue à toi jolie madame :47:
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Léthé Stamford

MessageSujet: Re: On dit que les corbeaux peuvent voler, mais comment voler si l'on a déjà détruit ses ailes ? ~ Léthé Stamford   Jeu 20 Avr - 17:58

Merci à vous deux
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MessageSujet: Re: On dit que les corbeaux peuvent voler, mais comment voler si l'on a déjà détruit ses ailes ? ~ Léthé Stamford   

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On dit que les corbeaux peuvent voler, mais comment voler si l'on a déjà détruit ses ailes ? ~ Léthé Stamford

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