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 Présence d'un autre temps (Digby)

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Kaleb Sharp

MessageSujet: Présence d'un autre temps (Digby)   Sam 8 Avr - 20:52

Présence d'un autre temps
Digby & Kaleb

C'était le silence qu'il avait entendu. Rien d'autre n'était parvenu à ses oreilles. C'était tout comme la fin de ses pensées. Il y avait eu le silence et le silence lui-même. Tout ça à cause du moment où il avait réalisé. Le moment où ses yeux s'étaient posés sur l'autre homme. Il n'avait plus été question de rien. Il n'avait plus été question de réflexion. Ça n'avait été que la vision d'un être, d'un fantôme, voir d'un souvenir. Ça n'avait été rien finalement. Que le silence. Encore le même silence. Lancinant, insupportable. Le silence qui ne faisait qu'un avec ses pensées sombres et miséreuses. Le silence ici Kaleb l'avait souvent demandé, il en avait souvent eu besoin. Un désir de se taire et que les autres se taisent aussi. Personne ne l'avait jamais réellement écouter sur sa notion de silence. Il y avait toujours quelqu'un pour dire quelque chose, constructif, non constructif, intéressant, non intéressant... Il y avait toujours quelqu'un d'insupportable. Et aujourd'hui? Oh... Aujourd'hui c'était tout le contraire. Les fantômes du passé se frayaient un chemin dans son esprit et tout ce dont Kaleb avait besoin c'était de la parole. Que tout le monde parle. S'il bous plait parlez. Exprimez vous. Fort. Parlez de la plus violence des manière. Criez. Insulter vous. Que les cris enchaînent sur des cris. Que le calme après-midi qu'ils avaient jusque là se transforme en enfer. Parce que l'enfer était déjà présent. Il avait passé les portes, fait un checking avec Cerbère et il descendait plus encore maintenant. Parce que le diable? Hey... Le diable se tenait juste en face de lui. Leurs deux regards s'étaient croisés. L'autre avait sourit. Kaleb était mort cama l'intérieur. Son esprit en mort cérébrale valait le monde qu'on lui offrait. La vision de son démon. Oh oui c'était bien le sien. Le seul qu'il n'ai jamais eu. Digby.
Un cri silencieux s'échappa des lèvres de Kaleb tandis que ce dernier croisa les bras sur la table et sa tête s'était retrouvée à heurter ces derniers. Peut-être que ce n'était que son esprit. Qu'une sombre vision de son passé. Peut-être que ce n'était rien. Une hallucination que bientôt il oublierait... Mais ses yeux refusaient de se rouvrir et sa tête de se relever. Et si ce n'était pas une hallucination? Et s'il se tenait réellement là? Il n'est pas là. Ce n'est rien. Rien qu'une... Sombre idée, un sombre rêve, une mémoire défectueuse. Ce n'est rien. S'il vous plait dites moi que ce n'est rien...
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Uddi D. Møller

MessageSujet: Re: Présence d'un autre temps (Digby)   Sam 8 Avr - 22:49

Présence d'un autre temps
Kaleb & Digby

« Nous sommes des sacs. À l"intérieur sont entassés tant bien que mal des machines molles qui nous organisent. Cette machinerie nous autorise à bouger, à cligner des paupières ou à marcher, elle s'arrange pour qu'à aucun moment nous n'oubliions de respirer, elle nous permet de reprendre conscience après le sommeil, et elle nous oblige à persister coûte que coûte et quelles que soient les circonstances, même si les circonstances sont ignoblement insupportables. » ▬ Antoine Volodine

Quand on ne sait pas où on va, on prend le chemin le plus facile à piétiner et on trébuche dedans jusqu'à arriver quelque part. On ne sait pas trop ce que c'est, ce quelque part, alors on essaie de reconnaître les environs, on hume l'air et on éternue à cause de la poussière – poussière – on se prend les pieds dans un filet de pensées confuses et on se débrouille avec ce qui nous tombe sous la main. Quand je dis on, c’est pour éviter de dire il. Je le pousse d’un côté et je le remets en question. On a beaucoup de mal à penser à autre chose que soi-même puisqu’on vit en étant quelqu’un. On vit dans le quelqu’un et on rêve dans le soi-même. Quand on commence à rêver dans l’autre, on peine à s’en sortir.

Dans une mesure distante, on arrive à assimiler l’ensemble de la situation. Mais souhaitons vraiment savoir que deux malades jouent aux dominos sur une petite table bancale ? qu’il y a, dans la salle, une odeur de désinfectant chimique ? qu’un portail vers les enfers a réussi à s’ouvrir et qu’un démon s’en est échappé ? Le silence entrechoqué par les jeux de table nous importe-t-il seulement ? On ne veut pas comprendre pourquoi l’atmosphère est triste ou pesante. On ne veut pas savoir que les gardes, droits comme des statues de cire, ont un fils, une fille, une femme et une maîtresse. Quand je dis on, je parle de lui. Il n’y a rien dans la salle qui l’intéresse, sauf peut-être la poussière sous le pied d’une chaise et la poussière assise sur la chaise.

On lève les yeux quand il fait grincer ses pas et qu’il va s’asseoir en face de sa poussière. Un cognement de genoux résonne jusque dans sa tête et il aurait voulu y laisser un bleu, juste ici, sur les deux genoux, juste pour être sûr de bien être là et juste pour être sûr qu’il soit bien là.
Juste pour s’assurer qu’ils étaient tous les deux vivants.
Il aurait pu laisser d'autres bleus. Il y pense quelques instants.
Il l'avait déjà fait.
Mais il se contente de bouger doucement son genoux contre celui de l’autre.
Il fait un sourire en coin.
Il n’a rien à faire des mesures distantes et des kilomètres autour, il tapote le crâne de Kalebil permet enfin à son esprit de se réapproprier le nom – avec son index. Il dépose son menton dans ses mains en chantonnant. « Hey, temmelig hjerte » Quand on ne sait pas où on va, on va là où on veut. Là où Digby veut être, c’est juste en face de la poussière.
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Kaleb Sharp

MessageSujet: Re: Présence d'un autre temps (Digby)   Lun 10 Avr - 10:37

Présence d'un autre temps
Digby & Kaleb


Et un simple frottement était révélateur d'une triste vision de son monde. Et un simple frottement pouvait le ramener dans le moment présent, le faire réaliser que le rêve n'en était pas un. Que le cauchemar n'avait que raison d'être. Que son esprit ne lui jouait pas des tours mais bien que quelqu'un se tenait là. Et ce quelqu'un. Spécial, vicieux... Horrible certainement. Malheureusement les mots ne se prêtaient pas dans un tel ordre, les mots n'arrivaient pas de la même façon, de la bonne façon. Parce qu'il y avait toujours une bonne façon de parler pour Digby, de Digby. Gérer les choses d'une façon différente... Digby,Digby,Digby,Digby...

« Hey, temmelig hjerte » On ne peut nier l'évidence lorsque cette dernière vous fait face. La petite tape contre son crâne, les quelques mots, le froissement des genoux... Tout ça ne peut qu'être une chose. On ne peut, il ne peut plus se mentir dans ses cas là. Et pourtant, désespéré, dans ce besoin de silence, dans ce besoin d'inexistence de Digby il persiste. Aimerait croire. Tente encore et encore. Un rien. Une idée. Ça ne pouvait être que ça. Il était possible. Parce que Kaleb savait très bien que si ses yeux remontaient vers l'autre alors ce serait la descente aux enfers. Et il savait aussi très bien que ne pas lever les yeux signifiait vivre dans l'incertitude de sa présence. Ici, Sharp était en pleine crise existentielle. Et personne... personne n'avait l'air de s'en rendre compte. Personne ne prêtait attention...

Puis finalement Kaleb fait ce qu'il est bon de faire. Dans l'ordre logique des choses. Il relève la tête, fait face, oublie cette lâcheté qui lui est propre et affronte l'homme aussi peu sûr qu'il puisse l'être. Le nombre d'années qui les séparent est tout bonnement... Exceptionnel. Il n'est pas question d'un lieu. Il est question d'un autre temps, une autre époque. « Digby. »
La voix est rauque, le cri amorti résonne encore dans sa gorge. Il ne demande pas comment ça va, pas qu'il s'en fiche, quelque part il veut savoir, il a besoin de savoir. Mais demander apporte de l'importance. Et le brun se refuse de donner plus d'importance à l'autre qu'il ne devrait. Bizarrement ses yeux se perdent sur un visage qu'il ne connait que trop bien. « Qu'est-ce que tu fais là? » La résolution se meurt dans sa gorge. La curiosité est trop forte, elle appuie contre tout ce qu'il essaie de retenir. Et quelque part il pourrait très bien abandonné, laisser tomber, se laisser aller à la présence qu'il ne connait que trop bien, qu'il a souvent écouté, apprécié... Oh ça serait bien plus simple...
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Uddi D. Møller

MessageSujet: Re: Présence d'un autre temps (Digby)   Lun 10 Avr - 22:55

Présence d'un autre temps
Kaleb & Digby

« Nous sommes des sacs. À l"intérieur sont entassés tant bien que mal des machines molles qui nous organisent. Cette machinerie nous autorise à bouger, à cligner des paupières ou à marcher, elle s'arrange pour qu'à aucun moment nous n'oubliions de respirer, elle nous permet de reprendre conscience après le sommeil, et elle nous oblige à persister coûte que coûte et quelles que soient les circonstances, même si les circonstances sont ignoblement insupportables. » ▬ Antoine Volodine

Quand la voix rauque semble crier sans vraiment le faire le nom par lequel elle désigne Uddi, une faille tranche son chemin dans les espaces temps. On compte plusieurs époques entre les deux hommes. Des temps différents, des cycles erronés, des épisodes plus ou moins semblables, qui les ont menés tous deux ici, à cette table froide, dans cette salle au goût de désinfectant amer. Les époques ne deviennent qu'une seule et même seconde. « Ce que je fais ? » Uddi laisse un rire débouler dans sa gorge. « Je fais la même chose que toi, Kaleb. » Une autre faille trouve son élan et vient démonter les espaces temps. Uddi ouvre les bras, il regarde l'autre avec un air fou. Il est bien là, devant lui, il a la peau qui palpite et le sang qui rame. « J'existe » Et toi aussi. Tu es là, je suis là, nous sommes ici et nous sommes fous. C'est la même chose qu'avant, on revient toujours à la même case départ. On la connaît très bien. Tu es là. Je suis là. Enfermés. Et nous sommes fous. Les noms avaient été prononcés, l'un avait reconnu la présence de l'autre, l'autre avait reconnu la présence de l'un. Pourtant, le doute réussissait à transpercer les chairs et les renfoncements du cerveau d'Uddi.

« J'existe » Il avait peut-être trouvé un chemin vers un monde parallèle, un monde dans sa tête qui avait l'air d'être vrai. Les médicaments jouaient avec sa perception du monde, il en avait la drôle d'impression. Il était étrange de savoir qu'aucun des deux hommes n'était certain de l'existence de celui qui lui faisait face. Le frottement de genoux, qui continuait à titiller les bleus qui se formaient là, n'arrivait même pas à les convaincre. Uddi était arrivé à la conclusion qu'il ne saurait jamais si Kaleb était Kaleb. Il ne saurait jamais non plus s'il était lui-même Uddi, ou Digby, ou un peu des deux. Il vivait dans un espèce d'écart entre son lui-même et le quelqu'un qui l'avait habité il y a toutes ces années. On aurait dit que son esprit était catapulté par des comètes. Il n'y avait pas grand chose de sensé là-dedans.

« J'existe, Kaleb » Le doute– Le doute reste là, alors Uddi hausse la voix. Il jure de bien être là, il prouve son existence. Il doit bien être le seul homme sur terre à prouver son existence à ce moment là. Parce que le monde tourne et que personne n'ose le prendre en main et l'arrêter. Parce que les gens sont bien trop occupés à boire leur café, à faire l'amour le matin, à prendre une douche froide le soir, à faire une fausse couche dans l'après-midi, à aller faire les courses la nuit, à faire la vaisselle le lendemain. Ils ne se demandent pas s'ils sont bel et bien là. Uddi lâche une respiration qu'il n'avait pourtant pas eu l'impression de retenir. Ses mains sont crispées sur la table, il ne bouge même plus le genou, il fixe simplement Kaleb. Il secoue la tête et commence à rire, parce qu'il n'y a pas plus drôle que lui, dans cette pièce. Tout semble si terne et plat. Il n'y a même pas de blagues accrochées aux murs, il n'y a même pas de jeux intéressants dans les boîtes sur l'étagère, il n'y a même pas de sourire de la part des gardes. « J'existe. » Il met un point après son verbe.
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MessageSujet: Re: Présence d'un autre temps (Digby)   Sam 15 Avr - 11:40

Présence d'un autre temps
Digby & Kaleb


Ce sourire... Ce rire... Immonde... Qui aurait pu ramener chez lui d'étranges sentiments, des souvenirs, aussi incertains les uns que les autres. Parce que le temps à passé, l'eau à coulée sous les ponts. Les souvenirs ont commencés à se détériorer. Laissant ainsi place à la grande question. Qu'est-ce qui est souvenir et qu'est-ce qui est inventé? Avec le temps, qu'est-ce qui a été modifié et qu'est-ce qui résonne comme la réalité? Qu'est-ce qui? La question... Ce n'est pas la question que le monde passe son temps à se poser. Pourquoi? Comment? « Je fais la même chose que toi, Kaleb. » Le voilà curieux. Parce que Kaleb lui-même ne sait pas ce qu'il fait là. Parfois les choses sonnent trop mal, parfois tout indique qu'il ne fait rien, qu'il n'est rien. Pas besoin d'être ici. « J'existe » Le mot résonne quelques instants dans son esprit. Et l'envie de rire le prend à la gorge. Le brun ici n'existe pas. Du moins pas de la façon dont il existait avant. Ici il y a toujours quelque chose pour rappeler l'ancien monde, quelque chose de mort. Peut-etre que Digby existe. Ou peut-être pas. Peut-être que ce n'est encore que son imagination, que le quelque chose qui dit pourquoi, pourquoi pas. Digby n'existe pas. Kaleb n'existe pas. « Non... »

Et c'était tout ça qui dérangeait Kaleb. Le fait que Digby ai les mots pour le rendre... Pour le mettre à fleur de peau. "Exister" est un mot qui perd son sens lorsque l'on est enfermé dans un hôpital pour traiter son esprit. Du moins, c'est de cette façon que le voit Kaleb. A l'inverse de son ancien oppresseur qui semble affirmer encore et encore son existence, qui rentre encore vicieusement dans la peau du plus jeune, qui affirme encore et encore qu'il existe alors que Kaleb aurait tellement apprécié que ça ne soit pas le cas, pas en face de lui, pas ici et maintenant, arrêtes Digby... Arrêtes d'être qui tu es. Ici. Maintenant. « Non... Tu as existé. » Parce que Kaleb ne pouvait nier tout les moments qu'il avait passé à ses côtés, tout ceux qu'il avait apprécié. Mais maintenant il n'existait plus, ne pouvait pas se permettre d'exister. Ça signait la fin.

Le regard de l'autre reste braqué dans le sien. Et même avec toute la volonté du monde, un Kaleb aussi pitoyable que lui n'arrive pas à détourner la tête. Le ton se fait plus fort, plus agressif en un besoin de reconnaissance. Et Kaleb regarde, devient spectateur de la démence, de sa démence, de celle qui aurait pu être sienne. Oh, soyez témoin d'un Digby aussi fou que lui. Soyez témoin d'un monde qui s'écroule, de pensées qui fuient, de gens qui meurent et d'idées malsaines. Soyez témoins... « Tu n'existe plus Digby. Pas ici. Tu as existé. A un autre temps, une autre époque, un autre moi. » Un autre lui. Un moins violent, un plus docile. Près à se mettre à genoux pour un peu de reconnaissance de la part de Digby, près à supplier pour un peu d'attention. Un autre lui. Mais maintenant? Maintenant c'était différent non? Maintenant Kaleb devait faire face à ses propres choix, ses propres idées, ses propres pensées... Et parfois... Bon dieu parfois il serait bien plus simple de juste laisser tomber, se rouler en boule et oublier le monde auquel il fait face. Juste... Laisser. « Tu... N'es plus. » Le ton est beaucoup moins sûr que ce qu'il aurait voulu.
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Uddi D. Møller

MessageSujet: Re: Présence d'un autre temps (Digby)   Ven 2 Juin - 0:21

Présence d'un autre temps
Kaleb & Digby

« Nous sommes des sacs. À l"intérieur sont entassés tant bien que mal des machines molles qui nous organisent. Cette machinerie nous autorise à bouger, à cligner des paupières ou à marcher, elle s'arrange pour qu'à aucun moment nous n'oubliions de respirer, elle nous permet de reprendre conscience après le sommeil, et elle nous oblige à persister coûte que coûte et quelles que soient les circonstances, même si les circonstances sont ignoblement insupportables. » ▬ Antoine Volodine

Il y a une faille dans l'espace temps et une faille dans les mots de Kaleb, maintenant. Uddi essaye de s'y glisser, d'entendre ce qu'il a à dire, il veut voir s'il existe encore des phrases intéressantes à dégoter des autres cerveaux. Toutes celles qu'il voit dans son esprit sont laides, il les a retournées et déglinguées trop souvent. Il écoute la bouche de l'autre avec une attention particulière, comme si cela faisait trop longtemps, presque comme s'il lui avait manqué, comme s'il avait besoin de son approbation. Oui, tu existes Digby, tu es bien là, tu es vivant, je crois, tu respires un peu et tu parles beaucoup, tu parles mieux dans ta tête, mais tu parles aussi avec ta langue et tu inspires un air chargé de tu-ne-sais-quoi, tu es capable de bouger tes bras et tes jambes, mais tu ne le fais pas, tu es là et tu fais bien face à cet autre personnage, cet autre personnage qui existe, lui aussi. Mais Kaleb n'acquiesce pas. Il le contredit, il n'existe pas, lui, il n'y a rien sur les chaises et sur les tables. Peut-être croit-il être un rêve, peut-être croit-il avoir été emprunté pour jouer dans une fantaisie à l'intérieur de la tête de Digby. Il lui dit non pour la première fois, il n'avait jamais osé auparavant. C'est à peine si Uddi reconnait le mot. « Pardon ? » Ça a un son bizarre en sortant de sa bouche à lui. « "Non" ? » Ça a le goût d'une épine, quelque chose d'étrange, de nouveau et de désagréable. Les temps se mélangent encore une fois et Digby se demande s'il a bien reconnu Kaleb, si c'est vraiment lui ou un autre, si c'est vraiment encore la même personne. Quelque chose en lui le tire vers une conclusion. S'il n'est plus le même, il faut qu'il le redevienne. Un nerf se tord aux environs de sa bouche et le fait grimacer. Il ne peut pas avoir changé. « Tu es toujours le même, temmelig hjerte. Regarde toi. » Il a les mêmes yeux, même s'ils sont recouverts d'un voile nouveau et étrange, il a les mêmes mots dans la bouche, les mêmes tentatives de contradiction, il est la même personne en face de Digby, il sera toujours le même Kaleb, parce que c'est ce que l'autre veut. Le doute s'efface, Digby sourit. Le doute l'a toujours embêté, il faut juste qu'il le fasse taire, qu'il l'étrangle, et tout redevient calme entre ses deux oreilles. « Tu... N'es plus. »

« Je ne suis plus depuis longtemps, mais j'existe encore. » Digby attrape le poignet de l'autre et le serre juste assez pour ne pas attirer l'attention des gardes. « Crois moi. » Il ne demande pas, cette fois. C'est un ordre qu'il ne prend même pas la peine de sous-entendre. Si Kaleb s'en moque, Digby saura qu'il ne fait plus face au même. Il ne sait pas ce qu'il fera. Il essaiera peut-être de l'apprivoiser, de le rencontrer une deuxième fois, de se l'approprier encore, de le hanter. Il essaiera d'être aussi terrifiant que les autres fois, il essaiera et il échouera. Parce que si Kaleb n'est plus le même, cela voudra dire qu'il est devenu ce que Digby redoutait qu'il devienne. Un Kaleb moyennement bien reconstruit, tanguant quelque peu sur les bords de son esprit, s'accrochant aux restants d'un passé en miette, essayant de tout oublier, se construisant un monde qui se veut plus solide. Digby cherche le regard de l'autre Kaleb dans ceux de celui qu'il a sous les yeux. Il serre un peu plus son poignet. « C'est bizarre de se retrouver là, tu trouves pas ? Ça veut dire que le destin veut qu'on existe. Le destin veut me voir exister devant toi. Le destin veut te voir exister juste là. Impressionnant, n'est-ce pas ? Ce que le destin est capable de faire. »
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MessageSujet: Re: Présence d'un autre temps (Digby)   Sam 10 Juin - 10:38

Présence d'un autre temps
Digby & Kaleb


Tout sonnait faux et pourtant il n'avait rien eu de plus vrai depuis bien longtemps. Un long, trop long moment qui lui avait permis d'être bien, sereinement. Autant qu'il puisse l'être. Ce qui n'avait jamais été particulièrement très serein. Comment voulez-vous qu'il le soit? Kaleb passait son temps à regarder au dessus de son épaule, à être sûr qu'il doit bien seul. Jamais il n'avait semblé aussi peu sûr de son état de solitude. Parce que maintenant il ne l'était pas. Et qu'il ne le sera plus pendant un très long moment. La présence de Digby il ne l'avait jamais oublié. Il l'avait les nuits, les cauchemars et parfois il l'avait pendant les jours. Parce que D ne quittait jamais son esprit. Il ne le quittera plus jamais. C'était le morceau de trop pour Kaleb. Il le voyait, le sentait, ne pouvait fuir ici et maintenant. Parce qu'il n'y avait plus rien à fuir. On ne peut fuir une réalité lorsque l'on vous l'a met sous les yeux. « Mais si j'ai changé. Mais si... dis pas ça. » Kaleb secoue la tête. Non.non.non.non.non.non. Il ne peut pas encore être le même. Il ne peut pas avoir garder le même état d'esprit. Parce que s'il est le même ça veut dire que Digby il a gagné. Gagné cette guerre qu'ils avaient eu. La bataille de l'enfance qui s'était mise en place tôt, très tôt, trop tôt. Lorsqu'il était incapable de décider, incapable d'être. Pas de choix, pas d'idées libres, est-ce qu'il n'avait pas non plus été aussi libre que possible? Est-ce que ce n'était pas le même homme qui l'avait mis dans une telle situation qui lui avait montré la vérité, cette vérité qui en dérange plus d'un. « Tu m'as tout pris D. Tout... Laisse moi au moins croire que je suis différent. » Laisse moi espérer, libérer, déployé. Laisse moi croire, vivre, penser. Laisser moi m'envoyer pour ne pas tomber. C'est plus triste qu'il n'y parait, moins serein, moins calme. Le monde est moins sympathique. Moins beau. Il n'a pas partout l'aspect d'un parc d'attraction ou d'une autoroute. Tout n'est pas simple et tout n'est pas beau.

La poigne qui le saisit le fait grimacer, pas par la douleur, même s'il aurait pu crier, attirer l'attention des gardes, il ne le fait pas. Parce que la poigne équivaut à tout. Le maintien de la réalité. Encore un autre contact qui le prouve. Qui indique la présence du Digby. Ici et maintenant. Parce que la grippe n'est que, lui. La vérité. La bonne. « Je te crois. » Parce qu'il ne peux pas faire autre chose, parce qu'il ne peut réfuter le fait lorsqu'il est juste devant lui. Parce que l'homme est là, pareil à une ombre du passé, mais une ombre en consistance, une ombre présente. Parce qu'en fait... Parce qu'en fait quoi? Parce qu'en fait il n'appartient pas au passé. Vu qu'il se tient là. Ça veut dire qu'il est là. Qu'il existe dans le moment. « Je sais que tu es là. » C'est la vérité. La simple et unique vérité que l'on ne peut pas réfuter. Oh il ne peut pas réfuter ce simple fait non? Voilà. Voilà que Digby gagne encore cette bataille. La bataille de la vérité. Mais, ça ne vaux pas la guerre et Kaleb relève les yeux vers lui, prêt à soutenir ça.
« Qu'est-ce qu'il se passe si je te dis que je ne crois pas au destin? » Mais la main qui enserre la sienne le calme légèrement. « Impressionnant c'est... nan. C'est triste. C'est totalement triste Digby. On était fait pour se retrouver d'accord. Et alors? Et après? On ne vaux rien. L'un comme l'autre. » Impétueux.
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