AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Nous avons besoin de psychologues et de médecins.
D'ailleurs, pensez à nos scénarios, ils sont très attendus ! ♥
Merci de jeter un coup d'œil aux pathologies du forum.

Partagez | 
 

 Amy & Edward - This truth drives me into madness

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
PILULES AVALÉES : 217
MIROIR : Natalie Dormer
IDENTITÉ : La chieuse
CRÉDITS : class whore stuff
A DÉBARQUÉ LE : 04/03/2017

SITUATION : Célibataire mais amoureuse
EST ÂGÉ DE : 30 ans
avatar

MessageSujet: Amy & Edward - This truth drives me into madness   Dim 12 Mar - 1:44


This truth drives me into madness
EXORDIUM.
L’eau chaude ruisselle sur mon corps. Quel bonheur. Enfin un peu de calme dans cet environnement de brute et de cris. J’avais emmené avec moi mon bout de verre pour me scarifier sous la douche. Je m’ennuie tellement, me mutiler pour moi est synonyme d’orgasme. D’ailleurs, ça fait bien longtemps que je n’ai pas eu d’orgasme sexuel. La chaleur féminine contre mon corps, la douceur de la femme et la jouissance que me procure l’acte charnel me manque. Il faut bien que je me fasse plaisir autrement.
Depuis mon arrivée à Ostrov, mes bras étaient recouverts de cicatrices, sans parler de mes cuisses. En journée, j'essaye tant bien que mal de les cacher mais sous la douche je suis vulnérable. Déjà que je ne supporte pas qu’un homme me parle, mais là, qu’un homme m’observe quand je suis nue me rend très nerveuse. Le fait que ce soit un garde, donc un employé, me rend d’autant plus aigris. Me cacher du garde relève de l’impossible. Sauf si je me mets dos à lui et que j’attrape ma serviette le plus vite possible.
Perdue dans mes pensées, j’en oublie que je suis sous la douche et me met face au garde. Lui me surveille de très près, car il a eu des échos de sa hiérarchie sur mon cas. En voyant mes bras recouverts de cicatrices, il rentre dans la douche, m’empoigne et m’ordonne de mettre mes vêtements. Je ne pus retenir un coup de poing et lui hurle de me lâcher tout de suite. Je m’empresse de m’habiller, mais mouillée ce n’est pas simple. Le garde a eu le temps de se relever et m’attrape de nouveau par le bras. “Toi, tu as gagné ta journée, direction l’isoloir” me balance-t-il.

Nous sortons des douches et nous nous retrouvons dans le couloir. Plusieurs femmes sont postées devant leur porte après avoir entendu le garde crier. “Quoi ?! Vous en voulez une vous aussi” m'emportais-je. Le garde ordonne aux femmes de retourner dans leur chambres et me regarde sévèrement “Et toi ferme la”. À ces mots, je n’avais qu’une seule envie, lui démolir la tête. Pour m’avoir vu nue, pour m’avoir touché, et pour m’avoir parlé. Rien que d’y penser je commence à serrer mon poing, plantant mes ongles dans ma paume. Je ne supporte pas ne serait-ce que regarder ou parler à un homme. Ces êtres si répugnants. Je sais que je les mets tous dans la même case. Mais avec ce que j’ai vécu enfant, je ne suis pas prête de pardonner à un homme un jour. Lui pardonner de naître homme… C’est con, mais c’est ainsi.

Voyant que nous nous rapprochons un peu plus de l’isoloir, je me met à crier, et à gesticuler dans tous les sens dans l’espoir que le garde relâche son emprise. Mais rien n’y fait. Après la droite que je lui ai mis toute à l’heure c’était logique qu’il ne se fasse pas avoir deux fois.
Je me souviens alors que j’avais pris le bout de verre avec moi, je m’en sert pour lui griffer la main, lui arrachant un cri de douleur. Par réflexe, il me lâche et je pus m’enfuir en courant.
Me voyant me sauver, il se met à ma poursuite, hurlant de m'arrêter. Je dédale comme une furie dans les couloirs, quand je sentie une main m’agripper le bras et me tirer avec violence en sa direction.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PILULES AVALÉES : 322
MIROIR : Chris Wood
IDENTITÉ : Kay
CRÉDITS : Lempika. sur Bazzart
A DÉBARQUÉ LE : 11/09/2016

SITUATION : Coeur pris... mais il ne battra bientôt plus
EST ÂGÉ DE : Vingt-sept ans
avatar

MessageSujet: Re: Amy & Edward - This truth drives me into madness   Mar 28 Mar - 15:33

This truth drives me into madness.
Edward & Amy

Lentement, ma tête balance au rythme de l'horloge accrochée au mur, que je fixe d'un regard vide. Tic, toc, tic, toc. Une jambe étendue, une autre entourée de mes bras près de mon corps, mon attitude a quelque chose d'effrayant. C'est le but. Donner du fil à retordre aux psychologues, c'est un de mes principaux buts dans la vie. Ça l'est devenu, tout du moins. Pour une fois, je n'ouvre pas la grande gueule que j'ai l'habitude d'ouvrir. Au contraire, je ne dis plus un mot. J'ai l'air comme...  drogué. Je le suis un peu, probablement. Avec tous les médicaments qu'ils nous forcent à avaler, on ne peut qu'être dans les vapes. Je me sens mal. L'ennui me tue à petits feux. Ça fait des jours que je n'ai plus vu Lexie, ni même Calypso. Je n'aime pas Calypso, mais ça me plaît de tout faire pour qu'elle pète les plombs. Lexie non plus, je ne l'aime pas. Ou en tout cas c'est ce que je pensais. En fait je l'aime à en crever. Littéralement. Je lève les yeux au ciel à mes propres pensées. Ces médicaments me montent à la tête.

Un garde arrive, se posté à côté de moi. Je ne prends pas la peine de poser mon regard sur lui, préférant fixer les aiguilles de l'horloge. Je me concentre pour pouvoir lire l'heure, mais je n'y arrive pas. Mon cerveau ne coopère pas. « Debout, Dawkins. » Sa voix est sèche, autoritaire. Je ne réagis pas. Trois heures cinquante-cinq. « Dawkins, tu m'écoutes ? Debout ! » Lentement, je tourne la tête vers lui et lui adresse un sourire diabolique en coin. Il paraît surpris, il n'a pas l'air d'être là depuis longtemps. Un garde habitué ne se laisserait pas impressionner aussi facilement. « Quoi ? Pourquoi tu me regardes comme ça ? » Je l'ai déstabilisé. Je rive à nouveau mon regard sur l'horloge, me désintéressant totalement du garde, et ce dernier semble ne plus savoir où se mettre. Il se racle la gorge, cherche ses mots, puis s'en va sans rien dire. Je souris fièrement, avant de me lever et de me mettre à déambuler dans les couloirs. La recherche de quelque chose à faire, c'est notre plus grand passe-temps, ici. La recherche d'une âme à torturer, d'un suicidaire à pousser à bout. La recherche est souvent longue, parfois infructueuse, mais on n'a que ça à faire, après tout.

Alors que je me trouve dans un nouveau couloir, totalement identique au précédent,  j'entends des cris. Une femme. Un homme, aussi. Alors que je m'apprête à aller voir ce qu'il se passe, une furie s'engage dans mon couloir,  totalement affolée, et un garde la suit de relativement près. La voilà, mon occupation du jour. Dans un sourire amusé, je me cache derrière un mur, attendant patiemment qu'elle arrive à ma hauteur. J'en profite alors pour lui attraper le bras, sans la moindre douceur, et je l'attire vers moi plutôt violemment. Je lui prends la main et me mets à courir, longeant les couloirs à une vitesse effroyable. Je sais parfaitement où je vais. Il y a un placard qu’ils ne prennent jamais la peine de fermer, parce qu’il n’y a rien de dangereux à l’intérieur. C’est vers ce placard que je me dirige. Je connais cet endroit comme ma poche, même si ça ne fait pas si longtemps que ça que je suis là. Essoufflé, je pousse la porte du placard et attire la jeune femme à l’intérieur, tout en profitant du moment pour la serrer contre moi un peu plus que nécessaire. Je referme la porte d’un claquement sec, puis pose enfin mon regard sur la blonde. « Salut! Je m’appelle Edward », je lui lance sur un ton enjoué, tout en la détaillant un peu plus. Elle est jolie, c’est indéniable. « Ils te trouveront pas, ici. Qu’est-ce que tu fuis ? » J’ai l’air étonnamment sympa, c’est vrai. Mais ce serait complètement stupide d’effrayer ma seule occupation du jour, alors je me tiens à carreaux, gentiment. Dix sur dix pour la stratégie, Edward Dawkins.

Made by Neon Demon
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PILULES AVALÉES : 217
MIROIR : Natalie Dormer
IDENTITÉ : La chieuse
CRÉDITS : class whore stuff
A DÉBARQUÉ LE : 04/03/2017

SITUATION : Célibataire mais amoureuse
EST ÂGÉ DE : 30 ans
avatar

MessageSujet: Re: Amy & Edward - This truth drives me into madness   Ven 31 Mar - 17:36


This truth drives me into madness
EXORDIUM.
Je cours le plus vite possible pour échapper à ce foutu garde. S’il m’attrape, je vais finir à l’isoloir, c’est sûr. Hors de question que j’y mette les pieds. Il est vrai que j’aime être seule dans ma chambre, mais de là à me retrouver dans le noir complet et sans plus aucun bruit. Il y a de quoi devenir fou. Je continue de courir, m'efforçant d’aller encore plus vite afin de semer le garde. Tout à coup, une main m’attrape le bras et m’emporte violemment vers la gauche. J’ai à peine le temps de voir la personne qui vient de m’agripper, qu’elle m’empoigne et me force à courir de plus belle. Je n’ai jamais fait d’endurance de ma vie, à l’école le peu de fois où j’y allais, je prenais grand soin de rater les cours de sport. Courir. C’est quoi ce mot. J’ai d’ailleurs plus la sensation qu’il me traîne. Oui, il ! Car c’est un homme qui vient de me sauver la vie. Enfin sauvé la vie… Il m’a juste empêché de finir à l’isoloir.
Il court et circule dans les couloirs avec une telle aisance que je suppose qu’il sait où il va. Je vois une porte au loin, je n’ai pas la moindre idée de ce qu’il peut y avoir derrière, mais c’est notre seule solution pour échapper au garde. Je regarde par-dessus mon épaule et aperçois le garde. Il nous cherche, il hésite entre deux directions, mais à travers les patients que nous croisons ci et là, il nous voit et se remet à notre poursuite.
L’homme devant moi pousse brutalement la porte du placard et me serre contre lui. La porte se referme aussitôt derrière moi. Mon premier réflexe est de me dégager de lui. Pour qui il se prend celui-la. Parce que nous sommes dans un endroit sombre et restreint il doit me serrer contre lui. Et puis quoi encore. Il vient peut-être de me tirer d’affaire avec ce garde, mais il croit tout de même pas que je vais me mettre à genoux et lui faire une gâterie. Rien que d’y penser, j’ai le poing serré, prêt à lui balancer au visage.
“Salut ! Je m’appelle Edward” me dit-il. “Oui c’est bien ça me fait une belle jambe tien !”, voilà ce que je voulais lui répondre. Mais je ne pouvais pas, pas après ce qu’il venait de faire. Malgré qu’il soit un homme, malgré qu’il m’ait attrapé comme si j’étais un morceau de viande, je ne pouvais pas lui faire ça. Pas à lui, pas maintenant. Ça m’énerve de devoir le reconnaître, mais faut bien que ma haine envers les hommes se calme un peu quand même. Pour combien de temps ? Finalement cet asile a peut-être du bon.
“Moi c’est Amy !” lui répondais-je, sur un ton froid et distant. Je recule d’un pas, de toute façon je ne peux pas aller bien loin dans ce minuscule placard. Je veux bien être sociable,  mais pas trop d’un coup. Je l’observe un peu plus. Il est brun, bien plus grand que moi et un peu plus jeune que moi, peut-être de 5 ans mais pas plus.
“ Ils te trouveront pas, ici. Qu’est-ce que tu fuis ?”. Je réfléchis un court instant à sa question. J’ai envie de lui crier tout ce que j’ai sur le cœur, tout ce que je pense des hommes depuis des années, pour ne pas dire depuis toujours. Et tout ce que je ressens depuis notre rencontre et notre arrivée dans ce placard sombre.
Ce que je fuis ? Je fuis un homme que j’ai cogné puis entaillé parce qu’il est simplement un homme qui de par son poste, à voulu voler mon bout de verre, mon seul jouet, ma seule distraction dans ce fichu hôpital. Qui a été obligé de me parler et qui surtout m'a bien maté pendant que je prenais ma douche. Voilà ce que je fuis. Je fuis mon passé qui refait surface à tout instant, à chaque croisement de regard avec un homme, je fuis ma colère envers ces saletés d’hommes, qui sont tous les mêmes. Répugnants, arrogants et pervers. Même toi ! Oui toi ! Toi qui m’as aidé à me sortir de cette situation délicate, où je méritais amplement l’isoloir. Toi qui m’as déshabillé du regard et qui t’es frotté à moi. Toi qui pourtant a l’air si gentil, mais qui agît comme tout ces putain hommes.
Mais aucun mot ne sort de ma bouche. Je ne peux lui dire tout cela. Pourquoi ? Je ne sais pas. Trop de questions se bousculent dans ma tête. Pour la première fois de ma vie, un homme est sympa avec moi. Je ne peux pas le tuer, pas comme ça, pas pour ça. Il ne le mérite pas.
“Je fuis un garde pervers que j’ai entaillé avec mon bout de verre” lui dis-je d’un ton sarcastique.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PILULES AVALÉES : 322
MIROIR : Chris Wood
IDENTITÉ : Kay
CRÉDITS : Lempika. sur Bazzart
A DÉBARQUÉ LE : 11/09/2016

SITUATION : Coeur pris... mais il ne battra bientôt plus
EST ÂGÉ DE : Vingt-sept ans
avatar

MessageSujet: Re: Amy & Edward - This truth drives me into madness   Jeu 20 Avr - 22:47

This truth drives me into madness.
Edward & Amy

Amy. Le ton froid qu’elle prend me surprend, mais il m’arrache un sourire amusé en même temps. Une femme avec du caractère, j’aime ça. Au moins elle se mettra pas à pleurer dès que je commencerai à la taquiner un peu, contrairement à la plupart des jolies dames dans cet hôpital. Lorsqu’elle recule d’un pas, je la lâche sans broncher, bien conscient qu’elle ne sera pas des plus faciles à manipuler. « Pfiou, quelle froideur ! » je lance, un sourire chiant aux lèvres. « On se croirait au pôle Nord. » Je soupire et secoue la tête, d’un air faussement déçu. « C’est pas une façon de traiter son sauveur, voyons, Amy. » Bon…va falloir que je me calme, sinon mon jouet risque de s’enfuir plus rapidement que prévu, quitte à se faire rattraper par le garde qui la poursuivait. Et ça, je n’en ai pas la moindre envie.

Lorsqu’elle s’éloigne un peu de moi, je croise les bras en m’adossant au mur, les yeux rivés sur elle. Elle ne répond pas tout de suite lorsque je lui pose la question de savoir ce qu’elle fuyait, elle semble réfléchir. C’est une question toute simple, pourtant. Sauf si elle fait partie de ces gens qui ne savent plus ce qu’ils font, et ça ne m’étonnerait même pas, tiens. Finalement, elle reprend la parole, et sa réponse me fait pouffer de rire de façon incontrôlable. Je lève les yeux au ciel en riant et en secouant la tête, exaspéré. « C’est pas vrai… Je les attire, c’est pas possible autrement. » C’est tellement ironique. Je prends le temps de me reprendre, respirant un bon coup pour effacer la moindre trace de mon fou rire. « Excuse-moi. C’est juste que… Bah, c’est à la mode les bouts de verre, on dirait. » Je secoue la tête à nouveau, essayant tant bien que mal de retrouver un air sérieux. Je pense à Lexie, évidemment. S’il y en a bien une qui tient à son putain de bout de verre, c’est elle. Et là j’ai sa copie conforme en face de moi, peut-être en moins tarée quand même. C’est pas déplaisant, au final. Les gens barrés, c'est ceux que je préfère, et la relation malsaine que j’entretiens avec Lexie me fait me sentir plus vivant que jamais. Je m’amuse bien, ici, il faut bien l’avouer. C’est chiant de tourner en rond dans le même bâtiment pendant de longs mois, mais en prison c’était tellement pire. La même routine du matin au soir, des criminels des plus banals, de la nourriture dégueulasse. On s'emmerdait comme des rats morts. Alors que là… là, c’est tellement différent. « Toi aussi tu vas m’arracher les yeux si je te pique ton précieux objet ? » je lui demande, un sourire en coin collé aux lèvres. Oh, je me souviens bien de la réaction de Lexie le jour où je lui avais volé la seule chose qui lui permettait d’illuminer un tant soit peu sa journée. Je pourrais d’ailleurs faire exactement la même chose avec Amy si l’occasion se présente… c'est plutôt tentant.

Je soupire et me laisse glisser le long du mur pour m’asseoir par terre, sans trop savoir pourquoi. Je replie un genou près de mon corps et pose mon bras dessus, nonchalamment. « T’as pas pensé à prendre un jeu de cartes, par hasard ? » Pourquoi je reste avec elle ? Aucune idée. Peut-être parce qu’elle est un peu comme Lexie. Et à partir de ce moment-là, ça ne peut qu’être drôle, non ?

Made by Neon Demon
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PILULES AVALÉES : 217
MIROIR : Natalie Dormer
IDENTITÉ : La chieuse
CRÉDITS : class whore stuff
A DÉBARQUÉ LE : 04/03/2017

SITUATION : Célibataire mais amoureuse
EST ÂGÉ DE : 30 ans
avatar

MessageSujet: Re: Amy & Edward - This truth drives me into madness   Mar 20 Juin - 18:58


This truth drives me into madness
EXORDIUM.
Il m’a tout l’air d’être un grand blagueur cet Edward. Malgré ses deux petites vannes, je reste impassible. Je suis froide oui c’est sûr. Mais ce n’est pas dans mes habitudes de faire amis, amis, avec les patients de cet hôpital et encore moins avec un homme. Mais Edward me paraît bien différent des autres. Il n’a pas la même façon de m’aborder. Il cache peut-être bien son jeu, mais pour le moment, il me fait bonne impression. Et quelque part il me fait penser à moi et mon répondant.
« C’est pas une façon de traiter son sauveur, voyons, Amy. »
En effet, je ne suis pas très aimable avec lui alors qu’il vient quand même de me sauver des griffes de ce garde pervers. Mais je ne peux m’empêcher d’être sur mes gardes quand il s’agit d’un homme. De plus, nous sommes quand même dans un placard confiné. Qu’il ne s’attende pas à ce que je le sert dans mes bras pour le remercier. Un simple merci fera l’affaire. “Merci Edward. Je ne pense pas que j’aurais pu lui échapper sans ton aide.” Aller, je lui gonfle un peu les chevilles au passage et tout le monde sera content. Il a l’air tenace tout de même. Bien qu’il ne soit pas de mauvaise compagnie, il est beaucoup trop sûr de lui à mon goût. Je vais devoir le faire redescendre de son petit nuage.
Quand il me pose la question concernant ma fuite, je mets un moment à lui répondre. Mais je lui trouve une réponse beaucoup plus simple et très bien résumé. Visiblement, ma réponse le fait éclater de rire. Je ne vois pas ce qu’il y a de drôle à fuir un garde énervé à cause d’un simple bout de verre.
Bon ok, à dire vrai c’est assez bizarre comme situation, surtout dans un asile. Mais je ne sais pas quelle situation est la plus “drôle” : le fait de fuir un garde pervers à cause d’une stupide entaille à la main ou se retrouver enfermé dans un placard avec un autre homme. Qui celui-ci me paraît plus gentil que tout les autres hommes que j’ai connus ou rencontrés dans ma vie, mais qui m’a tout l’air d’être un sacré psychopathe.

« C’est pas vrai… Je les attire, c’est pas possible autrement. »  « Excuse-moi. C’est juste que… Bah, c’est à la mode les bouts de verre, on dirait. »

De qui parle-t-il ? À mon tour de poser les questions. Il veut en savoir beaucoup trop à mon sujet et je n’aime pas trop ça. “Contente que ça te fasse rire. Mais tu parles de qui au juste ?” Mon ton reste toujours aussi ferme et froid. La défense est la meilleure attaque. Si je peux en savoir plus sur le personnage qui vient de me sauver, ça sera tout de même plus simple pour moi de savoir à qui j’ai vraiment à faire. Je sais me défendre et encore plus contre les hommes, là n’est pas le problème. C’est juste qu’il m’a l’air bien taré celui-là. J'enchaîne en lui posant une autre question.
“Et de quel mode tu me parles ? C’est vrai que dans un hôpital de ce genre, c’est facile et évident de collectionner d’autres objets qu’un bout de verre. C’est pas comme si un couteau de cuisine était facile à cacher.”
Je finis ma phrase en levant les yeux au ciel, je reste toujours aussi ferme, mais avec une petite touche d’ironie. J’ai comme l’impression que cette rencontre inopinée ne va pas être de tout repos. Deux patients enfermés dans un minuscule placard. Lui je ne sais pas de quoi il est capable, mais moi je me définirais simplement comme une femme qui aime la baston. Enfin, si l’on en vient aux mains, je ne pense pas gagné, il est tout de même costaud ce Edward.
Le Toi aussi, me laisse perplexe. Il parle belle est bien de quelqu’un. Voilà la deuxième fois qu’il fait référence à une personne. Parle-t-il d’une femme du passé, une femme rencontrée ici ou peut-être bien d’un homme après tout. Il est plutôt beau gosse et je ne l’imagine pas sucer des sucettes. Je pencherai plus pour une femme. Ensuite, une femme rencontré dans cet hôpital me paraît plus plausible. Il y a que des patientes folles pour se promener avec un bout de verre, surtout si cette dernière est comme moi. C’est-à-dire qu’elle aime se mutiler. Je pense que je suis dans le vrai, mais pour le moment rien n’est confirmable. Allez, je me lance dans une question beaucoup plus personnelle. “Toi aussi ? Serait-il possible qu’une jolie femme soit à l’origine de toutes ces comparaisons ? Pour en parler autant en si peu de temps, cela ne peut être qu’une fille, n’est-ce pas ?”Je termine ma phrase avec un sourire mesquin aux lèvres .
Répondre à une question par une question, c’est bien, mais répondre à une question par trois réponses, c’est encore mieux. J’aimerais le déstabiliser un peu. Il est serein, mais plus pour longtemps.
Je le vois s'asseoir le long du mur et cela me donne envie de faire la même chose. Si l’on doit discuter ici pendant encore quelques heures. Autant s'asseoir un peu. Bien que l’idée de rester debout pour le dominer me traverse l’esprit. Mais après cette course dans les couloirs, mes jambes commencent à ne plus pouvoir me supporter. Je prends place sur le mur en face de lui et m’assieds à mon tour. Le simple fait de pouvoir étendre mes jambes me laisse échapper un soupir de soulagement. J’appuie ma tête contre le mur et je le regarde fixement. Si l’on m’avait dit qu’un jour je serais enfermé dans un placard avec un homme, qui de plus vient de m’aider à fuir l’isoloir, et bien je ne l’aurais tout simplement jamais cru.
« T’as pas pensé à prendre un jeu de cartes, par hasard ? »

Sa question me fait partir dans un fou rire. Un jeu de cartes ? Comme si j’avais prévu tout ça.
Oui bien sur que j’ai un jeu de cartes. Tu veux pas 100 balles et un Mars non plus ?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PILULES AVALÉES : 322
MIROIR : Chris Wood
IDENTITÉ : Kay
CRÉDITS : Lempika. sur Bazzart
A DÉBARQUÉ LE : 11/09/2016

SITUATION : Coeur pris... mais il ne battra bientôt plus
EST ÂGÉ DE : Vingt-sept ans
avatar

MessageSujet: Re: Amy & Edward - This truth drives me into madness   Mar 4 Juil - 17:34

This truth drives me into madness.
Edward & Amy

De qui je parle ? Oh, si elle savait. Juste de la patiente la plus folle de l'hôpital. Vu l'air hostile qu'elle prend face à moi alors que je viens de la sauver des griffes de cet horrible garde qu’elle fuyait, elle risque de ne pas apprécier de faire la rencontre de Lexie Jenkins. Parce que oui, si elle est aussi froide envers moi, c'est simplement pour se protéger. Être méfiant, c'est la moindre des choses à Ostrov Island. Un seul faux pas, une seule distraction… le danger est partout, et la naïveté est probablement le défaut le plus terrible qu'on peut avoir ici. Je ne réponds pas à sa question, préférant garder le mystère sur le nom de la jolie demoiselle qui hante mon esprit depuis bien trop longtemps. Elle enchaîne en me demandant de quelle mode je parle, et son ironie me fait sourire. « Un couteau de cuisine, non… un crayon pointu, si », je lui réponds en lui adressant un clin d'œil sans discrétion. Si je peux l'aider à mieux se faire du mal, pourquoi pas. Une nouvelle mort dans l'hôpital ne ferait que briser cette routine insupportable, et peut-être même qu'une enquête s'ensuivrait… Passionnant. Surtout que pour le moment, je ne tiens pas le moins du monde à cette blonde, mais ça pourrait changer. Son air défiant me plaît.

Une nouvelle fois, j'ai le malheur d'évoquer Lexie, et je me rends compte que j'ai l'air d'un adolescent amoureux qui ne prononce qu'un seul nom à longueur de journée. En même temps, il n'y a qu'avec elle que je passe réellement du bon temps, sans que ce ne soit joué dans le but d'incarner le patient pour qui tout va à merveille. Amy ne manque pas de me faire la remarque, sans passer par quatre chemins. Je souris en coin, mon regard rivé sur son visage. « Quoi, t'es jalouse ? », je lui réponds en haussant un sourcil, l'air amusé. « Tu pensais que je ne jouais aux sauveurs qu'avec toi ? C'est tellement mignon… tu crois encore au Père Noël, aussi ? », j'ajoute d'une voix mielleuse pour la provoquer. L'ironie me va comme un gant, à ce qui paraît, et c'est tellement bon d'en abuser. Puis mon sourire disparaît peu à peu pour laisser place à un léger sourire en coin, malicieux. « Plus sérieusement… oui. Bien vu. Par contre, j'ai pas envie de te dire son nom… Elle n'aime pas que les hommes, si tu vois ce que je veux dire… », j'ajoute en levant les yeux au ciel. « Et comme t'es loin d'être moche, elle risque de craquer pour tes beaux yeux. Et ça… », je m’interromps, soupire, puis termine : « Ça me ferait chier. Tu comprends ? »

Je ne sais pas pourquoi je lui raconte tout ça. Après tout, je lui dévoile une de mes seules faiblesses, à savoir les sentiments que j'ai pour Lexie Jenkins, et ça peut être dangereux pour moi. Mais ça sort comme ça, et j'ai envie de gagner la confiance d’Amy, quelque part. Dans quel but, je ne sais pas encore. Soit pour tirer un certain avantage de cette… amitié - même si je dois encore trouver lequel - soit pour réellement me trouver une nouvelle alliée. N'avoir que des ennemis ici, c'est du suicide. Et puis j'aime son répondant, alors pourquoi pas… Alors que je m'assois contre le mur, je vois Amy faire la même chose et ça me fait sourire en coin. Au moins elle ne se méfie plus autant de moi, c'est un bon début. Lorsque je lui demande si elle n'a pas un jeu de cartes sur elle, elle me répond d'une voix empreinte d'ironie que non, ce qui m'arrache un sourire amusé. Si je veux pas cent balles et un Mars ? « A la base, non. Mais si tu as, je veux bien », je réponds simplement, le regard posé sur son visage. « Du coup… on peut se regarder dans le blanc des yeux en silence pendant une heure, ou alors tu arrêtes de me regarder de travers et on pourra discuter comme deux personnes normales et civilisées. » Je m’interromps, fais mine de réfléchir, puis ajoute « Enfin… pour la normalité on repassera, hein. D'ailleurs à ce propos, t'as fait quoi pour atterrir sur l'île ? Qu’on rigole un peu… » Oui parce qu'elle a l'air tout à fait saine à première vue, mais si ça se trouve elle se mettra à s'arracher les cheveux en gueulant à la mort dans deux minutes. La folie est plus normale que la normalité, ici…  c'est tellement ironique. « Moi j'ai tué des gens », je lui annonce dans un sourire des plus innocents. « A New York. Dans un centre commercial. Et ça a fait du bien. » C'est comme ça.

Plus elle parle et plus je ressens toute la haine qu'elle porte en elle. J'ai envie de savoir pourquoi. Éternelle curiosité… Je me tais donc un moment pour l'observer, la trace d'un sourire collée aux lèvres. Puis je me lève pour aller m'asseoir à côté d'elle, mes jambes effleurant les siennes, dans l'espoir de la provoquer ne serait-ce qu'un peu. « Je comprends qu'on puisse me détester une fois qu'on me connaît», je commence, sans passer par quatre chemins. « Mais toi, tu me détestes sans me connaître. Pourquoi ? »

Made by Neon Demon
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PILULES AVALÉES : 217
MIROIR : Natalie Dormer
IDENTITÉ : La chieuse
CRÉDITS : class whore stuff
A DÉBARQUÉ LE : 04/03/2017

SITUATION : Célibataire mais amoureuse
EST ÂGÉ DE : 30 ans
avatar

MessageSujet: Re: Amy & Edward - This truth drives me into madness   Ven 7 Juil - 1:10


This truth drives me into madness
EXORDIUM.
Ce placard n’est pas si petit que ça finalement. J’ai suffisamment de place pour étendre mes jambes. Cette course m’a tuée. Après avoir lâché ma phrase, je continue de le fixer. Je m’étonne à penser qu’il est tout de même charmant et pas si méchant. Je préfère malgré tout rester méfiante avec lui. J’estime que j’ai déjà fait beaucoup d’effort sur moi-même. L’envie de le tuer m’a bien effleuré l’esprit, mais je ne le ferais pas. Pourquoi ? Je ne sais pas. J’aimerais en savoir plus sur lui certainement.
Edward répond à ma phrase ironique et m’arrache un sourire. J’aime son humour, là-dessus, je trouve que nous avons un point en commun. L’humour est le meilleur moyen de faire passer des vérités en douceur, ou bien simplement de lâcher prise. L’envie de changer mon fusil d’épaule concernant les hommes me traverse l’esprit. Si cet asile me permet au moins de changer ma façon de penser sur eux, c’est déjà un point positif. Je n’aurais jamais cru être capable de changer comme ça aussi facilement.
“Jalouse. Moi ? Laisse-moi rire”. Et je pars dans un fou rire. Si seulement il savait. Oui, jalouse quand je suis follement amoureuse. D’ailleurs, la pauvre Lexie en a fait les frais dernièrement. Mais je ne serai certainement pas jalouse envers un homme. D’autant plus que lui je ne le connais pas. Il s’emballe et part dans un monologue. Il m’affirme qu’il y a bien une fille dans ses pensées mais qu’il ne souhaite pas en parler. C’est plutôt intéressant à savoir. Si je veux le déstabiliser, je pense avoir trouvé son point faible. Il ne laisse certes rien paraître, mais l’affection qu’il éprouve pour celle-ci en dit long.
“Oui je comprends. Mais maintenant que je connais ta faiblesse, laisse-moi te dire que j’en abuserais”, et je lui lâche un beau et grand sourire. “Et merci pour le compliment mais je ne peux te le retourner. Les hommes c’est pas mon truc, si tu vois ce que je veux dire…”.
Edward est déstabilisant. Sa fierté est telle, qu’il ne laisse rien paraître. Mais j’ai moi-même une grosse fierté, lui dire ou ne serait-ce que lui montrer qu’il me fait perdre la raison, m’énerverais.
Heureusement pour moi, il n’a pas l’air de vouloir me tuer pour le moment. Son sourire mesquin ne laisse présager rien de bon, mais je m’efforce de ne pas y prêter attention. J’aimerais vraiment qu’il m’aide à me sortir de ces terribles cauchemars. Mon enfance est trop douloureuse pour moi. Et faut croire qu’il a lu dans mes pensées.

« Du coup… on peut se regarder dans le blanc des yeux en silence pendant une heure, ou alors tu arrêtes de me regarder de travers et on pourra discuter comme deux personnes normales et civilisées. ». « Enfin… pour la normalité on repassera, hein. D'ailleurs à ce propos, t'as fait quoi pour atterrir sur l'île ? Qu’on rigole un peu… »

Ce qu’il ne comprend pas, c’est que je suis normale. Je suis moi-même tout simplement. Les événements de mon enfance m’ont rendu comme ça. Méfiante auprès des hommes et encore plus lorsqu’il s’agit d’un inconnu dans un asile de fous. Rien ne peut me laisser croire qu’il faut que je sois “normale”. D’ailleurs, je ne sais pas ce que cela veut dire. Je n’ai jamais vraiment été normale. Et pour cause.
Après sa question, il m’annonce qu’il a tué des gens dans un centre commercial mais le pire n’est pas là. C’est que ça lui a fait du bien de commettre ses meurtres. Il est donc logique que je sois sur mes gardes avec lui finalement.
“Parler civilement n’est pas mon fort. Surtout lorsque je suis enfermé dans un placard avec un homme” lui fais-je sèchement. Je reste froide pour me protéger. Bien que l’envie de le taquiner me démange, je préfère rester méfiante. Je le regarde droit dans les yeux et lui répond.
“Sinon pour répondre à ta question, je suis ici parce que j’ai voulu tuer la psychologue de mon premier hôpital psychiatrique. Ils ont conclu que j’étais vraiment trop folle et me voilà à Ostrov”. Je reste toujours aussi froide et distante, mais ne baisse pas les yeux.
C’est un peu résumé, mais je ne veux pas trop me confier. Si c’est pour lui donner des cartes en main pour plus tard. Le jeu n’en vaut pas la chandelle.
Edward me fixe longuement et je me perds dans son regard empli de compassion. Il a un regard si tendre, c’est étrange. Mais il a toujours ce foutu sourire collé aux lèvres qui me laisse perplexe. Ce sourire fait si sadique. J’ai l’impression qu’il va me tuer d’ici quelques minutes. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il est fou. C’est un meurtrier… Moi aussi pourtant. Mais je n’ai pas tué pour le plaisir contrairement à ce qu’il veut sous-entendre. J’ai tué mes parents parce que c’est à cause d’eux que je n’ai jamais su faire face à mes démons. J’ai tué mon ex, l’amour de ma vie, parce qu’elle a osé me tromper avec un homme. Les hommes qui sont la première cause de mon mal-être. La raison de ce que je suis. Toutes ces personnes ne pouvaient pas vivre éternellement. Je voulais me procurer une certaine délivrance. Tenter de me libérer de ces vieux démons, mais seulement je n’y arrive pas.
Il se lève pour se mettre à côté de moi, frotte sa jambe contre la mienne et m’interroge. Je lui laisse tout juste le temps de finir sa phrase et lui jette ma main au visage. Je me lève brusquement et me place à quelques pas de lui.
“J’ai tué des hommes pour moins que ça. Je te déconseille de recommencer” je lui adresse un regard rempli de haine et de colère.
“Tu veux que je te dise pourquoi je te déteste ? Simplement parce que tu es un homme. Vous êtes tous les mêmes. Des êtres pervers et répugnants. Je les déteste tous.” Mon cœur s’emballe et la haine avec. Je commence à voir rouge et cela annonce généralement rien de bon. Il faut que je me ressaisisse car je ne veux pas lui faire de mal. Mais il dépasse les bornes. “Malheureusement pour toi tu en fais partie. Estime-toi heureux que je ne t’ai pas encore tué…”, je finis ma phrase et me place le plus loin possible de lui. Dans un placard si petit, ce n’est pas chose facile. Je me place contre le mur, debout, et le regarde longuement avant de baisser les yeux. Ça y est je perds mes moyens. Je ne sais pas pour quelles raisons je suis comme ça avec lui. Je ne sais pas pourquoi lui et pas quelqu’un d’autre, mais je me sens plus faible. Il m’a sauvé d’un coup foireux certes, mais je n’aurais jamais cru faire autant d’effort en si peu de temps.
Tout en ayant la tête baissée, je lui adresse une dernière phrase.
“Je suis plus faible avec toi, me demande pas pourquoi. Mais sache que ça me fait littéralement chier. Alors parle-moi plutôt de celle qui fait chavirer ton cœur.”

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PILULES AVALÉES : 322
MIROIR : Chris Wood
IDENTITÉ : Kay
CRÉDITS : Lempika. sur Bazzart
A DÉBARQUÉ LE : 11/09/2016

SITUATION : Coeur pris... mais il ne battra bientôt plus
EST ÂGÉ DE : Vingt-sept ans
avatar

MessageSujet: Re: Amy & Edward - This truth drives me into madness   Mar 1 Aoû - 21:12

This truth drives me into madness.
Edward & Amy

Amy compte abuser de ma faiblesse maintenant que je la lui ai révélée… Je hausse un sourcil et souris, amusé. C’est exactement ce que je ferais moi aussi, et la ressemblance entre elle et moi est plutôt intrigante. Bien sûr, je devrais détester l’idée qu’elle connaisse une de mes faiblesses, mais je ne peux pas m’empêcher de trouver ça drôle. Reste à voir comment elle compte en abuser, parce qu’il y a moyen que je trouve ça beaucoup moins drôle d’un coup… Je n’ai pas le temps de répondre parce qu’elle enchaîne en me disant qu’elle aime les femmes, ce qui me surprend tout autant. “Toi aussi !”, je réponds d’un air faussement ennuyé. “Moi qui pensais avoir mes chances…” Un sourire espiègle m’étire les lèvres alors que je hausse les épaules, indifférent. Tant pis. Je n’avais pas vraiment envisagé de tenter quoi que ce soit avec elle de toute façon, pour le moment mon but est surtout de la taquiner pour voir jusqu’où j’ai le droit de le faire avant qu’elle ne craque.

Je ne me fais pas prier pour demander à Amy ce qu’elle a fait pour en arriver là, et visiblement je n’ai pas encore réussi à faire disparaître sa froideur. C’est plutôt mignon, finalement. Elle est tellement sur la défensive que même moi j’en viens à me demander pourquoi, alors que la vie des gens m’importe peu en général. Sa réponse à ma question me fait sourire de plus belle et me fait même légèrement rire, parce qu’elle a dit ça de façon tellement neutre que c’en était magique. Elle a voulu tuer sa psy… Visiblement, elle n’a pas réussi, et ça c’est la seule chose qui me déçoit un peu dans cette affaire. “Voulu ?”, je réponds donc, mon regard toujours rivé sur elle, presque charmeur. “T’as raté ton coup ? Je te pensais plus douée que ça, Amy…” Bien sûr que je la provoque, et ça la fera probablement tiquer. Mais c’est exactement le but, ne l’oublions pas… Tuer un psy, c’est clairement quelque chose qui se trouve en tête de ma propre bucket list. Et comme je ne sortirai probablement jamais d’ici, ma situation ne pourrait pas être pire, pas vrai ? Autant profiter de mon séjour ici… L’idée me fait sourire intérieurement, et presque automatiquement, je me mets à énumérer la liste des psychologues d’Ostrov dans ma tête. Calypso… Nirina… Isak. Faut-il vraiment choisir ? Ca me paraît encore plus impossible que le simple fait de les tuer tous.

Je sors de mes pensées pour aller m’asseoir à côté de la blonde, effleurant sa jambe de la mienne par la même occasion. Sa réaction ne se fait pas attendre et soudainement, ma joue se met à horriblement me brûler et je porte ma main à celle-ci pour apaiser la douleur. “Hé, calme tes nerfs !” je lance, les sourcils froncés, énervé. Elle se lève et je la suis du regard en soupirant, agacé. Je l’ai probablement mérité, mais ça reste humiliant. Malgré tout, j’aime le fait qu’elle ne montre aucune peur et qu’elle ose me remettre à ma place, parce qu’il y en a si peu qui le font. Puis, enfin, elle m’explique pourquoi elle éprouve tant de haine envers moi. Elle a peur des hommes. Parce que oui, même si elle ne me l’a pas dit de cette façon, la source de cette haine ne peut être que la peur. Vous êtes tous les mêmes…Oh, il ne faut pas généraliser. S’il y a bien une chose que je n’ai pas faite, c’est violer une femme. Je les respecte. Du moins… si elles le méritent”, je réponds d’un air étrangement sincère. Oui, j’en ai frappé quelques unes, mais elles n’ont eu que ce qu’elles méritaient, elles l’avaient cherché. Encore une fois, ma rencontre avec Jenkins me vient à l’esprit… Se taper dessus jusqu’à s’embrasser, c’est un peu devenu ma spécialité, entretemps. “J’ai… j’avais des soeurs. Alors je me tiens à carreaux pour elles." Mon regard s’assombrit quelque peu, mais je retrouve rapidement mon air de chieur que j’aime tant arborer.

Amy se poste contre le mur en face de moi, et je ressens son envie de sortir d’ici pour qu’elle puisse encore plus s’éloigner de moi. Mais elle sait aussi qu’elle aura de grandes chances d’être vue si elle sort maintenant, et ce garde qu’elle fuyait, c’était un homme… Quelque chose me dit qu’elle préfère ma compagnie à la sienne, même si je n’arrête pas de la provoquer depuis le début. Sans dire un mot, je pose mon regard sur son visage et la fixe longuement, jusqu’à ce qu’elle baisse les yeux. Un sourire en coin à peine perceptible vient m’étirer les lèvres et je l’écoute avec attention lorsqu’elle prononce encore quelques mots. Elle est plus faible avec moi… Au contraire, je la trouve plus forte parce qu’elle ose me faire face, mais ça, hors de question de le lui avouer. C’est bon à savoir en tout cas, que je lui fais moins peur que les autres. Je pourrais en profiter pour mieux lui planter un couteau dans le dos après avoir joué avec sa confiance, mais quelque chose me pousse à ne pas le faire, sans que je ne sache réellement mettre le doigt dessus. Sa dernière phrase me fait réagir vivement : “Hé, faut pas exagérer non plus. Elle ne fait pas… chavirer mon coeur, comme tu dis”, je réponds, plus pour m’en persuader moi que pour l’en persuader elle. “Mais si tu veux tant savoir… Je crois bien que c’est la patiente la plus folle d’Ostrov.” Je ris doucement en secouant la tête. “La plus dangereuse, aussi, probablement. Elle m’a menacé plusieurs fois de me tuer, mais comme tu peux le voir… je suis toujours là”, j’ajoute d’un air triomphant. “Je vais te faire la peau, Dawkins !”, je continue, imitant sa voix de façon pas du tout crédible, en exagérant bien comme il faut. “Et elle a une de ces droites… Pfiou !” Je souris de plus belle, avant de terminer d’un air malicieux: “Tu veux aussi savoir comment elle embrasse ou ça ira ?

Made by Neon Demon
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PILULES AVALÉES : 217
MIROIR : Natalie Dormer
IDENTITÉ : La chieuse
CRÉDITS : class whore stuff
A DÉBARQUÉ LE : 04/03/2017

SITUATION : Célibataire mais amoureuse
EST ÂGÉ DE : 30 ans
avatar

MessageSujet: Re: Amy & Edward - This truth drives me into madness   Ven 1 Sep - 22:54


This truth drives me into madness
EXORDIUM.
Malgré tout, je ne peux m’empêcher de sourire quand je l’entends dire qu’il pensait avoir ses chances. C’est tellement impossible. Parler avec un homme dans un placard, c’est déjà un gros effort pour moi, il ne faut pas trop m’en demander. Certes, lui n’est pas informé de tous mes problèmes, il n’empêche que l’idée même de copuler ensemble me donne la gerbe.
Depuis que je suis enfermé dans ce placard, dans mon for intérieur, c’est l’ascenseur émotionnel. Il me perturbe, je ressens des choses qui ne sont pas “normales”. Pendant un court instant, je le trouve gentil et attachant et quelques secondes après je veux le tuer, comme tous les hommes que je rencontre. De plus, c’est bien la première fois, que je peux entretenir une conversation avec un homme et que ce dernier me fait rire. Mais le plus frustrant c’est que nous avons un point commun. Sa façon de parler avec ironie et sarcasme.
“J’ai raté à cause de l’abruti de garde qui était à côté de la porte”, lui soufflais-je d’un ton blasé. Il a vu juste, j’ai raté mon coup et ça m’a toujours énervé. “Mais j’étais pas loin, son visage devenait bleu/violet, sa respiration était lente et ses mouvements aussi.” Ma dernière phrase sonne comme quelqu’un qui cherche à se justifier après avoir fait une connerie. Mais je dois plus lui montrer que je ne suis pas faible ou bien que je ne suis pas capable de tuer. J’ai déjà tué et pas des meurtres basiques. Tuer sa mère en prenant sa tête pour un ballon de foot n’est pas courant. Question mort original, je suis assez douée. Suite à la gifle que je lui ai donné, monsieur daigne bien me parler un petit peu plus de sa vie antérieure, ce qui n’est pas pour me déplaire, j’en ai assez de parler de moi. Quand il m’annonce qu’il n’a jamais violé de femme, je pense tout de suite “Encore heureux”. Manquerait plus qu’il m’annonce le contraire dans ce fichu placard. D’une voix plus timide, il m’apprend qu’il a des sœurs, enfin il rectifie sa phrase en disant j’avais. Ce qui m’interpelle de suite. Qu’a-t-il bien pu arriver à ses sœurs ? Sont-elles mortes ? Je réfléchis quelques minutes avant de me lancer, “Tu avais des sœurs ? Que s’est-il passé ?”, mon timbre de voix est plus calme avec un minimum d'empathie. Ce n’est tellement pas mon genre de faire dans l’empathie, mais aux vues de la situation, il faudrait être sans cœur pour ne pas l’être. Sans cœur comme Lexie par exemple. Elle qui n’éprouve rien à mon égard, ni rien pour personne d’ailleurs.
Voilà maintenant qu’il me parle de la mystérieuse femme. Selon lui c’est la patiente la plus dangereuse d’Ostrov, j’aimerais bien voir ça tient. Cette femme risque de me plaire, mais ne voulant me dire son prénom, cela risque d’être compliqué de la rencontrer un jour. Et vu ce qu’il éprouve pour elle, ce serait jouer à un jeu dangereux avec un patient, tout aussi dangereux. Il essaye encore et toujours de me provoquer, mais je crois qu’il n’a pas bien compris que nous étions assez similaires sur ce point. “Savoir comment elle embrasse ne m’intéresse pas, du moins pas encore. Par contre savoir son prénom oui. Je pourrais te dire ce que j’en pense comme ça.” Je termine en lui faisant un clin d’œil forcé et un large sourire. La provocation, j’adore ça. J’aime la manière que nous avons de nous renvoyer la balle et toujours avec provocation. Il faudrait que l’on compte les points, afin de savoir lequel est le meilleur dans ce domaine.
Pendant que nous continuons notre discussion, j’entends des pas dans le couloir. Des pas qui se rapprochent étrangement vers l’entrée du placard. Je regarde Edward avec insistance. Lui n’a pas l’air d’avoir entendu. Je mets mon doigt devant ma bouche pour lui désigner de se taire. Les pas continuent de se rapprocher et s’arrêtent net devant le placard. Je crois bien que nous sommes fichus. Si c’est un garde et qu’on n’arrive pas à s’enfuir, on finira en isolement. Enfin juste Edward, moi j’irais sans doute faire un tour en salle de torture, j’ai quand même blessé un garde. La porte s’ouvre doucement, la lumière du jour laisse percevoir les habits de l’homme dans l'entrebâillement de la porte. D’où je suis posté, j’arrive à distinguer son arme et sa matraque. Un garde. Quand la porte s’ouvre en grand, le garde ne perd pas de temps à nous identifier. Nous voilà bien dans la merde. Remarque, avec tout ça j’ai eu le temps de reprendre mon souffle et de me reposer un peu. Si on doit courir je suis prête. Reste plus qu’à savoir ce que compte faire Edward.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Amy & Edward - This truth drives me into madness   

Revenir en haut Aller en bas
 

Amy & Edward - This truth drives me into madness

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Hidden Truth [ Partenariat ] Fermé
» Number One Contender for the LMDC Unified Tag Team Titles Zac Ericson & Carlito Vs R-Truth & Daniel Bryan
» R-Truth Vs Kane
» Little Jimmy Says...Cherchons des informations avec R-Truth!
» Dolph Ziggler & Tyson Kidd vs R-Truth & Sheamus.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ostrov Island :: A walk in Ostrov Island :: The Murder House-