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 Friends in low places

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A. Niamh O'Callaghan

MessageSujet: Friends in low places   Mer 8 Fév - 11:58



Friends in low places

Avec Edward Dawkins


Cela faisait une semaine que j'étais arrivée à Ostrov. Je n'avais encore vu aucun de mes patients. "Il faut d'abord que vous preniez le temps de vous familiariser avec l'hôpital, Dr O'Callaghan", m'avait dit le directeur après que je lui ai demandé pourquoi je n'avais toujours pas commencé à travailler après quatre jours sur l'île. Selon moi, il voulait surtout savoir si j'avais le cran de rester ici, entourée par des "fous", "dérangés", "psychopathes", comme je les entendais appeler les patients. J'imagine qu'après des années dans cet endroit, on tend à oublier que ce sont avant tout des personnes.

Je n'avais donc toujours pas commencé ce pour quoi j'étais venue. Et très honnêtement, sans travailler, je commençais à me sentir comme une patiente, à errer dans les couloirs de l'hôpital sans but. Ce sentiment m'avait vite saoulée. J'avais donc décidé de m'occuper comme je le pouvais, et sur une île coupée de tout, les possibilités sont limitées. C'est pourquoi j'avais cherché à connaître les gens qui la peuplaient. J'avais déjà rencontré quelques collègues, pour la plupart sympathiques - du moins, aussi sympathique qu'il est possible de l'être lorsqu'on travaille depuis des années dans un hôpital psychiatrique comme celui-ci, mais mon but premier était de parler à des patients. Même s'ils ne m'étaient pas assignés, je voulais me sentir utile en faisant ce que je faisais le mieux : mon travail. Jusqu'à maintenant, j'avais fait la connaissance de deux patientes très différentes - à l'opposé l'une de l'autre, même. Héloïse, calme, censée, que je n'arrivais toujours pas à croire qu'elle était internée ici. Et Lexie, qui était... eh bien, beaucoup moins calme et censée que la première, mais vers qui j'étais indéniablement attirée tant elle me rappelait Matty...

Ce matin-là, c'était encore dans mon objectif de faire des rencontres que je me rendis dans la salle commune. D'après le regard surpris et presque inquiet des gardes à l'entrée de la salle, je compris que ce n'était pas le genre d'endroit où les psys se rendaient souvent. La pièce était grande, et le paraissait encore plus dû au manque de personnes présentes. Seulement trois ou quatre patients étaient assis, chacun à des endroits différents et éloignés les uns des autres. Tous se retournèrent à mon arrivée. Pas forcément la situation la plus confortable dans laquelle je me suis trouvée, mais pas la pire non plus. Je continuai simplement mon avancée, me dirigeant vers la très épurée "bibliothèque" - qui n'avait de bibliothèque que le nom. Je feignis de chercher un livre lorsque je sentis un regard peser sur moi, du genre insistant. Je pris un livre au hasard, quelque chose à propos de la Seconde Guerre Mondiale, et m'assis en essayant d'ignorer ce sentiment. En vain. Je relevais les yeux, mais en regardant chacun des patients présents, je me rendis compte qu'au final, personne ne semblait me regarder. Je repris ma lecture, et eus à nouveau ce sentiment désagréable d'être observée. Cette fois, je décidais que je ne céderais pas et me forçai à me concentrer sur les lignes d'écriture pour faire abstraction de la pression ressentie.


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Edward Dawkins

MessageSujet: Re: Friends in low places   Jeu 16 Fév - 21:02

Friends in low places
Edward & Niamh

Pour la énième fois, mon crayon gris retrace les traits du visage d'une de mes sœurs à toute vitesse. Une partie de son visage, tout du moins, parce que le reste est flou dans mon esprit. Je n'arrive plus à esquisser son regard, ou son expression favorite. Le temps m'a forcé à oublier les détails de mes souvenirs, ne m’en laissant que les grandes lignes. Cette fois, je ne dessine pas qu'un visage, cependant. Par frustration, parce que je n'y arrive pas. Par curiosité aussi, cette curiosité de voir si je me souviens de ses jambes, de ses bras, de ses mains. Avant de me lancer sur mon dessin, j’agrippe une feuille vierge pour y dessiner ses doigts, me concentrant sur l'image que j'en garde dans mon esprit. Elle avait de longs doigts, Mary. Des doigts de pianiste, comme disait ma mère. Ma soeur a fini par réellement découvrir l'instrument, et moi aussi. J'apprenais avec elle, le soir, jusqu'à en faire râler les voisins. On s'en foutait royalement, pourtant. Qu'ils râlent. Nous, on jouait jusqu'à pas d'heure et on adorait ça.

La salle commune est presque vide, j'ai trois ou quatre autres fous pour seule compagnie. Mais il fait calme. Personne ne crie, ne dit des conneries, ne s'arrache les cheveux. C'est des fous calmes, et ça fait du bien, pour une fois. Edward Dawkins a parfois besoin de tranquillité, lui aussi. Lentement mais sûrement, mon dessin prend forme. Il représente Mary qui tue son tueur. Je n’ai pas fait de dessin aussi glauque depuis longtemps. Ca devrait fasciner les psychologues, et rien que l'idée de remarquer leur regard inquiet en analysant mon œuvre me fait sourire. Combler cet ennui mortel en dessinant, c'est devenu une habitude depuis plusieurs mois maintenant. C'est ça ou emmerder le monde.

Alors que je détaille un peu plus les visages dans mon dessin, je remarque de l’agitation près de la porte de la salle commune. Je relève le regard, indifférent, mais mon coeur manque un battement au moment où mes yeux se posent sur la personne qui vient d’entrer. Mary ? Je détourne rapidement le regard lorsqu’elle me regarde, affolé. Je blêmis et fixe mon dessin, qui ressemble comme deux gouttes d’eau à cette jeune femme, tellement que c’en est effrayant. Mes mains se mettent doucement à trembler et je pose à nouveau mon regard sur la brune, insistant sans le vouloir. Elle le remarque, lève les yeux vers moi, alors je fais à nouveau semblant de me concentrer sur ma feuille. Je n’ai plus été aussi déstabilisé depuis… depuis quand, déjà ? Un long moment. Un bien trop long moment. Je suis censé faire quoi, maintenant ? Lui demander si elle n’est pas ma soeur décédée depuis des années ? C’est absurde. Par réflexe, je plie la feuille de mon dessin pour éviter qu’elle ne le remarque. Hésitant, je me lève, essayant pourtant de retrouver mon attitude habituelle. Un sourire arrogant, quelque peu moqueur, un air hautain… ça devrait le faire. Je m’approche de la table où elle est assise, détaillant son visage avec attention. C’est elle, ça ne peut être qu’elle.

« Qu’est-ce qui amène une jolie demoiselle comme toi dans un hôpital aussi glauque ? », je lui demande, faussement sûr de moi. Mon coeur bat à cent à l’heure et elle ne devrait pas avoir trop de mal à remarquer que je suis tout sauf dans un état normal. J’ai les mains moites, je ne sais pas où les poser... mais qu’est-ce qui m’arrive ? « Qu’est-ce que tu lis ? », j’ajoute, lui arrachant le livre des mains d’un air qui se veut joueur. Un coup d’oeil à l’ouvrage m’apprend qu’il parle de la Seconde Guerre Mondiale, ce qui me fait sourire en coin. « Glauque jusqu’au bout, dis donc. » Malgré tout, mon sourire s’efface rapidement alors que j’essuie mes mains sur mon pantalon, mal à l’aise. J’ai envie de soupirer. C’est quoi ces conneries, encore...

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A. Niamh O'Callaghan

MessageSujet: Re: Friends in low places   Mer 1 Mar - 16:40


 
Friends in low places

Avec Edward Dawkins


Je lisais et relisais encore la même phrase, voyant les mots défiler sous mes yeux sans que leur signification ne monte jusqu'à mon cerveau. En plus, j'avais ouvert ce livre en plein milieu, et même si j'étais familière avec le sujet, rien n'avait vraiment de sens. Je ne prêtais même pas attention aux photos pourtant choquantes qui illustraient les propos de l'auteur. Il m'était impossible de me défaire de cette impression d'être observée, presque intrusive, comme si quelqu'un était dissimulé derrière une vitre teintée sans que je sache qui.  
 
J’avais pris la décision de refermer l’ouvrage et me lever pour quitter cet endroit et cette sensation lugubre quand je sentis du mouvement devant ma table. Je relevais enfin la tête pour me retrouver face à un homme jeune, probablement dans la même tranche d’âge que moi, les cheveux courts bruns un peu en bataille, un début de barbe entourant son sourire en coin. Je vis une étincelle de suffisance dans son regard, qui s’effaça rapidement. Sans se détacher de son sourire narquois, je pouvais voir ses pupilles s’agiter frénétiquement alors qu’il me regardait. Je réalisai alors que le sentiment d’être observée avait disparu, mais pas la gêne que j’avais ressentie. Le jeune homme ne me regardait pas, il scrutait les moindres détails de mon visage.  
 
Lorsqu’il prit enfin la parole, je fus surprise d’entendre un subtil tremblement dans sa voix, qu’il voulait assurée en surface. "Qu’est-ce qui amène une jolie demoiselle comme toi dans un hôpital aussi glauque ?" Je fronçai légèrement le nez. Etant plutôt bonne dans mon travail et particulièrement douée pour cerner les gens rapidement, j’avais déduit qu’il devait d’habitude être le genre de personne sûr de lui, adepte du sarcasme et du mépris des autres, même s’il agissait de manière étrange à ce moment même. Je me demandai pourquoi il avait engagé la conversation avec moi et quel pouvait bien être son intérêt dans mes affaires. Assez contradictoire, n’est-ce pas, pour une curieuse notoire comme moi de détester être l’objet de la curiosité de quelqu’un d’autre. Je n’étais en général pas une personne peureuse ou méfiante vis-à-vis des autres, mais je ne savais jamais vraiment à quoi m’attendre à Ostrov, surtout quand je ne savais pas si j’avais à faire à un collègue ou à un patient.  
 
Je restais immobile sur ma chaise, ne répondant volontairement pas à sa question et continuant d’observer mon interlocuteur qui ne s’était pas présenté et commençait ostensiblement à ne pas savoir quoi faire de sa peau. Ou de ses mains, plus précisément. Soudainement, il m’arracha le livre des mains en me demandant ce que je lisais. La brusquerie de son geste me fit sursauter et je voulus protester en ouvrant la bouche, mais il fut plus rapide. "Glauque jusqu’au bout, dis donc." lança-t-il, souriant à nouveau d’un air moqueur pendant quelques secondes, avant de perdre son sourire et laisser apparaître une pointe d’inquiétude sur son visage. Ne sachant visiblement de nouveau pas quoi faire de ses mains, il les essuya sur son pantalon. Malgré moi et les doutes qui s’étaient installés dans mon esprit, je ne pus m’empêcher de sourire doucement. Quoi que cela soit, quelque chose le troublait et faisait trembler la façade qu’il semblait arborer habituellement. Je trouvais passionnant de pouvoir voir la vraie nature des gens, ce que cachait leur confiance, leur sourire. Mon entourage m’avait toujours dit que j’avais tendance à voir le meilleur chez les gens, et je n’avais jamais compris pourquoi ils persistaient à voir cela comme un défaut. Pour moi, au contraire, c’était comme offrir une deuxième chance, une main tendue à toutes les personnes incomprises par le reste de la société. Et même si cela n’avait pas toujours été positif, je ne pouvais pas me résigner à ce pessimisme ambiant et le rejet des autres.
 
Essayant de dissimuler mon rictus, je me penchai pour reprendre le livre des mains du voleur et le refermai avant de le poser sur le côté de la table. Je le regardai, puis regardai la chaise en face de moi, haussant les sourcils en me tournant à nouveau vers lui. "Tu comptes t’asseoir ou tu es juste venu me déranger ?" Je souris franchement cette fois. Ca y est, j’avais rechuté, j’étais indéniablement intriguée par le personnage que je venais de rencontrer. Mille questions traversaient mon esprit, mais je savais qu’il fallait que je sois prudente avec mes mots. S’il était effectivement un patient, comme mon instinct me le soufflait, je ne voulais pas le faire fuir avec le stéréotype de la psychiatre qui sait mieux que tout le monde. Je m’appuyai contre le dossier de ma chaise et croisai les bras. "La jolie demoiselle est une jolie docteure dans cet hôpital, figure toi." Je levai le menton dans sa direction. "Et toi, qu’est-ce que tu fais ici ? A part déranger les médecins pendant leur temps libre, je veux dire…" Je ne pus à nouveau pas retenir un petit sourire en coin. "J’espère que tu n’es pas un collaborateur… Je déteste les médecins narcissiques avec un trop plein de confiance en eux, ce sont les pires. Les patients, au moins, on peut mettre ça sur le dos de leur condition…" Je savais que c’était risqué d’user de sarcasme de cette manière avec cette personne que je ne connaissais pas et donc je ne pouvais pas prévoir la réaction. Mais quelque chose me disait que cela plairait à mon interlocuteur. Et puis, j’avais toujours été particulièrement portée sur ce genre d’humour, et ce serait une bonne chose de trouver quelqu’un qui le comprenne.


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MessageSujet: Re: Friends in low places   Dim 19 Mar - 22:13

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Edward & Niamh

La jeune femme reste silencieuse, et son silence me rend nerveux. Encore plus nerveux que je ne l’étais déjà, du moins. Elle sourit, de son sourire si troublant, sans répondre à mes questions. Ca m’étonnerait qu’on la range dans la catégorie ‘patients’, parce qu’elle n’en a pas l’attitude. Elle est calme, normale, attentive. Attentive, oui, parce que malgré son silence, je vois qu’elle m’écoute. Je ne sors que des conneries, des paroles destinées à la faire parler à son tour. Mais à cet instant précis, je m’en tape de savoir si oui ou non ce que je dis est intéressant. J’ai juste envie d’entendre sa voix, pour voir si elle a la même que Mary. Avant de dire quoi que ce soit, elle reprend son livre et je la laisse faire, bien trop heureux de la voir enfin réagir pour jouer au con. Son regard bascule sur la chaise en face d’elle, puis sur moi, et je lui lance un regard troublé lorsqu’elle m’adresse enfin la parole. Même sa voix ressemble comme deux gouttes d’eau à celle de ma soeur… Ou alors je me fais des illusions. Peut-être que le temps a effacé le son de sa voix et que mon cerveau me joue des tours. Je n’en sais strictement rien, et c’est terriblement énervant. Pourtant, ses paroles me font sourire doucement, et je m’assois docilement sur la chaise en face d’elle.

« Les deux », je lui réponds d’une douceur qui n’est pas dans mes habitudes. Elle est psychiatre, je n’en ai plus le moindre doute. Vu la façon dont elle me demande de m’installer en face d’elle, et puis son attitude… elle ne peut qu’être psychiatre, et ça m’angoisse. J’ai peur qu’elle me prenne pour un fou - ou en tout cas, pour quelqu’un qui passe son temps à raconter n’importe quoi. Parce que fou, je le suis déjà, et j’en suis bien conscient. Mais je sais ce que je dis. Elle ressemble à ma soeur, et ça, ce n’est pas une illusion. Sans oser poser mon regard sur elle, je me déplace nerveusement sur ma chaise, à la recherche de la meilleure position. C’est incroyable comme ça rend dingue de réfléchir à la bonne attitude à adopter. « Y’a rien d’autre à faire que d’emmerder les gens, ici, de toute façon… » j’ajoute dans un sourire peu convaincant.

Elle confirme ma pensée en me disant qu’elle est docteur dans cet hôpital, et je souris faiblement. Génial. J’ai horreur des psys et de leurs enchaînements de questions, alors je prie pour qu’elle évite de m’en poser. Pourtant, la première chose qu’elle fait c’est me demander ce que je fais là. Elle ajoute quelques paroles pleines de sarcasme, qui m’arrachent un sourire en coin. Je croise les bras, adoptant l’attitude la plus nonchalante possible. « Leur condition ? » Je soupire en secouant la tête. « Vous avez le droit de dire qu’on est tarés, hein. On le sait. » Je pose mon regard clair sur elle, détaillant ses traits un par un. « Ce que je fais ici… Passer le temps comme je peux. Ils m’ont enfermé parce que j’ai fait des bêtises », j’ajoute, d’un air presque enfantin. En réalité, je ne sais plus ou me mettre. Mais l’humour et l’ironie ça passe toujours, non ? J’agrippe son livre et me mets à le feuilleter sans me concentrer sur quoi que ce soit, c’est juste un moyen de me donner une contenance. « Vous vous appelez comment ? » je lui demande, sans réussir à contenir ma curiosité. Je m’attends presque à ce qu’elle me réponde Mary Dawkins. C’est totalement con, je sais. Mais une toute petite part de moi rêve encore de retrouver ma grande soeur, celle qui m’a bercé tant de fois il y a si longtemps. Je réalise ensuite que je ne me suis pas présenté non plus, ce qui n’est pas dans mes habitudes. « Moi c’est Edward, au fait. » Je referme livre d’une main et le cale contre mon torse, l’entourant de mes bras comme si je tenais un ours en peluche. Un geste du passé…

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Dernière édition par Edward Dawkins le Ven 9 Juin - 22:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Friends in low places   Ven 9 Juin - 14:21


 
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Il était indéniable que le jeune homme en face de moi était aussi mal à l’aise que j’étais curieuse. Il essayait tant bien que mal de le cacher, et j’imaginai qu’il y parvenait d’habitude plutôt bien, mais il se laissait avoir par de nombreux signes trompeurs. Tout son corps agité, ses coups d’œil furtifs dans ma direction, sa voix assurée en début de phrase qui se brisait sur certains mots,… Même sans être psy et, disons, entraînée pour ce genre d’observations, n’importe qui en serait arrivé à la même conclusion. Ce qui m’intriguait était la raison pour laquelle il agissait de cette manière. Qu’est-ce qui pouvait bien avoir fragilisé sa façade de sarcasme et de je-m’en-foutisme ?

Le contraste entre nos deux attitudes est flagrant. Si je n’étais pas à l’aise après mon arrivée dans la salle, sentant son regard peser sur moi et ne sachant pas ensuite à qui j’avais à faire, le voir dans cet état, stressé et penaud, avait balayé toute l’inquiétude que j’avais pu ressentir. Le masque presque tombé, il était en position de faiblesse, et nous le savions tous les deux. Une situation qui ne lui plaisait pas, c’était certain, mais je ne pouvais m’empêcher de penser que c’était parce qu’il se sentait en confiance. Avec moi. Pourquoi, comment, je n’en avais aucune idée et je comptais bien le découvrir, à terme, mais pour le moment, je ne voulais pas le faire fuir.

Alors que je pris enfin la parole, je le vis esquisser un petit sourire. Pas un sourire en coin, moqueur ou méprisant comme il avait pu le faire dans les quelques minutes précédentes, mais un sourire amusé et sincère. Il finit par prendre place face à moi, et le fait d’être assis de l’aide pas à se poser. Toujours aussi agité, il me surprit à nouveau, par la douceur de sa voix cette fois. A nouveau, je ne détectais plus de sarcasme ou de mépris dans sa voix, et il sonnait presque… triste alors qu’il me disait qu’il n’y avait rien d’autre à faire qu’emmerder les gens à Ostrov. Mon sarcasme le fait sourire, et il essaie à nouveau de retrouver son masque de nonchalance. "Leur condition ? Vous avez le droit de dire qu’on est tarés, hein. On le sait." Je fronçai le nez. Merde. Pour ce qui était de continuer à le mettre en confiance, ça commençait bien. "Vous n’êtes pas « tarés »." Je mimais des guillemets avec mes doigts. "La plupart des patients qui se trouvent ici - si ce n’est tous, ont vécu des choses atroces dans leurs vies, et leur esprit a tenté tant bien que mal de s’en sortir. D’autres sont juste… nés comme ça, j’imagine. Ils ne l’ont pas choisi, ils n’ont rien demandé à personne…" Mon esprit s’égara quelques secondes alors que je pensais à Matty en prononçant ces mots, mais je reportais rapidement mon attention sur mon interlocuteur qui m’avoua à moitié la raison de sa présence dans l’hôpital. Son ton est enfantin, et il se veut ironique, mais il peine toujours à être à l’aise. Il saisit à nouveau mon livre pour s’occuper les mains, et le feuillète à la va-vite. "Vous vous appelez comment ?" La soudaineté de sa question me surprit. Le fait que pour une fois, ce ne soit pas moi qui pose cette question, aussi. Il s’empressa de se présenter, comme pour répondre à sa propre question et ne pas laisser entendre qu’il accordait tant d’importance que cela à ma réponse. Le fait qu’il m’ait demandé de me présenter avant qu’il le fasse lui-même, cependant, en disait beaucoup. Je lui souris et tendis la main. "Enchantée, Edward. Moi c’est Niamh. Et ce n’est pas parce que je suis psy que tu dois me vouvoyer d’un coup." Je souris en coin après cette dernière phrase. Lorsqu’il m’avait interrompue dans ma lecture, il m’avait tutoyé pour marquer son détachement, mais j’avais remarqué qu’il avait décidé de me vouvoyer après avoir appris ce que je faisais. Je n’aimais pas ça, cela installait une distance entre nous. Et je détestais qu’on me vouvoie en général. Je m’efforçai de ne pas sourire lorsque je surpris Edward serrer le livre contre lui, comme pour chercher du réconfort dans ce geste, comme un enfant. Je repris la parole pour faire distraction. "Je suis arrivée il y a une semaine seulement, je ne connais pas trop Ostrov… Des conseils pour survivre ?"  Je souris et posai mon coude sur la table, la tête dans la paume de ma main, prête à écouter.


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