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 Help me help you, and I might help myself in the process

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A. Niamh O'Callaghan

MessageSujet: Help me help you, and I might help myself in the process   Ven 27 Jan - 13:53



Help me help you, and I


might help myself


in the process

Avec Lexie Jenkins


"Un bloc de glace". "Mal aimée, rejetée par ses parents et la société". "Complètement insensible à la moindre émotion". "Pulsions meurtrières". Je ne cessais de tourner et retourner dans ma tête ces fragments de la conversation que j’avais malgré moi surprise ce matin dans la salle de repos des psychiatres, entre deux de mes collègues psychiatres. Ils discutaient de cette patiente, qui visiblement les intriguait et provoquait une certaine incompréhension de sa condition. L’un d’eux, la jeune femme – Nirina, il me semble, semblait même effrayée par la mention même de son nom. Lexie Jenkins. Ce nom ne m’avait pas quittée de toute la journée. Je devais la trouver.

Elle ne me faisait pas peur, à moi. Les phrases, les adjectifs qu’ils avaient utilisé pour la décrire, je ne les connaissais que trop bien. Je les avais assez entendus. "Cela va au-delà de l’indifférence" avais-je entendu murmurer ma mère à mon père, après avoir rencontré Matty pour la première fois, il y a maintenant plus de treize ans. "C’est comme s’il n’avait pas de cœur, pas de sentiments. Et ce regard… Il est terrifiant." Evidemment, je ne prétendais pas comprendre ni connaître cette Lexie en question. Je n’avais connu qu’un seul sociopathe dans ma vie – ce qui est déjà bien suffisant – et chaque histoire est différente. Chacun des patients enfermés sur cette île avaient tous une histoire différente, un raison différente qui avait constitué le facteur déclencheur de leur folie. Personne ne naît fou, j’en étais persuadée. Mais c’était indéniable, elle me le rappelait.

Depuis mon arrivée sur l’île, je n’arrêtais pas d’y penser. Encore plus que d’habitude. Je me demandais s’il se trouvait dans un endroit similaire, je m’inquiétais de savoir comment on le traitait, parfois j’espérais même qu’on lui avait trouvé un bon psy, un traitement, et qu’il allait mieux. Encore une fois, je fus submergée par une vague de culpabilité. Si seulement je n’étais pas partie. Si seulement j’étais revenue plus souvent. Si seulement j’avais insisté pour garder contact. Si seulement je l’avais plus aidé, plus confronté, plus… psychanalysé. Si seulement. Avec des si, on pourrait mettre Rome en bouteille, avait l’habitude de dire ma mère. Il ne servait à rien de s’attarder sur ce que j’aurais pu ou dû faire. J’étais partie. Je n’étais pas revenue aussi souvent qu’il l’eut fallu. Je ne me suis pas assez battue contre mes parents pour leur faire m’avouer où il avait été envoyé. Je ne l’avais pas suffisamment aidé, confronté, psychanalysé. Matty avait fait ce qu’il avait fait, et maintenant il n’y avait plus rien à y faire. Je ne pouvais plus rien y faire.

Mais c’était exactement la raison pour laquelle j’étais devenue psychiatre, et pour laquelle, aujourd’hui, je m’étais mise en tête de trouver cette fameuse Lexie. Je ne prétendais pas pouvoir la guérir ni même l’aider, mais je m’étais fait la promesse de ne pas répéter mes erreurs passées. De ne pas me dire que ça passera. De ne pas abandonner. De ne pas avoir assez essayé. J’avais déjà suffisamment de culpabilité à trimballer. Désormais, je m’étais promis que si un patient était incurable, ça n’aura pas été faute d’avoir essayé.

Il s’avéra que trouver Lexie Jenkins n’était pas si compliqué que ça. J’avais réussi à jeter un coup d’œil à la photo de son dossier qui traînait ouvert sur la table plus tôt dans la matinée. Pour la conscience professionnelle, on repassera Niamh. En entrant dans la cafétéria, la salle était presque vide, et je la reconnu rapidement. Bien sûr, personne n’avait jamais l’air particulièrement heureux, dans cet hôpital, encore moins les patients. Mais Lexie avait le même visage vide de toute expression qui caractérisait Matty. Il y avait également dans son attitude quelque chose qui, manifestement, effrayait les autres personnes présentes. Je ne pus m’empêcher d’esquisser un petit sourire malgré moi.  Elle lui ressemblait définitivement, physiquement également.

Je m’approchais de sa table et hochai la tête à l’infirmière qui l’accompagnait, lui montrant mon badge d’un coup d’œil. Elle haussa les sourcils comme pour me demander si j’étais sûre, et je souris en hochant la tête à nouveau. L’expression sur son visage montrait clairement qu’elle pensait que j’étais folle, mais elle finit par hausser les épaules et s’éloigner prendre un café. "Je peux ?" Sans attendre de réponse de la part de la jeune femme, je m’assis en face d’elle. Je réalisai maintenant que je n’avais aucune idée de comment entamer cette conversation. Eh salut, tu me fais penser à mon meilleur ami sociopathe et meurtrier dont je me sens responsable, comment ça va toi ? Pas super comme phrase d’accroche. Je fronçai légèrement le nez, comme toujours lorsque je doutais, que j’étais énervée ou que je me sentais mal à l’aise. Matty disait que c’était un tic, je fronçai tout le temps le nez, quel que soit mon état d’esprit. "Je suis le docteur O’Callaghan, mais tu peux m’appeler Niamh." Lexie devait avoir le même âge que moi, c’était ridicule qu’elle m’appelle par mon nom. "Je ne suis pas là pour te psychanalyser si c’est ce que tu penses." Et toi, pourquoi tu penses que tu es là ?, me demandai-je. "Ça te dérange si je te tiens compagnie ?" J’imaginai Lexie être le genre de personne à me répondre Oui, mais c’était plus une question rhétorique qu’autre chose, en réalité.


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Lexie Jenkins

MessageSujet: Re: Help me help you, and I might help myself in the process   Jeu 2 Fév - 22:15



❝Help me help you, and I might help myself in the process❞
Niamh & Lexie
Je reprenais à peine mes forces, suite à mon séjour en isolement, que déjà, les médecins voulaient me confronter aux autres patients. J’ignorais si c’était une bonne idée. Ils pensaient sans doutes que m’avoir enfermée dans une cage pendant plusieurs jours m’avait calmé. Mais, étrangement, ça n’a pas eu l’effet escompté. Cette petite expérience m’a simplement renfermé un peu plus dans mon mutisme. Quel est le véritable but de ce putain d’asile… Rendre les fous plus fous encore? Leurs méthodes n’étaient pas particulièrement convaincantes, en tout cas. Personnellement, je m’en foutais. Finir en isolemment, n’allait rien changer pour moi. Mise à part, peut-être m’énerver encore plus.

Coincée avec une infirmière, dans la salle commune, je regardais les autres patients, avec envie. Eux, au moins, on leur foutait la paix. Je n’avais pas besoin d’aide. Ils pensaient que j’étais encore trop faible, après avoir passé quelques jours isolement. Ils pensaient qu’il valait peut-être mieux garder un oeil sur moi. Soi-disant parce que certains patients perdaient complètement la tête, suite à leur enfermement… Sans blague?! Bien sûr, j’avais mérité cet isolement, ça, je ne pouvais pas le nier. Mais c’était inhumain d’enfermer quelqu’un dans un 3 m² insalubre, sans lumière, sans eau ni nourriture, avec pour seule couchette, une paillasse humide et froide. En repensant à ce qui s’était passé, lors de la visite de Nirina, je laissais échapper un soupir, mais malgré moi, un faible sourire malsain se dessina sur mes lèvres. Je ne regrettais absolument pas ce qui était arrivé. Et apparemment, la psychologue avait préféré garder cette histoire secrète, sinon, j’aurais très certainement passé un moment en salle de torture.

Mon regard se reporta sur mes bras, mes coupures, à peine cicatrisées, me démangeaient. J’avais une envie folle de me gratter, de me couper à nouveau, mais l’infirmière qui m’accompagnait avait les yeux rivés sur moi, et surveillait le moindre de mes mouvements. Je prenais mon mal en patience, mais putain, l’idée de lui planter ma fourchette dans l’oeil commençait sérieusement à me démanger aussi… Je n’avais même pas faim, en plus de ça. Voir la nourriture dans mon assiette me dégoûtait. Le fait de devoir manger avec une personne qui me surveillait me coupait l’appétit.

Sans remarquer la personne qui venait d’arriver près de la table, je vis l'infirmière se lever de sa chaise pour s’éloigner. C’est seulement lorsque la jeune femme m’adressa la parole, que je relevais la tête vers elle. Sans même me laisser le temps de répondre quoi que ce soit, cette dernière prit place en face de moi. Sans dire un mot, je prenais le temps de l’observer avec méfiance. Elle paraissait jeune, pour être psychiatre. Mignonne, mais jeune. Tout en posant ma fourchette, je m’adossais à ma chaise, écoutant sagement la jeune femme. Une psy qui n’est pas là pour psychanalyser. Ça m'étonnerait fort qu’elle soit ici pour discuter de la pluie et du beau temps, ou de ce qu’il y avait à manger à la cafétéria ce midi. “Vous êtes nouvelle… non?” Demandais-je, presque en la coupant, alors que je pensais déjà connaître la réponse… Niamh. “Je pense pas que vous soyez venue pour me regarder dans les blanc des yeux… Alors, qu’est-ce que vous voulez?” Pas le temps pour la politesse, même si je pouvais remercier cette jeune femme d’être venue me sauver d’un ennui mortel, je ne m’étais pas vraiment mis en tête de discutailler avec un psy, aujourd’hui.


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Dernière édition par Lexie Jenkins le Mer 3 Mai - 23:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Help me help you, and I might help myself in the process   Jeu 9 Fév - 15:30



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Avec Lexie Jenkins


Je ne savais pas ce qui m'avait pris, à vrai dire. Enfin, si. Je savais que je voulais rencontrer Lexie, apprendre à la connaître, et essayer de l'aider. Pour une raison purement égoïste, certes. Mais après tout, la raison pour laquelle j'avais décidé de devenir psychiatre l'était aussi, purement égoïste. Je voulais me prouver que je pouvais aider ces gens, que parce que j'avais échoué une fois cela ne voulait pas dire que je ne pouvais pas le faire. Dans le cas de Lexie, à cette raison s'ajoutait le fait qu'elle me rappelait mon meilleur ami et que je m'accrochais au moindre souvenir que j'avais de lui. Même si je savais que je ne pourrais pas nouer le même genre de relation avec la jeune, je ne pouvais m'empêcher d'y penser et, malgré moi, d'essayer. Qui a dit que les psychiatres n'avaient pas eux-mêmes leurs propres problèmes et débats intérieurs ?

Lexie leva la tête quand elle entendit le son de ma voix. Elle avait l'air légèrement surprise, probablement parce qu'elle n'avait pas l'habitude qu'on vienne lui parler spontanément, encore moins quand on était un psy. Je n'avais pas attendu son autorisation pour m'asseoir en face d'elle, et je la vis m'examiner avec méfiance. En position de défense sur sa chaise, elle m'adressa enfin la parole. "Vous êtes nouvelle… non?" Je laissai échapper un petit rire et fis la moue. "C'est vraiment si évident que ça ?" J'imaginais que le fait que je sois à peu près du même âge que la jeune femme ne m'aidait pas à me fondre dans le rôle typique du psychiatre. "Je pense pas que vous soyez venue pour me regarder dans les blanc des yeux… Alors, qu’est-ce que vous voulez?" Je ne fus pas vraiment surprise par le ton agressif de sa voix alors qu'elle me posa cette question. Après tout, je venais la déranger alors qu'elle était seule et tranquille, et elle ne me marquait pas comme une personne recherchant généralement la compagnie des autres.

Je restais un moment sans rien dire. Qu'est-ce que je voulais, c'était une très bonne question. Je me voyais mal lui balancer qu'elle me faisait penser à mon meilleur ami sociopathe et pyromane et que du coup je voulais faire amie-amie. La prochaine fois que j'essaie d'entrer en contact volontairement avec un patient, il serait peut-être que je travaille un peu mieux mon approche... Je croisai les jambes sur le côté et posai mes mains sur mes genoux en regardant Lexie. "Comme tu l'as deviné, je suis nouvelle. On ne m'a pas encore assigné de patients, alors je dois t'avouer que je tourne un peu comme un lion en cage, sans rien avoir à faire." Je décidai de dire la vérité, car après tout c'est tout ce que je trouvais à dire. "Je venais simplement chercher quelque chose à manger, mais je t'ai vu avec cette infirmière... Alors que personne d'autre n'est accompagné. Ça a attisé ma curiosité." Bon d'accord, peut-être pas toute la vérité, mais comme je l'ai dit, je ne pouvais décemment pas avouer que j'avais jeté un œil à son dossier pour en savoir plus sur elle. "Alors, qu'est-ce que tu as fait qui te vailles l'honneur d'avoir ta propre infirmière assignée ?" J'avais demandé cela d'un ton calme et neutre. J'espérais que Lexie ne pensait pas que j'essayais de la provoquer, ce qui était la dernière de mes intentions. J'étais simplement authentiquement curieuse d'en savoir plus sur sa personne.


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MessageSujet: Re: Help me help you, and I might help myself in the process   Lun 20 Fév - 11:22



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Niamh & Lexie
Je récupérais ma fourchette et commençais à jouer avec la nourriture dans mon assiette, écoutant sagement les paroles de la jeune femme. Évident, oui. On aurait pu lui coller une étiquette “nouvelle” sur le front, ça n’aurait rien changé. Ce n’était pas difficile à voir. Et puis, ce n’est pas comme si j’avais l’habitude de rencontrer des psychiatres… Les asiles, c’était un peu une seconde maison, pour moi. Combien de bureaux différents avais-je pu visiter, jusqu’à maintenant? Combien de médecins avais-je pu voir? Je connaissais leurs belles paroles par coeur. Leurs phrases philosophiques, vendant toute la beauté de la vie, tout ce que je pouvais rater, en restant enfermée ici, en refusant toute aide et tout effort… Avoir un mari, des enfants, une belle maison… Quel baratin. M’imaginer dans ce cliché me dégoûtait au plus haut point. Pour ça, déjà, il faudrait que je sache ce que c’est, d’aimer. Même simplement apprécier quelqu’un… La haine était mon quotidien. La violence mon rythme de vie. J’imaginais bien chaque personne que je croisais avec un magnifique couteau planté dans la gorge. En quoi était-ce mal, de ne pas apprécier de vivre en communauté? Enfermez-moi dans une maison, loin du monde, et là, je pourrais peut-être envisager de me calmer… Peut-être.

Je pris le temps d’observer la jeune femme un instant. D’apparence, elle semblait douce et bienveillante. Mais ne jamais se fier aux apparences… Je préférais rester sur mes gardes, surtout que je n’avais aucune idée des raisons de sa venue ici. Devais-je vraiment la croire? Croire qu’il n’y avait que sa curiosité qui l’avait poussé à venir s’asseoir sur cette chaise, pour échanger quelques mots avec moi… Elle avait peut-être une autre idée en tête, mais au fond, qu’est-ce que ça pouvait bien me faire?
Sa question me décrocha un sourire. Qu’est-ce que j’avais bien pu faire pour me retrouver escortée par une infirmière? “Bonne question. Ils doivent sans doutes croire que je m’amuse à sauter à la gorge de tout le monde sans raison... et préfèrent me surveiller après mon séjour en isolement.” Fais-je en jetant un regard méprisant en direction de l’infirmière, postée plus loin. Si seulement j’avais pu me retrouver avec Anastasia… Cette situation m’aurait beaucoup moins dérangée. Au contraire, même… “Enfin! S’ils savaient toute la vérité, j’y serais peut-être encore…” Continuais-je d’une voix plus faible, me parlant à moi-même, mais ne quittant pas ce petit sourire en coin, malsain, en repensant au visage de Nirina....

Je me redressais sur ma chaise, faisant face à la jeune psychiatre. “Vous voulez pas m’emmener loin d’ici? Je crois que si je reste cinq minutes de plus au-dessus de cette assiette, je vais vomir.” En vérité, je ne supportais pas cet endroit, beaucoup trop bruyant à mon goût. Et puis, si ça pouvait m’éviter d’être encore coincée avec cette peau de vache d’infirmière, je préférais encore passer un peu de temps avec une psy… Voyant que je commençais à jouer nerveusement avec ma fourchette, - signe annonciateur d’un ras-le-bos, bien souvent accompagné d’un geste irrémissible -, je fis une moue à la jeune femme, la suppliant du regard pour qu’elle accepte, puis me penchais encore plus pour lui murmurer; “Me laissez pas avec cette femme... elle est folle.” À ces paroles, j'affichais un sourire amusé.


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MessageSujet: Re: Help me help you, and I might help myself in the process   Mar 14 Mar - 17:23



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Avec Lexie Jenkins


Je pouvais sentir la méfiance de Lexie envers moi. En réalité, je pouvais sentir la méfiance de Lexie envers le monde entier. A moins que ce ne soit pas de la méfiance mais… du mépris. Oui c’était ça, du mépris. Que ce soit en jouant avec sa nourriture dans son assiette, en souriant en coin à mes paroles ou simplement en regardant autour d’elle, je pouvais dire qu’elle détestait cet endroit. Bien sûr, il n’y avait probablement pas beaucoup de patients – ou de médecins, pour ce qu’il en était – qui appréciaient être enfermés dans un asile et reclus sur une île au milieu de nulle part ; mais la jeune femme en face de moi transpirait la haine – pour le lieu dans lequel elle était retenue et pour les personnes qui l’entouraient. Le tout avec un détachement certain. Comme lorsqu’elle ouvrit la bouche pour me répondre. "Bonne question. Ils doivent sans doute croire que je m’amuse à sauter à la gorge de tout le monde sans raison... et préfèrent me surveiller après mon séjour en isolement. Enfin! S’ils savaient toute la vérité, j’y serais peut-être encore…"

Le mépris laissa place à la satisfaction alors que Lexie prononçait ces derniers mots. Je ne savais pas si elle avait dit cela sur ce ton pour m’effrayer, mais il m’en fallait plus pour susciter une réaction aussi forte. Je n’étais bien sûre pas à l’aise à cent pour cent avec ce que Lexie semblait insinuer, mais j’avais déjà entendu – et vu – bien pire. Je ne savais pas si c’était le fait d’avoir été exposée très tôt à de tels comportements, mais je n’avais jamais vraiment eu peur des patients à qui j’avais été confrontée. Pendant mon internat, nombre d’entre eux m’avaient décrit leur plan de A à Z de comment faire sauter l’hôpital, d’autres de comment ils prévoyaient de me violer, en m’expliquant les moindres détails, et beaucoup prenaient leur pied à me détailler de long en large comment ils avaient assassiné toute leur famille. Ce n’était jamais agréable à entendre, mais au moins ça les faisait parler. Selon moi, tous les moyens d’extérioriser étaient bons et valables, car même s’ils étaient porteurs de violence, ils étaient moins destructeurs pour eux-mêmes lorsqu’ils étaient évacués.

J’étais restée silencieuse pendant tout ce temps, observant simplement Lexie. Soudain, elle se redressa sur sa chaise et me regarda vraiment pour la première fois en plantant ses yeux dans les miens. Sa requête me fit légèrement sourire, et je haussai les sourcils avec amusement alors qu’elle me faisait les yeux doux pour me convaincre. Je n’avais pas peur d’elle, mais je n’étais pas stupide non plus. Elle sortait d’une période d’isolement, ne pouvait même pas manger sans supervision, et avait manifestement agressé quelqu’un pour mériter tout cela. Je croisai les bras, un sourire toujours en coin. "Tu crois vraiment que je vais m’isoler avec toi après tout ce que tu viens de me dire ? Je suis nouvelle, pas idiote." Je posai mes coudes sur la table et me penchai vers Lexie. "Avant que je ne te fasse confiance pour vagabonder avec toi sans surveillance, la moindre des choses serait de me dire ton nom, tu ne crois pas ?" Bien sûr, je n’avais pas besoin qu’elle me dise son nom puisque je le connaissais déjà. Mais elle ne le savait évidemment pas, et je ne voulais certainement pas lui expliquer comment je connaissais déjà son identité. "Suivant ta coopération, on pourra négocier…" Je me redressai en haussant les épaules et me calai contre le dossier de ma chaise. Quelque chose me disait que Lexie apprécierait cette approche joueuse et quelque peu arrogante. J’espérais ne pas me tromper, car elle continuait de jouer de manière nerveuse avec sa fourchette, et je ne tenais pas particulièrement à savoir si elle était bonne au lancer de couvert.

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MessageSujet: Re: Help me help you, and I might help myself in the process   Jeu 23 Mar - 20:31



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Niamh & Lexie
Je bloquais pendant quelques secondes, sans quitter la jeune femme du regard. Inconsciemment, mes mains continuaient de jouer nerveusement avec la fourchette. J’hésitais encore entre la lancer sur la jeune femme, en essayant de viser son oeil, ou bien, au contraire, rentrer dans son petit jeu. Après tout, Niamh était venue d’elle-même me rencontrer. Elle avait l’air de s’intéresser à moi, ou du moins à mon cas. Je ne sais pas trop comment ils appellent ça dans leur jargon de psy… Parce que je n’étais pas stupide, non plus. Elle n’était pas là que pour bavarder avec moi. Elle avait quelque chose en tête. J’ignorai encore ce qu’elle cherchait réellement mais... Pourquoi ne pas en profiter? Pour une fois, dans ma vie, plutôt que de chercher à me faire haïr par un médecin, pourquoi ne pas tenter de gagner sa confiance? Pourquoi ne pas essayer de lui faire croire que j’acceptais son aide? Que je voulais réellement faire des efforts… Elle ne me connaissait pas. Et même si elle devait certainement déjà avoir eu affaire à des cas de manipulation, rien ne m’empêchait de tenter le coup, avec elle. Qu’est-ce que j’avais à y perdre… Il fallait bien s’amuser un peu… Et j’adorais jouer avec les psys....

Après quelques secondes de silence, parce qu’il me fallait tout de même un certain temps de réflexion avant de me décider d’accepter de coopérer, je poussais mon assiette sur le côté, lâchant enfin ma fourchette, pour tendre la main à la jeune femme, en forçant un sourire poli. “Lexie… Jenkins.” Rien d’étonnant qu’elle reste sur ses gardes. Je venais tout de même de lui apprendre que je sortais d'isolement. Bien sûr qu'il paraissait évident qu'on ne peut pas faire confiance à une patiente comme moi. Mais il fallait que je sorte d’ici, et Niamh était la seule personne à pouvoir convaincre l’infirmière de me foutre la paix. Honnêtement, si je passais une heure de plus avec cette femme, j’allais véritablement lui éclater son vieux crâne contre un mur. Son air supérieur et ses remarques à deux balles commençaient sérieusement à m’insupporter, depuis ce matin. Parce que oui, je devais la supporter toute une journée... D’ailleurs, j’étais étonnée d’être restée “sage” aussi longtemps, avec elle.

Puis, je finis par croiser les bras, me laissant retomber au fond de ma chaise, et reprenant un air méprisant, à l’attention de Niamh. “Écoutes, tout ce que je veux c’est me barrer de cette salle. Je supporte pas quand il y a du monde. Pourquoi tu penses tout de suite à mal...” Oui, je venais de la tutoyer. Ça ne m'arrivait que très rarement. Mais après tout, elle semblait avoir le même âge que moi, pour ainsi dire. Et si je voulais m'en faire une “bonne copine” on devait bien commencer par là. J'affichais un faux air boudeur, en détournant mon regard du sien. “C’est typiquement le genre de réponse qui me pousse à faire aucun effort avec vous, les psy...” Évidemment, je tentais de retourner la situation. Mais c’était simplement pour m’amuser un peu. Et elle devait certainement le savoir, puisque je ne pouvais pas m’empêcher d’afficher un faible sourire en coin.

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MessageSujet: Re: Help me help you, and I might help myself in the process   Jeu 8 Juin - 21:46



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Avec Lexie Jenkins


Ma question était manifestement en train de faire son chemin dans la tête de Lexie. Du coin de l'œil, je pouvais voir ses doigts jouer avec sa fourchette. J'identifiais rapidement ce tic comme étant nerveux, et je devinai que c'était probablement un réflexe assez habituel pour la jeune fille. Je voyais ses pupilles trembler frénétiquement alors qu'elle me fixait; je pouvais presque visualiser les différents scénarios qu'elle imaginait pour la suite de notre conversation. J'espérais fortement qu'elle ne choisisse pas l'alternative la plus violente, qui ne m'était pas la plus favorable. A nouveau, je réalisai à quel point j'avais été stupide et inconsciente de me lancer dans une conversation avec l'une des patientes les plus dangereuses de l'hôpital, d'autant plus sans vraie raison valable. Pour autant, je n'arrivais pas à me convaincre de fuir cette situation. Toute personne rationnelle aurait pris ses jambes à son cou bien plus tôt, mais il me paraissait de plus en plus évident que je n'étais définitivement pas une personne rationnelle. Le fait d'avoir un meilleur ami asocial, pyromane et meurtrier et toujours chercher à le retrouver aurait pu me mettre la puce à l'oreille, me direz-vous.

Après ce qui me parut une éternité dans le suspens de ne pas savoir si j’allais sortir de cet échange vivante, Lexie lâcha enfin sa fourchette – à mon grand soulagement, même si je n’en laissais rien paraître. Elle me tendit la main en se présentant officiellement. "Lexie… Jenkins" Elle se força même à esquisser un sourire de politesse, mais elle n’était pas si bonne actrice. Je ne pus retenir un sourire amusé alors que je saisissais sa main tendue et la serrai. "Enchantée, Lexie." J’étais contente de voir que Lexie était rentrée dans mon petit jeu, mais j’étais tout à fait consciente qu’elle jouait également. J’étais la seule échappatoire à son ennuyant déjeuner supervisé. Ce qu’elle n’oublia pas de me rappeler rapidement. "Écoutes, tout ce que je veux c’est me barrer de cette salle. Je supporte pas quand il y a du monde. Pourquoi tu penses tout de suite à mal..." Je fus légèrement surprise de l’entendre me tutoyer pour la première fois depuis le début de notre échange. Probablement une ruse pour me mettre en confiance, et je dois dire que cela fonctionnait, simplement parce que je détestais être vouvoyée. Son attitude hautaine et blasée était bel et bien de retour, mais lorsque qu’elle essaya de feindre une moue boudeuse, je haussai les sourcils en souriant à nouveau face à ses talents d’actrice. " C’est typiquement le genre de réponse qui me pousse à faire aucun effort avec vous, les psy..." Je levai les yeux au ciel avec un rictus alors que je surprenais le sourire en coin de Lexie. Je savais pertinemment qu’elle jouait la carte de la pauvre patiente sans défense, et elle en était tellement loin que cela m’étonnait de la voir ne serait-ce que prétendre être ce genre d’individu. Ce n’était qu’un moyen pour arriver à ses fins, mais c’était tout de même un process intéressant à observer. Je voulais vraiment continuer notre conversation, voir jusqu’où elle pourrait aller dans ce petit jeu. Je n’oubliai pas le facteur de ses pathologies dangereuses, mais ma curiosité prenait encore une fois le pas sur ma raison. Cependant, je ne comptais tout de même pas m’isoler totalement avec une patiente présentant une forte tendance à céder à ses pulsions agressives.
Je croisai les bras sur la table en jetant un œil à l’infirmière chargée de la surveillance de Lexie. Pour la défense de la jeune fille, il s’agissait probablement de l’infirmière la plus hostile d’Ostrov. Cela ne justifiait quand même toujours pas ce que Lexie risquait de lui faire si elle restait dans la même pièce. "Bon, laisse-moi te proposer quelque chose pour essayer de te convaincre que tous les psys ne sont pas des méchants qui se fichent de leurs patients..." Je me levai et me dirigeai vers l’infirmière. Après maintes mises en garde de sa part et balayage de ses remarques de mon côté, elle soupira et quitta la cafétéria alors que je retournai vers Lexie. Je restais debout devant elle, les bras croisés, lui faisait un signe de tête. "Alors, tu viens ? La salle commune est presque vide à cette heure. En tout cas, pas d’infirmière mégère." Mais au moins un garde, au cas où la jeune brune change d’avis et ne soit plus aussi coopérative envers moi. Ce que j’espérais très fort n’arriverait pas.


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MessageSujet: Re: Help me help you, and I might help myself in the process   Mer 26 Juil - 14:39



❝Help me help you, and I might help myself in the process❞
Niamh & Lexie
Ce petit jeu commençait à me plaire. Je voyais bien que Niamh n’était pas entièrement convaincue par mon rôle de “patiente craintive et sans défense”, mais au moins, je l'amusais. Je souriais en secouant faiblement la tête, aux paroles de cette dernière. Me convaincre que les psys ne sont pas méchants… Je n’en doutais pas. Ce n’était pas le terme que j’aurai employé, du moins. Les psys n’étaient pas méchants, comme elle le disait. Ils étaient simplement barbants et provoquaient chez moi un certain sentiment de haine. En quoi était-ce libérateur et rassurant de raconter son passé à un inconnu? Surtout lorsque ce dernier s’entêtait à penser qu’il “sait ce que tu endures”, qu’il “comprend ton mal-être”. Quel ramassis de conneries… Ces phrases censées être réconfortantes avaient plutôt tendance à réveiller mes pulsions meurtrières. Ils ne savaient rien. Absolument rien. Et supporter leur soi-disant empathie m’insupportait plutôt qu’autre chose.

Néanmoins, je laissais la jeune femme se lever sans dire un mot, curieuse de voir ce qu’elle avait l’intention de faire pour me convaincre. Mon regard suivait les déplacements de Niamh, qui se dirigeait vers la vieille infirmière. Elles échangèrent quelques paroles que je n’entendais pas, de ma place. Puis elle revint et se planta devant moi, les bras croisés, tandis que l’infirmière quittait enfin la cafétéria. "Alors, tu viens ? La salle commune est presque vide à cette heure. En tout cas, pas d’infirmière mégère." Malgré moi, un sourire mauvais se dessina sur mes lèvres alors que je haussais un sourcil, agréablement étonnée par sa démarche. "Ok, tu marques un point..." Puis, je me décidais à me lever, pour suivre docilement la jeune psychiatre. Visiblement, elle savait ce qu’elle voulait, et son entêtement commençait à susciter ma curiosité. N’importe quel médecin aurait laissé tomber et serait reparti en me laissant à cette table, coincée avec cette vieille vipère. Et puis, qui en aurait eu quelque chose à faire, sincèrement?

En marche vers la salle commune, je restais volontairement silencieuse. Mais pas pour longtemps… Rester sage ne faisait pas vraiment partie de mes principes. Alors, profitant du manque de surveillance dans le couloir, je m’arrêtais subitement devant la jeune femme. “Bon…” Commençais-je enfin, faisant volte-face pour la regarder dans les yeux. Je venais en même temps poser ma main contre le mur, comme pour lui barrer le passage, la forçant à s’arrêter aussi. “Je suis pas stupide. Les psy ne s’amusent pas à venir me voir pour le plaisir ou juste par curiosité. Même une nouvelle. En temps normal, on m’évite...” mon regard s’assombrit légèrement, et je me penchais pour me rapprocher un peu plus de son visage. “Qu’est-ce que tu veux vraiment, Niamh? Moi aussi, je sais être curieuse, ou méfiante, appelle ça comme tu veux. J’ai pas l’impression que t’aies peur de moi… alors parles. J’vais pas te bouffer…” Un sourire en coin se dessinait sur mes lèvres, malsain, limite pervers, alors que j’observais encore son visage. “Enfin… peut-être pas.” Je n’avais pas l’intention de gâcher mes chances de me rapprocher d’une psychiatre, histoire de m’amuser un peu. Mais je ne voulais pas non plus lui laisser croire qu’elle gagnerait aussi facilement ma confiance. “Tu dégages quelque chose de différent, je saurai pas dire quoi exactement. T’es pas comme les autres psy...” Nos visages à seulement quelques centimètres l’un de l’autre, mon regard transperçait le sien, dévoilant une lueur mauvaise. Je ne cherchais pas nécessairement à la déstabiliser. Ou peut-être un peu, quelque part. Cette femme m’intriguait, et j’étais bien trop curieuse de connaître les raisons de son intérêt pour mon cas, finalement. Ça me donnait l’occasion de rentrer directement dans le vif du sujet. De creuser un peu cette carapace de foutue psy qui lui collait à la peau, et de lui faire croire que j’avais moi-même l’intention de faire tomber mon masque. Pas aussi facilement, du moins. Mais je ne doutais pas de sa curiosité, ni de son obstination. Après tout, elle avait tout de même réussi à convaincre ladite infirmière mégère de nous laisser en tête à tête… Pourquoi? C’était exactement la question que je lui posais. “J’espère que je me trompe pas.” Terminais-je, en gardant un air faussement hostile à son égard.

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MessageSujet: Re: Help me help you, and I might help myself in the process   Jeu 27 Juil - 13:20



Help me help you, and I


might help myself


in the process

Avec Lexie Jenkins


Je ne savais pas vraiment dans quoi je m’étais embarquée, mais je me rendis compte que pour la première fois depuis que j’étais arrivée à Ostrov, je m’amusais. Ce n’était certes pas le summum du divertissement, mais ce petit jeu avec Lexie était plutôt amusant, d’autant plus qu’elle semblait s’être prise au jeu et jouer elle aussi. Mon Dieu, Niamh, tu te rends compte que tu trouves marrant de manipuler et d’être manipulée par la fille probablement la plus cinglée de cet hôpital ? Peut-être qu’au final, tu as autant ta place dans une cellule comme celle de Lexie. Je chassais cette petite voix intérieure qui n’avait certainement pas tort alors que je retournais en direction de la table de Lexie après avoir convaincue son infirmière/gardienne. Je ne pus m’empêcher de sourire légèrement en voyant un rictus se dessiner sur le visage de la jeune femme, visiblement agréablement surprise par mon initiative et mon succès. La tournure malsaine que prenait peu à peu notre conversation aurait normalement dû me faire prendre mes jambes à mon cou, mais je décidai plutôt à ouvrir la marche jusqu’à la salle commune, une Lexie disciplinée me suivant.

J’étais bien évidemment consciente du risque que j’encourais en errant seule avec elle dans les couloirs déserts. Son silence n’aidait pas particulièrement à instaurer un climat de confiance, mais sans vraiment savoir pourquoi, je n’avais pas peur. Même lorsque Lexie me barra brusquement le passage, le bras tendu et la voix profonde, je ne cillais pas. “Bon… Je suis pas stupide. Les psy ne s’amusent pas à venir me voir pour le plaisir ou juste par curiosité. Même une nouvelle. En temps normal, on m’évite...” Son regard planté dans le mien, aucune de nous ne clignait des yeux. Au fur et à mesure de sa tirade, je pouvais voir son regard s’assombrir et un sourire mauvais barrer son visage. Je sentis mon pouls s’accélérer, certainement d’une part parce que je commençais – enfin – à réaliser l’impasse dans laquelle je me trouvais, mais surtout parce que je connaissais cette expression. Je l’avais vue tellement de fois sur un autre visage, mais jamais à mon attention. Je ressentis alors, pour la première fois depuis des années, la gêne que j’avais ressentie le jour où j’avais croisé le regard de Matthew pour la première fois. Pas de peur, mais un profond malaise. J’étais tellement perdue dans mes pensées, dans la vision d’un visage qui mélangeait à la fois celui de Lexie et celui de mon meilleur ami, que j’en avais presque oublié où j’étais et que Lexie me parlait. “Qu’est-ce que tu veux vraiment, Niamh? Moi aussi, je sais être curieuse, ou méfiante, appelle ça comme tu veux. J’ai pas l’impression que t’aies peur de moi… alors parles. J’vais pas te bouffer…” Elle avait raison. Malgré toutes les cellules de mon corps, tous les neurones de mon cerveau qui me criaient d’être effrayée, je n’avais pas peur. Peut-être était-ce parce que j’avais été bien trop habituée à voir ce regard et à sentir ce malaise. Peut-être était-ce parce que je devenais folle moi-même. Je pris une grande inspiration alors que mon interlocutrice rapprochait son visage du mien, ne me parlant plus qu’à quelques centimètres, son regard toujours plus pervers et son sourire toujours plus pernicieux. “Enfin… peut-être pas.” Je n’avais aucun doute que Lexie puisse se découvrir des aspirations cannibales à tout moment. Elle continuait à parler, visiblement déterminée à savoir pourquoi j’étais aussi intéressée par sa personne, mais aussi à en savoir plus sur la mienne. Quelque chose me disait que cela jouait en ma faveur. Que Lexie Jenkins était plutôt du genre à frapper d’abord et à poser des questions ensuite. Cependant, je devais m’assurer que ma réponse lui convienne, sinon je n’aurais très probablement plus l’opportunité de m’expliquer. Plus jamais. “Tu dégages quelque chose de différent, je saurai pas dire quoi exactement. T’es pas comme les autres psy... J’espère que je me trompe pas.” Elle termina avec un air de défi dans son regard. Le moment de vérité était arrivé, et je réfléchissais à quoi lui répondre tout en analysant ce qu’elle venait de dire. Apparemment, je ne me fondais pas vraiment dans la masse des psychiatres et autres médecins ici. J’espérais que cela n’était pas trop évident aux yeux des autres et me fis une note mentale d’y travailler. Enfin, si j’arrivais à me sortir de cette situation vivante.

Après quelques minutes de réflexion, je soupirai et pris mon courage à deux mains. “Tu as raison.” J’avais décidée de jouer la carte de l’honnêteté. De l’honnêteté totale, cette fois. “Tu m’intrigues, Lexie. J’ai entendu beaucoup de choses à ton sujet…” La grenade était amorcée. J’avais révélé qu’au final, elle ne m’était pas si inconnue que ça, et j’espérais qu’elle n’interprète pas cela comme une ruse pour la tromper et décide de me le faire payer. “… et ton profil m’a rappelé quelqu’un que je connais… connaissais.” Je me corrigeai rapidement. Je ne savais même pas si Matty était toujours vivant, alors affirmer qu’il était toujours la personne que j’avais un jour connue… “C’est peut-être pour ça que je ne suis pas comme les autres psy. Je ne connais pas leur histoire, mais dans la mienne, j’ai été confrontée directement à des individus troublés.” Je réalisai que simplement répondre à ses questions, sans lui en donner plus, ne satisferait pas Lexie. Cependant, je ne pouvais pas non plus lui divulguer trop d’informations personnelles, dont elle pourrait potentiellement se servir contre moi. Pas tant que je n’y étais pas fortement contrainte en tout cas. “Je voulais simplement te parler. Je ne cherche pas à te psychanalyser, je ne prétends même pas vouloir t’aider. Juste… juste voir à quel point tu lui ressembles.” Ma gorge était sèche après avoir tant parlé, et aussi parce que pour la première fois depuis le début de notre conversation, j’appréhendais réellement la réaction de Lexie. Je n’avais aucun moyen de me défendre, et il n’y avait personne alentour. Lexie était plus grande que moi et probablement bien plus forte. Bêtement, je me mis à espérer que Matthew fasse apparition au coin du couloir et me sorte de là. Mais personne n’était là, et lui encore moins.


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MessageSujet: Re: Help me help you, and I might help myself in the process   Hier à 9:32



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Visiblement, j’avais tapé dans le mille. Je savais bien que Niamh cachait quelque chose derrière son image de pseudo sauveuse d’infirmière mégère… Déjà parce que je ne faisais pas confiance, mais aussi parce que je n’arrivais pas à croire qu’une personne était capable de se montrer sympathique sans rien attendre en retour. Je restais figée, continuant de fixer la jeune psychiatre, lorsqu’elle se décida enfin à me répondre. J’écoutais alors sa longue tirade, ne dévoilant aucune réaction. Pour dire la vérité, je ne savais pas vraiment comment réagir à ses paroles. Mais il y a bien une chose que je n’eus aucun mal à comprendre… et la conclusion de cette déclaration n’était certainement pas celle à laquelle Niamh devait s’attendre. Sans rien dire, je baissais finalement la tête, un rictus nerveux sur le visage. “Donc, tu m’as menti… Finalement, t’es pas si différente des autres.” Commençais-je sans m’adresser directement à elle, le regard baissé vers le sol et la voix grave. Puis, je relevais les yeux vers Niamh, la main toujours appuyée contre le mur. Plus aucun sourire. Plus aucune expression. Seulement le silence glacial présent dans le couloir.

La conversation venait de prendre tout son sens. En vérité, tout ce que je retenais de cet échange, c’est que Niamh m’avait menti. Elle prétendait être venue me voir par simple curiosité. Parce qu’elle m’a vu accompagnée par une infirmière, parce qu’elle avait du temps à tuer. Maintenant, je comprenais. Elle s’était renseignée sur mon cas, avant. Tout ce que je comprenais, à cet instant, c’est que la jeune femme m’avait clairement manipulé depuis le début. Je n’étais pas la mieux placée pour le dire, mais ça, elle n’était pas censée le savoir non plus. Cette fois, je préférais jouer la carte de la déception. Pire encore, ce n’était plus vraiment un jeu, pour moi. Alors, sans réfléchir, j’attrapais brutalement la gorge de Niamh, la serrant suffisamment pour la retenir, lui déconseillant fortement de se débattre. “Est-ce que je ressemble suffisamment à ton ami, là? C’est ça ton petit jeu, alors? Quelle différence il y a entre un psychopathe et un sociopathe? Est-ce qu’ils sont aussi fous l’un que l’autre?” Je ne voulais pas vraiment l’étrangler, pour le moment. Je voulais simplement l’empêcher de crier pour ameuter les gardes, juste le temps de lui dire tout ce que je pensais. J’étais prête à me montrer sage avec elle, mais elle venait de tout gâcher. “Je suis pas juste une putain d’étiquette. Je suis pas juste un dossier dans lequel on aurait noté des noms latins pour me différencier ou me comparer aux autres. J’ai un nom. J’ai un passé... Par contre je peux te l’accorder; j’ai pas de coeur...” Continuais-je en serrant inconsciemment mes doigts sur sa gorge pour appuyer mes paroles, guidée par la colère qui s’emparait de moi à mesure que je parlais.

Ma réaction était peut-être démesurée, mais s’il y avait bien une chose que je ne supportais pas, c’était de me faire manipuler de cette façon. Ma mâchoire se serra, et mon regard était plus que sincère, cette fois. Je ne jouais plus la patiente faussement menaçante, juste pour m’amuser avec elle. J’étais moi-même. “Si t’as entendu beaucoup de choses à mon sujet, tu dois te douter de ce que je serai capable de te faire, là? Qu’est-ce qui m’en empêche, finalement... Vous, rien ne vous empêche de nous mentir à longueur de temps. De nous bourrer de cachets tous les jours. De nous parler comme à des gamins de cinq ans. Ou même de nous prendre pour des abrutis... Fou ne veut pas dire con. J’ai encore toute ma tête contrairement à ce que vous pouvez penser, et je sais reconnaître quand une personne se fout clairement de ma gueule...” Heureusement pour moi, le couloir était désert à cette heure. Si un garde nous surprenait, j’étais bonne pour retourner en isolement… Alors, à contrecoeur, je finissais par lâcher la jeune femme, la repoussant légèrement de moi. “Tous les mêmes.” Crachais-je d’un ton glacial en adressant un dernier regard à la jeune femme, avant de faire volte-face, reprenant mon chemin vers la salle commune. Qu’elle me suive ou non, ça n’avait plus vraiment d’importance. Au moins, je pouvais la remercier pour une chose; je n’étais plus coincée avec cette foutue vieille… Mais il y avait fort à parier qu’on ne me laisserai pas me balader librement dans l’enceinte de l’hôpital bien longtemps.

Au fond de moi, j’étais peut-être déçue, finalement. Déçue de me rendre compte que je n’étais qu’un simple test pour la jeune femme, une simple ressemblance… Son approche m’avait plu. Son sourire avait réussi à m’adoucir, l’espace de quelques minutes. Notre petit jeu commençait à me plaire. Je ne mentais pas, lorsque j’avais avoué qu’elle dégageait quelque chose… Tout ça, je ne voulais pas me l’avouer. Et de toute manière, c’était trop tard, maintenant. Niamh venait de tout gâcher en m’avouant qu’elle m’avait manipulé pour son propre intérêt, comme je m'apprêtais à faire, d’ailleurs… Ou peut-être pas, finalement. Je n’étais plus sûre de rien. Après tout, j’aurais pu finir par vraiment baisser ma garde et me dévoiler enfin à une psy… Maintenant, ce n’était même plus la peine d’y penser. Je regrettais d’avoir fait l’erreur qu’il pouvait exister un médecin honnête.


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