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 A little drop of poison and fire ♖ feat Kaleb

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PILULES AVALÉES : 1366
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Nirina Vespucci

MessageSujet: A little drop of poison and fire ♖ feat Kaleb   Mer 4 Jan - 21:28



A little drop of poison and fire


Kaleb & Nirina
“Même le plus ardent des brasiers peut-être maitrisé, il suffit juste d'avoir un bon extincteur” △
Cet après-midi, Nirina profitait du temps qui lui restait avant son prochain rendez-vous pour mettre de l’ordre dans son bureau. Des formulaires étaient éparpillés sur sa table, les dossiers formaient des piles prêtes à s’écrouler à chaque seconde, cet endroit était devenu un véritable capharnaüm. Enfin, après avoir classifié son dernier papier elle releva la tête pour admirer la beauté d’un bureau bien rangé, un soupir de satisfaction s’échappant de sa bouche devant le travail accompli. Il allait bientôt être l’heure de son prochain rendez-vous avec Kaleb Sharp, son nouveau patient. Elle en profita pour sortir son dossier et le poser sur son bureau afin d’y rajouter des notes au cours de la séance. Elle le relu à nouveau pour se rafraichir la mémoire, elle était toujours autant mal à l’aise devant les troubles figurant sur son dossier. Elle se souvint le frisson d’horreur lorsqu’elle avait dû faire des recherches sur les personnes souffrant d’urophagie. Elle avait lu les premières pages d’un ouvrage qui en traitait, avant de le refermer aussitôt, elle n’avait pas eu la force d’aller jusqu’au bout. Pour ce patient aussi, il allait falloir redoubler d’imagination pour l’aider à s’en sortir.

Faire tous ces efforts de rangement lui avaient donné tellement chaud qu’elle n’avait plus qu’une idée en tête, se rafraichir le visage.  Elle se voyait mal accueillir son patient avec un visage rouge et transpirant comme le sien. Elle regarda l’heure de son horloge et fit une grimace, le temps allait être très court pour atteindre les toilettes du personnel avant de regagner son bureau. Elle sortie de son bureau et apostropha un garde qui passait devant elle.

« Vous pouvez aller me chercher Kaleb Sharp, dites lui de s’installer dans mon bureau sans m’attendre, je ne serais pas longue. » l’informa t-elle tout en refermant la porte sans la verrouiller. Lorsqu’elle atteignit les toilettes, elle ouvrit le robinet, la fraicheur de l’eau sur son visage lui fit un bien fou. Elle s’attarda quelques minutes de plus avant de s’essuyer la figure avec les serviettes en papier mises à disposition. Lorsqu’elle jeta un coup d’œil à sa montre elle étouffa un juron, le temps avait filé plus vite qu’elle ne l’avait pensé et elle était désormais en retard. Elle s’élança précipitamment dans le couloir,  en direction de son bureau. Lorsqu’elle arriva enfin à destination, elle ouvrit précipitamment la porte et aperçut une silhouette sur le siège des patients lui confirmant que Kaleb était déjà là.

« Excusez mon retard Kaleb, comment allez-vous aujour… » Elle ne put finir sa phrase, et pour cause, devant elle se tenait un spectacle des plus singuliers. Les yeux écarquillés, la bouche grande ouverte, Nirina surpris un homme… En train de dévorer littéralement le dossier « Kaleb Sharp » qu’elle avait prit soin de poser sur son bureau pour pouvoir le relire à son retour. Elle s’approcha doucement de son bureau, ses yeux ne quittaient pas Kaleb du regard, elle était comme hypnotisée par ce qu’elle voyait. Enfin, son regard parvint à quitter son patient pour se poser sur son bureau où aurait dû résider son dossier.

« Mince alors. » fut la seule chose qu’elle parvint à articuler. Ses yeux faisaient des aller-retour incessants entre Kaleb et les morceaux de feuilles restantes sur son bureau, il ne restait plus que de maigres entrailles de ce qui avait été autrefois le dossier Kaleb Sharp. En essayant de garder une attitude posée et neutre, elle écarta son fauteuil avant d’y prendre place. Du bout des doigts, elle prit un morceau qui avait survécut à la voracité du patient et le porta à hauteur de ses yeux, avant que ces derniers reviennent fixer Kaleb.

« Je pense qu’à notre prochaine séance je vous prendrais quelque chose à grignoter. Je préfère ça plutôt que courir le risque de voir engloutit la totalité des dossiers qui me restent. » dit-elle en lançant un regard indécis à Kaleb.
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Kaleb Sharp

MessageSujet: Re: A little drop of poison and fire ♖ feat Kaleb   Ven 6 Jan - 15:26



❝A little drop of poison and fire❞
Nirina & Kaleb
Un, deux, trois, quatre, cinq. C'était un rythme constant. Du style qu'on oublie pas. C'est toujours le même. Toujours au même rythme d'après la personne. Toujours la même distance. Pas de bruits à part celui-ci. Parce qu'aujourd'hui on l'avait laissé tranquille. Tourné sur sa couche il n'avait pas voulu se lever. Il n'avait pas voulu affronter le monde réel, sa constance sombre et ses gens misérables. Alors Kaleb s'était juste roulé dans son lit, retourné regarder le mur qui était bien plus distrayant que ce qu'il y avait dans cette salle commune. Alors Kaleb s'était laissé coulé dans son petit monde de rêves, écoutant simplement le rythme constant des pas du dehors. Les pas des gardes dans le couloir. C'est pas grave. Ici on ne le dérangeait pas. Ou du moins pas trop. Il n'y avait que lui, les murs et les pas à l'extérieur. Parfois il y avait bien du bruit, beaucoup de bruit, des cris, des pleurs, des rires et toutes ces émotions qu'il ne ressentait presque plus. Kaleb ne ressentait que l'amusement, la peur et cette sensation si étrange et si douce lorsque l'on plane. Dieu seul sait à quel point c'était la sensation la plus douce qui lui avait été donné de ressentir. Juste lui. Les murs et cette sensation de vide à l'intérieur.

Puis il y avait eu de changement. La boucle était brisée et les pas non-cohérents à ce qu'il avait enregistré. Ça lui avait faut froncer les sourcils. Le changement c'était pas particulièrement nocif mais c'était souvent mauvais signe. Le brun s'était assis sur son lit, avait attrapé les quelques morceaux de tissus qui s'échappaient de sa couette et il les avait nerveusement avalés. Parce que c'était carrément plus agréable que de devoir faire face à la personne qui allait pour se présenter à sa porte. Parce que c'était pour lui. C'était sûr.

« J'espère pour toi que t'as eu l'occasion de prendre une douche hier Sharp! Parce qu'actuellement t'as rendez-vous avec une jolie petite psychologue! » Kaleb grogne, se tourne dans son lit. Il n'a pas envie d'affronter ce petit monde, pas envie d'affronter madame la psy. Parce qu'il ne sait pas ce qu'elle va lui faire. Parce qu'il n'en a jamais vu et qu'il n'a pas vraiment envie de la voir. Mais on l'oblige, il se lève, regarde d'un oeil mauvais le garde qui lui tient le bras. Ce dernier grimace en le poussant en avant. « Merci... Røvhul » Un sourire mauvais passe sur les lèvres de l'homme et il soupire une nouvelle fois. Puis au final, Sharp se retrouve assit sur une chaise, dans une salle seul. L'anxiété commence à monter. La nervosité se lit sur ses traits... Le brun ferme les yeux et respire plusieurs fois. Ça ne marche pas. Toujours ce sentiment d'écrasement. Son regard passe sur le bureau. C'est son dossier. Oh? C'est son dossier... Rapidement il prend le dossier, l'ouvre et roule en boule la première fois pour la mettre dans sa bouche.

C'est agréable. Bizarrement très agréable. L'homme baisse la tête et déchire une nouvelle feuille. Il continue ça pendant quelques instants encore. « Excusez mon retard Kaleb, comment allez-vous aujour… » Sa tête se relève brutalement. Sa bouche est entrouverte, gavée par un papier qui ne rentrait pas. Son regard se porte sur les restes entre ses mains qu'il balance sur le bureau comme si de rien n'était... Ce n'est pas de la honte sur son visage. C'est de l'ennui. L'ennui d'avoir été vu dans une situation de faiblesse. Il supporte le regard de la jeune femme tandis qu'elle retourne à son bureau. Très bien. Bravo Kaleb paye ta première impression envers la femme qui est censée jugé ta capacité à être apte à retourner vivre en société. Génial...

« Je... Heu... » Il se passe maladroitement une main sur l'arrière de la nuque. Non vraiment madame la psychothérapeute c'était pas voulu. C'est jamais voulu ce genre de mouvements... Kaleb baisse la tête pour avaler sa dernière bouchée et la relève indécis. Il ne sait pas qu'elle attitude adopté avec elle. Disons qu'il veut juste retourner dans sa chambre. Faut la jouer franc ou bien faut la jouer tout doux et tout mignon? Approches différentes mais tout de même intéressantes. Le brun se passe la langue sur les lèvres. Bon. Génial, comme on disait un peu avant.

« J'ai... Pas voulu manger le dossier. C'était... C'était la seule chose qui passait sous la main... » Kaleb baissa la tête. «Vu que vous n'avez pas de cendrier ici... » Il lui lance un fin sourire. Voilà qu'elle a de l'humour.
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Nirina Vespucci

MessageSujet: Re: A little drop of poison and fire ♖ feat Kaleb   Lun 9 Jan - 20:21



A little drop of poison and fire


Kaleb & Nirina
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Elle se demandait si le brun regrettait son geste, ou même s’il se rendait compte de ce qu’il faisait,  elle venait enfin d’assister en direct à une personne en pleine crise de Pica et Dieu que c’était impressionnant. Mais il était nécessaire de se reconcentrer, il fallait garder une attitude la plus naturelle possible, faire comme s’il ne s’était rien passé. Non… C’était beaucoup trop gros de faire comme si cela n’était pas arrivé. Il fallait faire comme si ce qui venait de se passer était tout à fait normal, elle ne voulait pas que ce pauvre homme ait l’impression de paraître pour une bête de foire. Elle n’était pas là pour le juger, pour lui dire qu’il venait de faire une chose incorrecte. Il était malade, et donc il avait besoin d’être soigné et Nirina comptait bien l’aider à remonter la pente. Il n’était qu’une âme en plus noyée dans un océan rempli de noirceur et de folie et elle, elle était la bouée de sauvetage qui allait le ramener à la surface.

Elle nota dans un coin de sa tête qu’il allait aussi falloir aborder avec lui la question de son goût un peu trop prononcé pour les flammes. Mais il y avait tellement de points à aborder avec lui qu’elle ne savait plus vraiment par où commencer. La drogue pouvait attendre, le plus important était selon elle, de lui faire passer l’envie de mettre le feu lorsque ça lui chantait. Pour son bien à lui, mais aussi parce qu’elle ne souhaitait pas courir le risque de le voir se procurer une allumette pour réduire en cendre le lieu où elle résidait. Mais il y avait aussi la question du meurtre de cette jeune innocente, sans parler de ses crises de Pica qui risquait de le mettre en danger s’il venait à avaler un objet toxique. Décidemment cette séance s’annonçait compliquée.
« Non non ce n’est pas grave, le secrétariat a sûrement dû en garder une copie. Et vous m’en voyez navré mais vous ne trouverez aucun cendrier ici, il est interdit de fumer à l’intérieur, c’est dans le règlement. »
Règlement dont elle avait l’impression d’être la seule à avoir prit la peine de lire dans son intégralité, à l’inverse d’un psychiatre qui se permettait de faire fit des règles établies en fumant allégrement dans le parc, elle se demandait quelle règle il pouvait bien être en train de briser en ce moment. Ça suffit Nirina, reconcentre toi.

L’heure était déjà bien avancée, elle ne pouvait pas se permettre d’aller au secrétariat pour qu’on lui imprime un nouveau dossier. Elle allait devoir faire avec les moyens du bord. Elle se félicitait d’avoir eu le temps de relire les grosses lignes de son dossier, elle n’aurait pas eu l’air maligne si elle s’était contentée de lui parler de la pluie et du beau temps pour trouver un sujet de discussion et éviter de se regarder dans le blanc des yeux. Le fait de ne plus avoir son dossier en intégralité l’embêtait légèrement, elle se savait pas vraiment par où commencer et même en ayant retenu tous les troubles dont il souffrait, en plus des grosses lignes de sa vie chaotique, elle craignait d’avoir des trous de mémoire.

Machinalement, elle prit une feuille vierge dans son tiroir, le fait d’avoir sur son bureau un support sur lequel écrire, même infime, la rassurait. Elle n’aimait pas particulièrement faire ses séances sans un dossier, ou de quoi prendre des notes, et les quelques feuilles survivantes n’étaient clairement pas suffisantes pour elle. Non, juste parler avec un bureau vide ça n’était… pas professionnel du tout.

En regardant les rares feuilles restantes, l’unes d’elles l’interpella. Il s’agissait de la photocopie de la carte d’identité de son patient. Elle se souvint alors que James était son vrai prénom, et comme une idiote, dans la précipitation, elle l’avait appelé par le prénom synonyme de son malheur. Un prénom qu’il n’aurait jamais dû avoir, un prénom qui résumait à lui seul toute l’horreur qu’un enfant avait pu endurer.
« Euh, » commença t-elle, ne sachant plus quels prénoms employer « vous savez je vous ai appelé Kaleb sans réfléchir mais je pense qu’il vaudrait mieux que je vous appelle par votre vrai prénom, d’accord James ? Parce que c’est le prénom choisit par vos vrais parents. Vous êtes en sécurité ici, vos ravisseurs ne viendront plus vous faire de mal et personne ne pourra vos obliger à vous appeler Kaleb, ça vous va James ? » Dit-elle d’une voix douce. Il était nécessaire qu’il comprenne que Kaleb n’était plus, sa guérison devait passer par la reconstruction de sa véritable identité, pas celle qu’on lui avait inventée.
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Kaleb Sharp

MessageSujet: Re: A little drop of poison and fire ♖ feat Kaleb   Mer 11 Jan - 16:41



❝A little drop of poison and fire❞
Nirina & Kaleb
La nervosité se lisait sur ses traits. Surtout parce qu'il avait foiré son premier rendez-vous par une simple et inévitable crise de Pica. Mais le plus immonde pour lui c'était que les choses étaient incontrôlables. Manger du papier, des feuille, de la terre ou du papier peint ne le dérangeait pas plus que ça lorsque c'est lui qui l'avait décidé, lorsqu'il était surtout en privé, capable seul de se faire du bien, céder à ses pulsions des plus primaires comme l'envie certaine de manger des aliments non-comestibles. Mais il était tout seul. Et c'est là que les choses différaient. Là il n'était pas tout seul. Il ne décidait pas de ce qu'il faisait. C'est son esprit et son corps qui s'accordaient tous les deux sans sa permission. Ils se mettaient tous les deux d'accord pour pousser les choses à bout. L'obliger à manger. L'obliger à céder. Devenir esclave de ses pulsions. Si vous pensez que c'est pousser, ridicule parce que trop... Tss... Soyez victime de quelque chose que vous ne pouvez pas contrôler. Ce n'est pas comme on l'aime.

Le rouge couvrait tout son visage. L'entièreté par de la honte. Kaleb baissa la tête vers ses mains pour les triturer. Elles tremblaient. Bien entendu qu'elles tremblaient. Elle tremblaient en permanence ces temps-ci. Elles tremblaient et Kaleb s'amusait à les triturer en plus. Il paraissait bien naïf là. Enfin... Pas naïf, disons juste qu'il était... Il faisait pitié. Vraiment pitié. On aurait dit un enfant. Un enfant perdu dans son petit monde. Perdu parce qu'on lui avait retiré les simples choses qu'il savait et qu'on l'avait balancé dans la fosse du monde malsain comme ça. Sans armes, simplement une personne à qui s'accrocher, un psy qui était censé aider. Est-ce qu'elle allait le faire? Il doutait. Tout ce qu'il voulait c'était la drogue. « J'espère pour vous... Après ce ne sont que des morceaux de ma Vie hein... Pas grand chose de très utile. C'est juste que des... Lorts ce qu'il y a écrit là dessus... » Kaleb soupire doucement et sourit en remontant son regard. « Il y a certaines personnes que ça ne gêne pas... À l'infirmerie ils en ont... » Urf urf urf. Balance balance le petit Kaleb. Le fait est qu'il l'avait fait sans arrière pensée. Simplement pour faire part de cette étrange envie qu'il avait et qui lui tiraillait le ventre. Parce que les cendriers ont quelque chose. C'est sale, c'est triste mais oui c'est une des seules chose qu'il accepte en ces temps-ci.

Son dossier? La vérité c'était qu'il n'avait pas pu le voir, pas eu le droit de lire ce Qu'on avait écrit sur lui, ce que les mots valaient et comment ils racontaient l'histoire malsaine de sa vie. Peut-être que c'était bien écrit. Sans jugements. Juste les mots sans petits commentaires comme "Tiens, il mange des plantes, ceci est un herbivore" OK. Il y avait peut-être pas écrit ça sur le dossier de Kaleb mais que ça soit ou non c'est toujours comme ça que le brun voit les gens qui rajoutent des commentaires, narcissiques, ironiques ou bien mauvais dans le but d'être cassant... Après, ceci dit, ils n'étaient pas là pour faire ami-ami avec lui. Lui qui en l'occurrence refusait d'avoir un lien positif avec son psy... Ça cachait toujours quelque chose.


Le silence qui s'installa entre eux était particulièrement gêné mais il convenait très bien à Kaleb. Rester ainsi tout le long de la séance ne l'aurait pas dérangé. La seule chose qu'il désirait faire actuellement c'était partir. Vraiment. Partir loin de cette situation remplie de malaise. Partir loin de cette psychothérapeute qui semblait assez sûre d'elle mais totalement démunie face à quoi elle venait d'assister. Et il voulait même partir de cette île. Mais ce n'était que le rêve d'un gamin quoi... « Euh, » Kaleb relève la tête, la penchant légèrement sur le côté pour regarder mademoiselle Vespucci attentivement.
Ses mains se crispent. Son visage vire au pale. « Ne... M'appelez pas James. Je ne suis pas James. » L'homme secoua plusieurs fois négativement la tête, on aurait pu le comparer à un enfant capable de piquer une crise de colère. « Par et mor... Ils... Plusieurs années dans la même pièce pour que je comprenne que j'étais Kaleb. Je suis pas James. Je suis plus James. J'ai jamais été James aussi loin que je me souvienne. » Urf. C'était faux. Joyeux souvenir, vieux souvenir du temps d'avant. « Je suis Kaleb Sharp. Pas James Moore. Pas depuis mes 10 ans. » Il secoue encore plusieurs fois la tête. « Mes vrais parents sont morts. Je les ai tués. » 
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Nirina Vespucci

MessageSujet: Re: A little drop of poison and fire ♖ feat Kaleb   Dim 22 Jan - 5:52



A little drop of poison and fire


Kaleb & Nirina
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Elle sentait qu’il était mal à l’aise, la gêne était visible sur son visage. Elle continuait à l’observer jouer avec ses mains tremblotantes, mais elle était incapable de déterminer si le tremblement était dû à sa nervosité ou au manque. C’était d’ailleurs une question qu’elle s’était longtemps posée sans jamais avoir de réponse. Il y avait probablement de nombreuses personnes toxicomanes  dans l’institut, qu’advenait-il d’elles une fois privées de leurs consommations régulières ? Inutile de se leurrer, il n’y avait ici aucune cellule d’aide, aucun programme de désintoxication visant à aider les personnes droguées. Ces pauvres malades étaient laissés à leurs propres sorts, et Nirina avait trop peur de savoir ce dont était capable ces patients pour combler le manque de leurs poisons quotidien.

Les troubles de Kaleb avaient beau être inimaginables et effarants, pour Nirina c’était une chance de faire enfin ses preuves. Si jusqu’ici elle n’avait connu que des échecs cuisants, elle comptait bien se rattraper avec lui en faisant tout son possible pour le réinsérer dans la société. Plus elle le regardait, plus elle arrivait presque à percevoir les petites flammes du succès qui lui serait assuré si elle parvenait à guérir Kaleb de ses vices. Ce n’était pas un patient commun et elle allait s’en servir pour enfin prouver à tous qu’elle était une Vespucci, cette grande famille auréolée de gloire balayant tout sur son passage. Elle avait froncé les sourcils et une moue boudeuse s’était fichée sur ses lèvres lorsque Kaleb évoqua la présence des cendriers à l’infirmerie, cet hôpital psychiatrique n’avait d’hôpital que le nom grommela t-elle intérieurement.

Ses doigts serraient nerveusement le rebord du bureau en entendant le malade refuser avec véhémence qu’on l’appelle par son vrai prénom. Elle voyait son comportement changer subitement et savait que la situation pouvait vite dégénérer si elle ne faisait pas attention. De toute évidence ses bourreaux avaient réussi leur travail de lavage de cerveau sur ce pauvre homme. Détruire pour reconstruire à leur façon, voilà ce qu’ils avaient fait.  Elle ne voulait pas laisser tomber l’idée de l’appeler par son vrai prénom, mais elle ne le connaissait pas assez bien pour savoir comment il réagirait en continuant à l’appeler James. Pour le moment, prudence était mère de sûreté.

Soudain le visage de la jeune psychologue devint cramoisi sous l’effet de la honte, l’embarras la clouait sur place si bien qu’elle n’était plus capable d’émettre un mot. Il a tué ses parents… Ce n’était pas un élément qu’on lit sans y prêter trop d’attention ou distraitement. Pire elle l’avait lu dans son dossier, elle savait quelles atrocités il avait fait subir à ses parents et à ses ravisseurs, et comme une idiote elle avait réussit à passer outres ces informations capitales. Ce genre d’informations qui vous reste en tête, vous remplis d’effrois et refuse de vous lâcher. Elle pouvait presque sentir le regard désapprobateur de son père lui signifiant qu’à nouveau, elle venait de traîner le nom de sa grande famille dans la boue. Machinalement, elle se passa la main dans les cheveux tout en se mordillant la lèvre pour tenter de camoufler sa gêne.

« Je… je suis vraiment, excusez-moi. » Dit-elle doucement. Pourquoi s’excusait-elle ? Ce n’était pas elle qui avait tué ses parents. Comprenant qu’elle accumulait erreurs sur erreurs, elle ferma les yeux et prit une grande inspiration avant de souffler doucement pour se reconcentrer. Cette fois-ci, elle n’avait plus le droit à l’erreur.

« Attendez une minute. » Elle se félicita d’avoir préalablement sortie une feuille vierge sur son bureau, comme si elle avait instinctivement anticipé le besoin dont elle en ferait. Elle prit son stylo plume et écrivit tout ce qui lui venait en tête concernant le dossier Kaleb James Sharp. Elle jetait sur le papier tous les troubles et bribes de souvenirs de la vie de ce dernier : crises de pica poussées au paroxysme, drogues, kidnapping, enfermement, Stockholm, meurtre, pyromanie, sa main volait au dessus du papier tant elle écrivait de façon effrénée, de peur de manquer un détail.

« Voilà, je pense qu’on a presque tout. », s’écria t-elle triomphalement en regardant sa feuille, satisfaite. « Bien, enfin on y voit un peu plus clair. Exceptionnellement, je vous appellerez Kaleb durant cette séance, il est peut-être un peu tôt pour démarrer notre travail sur la réappropriation de votre identité. Mais il faudra vous faire à l’idée que vous ne pourrez pas vous reconstruire tant que vous rejetterez votre identité réelle. » Reprit-elle d’un ton ferme tout en le fixant du regard. « Pourquoi avoir fait cela ? Pourquoi avoir… » elle laissa sa phrase en suspend, le temps de déglutir avec difficulté « décidé d’assassiner vos parents et vos ravisseurs en les brûlants ? Etait-ce de la vengeance, du désespoir ? »
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Kaleb Sharp

MessageSujet: Re: A little drop of poison and fire ♖ feat Kaleb   Mar 24 Jan - 19:06



❝A little drop of poison and fire❞
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Kaleb soupira doucement. Il n'aimait pas du tout la tournure qu'avait pris les événements. Comme si les choses auraient pu se passer autrement... C'était bien naïf de sa part de penser que les choses pourraient bien se passer. Mais Kaleb était comme ça, un fin penseur et surtout un grand naïf sur des choses avec peu de reliefs. Peu de reliefs? La situation avait quelque chose de factice. Nirina était psy. Nirina avait d'autres patients. Une fois qu'il aurait passé la porte de son bureau elle ne fera que soupirer en rejetant son travail pour une prochaine séance. Parce que si c'était la première, ce n'était certainement pas la dernière. Et encore une fois ça le faisait soupirer. L'idée même de devoir faire face à une personne qui veut que vous parliez de vous fait soupirer. Sérieusement? Sincèrement? Trouvez plus crédible enfin...

Son regard était Malsain, transperçant, comme si elle cherchait à lire dans son esprit. Et ça le mettait lui mal à l'aise. Il ne voulait en aucun cas se retrouver à nu devant cette femme, ses secrets, ses rêves et ses désirs exposés à une personne qu'il ne connaissait pas tout simplement pour qu'elle puisse exercer son métier? Non... L'idée de métier pour Kaleb était différente que celle qu'on enseignait aux enfants. Sa notion de travail consistait quelque chose en échange. Il ne travaillait pas pour de l'argent ou pour de la gloire. Il travaillait pour sa dose. Question glorieux il était certainement possible de repasser plus tard. honte. cette façon qu'elle a de me sonder c'est... dérangeant. je ne veux pas qu'elle sache pour digby. Kaleb secoua doucement la tête, c'était une façon de ne pas soupirer une nouvelle fois.

L'idée d'être appelé James lui fit monter la bile en bouche. Le souvenir des coups et des cris lui revirent en tête. On avait passé tant de temps. Trop de temps à lui faire comprendre qu'il n'était plus ce James. Qu'appeler sa mère ne servirait à rien. Parce que Maman ne viendrait pas le sauver. Parce que maman était une personne différente maintenant. Et que quoiqu'il fasse il était incapable de revenir comme tout était avant, qu'avec toute la force et toute l'envie qu'il y mettait il était impossible qu'il retrouve sa vie. Que tout était fini maintenant. Et qu'il était Kaleb. Et que Kaleb c'était lui. Pas besoin de chercher plus loin.

« Pourquoi vous vous excusez? Ce n'est pas vous qui les avez tuer... » Un soupir plus bruyant s'échappa d'entre ses lèvres cette fois-ci et le brun se laissa retomber dans sa chaise. Ça le faisait sourire de la voir incapable de gérer ce qui se passait là. Mais il n'était pas sur non plus de comprendre son attitude. « Il ne faut pas se sentir coupable pour des choses que l'on ne fait pas d'après Digby! » Il gromella en réalisant qu'il avait lâché le nom de Digby.

Kaleb leva les mains pour lui annoncer qu'il avait tout le temps qu'elle désirait. Parce qu'il ne sortirait pas d'ici tant qu'elle ne l'aura pas décider. curiosité. je suppose que les mots sont pour moi. après ce qu'elle écrit c'est autre chose... Sa main bouge vite sur le papier et Kaleb lève la tête pour voir ce qu'elle a écrit. Pas tout, quelques mots. Il se passe une main nerveusement à l'arrière de la nuque. « C'est triste d'être décrit simplement par les troubles dont je suis la victime... Je suis aussi très nul aux échecs et j'ai très peur des perruches. Voilà. Ça fait plus humain comme ça. » Il sourit timidement.

« C'est... Particulièrement ironique comment vous parlez de me reconstruire grâce à... Au prénom James. Mais ce n'est pas comme si j'étais détruit. Je suis Kaleb. J'ai toujours été Kaleb d'aussi loin dont je me souvienne. Je ne veux pas me reconstruire. Parce qu'il n'y a rien à reconstruire. » Un fin sourire passa sur ses lèvres tandis qu'il étouffa un petit rire.« Je... Mes... Ravisseurs comme vous voulez les appelez ils ont été... Bons pour moi je suppose, je n'avais pas le droit de sortir. Lorsque je suis sorti la première fois, que j'ai expérimenté le monde, il m'ont remis dans la même pièce pendant plusieurs mois. Je les ai brûlés parce que j'avais pris tout ce que je pouvais prendre d'eux. » Le brun marque une courte pause en se massant l'arrière de la nuque. « C'était ni par vengeance ou désespoir. C'était par intérêt... Mais pour... Mes parents, les vrais. C'était eux parce qu'ils m'avaient laissés tomber.»
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MessageSujet: Re: A little drop of poison and fire ♖ feat Kaleb   Jeu 2 Fév - 6:46



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Elle l’ennuyait. Tout son dans regard traduisait une profonde lassitude, une envie d’être partout sauf celui de rester assis sur cette chaise en face d’elle. Elle était habituée à être considérée comme une source d’ennui, obligée de faire subir des séances aussi inutiles que désagréables. Cette séance là ne dérogeait pas à la règle, et Nirina commençait à saturer de ces patients refusant d’entendre raison, de l’écouter ou de se laisser aider. On ne pouvait pas les blâmer, ils étaient malades et la plupart ne s’en rendaient même pas compte. Il était alors difficile de faire admettre à une personne qu’elle avait besoin de soins alors qu’elle ne se sentait pas malade.

Mais cela ne servait à rien de ruminer ses sombres pensées, mieux valait pour elle de se reconcentrer sur son travail avec lui. Elle faisait travailler son esprit à plein régime pour déterminer une nouvelle approche thérapeutique à expérimenter sur lui. Il était hors de question de revivre ses échecs passés. Une chance pour elle, Kaleb n’était pas suicidaire, au moins avait-elle la certitude qu’il n’attende pas qu’elle ait le dos tourné pour s’ouvrir les veines. Il fallait qu’elle trouve un moyen, une information, n’importe quoi auquel se raccrocher et qui pourrait lui servir dans le traitement de son patient. Et Kaleb lui fit le plaisir de lui offrir ce qu’elle attendait en mentionnant cet étrange nom.

Digby, digby, digby…. Réfléchis, bon sang réfléchis… Elle avait beau se triturer les méninges, ce nom ne lui revenait pas en tête. Par réflexe, elle avança la main pour prendre le dossier et vérifier si ce nom était inscrit dessus, avant de se souvenir que la moitié du dossier se retrouvait désormais dans l’estomac de son patient. Elle replia les doigts et posa sagement sa main devant elle, tentant de garder la face.
« Qui était Digby ? Un ami à vous ? Parlez moi de lui. »
Le changement de comportement de Kaleb ne lui avait pas échappé, elle ne savait pas qui était Digby, mais elle comprenait qu’elle venait de mettre la main sur une information sensible. Elle avait peut-être un moyen de s’en servir sur lui. Il fallait qu’elle creuse sur ce personnage, qu’elle sache quel était son lien avec son patient.

Elle s’arrêta d’écrire en entendant les mots si justes de Kaleb, elle leva la tête vers lui, à-demi honteuse. Il était si rare d’entendre ses patients parler avec autant de sagesse et de discernement, s’en était d’autant plus gênant qu’elle était d’accord avec lui. Mais une petite voix dans sa tête ne pouvait s’empêcher de la déculpabiliser. Je n’aurais pas été obligée de faire ça si vous n’aviez pas engloutis votre dossier….
Ses coins de lèvres s’étaient légèrement relevée devant les remarques de Kaleb, elle se sentait légèrement bête devant sa feuille, aussi appliquée qu’une élève première de la classe. C’était plus fort qu’elle, il fallait toujours que le côté académique prenne le dessus, elle avait été formatée pour ça. Ses parents avaient mis tout leurs savoir pour la régler comme ils le souhaitaient. L’académie, la rigueur, l’application, voilà quel devait être le leitmotiv de son travail. On lui donnait une liste de troubles, elle devait les guérir, mais heureusement son empathie  et son envie d’aider l’empêchaient d’être le professionnel sans-cœur qu’on avait voulu qu’elle soit.
« Si nous avançons bien dans nos séances, nous pourrons essayer de faire venir des perruches pour lutter contre votre peur » répondit-elle en souriant. C’était une chose impossible, déjà l’hôpital se refusait à offrir une qualité de vie décente à ses pensionnaires, alors quant à l’idée de faire venir des perruches… Mais cette idée l’amusait beaucoup. « Et je ne sais pas jouer aux échecs, ce qui fait que vous êtes meilleur que moi par défaut. » Finit-elle en riant doucement.
Une séance ne suffirait pas à lui faire retrouver son vrai nom, Kaleb était beaucoup trop ancré en lui pour réussir à l’en extraire. Il était collé à lui comme une moule à son rocher. A la différence que les moules ne sous-entendaient pas kidnapping et séquestration, elles au moins, avaient la décence de ne servir qu’à être mangé avec des frites. Quoique la décence et la loi interdisaient à Kaleb d’être mangé.
« Ne me faites pas croire que vous n’avez aucun souvenir de votre vie lorsque vous étiez encore James ? Avant qu’on vous enlève, y a t’il des images, des odeurs, des choses de votre enfance dont vous vous souvenez ? »

Elle était choquée par les propos de Kaleb, elle ne pouvait croire qu’il puisse penser une telle chose au sujet de ses parents. Elle espérait que ce soit ses ravisseurs qui lui aient mis une telle idée en tête et non pas qu’elle vienne de son propre raisonnement.
« Comment pouvez-vous en être sûr ? Vous étiez enfermés dans votre maison, sans contact extérieur, quelles preuves avez-vous qu’ils n’étaient pas anéantis de votre disparition et n’ont pas tout fait pour vous chercher ? »
S’il suffisait de brûler les personnes sur de simples hypothèses….
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MessageSujet: Re: A little drop of poison and fire ♖ feat Kaleb   Lun 6 Fév - 8:49



❝A little drop of poison and fire❞
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Ce n'était pas vraiment l'ennui que l'on pouvait lire dans ses yeux, sur son visage. C'était plus quelque chose de plus chiant. Quelque chose d'insupportable. Il était contraint d'être là. Il était obligé de poser son derrière sur une chaise et de répondre à des questions. Ça ne l'ennuyait pas. Enfin bien sur que ça. Mais c'était autre chose. C'était quelque chose de plus douloureux. L'idée que quelqu'un veuille s'incruster dans son esprit d'une telle façon. Vraiment. Sérieusement. C'est vraiment très douloureux comme idée. Vous comprenez non? L'idée que quelqu'un vienne s'incruster dans un esprit comme ça. C'est mauvais. Vraiment mauvais, instrusif. Comme si on ne s'était déjà pas assez incrusté dans son esprit...

Voilà. C'est pas très agréable. Elle sait l'être certainement? Elle sait être gentille sûrement. Elle sait être douce peut-être gentille d'une façon d'être intrusive sans être très violente. Est-ce que ça se dit? Est-ce que ça se pense déjà? L'idée de quelqu'un qui s'introduit dans votre esprit peut-être dérangeante. Elle est dérangeante... Voilà qu'avec ses questions elle avait réussi à lui tirer un nom. Un nom qu'il n'avait certainement pas voulu dire. Vraiment pas. Non mais sincèrement... Il ne voulait pas parler des gens qui avaient fait son ancienne vie. Kaleb n'avait jamais parlé de Digby a personne. Et il ne voulait pas commencer aujourd'hui. Il ne Voulait commencer jamais. Digby était son secret.

La voilà qui a l'air de réfléchir, de fouiller dans ses souvenirs. Ça fait grimacer Kaleb, presque le rend mal à l'aise. « Ne cherchez pas. Digby n'était pas dans le dossier. » Il secoue négativement la tête. Elle avait tenté d'atteindre un dossier. Désolé. C'était à présent un dossier inexistant. Parce que maintenant Kaleb avait gagné sur ce sujet. Enfin... Si avoir une crise de pica pouvait être considéré comme une victoire. Et dieu ça n'en était pas une...
« Digby était personne. Digby ne représente... C'est... Digby c'était tout pour moi... »
La dernière phrase est lâchée comme un soupir. Il est presque gêné de penser ça. De le dire à quelqu'un. Nirina n'est pas vraiment quelqu'un de confiance. Elle cherche à le soigner alors qu'il n'est pas malade. Elle n'est pas bonne pour lui. Et pourtant lui parler n'est pas aussi dérangeant que ce qu'il pensait. Parler de Digby a quelqu'un peut être... Révélateur...

Kaleb hausse les épaules. C'est sa pensée. Il n'aime pas être décrit comme quelqu'un de fou. Peut-être qu'il l'est. Sûrement qu'il l'est d'ailleurs. Il n'a pas atterri ici par hasard. Mais la folie c'est quelque chose de faux pour lui. Ça ne sonne pas comme quelque chose de vrai. Parce que les bases sur lesquelles ses pensées reposent, cherchent un modèle ne sont pas non plus les bases les plus saines que l'on puisse trouver sur la planète. Alors il pouvait simplement faite ça au final. Lever les épaules sans pour autant être capable d'offrir une conversation Véritable, encore trop flippé pour le faire. Le jugement des autres l'importe peu. Si vous saviez... Il était capable de danser dénudé dans une salle emplie de miroir alors que ça tournait sur internet simplement pour avoir une dose. Alors non. Le jugement des autres n'a plus vraiment d'impact. Ce n'est pas le jugement du docteur Vespucci qui l'interpelle. C'est plutôt son manque de jugement. Et ouais. Ce mot revient souvent dans une conversation comme celle-ci. Il a peur de ce qu'elle ne pourrait pas dire. Simplement hocher la tête et marquer des mots sur une copie. Digby parlait tout le temps. Ça comblait le vide et obstruait ses pensées. Il sait s'exprimer mais pas intempestivement.

« Urf... Si c'est une blague docteur Vespucci votre humour ne me fait pas rire. Je serais capable de gober votre perruche si vous la posez devant moi. » OK c'était faux. Il serait plutôt capable de crier et de se rouler en boule contre le mur en espérant que le truc ne se mette pas à lui parler. L'idée que la perruche lui parle lui faisait aussi peur que... Que Digby qui ne parle pas. C'est une assez bonne image. « Oh! Je crois bien que c'est la première fois que je suis meilleur en quelque chose pour quelqu'un! » Un fin sourire, un vrai sourire s'afficha sur son visage.
Il n'avait jamais souffert de ce genre de questionnement. Bien heureusement d'ailleurs. Il n'avait jamais eu à se demander si il Était James ou bien Kaleb. Son esprit et ses parents avaient décidé pour lui. Il était Kaleb. Avait été Kaleb. Et demeurerait Kaleb jusqu'à la fin de ses jours. Parce que c'était mieux comme ça. C'était mieux comme ça. C'était mieux si les choses se passaient sans qu'il ai à réfléchir à ce genre de choses.

« J'en ai docteur Vespucci. J'en ai plus que ce que j'aimerai. J'en ai sur mes soeurs. Vous savez... C'est à cause d'elles que je suis là. Enfin... C'est pas ça. Je les ai aider à fuir. Je m'en souviens bien de ce jour là. Je me souviens du kidnapping si on peut appeler ça comme ça. Ça je m'en souviens. »

Ses mots étaient choquants, violents pour une famille qui avait du l'éduquer jusqu'à ses 10 ans. Mais il ne s'en souvenait pas. Ne les avaient vu que le laisser tomber lui. Parce qu'il n'avait pas vu le monde comme eux l'avaient perçu. Sans lui. Loin de lui. Il n'avait vu que la partie renfermée du monde.

« Parce qu'ils me l'ont dit. Parce que Far et mer me l'ont dit... Que ça ne servait à rien que je tente de fuir. Parce que tout le monde s'en foutait. Parce que lorsque je les ai retrouver, enfin qu'ils m'ont retrouvé ça n'a servi à rien. Elle n'a fait que semblant d'être émue. »
Il soupire tristement.
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MessageSujet: Re: A little drop of poison and fire ♖ feat Kaleb   Dim 19 Fév - 2:17



A little drop of poison and fire


Kaleb & Nirina
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Ça y est, enfin elle le tenait et elle ne comptait pas le lâcher. Maintenant que le poisson était ferré, il était hors de question de le laisser s’échapper dans l’eau. Presque tous les patients possédaient cette faille qui les rendait un peu plus vulnérable. En sachant s’y prendre, il était possible d’utiliser cette faiblesse pour s’en servir sur eux, à bon comme à mauvais escient. Il suffisait juste de la trouver et une fois le filon trouvé, il ne suffisait qu’à l’extraire pour ensuite le travailler, l’exploiter jusqu’à faire céder le patient. La faille de Seth, c’était son frère, une ressource inépuisable dont elle pouvait se servir inlassablement et qui aurait pu réussir s’il n’était pas aussi têtu. Et après les révélations de Kaleb, elle se demandant si elle n’avait pas enfin trouvé sa faille, celle qui lui permettrait de s’en servir sur lui mais à des fins bénéfiques. Jamais elle ne s’amuserait à se servir d’informations aussi sensible pour faire du mal à ses patients, sa mission était de les soulager de leurs peines, pas les enfoncer encore plus. Elle n’avait que pour but de les aider à s’en sortir car tous méritaient d’être sauvés. Enfin tous sauf une…

« Il était tout pour vous…. Donc vous deviez être très attaché à lui. Comment l’avez vous rencontré ? Votre relation était de quelle sorte ? Etait-ce un ami, un parent, ou bien plus que ça ?  »
Elle le martelait de questions mais elle savait ce qu’elle faisait. Il fallait qu’elle réussisse à briser la solide carapace qu’il s’était forgé, elle était persuadée que sous ce nom se cachait d’autres secrets. C’était un pari risqué, elle n’était pas certaine de l’issu car en l’harcelant ainsi, il pouvait très bien plier comme se rebeller.

Le verdict était clair, elle pouvait abandonner tout espoir de carrière dans le domaine comique. Piquée au vif, elle grimaça, vexée par l’acerbe remarque qu’il lui avait faite. L’envie de se jeter sur sa feuille pour écrire en gros « aucun humour » était là, mais elle n’était pas suffisamment stupide et immature pour laisser la rancœur agir à sa place. Elle préféra faire comme si elle n’avait pas entendu sa remarque, continuant à le regarder de la façon la plus neutre possible.

Elle laissa tomber son stylo à côté de sa feuille, puis se laissa retomber contre le dossier de son fauteuil. Elle observa longuement Kaleb, croisant les bras contre elle alors que des plis de rides venaient barrer son front sous l’effort de la concentration. Tous les patients qu’elles géraient étaient des cas assez difficiles et compliqués à résoudre, mais ce patient là… C’était un réel défi pour elle. Nirina ne pouvait pas faire comme si les paroles de Kaleb lui étaient insensibles. Elle essayait de retrouver en son patient, le jeune garçon qui avait sauvé ses sœurs mais c’était sans espoir. James avait sauvé ses sœurs, hors ce dernier n’était plus là, étouffé par l’intrusion de Kaleb. Elle ne pouvait croire qu’une mère soit indifférente de retrouver son fils, comment pouvait-on faire preuve d’autant de cruauté… La jeune blonde ne pouvait s’empêcher d’éprouver de la peine pour lui, loin d’imaginer toute la souffrance qu’il avait eut à affronter dans sa vie.

« Ecoutez Kaleb… » Commença-t-elle, peinant à trouver les mots juste « j’ai conscience que vous avez dû souffrir de l’indifférence qu’on montré vos parents à votre égard. Mais était-ce nécessaire de… les brûler ? Vous auriez très bien pu repartir, continuer votre vie. La vengeance est rarement la solution, vous en êtes la preuve, c’est bien pour cela que vous avez fini à Ostrov » termina-t-elle d’une voix douce.

Elle voulait comprendre, pourquoi les brûler, pourquoi les flammes, pourquoi cette fascination morbide… Ça pouvait être dangereux, mais c’était un risque à prendre. Il fallait qu’elle comprenne. Elle se baissa pour atteindre le fond de son tiroir, fouillant jusqu’à trouver l’objet qu’elle recherchait. Le serrant dans sa main, elle le tenait éloigné de Kaleb. Ses collègues l’auraient traités de folle mais elle s’en fichait, les plus grandes découvertes scientifiques ne s’étaient pas faites sans risque. Alors elle alluma le briquet qu’elle tenait dans sa main.

« Allez-y, regardez la flamme et dîtes-moi ce que vous ressentez. » demanda-t-elle simplement, reprenant son stylo entre ses doigts.
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MessageSujet: Re: A little drop of poison and fire ♖ feat Kaleb   Mar 21 Fév - 10:59



❝A little drop of poison and fire❞
Nirina & Kaleb
Il le fait encore. Cette superbe mimique lorsqu'il est en rogne ou simplement ennuyé. Le petit signe qui signifie qu'il est carrément énervé actuellement et que frapper quelque chose ne le dérangerait pas. Mais Kaleb n'est pas particulièrement bon pour ce qui est de frapper. Il préfère foutre le feu. Pas besoin de réfléchir aux conséquences ni de devoir dealer avec le reste. Il n'y a rien, il ne reste rien à part des cendres lorsque l'on fout le feu à quelqu'un, quelque chose. Alors que quand on frappe il reste toujours quelque chose. Qui peut se relever et frapper à son tour. Alors si frapper la psychologue en face de lui était passée dans son esprit, il n'allait pas mettre l'idée à exécution. Pour son plus grand malheur d'ailleurs. Il avait parlé de Digby alors que c'était son petit secret. C'était la seule chose qui lui était encore secrète. Parce que tout le monde savait tout sur sa vie. Tout avait été relayé dans le papier qu'il avait bouffé quelques secondes auparavant. C'était bien aussi d'avoir des secrets. Quelque chose que l'on ne voulait dire à personne, quelque chose qu'on gardait pour soi et qui, même si ça n'était pas un bon secret, c'était toujours ce petit quelque chose personnel. Juste moi et moi.

« J'étais très attaché à lui... Il faisait parti du plan de far pour s'occuper de moi. Mais il était... Différent, gentil. C'était... Je sais pas. J'étais amoureux de lui je crois. C'est... Enfin c'était une relation compliquée. J'étais obsédé par lui. »

«... Comme il était obsédé par moi. » Les mots s'échappaient facilement de sa bouche. Bizarrement. Il n'avait jamais pensé que parler pouvait être aussi simple. Kaleb était plus du style silencieux, c'est bien pour lui aussi. Mais ici, Nirina, docteur Vespucci elle avait une facilité à le faire parler.

Kaleb repris ses esprits quelques instants après. Il n'avait pas voulu parler. Secouant la tête le patient se renfrogna. Il ne devait pas aider la psychologue. Il ne voulait pas changer encore une fois. On ne l'avait déjà que trop fait changer. Il ne voulait pas, pas encore. Si c'était pour être quelqu'un d'autre, réapprendre à être quelqu'un qu'il n'avait jamais demandé à être. L'idée était encore plus mauvaise que de simplement grogner sur la jeune femme. Notre cher ami Kaleb l'animal... Le truc qu'il n'était plus possible d'approvisionner.

James était une cause perdue. Parce que Vespucci cherchait à toucher James. Mais James n'était plus. James était une cause perdue. Il n'y avait plus que Kaleb. Le petit, brisé Kaleb qui pendant de longs mois avait simplement appelé sa maman dans le noir. La maman de James. Et elle n'était jamais venue. Personne n'était venu lui offrir de la chaleur ou de la douceur. La seule personne qui avait été là c'était Digby. Digby. Et seulement Digby. C'était cohérent qu'il soit devenue la seule personne qui intéresse Kaleb, que ce soit lui et lui seul qui guide son esprit. James était une cause perdue. Kaleb. Simplement Kaleb. C'est malsain comme idée. Clip. Clop. Bien évidemment que c'est malsain comme idée. On parle quand même d'un magnifique petit kidnapping et d'un lavage de cerveau. Même si quand il était enfant on appelait ça de l'éducation. Il avait été éduqué de la façon la plus agréable qu'il soit possible.

« Docteur Vespucci... J'ai conscience que je suis ici classé comme une personne folle. Mais... S'il vous plait ne faites pas mine d'avoir conscience de mes problèmes. Je n'ai pas de problèmes. Vous parlez de repartir, continuer votre vie. C'est amusant. Je n'ai jamais eu de vie. Je n'en ai pas eu. J'ai toujours appartenu à quelqu'un. On m'a toujours dis quoi faire. Mais pas eux. Lorsqu'ils m'ont récupères ils attendaient quelque chose de moi. Mais moi je n'avais rien à offrir. » Il fait une courte pause. « La vengeance est toujours une solution docteur. »

Actuellement Kaleb n'avait plus envie que de se lever et de tourner le dos au docteur Vespucci et à ses sermons foireux qu'il était inutile de répéter vu leur stupidité. Puis elle fit quelque chose. Différent. Osé. Quelque chose pour accroitre le malaise chez l'homme. Il fronce les sourcils, serre son poing et se recule dans son siège. La flamme danse devant ses yeux. Un frisson d'excitation parcourt tout son être. Frisson de besoin, de désir. Il désire attraper la flamme, la faire caresser quelque chose, du tissu, de la chair, du papier, quelque chose. Du moment que ça flambe. L'odeur du brûlé... « C'est... Une très mauvaise idée docteur. » Il se lèche la lèvre supérieure. L'envie. « Je veux attraper ce briquet et brûler votre tableau. Puis votre divan. Puis vos livres. Puis vos dossiers. Puis vous. Et c'est un putain de désir. »
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MessageSujet: Re: A little drop of poison and fire ♖ feat Kaleb   Sam 11 Mar - 4:01



A little drop of poison and fire


Kaleb & Nirina
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Elle le dévisageait, les yeux suspicieux alors que seul un « mmh » songeur sortait de sa bouche. Mordillant le stylo entre ses dents, elle réfléchissait à une autre manière de lui tirer les vers du nez. Elle était déjà relativement satisfaite des notes en sa possession. Elle rangeait dans un coin de sa tête les mots clés qu’il lui sortait, « différent », « amoureux de lui », « obsédé par lui ». Tout cela était une mine d’informations qu’elle ne devait pas sous-estimer, il y avait quelque chose à gratter sous cette relation qui n’était pas anodine. Elle voulait prendre son temps, laisser le poisson s’approcher suffisamment prêt pour être sûr de l’attraper. Elle préférait ne rien dire dans un premier temps, pour mieux repartir à l’attaque juste après.

Elle l’écoutait parler, mais son discours la faisait grincer des dents. Il avait peut-être suffisamment de lucidité pour comprendre qu’il était perçu comme une personne malade, - ce qui était déjà un bon début - , en revanche il n’avait aucune conscience de la gravité de ses actes. Certes, elle ne savait pas tout – pas encore – de sa vie, en revanche, elle avait pleinement conscience des problèmes qui l’avaient tout droit conduit à Ostrov, ces problèmes qui expliquaient sa présence en face d’elle, dans son bureau.
«  Je suppose que la question de vos parents n’a plus d’importance puisqu’ils ne pourront plus réparer les erreurs qu’ils ont commises. Mon but c’est de vous aider à reprendre en main votre vie, vous ne pouvez pas me reprocher de m’intéresser à votre vie. » répondit-elle. « Ça c’est vous qui le dite Sharp. » finit-elle sur un ton tranché.

Une part de conscience infime au fond d’elle-même savait qu’elle venait de commettre une grave erreur, mais cela était-il réellement étonnant de la part d’une personne qui n’avait pas hésité à tendre une corde à une suicidaire ? Montrer une flamme à un pyromane n’allait que dans la lignée des choses. La solution aurait été de ranger le briquet au plus profond du tiroir, de l’éloigner du patient. Mais Nirina n’arrivait pas à s’y résoudre, elle ne pouvait pas. Elle était fascinée. Ce n’était pas la flamme qui attirait son regard, mais le comportement de Kaleb. Fascinant. La lueur qui se reflétait dans les yeux de ce dernier brillait d’un éclat nouveau. Et soudain, retour de plein pied dans la réalité. Un nouveau froncement de sourcils, un regard jeté en direction du tableau où  des pauvres ouvriers rabotaient un parquet abîmé et aussitôt son doigt lâcha la valve du brique et la flamme disparu aussitôt.

« Au moins ça avait le mérite d’être honnête Kaleb. Donc vous ressentez du plaisir, ça on aurait pu s’en douter, sinon il n’y aurait pas marqué « pyromane » dans votre dossier… Enfin, feu votre dossier. Je suppose que pour vos obsèques vous avez choisi la crémation ? Trèves de plaisanterie Sharp, j’espère que vous avez bien profité du spectacle parce qu’il risque de s’écouler un bout de temps avant que vous puissiez revoir une flamme. »Elle rangea le briquet dans son tiroir, puis jeta un bref coup d’œil sur la feuille posée devant elle. Nirina n’avait toujours pas oublié ce que Kaleb lui avait dit sur cet homme qui l’obsédait.
« Mine de rien on a déjà pas mal avancé, votre obsession malsaine pour le feu, et celle pour Digby. Vous préférez que l’on se penche sur quel sujet ? » Et soudain elle se souvint de la façon dont son patient parlait de cet étrange homme, et quelque chose n’allait pas dans ce qu’il disait, pas quand on le mettait en relation avec son âge lorsqu’il avait vécu chez ses parents de substitution.

« Vous étiez relativement jeune lorsque vous étiez chez vos ravisseurs, rassurez-moi, votre relation était purement platonique et que dans un sens n’est-ce pas ? » elle soutenait son regard, l’encourageant à lui répondre « n’est-ce pas Kaleb ? » insista-elle.
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MessageSujet: Re: A little drop of poison and fire ♖ feat Kaleb   Mar 14 Mar - 18:51



❝A little drop of poison and fire❞
Nirina & Kaleb

Il est fort possible que plus tard Kaleb se déteste pour tout ça. Quoi pensez vous? La facilité avec laquelle il a craqué. Il n'a pas fallu pour Nirina un laps de temps très long pour que son patient craque finalement, sous l'influence de ses mots, qu'elle savait manier d'une manière fine et sans ratures, il n'avait pas fallu longtemps a Kaleb pour qu'il parle de Digby. Son secret. Son honteux secret qu'il avait préservé pendant un bien long moment de sa vie. Il avait toujours aimé cet homme. Et Vespucci, docteur Vespucci avait su le lire comme un livre ouvert alors que même lui avait parfois du mal à se comprendre. Il y a des fois où penser lui semble trop compliqué, où les paroles d'une personne le laisse juste couler. Lentement.

Mais il ne fallait pas se laisser abattre, c'est certainement pour cette raison qu'il se tenait encore dans le bureau du médecin lorsqu'il aurait pu tour simplement se lever et faire claquer la porte derrière lui pour rajouter une douche de dramaturgie dont seule une personne dans cette pièce avec le secret. Oh. Piètre imitateur qu'il est, le voilà qui était resté assis. Il n'y avait pas de grand sourire sur ses lèvres et pas une superbe envie de bien faire mais il y avait lui et ses idées sombres ainsi que son intérêt peu lucide.
« J'aurais pu dire paix à leurs âmes mais ça ne serait qu'un mensonge. Je n'ai que faire de leur sort. C'est juste ça que vous devriez comprendre docteur Vespucci. » Kaleb soupire en secouant la tête. « Je ne vous reproche rien. Je n'ai rien à vous reprocher. Je sais ce que c'est de s'investir dans un travail. » que l'on aime ou pas. Le brun s'apprête à rappliquer et se ravise, se dit que c'est inutile et garder le silence est mieux.

Le comportement de Kaleb devient différent, agité, il ne désire plus qu'une seule chose. Tout le monde sait quoi, devine pourquoi. Il se dandine sur son siège, l'idée de rester assis sur cette chaise sans être capable de lui-même tenir le briquet c'est... Frustrant. Parce qu'il y a quelque chose. Quelque chose de différent qui l'appelle lorsque ses yeux se pose là-dessus. Il n'y a plus d'extérieur, et même la main douce et bien taillée qui maintient son objet de désire n'existe plus. Il n'y a plus que lui et la flamme. Parce qu'elle l'appelle, suffocante, besoin d'etre libérée, de rentrer en contact avec autre chose, besoin de brûler, de vivre sa propre existence jusqu'à l'arrivée destructrice de l'eau. Et Kaleb n'est que le serviteur d'un dessin plus grand. Quelque chose de plus sombre et qui n'empêche sa personne d'être. Par le feu. Parce que c'est destructeur. Mais en même temps ce n'est que de la destruction que l'on créé quelque chose de beau.

« Plaisir... C'est plus que ça. C'est un besoin. Lorsque, cette... Flamme c'est... Je sais pas, c'est quelque chose. J'ai besoin de vivre avec elle, de propager ce qu'elle est. Qu'est-ce c'est, je sais pas mais... J'ai... » Le brun grogne, se passe une main sur l'arrière de la nuque et offre une gimace au médecin. « Vos méthodes ne sont apparemment pas les seules choses qui s'échappent... Votre humour est aussi mauvais. » Il grogne presque, la mimique qui s'échappe sur ses lèvres n'est que le reflet des sentiments qu'il éprouve à son égard. « Oh, j'aurais du feu avec moi bien plus tôt que vous ne le pensez docteur Vespucci. »

Il regarde le briquet disparaitre et un étrange sentiment de frustration le prend aux tripes. Elle le fait exprès, pour le plaisir de le voir flancher. Dieu. Il la hait. Plus qu'il ne s'en pensait capable. Elle et sa condescendance. « Aucun des deux. Je préfèrerai particulièrement que vous la fermier légèrement juste pour voir, faire le tour du bureau et peut-être faire brûler votre tableau qui ressemble vaguement à mes dernières insomnies. » Kaleb sourit de toutes ses dents. C'est gentil, plein de sentiments, peu positifs mais un sentiment reste un sentiment. Et il lui offre pleins de petits sentiments avec pleins de petites confessions comme elle lui avait demandé. Quel bon patient il était.

« Vous étiez relativement jeune lorsque vous étiez chez vos ravisseurs, rassurez-moi, votre relation était purement platonique et que dans un sens n’est-ce pas ? » Platonique. Il ne connaissait pas ce mot. La panique monta sur ses traits tandis qu'il tentait de la contenir. C'était quelque chose qui mettait beaucoup en colère far. Lorsqu'il ne connaissait pas les mots. Accrochant une de ses mains, le brun baissa la tete nerveusement. « Je... Je ne connais pas le mot... Platonique... » Son éducation laissait à désirer.

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MessageSujet: Re: A little drop of poison and fire ♖ feat Kaleb   Dim 19 Mar - 9:31



A little drop of poison and fire


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Elle l’écoutait parler, elle ne pipait mot alors que lui continuait à s’enfoncer dans l’indifférence des crimes qu’il avait commis. C’était malheureusement le genre de situation qu’il fallait savoir affronter lorsque l’on exerçait dans le milieu psychiatrique. Savoir écouter sans juger, savoir conseiller sans condamner. Elle ne pouvait juger, ni condamner Kaleb pour ce qu’il avait commis, ce n’était pas son travail mais celui du juge qui s’était penché sur son dossier. A partir du moment où il était décrété qu’il soit placé ici, alors Nirina prenait le relais et faisait son boulot, à savoir écouter et conseiller les patients qui lui étaient confiés. C’est ce qui expliquait pourquoi Kaleb n’avait rien à lui reprocher, elle ne faisait que son travail.

Elle essayait de comprendre pourquoi il avait tant besoin de cette flamme. Lui-même semblait avoir du mal expliquer cette obsession macabre. A le voir, on aurait pu croire qu’il en souffrait, que cette obsession devenait maladive, mais non, ça n’était rien d’autre qu’une perversion, quelque chose de malsain qui le rongeait pensait-elle. Il fallait torpiller cette fascination, faire comprendre à Kaleb que la passion des flammes n’était qu’une faiblesse, un prétexte pour se libérer de quelque chose, mais de quoi ? Elle lui jeta un regard noir lorsqu’il fit référence à son humour. Elle n’était pas là pour jouer les comiques, ses méthodes n’avaient pas pour but d’amuser la galerie et elle commençait à perdre patience face à l’insolence grandissante de son patient. Elle savait que les affirmations qu’il lui disait n’étaient pas à prendre à la légère, s’il voulait trouver du feu, rien ne l’en empêcherait.

Et soudain tout dérapa, il avait franchi la limite à ne pas dépasser.
« Vous voulez vraiment vous amusez à ça avec moi Kaleb ? Vous aussi vous voulez me pousser dans mes derniers retranchements ? » murmura-t-elle d’un ton sinistre. Mais qu’est-ce qu’ils avaient tous à vouloir la pousser à bout, à la forcer à faire ressortir cette part sombre d’elle-même. Ça suffisait déjà d’un démon à Ostrov, elle n’avait besoin que lui aussi s’y mette. Elle ne comptait pas lui montrer Mrs Hyde, il n’était pas comme Lexie, seule la brune avait ce sombre pouvoir de la transformer, mais elle devait bien admettre que Kaleb s’aventurait sur un sentier dangereux, et s’il continuait, Nirina pouvait très bien faire semblant « d’oublier » l’éthique irréprochable qu’elle s’était toujours juré de suivre à la lettre. « Si je comprend bien, je suis aussi douée en humour que vous êtes malin Kaleb. Sinon vous ne diriez pas cela à une personne capable de vous envoyer à l’isoloir pour le restant de vos jours. » Elle détestait l’irrespect, chose compréhensible mais qui pouvait se transformer en défaut si l’insolence était poussée à son paroxysme. Alors Nirina oubliait tout, la moralité, l’empathie, la gentillesse, toutes ces qualités qu’elle s’efforçait d’adopter en présence des patients.  Mais face au manque de respect… Manquer de respect à un italien, c’était le coup de poing assuré, manquer de respect à une italienne, c’était se retrouver avec la mafia à sa porte le lendemain, manquer de respect à un Vespucci, c’était l’arrêt de mort assuré. « Vous avez déjà visité l’isoloir ? C’est un lieu absolument charmant, continuez à me parler ainsi et vous aurez tout le loisir de le visiter. Que ce soit clair Sharp, vous êtes un patient, je suis votre psy, je pose les questions, vous répondez. » Seigneur qu’elle avait horreur de l’irrespect, c’était plus fort qu’elle, toujours obligé de remettre les gens à leurs place, parce que c’est ce que son père lui avait toujours dit de faire. Elle avait appris la leçon dès son plus jeune âge, personne ne devait penser un seul instant que l’on pouvait s’élever au niveau d’un Vespucci, parce que sa famille était au dessus de tout et seul le soleil les dominait.

« "Platonique" Sharp, du latin platonicus, Platon ça ne vous dit rien ? Ce que je veux dire par relation platonique, c’est une relation qui n’est pas charnel, juste intellectuel si vous préférez. Bon je vais allez droit au but, avez vous eu des relations sexuelles ou des pratiques du même genre avec Digby ? » Appelons un chat un chat, autant prendre le taureau par les cornes et aller droit au but.  

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Kaleb Sharp

MessageSujet: Re: A little drop of poison and fire ♖ feat Kaleb   Sam 25 Mar - 9:36



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La psychothérapeute elle va exploser d'un moment à l'autre. Il ne faut pas être un génie pour voir ça et même pas besoin de tout ses sens. Un aveugle aurait pu le sentir et un sourd aurait très bien pu le voir. Elle ne désire plus qu'une chose. Je cite. "Exploser la tête de Kaleb contre un mur." C'est beau l'imagination d'un patient. Mais est-ce que c'est vraiment de l'imagination lorsqu'on la voit ainsi? Comme si Kaleb venait de dire quelque chose d'insupportable. Oh, il venait peut-être de le faire en fait? Disons que ses barrières ne sont pas les mêmes que ceux de mademoiselle Vespucci. Elle a un rapport à l'autorité qui lui échappe. Autant que l'intérêt que Kaleb porte à la flamme. Voyez, sujet d'entente.

Et il avait besoin de cette flamme. Plus que beaucoup de choses dont il avait besoin. Ce n'est pas le genre de choses que l'on peut expliquer facilement. Ici même Kaleb en serait incapable. Il a besoin de cette flamme plus que beaucoup de choses. Besoin de la servir. Besoin de la voir brûler. C'est quelque chose qui est plus violent que tout ce qu'il a vécu auparavant. Ça faisait bien longtemps qu'il n'avait pas eu la chance de voir ses yeux se poser sur une flamme. Le feu l'a abandonne depuis qu'il a fini en cellule. Personne n'est assez bête pour donner un briquet à une personne qui a le mot écrit "pyromane" dans son dossier. Personne à part certains psychothérapeutes qui se pensent au dessus des lois d'un magique hôpital psychiatrique. Oh. Hey. Ils y a certaines personnes que ça ne gêne pas de ne pas respecter le règlement. Pourquoi pas elle?

« Vous aussi? Oh bon dieu! Seriez vous persécuter dans cet hôpital? Si même les patients n'ont plus de respect pour vous, mais où va le monde! » Le voilà qui n'essaie même pas de cacher son ironie. Parce qu'il pouvait faire teeellement pire. Il ne la poussait pas vraiment à bout là. Disons que Kaleb tâte le terrain, il s'amuse, profite du fait qu'elle ai l'air sans défenses. Est-ce que ça s'arrête à l'air ceci dit? Parce que pour le moment elle n'a pas l'air de se défendre beaucoup. C'est plat. Ça manque de vie. On s'ennuie docteur Vespucci. Va falloir répondre pour remonter un peu la cadence. Bâillement. Puis, c'est pas comme si il la jouait franc jeu ici. Il utilise des coups bas. A but lucratif c'est marrant. « "Le restant de mes jours"? Vraiment? Vous pensez rester aussi longtemps que ça dans cet hôpital alors que vous vous faites martyriser par les patients? Han... Pauvre de vous. » OK. Ok. Il fait peut-être le malin mais l'isoloir ça l'effraie quand même un peu. L'isoloir c'est pas son endroit préféré. Parce que ça le ramène en arrière. Kaleb avait passé plusieurs années enfermé dans une seule et même salle. Vous imaginez l'idée de le remettre dans une salle noire où la seule chose qu'on peut entendre c'est la joie des autres occupants. L'impression que le temps s'écoule plus lentement. Tout ce qu'on veut faire c'est se laisser couler. Mais au final? On perd du temps. Beaucoup de temps. Et on perd le peu de santé mentale qui nous reste. « D'accord. Ok j'ai compris. J'arrête. Vous êtes la psy et je suis le patient. C'est bon le jeu de pouvoir on a compris... »
Un grognement s'échappe de ses lèvres et il fait tout, vraiment tout ce qui est en son pouvoir pour ne pas se lever et aller engueuler la jeune femme. Peut-être la frapper. L'idée ne sonne pas si mal dans son esprit et l'image qu'il s'en fait est presque... Sublime. Ceci dit, l'image de l'isoloir est aussi trop fraiche dans son esprit. Alors il demeure le patient assit. Et juste irrespectueux.

« Je suis désolé Vespucci. Je n'ai pas fait de grandes études comme les vôtres et mon vocabulaire reste assez badaud. » Le voilà qui se renfrogne en croisant les bras. Le rouge lui monte aux joues. C'est une question qu'il ne voulait pas avoir à entendre. Mais elle devait bien tomber un jour. Ça aurait été trop simple sinon? « Oui. » Quelque part il est un peu honteux. Si dans son esprit tout ça sonne cohérent, dit à voix haute c'est différent. « Oui ils y a eu des relations sexuelles entre nous. »
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MessageSujet: Re: A little drop of poison and fire ♖ feat Kaleb   Mer 12 Avr - 23:49



A little drop of poison and fire


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Elle allait l’étriper. Ses doigts étaient parcourus de fourmillements d’impatience, ne demandant qu’à se loger contre le cou du patient pour serrer de plus en plus fort jusqu’à ce qu’enfin un silence monacal règne paisiblement entre ses murs. Il fallait qu’elle garde son calme et réussisse à passer outre les provocations de ce patient effronté. Les tics nerveux recommençaient à gagner ses doigts alors que le brun venait de botter en touche. Pourquoi rester dans endroit où votre travail n’était pas reconnu à sa juste valeur et où les patients se faisaient un malin plaisir à vous faire croire que vous étiez inutile ? Sur le continent, les malades se contentaient juste de clamer qu’ils n’étaient pas malades, ou de parler d’eux, mentir, certain étaient violent mais une bonne petite piqure pour les envoyer aux pays des rêves suffisaient à résoudre le problème. Mais aucun n’avait le vice pour oser se comporter comme les patients ici. « Vous êtes gentil Sharp, c’est trop d’attention que de se soucier de moi. Mais ne vous inquiétez pas, je ne compte pas moisir dans ce trou pour l’éternité, une fois que j’aurais accomplis ma part du travail, je prendrais le premier bateau pour rejoindre le continent. » Et la civilisation par là-même occasion songea-t-elle. Les malades du continent ressemblaient à des personnes normales comparées aux malades d’ici. Le seul souci consistait à réaliser la part de son travail, et c’était mal parti. Elle ne se voyait pas retourner chez elle pour annoncer à ses parents qu’elle avait failli à sa mission, mais elle ne se voyait pas non plus mourir sur ce fichu caillou perdu en mer. C’était un fait, les cas d’Ostrov étaient les cas les plus dangereux et les plus compliqués à soigner. Si les autres psychiatres n’avaient pas réussi à les aider, comment elle, était supposée le faire ? Elle détestait ce discours défaitiste, rarement dans sa vie elle ne s’était permise ce genre de pensée. Mais à force de rester assise dans ce bureau à parler avec autant d’utilité qu’une bouilloire dans un poulailler, ses convictions commençaient doucement à s’effilocher.

Mais l’isoloir faisait toujours un bon effet et était un moyen de dissuasion efficace lorsque nécessaire. Personne n’aimait l’isoloir, même les gros caïds redoutaient ce lieu sombre et humide où la seule compagnie était celle des cafards et des gardes qui les surveillaient. En repensant à cet horrible endroit, elle-même fut parcourue d’un frisson. La seule et unique fois où elle avait dû s’y rendre, rien ne s’était passé comme prévu. Elle était désormais condamnée à vivre avec d’atroces souvenirs qui lui rappelleraient qu’elle avait été capable du pire et qu’elle y avait reçu un traitement probablement pire que la mort. Prise de nausée, elle se força à penser à autre chose pour éviter de se sentir encore plus mal. Elle passa outre la remarque du brun sur son faible vocabulaire. Elle n’était pas là pour jouer la maîtresse d’école mais pour faire son travail de psychologue. Elle voyait que Sharp choisissait d’être raisonnable en restant assis en évitant de rajouter de l’huile sur le feu. C’est pourquoi elle trouva le moment opportun pour le questionner sur ce fameux Digby.

Elle avait prié, supplié son dieu pour qu’il ne sorte pas cette réponse. Tout mais pas cette réponse. La panique commençait traitreusement à s’infiltrer dans son esprit qui luttait pour essayer de rester rationnel au milieu de cette cohue causée par la réponse de Sharp.
« Mais vous en êtes sûre ? » Premier signe avant-coureur de la panique, elle posait des questions stupides. « Non, non, non oubliez cette question, attendez euh… » Second signe, elle débitait un flot de mot sans queue-ni-tête. Elle regardait partout dans son bureau, dans l’espoir de trouver un traité sur les agressions sexuelles –car pour elle il s’agissait clairement d’une agression – et leurs impacts sur le psychisme des enfants, ou un ouvrage sur la juridiction concernant le droit des mineurs, en bref n’importe quel ouvrage dans lequel elle aurait pu se réfugier de la bombe que Sharp venait de balancer. Elle inspira puis expira lentement, il fallait qu’elle retrouve son calme.
« D’accord, changement de plan Sharp. » Elle s’empara de la feuille posée devant elle et la déchira en plusieurs morceaux avant de les mettre à la corbeille.
« Ecoutez, on va repartir de zéro. On oublie l’isoloir, le feu, les parents et le reste. » commença-t-elle en agitant sa main comme pour chasser des mouches imaginaires. Elle s’enfonça un peu plus dans le dossier de son fauteuil tout en croisant les bras. « Allez y Sharp, dites-moi tout. Commencez par le début. » Ses yeux fixaient son interlocuteur, sa voix avait retrouvé son assurance et sa fermeté. « Racontez-moi comment est arrivé la première… relation et l’âge que vous aviez. »
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MessageSujet: Re: A little drop of poison and fire ♖ feat Kaleb   Lun 17 Avr - 0:23



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« Mais vous en êtes sûre ? » Son sourcil se leva contre sa volonté. Sûr. Non il ne pouvait pas en être sûr... Les choses n'étaient pas du tout inscrites dans son esprit, inscrites violemment, d'une couleur criante et d'une police énorme. Non il n'était pas sûr d'avoir crier autant qu'avoir gémit cette nuit. Pas sûr de se souvenir de ce visage qui revenait souvent le hanter pendant ses nuits. Est-ce que son esprit aurait pu tout inventer? Kaleb n'avait pas vu la lumière du dehors depuis plusieurs mois. Il était resté dans cette chambre. Encore. Et encore. Et encore. Il avait arrêté de se battre. Il était devenu ce truc inexpressif et totalement malléable qui allait devenir la base de son futur soi. Qui était la base sur laquelle il l'avait emmené. C'était lui qui l'avait mis dans une telle situation, qui avait créé ce qu'il était. Oh. Kaleb était sûr. Tout comme aurait ou l'être James. Cette nuit avait été quelque chose. Et il s'en souviendrait toutes ses nuits, parce qu'elle ne cessait de revenir encore et encore. En rêve. En cauchemar. Elle et toutes les autres fois. Elle et toutes celles qu'il avait engendré. Docteur Vespucci n'avait pas idée de la façon dont il était sûr. Et de la façon dont ses mots pouvaient être vexant. « Non, non, non oubliez cette question, attendez euh… »
Dans une autre situation, Kaleb aurait pu rire. La réaction du médecin était assez... Spéciale, assez drôle à étudier. Et ce n'est pas lui qui n'allait pas apprécié ce retournement de situation. Voilà que mademoiselle Vespucci se retrouve dans l'incapacité d'organiser ses pensées. Et bien... Bienvenue dans son monde. Voilà une chose qui est sûre, elle aussi, un esprit désorganisé, des pensées qui volent à tout va. Des souvenirs, des rêves, des idées sombres ou encore des désirs à laisser derrière. Il vivait dans cette situation au quotidien. Être en face d'une personne en proie à la panique, à des idées qui fusent aussi stupides qu'utiles ou encore futiles... Ça a quelque chose de thérapeutique. Vue de cette façon docteur Vespucci est une top question psy. « Je suis assez sûr... C'est gentil de vous soucier mais ma mémoire est assez fraiche sur le sujet. »

« D’accord, changement de plan Sharp. » Changement de plan? C'est bien ça peut-être utile dans ce cas là. Parce qu'ils sont au point mort. Foncent droit dans le mur. Ils vont dans le mur pour e moment et ça ne sert à rien de continuer cette conversation. Lui il ne pense que ça sert a rien. Elle... Elle est psy. C'est son choix. Il ne choisit pas ici. C'est son rôle de patient. Elle prend une feuille, reprend un minimum de prestance. Elle retrouve son savoir être et Kaleb la regarde, presque curieux de ce qu'elle prévoit. Elle semble déterminé. C'est différent de ce qu'il connait. C'est différent mais c'est presque agréable de la voir bouger. Elle n'est peut-être pas si détestable que ça comme psychologue. « Ecoutez, on va repartir de zéro. On oublie l’isoloir, le feu, les parents et le reste. » Il hoche la tête. Certaines choses semblent plus faciles que d'autres. Il peut oublier l'isoloir, oublier les parents, mais le feu... Le feu c'est un besoin constant. « Vous promettez de ne plus m'envoyez à l'isoloir Vespucci ? Ça pourrait nous faire repartir sur de bonnes bases... Je pense. »

Nerveusement Kaleb se passe la main sur l'arrière de la nuque. Il a un doute. Une certaine intuition qui dit que la suite de la conversation ne va pas lui plaire. Quelque chose va changer, quelque chose va prendre une tournure... Rien ne dit que ça va être là tournure qu'il désire. Commencez depuis le début semble compliqué. Beaucoup trop compliqué. Pleins d'histoires, aussi sombres les unes que les autres, insupportables à suivre lorsque l'on est sain d'esprit. Et même si elles restent accessible avec cet esprit malsain et sombre qui est le sien maintenant, c'est quelque chose de glauque, que lui non plus n'aime pas raconté. Kaleb se passe une nouvelle fois docilement la main à l'arrière de la nuque. La tension sur ses épaules est palpable. Il réfléchit. Doit dire ou non? Avouez la vérité ou garder cette chose sombre gardée pour soi-même. Sans trop comprendre pourquoi, sans même réellement en avoir conscience sa main se tend vers la plante dont il saisit une feuille pour a glisser au fond de sa gorge.
« J'avais 13 ans. » Reprend une autre feuille, voilà qui laisse la clarté dans son esprit. Qui lui permet de rester calme, de ne pas attraper le stylo pour le glissée dans sa bouche. Mieux vaut les feuilles que les stylos. « Il n'était pas beaucoup plus vieux que moi. 15 ans je crois... Digby ne parle pas beaucoup de lui. Il aime bien parler mais jamais de sa personne. » Respirer semble une bonne idée et pourtant maintenant il est... Radical. Va droit au but. « C'est lui qui s'occupait de moi dans la chambre. Peut-être pas de la nonne façon... Je sais pas j'ai jamais vraiment fait attention. Il a toujours été là. Au début violent, il me frappait pour que je me taise. C'est... L'urino... 'Fin... C'est lui. C'est lui qui a fait ça. Être comme ça. Cette nuit là je sais pas, j'avais du faire quelque chose de différent. J'ai autant gémi que pleurer... »

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MessageSujet: Re: A little drop of poison and fire ♖ feat Kaleb   Jeu 18 Mai - 22:49



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Durant ses années d’études, elle avait eu l’occasion d’étudier de nombreux cas extrêmes dont les pathologies pouvaient vous refiler la chair de poule. En passant des psychopathes aux obsédés, elle avait eu le temps de s’endurcir et était persuadée de pouvoir tout endurer. Du moins jusqu’à ce qu’elle rencontre Sharp… Cet homme là dépassait l’entendement, jamais de sa vie elle n’aurait cru possible de devoir s’occuper d’un dossier aussi complexe que le sien. L’important avant tout était de garder son calme et ne surtout pas montrer au patient l’état de panique dans lequel elle se trouvait. Il fallait qu’elle garde l’esprit le plus clair possible pour réussir à amortir le choc des révélations que s’apprêtait à dire cet homme. Si le départ avait été plutôt chaotique, désormais elle était prête à entendre ce qu’il avait à annoncer. Lorsque Kaleb lui affirma que sa mémoire était assez fraiche sur le sujet, elle se mordit nerveusement les lèvres, elle était pire que gênée par la situation dans laquelle elle s’était empêtrée. La panique pouvait lui faire dire les choses plus stupides possible, et une fois encore elle s’était parfaitement bien illustrée dans cet exercice.

Face à sa question, elle fut cependant légèrement décontenancée. La plupart du temps elle tenait ses promesses, elle tenait son honneur en haute estime et manquer à ses promesses, c’était manquer à son honneur selon elle. Mais de là à lui promettre de ne pas l’envoyer en isolement… Jusqu’ici, jamais elle n’avait jamais envoyé de patient croupir dans une cellule d’isolement, ça la rebutait et elle n’avait jamais voulu s’abaisser à ce niveau aussi barbare et déshumanisé. Mais s’il s’en prenait à elle ? Après tout, elle se rappelait que les termes psychopathie et pyromanie figuraient dans son dossier. Mais elle voulait avoir confiance en lui, elle sentait qu’il faisait des efforts pour s’ouvrir un peu plus à elle, lui qui était au début de la séance si renfermé sur lui même. Il n’avait pas tord, ils avaient tous deux intérêts à repartir sur de bonnes bases s’ils voulaient que cette séance se finisse mieux qu’elle n’avait commencé. Elle ne souhaitait pas devenir l’ennemi de Sharp, sans pour autant vouloir être son amie, elle voulait juste être sa psychologue. Une personne envers qui il pourrait avoir confiance et parler sans crainte. Cette séance était la première, mais ne serait certainement pas la dernière car elle tenait à le revoir pour l’accompagner et l’aider dans ses troubles. Après tout, c’était son patient attitré, c’était à elle qu’on l’avait confié. Il était alors normal, que la tâche lui revienne de suivre son évolution au sein de cet hôpital. Elle était sa psychologue, point barre. Alors pour toute réponse, elle hocha doucement la tête pour lui signifier qu’il n’avait rien à craindre de sa part et qu’elle ne l’enverrait pas en isolement.

Elle avait un pressentiment, ni bon ni mauvais. Mais à observer le comportement qu’avait soudainement adopté son patient, elle comprit que ça devait beaucoup lui en coûter de se confier ainsi et que ce qu’il s’apprêtait à lui révéler risquait d’être lourd de conséquence. Un regard perplexe suivit le bras de Sharp qui se dirigeait vers sa plante posé près du bureau avant que son visage ne vire à l’incrédulité lorsqu’elle vit, consternée, que le brun arrachait une feuille avant de l’engloutir dans son gosier. A peine le temps de protester que déjà le brun prenait la parole, avant d’avaler à nouveau une seconde feuille. S’il comptait s’en prendre encore une fois à son pauvre Ficus Elastica Robusta dont elle prenait grand soin, il y avait encore de grande chance pour qu’elle revienne sur sa promesse de ne pas l’emmener en isolement.
« Hum hum… » marmonna-t-elle comme avertissement à l’égard de Sharp. Elle pouvait être conciliante, et si elle n’avait rien dit pour le dossier, elle n’avait pas non plus envie qu’il dévore tout son bureau.

13 ans… Cela allait au-delà de toutes ses craintes, elle était complètement sonnée de découvrir un âge si jeune, c’est tout juste s’il sortait de l’enfance. Et enfin il raconta son histoire, d’une traite, sans même prendre le temps de souffler entre chaque phrase.
« Je vois… » fut la seule chose qu’elle réussit à dire devant cet épouvantable récit. Trop de questions se mêlaient dans son esprit et elle n’arrivait à en exprimer aucune à voix haute. Pendant plusieurs secondes, elle resta tût et seul le bruit des respirations émises par les deux personnes qui se tenaient dans la pièce était entendu. Elle n’avait clairement pas envie de se lancer dans ce sujet délicat, elle qui n’avait même pas réussi à aller jusqu’au bout de l’ouvrage qui traitait de cette déviance.

« Quand vous dîtes que vous avez gémi, cela veut-il dire que vous aimiez ce qu’il vous faisait ? À aucun moment vous ne vous êtes dit que c’était mal ? » lui demanda-t-elle en essayant d’adopter un ton le plus neutre possible. « Est-ce que vous l’aimiez ? »
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MessageSujet: Re: A little drop of poison and fire ♖ feat Kaleb   Sam 10 Juin - 10:39



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Nirina & Kaleb
« Hum hum… » Voilà qui semblait concluant après non? Voilà ce qui allait entre eux. La vérité. La vérité de ses mensonges non? Ses anciens mensonges. C'est triste en fait. Quelque chose voulait que ça soit triste. C'était fait pour être triste avant. L'avant c'était plein de jolies couleurs sombres. Les couleurs sombres d'un souvenir sombre. C'est plein d'un quelque chose non? On n'aime pas. Il n'aime pas. Et elle non plus bien évidemment. C'est écrit sur son visage, c'est écrit dans ses petits soupirs et dans son visage. Il faudrait être naïf pour ne pas le voir. Et il n'est pas naïf. Malheureusement il aimerait bien. Aujourd'hui, tout de suite maintenant. Il aimerait bien être naïf, aveugle, ne pas voir le regard de dégoût qui passe dans les yeux de la jeune femme. Comme s'il avait besoin d'être jugé, encore, encore, encore... Ce n'est pas la moment, ce n'est pas l'envie. Peut-être qu'il pouvait cacher sa tête dans ses bras et laisser tomber la séance, oublier qu'elle se tient face à lui. C'est pas drôle d'être la victime pour une fois.

« Je vois… » « Vous voyez? Bien sur que non vous ne voyez pas docteur Vespucci. Personne ne voit jamais. Personne ne comprend jamais. Et je ne peux pas leur en vouloir. Qui voudrait comprendre? Les gens comme vous... Ceux qui "se mettent à notre place" pour essayer de nous aider vous êtes les pires. Combien vous gagnez docteur? Par séance? Par semaine ou par mois? Tout est plus simple pour vous. Vous n'avez pas à faire face à vos démons quand vous fermez les yeux. Je vois Digby tous les soirs. Toutes les nuits. Et parfois il me chuchote des choses à l'oreille. Vous voyez ça? » Le silence pouvait lui répondre. Où bien elle pouvait tenter de lui répondre, de s'énerver, au final ça sera pareil. Elle est pareil que les autres. Il n'est plus question d'être aidé. Parce que, oui, quelque part l'idée lui avait effleurée l'esprit. L'idée, le doux rêve de ne pas entendre ou de voir Digby chaque minute de la nuit. Ça avait été naïf d'espérer un quelque chose d'une personne qui est plus heureuse de vous voir enfermer que de marcher librement dans l'espace. Elle était plus intéressé sur l'État de la plante que sur l'État mental de son patient. Quelle ironie quand il prie conscience de se qu'il faisait. Ses mains retombent mollement sur son pantalon. Ce n'était pas voulu, c'est jamais voulu, c'est juste impossible à contrôler. Et ce n'est pas quelque chose qui est drôle. Mais avec le temps on s'y fait. Bon. Peut-être pas lorsque l'on Observe. En effet en temps que spectateur ça peut être très bizarre. Mais en temps que "victime" on n'en a même pas conscience. Alors... Alors c'est suffisant... Certainement...


« Quand vous dîtes que vous avez gémi, cela veut-il dire que vous aimiez ce qu’il vous faisait ? À aucun moment vous ne vous êtes dit que c’était mal ? » Mal? Comment voulez-vous qu'il connaisse réellement la notion du mal lorsque c'est la même personne qui le frappe depuis plusieurs mois. La notion du mal elle est bien différente maintenant. Elle l'était déjà à l'époque ceci dit. Ses treize ans remontent à bien longtemps. Lorsqu'il était question d'être encore simple et innocent. Enfin, l'innocence c'est un quelque chose dont on lui parle sans qu'il n'ai réellement pleinement conscience de la chose. Lio était innocent certainement. Et Kaleb ne pourrait jamais être Lio. Pour concrétiser la chose. Kaleb avait 13 ans. Une sensation au plaisir altérée sachant que les seuls moments où il se sentait bien c'était lorsqu'il mangeait n'importe quoi. La sensation de la douleur différente pour n'avoir été que trop frapper et un désir de faire plaisir à son agresseur pour qu'il le laisse tranquille « Bien sûr que si je me suis dis que ça faisait mal... Je lui ai dit à lui aussi. Une fois. Et puis comme il m'a demandé d'arrêter j'ai pas voulu qu'il s'énerve. J'ai juste... Pris sur moi. Mais, enfin, docteur, comment vous voulez que je sache si c'est mal? C'est quelque chose que vous n'arrêter pas de répéter. Et que ma mère répétait aussi. Ce qu'ils avaient fait de moi là-bas c'était mal. Mais je sais pas. C'est... C'était ma vie je crois. »

« Est-ce que vous l’aimiez ? » Oh. La question s'est déjà posée. Plusieurs fois, plusieurs longues fois où il était simplement question de la remise en question. Est-ce qu'il l'avait aimé? Bien évidemment... Enfin... De la façon dont lui pouvait l'aimer. Et c'est quelque chose qu'il n'est pas sûr de savoir. Mais. Mais de la façon dont lui sent le sentiment, de la façon dont il le connait. Alors oui. Il l'a aimé. C'était différent d'avec elle. Celle qui l'avait fait envoyé ici. Il n'avait jamais ressenti de l'amour pour elle. De l'obsession, ce quelque chose qui était là. Toujours. Présent. Elle.elle.elle.elle. Digby ça avait toujours été différent. Au début forcé, puis avec le temps ça... c'était mis en place tout seul. « Oui. J'étais amoureux de lui. Et... C'est... Difficile. »

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