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 Puts some food in this stomach

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PILULES AVALÉES : 1188
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Nirina Vespucci

MessageSujet: Puts some food in this stomach   Mar 27 Déc - 23:11



Puts some food in this stomach


Gwenaël & Nirina
Un jour je finirais par oublier ma tête… Nirina pestait à l’idée de devoir revenir à la cafétéria pour prendre sa veste qu’elle avait omis de récupérer. Lorsqu’elle franchit enfin les portes du réfectoire, elle l’aperçut, posée simplement sur le dos de sa chaise. Alors qu’elle se dirigeait vers cette dernière, des éclats de voix attirèrent son attention, elle tourna la tête pour en trouver la source. Vers la porte de sortie qui menait au cuisine se trouvait deux personnes ; elle reconnut un cantinier grâce à sa tenue de travail, en revanche elle n’identifia pas la deuxième personne. Discrètement, elle s’avança vers sa veste en tendant l’oreille pour essayer de capter des bribes de leur conversation.

« Fiche le camp d’ici, après l’heure c’est plus l’heure ! Si t’a raté le repas de midi c’est pas mon problème, t’a cas attendre ce soir » dit le cantinier en s’emportant.
Son vêtement en main, Nirina leva brusquement la tête vers la scène qui se déroulait devant ses yeux. Soudain tous les éléments manquant s’imbriquèrent dans son esprit, le jeune homme devait être un patient ayant manqué le déjeuner de midi. Il n’en fallu pas plus pour Nirina, elle se précipita vers eux, révoltée de voir un tel manque d’empathie, malheureusement chose trop courante à Ostrov.

« Attendez, vous ne songez pas sérieusement à le renvoyer le ventre vide ? » dit-elle d’une voie courroucée. Elle savait que les patients prenaient leur petit-déjeuner tôt dans la matinée et elle doutait que ce pauvre garçon puisse réussir à passer le reste de la journée avec un ventre criant famine. « Dépêchez-vous d’aller lui chercher à manger, je me chargerais de le surveiller. »
Evidemment le serveur refusa, prétextant  qu’il avait d’autres chats à fouetter et qu’il n’avait pas à servir les restes aux retardataires.

« Je ne vous demande pas non plus d’élaborer un repas gastronomique, je demande juste un plateau repas pour éviter que ce jeune homme ne tombe en hypoglycémie. »

Le serveur continuait à la fixer silencieusement. Le rictus déformant sa bouche montrait bien qu’il luttait pour ne pas lui balancer ses quatre vérités à la face, mais son rang de simple cantinier lui interdisait de s’en prendre verbalement à quelqu’un de plus haut placé que lui, sous peine de risquer le renvoi.
« Bon écoutez, ou vous allez me chercher un plateau de suite ou je vais le chercher de force en cuisine, c’est ça que vous voulez ? »
Sans mot dire, le serveur fit demi-tour en direction des cuisines, il semblait enfin avoir capitulé. Nirina laissa échapper un soupir de soulagement, pendant de longues secondes, elle avait cru ne jamais obtenir gain de cause. Mais c’était mal la connaître, elle n’aurait pas hésité à faire part de son mécontentement jusqu’à la direction, qu’importe qu’on l’ai écouté ou non. En attendant le plateau, elle en profita pour jeter de rapides coups d’œil en direction du garçon qui patientait non loin d’elle.  Le pauvre faisait peine à voir, son air efflanqué prouvait à quel point l’hôpital ne se souciait pas du bien-être de ses pensionnaires. Elle secoua la tête de dépit, il n’y avait rien de pire que le sentiment d’impuissance devant ce triste spectacle. Les minutes commençaient à s’éterniser et Nirina s’inquiétait de ne pas voir revenir le cantinier, elle lança un regard d’excuse vers le garçon.

« Il ne va pas tarder à revenir, ne t’en fais pas » lui dit-elle en espérant le rassurer.

Lorsque le serveur revint enfin avec le plateau, elle le lui prit des mains en le remerciant froidement. D’un signe de tête, elle invita le jeune patient à la suivre. Elle parcouru du regard la salle à manger afin de trouver une place où s’assoir, les patients ayant finis de déjeuner, elle avait l’embarra du choix. Elle décida de choisir un emplacement à l’écart des regards indiscrets, vers le fond de la salle, elle tira une chaise, invita le jeune homme à s’asseoir et prit place en face de lui. A la vue du plateau et de son contenant, Nirina dû retenir un grognement de dégoût, le pain était à moitié rassit, la viande semblait aussi caoutchouteuse qu’une semelle et les légumes baignaient dans un jus peu ragoutant.

« Ça n’est pas grand chose mais ça t’aidera à tenir jusqu’au repas de ce soir. » dit-elle d’une voix douce en regardant le patient, « Comment t’appelles-tu ? Comment ça se fait que tu aies raté le repas de midi ? »
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Gwenaël Lefebvre

MessageSujet: Re: Puts some food in this stomach   Ven 30 Déc - 17:38


"Il est con. Il est très con. Ne lui fout pas ton poing dans le nez Gwen, t'as pas envie de retourner en isolement.". Voilà ce qui bouillonnait sous mon crâne tandis que la colère montait à un rythme effréné. Je savais qu'un pétage de plomb en règle maintenant ne serait pas bon, ça ne servirait pas ma cause à savoir obtenir à manger. Je n'aimais pas en faire, c'était tout aussi douloureux que le reste. Surtout après ce qui m'étais arrivé tout à l'heure. Voilà bien longtemps que je n'avais pas eu de vrai crise de trichotillomanie. Ce que j'appelais une vraie crise était bien différent de ce que les médecins pensaient. Pour moi, c'était quelque chose de plutôt discret,  qui n'avait pas de durée prédéfinie et qui pouvait arriver n'importe quand, n'importe où tant que mon esprit était occupé à faire autre chose et que ma main droite était libre. Pour vous donnez un exemple, j'en ai eu une assez significative quand j'étais encore au lycée. Arrivé à mon premier cours, j'avais commencé à tirer. Et ça avait continué comme ça. Toute la journée. Les seules pauses étaient les moments où je devais écrire ou manger ou me servir de ma main droite (j'aime pas tirer de la main gauche, j'ai une moins bonne accroche). Ça n'avait cessé que lorsque j'avais passé la porte de chez moi pour me réfugier sur la console. Et personne n'avait rien remarqué. Ah si, une fille qui avait vu la multitude de cheveux sur ma table et par terre. Mais elle avait eu le bon goût de ne rien dire et de ne pas faire de remarques (ce genre de personnes sont de plus en plus rares). Tout ça pour dire que j'étais tellement plongé dans le roman que Willow m'a prêté que j'ai loupé le repas du midi. Et qu'en lisant j'ai fais une crise. Toujours sympa de retrouver une multitude de cheveux dans les pages du bouquin qu'on t'a prêté et sur tes draps. J'avais apprécié vraiment.

Alors que j'allais enfin me lâcher et lui coller un pain dans le nez, une jeune femme m'en empêcha en s'interposant... Pour prendre ma défense. Waouh. Ça c'est rare. Je crois que presque personne l'a fait pour moi en trois ans hormis Isak et quelques autres. Je ne l'avais encore jamais vu, elle ne devait pas être présente depuis longtemps. Pas présente depuis longtemps, mais elle a déjà comprit le fonctionnement d'Ostrov visiblement. Quelqu'un de plus gradé que toi t'ordonne de faire quelque chose, tu le fais et tu la fermes. J'étais juste étonné qu'elle s'en serve pour m'aider et pas pour m'enfoncer. Quasiment personne fait ça ici. Je la fixais, reconnaissant et hochais la tête lorsqu'elle me dit qu'il n'allait pas tarder à revenir. J'avais confiance, si il voulait éviter les problèmes il allait le faire. Je la suivais lorsqu'elle récupéra le plateau et nous nous installâmes à l'écart de la porte menant à la cuisine. Je m'installais face à elle et grimaçais légèrement face au contenu de mon plateau. Un steak haché avec une tête indescriptible mais peu ragoûtante, des légumes baignant dans un mélange d'eau et d'huile, un morceau de pain déjà dur et un yaourt nature avec deux sachets de sucre. Je pinçais les lèvres. Bon bah... Allons-y. J'attrapais un pichet d'eau pour remplir mon verre en écoutant la jeune femme face à moi. Je versais rapidement la moitié d'un des sachets de sucre dans le récipient rempli d'eau et mélangeais le tout en répondant à la brune :

"-Je m'appelle Gwenaël et vous ? Quand au repas de ce midi, j'étais plongé trop loin dans mon roman, j'ai pas vu l'heure passer..."

J'arrêtais de mélanger une fois que le sucre fut dissout dans l'eau et avalais rapidement le mélange ainsi créé avant de réajuster machinalement mes cheveux pour cacher les quelques zones mises à nu. Alors, en m'occupant du yaourt et en y ajoutant la moitié restante du premier sachet, je déclarais, concentré sur ce que je faisais :

"-Je vous remercie pour ce que vous avez fait... Bien peu de personnes en aurait fait autant ici. C'est gentil de votre part. Mais si je peux me permettre... Pourquoi ? Vous ne me connaissez pas après tout. Je pourrais être un dangereux psychopathe, c'est pas vraiment ce qui manque dans les parages."
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Nirina Vespucci

MessageSujet: Re: Puts some food in this stomach   Sam 7 Jan - 20:44



Puts some food in this stomach


Gwenaël & Nirina
Elle le regarda en train de verser le sucre dans son verre d’eau et fronça les sourcils devant cette pratique assez inhabituelle pour elle. Elle préféra ne pas poser de questions, s’il le faisait, c’est qu’il avait ses raisons.
« Je suis Nirina Vespucci, j’ai été engagée comme psychologue, mais ne t’embêtes pas avec les formules de politesses et appelle moi Nirina simplement » dit-elle en lui souriant. Elle ne souhaitait pas mettre une barrière professionnelle entre eux deux, elle ne le connaissait pas, mais elle se doutait que suffisamment de personnes membre du personnel devaient profiter de leurs grades pour lui en faire voir de toutes les couleurs.

« Je sais qu’il peut être difficile de décrocher d’un livre passionnant mais tu devrais faire plus attention. Tu as eu de la chance que j’oublie ma veste à la cafétéria, surtout que maintenant cet imbécile de cantinier t’aura dans son collimateur, je ne pourrais pas toujours être là pour te sauver la mise. » Répondit-elle plus sérieusement, elle savait que cette situation était injuste pour lui, mais c’était comme ça et pas autrement à Ostrov. Il devait être là depuis plus longtemps qu’elle, il devait savoir comment survivre dans cette jungle d’aliénés, mais elle ne pouvait s’empêcher d’être inquiète pour lui. Que ce serait-il passé si elle n’avait pas oublié sa veste ? Qui serait venue à sa rescousse si elle n’était pas intervenue ? Elle n’osait même pas imaginer les réponses. Les repas qu’ingurgitaient les patients avaient à peine assez de calories pour les faire tenir jusqu’aux repas suivant. Dans un coin de sa tête, elle se demandait si ce n’était pas là une technique de la direction pour tenter de maîtriser leurs patients. Les affaiblir par la faim pour les maintenir plus tranquilles. Vrai ou faux, c’était sans résultat, certains patients étaient encore plus déchainés que des fauves.

Elle le détaillait du regard, le regardant passer sa main dans ses cheveux. Quelque chose attira son regard, elle crut apercevoir des zones de peau nue sur sa tête, mais il s’était passé tellement vite la main dans les cheveux qu’elle n’en avait pas la certitude. Peut-être était-ce son imagination. Par mesure de prudence, elle préféra ne rien dire dans un premier temps, ils venaient tout juste de faire connaissance, inutile de le mettre dans l’embarras.

En l’entendant parler, elle eu un petit sourire triste. Elle éprouvait de la peine pour lui, sa vie ici n’avait pas dû être facile pour tenir un discours aussi sombre. Elle comprenait ce qu’il voulait dire, elle était d’accord avec lui. Si elle avait eu affaire à des personnes correcte avec elle uniquement à cause de son statut, ce devait être bien différent pour les patients qui étaient condamnées à être perçus comme des malades et donc ne méritant pas d’être traités avec respect ou dignité.
« Tu sais Gwenaël, ça va peut-être t’étonner mais il y a quand même des gens ici qui pensent que les patients sont des êtres humains comme nous tous mais qui ont juste besoin d’être soignés. Pour moi, il était juste impensable que tu repartes d’ici le ventre vide et c’est normal. Que tu sois patient ou non, personne ne souhaite voir son prochain affamé, » dit-elle dans un premier temps, « enfin à quelques exception près » rajouta t-elle en désignant les cuisines par où était parti le cantinier.
Elle ne put s’empêcher de rire lorsqu’il fit référence aux psychopathes qui peuplaient cet endroit. Il était perspicace et intelligent en plus d’être courtois avec elle, elle ne savait pas ce qui l’avait amené ici mais selon elle, il n’y avait pas sa place.
«  Quand bien même tu aurais été un dangereux psychopathe ayant mit le feu à une école ou dévoré ta famille, je serais quand même venu t’aider Gwenaël. Tu penses que je suis inconsciente ? Sans doute, je suis allé m’enfermer dans l’isoloir avec une psychopathe qui a failli me trancher la gorge avant de souhaiter m’étrangler et plus. Alors donner un repas à un inconnu, ça reste dans mes cordes. » Elle avait rarement eu l’occasion de pouvoir discuter de cette façon avec un patient, il était reposant de pouvoir parler sans être menacé ou être confronté à une personne muré dans son silence.
« Je ne sais pas si tu as rencontré beaucoup de personnes bienveillantes à ton égard ou qui te traitent correctement, mais sache que tu peux avoir confiance en moi. »
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Gwenaël Lefebvre

MessageSujet: Re: Puts some food in this stomach   Mar 17 Jan - 21:31


Je soupirais légèrement lorsqu'elle me dit que désormais cet imbécile allait m'avoir dans le collimateur. Si elle savait... Ça fait trois ans qu'il m'a dans son viseur ce con. Depuis que je suis arrivé ici, son grand jeu ça a toujours été de me provoquer. Il doit faire le double de mon poids, quand je suis arrivé j'avais vingt ans mais j'en faisais dix-sept, je suis plutôt frêle, petit et si je me fis aux racontars de couloirs (oui même ici les ragots existent), j'ai une "gueule d'ange". Et tout ça cumuler, bah ça m'a catégorisé comme faible et victime attitré de ce rustre. En plus de me faire traiter de tapette (et je refuse ce terme. C'est dégradant et j'aime une personne, pas un sexe, merde !). Et puis un jour, j'ai pété un câble. J'avais besoin de me calmer et il m'a provoqué la fois de trop. Alors je lui ai répondu ses quatre vérités avant de lui éclater mon assiette sur la tête. Je ne supporterais plus ses agissements envers moi, les insultes, les croche-pattes, les menaces... J'ai passé peut-être deux jours en isolement sans mangé, mais au final je ne regrettes pas. Car même si lorsque je ne suis pas dans les règles, il prend plaisir à m'affamer, au moins il ne me menace plus. Alors je réponds doucement

"-Il m'avait déjà dans le collimateur avant ça. Il m'a dans son viseur depuis quatre ans."


Et quatre ans ici, c'est long, dieu que c'est long. Je m'occupe de mon eau, pourtant, je l'écoute attentivement lorsqu'elle me fait son petit speech. Elle a l'air terriblement honnête, mais je continue à me méfier un peu. J'ai vu trop de gens soi-disant "honnêtes" planter un couteau dans le dos de leurs proches pour avoir une confiance totale envers une femme que je viens de rencontrer. Je remue doucement mon yaourt, essayant de ne pas en mettre à côté (économiiiiiiie) histoire de ne rien perdre. Je ne vais déjà pas mangé beaucoup alors autant éviter d'en enlever inutilement. Elle réussit tout de même à me tirer un léger rire lorsqu'elle me dit ^sans doute être un peu inconsciente pour être aller s'enfermer dans une cellule avec une psychopathe désirant la tuer. Je réfléchis quelques secondes et ne peut me retenir d'essayer de deviner qui c'est. Après tout, je connais presque tout le monde ici, au moins par les ragots si ce n'est pas pour leur avoir parler au moins une fois :

"-La psychopathe en question, c'était Bonnie ? Ou alors c'était Lexie ? J'ai entendu dire qu'elle avait changé de psychologue..."


Je finis de mélanger mon yaourt et mange lentement. J'ai plutôt intérêt à savourer je crois. Et en mangeant, j'écoutais d'une oreille Nirina face à moi. Je ne pense pas que je vais arriver à la tutoyer. Tout simplement car c'est ce que j'ai toujours appris depuis des années. Les patients ça peut être tus, les autres c'est vous. Hormis Isak. Et Gabriel quand je suis vraiment bouleversé. Mais en ce qui me concerne, Isak est souvent l'exception qui confirme la règle avec moi. Je hoche la tête comme simple réponse à ses paroles, un peu gêné. Je ne veux pas qu'elle soit blessée parce que je me méfie encore d'elle mais ici, tu apprends rapidement que la confiance ça se mérite et que ça s'acquiert pas en un claquement de doigt. Il m'a fallut des mois avant de ne plus craindre de passer la porte du bureau d'Isak malgré le fait qu'il était le seul sympathique avec moi. Je finis par changer de sujet plus ou moins maladroitement :

"-Vous êtes ici depuis combien de temps ? Et comme je crois anticiper votre question, quatre ans. Et oui c'est long."

Je saisis rapidement mon morceau de pain et vérifie ma théorie. Ah le c*****d ! Il m'a refilé du pain dur ! Putain mais c'est sensé être ce qu'on donne aux cheveux ce truc ! Je pousse un long soupir et peste un peu dans ma barbe contre l'absence de couteaux. Je sais qu'ils n'en donnent pas par peur qu'on attaque les infirmiers, le cantinier (il le mériterait... Déjà, je me plains pas, ils m'ont pas retiré l'assiette même après les évènements de fin 3013) ou des membres du personnel. Pourtant, à ce stade, je pourrais très bien attaquer la jeune femme en face de moi avec mon pain, ça ferait exactement le même effet qu'avec un couteau. Je me décide finalement à me couper des morceaux de pain plus ou moins grossièrement (plutôt plus que moins d'ailleurs). Par curiosité j'en prends un, le mange et grimace. Immonde. Alors, je me décide à ouvrir mon deuxième sachet pour couvrir quelques morceaux d'un peu de sucre. J'aperçois le regard circonspect de Nirina sur mes actions et me décide à lui expliquer en continuant ma besogne :

"-Bon, je suppose que tu sais comme moi que le sucre donne de l'énergie à court et à long terme. Ensuite, je ne sais pas si c'est généralisé à tout le monde mais, sur moi, il a un effet de coupe-faim. Voila pourquoi j'en mange autant. Habituellement je mange aussi un fruit voir des légumes, des pâtes ou du poisson lorsqu'ils ont un goût a peu près acceptable. Bon aujourd’hui c'est pas le cas. Et puis, j'aurais trop peur de manger directement ce qu'il y a dans mon assiette. Je suis sûr que le cantinier à mit quelque chose dedans ou a fait des cochonneries avec en sachant que je suis sensé y manger derrière."


Et non, ce n'est pas de la paranoïa. Cet espèce de timbré en est plus que capable. Il a la rancune tenace.
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Nirina Vespucci

MessageSujet: Re: Puts some food in this stomach   Jeu 2 Fév - 6:43



Puts some food in this stomach


Gwenaël & Nirina
Elle était étonnée de voir qu’il était relativement calme lorsqu’il lui annonça que le cantinier avait une dent contre lui. Cela signifiait donc que l’incident qui s’était déroulé quelques instants plus tôt ne devait pas être le premier, et ne serait certainement pas le dernier. Elle secoua la tête, offusquée à l’idée que même les membres du personnel les moins gradés puissent eux aussi s’en prendre aux patients. Sa mâchoire était crispée en songeant à toute cette injustice et à l’impossibilité de se révolter pour dénoncer ces traitements intolérables. Elle aurait aimé attirer l’attention sur ce qu’il se passait ici, mettre en lumière les conditions de vie qu’on infligeait aux patients. Mais qui l’aurait écouté ? De plus, elle risquait de mettre en péril son propre avenir,  Ostrov était pour l’instant le seul endroit à vouloir d’elle et il était bien trop risqué de tenter quelque chose qui aurait pour conséquence son renvoi définitif d’ici.

« Lexie Jenkins… » Elle avait prononcé son nom d’un ton glacial alors qu’elle sentait une boule se former dans son estomac. Dans ses yeux brillait une étrange lueur, mêlant la crainte et le dégout. «Mais je n’ai pas vraiment envie d’en parler, je ne sais pas qui s’occupe d’elle mais je lui souhaite bien du plaisir. » Finit-elle d’un ton toujours plus aigre et froid. Pendant une fraction de seconde elle repensa à ce que lui avait fait subir le monstre Jenkins et un frisson d’horreur lui parcourra la nuque. Jamais jusqu’ici, elle n’avait imaginé qu’elle serait confrontée à des cas aussi impressionnants par leurs troubles. Ici, les pires horreurs se côtoyaient, c’était un réel festival de troubles plus horribles les uns que les autres. Heureusement, il restait des exceptions, et l’une d’elle se trouvait attablée en face d’elle. Ceci dit, on lui avait appris à se méfier de tous les patients, surtout ceux qui semblaient les plus inoffensifs. Gwenaël pouvait très bien s’en prendre à elle, ils étaient seuls dans le réfectoire, elle représentait une cible facile. Il n’était pas bien costaud, et son allure était tout autant – si ce n’est plus - frêle que la jeune psychologue. Mais une montée d’adrénaline était tout à fait apte à décupler des forces insoupçonnées. Mais Nirina ne se sentait pas en danger à ses côtés, elle aurait dû rester sur gardes mais la chose lui était impossible. Peut-être allait-elle le regretter par la suite, mais quelque chose d’inexplicable la poussait à faire confiance à Gwenaël. Peut-être était-ce son aspect enfantin, elle le percevait plus comme un grand enfant que comme un adulte. Personne n’avait peur des enfants.

Cela faisait donc quatre années qu’il était prisonnier de ces murs, il faisait très jeune d’apparence et en supposant que cet hôpital ne prenait pas en charge les personnes mineures, elle estima son âge entre 22 et 25 ans.
«  Je suis arrivée il y a quelques semaines de ça, mais pour être honnête avec toi j’ai l’impression que je côtoie ses murs depuis des années. Je sais que ça peu paraître déplacé comparé à toi qui vit ici depuis quatre ans, mais vivre dans un endroit aussi reclus, à faire tout le temps la même chose c’est… disons que l’habitude et le train-train quotidien s’installent très vite. »
On pouvait lire de la culpabilité sur son visage, elle n’avait aucun droit de se plaindre. Elle n’était pas là depuis longtemps et n’était même pas une patiente, mais c’était plus fort qu’elle. Vivre sur une île était une véritable épreuve, elle était coupée du reste de la civilisation, ses journées étaient réglées comme du papier à musique, les jours se ressemblaient tous et n’en finissaient jamais. Elle se dandinait de malaise sur sa chaise, en voyant le jeune homme tentant d’avaler le pain rassis, la nourriture servie aux patients était différente de celle servie aux membres du personnel. Ces derniers pouvaient profiter de pains frais, enfin, plutôt de pains surgelés qui étaient ensuite réchauffés. Elle se demandait s’ils se rendaient compte du privilège dont ils bénéficiaient. Elle buvait les paroles de son interlocuteur, elle était effarée en entendant son récit.
« Tu penses vraiment qu’il pourrait tenter de t’empoisonner ? Un cantinier qui se risquerait à ça pourrait risquer très gros s’il venait à se faire prendre. Imagine ce qui arriverait si en agissant ainsi il causait un mort, ça ne serait… » elle ne finit pas sa phrase en songeant à ce qu’elle venait de dire. En réalité Gwenaël avait raison, le cantinier était libre de faire ce qu’il souhaitait puisqu’ils étaient à Ostrov, là où les patients étaient traités comme des moins-que-rien.  
« Je… Je ne voudrais pas me montrer indiscrète, mais qu’est-ce qui t’es arrivé ? Tu parles avec intelligence, tu n’as pas encore tenté de m’assommer avec ton plateau repas. Comment un garçon comme toi a pu se retrouver dans un endroit comme celui-ci ? »
Sa question pouvait semblait malpolie mais c’était plus fort qu’elle, il fallait qu’elle comprenne comment une personne comme lui pouvait atterrir dans un lieu peuplé de psychopathes et de meurtriers.
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Gwenaël Lefebvre

MessageSujet: Re: Puts some food in this stomach   Lun 27 Fév - 0:42


Ça serait pas grave. Voilà ce que ça serait. Au contraire, ça les arrangerait. Un patient de moins, qui pourrait s'en plaindre ? Ici le personnel est roi, juste à différentes échelles. Et les patients n'ont qu'à fermer leurs gueules, peu importe la dose de provocation qu'il peut y avoir en face. C'est du tu te tais et tu t'inclines. Ça m'énerve. Moi qui ai toujours cru en les notions d'égalité et de liberté, autant dire qu'ici je suis plus que servit ! Mais en quatre ans, j'ai appris qu'il vaut mieux se taire et faire profil bas. Courber le dos pour ne pas subir. La fameuse réplique "Je préfère mourir debout que de vivre à genoux !" perd de son sens ici. Parce que tu ne risques pas forcément la mort mais plutôt la torture. Et il est bien plus facile de mourir que de subir. Je me décide à finir la phrase de Nirina "-Ça ne serait pas dramatique, voilà ce que ça serait.". Bien sûr, je sais que quelques personnes lui ferait regretter. Isak, peut-être Gabriel et Seth... Mais c'est tout. Je ne me fais pas d'illusions, en mourant ici (ce qui risque bien d'arriver), je ne manquerais pas à beaucoup de monde. Je réfléchis quelques instants de plus et me dis que, peu importe quand je serais mort, il n'y aurait pas eu grand-monde pour me pleurer. Une partie de ma famille, deux-trois camarades de classe quand j'étais petit. Ma mère peut-être, un peu quand j'étais ado, quelques camarades de classe à nouveau quand j'étais ado. A dix-huit ans... Ma mère. Peut-être encore une fois. Théo, s'il m'aimait vraiment (ce dont je me suis mis à douter depuis longtemps). Et puis... Voilà. C'est triste quand même de se dire qu'on pourrait partir sans avoir laisser de véritable trace de son passage. Mais... C'est la vie. Des millions de gens meurent tout les jours sans que le monde n'en soit plus affecté que ça. Société d'égoïstes et d'hypocrites. C'est elle qui créée la solitude au final. Triste. Je soupire, Nirina me tirant de mes considérations philosophiques. Je darde sur elle un oeil morne, fatigué par mes précédentes considérations. Voilà ce que je hais le plus à Ostrov. Cette solitude constante, cet indécrottable ennui qui nous enferme dans des pensées de plus en plus sombres au fur et à mesure du temps. Et à force, mes pensées ont fini par atteindre un noir abyssal.

Je mange une grosse bouchée de yaourt pour tenter d'enfouir tout ça au fond de moi. Je doute pouvoir me réfugier dans la bouffe pour une fois. Le cantinier est dans la cuisine et je n'aurais jamais assez de mon unique yaourt pour étouffer mes sombres pensées. Je grimace par avance, la peine au cœur en songeant au regard triste de Gabriel lorsque je vais sans doute débarquer dans son infirmerie dans quelques heures pour cause de bras en lambeaux. Je finis par me décider à expliquer "-Ici, il y a deux "types" de patients. Enfin, en gros. Les psychopathes comme vous dites. Les gens qui ont souvent eu un passé difficile et atroce qui les a conduit à la folie la plus totale. Et puis il y a les autres. Ceux qui ont une folie plus latente ou alors des problèmes psychologiques du types anorexie par exemple. C'est assez caricatural mais dans les grandes lignes, c'est ça. Je fais partie de la deuxième catégorie depuis ma naissance. Il y a juste eu quelques... Événements qui m'ont conduit ici.". Je prie pour qu'elle n'insiste pas. Je n'ai pas envie de repenser à tout ça, pas maintenant. Parce que dans mon état, on va me retrouver dans un coin sombre à pleurer comme un gamin et sûrement totalement déconnecté de la réalité. Et j'aimerais éviter encore quelques temps. Je recommence à manger lentement mon yaourt, savourant, tentant pour la première fois de manger lentement pour apaiser la bête qui rue dans mon ventre, de colère et de tristesse, ce qui ne semble pas fonctionner des masses. Je soupire et finis par demander "-Qu'est ce qui vous a poussez à venir vous enterrez dans ce trou ? Comme vous le dites si bien, il n'y a pas grand intérêt à venir par ici..."
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Nirina Vespucci

MessageSujet: Re: Puts some food in this stomach   Mer 12 Avr - 23:19



Puts some food in this stomach


Gwenaël & Nirina
Nirina se souvenait de la première fois où elle avait eu un très jeune patient à traiter. C’était une jeune fille âgée de seulement quinze ans et qui souffrait de graves troubles anorexiques. En ce temps là, Nirina exerçait dans une clinique privée et non pas dans un hôpital psychiatrique. Les séances étaient éprouvantes mais la jeune patiente pouvait compter sur le soutien de sa famille et de ses amies pour l’épauler dans cette dure épreuve. La jeune blonde avait compris ce jour là combien l’entourage pouvait être très important dans l’étape de la guérison. Sans sa famille, il y avait fort à parier pour qu’elle ne s’en soit jamais sortie. Et c’est justement ce qui inquiétait Nirina concernant Gwenaël, avait-il lui aussi un soutien pour l’accompagner tout le long de son séjour à Ostrov ?  Elle n’avait aucune information sur ce patient qu’elle découvrait pour la première fois. Mais au vu de ce qu’il lui avait dit précédemment, il semblait que ce pauvre garçon soit obligé de ne compter que sur lui-même. Un soupir las s’échappa de ses lèvres en entendant la phrase du jeune homme. L’idée avait beau être révoltante, injuste, inhumaine, c’était la réalité de cet endroit. La mort d’un patient ne créerait aucun remous au milieu de cet océan rempli de désespoir et de malheur. Des malades qui disparaissaient mystérieusement, ça arrivait plus souvent qu’on ne le pensait ici. Des disparitions mystérieuses en passant par les altercations qui tournaient mal, bon nombre de patients manquaient à l’appel et si l’on voulait éviter des ennuis, mieux valait ne pas poser de questions et faire comme si rien ne s’était passé.

Elle l’écoutait attentivement, buvant chacune de ses paroles alors qu’il lui expliquait les différents types de personnes susceptibles de se retrouver internés ici. Si elle était d’accord avec lui, elle ne comprenait toujours pas pourquoi les cas les moins extrêmes étaient envoyés à Ostrov. Ils se trouvaient sur une île isolée loin de tout, et relativement bien gardée. Durant son arrivée elle était  persuadée que l’hôpital n’était réservé qu’aux cas pathologiques les plus dangereux et ingérables. Sauf qu’elle avait remarqué que certains patients souffraient de troubles certes graves mais n’entrainant pas un danger pour la société. Pourquoi donc était-il décidé de les placer dans un lieu comme celui-ci alors qu’une petite clinique psychiatrique leur aurait largement suffit ? C’était probablement une question à  laquelle aucune réponse ne lui serait apportée. Cependant un détail attira son attention lorsque Gwenaël lui apprit que sa présence ici était légitime.
« Oh…je…. Je vois. » Elle continuait à l’observer, attendant qu’il poursuive sa phrase mais il ne le fit pas. Plusieurs questions tourbillonnaient dans sa tête, plusieurs hypothèses lui venaient à l’esprit pour expliquer la nature de ces évènements, mais aucunes n’étaient suffisamment convaincante à ses yeux. Lui continuait à dévorer son yaourt, maigre festin qui allait devoir combler son estomac jusqu’au repas du soir. Nirina ouvrit la bouche pour lui demander plus de précisions sur lesdits évènements, mais elle se ravisa aussitôt. S’il ne les lui avait pas dit, c’est qu’il ne souhaitait pas le faire. Et malgré sa grande curiosité, elle se devait de respecter son choix.

Cependant face à la question du garçon, ses doigts se crispèrent involontairement contre le rebord de la table jusqu’à faire pâlir ses jointures. Il était absolument impensable de lui avouer qu’elle se retrouvait prisonnière sur cette île parce qu’elle avait causé la mort d’un de ses patients. Mais elle n’était pas obligée de lui mentir, elle pouvait très bien lui dire la raison, tout en omettant les parties compromettantes.
« Eh bien disons que… » Commença-t-elle lentement. « C’est mon père qui m’a for… » Non elle ne pouvait pas employer le mot « forcer », cela risquer d’éveiller les soupçons.  « Il m’a grandement conseillé de venir ici, il est psychiatre, un véritable cador dans sa profession. Il m’a envoyé ici pour que je puisse faire mes preuves en tant que psychologue et avoir l’espoir de mener une carrière aussi brillante que la sienne. Avec tous les cas extrêmes d’Ostrov, j’espère pouvoir trouver un traitement qui me permettra de sortir du lot. » Elle n’avait aucune raison de culpabiliser, elle n’avait dit que la stricte vérité. Son père l’avait envoyé la parce qu’il voulait qu’elle soit la fierté de la famille. Et s’il avait choisi Ostrov, c’était uniquement en attendant que les choses se tassent sur le continent, le temps de se faire oublier. Elle en était persuadée.
« Je n’ai pas perdu espoir de pouvoir guérir un patient, même à Ostrov. Même si je dois t’avouer que je ne pensais que ma mission serait aussi ardue. »
©BESIDETHECROCODILE
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